Gui PATIN (1601 - 1672)

Citations

Ung homme par maulvais gouvernement se peult abestir, p. 773 dans ABÊTIR
Elle l'a trop affriandé [en parlant d'un enfant], p. 483 dans AFFRIANDER
M. Merlet dit que ce sont les antimoniaux de notre faculté [faculté de médecine] qui en ont payé l'impression [d'un pamphlet pour faire dépit à M. Riolan et à moi-même], Lett. t. II, p. 137 dans ANTIMONIAL, ALE
Sa femme dansait et ballait et ne se donnait nul soin de son ménage, Lett. 662 dans BALLER
On dit que la Mancini, femme du duc de Mercoeur et nièce de Mazarin, est ici quelque part cachée dans un monastère ; et le petit Mancini, son frère, chez le comte de Harcourt ; s'il est vrai, il faut avouer que ces petits bilboquets de la fortune sont bien malheureux, Lettres, p. 595 dans BILBOQUET
On n'emprisonne point ici seulement les hommes, mais les femmes aussi ; la reine en a envoyé plusieurs carrossées dans la Bastille, Lett. t. II, p. 124 dans CARROSSÉE
Que c'était un remède spécifique qui lui coûtait beaucoup, qu'un certain prieur lui en avait donné deux mille livres, et autres belles cassades, Lettres, t. II, p. 327 dans CASSADE
Nous avons ici un de nos magistrats bien malade, qui est M. Fouquet ; oh ! la belle chape-chute, si cette âme moutonnière se laissait mourir !, dans le Dict. de DOCHEZ dans CHAPE-CHUTE
On parle ici de la mort du pape ; si elle arrive, ce sera une bonne chape-chute pour son successeur, qui n'en sera point marri, Lettres, t. II, p. 591 dans CHAPE-CHUTE
La pauvreté est un méchant diable qui ne se chasse que malaisément, Lett. t. II, p. 191 dans CHASSER
Je lui avais prêté six médailles qu'il avait fait contre-tirer, Lett. t. II, p. 212 dans CONTRE-TIRER
Cela se dit à crédit et sans démonstration, Lettres, 727 dans CRÉDIT
Attraper pensions et bénéfices pour vivre à l'ombre d'un crucifix, sans rien faire, Lett. t. II, p. 194 dans CRUCIFIX
On croit qu'il [Mazarin] ne fait cela que par la peur qu'il a d'être décardinalisé du pape et même excommunié, Lettres, t. II, p. 385 dans DÉCARDINALISER
Il fut démarié d'avec cette première femme, et en épousa une autre...., Lettres, t. II, p. 419 dans DÉMARIER
Sa mère m'a autrefois dit pis que pendre de lui, en dépit qu'il traitait si mal sa jeune femme, Lettres, t. II, p. 291 dans DÉPIT
Mettre une chaire à la dispute [la mettre au concours], Lett. DCCXCII dans DISPUTE
Nous n'avons qu'un doyen ; c'est celui qui s'élit tous les deux ans, le premier samedi après la Toussaint, Lett. t. II, p. 565 dans ÉLIRE
Tandis que les médecins s'entre-contredisent, les malades meurent, Lettres, t. II, p. 273 dans ENTRE-CONTREDIRE (S')
S'il fût ici demeuré jusqu'à la fin de nos leçons, il eût pu y apprendre quelque chose de bon, qu'il ne trouvera pas à Londres ; tous ces étrangers aiment trop à escarpiner et battre la semelle, Lett. t. II, p. 401 dans ESCARPINER
Gravelines a reçu un horrible esclandre du feu qui a pris aux poudres ; plus de la moitié de la ville a été renversée, Lett. t. II, p. 139 dans ESCLANDRE
Enfin le procès s'est étouffé petit à petit, Lettres, t. II, p. 292 dans ÉTOUFFER
Qu'il [un médecin qui plaidait contre les médecins de Lyon] aurait bonne grâce d'entrer dans votre collége avec la bienveillance de tous ses confrères, plutôt que par la fenêtre, à quoi il ne gagnerait que leur indignation particulière et la haine publique, Lett. t. II, p. 343 dans FENÊTRE
Van der Linden était un bon homme et riche, mais qui était féru de la chimie et de la pierre philosophale, Lettre 704 dans FÉRU, UE
L'évêque d'Oléron est mort ; voilà frairie pour celui qui tire profit de telles collations, Lettres, t. II, p. 377 dans FRAIRIE
Il y avait ici un tel désordre sur les habits des jeunes gens et des courtisans en ce qu'ils appellent des galons, qui sont des passements sur les côtés des chausses, que le roi l'a trouvé même fort indécent et les a défendus, Lettres, t. II, p. 250 dans GALON
Nouvelles sont venues de Rome que le signor Pietro Mazarini, père du cardinal, y est mort âgé de quatre-vingt-trois ans ; si son fils doit autant vivre, il a beau de faire gambades, Lett. t. II, p. 135 dans GAMBADE
C'est un affineur de Lyon, fort débauché, qui emmena d'ici Lyon quand et soi une belle garce qui lui a bien mangé du bien, Lettres, t. II, p. 467 dans GARCE
Il [Guinaut] leur avait fait espérer [aux apothicaires] qu'il les rétablirait dans les familles, d'où le Médecin charitable et les pédants, les maîtres des arts et gâte-métiers les avaient chassés ; voilà comment cet homme appelle de fort honnêtes gens, Lettres, t. II, p. 476 dans GÂTE-MÉTIER
Nous avons ici un Bodineau qui dit sans rougir qu'il faut faire ses affaires à quelque prix que ce soit, que gens de bien n'ont pas de chausses, Lettres, t. II, p. 337 dans GENS
C'est un prêtre qui vit en goinfre, fort déréglé et fort dissolu, Lett. t. II, p. 179 dans GOINFRE
....Qu'il y avait entre nous et la Suède quelque grabuge ; mais que, si ce grabuge ne s'accordait pas...., Lett. t. II, p. 87 dans GRABUGE
Il était savant et honnête homme ; on m'a consulté deux fois sur sa maladie ; c'est une fièvre quarte qui l'a grésillé, Lett. t. II, p. 161 dans GRÉSILLER
