Louis RACINE (1692 - 1763)

Citations

fils du tragédien

Son jugement [de Dieu] est un abisme ; N'est homs qui en sache la disme, p. 97 dans ABÎME
David li prophete jadis, Quant il voloit apaisier l'ire De Dieu, il acordoit sa lire, Dont il harpoit si proprement, p. 9 dans ACCORDER
Dous penser et bonne esperance Li font avoir douce plaisance, Et li amenistrent matiere Dont il fait à plus lie chiere Que cils qui vit dolentement, p. 10 dans ADMINISTRER
Et se tu veus dire que tu ne Es mie subgès de fortune, Et que ta grant attrasion [descendance] Afranchist ta condition, p. 96 dans AFFRANCHIR
Mais devant lui m'ageloinguay, p. 20 dans AGENOUILLER (S')
S'ot en milieu un arbrissel, De fleurs et de feuilles si bel, Si bel, si gent, si aggreable...., p. 12 dans AGRÉABLE
On dirait que, pour s'accréditer, La fable en sa naissance ait voulu l'imiter, Relig. III dans ACCRÉDITER
Ils [les saints] sont ambitieux de plus nobles richesses, Relig. ch. III dans AMBITIEUX, EUSE
Ambitieux de vaincre et non de discourir, ib. ch. v. dans AMBITIEUX, EUSE
Je me crois des élus, je m'anime à les suivre, Grâce, ch. IV dans ANIMER
Combien d'avant-coureurs annoncent ta ruine !, Rel. IV dans ANNONCER
Aucun physicien n'ignore que.... Aucun d'eux n'assouvit la soif qui me dévore, Relig. ch. II dans AUCUN, UNE
Avant même que Rome eût gravé douze tables, Metius et Tarquin n'étaient pas moins coupables, Relig. ch. I dans AVANT
Est-ce moi qui t'appelle et qui règle ton cours ?, Relig. I dans CE
Et le vieux Océan, père de la nature, Étend autour de nous son humide ceinture, Religion, V dans CEINTURE
Celui qui fait tout vivre et qui fait tout mouvoir, S'il donne l'être à tout, l'a-t-il pu recevoir ?, Religion, I dans CELUI
Ce nid qu'avec tant d'art, Au même ordre toujours architecte fidèle, à l'aide de son bec maçonne l'hirondelle ! Comment, pour élever ce hardi bâtiment a-t-elle, en le broyant, arrondi son ciment ?, Relig. I. dans CIMENT
Si le ciel en mon choix eût mis ma destinée, Je n'irais point courir de bureaux en bureaux, Vérifiant journaux, bordereaux, comptereaux, Lettre à J. B. Rousseau, 29 nov. 1731, Oeuvr. édit. 1808 dans COMPTEREAU
Pour consoler l'espoir du laboureur avide, Relig. ch. I dans CONSOLER
À de moindres objets tu peux le reconnaître ; Contemple seulement l'arbre que je fais croître, Religion, I dans CROÎTRE
Triste destin ; il descend au tombeau, Plus faible, plus enfant qu'il ne l'est au berceau, Relig. ch. II dans DESCENDRE
Le corps, né de la poudre, à la poudre est rendu ; L'esprit retourne au ciel dont il est descendu, la Relig. ch. II dans DESCENDRE
Un voile ténébreux Nous dérobe le jour qui doit nous rendre heureux, la Grâce, ch. I dans DEVOIR
Oui, c'est un Dieu caché que le Dieu qu'il faut croire ; Mais tout caché qu'il est, pour révéler sa gloire, Quels témoins éclatants devant lui rassemblés ! Répondez, cieux et mers ! Et vous, terre, parlez, Religion, I dans DIEU
Mèdes, Assyriens, vous êtes disparus ; Parthes, Carthaginois, Romains, vous n'êtes plus, Relig. ch. III dans DISPARU, UE
Non, des mystères saints l'auguste obscurité Ne me fait point rougir de ma docilité, Relig. VI dans DOCILITÉ
Un ruisseau par son cours, le vent par son haleine, Peut à leurs faibles bras épargner tant de peines, Relig. III dans ÉPARGNER
Ô vous dont les grands noms sont exempts de la mort, Relig. II dans EXEMPT, EMPTE
Féconde en agréments divers, La riche fiction est le charme des vers, la Relig. IV dans FÉCOND, ONDE
Pourquoi ce poëte né si tendre [J. Racine] et qu'on accuse d'avoir francisé les héros de l'antiquité, a-t-il mis un peu de dureté dans ce caractère ? .... n'étant pas capable de franciser, comme quelques écrivains, les patriarches et les prophètes, Traité de la poésie dram. X, 2 dans FRANCISER
Peuples, rois, vous mourrez et vous villes aussi, Là gît Lacédémone, Athènes fut ici, la Relig. I dans GÉSIR
Oui, c'est un Dieu caché que le Dieu qu'il faut croire ; Mais, tout caché qu'il est, pour révéler sa gloire, Quels témoins éclatants devant moi rassemblés ! Répondez, cieux et mers, et vous, terre, parlez, Religion, I dans GLOIRE
