R. BELLEAU

Citations

Et comme on voit les espics tronçonnez, Cassez, froissez en brindelles menues, Bergeries, t. I, p. 104, verso, dans LACURNE SAINTE-PALAYE dans BRINDILLE
Montagnes calfatées de mousses, de fleurs, d'herbes, d'arbrisseaux, Bergeries, t. I, p. 67, verso, dans LACURNE dans CALFATER
Près de cette eau s'élevoit un rocher ridé, caverneux et calfeutré de mousse espaisse et delicatte, comme s'il eust esté tapissé de quelque fin coton, Bergeries, t. I, p. 29, dans LACURNE dans CALFEUTRER
Un chacun travailloit l'un après le pressoir, L'autre à bien estouper le ventre à l'entonnoir, Et d'un fil empaissé avec un peu d'estoupe Calfeutrer les bondons...., ib. p. 30 dans CALFEUTRER
Le verger de m'amie est de plantes exquises ; C'est un vrai paradis de pommes, de cerises, En tout temps florissant de tous arbres fruitiers, D'orangers, grenadiers, de canfres, de figuiers, Poésies, t. I, p. 103, dans LACURNE dans CAMPHRE
Et bien où voulez-vous ailer, Mon miel, ma douceur, ma caresse ?, Oeuvres, p. 130, dans LACURNE dans CARESSE
Bref la chasse au poisson me seroit le plaisir Sur tous autres plaisirs que je voudrois choisir, Bergeries, t. I, p. 115, dans LACURNE dans CHASSE
Une [clochette] Pendant au col, mal assurée, D'un cheval de chasse-marée, Oeuvres, t. II, p. 69, dans LACURNE dans CHASSE-MARÉE
.... Que ton importun caquet [d'une cloche] Soit fait compagnon du claquet [petit engin pour faire du bruit], Du baril et de la besace D'un ladre verd...., t. II, p. 69, dans LACURNE dans CLAQUET
Elle claquette toute seule, C'est un moulin, c'est une meule D'un moulin qui tourne tousjours, ib. p. 138 dans CLAQUET
....De rouges limaces Et d'autres dans les creux de leurs tendres cocasses [coquilles], Berger. t. I, p. 70, dans LACURNE dans COCASSE
.... J'ay de mes propres mains Planté un beau verger de si bonne aventure, Que le ciel tout benin et la douce nature Ont tant favorisé qu'on ne voit rien de beau Qu'aisement on ne trouve en ce complant nouveau, Bergeries, t. I, p. 32, dans LACURNE dans COMPLANT
Autant couste de cultiver la vigne rarement complantée que celle qui est toute occupée de ceps, 177 dans COMPLANTER
Comme un faucon perdu dedans les cieux Pour ses appas va poursuivant des yeux Le coulevreau dessus l'herbe menue, Bergeries, t. I, p. 53, dans POUGENS dans COULEUVREAU
Une longue terrasse pratiquée sur les flancs d'un rocher.... à petites tourelles tournées et massonnées à cul de lampe, avancées hors de la courtine de la terrasse, Bergeries, p. 1, dans LACURNE dans COURTINE
Se vend aussy cher comme creme, Oeuvres, t. II, p. 119, dans LACURNE dans CRÈME
Mais qu'en me façonnant comme un soldat pratique, J'eusse appris à cresper [brandir] le long bois d'une pique, à piquer un cheval, le manier en rond, Berger. t. I, p. 3, dans LACURNE dans CRÊPER
Driller avait aussi le sens de briller : Comme le feu dans la fournaise, Enseveli dessous la braise, Drille et flamboye estincelant, Oeuvres, t. I, p. 20, dans LACURNE dans DRILLER
....Que la France enyvrée Soit grosse d'un beau printemps, D'un printemps qui tousjours dure, Et qui surmonte l'injure Et les eschanges des temps, Berger. f° 8, dans LACURNE dans ÉCHANGE
Cages d'ozier et de ronces escarrées et pertuisées avec une brochette rougie au feu, et esclissées de petits barreaux, Berger. t. I, p. 74, dans LACURNE, au mot cocasse. dans ÉCLISSER
Va te plonger trois fois dans le fleuve d'Argire, Et te lave le corps, puis moitte le retire, Et l'essarde à la lune, afin que la vigueur Et le charme de l'eau penetre jusqu'au coeur, Berger. t. 1, p. 111, dans LACURNE dans ESSARDER