Il y a grande apparence que personne n'est excommunié [de monitoires], vu que tous tant que nous sommes il n'y en pas un qui ne blanchisse ou ne grisonne, et on dit que, quand un homme est excommunié, il devient plus noir que poivre, Lett. t. II, p. 192 dans GRISONNER
Le monde n'est plus grue et ne se mouche plus sur la manche, Lett. t. II, p. 186 dans GRUE
Il dit à ses amis que je ne suis pas seulement son médecin guérisseur, mais aussi son philosophe et son docteur, et tout cela me fait honneur, Lett. t. II, p. 570 dans GUÉRISSEUR
On a fait un hôpital général, où l'on a renfermé tout ce que l'on a pu attraper de ces pauvres gueusant au bout des deux faubourgs de Saint-Marceau et de Saint-Victor, Lettres, t. II, p. 325 dans GUEUSER
Chartier [l'éditeur d'Hippocrate et de Galien] est plus gueux qu'un pauvre peintre, dix mille écus ne payeront pas ses dettes, Lett. t. II, p. 85 dans GUEUX, EUSE
C'est [Boot, médecin anglais] un homme hagard, superbe et presque insupportable, qui se pique de grande science de chimie, de philosophie nouvelle non péripatétique et de politique, Lett. t. II, p. 30 dans HAGARD, ARDE
Les propriétés spécifiques du hareng contre la goutte sont des brides à veaux et des illusions d'empiriques, Lett. t. II, p. 162 dans HARENG
Le premier [Sarrazin, médecin], qui est un hémophobe recuit, Lett. t. II, p. 179 dans HÉMATOPHOBE
L'hématophobie est une dangereuse hérésie, et laquelle laisse bien mourir du monde qui en pourrait échapper, Lett. t. II, p. 309 dans HÉMATOPHOBIE
Voilà un exemple qui vous fait connaître que nous [les docteurs en médecine] sommes ici en bonne posture pour les préséances, et il n'y a aucun marchand qui ne nous cède honorifiquement, Lettres, t. II, p. 540 dans HONORIFIQUEMENT
Après tout, son français [de Balzac], combien que trop hyperbolique, est encore meilleur et plus agréable que son latin, Lett. t. II, p. 25 dans HYPERBOLIQUE
Les ignaciens sont les janissaires du pape, Lett. t. II, p. 231 dans IGNACIEN
Les jeunes seigneurs le vont entendre [un professeur du Collége de France], et quantité d'autres honnêtes gens qui illustrent fort son auditoire, Lett. t. II, p. 83 dans ILLUSTRER
M. Bourdelot est toujours en son abbaye de Macé en Berry, où il plaide fort contre ses moines et les moines contre lui ; il a eu peur de l'imposition des mains...., Lett. II, p. 191 dans IMPOSITION
Cet homme à petit collet et grand ami des jésuites [Fouquet] possède deux charges qui sont incompatibles, Lett. t. II, p. 157 dans INCOMPATIBLE
Heureux qui n'est point attaché à cet écueil [la cour], infâme de tant de naufrages !, Lettres, t. II, p. 421 dans INFÂME
Tout deviendra insupportablement si cher à Paris, qu'il n'y aura plus de moyen d'y demeurer, Lett. t. II, p. 110 dans INSUPPORTABLEMENT
Mazarin tient fort le parti de M. d'Épernon, en intention que le duc de la Valette, son fils, épousera une des Mazarinettes, Lett. t. II, p. 16 dans INTENTION
On dit que le cardinal Mazarin ne craint rien, et qu'il meurt intrépide, comme disent les Italiens, Lett. t. III, p. 328 dans INTRÉPIDE
Il invective et se déclare en quelques endroits contre les médecins de Montpellier, Lett. t. II, p. 333 dans INVECTIVER
Nos apothicaires me font pitié, quoique je ne les aime point et qu'ils me haïssent ; ils sont si morfondus que janvier à deux bonnets ne l'est pas davantage, Lettres, t. II, p. 507 dans JANVIER
C'est un bon petit homme, maigre, pâle et jaunâtre, Lett. t. II, p. 170 dans JAUNÂTRE
Il y a longtemps que je n'ai vu le jeune Sanche : c'est un jeune homme affamé de gagner et bien juif, à mon gré, Lett. t. II, p. 186 dans JUIF, IVE
Le roi a fait commandement à l'abbé Bois-Robert de sortir de Paris pour divers jurements qu'il avait proférés du nom de Dieu, après avoir perdu son argent contre les nièces de son Éminence [Mazarin], Lett. t. II, p. 179 dans JUREMENT
Actuellement nous ne voyons ici aucuns ladres ; autrefois il y avait un hôpital dédié pour les recevoir au faubourg de Saint-Denis, Lett. t. II, p. 177 dans LADRE
M. Arnauld [le célèbre Arnauld] est un petit homme noir et laid, né à Paris, fils d'un savant avocat qui a autrefois plaidé vigoureusement contre les jésuites, Lettres, t. II, p. 237 dans LAID, AIDE
Hier au soir, au bout du Pont-Neuf, fut arrêté prisonnier un moine augustin, qui filoutait et tirait la laine, Lett. t. II, p. 147 dans LAINE
Voilà les finances en bonne main ! mais ce n'est plus que la coutume : au plus larron la bourse, Lett. t. II, p. 21 dans LARRON, ONNESSE
Les filles d'honneur de la reine, lesquelles lui ont dit que, quand M. le duc d'Anjou [le frère de Louis XIV] les rencontrait, il voulait leur lever la cotte et usait envers elles de termes étranges et lascifs, Lettres, t. II, p. 321 dans LASCIF, IVE
Êtes-vous bien assuré que Quinte-Curce ait vécu sous Tibère ? il y en a qui prétendent que c'est sous Auguste, poussés à cela par sa belle latinité, Lettres, t. II, p. 558 dans LATINITÉ
Ils [les paysans révoltés de la Sologne] demandent deux choses, savoir qu'on leur rabatte quelque chose de la taille, et que les liards aient un cours libre dans les payements qu'ils auront à faire, Lettres, t. II, p. 398 dans LIARD
