Alexis PIRON (1689 - 1773)

Citations

C'est la cause pour quoi de tous sont hués et abhorryz, Garg. I, 40 dans ABHORRER
Ilz crachoient dedans les platz, affin que les houstes [hôtes], abhorrens leurs infames crachatz, desistassent manger, Pant. III, 16 dans ABHORRER
Car tant seulement mangeoit pour refrener les abois de l'estomac, Garg. I, 23 dans ABOI
Encore que mon feu pere eust adonné tout son estude à ce que je prouffictasse...., Pant. II, 8 dans ADONNER (S')
Quant à la congnoissance des faictz de nature, je veulx que tu te y adonnes curieusement, Pant. II, 8 dans ADONNER (S')
Suis-je accusable encor du meurtre de Gustave ?, Gust. Wasa, IV, 6 dans ACCUSABLE
Dans tout ce qu'il m'a dit, ce n'est qu'ambiguïté, Courses de Tempé. dans AMBIGUITÉ
Que peut contre le roc une vague animée ?, Métrom. III, 7 dans ANIMÉ, ÉE
Qu'en vous aimant, vos fils apprennent à vous craindre, Éc. des Pères, II, 5 dans APPRENDRE
Que fait le bouc en si joli bercail ?, Épigr. contre Desfontaines. dans BOUC
Bredouille, ainsi le diable s'en alla, dans son conte de Dagobert dans BREDOUILLE
Juré piqueur de diphthongue, Endoctriné de tout point Sur la virgule, le point, La syllabe brève et longue, Épigr. contre d'Olivet. dans BREF, BRÈVE
Blasphèmes nouveaux, Vieux dictons dévots, Hapelourdes, pavots, Et brides à veaux, Que n'a-t-on pas mis Dans Sémiramis ?, Chanson satirique sur la Sémiramis de Voltaire dans BRIDE
Prends ton froc, Ton sac et ton broc ! Sus, frère Roc, Chanson à un frère quêteur. dans BROC
Une haie vive entourait cet étang ; Sur cette haie il vint des cantharides, La chaîne des événements. dans CANTHARIDE
Monsieur le capitoul, vous avez des vertiges, Métrom. V, 4 dans CAPITOUL
Mais apprenez de moi qu'un ouvrage d'éclat Anoblit aussi bien que le capitoulat, Métrom. V, 4 dans CAPITOULAT
Connaissez-vous sur l'Hélicon L'une et l'autre Thalle ? L'une est chaussée, et l'autre non : Mais c'est la plus jolie, Épigr. contre la Chaussée dans CHAUSSÉ, ÉE
Qu'avant la fin du jour l'autre le coule à fond, Métrom. IV, 1 dans COULER
Si Gustave en doutait, vous ne le verriez pas Si courageusement s'avancer au trépas, G. Wasa, IV, 8 dans COURAGEUSEMENT
Je cours après mon homme, et, s'il faut qu'il m'échappe, Je me cramponne après le premier que j'attrape, Métrom. III, 14 dans CRAMPONNER
Quoi ! la pièce [comédie] est au croc une seconde fois, Métrom. IV, 5 dans CROC
cuit à la pauvre volaille, Fabl. dans CUIRE
Ridicule jamais ne fut si bien daubé, Métrom. II, 1 dans DAUBER
Un diable de neveu Me fait par ses écarts mourir a petit feu, Métromanie, II, 1 dans DE
Cette maison des champs me paraît un bon gîte ; Je voudrais bien ne pas en décamper si vite, Métrom. I, 1 dans DÉCAMPER
.... L'heure presse, et tous ont décampé, Comptant se retrouver ici pour le soupé, ib. IV, 5 dans DÉCAMPER
Zoïle contre Homère en vain se déchaîna, Métrom. III, 9 dans DÉCHAÎNER
J'ai bien à vos dépens jusqu'ici plaisanté, Métrom. V, 9 dans DÉPENS
Nos aïeux ont pensé presque tout ce qu'on pense ; Leurs écrits sont des vols qu'ils nous ont faits d'avance ; Mais le remè de est simple, il faut faire comme eux : Ils nous ont dérobés, dérobons nos neveux, Métrom. III, 7 dans DÉROBER
Que des traces du monstre [la chicane] on purge la tribune ; J'y monte ; et mes talents, voués à la fortune, Jusqu'à la prose encor voudront bien déroger, Métrom. III, 7 dans DÉROGER
.... J'ai ri, me voilà désarmé, Métrom. III, 9 dans DÉSARMÉ, ÉE
