RACAN

Citations

Je suis libre en prison, et ma garde est ma foi ; C'est l'adoucissement qui se trouve en ma peine, Scévole, II, 3 dans ADOUCISSEMENT
Mais son chemin, je crois, s'adresse par ici, Scév. II, 2 dans ADRESSER
Chargé de tous les traits de la fortune adverse, Thémist. I, 1 dans ADVERSE
Ainsi l'homme qui fuit l'abord des médisants Et chemine en la voie où le Seigneur l'adresse, A pour sa récompense une heureuse vieillesse, 1er Psaume. dans ADRESSER
Ma fille, à quelle fin Voulez-vous aujourd'hui vous lever si matin ? Le soleil n'a pas bu l'aiguail de la prairie, Bergeries, Silène, I, 3 dans AIGUAIL
Vous attirez les coeurs avec un tel aimant, Que qui n'a point d'amour n'a point de sentiment, Bergeries, Tisimandre, II, 3 dans AIMANT
Prince, l'aise et l'amour des âmes et des yeux, Sonnet. dans AISE
Mon fils, tout ira bien, pourvu que promptement Vous voyiez Arténice, Bergeries, Polys. I, 1 dans ALLER
La reine, qui m'entend, peut me désavouer ; Elle m'a vu toujours ardent à vous louer, Berg. V, sc. dern. dans ARDENT, ENTE
Mais ces jeunes bergers, si beaux et si chéris, Sont meilleurs pour amants qu'ils ne sont pour maris ; Ils n'ont aucun arrêt, ce sont esprits volages, Qui souvent sont tout gris avant que d'être sages, Berg. Silène, I, 3 dans ARRÊT
Aucunesfois des chiens il suit la voix confuse, Pastorale. dans AUCUNEFOIS ou AUCUNESFOIS
J'ai vu forcer les avenues Des Alpes qui percent les nues, Ode au roi. dans AVENUE
Ces bizarres esprits, Berg. Polistène, II, 4 dans BIZARRE
Comment ! c'est tout de bon ? - Il le faut laisser faire, Bergeries, Lucidas, II, 4 dans BON
Allez, bouquin puant, faire l'amour aux chèvres, Berg. Lisimandre, II, 2 dans BOUQUIN
Faites, déesse, que ma lyre.... Aux deux bouts du monde aille dire Des chansons dignes de mon roi, Ode au roi. dans BOUT
Qu'ils soient au lieu de moi, le reste de leurs ans, La butte du mépris dont ils m'ont fait la proie, Psaume 34 dans BUTTE
Les coqs ne chantent point, je n'entends aucun bruit, Sinon quelques zéphyrs, qui le long de la plaine Vont cajolant tout bas les nymphes de la Seine [c'est-à-dire, caressant, frôlant les eaux de la Seine], Berg. Alcidor, I, 1 dans CAJOLER
Telle est cette illustre province Où chacun peut se faire prince, Se cantonner en son quartier, Psaume 30 dans CANTONNER
Il me faut leurs deux noms dans un cerne graver Pour rendre de tous points ma figure accomplie, Berg. I, 2, Polisthène dans CERNE
Ô cruauté du sort qui n'a jamais de cesse !, Berg. II, 2, Lisimandre. dans CESSE
Il ne va point fouiller aux terres inconnues, à la merci des vents et des ondes chenues, Pastorales. dans CHENU, UE
Aussi combien qu'après la vie Son âme, d'honneur assouvie, Possède ce bonheur entier, Qu'à ses vertus le ciel octroie, Ode au roi dans COMBIEN
Concierges étonnés de ces sombres manoirs, à ce roi glorieux ouvrez vos cachots noirs, Psaume 23 dans CONCIERGE
La Seine dans son lit verra plutôt son onde Rebrousser contre-mont sa source vagabonde, Bergeries, II, 5, Alcidon. dans CONTRE-MONT
Voyez-vous au-dessous de ce petit coupeau Le berger Alcidor qui mène son troupeau ?, Berg. acte II, sc. 4 dans COUPEAU
Elle n'a plus d'attraits pour autre que pour lui ; Qui l'en veut divertir perd son temps et sa peine, Berg. I, 2, Licidas. dans DIVERTIR
Qui n'a vu d'autre mer que la Marne ou la Seine Et croit que tout finit où finit son domaine, dans RICHELET dans DOMAINE
Lorsque Dieu courroucé vous tournera le dos, En des feux sans lumière, en des nuits sans repos Vous expierez vos vices, 2e psaume. dans DOS