Ruffin, jadis chirurgien de la Charité, le premier lithotomiste de Paris, Lettres, t. II, p. 266 dans LITHOTOMISTE
Je vous réitère la prière de me faire avoir un Calvinus de M. Morus ; ce n'est qu'un livret de pareille grosseur à celui qu'il a fait de Pace, Lett. t. II, p. 13 dans LIVRET
Peut-être tous trois [Naudé, Gassendi et Gui Patin], guéris du loup-garou, et délivrés du mal des scrupules, nous irons jusque fort près du sanctuaire [dans nos conversations intimes], Lett. t. II, p. 508 dans LOUP-GAROU
Il y aura là-dedans [une géographie universelle publiée par un jésuite] quantité de relations loyolitiques de ces pères qui errent par le monde ; mais je pense qu'il y aura bien aussi des menteries, Lett. t. II, p. 251 dans LOYOLITIQUE
Il y a encore quelques autres qui courent après cette réputation lucrative [de chirurgien qui fait l'opération de la taille], Lettres, t. II, p. 266 dans LUCRATIF, IVE
Pourvu qu'il [le duc d'Orléans] se garde des embûches et des fausses promesses du Mazarin, qui a une magie particulière à tromper et à étourdir les princes, Lett. t. II, p. 19 dans MAGIE
La force de la male tache du péché originel, Lett. t. II, p. 556 dans MAL, ALE
Le roi a envoyé dix compagnies du régiment des gardes à Angers, pour y vivre à discrétion, à cause de quelque maltôte que l'on y a voulu imposer, et qu'ils n'ont pas voulu souffrir, Lettres, t. II, p. 262 dans MALTÔTE
Le Mazarin n'est pas à son aise ni en assurance ; il a mangé la France, les Français le mangeront, Lettres, t. II, p. 526 dans MANGER
Les partisans et autres mangeurs du peuple, Lettres, t. II, p. 404 dans MANGEUR, EUSE
Ils [les jésuites] sont bien à la cour, où ils servent d'espions et de maquereaux politiques, Lettres, t. II, p. 253 dans MAQUEREAU, ELLE
Le cardinal Antoine sera archevêque de Reims, et M. de Nemours, quittant cet archevêché, épousera la fille de M. de Longueville ; ainsi tout se prend, tout se vend ou se maquignonne, Lettres, t. II, p. 232 dans MAQUIGNONNER
Les médecins y purgent [en Hollande] d'ordinaire avec des pilules et des poudres chimiques, avec l'antimoine et le vin émétique, dont ils sont fort mauvais marchands, Lett. t. III, p. 716 dans MARCHAND, ANDE
Le martyrologe de ceux que l'antimoine a écrasés, comme le Jupiter mactator des anciens, Lett. t. II, p. 278 dans MARTYROLOGE
On a fait mettre en prison un mathématicien qui s'est avisé de prédire que, le mois prochain, il y aura un grand changement dans la fortune du Mazarin, Lett. t. II, p. 181 dans MATHÉMATICIEN
La cherté de leurs drogues [des apothicaires] les a fait haïr dans les familles, où les médecins ont introduit une domestique et familière médecine, dont le peuple est fort soulagé, Lett. t. II, p. 196 dans MÉDECINE
Pline servira bien à mon dessein ; les écrits de ce personnage sont une grande mer dans laquelle il fait bon pêcher, Lett. t. II, p. 554 dans MER
Ce chétif écrivain qui n'aura pas manqué d'écrire mercenairement et de prostituer sa plume...., Lett. t. II, p. 331 dans MERCENAIREMENT
J'ai vu aujourd'hui le roi [le jeune Louis XIV] qui s'en allait à la chasse ; c'est un beau prince, fort et robuste ; c'est dommage qu'il ne sait pas son métier.., Lett. t. II, p. 386 dans MÉTIER
Je tiens pour certain qu'il pourrait plus gagner à Paris qu'il ne fera en Italie, où il y a meilleure mine que bon jeu et même peu d'estime pour les gens de lettres, Lett. t. II, p. 333, dans POUGENS dans MINE
De toutes ces plaintes féminines, je n'en fais ni mise ni compte, Lettres, t. IV, p. 162, dans POUGENS dans MISE
Les chevaliers de Malte... cadets de bonne maison qui ne veulent rien savoir, rien valoir, mais qui voudraient bien tout avoir ; au reste, gens de bien et d'honneur, moines d'épée..., Lett. t. II, p. 425 dans MOINE
Nous sommes ici tous obsédés de moines et moineaux de tout plumage, Nouv. lett. t. I, p. 50, dans POUGENS dans MOINEAU
Naudé ayant l'esprit tout plein de considérations sur la vie des princes, sur le gouvernement du monde et sur la moinerie aujourd'hui dans l'Europe, Lett. t. II, p. 478 dans MOINERIE
M. Sauval travaille à nous faire une histoire de la ville de Paris ; vous savez que cet abrégé du monde est divisé en ville, cité et université, Lett. t. II, p. 223 dans MONDE
Hier fut ici pendue une femme pour avoir exposé de la fausse monnaie, et celui qui la faisait a eu sa grâce ; il y a de l'apparence que c'est qu'il avait de bonne monnaie, outre la fausse qu'il faisait, Lett. t. II, p. 204 dans MONNAIE
Depuis la guerre on ne fait rien ici de nouveau ; les libraires sont trop morfondus, et depuis quatre mois les presses n'ont roulé que sur des paperasses mazarines, Lett. t. II, p. 516 dans MORFONDU, UE
Tous nos marchands sont ici merveilleusement morfondus de cette guerre trop longue, ib. p. 552 dans MORFONDU, UE
De sorte que le roi ne doit du tout rien de sa santé à ce remède mortifère [l'émétique], Lettres, t. II, p. 416 dans MORTIFÈRE
Ne voilà pas une belle description de nos maîtres mouches et passefins [les jésuites] ?, Lett. t. II, p. 214 dans MOUCHE