La fille de Stenon Promise à Frédéric, détenue en esclave, Gust. Wasa, I, 1 dans DÉTENU, UE
Ah ! grâce au ciel, enfin je vous déterre, Métrom. I, 6 dans DÉTERRER
.... Un diable de neveu Me fait par ses écarts mourir à petit feu, Métrom. II, 1 dans DIABLE
De vos diables de vers détestant la manie, ib. I, 8 dans DIABLE
Cependant va chercher ta maîtresse, et l'instruis Des dispositions où tu vois que je suis, Métrom. IV, 3 dans DISPOSITION
Le Théâtre Français donne aujourd'hui ma pièce, Métrom. I, 8 dans DONNER
.... Oh ! qui va rondement Ne daigne pas entrer en éclaircissement, Métrom. II, 4 dans ÉCLAIRCISSEMENT
J'adore Adélaïde, et j'en suis estimé, G. Wasa, IV, 2 dans EN
Quelle sérénité ! savez-vous, quand j'enrage, Que j'enrage encor plus, si l'on n'enrage aussi ?, Métrom. I, 4 dans ENRAGER
Envers et contre tous, je protége Dorante, Métrom. IV, 1 dans ENVERS
Et parlé de vos vers, en pliant les épaules, Métrom. III, 4 dans ÉPAULE
Le sexe plein de charité Pour la communauté Fournira de quoi mettre en pot ; Tends à propos ton esquipot, Chanson à un frère quêteur. dans ESQUIPOT
.... La nouvelle en ce cas M'étonne bien un peu, mais ne me change pas, Métrom. v, 11 dans ÉTONNER
La pièce était vendue aux sifflets aguerris De tous les étourneaux des cafés de Paris, Métrom. v, 2 dans ÉTOURNEAU
[Il s'agit du diable qui voulait happer l'âme de Dagobert mourant, et passa près d'un saint] qui se mit en prières Pour que cette âme esquivât les chaudières Du faux glouton, qui reparaît bientôt Non pas alègre et gai comme tantôt, Mais traînant l'aile et la queue et la hanche, Penaud, maté, tout évêque d'Avranche, Conte de Dagobert. dans ÉVÊQUE
Vous aurez encouru l'exhérédation, Métrom. I, 8 dans EXHÉRÉDATION
Le nocher dans son art s'instruit pendant l'orage ; Il n'y devient expert qu'après plus d'un naufrage, Métrom. v, 2 dans EXPERT, PERTE
Votre esprit s'exténue à se forger les traits d'une femme inconnue, Métrom. II, 11 dans EXTÉNUER
L'illusion nous frappe autant que l'existence ; Et, par le sentiment suffisamment heureux, De l'amour seulement nous sommes amoureux ; Ainsi le fantastique a droit sur notre hommage, Et nos feux pour objet ne veulent qu'une image, Métromanie, II, 8 dans FANTASTIQUE
Le pré valait-il la fauchure ?, Misères de l'amour. dans FAUCHURE
En France on fait, par un plaisant moyen, Taire un auteur quand d'écrits il assomme ; Dans un fauteuil d'académicien, Lui quarantième, on fait asseoir cet homme, Épigr. dans FAUTEUIL
Lors il s'endort, il ne fait plus qu'un somme ; Plus n'en avez prose ni madrigal ; Au bel esprit le fauteuil est en somme Ce qu'à l'amour est le lit conjugal, Épigr. dans FAUTEUIL
Un diable de neveu Me fait par ses écarts mourir à petit feu, Métrom. II, 1 dans FEU
Cette soif de briller où se fixent tes voeux, Métrom. III, 7 dans FIXER
Le parodiste oisif et les forains t'attendent, Métrom. III, 7 dans FORAIN, AINE
L'esprit est généreux, mais le coeur est fragile, Métrom. III, 9 dans FRAGILE
Tremblez, méchants ! la frocaille en tumulte Passait déjà de l'espoir à l'insulte, le Moine défroqué, conte. dans FROCAILLE
C'était au vrai l'habit d'un franciscain, Mais sous lequel ne gisait qu'un requin, Poisson goulu, vorace, anthropophage, Poisson béant, poisson pour tout potage, Mais un poisson froqué ; par quel hasard ?, Le moine défroqué, conte. dans FROQUÉ, ÉE
L'Olympe voit en paix fumer le mont Etna ; Zoïle contre Homère en vain se déchaîna, Métrom. III, 7 dans FUMER
