Alfred DE MUSSET (1810 - 1857)

Citations

Si j'étais l'offensée, écoutant l'indulgence, J'abdiquerais pour vous le droit de la vengeance, Tib. IV, 3 dans ABDIQUER
Sa sombre tyrannie entassait les victimes, Et des prisons d'État il peuplait les abîmes, Ch. IX, III, 1 dans ABÎME
Vos pleuis compatissants coulent en abondance, Fén. II, 3 dans ABONDANCE
Aux accents de l'airain sonnant, les homicides...., Ch. IX, V, 2 dans ACCENT
Plus vif et moins austère, on te peignait sensible. Ami des malheureux, bienfaisant, accessible, Grac. I, 4 dans ACCESSIBLE
Qui fonde vos soupçons ? de vains cris ? de faux bruits ? Quels sont les accusés ? ..., Charles IX, IV, 4 dans ACCUSÉ, ÉE
Ce qui fut décidé maintenant s'examine ; Et vers nous pas à pas la raison s'achemine, Charles IX, II, 3 dans ACHEMINER
J'ai prescrit, je le sais, des actes de rigueur ; Je révoque aujourd'hui l'ordre de la vengeance, Charles IX, IV, 2 dans ACTE
Je signe le premier cet acte vénérable, Qui par tous les partis fut longtemps désiré, Charles IX, I, 3 dans ACTE
Mais refroidis, ami, ton âme trop active, Gracq. III, 2 dans ACTIF, IVE
Je l'admirai longtemps ; oui, j'eus pour Scipion Ce sentiment qui tient de l'adoration, Grac. II, 3 dans ADORATION
Tibère.... Sur ses propres agents punissait ses forfaits, Tib. III, 3 dans AGENT
.... l'aspect du péril agrandit le courage, Gracq. III, 5 dans AGRANDIR
[Il] abandonne pour moi le soc agriculteur, Cyrus, III, 2 dans AGRICULTEUR
Les heures s'envolaient ; et l'aurore et la brune Te retrouvaient toujours dans ce chemin perdu, dans le Dict. de DOCHEZ. dans BRUN, BRUNE
Certes, ces femmes-là, pour mener cette vie, Portent un coeur châtré de toute noble envie, Don Paez. dans CHÂTRÉ, ÉE
Mais ce n'est rien auprès des versificateurs ; Le dernier des humains est celui qui cheville, Après une lecture. dans CHEVILLER
Regrettez la torpeur qui vous cloue à la terre, Poésies nouv. Souvenir. dans CLOUER
Vois donc combien c'est peu que la gloire ici-bas, Poésies nouv. Sonnet. dans COMBIEN
Tout mon coeur te bénit, bonté consolatrice ; Je n'aurais jamais cru que l'on pût tant souffrir D'une telle blessure, et que sa cicatrice Fût si douce à sentir, Poésies nouv. Souvenir. dans CONSOLATEUR, TRICE
Lorsque la coquette espérance Nous pousse le coude en passant, Puis à tire-d'aile s'élance Et se retourne en souriant, Poésies nouv. Chanson. dans COQUET, ETTE
Que me veux-tu, chère fleurette, Aimable et charmant souvenir ? Demi-morte et demi-coquette, Jusqu'à moi qui te fait venir ?, À une fleur. dans COQUET, ETTE
Poëte, prends ton luth ; c'est moi, ton immortelle, Qui t'ai vu cette nuit triste et silencieux, Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle, Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux, Poésies nouvelles, la Nuit de mai dans COUVÉE
Dans la création le hasard m'a jeté ; Heureux ou malheureux, je suis né d'une femme, Et je ne puis m'enfuir hors de l'humanité, Espoir en Dieu. dans CRÉATION
Créature d'un jour qui t'agites une heure, De quoi viens-tu te plaindre et qui te fait gémir ? Ton âme t'inquiète, et tu crois qu'elle pleure : Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir, Poésies nouv. Lett. à Lamartine dans CRÉATURE
Son bras maigre cherchait le mien, Et mon verre, en touchant le sien, Se brisa dans ma main débile, Poésies nouv. Nuit de déc. dans DÉBILE
L'esprit des temps passés, errant sur leurs décombres, Jette au gouffre éternel tes anges mutilés, Rolla. dans DÉCOMBRES
C'est une étrange vision, Et cependant, ange ou démon, J'ai vu partout cette ombre amie, Poésies nouv. Nuit de décembre dans DÉMON
Les morts dorment en paix dans le sein de la terre ; Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints, Poésies nouv. Nuit d'octobre. dans DORMIR