Les femmes de la halle, qui sont les muettes de Paris, mais qui ne laissent pas de babiller plus que le reste du monde, Lettres, t. II, p. 601 dans MUET, ETTE
L'amour-propre fait bien des Narcisses, et, quoique ce beau garçon des poëtes n'ait jamais été marié, la race n'en est pas éteinte, Lettres, t. II, p. 556 dans NARCISSE
Pour empêcher ce tumulte qui peut, comme une boule de neige, s'accroître merveilleusement, Nouv. lett. t. II, p. 377, dans POUGENS dans NEIGE
Il n'y a point de meilleur remède pour les douleurs néphrétiques que de boire de l'eau froide et de se faire saigner, Lett. dans RICHELET dans NÉPHRÉTIQUE
Ceux qui vont trop vite sont sujets à se casser le nez, Lett t. II, p. 294, dans POUGENS dans NEZ
Il y en a trois ou quatre douzaines [d'apothicaires] qui ressemblent bien mieux à des gens qui vont donner du nez en terre faute d'emploi qu'à de bons marchands, Nouv. lett. t. I, p. 111, dans POUGENS dans NEZ
En sortant du palais, je l'abordai en lui disant : M. Renaudot, vous pouvez vous consoler, car vous avez gagné en perdant. Comment donc ? me répondit-il. C'est, lui dis-je, que vous étiez camus lorsque vous êtes entré ici, et que vous en sortez avec un pied de nez, Lett. t. II, p. 42 dans NEZ
Les jésuites de Compiègne qui ne se sont nichés là que depuis un an, Nouv. lett. t. II, p. 198, dans POUGENS dans NICHER
C'était [Voiture] un Parisien, homme d'esprit et de bonnes lettres, qui était officier de M. le duc d'Orléans, Lettres, t. II, p. 559 dans OFFICIER
Il y a trop de larrons et de vauriens, et trop de gens oiseux qui ne cherchent qu'à faire bonne chère et à être braves aux dépens d'autrui, Lett. t. III, p. 225, dans POUGENS dans OISEUX, EUSE
Ces opérateurs d'iniquités [les jésuites] sont plus dangereux que n'étaient autrefois, du temps du Messie, les scribes et les pharisiens, Lettres, t. II, p. 440 dans OPÉRATEUR, TRICE
Employé jusqu'aux oreilles en procès et en chicane, qui est un métier qu'il aime fort, Lett. t. II, p. 1 dans OREILLE
Il est asthmatique, orthopnoïque, il a des étouffements la nuit, Lettres, t. II, p. 457 dans ORTHOPNOÏQUE
Hier à la croix du Trahoir fut rompu, avec toutes les solennités requises, un corps d'osier à la place du vrai corps qui est mort dans le fort l'Évêque où il était prisonnier, Lett. t. II, p. 199 dans OSIER
Pour la dispense du pape, j'en suis bien guéri, aussi bien que de toutes les autres fanfreluches romaines et papalines, Lett. t. II, p. 41 dans PAPALIN
Le bonhomme M. Benoît m'a autrefois dit que, l'an 1654, la papimanie mourrait en France, que nous deviendrions alors tous réformés...., Lett. t. II, p. 120 dans PAPIMANIE
....Des Mazarins l'insolente bravade Qui font voir d'Emery [surintendant des finances] en son lit de parade, Lui qu'on ne devait voir qu'en parade au gibet, t. II, p. 19 dans PARADE
On ne sait ce qui en arrivera [du sermon hardi d'un moine] ; tout au pis aller, un moine n'a rien à perdre ; il n'y a pas plus loin en paradis de la Bastille que de son couvent, Lett. t. II, p. 388 dans PARADIS
Et comme elle recommençait à faire parler d'elle...., Nouv. lett. t. I, p. 331, dans POUGENS dans PARLER
Il y a ici du bruit pour la nouvelle monnaie que l'on veut faire et que le parlement veut empêcher ; c'est qu'il y a des partisans qui offrent bien de l'argent pour en avoir le parti, Lett. t. II, p. 149 dans PARTI
Les deux massacreurs et voleurs ont tout avoué, et auraient déjà passé le pas, n'était que...., Nouv. lett. t. I, p. 119, dans POUGENS dans PAS
Ces maîtres passe-fins [les jésuites], Lett. t. II, p. 145 dans PASSE-FIN
On publie à son de trompe et cri public par les carrefours de Paris l'ordonnance du roi contre les passements d'or et d'argent, les dentelles, les points de Gêne, de Venise et de Raguse, les carrosses dorés et autres superfluités, Lettr. t. II, p. 257 dans PASSEMENT
Ils ont ici, depuis peu, tant pateliné et flatté le Mazarin, Lett. t. I, p. 81, dans POUGENS dans PATELINER
Le roi a été au palais, où il a fait vérifier quantité d'édits de divers offices ; M. Bignon y a harangué devant le roi très pathétiquement ; et nonobstant tout a passé, Lett. t. II, p. 158 dans PATHÉTIQUEMENT
La méthode de la saignée, la paucité des remèdes, Lettres, t. II, p. 256 dans PAUCITÉ
Il [un médecin] s'est vanté qu'il ne voulait point faire de visite qu'on ne lui avançât une demi-pistole, et voulait être payé avant le coup, comme les bourreaux, Lettres, t. II, p. 331 dans PAYER
Lui ont donné trois fois le vin émétique, et l'ont envoyé au pays d'où personne ne revient, Lett. t. III, p. 2, dans POUGENS dans PAYS
Cette pauvre princesse pèlerine [Christine, reine de Suède] a fait son abjuration à Inspruck, où elle a embrassé la religion catholique, Lettres, t. II, p. 231 dans PÈLERIN, INE
Je crois avoir juste raison d'appréhender pour lui [Riolan], d'autant que je le vois dans un grand penchant de ses forces, Lett. t. I, p. 164 dans PENCHANT
Les pensions que l'on donne en France ne valent jamais rien qu'un an ou deux, d'autant qu'elles ne sont point assurées, Lett. t. II, p. 15 dans PENSION
