QUINAULT

Citations

A quarante ans depuis ce me trouvay Nices et foulz, chetis, poures, dolens ; Tous esbahis, de mon cuidier plouray, Et commençay lors à estre acquerans, Erreurs de la jeunesse. dans ACQUÉRIR
Sur tous les lieux plaisans et agreables Que l'en pourroit en ce monde trouver, Le bois de Vincennes. dans AGRÉABLE
Quant [les sujets] reçoivent familiarités Des souverains, ils en sont ahurtés à faire moins devoir, obedience, Comment les roys et les princes etc. dans AHEURTER (S')
Ma vengeance s'étonne et craint d'être achevée, Agripp. V, 2 dans ACHEVER
Et laissant alentir les flammes légitimes, Mort de Cyrus, IV, 4 dans ALENTIR
C'est une charge bien pesante Qu'un fardeau de quatre-vingts ans, Opéra, dans RICHELET dans CHARGE
Quoi ! cinq actes devant notaire Pour cinq filles qu'il faut pourvoir ! Ô ciel ! peut-on jamais avoir Opéra plus fâcheux à faire ?, dans RICHELET dans CINQ
Comme vos yeux, votre âme a beaucoup de clartés, La comédie sans comédie, II, 5 dans CLARTÉ
J'étais heureuse sans amant ; Mon coeur se contentait de régner sur lui-même, Proserp. IV, 11 dans CONTENTER
Et ma flamme a grossi par l'effort des contraintes, Bellérophon, V, 3 dans CONTRAINTE
C'est à qui se sent faible à corrompre son juge, la Comédie sans comédie, II, 5 dans CORROMPRE
J'ai des maisons au bourg, j'ai des troupeaux aux champs, Je fais fendre la terre à vingt coutres tranchants, la Comédie sans comédie, II, 5 dans COUTRE
Les soins d'un amour extrême Devroient moins vous alarmer ; Vous craignez trop qu'on vous aime ; Ne craignez-vous point d'aimer ?, Proserpine, I, 3 dans CRAINDRE
L'éclat de tant de gloire avait jusqu'à ce jour Ébloui mon âme crédule, Amad. I, 3 dans CRÉDULE
Il en ferait bien croire à des esprits mal faits, la Comédie sans comédie, II, 5 dans CROIRE
Crémante : Et l'on n'est pas si vieux encore à soixante ans. - Le marquis : Non-da, vous êtes sain, Mère coquette, I, 4 dans DA
Je voulus par dépit écouter à la porte ; J'ai l'oreille un peu fine, elle avait le coeur gros, Elle le débonda d'abord par ses sanglots, Mère coquette, I, 1 dans DÉBONDER
Une fille à seize ans défait bien une mère, J'ai beau par mille soins tâcher de rétablir Ce que de mes appas l'âge peut affaiblir, Mère coquette, II, 1 dans DÉFAIRE
Argus avec cent yeux sommeille ; Mais croyez-vous Endormir un amant jaloux ?, Isis, III, 7 dans ENDORMIR
Et vos coeurs endurcis sont pour jamais paisibles, Pers. II, 5 dans ENDURCI, IE
C'est le sort de mon sang de s'enflammer pour vous, Thés. V, 5 dans ENFLAMMER
.... Un jeune étourdi bouffi de vanité, Qui cache dans le faste et sous l'énorme enflure D'une grosse perruque et d'une garniture Le plus badin marquis qui vit jamais le jour, Mère coquette, I, 2 dans ENFLURE
Un tendre engagement va plus loin qu'on ne pense ; On ne voit pas, lorsqu'il commence, Tout ce qu'il doit coûter un jour, Thésée, II, 1 dans ENGAGEMENT
Ce n'est qu'avec le temps qu'un grand ennui se passe, Mère coq. II, 6 dans ENNUI
Ils sont ensevelis sous la masse pesante Des monts qu'ils entassaient pour attaquer les cieux, Proserp. I, 1 dans ENSEVELI, IE
Démons, détruisez ce palais ; Partons, et, s'il se peut, que mon amour funeste Demeure enseveli dans ces lieux pour jamais, Armide, v, sc. dern. dans ENSEVELI, IE
Et puisque sur ma vie il vous plaît d'entreprendre, Mort de Cyrus, IV, 6 dans ENTREPRENDRE