Et je ne songe point que tu me répondras ; Pour être proposés, ces illustres échanges Veulent être signés d'un nom que je n'ai pas, Poésies nouv. Lett. à Lamartine dans ÉCHANGE
Un de ces soirs fameux, chers au peuple romain, Où des temples secrets la Vénus impudique Sortait échevelée, une torche à la main, Poés. nouv. Lett. à Lamartine dans ÉCHEVELÉ, ÉE
Puis le coeur s'aperçoit qu'il est devenu vieux, Et l'effet qui s'en va nous découvre les causes, Poésies nouv. Sonnet à M. V. H. dans EFFET
Il tenait un luth d'une main, De l'autre un bouquet d'églantine, Poés. nouv. Nuit de décembre. dans ÉGLANTINE
Te dirai-je qu'un soir dans la brise embaumée, Endormi, comme toi, dans la paix du bonheur...., Poésies nouv. Souvenir. dans ENDORMI, IE
Lorsque le grand Byron allait quitter Ravenne Et chercher sur les mers quelque plage lointaine Où finir en héros son immortel ennui, Poésies nouv. Lett. à Lamartine dans ENNUI
Vous étiez jeune alors, vous, notre chère gloire, Vous veniez d'essayer pour la première fois Ce beau luth éploré qui vibre sous vos doigts, Poésies nouv. Lettre à Lamartine dans ÉPLORÉ, ÉE
Mes chers amis, quand je mourrai, Plantez un saule au cimetière ; J'aime son feuillage éploré, La pâleur m'en est douce et chère, Poés. nouv. Lucie, élégie. dans ÉPLORÉ, ÉE
Pourquoi mon coeur bat-il si vite ? Qu'ai-je donc en moi qui s'agite, Dont je me sens épouvanté ?, Poésies nouv. la Nuit de mai dans ÉPOUVANTÉ, ÉE
Te dirai-je.... Qu'un instant, comme toi, devant ce ciel immense, J'ai serré dans mes bras la vie et l'espérance, Et qu'ainsi que le tien mon rêve s'est enfui ?, Lett. à Lamartine dans ESPÉRANCE
Je sais ce que la terre engloutit d'espérances, Et, pour y recueillir, ce qu'il y faut semer, ib. dans ESPÉRANCE
La rue où je logeais était sombre et déserte ; Quelques ombres passaient, un falot à la main, Poésies nouv. Nuit d'octobre. dans FALOT
L'homme de Waterloo nous dira-t-il sa vie Et ce qu'il a fauché du troupeau des humains ?, Poésies nouvelles, Nuit de mai dans FAUCHER
Qu'as-tu fait pour mourir, Ô noble créature ?... Ah ! qui donc frappe ainsi dans la mère nature, Et quel faucheur aveugle, affamé de pâture, Sur les meilleurs de nous ose porter la main ?, Poésies nouv. à la Malibran dans FAUCHEUR
Dépouille devant tous l'orgueil qui te dévore, Coeur gonflé d'amertume et qui t'es cru fermé, Poés. nouv. Nuit d'avril. dans FERMÉ, ÉE
Au coin de mon feu vint s'asseoir Un étranger vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère, Poésies nouv. Nuit de décembre dans FEU
Rosalie est le nom de la brune fillette Dont l'inconstant hasard m'a fait maître et seigneur, Poésies nouv. Idylle. dans FILLETTE
Que me veux-tu, chère fleurette, Aimable et charmant souvenir ?, Poésies nouv. à une fleur dans FLEURETTE
Nos chevaux, au soleil, foulaient l'herbe fleurie ; Et moi, silencieux, courant à ton côté, Je laissais au hasard flotter ma rêverie, Poésies nouv. Sonnet à Alfred T. dans FLOTTER
Éveillons au hasard les échos de ta vie ; Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie, Et que ce soit un rêve et le premier venu, Poésies nouv. la Nuit de mai. dans FOLIE
Nous fîmes à nous deux le quart d'un vaudeville, Aux théâtres forains lequel fut présenté, Et refusé partout à l'unanimité, Poésies nouv. Dupont et Durand dans FORAIN, AINE
Comme il fait noir dans la vallée ! J'ai cru qu'une forme voilée Flottait là-bas sur la forêt, Poésies nouv. la Nuit de mai. dans FORME
Nos chevaux, au soleil, foulaient l'herbe fleurie, Poésies nouv. à Alf. T. dans FOULER
Du temps que j'étais écolier, Je restais un soir à veiller Dans notre salle solitaire ; Devant ma table vint s'asseoir Un pauvre enfant vêtu de noir Qui me ressemblait comme un frère, Poésies nouv. Nuit de décembre dans FRÈRE