C'est M. Gaffarel, grand pérégrinateur, qui, étant par ci-devant en Italie...., Lettres, t. II, p. 465 dans PÉRÉGRINATEUR
Le vin est très fort et très bon cette année ; les grandes chaleurs l'ont extrêmement perfectionné ; mais elles en ont de beaucoup diminué la quantité, Lettres, t. II, p. 598 dans PERFECTIONNER
Il y a ici une perturbation critique dans l'État ; la reine et messieurs nos princes sont fort aheurtés l'un contre l'autre, Lett. t. II, p. 70 dans PERTURBATION
M. Musnier, de Gênes, m'a écrit que la peste a été si grande à Naples, qu'il y est mort, outre une infinité de monde, quarante-quatre médecins, Lettres, t. II, p. 250 dans PESTE
Faites-moi la faveur de m'indiquer quelque auteur pharmacien qui les ait décrites [les pilules de Francfort], Lett. t. II, p. 191 dans PHARMACIEN
J'ai vu ce matin le roi, la reine et M. le duc d'Anjou à Saint-Germain votre paroisse ; il y avait grande piaffe d'officiers du Louvre, Lett. t. II, p. 163 dans PIAFFE
Nous avons ici notre maître Guénaut fort malade d'une rétention d'urine, qui ne lui est venue que d'avoir fait la débauche et d'avoir bu du vin d'Espagne qui lui a picoté la vessie, Lettres, t. II, p. 344 dans PICOTER
Je ne saurais me mettre en état d'appréhender ses pinçades pour notre faculté [de médecine], Nouv. lett. t. I, p. 92, dans POUGENS dans PINÇADE
Rivière aime mieux aller piper quelques pistoles en Dauphiné, Lett. t. I, p. 239, dans POUGENS dans PIPER
Filou qui trompe au jeu, en substituant de fausses cartes ou de faux dés en la place des bons Menteur effroyable, joueur et pipeur, Nouv. lett. t. I, p. 274, dans POUGENS dans PIPEUR
Il est fort piqué au jeu, et ne peut entendre aucune remontrance, Nouv. lettr. t. II, p. 88, dans POUGENS dans PIQUÉ, ÉE
Il avait étudié en médecine, s'était fait passer docteur à Montpellier, et avait ici planté son piquet, Lettres, t. II, p. 393 dans PIQUET
Portolongone qu'ils [les princes d'Italie] pourront bien se résoudre d'assiéger à communs frais pour empêcher nos conquêtes piratiques, Lett. t. II, p. 17 dans PIRATIQUE
Il y suit particulièrement la piste et les opinions de Fernel, Nouv. lett. t. I, p. 49, dans POUGENS dans PISTE
On ne parle plus ici de la Pologne que fort piteusement ; on dit que tout y est perdu, Lett. t. II, p. 217 dans PITEUSEMENT
Ce n'est que du babil de moine qui donne du plat de la langue, Nouv. lett. t. I, p. 198, dans POUGENS dans PLAT, ATE
Voyant qu'il est tout plat déchu de ses prétentions, Nouv. lett. t. I, p. 66, dans POUGENS dans PLAT, ATE
On a défendu aux huguenots de le recevoir ; ils tâcheront de ne pas perdre un prosélyte de ce plumage, Lett. t. I, p. 383, dans POUGENS dans PLUMAGE
Le poignardeur de la reine de Suède s'appelle Sentinelli [celui qui poignarda Monaldeschi], Lettres, t. II, p. 375 dans POIGNARDEUR
M. Sarrazin [médecin] en a fait bien d'autres en ce pays ; Paris est trop mal policé ; le désordre vient du même endroit d'où nous devrions avoir le remède, Lett. t. II, p. 179 dans POLICÉ, ÉE
La reine de Suède a été pompeusement reçue à Rome par le pape et les cardinaux, Lett. t. II, p. 149 dans POMPEUSEMENT
Du vin d'Espagne, du rossolis et du populo, Lettres, t. II, p. 425 dans POPULO
La fortune entre dans cette maison de Fouquet par la porte et les fenêtres, Lettr. t. II, p. 428 dans PORTE
Ce sont [les cardinaux] des potirons à qui la tête rougit en une nuit, par une influence secrète de ce Jupiter qui préside aux sept montagnes de l'Apocalypse, Lett. t. II, p. 312 dans POTIRON
Quand il [Mazarin] mourrait, il ne manquerait point de successeurs qui seraient des poux maigres qui voudraient se rengraisser de la substance des pauvres et des riches, Lett. t. II, p. 404 dans POU
J'étais un de ces trois examinateurs.... le charlatan me fit tâter le pouls, et me fit offrir de l'argent pour me gagner, Lett. t. v, p. 62 dans POUGENS dans POULS
Il ne sera pas bien à Lyon, de peur d'un pourpoint de pierre de taille en Pierre-Ancise, Lettres, t. II, p. 495 dans POURPOINT
Le sieur Isaac Perreyre, auteur du livre des Préadamites, est prisonnier dans le château d'Anvers, et il sera bientôt jugé par l'inquisition espagnole comme un dangereux hérétique, Lettres, t. II, p. 252 dans PRÉADAMITE
Il avait présidé en 1597 à feu M. Nicolas Piètre, Lett. t. II, p. 31 dans PRESIDER
Il y avait tant de peuple qu'il y a eu plusieurs hommes tués et blessés : à la presse vont les fous, Lett. t. III, p. 155, dans POUGENS dans PRESSE
Il [un partisan du prince de Condé] a été jugé prévôtalement par ordre de la cour, Lett. t. II, p. 345 dans PRÉVÔTALEMENT
Elle [la veuve de J. Chartier] sera bientôt obligée d'en faire meilleur marché [de la bibliothèque de son mari], ou autrement les créanciers feront tout vendre à non-prix, Lett. t. II, p. 171 dans PRIX
On vend toujours ici la bibliothèque de ce rouge tyran [Mazarin] ; seize mille volumes en sont déjà sortis ; il n'en reste plus que vingt-quatre mille ; tout Paris y va comme à la procession, dans le Dict. de DOCHEZ. dans PROCESSION
Nous commençons à porter les in-quarto [dans le déménagement d'une bibliothèque], auxquels succéderont les in-octavo, et ainsi de suite jusqu'à la fin de la procession, qui durera encore un mois, Lett. t. II, p. 67 dans PROCESSION
