MONTLUC

Citations

Une dissenterie me surprit ; mon medecin pensa perdre sa leçon, et moy mes bottes [je faillis mourir], Mém. t. II, p. 269, dans LACURNE dans BOTTE
Et ainsi vous jouerez à boule vue [à coup sûr], comme on dit, Mém. t. I, p. 397, dans LACURNE dans BOULE
Asseurezvous que je ne suis point un bravache ni si escervelé que vous me pensez, dans le Dict. de DOCHEZ dans BRAVACHE
Au siege de Vulpian, en 1555, le baron de Chipy fit mettre en camisade ses soldats, et à coup perdu se jetta dans le fossé, Mémoires, t. I, p. 535, dans LACURNE dans CAMISADE
Tel caquette des autres, qui, s'il y estoit, se trouveroit bien empesché, Mém. t. I, p. 189, dans LACURNE dans CAQUETER
Et sans qu'il fallut que nostre cavalerie fist un grand cerne pour passer les fossez, nous les eussions combattus et peut estre deffaits, Mém. t. I, p. 174, dans LACURNE dans CERNE
Chascun est roi en sa maison, comme respondit le charbonier à vostre ayeul [l'aïeul de Charles IX], Mémoires, t. II, p. 521, dans LACURNE dans CHARBONNIER, IÈRE
Les Huguenots de Condom, qui estoient demeurés sous l'edit du roy, ayans fait toujours la chatte mitte de ne vouloir prendre les armes, Mém. t. II, p. 394, dans LACURNE dans CHATTEMITE
Je dis à Barbaut que je ne pouvois retourner arriere que je n'eusse mandement de monsieur de Barie, et que, si la ville se perdoit, tout cela tomberoit sur mes cofres, t. II, p. 73, dans LACURNE dans COFFRE
Il sembloit un coignefestu, et il ne vouloit rien faire ny laisser faire les autres, Mém. t. I, p. 72, dans LACURNE dans COGNE-FÉTU
[Je] voyois aussi des noms estranges de surveillans, diacres, consistoires, synodes, colloques, n'ayant jamais esté desjeusné de telles viandes, Mém. t. II, p. 3, dans LACURNE dans COLLOQUE
Il vaut mieux aller attaquer une place pour la surpendre, lorsque personne ne vous tient la main, que si quelque traistre la conduict ; car pour le moins estes vous asseuré qu'il n'y a point de contre trahison, Comment. liv. I, an 1543 dans CONTRE-TRAHISON
Je pensois lors estre le plus grand seigneur de la troupe, et à la fin je me trouvai le plus coquin [gueux], Mém. t. I, p. 48, dans LACURNE dans COQUIN, INE
Le baron de Clermont qui portoit ma cornette, Mém. p. 580, dans LACURNE dans CORNETTE
Le sieur Cornelio et le comte de Gayas armez et la pique sur le col coste et coste [à côté l'un de l'autre], Mém. t. I, p. 492, dans LACURNE dans COTE
Leur honneur est d'avoir des serviteurs qu'ils appellent creatures, Mém. p. 448, dans LACURNE dans CRÉATURE
Les ennemis commencerent à desplacer et à prendre le chemin droit à moi, Mém. t. II, p. 791, dans LACURNE dans DÉPLACER
Il dressoit [levait] deux compagnies, afin qu'il se jettast dans la Reole, Mém. t. II, p. 75, dans LACURNE dans DRESSER
Estoit armé d'une escaille couverte de velours verd, un morion doré en teste, et une hallebarde dorée à la main, Mém. t. I, p. 653, dans LACURNE dans ÉCAILLE
La Croisette qui estoit là servoit de dominus factotum, Mém. t. II, p. 43, dans LACURNE dans FACTOTUM
À fin, dit-on, fin et demi, Mém. t. I, p. 150, dans LACURNE dans FIN, FINE
Lesquels passerent la riviere tous de flotte, en eau jusqu'à la ceinture, Mém. t. I, p. 95, dans LACURNE dans FLOTTE
C'est tout un, disent-ils ; pays gasté n'est pas perdu, Mém. t. II, p. 167, dans LACURNE dans GÂTER
Il est à craindre que cette affection [pour une personne] ne vous fasse prendre quelque happelourde au lieu d'un bon capitaine, Mém. t. II, p. 150, dans LACURNE dans HAPPELOURDE
Si suis-je aussy innocent et aussi incoupable de la faute, s'il y en a, que si je n'eusse jamais esté au monde, Mém. t. II, p. 393, dans LACURNE dans INCOUPABLE
Une dissenterie me surprit ; mon medecin pensa perdre sa leçon, et moy mes bottes, Mém. t. II, p. 269, dans LACURNE dans LEÇON
Au premier remument de guerre, le roy François dressa les legionnaires qui fust une très belle invention, si elle eust esté bien suivie ; car c'est le vray moyen d'avoir toujours une bonne armée sur pied, Mém. t. I, p. 65 dans LÉGIONNAIRE
Qui va à telles noces en remporte bien souvent des livrées rouges [coups et blessures], Mém. t. I, p. 344, dans LACURNE dans LIVRÉE