Le carnaval s'en va, les roses vont éclore ; Sur le flanc des coteaux déjà court le gazon ; Cependant du plaisir la frileuse saison Sous ses grelots légers rit et voltige encore, Poésies nouv. Mi-carême. dans FRILEUX, EUSE
Partout où, le long des chemins, J'ai posé mon front dans mes mains, Et sangloté comme une femme..., Poésies nouv. Nuit de décembre dans FRONT
Voyez-la, le matin, qui gazouille et sautille ; Son coeur est un oiseau, sa bouche est une fleur ; C'est là qu'il faut saisir cette indolente fille, Poésies nouv. Idylle. dans GAZOUILLER
D'une voix plus modeste, au hasard inspirée, Nous, comme le grillon, chantons au coin du feu, Poésies nouv. Idylle. dans GRILLON
Que ce Dieu qui m'entend me garde d'un blasphème ! Mais je ne comprends rien à ce lâche destin [la mort du duc d'Orléans] Qui va sur le pavé briser un diadème, Parce qu'un postillon n'a pas sa guide en main, Poésies nouv. 13 juillet. dans GUIDE
Il secouait sous son manteau Un haillon de pourpre en lambeau, Sur sa tête un myrte stérile, Poés. nouv. Nuit de décembre. dans HAILLON
C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i, Ball. à la lune dans I
Ce qu'il sait, ce qu'il voit des choses de la vie, Tout le porte, l'entraîne à son but idéal, La coupe et les lèvres, IV, 1 dans IDÉAL, ALE
Dante, pourquoi dis-tu qu'il n'est pire misère Qu'un souvenir heureux dans les jours de douleurs ?... Est-ce bien toi, grande âme immortellement triste, Est-ce toi qui l'as dit ?, Poésies nouv. Souvenir. dans IMMORTELLEMENT
Lui [Byron], le grand inspiré de la mélancolie, Qui, las d'être envié, se changeait en martyr, Poésies nouv. Lett. à Lamartine. dans INSPIRÉ, ÉE
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur, Poés. nouv. la Nuit de mai dans IVRE
Comme un soldat vaincu brise ses javelots, Poésies, à Ulric Guttinguer dans JAVELOT
Et jamais fils d'Adam, sous la sainte lumière, N'a de l'est au couchant promené sur la terre Un plus large mépris des peuples et des rois, Rolla. dans LARGE
C'est ta jeunesse et tes charmes Qui m'ont fait désespérer, Et, si je doute des larmes, C'est que je t'ai vu pleurer, Nuit d'octobre. dans LARME
Une larme en dit plus que tu n'en pourrais dire ; Une larme a son prix, c'est la soeur d'un sourire, Idylle. dans LARME
À l'âge où l'on est libertin, Pour boire un toast en un festin, Un jour je soulevai mon verre, Poés. nouv. Nuit de décembre. dans LIBERTIN, INE
Loin de moi les vains mots, les frivoles pensées, Des vulgaires douleurs linceul accoutumé, Que viennent étaler sur leurs amours passées Ceux qui n'ont point aimé !, Poés. nouv. Souv. dans LINCEUL
...Du nord au midi, sur la création Hercule promenait l'éternelle justice Sous son manteau sanglant, taillé dans un lion, Rolla. dans LION, ONNE
C'est ma maîtresse, ma lionne, l'Andalouse. dans LION, ONNE
Son visage était triste et beau ; à la lueur de mon flambeau, Dans mon livre ouvert il vint lire, Poés. nouv. Nuit de décembre. dans LIRE
Poëte, prends ton luth, et me donne un baiser, Poés. nouv. Nuit de mai. dans LUTH
J'ai dit à mon coeur, à mon faible coeur : N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse ?, Chanson. dans MAÎTRESSE
Rien que pour toucher sa mantille, De par tous les saints de Castille, On se ferait rompre les os, l'Andalouse. dans MANTILLE
Ulric, nul oeil des mers n'a mesuré l'abîme, Ni les hérons plongeurs, ni les vieux matelots, Poésies. dans MATELOT
.... dans les eaux où le cygne se mire, Nuit de mai. dans MIRER
Un pâle pamphlétaire.... S'en vient, tout grelottant d'envie et d'impuissance, Sur le front du génie insulter l'espérance, Et mordre le laurier que son souffle a sali, Nuit de mai. dans MORDRE