Ton maître a galamment soutenu cette affaire, Métrom. IV, 1 dans GALAMMENT
Si vous saviez combien j'aime ce garçon-là, Métrom. v, 5 dans GARÇON
Préjugé populaire, esprit de bourgeoisie, De tout temps gendarmé contre la poésie, Métrom. v, 4 dans GENDARMÉ, ÉE
À Clément que Dijon vit naître, Laharpe, homme de haut savoir, Ex cathedrâ prononce en maître Que son esprit sent le terroir ; La Seine est un bel abreuvoir : Mais de plus d'un rare génie Dijon est aussi la patrie ; Pardon Volnay, Beaune et Pomard, Le fin gourmet qui vous décrie, Gobelottait à Vaugirard, Contre Laharpe. dans GOBELOTTER
Je représente un père austère et sans faiblesse Qui d'un fils libertin gourmande la jeunesse, Métrom. III, 5 dans GOURMANDER
....Suivaient de loin deux grisons bien dispos, Non des grisons de l'espèce indolente De celui-là qui porta sur son dos Le palfrenier du fameux Rossinante ; C'étaient vraiment bien d'autres animaux.... deux cordeliers, Le Moine bridé, conte. dans GRISON, ONNE
Connaissez-vous sur l'Hélicon L'une et l'autre Thalie [les deux genres de comédie] ? L'une est chaussée [le comique larmoyant] et l'autre non [le comique ordinaire], Mais c'est la plus jolie, Épigramme contre Lachaussée. dans HÉLICON
Un procédé si noble est-il imaginable ?, Métrom. V, 6 dans IMAGINABLE
Faut-il à vos frayeurs immoler ma colère ?, Métrom. IV, 8 dans IMMOLER
Et vous ne trouvez pas l'aventure impayable ?, Métrom. II, 1 dans IMPAYABLE
Et toi, Lisette, es-tu contente ? Tu voulais un beau rôle, et tu fais l'indolente, Métrom. II, 2 dans INDOLENT, ENTE
[Le remords] Inflige au scélérat des tourments ignorés, Gustave Vasa, IV, 5 dans INFLIGER
À sauver, s'il se peut, par mes travaux constants, Et leurs noms et les miens des injures du temps, Métrom. III, 9 dans INJURE
.... Tout bellement ! vous prenez trop de soin ; Et c'est aussi pousser l'interrogat trop loin, Métrom. III, 2 dans INTERROGAT
Clément, laisse aboyer Laharpe ; Qu'il se jacte et reprenne autrui ; Qu'il taille, tranche, coupe, écharpe : C'est à lui seul qu'il aura nui, Épigr. contre Laharpe. dans JACTER (SE)
Ah ! le drôle de jargon que vous parlez-là ! c'est comme les messieurs de notre château jaspillent, dans le Dict. de POITEVIN. dans JASPILLER ou JASPINER
Dans ma tête un beau jour ce talent [de faire des vers] se trouva ; Et j'avais cinquante ans quand cela m'arriva, Métrom. II, 1 dans JOUR
.... Le voilà cet homme au-dessus du vulgaire, Dont vous vantiez l'esprit et la judiciaire, Métrom. V, 8 dans JUDICIAIRE
Ci-gît maître Jobelin, Suppôt du pays latin, Juré piqueur de diphthongue, Épitaphe d'un grammairien. dans JURÉ, ÉE
Et si c'était un monstre ? - Oh ! tais-toi ; tu m'excèdes ; Les personnes d'esprit sont-elles jamais laides ?, Métromanie, II, 8 dans LAID, AIDE
Certain auteur fameux par cent libelles Croit que sa plume est la lance d'Argail ; Au haut du Pinde, entre les neuf pucelles, Il est placé comme un épouvantail, Épig. contre Desfontaines. dans LANCE
J'étais indifférente et je ne la suis plus, Et je sais que sans vous je la serais encore, Métrom. IV, 9 (l'éd. de 1776 a le). dans LE, LA, LES
est-ce pas vous ? pour n'est-ce pas vous ? Monsieur, la poésie a ses licences, mais Celle-ci passe un peu les bornes que j'y mets, Métrom. V, 6 dans LICENCE
La critique éveillée, une loge endormie, Le souffleur étourdi, l'acteur embarrassé, Métrom. V, 1 dans LOGE
Le bon sens du maraud quelquefois m'épouvante. - Mondor : Molière avec raison consultait sa servante, Métrom. II, 11 dans MARAUD, AUDE