Ils éclairent ses pas, en quelque endroit qu'il aille, Ils lisent les premiers les lettres qu'on lui baille, Berg. I, 1 dans ÉCLAIRER
Et que le jour paraisse, ou que la nuit l'efface, Je n'ai point de clarté que celle que sa grâce Inspire en mon esprit, Ps. LIV dans EFFACER
Non content de m'avoir rendu la liberté, Tu veux sur leurs États élargir mon empire, Psaume 30 dans ÉLARGIR
Si tôt qu'elle me voit, elle s'enfuit de moi, Bergeries, II, 4, le Satyre dans ENFUIR (S')
Je sais bien en cela ce que l'honneur m'enjoint, Berg. II, 5, Idalie. dans ENJOINDRE
Beauté, le cher souci de tant de beaux esprits, Qui d'une douce flamme avez mon coeur épris, Berg. II, 5 dans ÉPRENDRE (S')
Ces vers, produits dans mon étude, Récitent tes commandements, Psaume 118 dans ÉTUDE
Le mesme jour qui voit leur bouton demi-clos, Le voit s'épanouir, fanir, tomber à terre, Psaume 35 dans FANER
Il faudra mourir dans les fers Où les yeux d'une ingrate ont mon âme asservie ; Je n'en puis échapper : On ne les peut couper Qu'on ne coupe avec eux le filet de ma vie, Bergeries, II, 2, Chants de Tisimandre. dans FILET
Paissez, chères brebis, jouissez de la joie Que le ciel nous envoie ; à la fin sa clémence a pitié de mes pleurs, Chant de bergers. dans FIN
Ils fomentent la guerre en demandant la paix, Psaume XXXIV dans FOMENTER
Il le faut avouer avecque vérité, Il me passoit en tout fors en fidélité, Bergeries, dans RICHELET dans FORS
Il suit aucunes fois un cerf par les foulées Dans ces vieilles forêts du peuple reculées, Pastorale. dans FOULÉE
Il faudra donc attendre, et le mieux pour cette heure Est d'aller au village où son père demeure, Afin de l'avertir qu'il la suive de près, Cependant que le mal est encore tout frais, Berg. Licidas, II, 4 dans FRAIS, FRAÎCHE
Quel malheureux destin vous conduit à présent Dedans cette vallée effroyable et profonde, Où, pour fuïr de vous, je fuis de tout le monde ?, Berger. IV, 3 dans FUIR
Je sais qu'il nous faut tous fuir de ces objets Qui laissent dans nos coeurs l'impression du vice, Psaume C. dans FUIR
La gloire des mortels n'est qu'ombre et que fumée, Berger. III, 3 dans FUMÉE
Les troupeaux que la faim a chassés des bocages à pas lents et craintifs entrent dans les gagnages, Berg. Alcidor, I, 1 dans GAGNAGE
La plus belle moisson est sujette à la grêle, Et souvent elle n'a que des fleurs pour du fruit, Pastor. dans GRÊLE
Je saute à bas du lit, je cours à la fenêtre, J'ouvre et hausse la vue, et ne vois rien paraître, Bergeries, Alcidor, I, 1 dans HAUSSER
L'espace imaginaire Des vides infinis qui sont dessus les cieux, Ode à la reine. dans IMAGINAIRE
Si jadis aux rives de Loire Vous avez récité l'histoire De mes incurables douleurs, Ode au Roi. dans INCURABLE
Ce Dieu, dont la clémence égale l'équité, Récompense ici bas la vraie humilité De sa lumière véritable, Celle qui nous conduit aux généreux desseins Où la gloire est indubitable, Psaume 24 dans INDUBITABLE
Il est vrai que j'ai vu quelquefois dans Sion Ces âmes d'intérêt, orgueilleuses et fières, S'élever au-dessus de leur condition, Ps. 37 dans INTÉRÊT
Il [le paysan] voit de toute part combler d'heur sa famille, La javelle à plein poing tomber sous sa faucille, la Retraite. dans JAVELLE
Il laboure le champ que labourait son père, les Douceurs de la retraite. dans LABOURER
[M. de Termes, du haut du ciel] .... Voit comme fourmis marcher nos légions Dans ce petit amas de poussière et de boue, Dont notre vanité fait tant de régions, Consolation. dans LÉGION
Sa cabane est son Louvre et son Fontainebleau, la Retraite. dans LOUVRE
Je ne saurais choisir un plus parfait berger ; Tout le mal que j'y trouve est qu'il est étranger, Berger. I, sc. 3, Arténice. dans MAL, ALE