La vertu qui n'admet que de sages plaisirs Semble d'un ton trop dur gourmander nos désirs, la Relig. I dans GOURMANDER
Dans ces rêves flatteurs que j'ai perdu de jours ! Cherchant à tout savoir et m'ignorant toujours, la Religion, ch. II dans IGNORER
Insensible à la vie, insensible à la mort, Il ne sait quand il veille, il ne sait quand il dort, Rel. II dans INSENSIBLE
Toujours ivre de sang et toujours altéré, Rel. I dans IVRE
L'auteur d'Athalie, qui se flattait d'être appelé le rival d'Euripide, regarda toujours Sophocle comme son maître, et disait qu'il n'avait jamais pris un de ses sujets, n'étant pas assez hardi pour jouter (c'était son terme) contre Sophocle, Traité de la poésie dramat. ch. X dans JOUTER
Libre d'ambition, de soins débarrassé, Je me plais dans le rang où le ciel m'a placé, la Relig. ch. IV dans LIBRE
Admirateur zélé de ces maîtres fameux, Je mets toute ma gloire à marcher après eux, la Grâce, II dans METTRE
C'était un crime de mort de paraître en la présence du roi [sans être appelé], Rem. Esth. I, 3 dans MORT
Quand Assuérus y était [dans la chambre du trône], quiconque y entrait sans être appelé était coupable de mort, ib. II, 1 dans MORT
La boussole n'a point été trouvée par un marin, ni le télescope par un astronome, ni le microscope par un physicien, ni l'imprimerie par un homme de lettres, ni la poudre à canon par un militaire, la Religion, ch. V, note 173 dans NI
Nul de nous de sang-froid, avouons-le sans honte, N'envisage la nuit, Épître sur l'homme dans NUL, NULLE
D'une âme généreuse ô volupté suprême ! Un mortel bienfaisant approche de Dieu même !, la Rel. ch. VI dans Ô
Qui suis-je pour oser murmurer de mon sort ?, la Grâce, IV dans OSER
Tout était adoré dans le siècle païen, Relig. ch. VI dans PAÏEN, ENNE
Demeurons dans le poste où le ciel nous a mis, Relig. ch. VI dans POSTE
Rien ne peut prospérer sur des terres ingrates, la Grâce, I dans POUVOIR
Lorsque les vents, méditant le ravage, Pour forcer leur prison réunissent leur rage, dans GIRAULT-DUVIVIER dans PRISON
Prodigue de ses biens, un père plein d'amour...., Relig. III dans PRODIGUE
Voilà ce que sait faire un grand poëte ; les moeurs, soit bonnes, soit mauvaises, de ses principaux personnages sont si marquées, et, pour me servir d'un terme de peinture dans notre langue, si prononcées, qu'elles nous préparent à ce qui doit arriver, Traité de la poés. dram. x, 2 dans PRONONCÉ, ÉE
Quand il [Abner] veut lui protester à [Athalie] son ignorance, Rem. sur Ath. V, 5 dans PROTESTER
Pour chanter les exploits des héros qu'il admire, Le faible Anacréon en vain monte sa lyre ; Les cordes sous ses doigts ne résonnent qu'amour, Ép. à Valincour dans RÉSONNER
Verrons-nous, sans pâlir, tomber notre salière ?, Religion, V dans SALIÈRE
Oui, Dieu veut le salut de tous tant que nous sommes ; Jésus-Christ a versé son sang pour tous les hommes, Grâce, IV dans TOUT, TOUTE
Tout mortel en naissant apporte dans son coeur Une loi qui du crime y grave la terreur, Épît. II dans TOUT, TOUTE
Tout bourgeois est soldat, tout Paris est en armes, Henr. III dans TOUT, TOUTE
Tout empereur allemand appelé en Italie y est toujours mal reçu, Ann. Emp. Conrad II, 1025 dans TOUT, TOUTE
Tout esprit de parti doit céder au désir de s'instruire, Comm. Corn. Rem. Bérén. préf. dans TOUT, TOUTE
Tout était adoré dans le siècle païen ; Par un excès contraire on n'adore plus rien, Relig. VI dans TOUT, TOUTE
Exerçant l'un sur l'autre un mutuel empire, Par les mêmes liens l'un et l'autre s'attire, Relig. v. dans UN, UNE
Triste jouet des vents, victime de leur rage, le pilote effrayé...., Relig. ch. II dans VICTIME
La riche fiction est le charme des vers ; Nous vivons du mensonge, Relig. ch. IV dans VIVRE
Sans doute il est sacré, ce livre dont je voi Tant de prédictions s'accomplir devant moi, Relig. ch. III dans VOIR
Oui, grand Dieu, c'est en vain que l'humaine faiblesse Sans toi veut se parer du nom de la sagesse, la Grâce, I dans VOULOIR