Lorsque l'amiral de Châtillon fut tué cruellement et proditoirement, le 24 août, fête de la Saint-Barthélemy, Lett. t. II, p. 353 dans PRODITOIREMENT
Les scribes et les pharisiens, qui ne valaient rien et qui n'ont jamais été que les prodromes de ceux-ci [les jésuites], Lettres, t. II, p. 440 dans PRODROME
M. Vautier qui n'a jamais fait de bien à personne, pas même à ses propres, Lett. t. II, p. 603 dans PROPRE
Les scribes et les pharisiens qui n'ont jamais été que les prototypes de ceux-ci [les jésuites], Lett. t. II, p. 440 dans PROTOTYPE
Les petits intérêts du Mazarin, qui veut gagner peu ou prou, Nouv. lett. t. I, p. 340, dans POUGENS dans PROU
Si les catholiques d'Augsbourg ont la puce à l'oreille contre les luthériens, Nouv. Lett. t. I, p. 140, dans POUGENS dans PUCE
Mme la duchesse d'Orléans est accouchée d'un fils qui se nommera M. le Prince sans queue, Nouv. lett. t. I, p. 339, dans POUGENS dans QUEUE
Valot y est bien empêché, car il tient la queue de la poêle, Lett. t. II, p. 108, dans POUGENS dans QUEUE
Ils ont fait un feu de réjouissance au bout du Pont-Neuf, où le nouveau saint était représenté comme un faquin de quintaine, Lett. 478 dans QUINTAINE
M. de Baillou a fort parlé, en ses Epidémies, d'une certaine toux à laquelle sont sujets les petits enfants, que les Parisiens appelent une quinte, quod quinta quaque hora fere videatur recurrere, Lett. à Spon, 18 janv. 1644 dans QUINTE
Les loyolites, voyant que ce miracle [opéré à Port-Royal] leur faisait ombre, ont écrit pour s'y opposer un Rabat-joie du miracle nouveau de Port-Royal, Lett. t. II, p. 260 dans RABAT-JOIE
Le mari et la femme qui ne purent être pendus à la porte de Paris vendredi dernier pour le tumulte que les laquais y excitèrent, furent hier, en plein midi, au même lieu, pendus et étranglés, pour montrer à cette racaille de laquais qu'on ne les craignait point, Lett. t. II, p. 93 dans RACAILLE
Grand charlatan raquedenare, Lettres, t. II, p. 259 dans RACLE-DENIER
Ils sont tellement accoutumés en Italie à la cabale des moines, qu'à peine peuvent-ils rien faire ou entreprendre sans le ministère de quelque tête rase, Lett. t. II, p. 200 dans RAS, RASE
Toutes ces belles espérances ont été rasées par une dyssenterie, Nouv. lett. t. I, p. 169, dans POUGENS dans RASER
Tous ces réaggraves qui ont été jetés et publiés dans toutes les paroisses de Paris, Lett. t. II, p. 186 dans RÉAGGRAVE
Reblandir et reflatter, Lett. t. II, p. 36 dans REBLANDIR
Dès qu'il [un voleur] a été arrêté, il a promis de tout confesser, et même a nommé son receleur, Lett. t. II, p. 324 dans RECELEUR, EUSE
À la Bastille ont été mis certains Anglais qui médisaient atrocement de Cromwell, et qui n'y sont qu'à sa recommandation, car c'est lui qui a prié pour les y faire mettre, Lettres, t. II, p. 302 dans RECOMMANDATION
M. Guillemeau a été un courtisan recuit et rusé, Lettres, t. II, p. 256 dans RECUIT, UITE
Les députés de Bordeaux ont ici parlé bien haut à M. le duc d'Orléans, qui s'en est mis en colère, et deux heures après il les a renvoyé reblandir et reflatter par M. Letellier, secrétaire d'État, Lett. t. II, p. 36 dans REFLATTER
Il [le doyen de la faculté de médecine] garde nos registres, qui sont de plus de cinq cents ans, Lettres, t. II, p. 365 dans REGISTRE
La Grève est si pleine d'eau, que l'on n'en approche que par bateau ; toutes les rues prochaines en regorgent, Lett. t. II, p. 378 dans REGORGER
Passer en Normandie et se déclarer pour les gentilshommes normands à qui on voulait regratter quelque chose sur leur prétendue noblesse, Lett. t. II, p. 413 dans REGRATTER
Ils étaient six-vingts à table ; ils furent traités à la religieuse, chacun à part ; ils eurent chacun quinze plats, Lett. t. II, p. 604 dans RELIGIEUX, EUSE
La reine a envoyé par les religions pour faire prier Dieu, afin qu'il plût à sa sainte bonté de détourner le roi d'un dessein qu'il a [épouser une des nièces de Mazarin], Lett. t. II, p. 183 dans RELIGION
Hier moururent ici deux hommes fort remarquables en leur sorte...., Lett. t. II, p. 182 dans REMARQUABLE
Employer de nouveau, Un médecin de Blois nommé Papin [le père de l'illustre Papin] qui vint demeurer ici où il prétendait être remployé sous les auspices de Valot, Lett. t. II, p. 188 dans REMPLOYER
Les partisans tâchent de se rétablir dans les fermes du roi, et promettent merveilles en bien, si on leur donne de quoi se remplumer un peu, Lett. t. II, p. 589 dans REMPLUMER
C'est chose résolue au conseil que l'on enverra un ambassadeur en Angleterre, qui reconnaîtra la république de M. Olivier Cromwell, Lett. t. II, p. 116 dans RÉPUBLIQUE
On parle de le repurger, et peu après ils aviseront de lui faire prendre du lait d'ânesse, Lett. t. II, p. 456 dans REPURGER
Ainsi voilà M. de Maisons, jadis en disgrâce, tout rétabli, Lett. t. II, p. 244 dans RÉTABLI, IE
Je ne sais si ce commandement s'effectuera, et s'il n'y aura pas quelque retentum, quelque secret caché, Lett. nouv. t. I, p. 307, dans POUGENS dans RETENTUM