Que la fortune donc me soit mère ou marâtre : C'en est fait, pour barreau je choisis le théâtre, Métrom. III, 9 dans ME
Comment diable, à merveille, à miracle ! courage !, Métrom. III, 8 dans MIRACLE
Et vous avez grand monde ? - à ne pas nous connaître, Métrom. I, 1 dans MONDE
À monter aisément ma lyre sur ce ton, Métrom. III, 9 dans MONTER
Voilà tout bien appareillé, Le mousquetaire agenouillé, Et le malin corps en posture, le Nez et les pincettes, conte dans MOUSQUETAIRE
Tel est le coeur humain, surtout celui des femmes : Un ascendant mutin fait naître dans nos âmes, Pour ce qu'on nous permet, un dégoût triomphant, Et le goût le plus vif pour ce qu'on nous défend, Métrom. II, 4 dans MUTIN, INE
Il vendit en cour Par un bon tour De gibecière Deux fois en un an De l'opium pour du nanan, Chanson. dans NANAN
Connaissez-vous sur l'Hélicon L'une et l'autre Thalie [la comédie franchement gaie, et la comédie larmoyante, cultivée par la Chaussée] ? L'une est chaussée et l'autre non ; Mais c'est la plus jolie ; L'une a le rire de Vénus, L'autre est froide et pincée ; Honneur à la belle aux pieds nus ; Nargue de la chaussée, Épigr. contre la Chaussée. dans NARGUE
....Et vous vous souvenez Que vous vous trouvez, vous et ce fils, nez à nez, Métrom. III, 7 dans NEZ
Qui n'est bourgeois, abbé, robin ni militaire, Métr. I, 1 dans NI
Je vous l'ai dit cent fois, c'est une nonchalante Qui s'abandonne au cours d'une vie indolente, Métrom. I, 2 dans NONCHALANT, ANTE
Quoi ! mon oncle, c'est vous ? mon cher oncle est des nôtres !, Métrom. III, 9 dans NOTRE
Le nourrisson du Pinde, ainsi que le guerrier, à tout l'or du Pérou préfère un beau laurier, Métrom. III, 7 dans NOURRISSON
J'ai demain, pour ma part, cent places retenues, Et veux, après demain, vous faire aller aux nues, Métrom. V, 13 dans NUE
Elle a vu mon rival d'un oeil de complaisance, Métrom. III, 2 dans OEIL
....S'il est ici, je gage mes oreilles Qu'il est dans quelque allée à bayer aux corneilles, Métrom. I, 1 dans OREILLE
Mais je m'oriente au portrait que vous faites, Métrom. I, 1 dans ORIENTER
Et la palme du Cid.... Croît et s'élève encore au sommet du Parnasse, Métrom. III, 9 dans PALME
Ce procès me ruine en sotte paperasse, Métrom. IV, 3 dans PAPERASSE
Ou des auteurs sans nom grossir la foule obscure.... Le parodiste oisif et les forains t'attendent, Métrom. III, 7 dans PARODISTE
Non, j'appelle, en auteur soumis mais peu craintif, Du parterre en tumulte au parterre attentif, Métrom. v, 12 dans PARTERRE
Vers l'immortalité je fais les premiers pas, Métr. I, 8 dans PAS
D'ailleurs ne dit-on pas : telles gens, tel patron ; Et dès que je le sers, peut-il être un poltron ?, Métrom. IV, 1 dans PATRON, ONNE
Où la vas-tu chercher [la gloire] ? ce temple prétendu, Pour parler ton jargon, n'est qu'un pays perdu, Métrom. III, 9 dans PAYS
Vous penchiez pour quelqu'un ; j'en suis fâché pour vous ; Pourquoi tardiez-vous tant à me le venir dire ?, Métrom. V, 11 dans PENCHER
Tout le premier, lui-même, il en raille [de critiques], il en rit ; Grimace ! l'auteur perce, il les lit, les relit, Métr. I, 3 dans PERCER
Pourriez-vous nous trouver de ces perturbateurs Du repos du parterre et des pauvres auteurs, Contre les nouveautés signalant leurs prouesses, Et se faisant un jeu de la chute des pièces ?, Métrom. IV, 10 dans PERTURBATEUR, TRICE
Crébillon, qui a plus fumé de pipes en sa vie que Voltaire n'a pris de lavements, dans GRIMM, Corresp. t. II, p. 395 dans PIPE