L'hymen détruit la tendresse ; Il rend l'amour sans attraits ; Voulez-vous aimer sans cesse, Amants, n'épousez jamais, Alceste, v, 3 dans ÉPOUSER
L'hymen déplaît toujours quand l'époux ne plaît pas, Astrate, II, 2 dans ÉPOUX, OUSE
Quel tourment de cesser de plaire, Lorsqu'on a fait l'essai du plaisir d'être aimé !, Isis, I, 3 dans ESSAI
Son estime ne sait que trop bien éclater ; Sa gloire va si loin qu'elle est à redouter, Bellér. I, 3 dans ESTIME
Que le bruit, que le choc, que le fracas des armes Retentisse de toutes parts, Cadmus, III, 6 dans FRACAS
Il faut être à la mode, ou l'on est ridicule ; On n'est point regardé si l'on ne gesticule, Si dans les jeux de main, ne cédant à pas un, On ne se fait un peu distinguer du commun, Mère coquette, I, 3 dans GESTICULER
Courbé sur un bâton, le bon petit vieillard Tousse, crache, se mouche, et fait le goguenard, De contes du vieux temps étourdit Isabelle, Mère coquette, I, 2 dans GOGUENARD, ARDE
Estimez-vous beaucoup l'air dont vous affectez D'estropier les gens par vos civilités, Ces compliments de main, ces rudes embrassades, Ces saluts qui font peur, ces bonjours à gourmades ?, Mère coquette, I, 3 dans GOURMADE
Venez, venez, Haine implacable, Sortez du gouffre épouvantable Où vous faites régner une éternelle horreur, Armide, III, 3 dans HAINE
Je veux, pour vous sauver, que mes jours se hasardent, Mort de Cyrus, II, 4 dans HASARDER
Cette nuance se trouve bien marquée dans ces vers : Je découvre sans peine.... Qu'un péril suit souvent la conquête d'un coeur, Et que l'heur d'être aimé n'est pas toujours bonheur, Amalasonte, IV, 6 dans HEUR
Laissons aux faibles coeurs, aux âmes imbéciles, Consommer leur colère en plaintes inutiles, Pausan. II, 5 dans IMBÉCILE
Qu'un indifférent est heureux ! Il jouit d'un destin paisible ; Le ciel fait un présent bien cher, bien dangereux, Lorsqu'il donne un coeur trop sensible, Atys, II, 1 dans INDIFFÉRENT, ENTE
Quand j'aurais de ma main fait périr votre amant, Pourriez-vous me traiter plus inhumainement ?, Agrippa, I, 2 dans INHUMAINEMENT
Enfin tout l'enfer s'intéresse Dans l'amour qui séduit un coeur si glorieux, Arm. IV, 1 dans INTÉRESSER
Ce n'est que dans ses jours que je prends intérêt, Et vous pouvez des miens user comme il vous plaît, Astr. V, 2 dans INTÉRÊT
Sangaride, ce jour est un grand jour pour vous, Atys, I, 6 dans JOUR
Je le plains, mais le bien qu'en vous le ciel m'envoie Ne laisse dans mon coeur de lieu que pour la joie, Agrip. V, 5 dans LIEU
Mézence était amant en même lieu que moi, Agrippa, I, 5 dans LIEU
Le roi vient vers l'endroit où loge la princesse, Agrippa, III, 1 dans LOGER
Un malheureux s'attache à qui plaint sa misère, Agrippa, II, 3 dans MALHEUREUX, EUSE
Votre douceur maligne autant qu'ingénieuse Pour rendre de mon rang la hauteur odieuse, Pausan. I, 4 dans MALIN, MALIGNE
Expliquez-moi du moins en quoi j'ai pu manquer, Paysan. I, 4 dans MANQUER
Le plus fameux des Grecs, le vainqueur des Persans Manquerait-il, madame, à vaincre votre haine ?, Paus. II, 4 dans MANQUER
Ah ! deviez-vous m'aimer si tendrement, Si vous ne vouliez pas m'aimer toujours de même ?, Phaét. I, 3 dans MÊME
Vous méprisez mes pleurs ! mes cris sont superflus !, Pers. II, 6 dans MÉPRISER