Oubliez, oubliez l'amour de ce berger, Et prenez en son lieu quelque bon ménager, Berg. I, 3 dans MÉNAGER, ÈRE
Mais l'Éternel mettra leur audace à mépris, Et d'un si vain complot ils n'auront que la honte De l'avoir entrepris, 2e psaume. dans MÉPRIS
Ne me le celez plus, j'ai découvert la mine ; Ce n'est pas avec moi qu'il faut faire la fine, Berger. I, 3 dans MINE
Ses yeux, qui demi-morts dans les miens se mirèrent, Bien mieux que ses discours de sa foi m'assurèrent, Berger. I, 3 dans MIRER
Et [Dieu] ne dédaigne pas de prendre la conduite Des moindres d'ici-bas, Psaume CXXXVII dans MOINDRE
Souvent le bonheur vient lorsque moins on l'espère, Berger. V, 3 dans MOINS
À moins de cela il ne devait pas exposer sa réputation en produisant des ouvrages si ridicules, Mém. pour la vie de Malherbe. dans MOINS
Après leur avoir demandé s'ils étaient condamnés à faire des vers ou à être pendus, il leur disait qu'à moins que cela ils n'en devaient point faire, Lett. XI, à Chapelain. dans MOINS
Il [le laboureur] tient par les moissons registre des années, la Retraite. dans MOISSON
Les peuples sont heureux que ce Dieu tout-puissant Illumine dès en naissant De sa lumière intérieure, Psaume XXXII dans NAÎTRE
Si mon père en naissant m'avait pu faire don De son esprit poétique ainsi que de son nom, Épigr. madrigal à Anne d'Autriche dans NAÎTRE
Êtes-vous si nouveau que de ne savoir pas Que c'est pour Alcidor qu'elle tend ses appas ?, Bergeries, II, 3, Arténice. dans NOUVEAU ou, devant une voyelle ou une h muette, NOUVEL, NOUVELLE
Punis ces malheureux d'une nuit sans matin, Psaume 3 dans NUIT
Il [Malherbe] ne voulait pas que l'on fît des vers qu'en sa langue originaire, Vie de Malherbe. dans ORIGINAIRE
Où, toujours pris absolument et sans nom, passe au sens de à quoi, en quoi ? Ah ! pauvre malheureuse, hélas ! où pensais-tu Alors que tu faisais ce tort à la vertu ?, Berg. IV, 5 dans OU
N'est-ce pas ce grand soin où s'occupe sans cesse Notre sage princesse à nourrir ses enfants pour l'appui de tes lois ?, Ode à la reine. dans OU
Nous jouirons d'un âge ourdi d'or et de soie, Où les plus malheureux Ne verseront jamais que des larmes de joie, Chans. de bergers. dans OURDI, IE
Tu lis dans mes pensers qui ne s'ouvrent qu'à toi, les Berg. IV, 1 dans OUVRIR
Mais certes, c'est en vain qu'on a recours aux charmes Pour éteindre les feux et se parer des armes De ce dieu si petit et si grand en tous lieux, Bergeries, Polysthène, I, 2 dans PARER
....Ces membres pelus, robustes et nerveux, Berg. le Satyre, II, 1 dans PELU, LUE
Ne vous étonnez pas, vous n'aurez que la peur, Bergeries, II, 4, Polistène dans PEUR
Il n'en faut plus parler, la pierre en est jetée, Arténice, II, 3 dans PIERRE
Plaisant séjour des âmes affligées, Vieilles forêts de trois siècles âgées, dans LAVEAUX dans PLAISANT, ANTE
Il voit de toute part combler d'heur sa famille, La javelle à plein poing tomber sous la faucille, la Retraite. dans PLEIN, EINE
La course de mes jours est plus qu'à demi faite, S. la retraite. dans PLUS
La Seine dans son lit verra plutôt son onde Rebrousser contre-mont sa source vagabonde, Et plutôt le soleil luira dans les enfers, Que seulement je pense à sortir de mes fers, Berger. II, 5 dans PLUTÔT
Il voit de toutes parts combler d'heur sa famille, La javelle à plein poing tomber sous la faucille, Pastor. dans POING
Il lui proposait aussi de se retirer aux champs à faire petit pot, Vie de Malherbe. dans POT
Tout le soin que j'y prends ne profite de rien ; Leur esprit aveuglé n'estime que le bien, Alcidor, I, 1 dans PROFITER