Mais plaisir pour plaisir ; pour vous que puis-je faire ?, Métrom. II, 1 dans PLAISIR
[La pièce est tombée] Tout à plat. - Damis : Tout à plat ? - Baliveau à Damis : Oh ! tout à plat, Métrom. V, 2 dans PLAT, ATE
Aussi me traite-t-on de poëte à la douzaine, Métrom. II, 1 dans POËTE
Ah ! quelque humeur qu'il ait, il faudra bien qu'il rie, Et pour cela, d'abord je lis ma tragédie, Métrom. III, 12 dans POUR
De l'humeur dont il est, j'admire seulement Qu'il daigne se prêter à nous pour un moment, Métrom. IV, 4 dans PRÊTER
Mais donne-lui cuir et poil de Judas, Deux yeux de chien, gueule à triple quenotte, Épigr. dans QUENOTTE
La quenouillée est d'un beau lin, Plus blanc que la neige et si fin Qu'à l'oeil il est imperceptible, Contes en vers, la Quen. unique et merveilleuse dans QUENOUILLÉE
Adieu, lui dit-il, quitte à quitte, Le nez et les pincettes, conte en vers dans QUITTE
On m'ignore, et je rampe encore à l'âge heureux Où Corneille et Racine étaient déjà fameux, Métrom. III, 9 dans RAMPER
Mondor : Une maîtresse en l'air et qui n'eut jamais vie ? - Damis : Oui, je l'aimais avec autant de volupté Que le vulgaire en trouve à la réalité, Métrom. II, 8 dans RÉALITÉ
Je vous remets la foi que vous m'avez donnée, Métrom. V, 9 dans REMETTRE
Le rôle des vieillards n'est pas de longue haleine ; Les deux premiers venus le rempliront sans peine, Métrom. I, 4 dans REMPLIR
Je suis un malheureux, mon oncle me renonce, Métrom. III, 9 dans RENONCER
Je ne le crois pas riche. - Hé bien ! j'en ai de reste, Métrom. II, 2 dans RESTE
Mille choses de lui maintenant me reviennent, Qui véritablement engagent et préviennent, Métrom. II, 6 dans REVENIR
Par la mort de je ne sais qui, Vous n'étiez plus que neuf et trente ; Grâce à M. l'abbé Séguy, Messieurs, vous revoilà quarante, Épigr. contre l'abbé Séguy, son concurrent à l'Académie française, qui avait été nommé dans REVOICI
Je fais dans un pic-nic, Passer par l'alambic Six pintes ric-à-ric, Chans. dans RIC-À-RIC
Pigeon n'aime que trop bien, N'étant pas, comme on peut croire, L'oiseau de Vénus pour rien, Fables. dans RIEN
À demain, maître fou ! si jamais tu rimailles, Ce ne sera, morbleu, qu'entre quatre murailles, Métrom. III, 9 dans RIMAILLER
Moi, j'ai par un sonnet riposté galamment, Métrom. II, 1 dans RIPOSTER
Mais le rire vous prend, et cela ne vaut rien, Métrom. III, 8 dans RIRE
C'est un homme isolé qui vit en volontaire, Qui n'est bourgeois, abbé, robin, ni militaire, Métrom. I, 1 dans ROBIN
Vous jouez chez vous la comédie ? - Témoin ce rôle encor qu'il faut que j'étudie, Métrom. I, 1 dans RÔLE
Oh ! qui va rondement Ne daigne pas entrer en éclaircissement, Métrom. II, 4 dans RONDEMENT
Déjà dans mon cerveau roule un épithalame, Métrom. II, 11 dans ROULER
La sottise en est faite ; Il faut la boire : aussi la buvons-nous Rubis sur l'ongle, Contes. dans RUBIS
Un valet veut tout voir, voit tout et sait son maître, Comme à l'observatoire un savant sait les cieux, Et vous même, monsieur, ne vous savez pas mieux, Métrom. II, 4 dans SAVOIR
Ah ! j'en suis d'avis, faites le scrupuleux, Métrom. IV, 10 dans SCRUPULEUX, EUSE
Voici l'heure fatale où l'arrêt [au théâtre, sur une pièce] se prononce ! Je sèche, je me meurs ; quel métier ! j'y renonce, Métrom. V, 1 dans SÉCHER
La sensibilité fait tout notre génie ; Le coeur d'un vrai poëte est prompt à s'enflammer, Et l'on ne l'est qu'autant que l'on sait bien aimer, Métrom. I, 3 dans SENSIBILITÉ