Ne sont-ce pas des morts, et des morts effroyables, Que tant de changements d'êtres si variables, Qui se disent toujours fatigués d'espérer ?, Poésies nouv. Lett. à Lamartine. dans MORT
Partout où j'ai, comme un mouton, Qui laisse sa laine au buisson, Senti se dénuer mon âme, Poésies nouv. Nuit de décembre dans MOUTON
Muse, sois donc sans crainte ; au souffle qui t'inspire Nous pouvons sans péril tous deux nous confier ; Il est doux de pleurer, il est doux de sourire Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier, Nuit d'octobre. dans MUSE
Est-ce toi dont la voix m'appelle, Ô ma pauvre muse ! est-ce toi ? Ô ma fleur, ô mon immortelle, Seul être pudique et fidèle Où vive encor l'amour de moi, Nuit de mai. dans MUSE
La rose, vierge encor, se referme jalouse Sur le frelon nacré qu'elle enivre en mourant, la Nuit de mai. dans NACRÉ, ÉE
Où Cologne et Strasbourg, Notre-Dame et Saint-Pierre, S'agenouillant au loin dans leurs robes de pierre, Sur l'orgue universel des peuples prosternés Entonnaient l'hosanna des siècles nouveau-nés, Rolla. dans NÉ, NÉE
Devant ma table vint s'asseoir Un pauvre enfant vêtu de noir, Nuit de décembre. dans NOIR, OIRE
Poëte, prends ton luth ; la nuit, sur la pelouse, Balance le zéphyr dans son voile odorant, Nuit de mai. dans NUIT
Un an après, il était nuit, J'étais à genoux près du lit Où venait de mourir mon père, Nuit de décembre. dans NUIT
[à son livre] Va-t'en, pauvre oiseau passager, Que Dieu te mène à ton adresse !, Poésies, au lecteur. dans PASSAGER, ÈRE
C'est comme la patrie, vieux mot assez usé ; on dit le pays ; voyez nos orateurs, ils n'y manqueraient pas pour dix écus, Lettres de Dupuis et Cotonet, 1836 dans PAYS
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage, Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux, Ses petits affamés courent sur le rivage.... Pour toute nourriture il apporte son coeur, Nuit de mai. dans PÉLICAN
Un an après, il était nuit, J'étais à genoux près du lit Où venait de mourir mon père, Poés. nouv. Nuit de décembre dans PÈRE
Je hais comme la mort l'état de plagiaire, la Coupe et les Lèvres, dédicace dans PLAGIAIRE
Larmes du coeur, par le coeur dévorées, Et que les yeux qui les avaient pleurées Ne reconnaîtront plus demain, Poésies nouv. Nuit de décembre dans PLEURER
Poëte, prends ton luth ; c'est moi [la Muse], ton immortelle, Qui t'ai vu cette nuit triste et silencieux, Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle, Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux, Nuit de mai. dans POËTE
C'était dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i, Ballade à la lune. dans POINT
J'aime surtout les vers, cette langue immortelle, C'est peut-être un blasphème, et je le dis tout bas : Mais je l'aime à la rage, Namouna, II dans RAGE
Il est plus rationnel de penser que.... Autrefois, par exemple, on disait tout bêtement : Voilà une idée raisonnable ; maintenant on dit bien plus dignement : Voilà une déduction rationnelle, Lett. de Dupuis et Cotonet, 1836 dans RATIONNEL, ELLE
L'un, comme Caldéron et comme Mérimée, Incruste un plomb brûlant sur la réalité, La coupe et les lèvres, Dédicace dans RÉALITÉ
De quelque nom d'ailleurs que le regret s'appelle, L'homme par tout pays en a bien vite assez, à la Malibran. dans REGRET
Les morts dorment en paix dans le sein de la terre ; Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints ; Ces reliques du coeur ont aussi leur poussière ; Sur leurs restes sacrés ne portons pas les mains, Poésies nouv. Nuit d'octobre dans RELIQUE
Lorsque plus tard, las de souffrir, Pour renaître ou pour en finir, J'ai voulu m'exiler de France, Poésies nouv. Nuit de décembre dans RENAÎTRE
[la tombe] Où pour l'éternité l'on croise les deux bras, Et dont les endormis ne se réveillent pas, Don Paez. dans RÉVEILLER