Des requêtes explicatives ou rétractives qui ont été envoyées en Sorbonne [par les jésuites], Lett. t. II, p. 397 dans RÉTRACTIF, IVE
Les chirurgiens de Saint-Côme, autrement dits de longue robe, Lett. t. II, p. 196 dans ROBE
M. de Sorbières veut voir Rome et le nouveau pape ; c'est pour vous montrer qu'il a bien changé de poil et qu'il n'est pas bon huguenot ; aussi n'est-il guère bon romaniste, puisque tout ce changement se fait pour une pension, Lett. t. II, p. 165 dans ROMANISTE
On ne fait ici que pendre et rompre, Lett. t. II, p. 180 dans ROMPRE
Cinq-Mars n'y joua pas bien son rôle [auprès de Louis XIII], et voulut tromper son maître [Richelieu] qui l'avait mis là ; aussi en devint-il mauvais marchand, et en eut le collet rouge à Lyon, l'an 1642, Lett. t. II, p. 363 dans ROUGE
Il [Mazarin] est enflé, bouffi, exténué, décoloré ; bref il n'est plus tantôt ce Mazarin si rougeaud, et qui était si bel homme, Lettr. t. V, p. 200, dans POUGENS dans ROUGEAUD, AUDE
Les Suisses demandent de l'argent.... sinon, ils s'en veulent aller, et même ont demandé route qu'on leur a accordée et promise, Lett. t. II, p. 18 dans ROUTE
Beaucoup de pauvres ouvriers faiseurs de rubans se plaignent fort de cet édit [qui défendait des passements d'or, etc.], Lettres, t. II, p. 257 dans RUBAN
Il [Cl. Tardy] est à la veille de courir les rues, de folie et de présomption, ou d'être enfermé dans les Petites Maisons, Lett. t. II, p. 175 dans RUE
Il vint à Paris autrefois avec des sabots, Nouv. lett. t. II, p. 342, dans POUGENS dans SABOT
Notre bon M. Baralis a été saigné onze fois depuis six jours, cela a empêché la suffocation... une fièvre continue, quatre-vingts ans sont tous signes qui m'en laissent un soupçon fort funeste, Lett. 27 mai 1659 dans SAIGNER
Le cardinal de Richelieu est étrangement sanglé dans ce petit livre, Nouv. lett. t. I, p. 32, dans POUGENS dans SANGLER
Je vous promets que je m'en acquitterai à cause de vous, et que j'y sanglerai les hémophobes, Lett. t. II, p. 362 dans SANGLER
Guénaut.... charlatan déterminé à tout, pourvu qu'il y ait des écus blancs à mettre dans son saquet, Lettres, t. II, p. 312 dans SAQUET
Un certain misérable serpent, nommé Magdelain, qui se dit médecin de Montpellier, c'est la sauce sans laquelle le poisson ne se mangerait pas...., Lett. t. II, p. 424 dans SAUCE
Exilé et banni de ce pays pour avoir été convaincu de crime de faux sceaux, dont il pensa être pendu, Lett. t. II, p. 531 dans SCEAU
Quelques autres qui n'y entendent rien [à la médecine] que de la charlatanerie, des secrets et de la fourberie, Lett. t. II, p. 201 dans SECRET
S'il fût ici demeuré jusqu'à la fin de mes leçons, il eût pu y apprendre quelque chose de bon, qu'il ne trouvera pas à Londres ; tous ces étrangers aiment trop à battre la semelle, Lettres, t. II, p. 401 dans SEMELLE
M. de Laffemas, maître des requêtes, âgé de soixante-seize ans, et doyen de tous les semestres, Lettr. t. II, p. 287 dans SEMESTRE
Quand on l'appelait [Christine de Suède] la dixième Muse et la sibylle du septentrion, Lettres, t. II, p. 411 dans SIBYLLE
À vous dire vrai, tous ces maîtres signeurs [médecins qui avaient signé une déclaration en faveur de l'antimoine] sont le fretin et la racaille de l'école, Lett. t. II, p. 92 dans SIGNEUR
La reine de Suède est entrée à Rome avec beaucoup de simagrées à l'italienne, Lett. t. II, p. 147 dans SIMAGRÉE
Comme il ne louait guère personne, aussi ne blâmait-il que rarement ; mais il digérait sobrement lui tout seul ses morceaux, Lettres, t. II, p. 273 dans SOBREMENT
Il me dit qu'il avait un procès à solliciter pour vous ; je lui fis promettre qu'il m'en avertirait, afin que je prenne part de la sollicitation, Lettres, t. II, p. 515 dans SOLLICITATION
Autres fourberies tyranniques, dont les jésuites sont les solliciteurs en ce siècle maudit et pervers, Lett. t. II, p. 231 dans SOLLICITEUR, EUSE
Le gazetier est logé chez Guillot le songeur, Nouv. lett. t. I, p. 7, dans POUGENS dans SONGEUR
M. Ravaud, votre ami, m'a prié de lui en servir [de caution], et je l'ai fait pour l'amour de vous, quoique je sache que le titre de fidejussoribus dans le droit est appelé le titre des sots, Lett. t. II, p. 24 dans SOT, OTTE
Chercher les moyens de ruiner cette grandeur de la superbe et sourcilleuse maison d'Espagne, Lett. t. II, p. 268 dans SOURCILLEUX, EUSE
Ces docteurs de la petite spatule s'en font merveilleusement accroire, quand les médecins n'y sont point, Lett. t. II, p. 433 dans SPATULE
La troupe stibiale et stygiale [les médecins qui donnent l'antimoine et qui causent la mort], Lett. t. II, p. 96 dans STYGIAL, ALE
L'envie en toute sorte de profession est un des apanages de la nature humaine et une des suivantes de son infirmité, Lettres, t. II, p. 556 dans SUIVANT, ANTE
Ce sont des femmes de ces élus et autres officiers supprimés, lesquelles criaient et faisaient du bruit, Lett. t. II, p. 124 dans SUPPRIMÉ, ÉE
Il [Riolan] aime le bon vin et est friand, qui est un symptôme de vieilles gens, Lett. t. II, p. 141 dans SYMPTÔME
M. d'Émery est mort tout sec et tout tabide, Lett. t. II, p. 18 dans TABIDE