Un jour, dans le cercle, un prude l'abordant lui fit un grand éloge de Mme de Guercheville, Vie de Malherbe dans PRUDE
Mon esprit satisfait n'aura que désirer, Psaume L. dans QUE
C'est l'assidu travail à quoi je me soumets, Ps. 29 dans QUOI
Contre le firmament j'ai planté l'escalade Pour tirer la raison de la mort d'Encélade, Épig. pour un capitan. dans RAISON
Il semble que sa flamme, en cette amour nouvelle, Ne cherche autre raison que de m'être infidèle, Berg. I, 2, Lycidas. dans RAISON
De quels ruisseaux de pleurs le rapaiserez-vous [Dieu], Pour faire détourner de vos coupables têtes Les traits de son courroux ?, Psaume II dans RAPAISER
Mais, sitôt qu'il me vit, il rebroussa ses pas, Fâché d'avoir trouvé ce qu'il ne cherchait pas, Silène, I, 3 dans REBROUSSER
Mais l'homme charitable est des pauvres aimé, Et de tous ses amis en fait ses redevables, Psaume 36 dans REDEVABLE
Les oiseaux des bois et des plaines Chantent leurs amoureuses peines, Qui renaissent au renouveau, Berg. I, choeurs. dans RENOUVEAU
Toi qui promets à tous que ta bonté propice Se rendra pitoyable aux pécheurs repentis, Psaume 89 dans REPENTI, IE
Que, pendant ces discords, j'ai de fois désiré Le repos retiré De qui tant de grands saints nous ont montré l'exemple !, Psaum. XXVI dans RETIRÉ, ÉE
Tircis, il faut songer à faire la retraite, La course de nos jours est plus qu'à demi faite, Pastorale. dans RETRAITE
Et si rien à présent peut troubler son bonheur, C'est de te voir pour lui répandre tant de larmes, Stances, Conseils à M. de Bellegarde. dans RIEN
Mais tout ce que je fais ne me profite rien, les Berg. II, 1 dans RIEN
Roi de ses passions, il a ce qu'il désire, Bergeries, dans RICHELET dans ROI
Si l'univers dans sa rondeur N'a rien digne de vos mérites, Ode au roi. dans RONDEUR
Le bien de la fortune est un bien périssable ; Quand on bâtit sur elle, on bâtit sur le sable, la Retraite. dans SABLE
Sans le péché du premier homme, nous naissions tous savants des arts et des sciences nécessaires pour notre conservation, Harangue à l'Académie. dans SAVANT, ANTE
Depuis le premier jour que je vis Arténice, Et qu'elle prit en gré les voeux de mon service, Berg. Alcidor, I, 1 dans SERVICE
Je crois que Lucidas serait bien votre fait, La fortune lui rit, tout lui vient à souhait : De vingt paires de boeufs il sillonne la plaine, Silène, I, 3 dans SILLONNER
Ta main qui nous soumet sous le pouvoir suprême De ceux que la naissance orne du diadème, Ode à la reine. dans SOUMETTRE
Vous souffrez, sans mon su, l'affection secrète De ce pauvre inconnu qui n'a que sa houlette, Bergeries, Silène, I, 3 dans SU
Sa cabane est son Louvre et son Fontainebleau, Et, sans porter envie à la pompe des princes, Se contente chez lui de les voir en tableau, Pastorale dans TABLEAU
Je ne sais tantôt plus à qui je dois penser, Berg. Arténice, I, 3 dans TANTÔT
.... Seigneur, ta bonté tutélaire Accorde à mes voeux le salaire Des services que je te rends, Psaume 26 dans TUTÉLAIRE
Peut-être cet esprit qui se tourne à tout vent Vous aimerait alors autant qu'auparavant, Berger. Polist. I, 2 dans VENT
Un antre plus hanté des démons que des hommes, Qu'une viorne épaisse enclôt tout à l'entour, c'est de ce vieux devin l'ordinaire séjour, Berg. Lycidas, I, IV dans VIORNE
Racan a fait cette faute : La voici qu'elle vient plus belle que l'aurore, Berger. le Sat. II, 2 dans VOICI
Que l'on voie ébranler par la fureur de l'onde Les fondements du monde, Ps. XLV dans VOIR
Et leur dévotion, ou véritable ou feinte, Sera partout en vue à ce Dieu tout puissant, Psaume 36 dans VUE