Regrettez-vous le temps où nos vieilles romances Ouvraient leurs ailes d'or vers leur monde enchanté ?, Rolla. dans ROMANCE
Rien que pour toucher sa mantille, De par tous les saints de Castille, On se ferait rompre les os, l'Andalouse. dans ROMPRE
Ensuite vient un paysage Très compliqué, Où l'on voit qu'un monsieur très sage S'est appliqué, le mie Prigioni. dans SAGE
Partout où sous ces vastes cieux J'ai lassé mon coeur et mes yeux, Saignant d'une éternelle plaie, Poés. nouv. Nuit de déc. dans SAIGNANT, ANTE
Mes chers amis, quand je mourrai, Plantez un saule au cimetière ; J'aime son feuillage éploré ; La pâleur m'en est douce et chère, I, Poés. nouv. Lucie. dans SAULE
En cet instant, au fond de ce canal obscur, brilla la scie d'une gondole, Nouv. le Fils du Titien, ch. IV dans SCIE
Les morts dorment en paix dans le sein de la terre : Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints, Nuit d'octobre. dans SEIN
Ils prêchent et courent, et vont semaillant je ne sais quoi que le vent emporte, 2e lettre de Dupuis et Cotonnet. dans SEMAILLER
D'un siècle sans espoir naît un siècle sans crainte, Rolla. dans SIÈCLE
Les pas silencieux du prêtre dans l'enceinte, Rolla. dans SILENCIEUX, EUSE
Je voudrais m'en tenir à l'antique sagesse, Qui du sobre Épicure a fait un demi-dieu, Esp. en Dieu. dans SOBRE
Viens, tu souffres, ami ; quelque ennui solitaire Te ronge, la Nuit de mai. dans SOLITAIRE
Ne trouverai-je pas ici un homme de coeur ? en vérité, quand on en cherche, on est effrayé de sa solitude, On ne badine pas avec l'amour, III, 7 dans SOLITUDE
Honte à toi, femme à l'oeil sombre, Dont les funestes amours Ont enseveli dans l'ombre Mon printemps et mes beaux jours !, la Nuit d'oct. J. dans SOMBRE
te bannis de ma mémoire, Reste d'un amour insensé, Mystérieuse et sombre histoire, ib. dans SOMBRE
N'est-ce pas qu'il est pur le sommeil de l'enfance ?, Rolla. dans SOMMEIL
La littérature portait dans son sein une bâtardise encore sommeillante, Première lettre de Dupuis et Cotonnet dans SOMMEILLANT, ANTE
Les songes de tes nuits sont plus purs que le jour, Rolla. dans SONGE
Aimerais-tu les fleurs, les prés et la verdure, Les sonnets de Pétrarque et le chant des oiseaux ?, la Nuit d'oct. dans SONNET
Le souffle de ma vie est à Marianne ; elle peut d'un mot l'anéantir ou l'embraser, Capr. de Mar. I, 1 dans SOUFFLE
Camille : Si le curé de votre paroisse soufflait sur un verre d'eau, et vous disait que c'est un verre de vin, le boiriez-vous comme tel ? - Perdican : Non. - Camille : Si le curé de votre paroisse soufflait sur vous, et me disait que vous m'aimerez toute votre vie, aurais-je raison de le croire ?, On ne badine pas avec l'amour, II, 5 dans SOUFFLER
Souffler une maîtresse à son ami, c'est une rouerie trop commune pour moi, Capr. de Mar. II, 4 dans SOUFFLER
Ô Muse que m'importe ou la mort ou la vie ? J'aime, et je veux pâlir ; j'aime, et je veux souffrir, la Nuit d'août. dans SOUFFRIR
N'avez-vous jamais soulevé, à minuit, cette jalousie et ce rideau ?, Capr. de Mar. I, 2 dans SOULEVER
Quand je la vois [Marianne], ma gorge se serre, et j'étouffe, comme si mon coeur se soulevait jusqu'à mes lèvres, Capr. de Mar. I, 1 dans SOULEVER
Rien que de l'eau chaude avec un soupçon de thé et un nuage de lait, Un caprice, 6 dans SOUPÇON
Tout cela [honnêteté, foi jurée] n'est-il pas un rêve, une bulle de savon que le premier soupir d'un cavalier à la mode doit évaporer dans les airs ?, Capr. de Marian. II, 1 dans SOUPIR
Qui de nous, Lamartine, et de notre jeunesse Ne sait par coeur ce chant, des amants adoré, Qu'un soir, au bord d'un lac, tu nous as soupiré ?, à Lamartine. dans SOUPIRER