.... Sans le mol esventail [action d'éventer] De ce doux vent...., Berg. t. II, p. 162, dans LACURNE dans ÉVENTAIL
Pauvre, chetive, malheureuse, Et fortunée que je suis, la Reconnue, IV, 1 dans FORTUNÉ, ÉE
Esgouts faits à gargouilles et muffles de lyon, Berger. t. I, p. 1, dans LACURNE dans GARGOUILLE
Le blé meurdri de la froidure Et blesme des jarçans frimas, Maintenant n'a plus le chef bas, Mais touffu reprend sa verdure, Bergerie, t. I, p. 106, dans LACURNE dans GERCER
Gentil papillon tremblotant, Papillon toujours voletant, Grivolé de cent mille sortes En cent mille habits que tu portes, Oeuv. p. 30 dans GRIVELÉ, ÉE
....C'est l'avant-vendangeur [constellation] De lumiere pareille et pareille grandeur Que celle qui se voit par la noire carriere Sur la queue d'helice espandant sa lumiere ; Ceste estoille est ardante...., Poésies, t. I, p. 179 dans HÉLICE
C'est toy, courtois et gentil, Qui d'exil Retire ces passageres, Ces arondelles qui vont Et qui sont Du printemps les messageres, dans JAUBERT, Glossaire. dans HIRONDELLE
....ces vieux Qui premiers ont escrit que les vertus secretes Des pierres s'escouloient de l'influx des planettes, Poésies, t. I, p. 15 dans INFLUX
Ces bergeres y travaillent sans cesse, l'une après le labeur industrieux de quelque gentil ouvrage de broderie, l'autre après un lassis de fil retors ou de fil de soye de couleur, Bergeries, t. I, p. 40, dans LACURNE dans LACIS
... que ton importun caquet Soit fait compaignon du claquet, Du baril et de la besace D'un ladre vert...., Oeuv. t. II, p. 69, dans LACURNE dans LADRE
On a dit aussi, au XVIe siècle, machotter : N'as-tu pas veu, Bellot, machotter ces brebis L'herbe demi brulée au milieu des herbis ?, Bergeries, t. I, p. 2, dans LACURNE dans MÂCHONNER
....Je te donne une coupe De fresne bien madré, faite dessus le tour, Si tu me peux guarir des charmes de l'amour, Berger. p. 110, dans LACURNE dans MADRÉ, ÉE
Rien ne te plaist que l'ignorance Dessous le masque d'arrogance Qui fait rougir les mieux appris, Oeuv. t. II, p. 71, dans LACURNE dans MASQUE
....Un autre l'amoncelle [le foin,] En pointes le dressant de superbes meulons, Le jouet quelquefois des venteux tourbillons, t. I, p. 16, dans LACURNE dans MEULON
De la terre au large sein Tire de soigneuse main Cent sortes de minerailles, Poésies, t. I, p. 46, dans LACURNE dans MINÉRAL
Nagueres en plein mi-nuit, Alors que lune reluit, t. II, p. 6, dans LACURNE dans MINUIT
Ce vieux reveur, ce mitouin A contrefait le patelin ; Il l'a si bien mitouinée Et si bien empatelinée, Qu'il a fait ce qu'il a voulu, la Reconnue, III, 5 dans MITON
Je te garde un trochet de cent noisilles branches, Et des raisins muscats attachés à leurs branches, Une moissine belle et un petit oiseau, Bergeries, t. I, p. 18 dans MOISSINE
....Quand dessus le sec ou les moites sablons En foulle de la mer retourne la mouette.... Puis se reporte en mer, c'est un signe de voir Tost après sur les eaux un grand vent esmouvoir, Bergeries, t. I, p. 120, dans LACURNE dans MOUETTE
....Depuis que la France Couve dedans son sein le meurtre et la vengeance.... France, le petit oeil et la perle du monde, Est maintenant sterile au lieu d'estre feconde, Bergeries, t. I, p. 2 dans OEIL
Des onces mouchettez d'estoiles sur le dos, Onces à l'oeil subtil, au pié souple et dispos, Au mufle herissé de deux longues moustaches, Poésies, t. I, p. 18, dans POUGENS dans ONCE