Un bruit sourd continue que le Mazarin a la pierre dans la vessie ; ainsi la taille sera nécessaire à celui qui a si bien taillé le peuple, Lett. t. II, p. 136 dans TAILLER
Un de mes voisins en a guéri [de la pierre], bien que ce fût pour la troisième fois qu'il fût taillé ; l'adresse de nos tailleurs est si grande, que les malades n'ont plus tant la grande horreur qu'ils avaient autrefois de cette opération, Lett. t. II, p. 227 dans TAILLEUR
On a mis sur le tapis d'établir un conseil, Nouv. lett. t. I, p. 237, dans POUGENS dans TAPIS
On a encore remis sur le tapis le mariage de sa nièce l'aînée [de Mazarin] avec le duc de Mercoeur, Nouv. lett t. I, p. 230, dans POUGENS dans TAPIS
J'ai bien peur qu'il n'y ait bien des fautes [dans un livre] ; car tous nos libraires sont bien taquins et bien ignorants, Lett. t. II, p. 340, dans POUGENS dans TAQUIN, INE
Les chambres assemblées au parlement après beaucoup de tergiversations, Nouv. lett. t. I, p. 331, dans POUGENS dans TERGIVERSATION
J'ai grande et juste appréhension que tout cela ne le mène [un malade] au terrier, Lett. t. II, p. 250 dans TERRIER
Je ne connais point de charlatan Nardoin, mais bien Nardin, apothicaire, qui est un faux teston et un dangereux pendard, Lett. II, p. 132 dans TESTON
Le Mazarin prend du thé pour se garantir de la goutte, Lett. t. II, p. 292 dans THÉ
Une mère passionnée [Anne d'Autriche] montera sur le théâtre de la royauté avec le roi son fils [Louis XIV déclaré majeur], de l'esprit et de l'autorité duquel elle tâchera de se servir pour appuyer ses créatures, Lett. t. II, p. 589 dans THÉÂTRE
On a fait ici une capture de voleurs de grand chemin.... il y en a un de Paris, fils d'un tireur d'or de la rue Saint-Denis, Lett. t. II, p. 246 dans TIREUR, EUSE
Il y est venu pour tâcher de soutenir sa thèse ; lui et sa cabale antimoniale y ont été tondus, Nouv. lett. t. II, p. 170, dans POUGENS dans TONDRE
J'ai reçu nouvelles que notre ancien ami Sorbière.... a tourné sa jaquette, en se faisant catholique romain, Lett. t. I, p. 215, dans POUGENS dans TOURNER
Il aurait grand regret de mourir, qu'il n'ait auparavant répondu à l'apologie de Montpellier, où il traitera le doyen en chien courtaud, Lett. t. I, p. 238, dans POUGENS dans TRAITER
C'est véritablement un homme d'esprit ; notre pauvre et affligée province de Normandie n'en porte pas de tels treize à la douzaine, Lettres, t. II, p. 530 dans TREIZE
Les vieux docteurs se trémoussèrent là-dessus [la suppression d'un droit], et présentèrent requête, dont ils furent déboutés, Lett. t. II, p. 496 dans TRÉMOUSSER
Méditer la patience de Dieu sur les péchés des hommes, et considérer le trictrac du monde d'aujourd'hui, qui est autant fou que jamais, Lett. t. II, p. 421 dans TRICTRAC
J'ai regret de voir M. Guillemeau tant animé pour des injures.... je ne prends aucune part à telles injures de tripières, Lett. t. II, p. 166 dans TRIPIER, IÈRE
Le festin des dames de la cour sera tout à fait magnifique ; mais point d'argent aux soldats congédiés : à gens de village trompette de bois, Lett. t. III, p. 283, dans POUGENS dans TROMPETTE
Ce ne sont pas toujours les pardons [cérémonies d'église] qui font aller les femmes : c'est l'envie de trotter ; voilà pourquoi on dit plaisamment que saint Trottet, saint Caquet et saint Babil sont les plus grands patrons de ce sexe dévot, Lett. t. I, p. 384, dans POUGENS dans TROTTER
Elle a emprunté plus de sept cent mille livres à plusieurs particuliers, et, après, elle a fait un trou à la nuit, Lett. t. III, p. 252, dans POUGENS dans TROU
Si le Mazarin se fait craindre aujourd'hui, il est assuré qu'un temps viendra qu'on ne le craindra plus, et que l'on dira de lui et de quelques autres tyranneaux qui sont près de lui d'étranges vérités, Lett. t. II, p. 40 dans TYRANNEAU
Le roi revient aujourd'hui à la Fère.... au moins, si l'on n'a pas pris beaucoup de villes, on a bien tué des vaches et des poules à de pauvres gens qui sont innocents, Lett. t. II, p. 197 dans VACHE
[Condé] a promis et engagé sa foi de prince et tout ce qu'il a de vaillant, de faire donner la paix à Bordeaux, Nouv. lett. t. I, p. 334, dans POUGENS dans VAILLANT
Cette réputation n'est, à ce qu'on dit, que du vent ; mais ce vent-là fait quelquefois tourner le moulin, Lett. t. II, p. 468 dans VENT
Chacun a son ver-coquin dans la tête et son malheur fatal, Lett. t. II, p. 315 dans VER-COQUIN
Il faudrait, afin d'avoir ici la paix, mettre toute cette vermine monacale dans des bateaux, et les envoyer en Mozambique ou au royaume de Monomotapa, Lettres, t. II, p. 304 dans VERMINE
Il a vers soi, presque toute achevée, une vie des vieux médecins grecs et latins, Lettres, t. II, p. 493 dans VERS
Un jeune charretier toujours verse, Lettres, t. II, p. 600 dans VERSER
Il [un certain auteur] vivotait ici d'une petite pension que lui donnait le clergé, Lett. t. II, p. 103 dans VIVOTER
Vogue la galère ; le bon temps n'est que pour ceux qui le peuvent prendre ou attraper, Lett. t. II, p. 12, dans POUGENS dans VOGUER
J'ai ici un honnête homme de Lyon, qui s'y en retournera après Pâques, Lettres, t. II, p. 497 dans Y