Il faut voir.... Ce corps si souple et si fragile, Ainsi qu'une couleuvre agile, Fuir et glisser entre mes bras, Prem, poés. Madrid. dans SOUPLE
Te souvient-il, Dupont, des jours de notre enfance, Lorsque, riches d'orgueil et pauvres de science, Rossés par un sous-maître et toujours paresseux ?..., Poés. nouv. Dupont et Durand. dans SOUS-MAÎTRE, ESSE
Claudio : Tu m'iras chercher ce soir le spadassin que je t'ai dit. - Tibia : Pourquoi faire ? - Claudio : Je crois que Marianne a des amants.... Je puis poster un homme derrière la poterne, et me débarrasser du premier qui entrera, Capr. de Marianne, I, 1 dans SPADASSIN
Vous n'avez jamais vu le spectre de la faim Soulever en chantant les draps de votre couche, Et, de sa lèvre blême effleurant votre bouche, Demander un baiser pour un morceau de pain, Rolla. dans SPECTRE
Près du ruisseau quand nous marchions ensemble, Le soir, sur le sable argentin, Quand devant nous le blanc spectre du tremble De loin nous montrait le chemin, la Nuit d'octobre. dans SPECTRE
Cet homme ainsi reclus vivait en joie : à peine Le spleen le prenait-il quatre fois par semaine, Mardoche, II dans SPLEEN
Tu ne sais pas lire ; mais tu sais ce que disent ces bois et ces prairies, ces tièdes rivières, ces beaux champs couverts de moissons, toute cette nature splendide de jeunesse, On ne badine pas avec l'amour, III, 3 dans SPLENDIDE
Ces pâles statues fabriquées par les nonnes, qui ont la tête à la place du coeur, On ne badine pas avec l'amour, III, 5 dans STATUE
Mais l'espérance humaine est lasse d'être mère, Et, le sein tout meurtri d'avoir tant allaité, Elle fait son repos de sa stérilité, Rolla. dans STÉRILITÉ
Au lieu de surpris ou d'étonné, on dit stupéfié ; sentez-vous la nuance ? stupéfié ! non pas stupéfait, prenez-y garde ; stupéfait est pauvre, rebattu ; fi ! ne m'en parlez pas, c'est un drôle capable de se laisser trouver dans un dictionnaire, Lett. de Dupuis et Cotonet, 1836 dans STUPÉFIÉ, ÉE
Quiconque aima jamais porte une cicatrice ; Chacun l'a dans le sein, toujours prête à s'ouvrir ; Chacun la garde en soi, cher et secret supplice, Et mieux il est frappé, moins il en veut guérir, Poésies nouv. Lett. à Lamartine dans SUPPLICE
Non, non [ô mort], tu sais choisir ; par instants sur la terre Tu peux sembler commettre, il est vrai, quelque erreur ; Ta main n'est pas toujours bien sûre...., Poésies nouv. 13 juill. dans SÛR, ÛRE
À défaut de regret, qui ne l'a respecté [le duc d'Orléans, mort en 1842] ? Faites parler la foule, et la haine et l'envie : Ni tache sur son front, ni faute dans sa vie ; Nul n'a laissé plus pur le nom qu'il a porté, Poésies nouv. 13 juill. dans TACHE
.... Sur la création Hercule promenait l'éternelle justice, Sous son manteau sanglant taillé dans un lion, Rolla. dans TAILLÉ, ÉE
L'homme de Waterloo nous dira-t-il sa vie, Et ce qu'il a fauché du troupeau des humains, Avant que l'envoyé de la nuit éternelle Vînt sur son tertre vert l'abattre d'un coup d'aile, la Nuit de mai. dans TERTRE
Chanterons-nous l'espoir, la tristesse ou la joie ? Tremperons-nous de sang les bataillons d'acier ?, Nuit de mai. dans TREMPER
L'homme de Waterloo nous dira-t-il sa vie, Et ce qu'il a fauché du troupeau des humains ?, la Nuit de mai. dans TROUPEAU
La valse d'un coup d'aile a détrôné la danse, à la mi-carême, x. dans VALSE
À ce bruit.... La valseuse se livre avec plus de langueur, à la mi-carême, IV dans VALSEUR, EUSE
Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie, Et que ce soit un rêve, et le premier venu !, Nuit de mai. dans VENU, UE
Du temps que j'étais écolier, Je restais un soir à veiller Dans notre salle solitaire ; Devant ma table vint s'asseoir Un pauvre enfant vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère, Poés. nouv. Nuit de décembre. dans VÊTU, UE