Le suc fort bigarré fait l'agathe et l'opalle, Poésies, t. I, p. 11, dans LACURNE dans OPALE
Qu'il n'y ait que serpens, qu'orfrayes et corbeaux, Huppes et chahuans, et les tristes oyseaux, Bergeries, t. I, p. 112, dans LACURNE dans ORFRAIE
Ou la troupe legere Des oiseaux peinturés surpris à la pantiere, Poésies, t. I, p. 89, dans LACURNE dans PANTIÈRE ou PANTENNE
Pesches, avant-pesches, presses, pavis, perdigoines, Bergeries, t. I, p. 89 dans PAVIE
Pesches, avantpesches, presses, persiques, pavis, perdigoines, Bergeries, t. I, p. 89, dans LACURNE dans PERDRIGON
[Des colonnes] pour soutenir le plinthe de ce bastiment [une sépulture], Bergeries, t. I, p. 20, dans LACURNE dans PLINTHE
Comme un oyseau plongeon dans les flots escumeux, Messager de l'orage..., Berger. t. I, p. 168 dans PLONGEON
J'ay senty par les champs la fleur de l'aubespine, Le thym, le pouliot...., Bergeries, t, I, p. 19, dans LACURNE dans POULIOT
Ô doux baiser colombin, Poupin, sucrin, tourterin, Bergeries, t. I, p. 143, dans LACURNE dans POUPIN, INE
Le garder [un troupeau de moutons] du pourry et de la clavelée, De charme, de venin et d'herbe ensorcelée, Bergeries, t. I, p. 109 dans POURRI, IE
On la juge, au toucher quand on la sent rapeuse, Sans lustre, sans polly, sous le doigt grumeleuse, Poésies, t. I, p. 12, dans LACURNE dans RÂPEUX, EUSE
Manier de pié coy, en rond ou en carriere, Ce cheval ombrageux...., Oeuv. p. 93, dans LACURNE dans ROND
Sifflet [cabaret], gentil secours de nostre vie, Avale-soing, chasse-melancolie, Quant par ton bruit, sans bouchon, l'on entend Aussi soudain où le bon vin se vend, Berger. t. I, p. 162, dans LACURNE dans SIFFLET
Donques, siffleurs [buveurs] compagnons de cet ordre, Vivez unis, en paix et sans desordre, Vivez heureux, et buvez à longs traits, Berger. t. I, p. 163, dans LACURNE dans SIFFLEUR, EUSE
Et fay, quand il me plaist, par figures sorcieres Flots sur flots entassés les grands monts escumer, Bergeries, t. I, p. 131, dans LACURNE dans SORCIER, IÈRE
Les frayeurs, les souleurs des sinistres oiseaux, Poésies, t. I, p. 13, dans LACURNE dans SOULEUR
Elle arme la faible jeunesse, Pendue au col, de hardiesse Contre les souleurs de la nuict, ib. p. 69 dans SOULEUR
Là de ce vin confit tu beurois, amoureux, Et de mon grenadier le surmoust savoureux, Poésies, t. I, p. 109, dans LACURNE dans SURMOÛT
Ceste sepulture est en figure carrée ; au lieu de colonnes ce sont les vertus approchantes à la moyenne proportion du colosse ; elles soutiennent le vase et taillouer du chapiteau dessus leurs testes, Bergeries, t. I, p. 20, dans LACURNE dans TAILLOIR
Si tost que de te voir je n'ay plus le bonheur, Aussitost ce cruel me met à la tenaille D'un regret importun qui toujours me travaille Sans donner tant soit peu de treve à ma douleur, Berger.t. I, p. 58, dans LACURNE dans TENAILLE
L'autre met dextrement les tigres aux attaches, Tizonnez sur la peau, Poésies, t. I, p. 18, dans LACURNE dans TISONNÉ, ÉE
Comme un large sentier entre deux montagnettes.... De neige revestu, que le traquant berger N'a point foulée encor de son pié passager, Berger. t. I, p. 17 dans TRAQUER
Cages d'ozier, esclissées de petits barreaux de troinelle pelée, Bergeries, t. I, p. 74, dans LACURNE dans TROËNE
Des hauts pins esbranchés les tronches my cavées, Poésies, t. I, p. 178, dans LACURNE dans TRONC
Leurs cheveux crespelus, ondoyans, et vaguement espars dessus leurs espaules, Bergeries, t. I, p. 106 dans VAGUEMENT
Ma dame est bien en sa colere, Je l'ay mise en son ver-coquin, Oeuv. t. II, p. 115 dans VER-COQUIN