Or il faut, quelque loin qu'un talent puisse atteindre, Éprouver pour sentir, et sentir pour bien peindre, Métrom. I, 4 dans SENTIR
Ceux qui l'ont séparé d'avec son adversaire, Disent qu'il s'y prenait en brave cavalier, Métrom. IV, 1 dans SÉPARER
Le serpent de l'envie a sifflé dans son coeur, Métrom. III, 4 dans SERPENT
Molière avec raison consultait sa servante, Métrom. II, 11 dans SERVANTE
Sifflée et resifflée. - Et le méritait-elle [la pièce] ?, Métrom. V, 2 dans SIFFLÉ, ÉE
.... à son rire moqueur Le serpent de l'envie a sifflé dans son coeur, Métrom. III, 4 dans SIFFLER
Un bon coup de sifflet va vous être lâché, Métrom IV, 11 dans SIFFLET
De Similor, à charge de revanche, Clinquant publie un éloge éloquent, Épigr. dans SIMILOR
Prends un parti solide, et fais choix d'un état Qu'ainsi que le talent le bon sens autorise, Qui te distingue et non qui te singularise, Métrom. III, 7 dans SINGULARISER
Mais avoir à braver le sourire ou les larmes D'une solliciteuse aimable et sous les armes, Métrom. III, 9 dans SOLLICITEUR, EUSE
Jusqu'au son de sa voix, tout me pénètre en elle, Métrom. III, 2 dans SON
La Condamine est aujourd'hui Reçu dans la troupe immortelle [l'Académie française] ; Il est bien sourd, tant mieux pour lui, Mais non muet, tant pis pour elle, Épigr. dans SOURD, SOURDE
Et sur ce ton plaintif on vous trouve toujours, Métrom. IV, 9 dans SUR
Mais, sous un autre nom, ma muse, en tapinois, Se fait, dans le Mercure, applaudir tous les mois, Métrom. II, 1 dans TAPINOIS, OISE
L'heureux tempérament ! ma joie en est extrême, Gai, vif, aimant à rire ; enfin toujours le même, Métrom. II, 1 dans TEMPÉRAMENT
Voilà de quoi sans doute avoir l'esprit tendu, Métrom. I, 8 dans TENDU, UE
Vous à qui cependant je consacre mes jours, Muses, tenez-moi lieu de fortune et d'amours, Métrom. v, 12 dans TENIR
Pour vous conduire au but où pas un ne parvient, Et quand enfin ?... allez ! je ne sais qui me tient, Métrom. II, 4 dans TENIR
De l'empyrée ? oui-da ! vous voilà grand terrien, L'espace est vaste, Métrom. I, 8 dans TERRIEN, IENNE
Ici l'amour des vers est un tic de famille, Métrom. I, 2 dans TIC
Comment veut-il juger d'une pièce en effet Au tintamarre affreux qu'au parterre on a fait ?, Métrom. v, 2 dans TINTAMARRE
[Un poëte] être.... le jouet titré des petits et des grands, Métrom. v, 4 dans TITRÉ, ÉE
Et vous êtes, pour rire, on ne peut mieux tombée, Métrom. II, 1 dans TOMBER
Tenez ; si vous tombez, je parle sans pitié, Métrom. IV, 6 dans TOMBER
Enfin je veux, chez moi, que tout chante, tout rie, Métrom. II, 1 dans TOUT, TOUTE
Quelle égide opposer aux traits de la satire ?, Métrom. v, 1 dans TRAIT
Il fut trente ans digne d'envie, Et trente ans digne de pitié, Inscript. et épît. dans TRENTE
J'ai quelque affaire en tête, Qui de moi ne ferait chez vous qu'un trouble-fête, Métrom. II, 1 dans TROUBLE-FÊTE
Et malheureusement ce qui vicie abonde, Métrom. I, 3 dans VICIER
Vivent les grands esprits pour former les grands coeurs !, Métrom. v, 2 dans VIVRE
On ne voit guère Les hommes en ce siècle accueillir la misère, Métrom. v, 4 dans VOIR
Ils [les devanciers] ont dit, il est vrai, presque tout ce qu'on pense, Leurs écrits sont des vols qu'ils nous ont faits d'avance, Métrom. III, 7 dans VOL
Ci-gît maître Jobelin, Suppôt du pays latin.... Endoctriné de tout point Sur la virgule, le point, L'u voyelle et l'u consonne, Épitaphe d'un grammairien. dans VOYELLE