Quand on peut mépriser le charme de l'amour, Quels enchantements peut-on craindre ?, Armide, II, 1 dans MÉPRISER
De ses traits et des miens le merveilleux rapport Ne saurait envers vous justifier sa mort, Agrip. II, 4 dans MERVEILLEUX, EUSE
Élise, comment donc, ils te font des caresses ; Mon maître assurément prend son nez pour ses fesses, Rivales, I, 3 dans NEZ
La grande peine où je me voi, C'est d'avoir cinq filles chez moi Dont la moins âgée est nubile ; Je dois les établir, je voudrais le pouvoir ; Mais à suivre Apollon on ne s'enrichit guère ; C'est avec peu de bien un terrible devoir De se sentir pressé d'être cinq fois beau-père, dans RICHELET dans NUBILE
Ce n'est point l'opéra que je fais pour le roi Qui m'empêche d'être tranquille ; Tout ce qu'on fait pour lui paraît toujours facile, dans RICHELET dans OPÉRA
Que vois-je ! quelle épée ! ah ! qui l'aurait pu croire ?... Mon fils, ah ! mon cher fils, où nous exposais-tu ?, Thés. V, 4 dans OU
Je n'ouvre plus les yeux que pour verser des pleurs, Agrippa, II, 2 dans OUVRIR
Tous les factieux, trompés par mes regrets, Se sont ouverts à moi de leurs complots secrets, Agrippa, I, 5 dans OUVRIR
....Ensuite elle s'est donc coiffée ; J'ai goûté le plaisir de voir ses cheveux blonds Tomber à flots épais jusque sur ses talons, Et même si bien pris mon temps et mes mesures, Que j'en ai finement ramassé des peignures, Mère coquette, I, 4 dans PEIGNURES
Le soleil peint nos champs des plus vives couleurs, Atys, I, 2 dans PEINDRE
Les plus beaux jours de la vie Sont perdus sans les amours, Cadmus, Prol. dans PERDU, UE
J'aime mon maître assez pour m'exposer sans peine, Jusqu'à l'oser servir, au péril de sa haine, Astrate, V, 3 dans PÉRIL
Mais l'amour qui se plaint le plus N'est pas toujours le plus à plaindre, Phaéton, II, 4 dans PLAINDRE
Mon sort est plus cruel, plus je l'ai cru propice, Astrate, III, 2 dans PLUS
Où peut être Médor ? le désespoir le presse, Rol. II, 11 dans PRESSER
Que ne quitterait-on pas Pour plaire au maître du monde ?, Proserp. I, 11 dans QUE
À ses mânes errants je rendis le repos ; Je fis seul son bûcher, et ramassai sa cendre, Agrippa, I, 5 dans RAMASSER
Ne les pressez point tant, ces dieux qui vous refusent ; Ils savent mieux que nous d'où dépend notre bien, Agrippa, IV, 2 dans REFUSER
Tout vieux que je parais, l'âge encore me laisse Des restes de chaleur, des regains de jeunesse ; Mon poil blanc couvre encore un sang subtil et chaud, Mère coquette, I, 4 dans REGAIN
Chacun croit que l'on lui ressemble, Cadmus, III, 1 dans RESSEMBLER
Il faut aimer pour ressentir Le charme de la rêverie, Phaéthon, I, 2 dans RÊVERIE
....Comme il rouille les yeux ! Madame, sauvez-moi de ce fol furieux, Comédie sans comédie, II, 6 dans ROUILLER
Ah ! je me sens saisir d'horreur, Phaéth. I, 8 dans SENTIR
Mon coeur tremble, soupire et se sent déchirer, ib. II, 4 dans SENTIR
C'est trop pour un mortel de tenter un effort Où les forces d'un dieu ne suffisent qu'à peine, Phaéton, IV, 11 dans SUFFIRE
L'amour n'est guère heureux lorsqu'il est trop timide, Atys, IV, 1 dans TIMIDE
Il est beau qu'un mortel jusques aux cieux s'élève ; Il est beau même d'en tomber, Phaéthon, IV, 2 dans TOMBER
Sa fureur est extrême, Et pourrait bien enfin tourner contre elle-même, Belléroph. v, 4 dans TOURNER
Empêchez qu'en ces lieux on me vienne troubler, Phaéth. I, 4 dans TROUBLER