Si monsieur de Bonnivet, qui estoit admiral, en estoit cause [de la révolte du connétable de Bourbon], je n'en say rien ; mais on le disoit ; quelqu'un toujours porte la marotte [est l'objet d'imputations], Mém. t. II, p. 213, dans LACURNE dans MAROTTE
M. de Sainct-Paul se logea aux fauxbourgs, et M. de Lamezan aussi, bien marris de ce qu'on ne les laissoit entrer, menaçants qu'une autrefois ils ne viendroient pas secourir la ville, V (éd. du Panthéon, p. 243). dans MENACER
Et commençasmes à mener à bon escient les mains, Liv. I (éd. du Panthéon, p. 25) dans MENER
Un gentilhomme... m'avoit mandé, que, comme il leur [aux paysans huguenots] avoit remonstré.. qu'ils faisoient mal, et que le roy le trouveroit mauvais, qu'alors ils lui respondirent : Quel roy ? nous sommes les roys ; celuy-là que vous dites, est un petit reyot de merde ; nous lui donrons des verges, l. V, éd. du Panthéon, p. 232 dans MERDE
Les ministres [protestants] preschoient publiquement que, s'ils [les paysans] se mettoient de leur religion, ils ne payeroient aucun devoir aux gentilshommes, ny au roy aucunes tailles, que ce qui luy seroit ordonné par eux, Mém. V dans MINISTRE
Il me respondit : Ha ! monsieur, à pecheur misericorde. Alors la rage me print plus que devant, et luy dis : Meschant, veux-tu que j'aye misericorde de toy, et tu n'as pas respecté ton roy ?, Mémoires, V dans MISÉRICORDE
C'estoit un des plus sages mondains qui ait esté de nostre temps [Cosme de Médicis], Mém. t. I, p. 184, dans LACURNE dans MONDAIN, AINE
Vos courtisans, qui entendent mieux à monter une montre qu'à affuster ou pointer un canon ou mesme tirer une arquebuzade, Mém. t. II, p. 521, dans LACURNE dans MONTRE
Vous estiez mort, ou bien falloit fuir vous cacher dans quelque maison de ceux-là qui avoient pactisé avec eux [s'étaient rachetés moyennant argent], Mém. t. II, p. 25, dans LACURNE dans PACTISER
Nous estions si peu, que nous ne pouvions supplir (sic) à tuer tout ; car de prisonniers, il ne s'en parloit point en ce temps-là, Mém. v. dans PARLER
Le roy n'oublia jamais quand monsieur l'admiral luy fit faire la traitte de Meaux à Paris plus viste que le pas, VII dans PAS
Il me respondit : Ha ! monsieur, à pecheur misericorde !, Mémoires, V dans PÉCHEUR, PÉCHERESSE
J'en prins quinze ou seize, lesquels je fis tous pendre, sans despendre papier ny encre, liv. V dans PENDRE
Dom Arbre logea son camp à Avignon vis à vis de la Roque, et là demeura trois jours, plaidant s'il me viendroit attaquer ou non ; à la fin il print party de se retirer, Mém. t. I, p. 582, dans LACURNE dans PLAIDER
On me manda qu'ils [les huguenots] avoient dit que, puis que je faisois justice sans procedure, ils me feroient à moy-mesmes le procès après l'avoir faict aux autres, Mémoires, v. dans PROCÉDURE
Aujourd'hui ce royaume de France est en proye, Mém. liv. VI dans PROIE
Tous le trouverent bon, et ne voulurent pas faire quartiers [se séparer], mais que tous deux iroient ensemble, Mém. t. II, p. 402, dans LACURNE dans QUARTIER
Donnerent trois assauts sur la pointe du jour queue sur queue, mais ils furent tous jours repoussez, Mém. t. II, p. 62, dans LACURNE dans QUEUE
Il sembloit, quand ils [les huguenots] y oyoient parler de moy, qu'ils avoient le bourreau à la queue, liv. v. dans QUEUE
Je luy manday que je ne voulois pas qu'il fust fait de luy un rampeau du capitaine Arne [qui venait d'être tué], et qu'il suffisoit d'avoir perdu un brave et vaillant capitaine et une compagnie de gens d'armes, sans en perdre deux, Mém. t. II, p. 396, dans LACURNE dans RAMPEAU
Recul du canon, Mém. t. I, p. 532, dans LACURNE dans RECUL
Là je me resolus de mettre en arriere toute peur et toute crainte, deliberé de leur vendre bien ma peau, V dans RÉSOUDRE
J'avois veu trop de rosti et bouilli [j'avais trop d'expérience], Mém. t. II, p. 391, dans LACURNE dans RÔTI
Sans estre ni glorieux ni vantard, dans le Dict. de DOCHEZ. dans VANTARD, ARDE
Tout le jour nostre artillerie battit le visage de la tour, Mém. t. II, p. 455 dans VISAGE
Les anciens disent que, quand l'oeil voit ce qu'il n'a jamais vu, le coeur pense ce qu'il n'a jamais pensé, Mém. t. II, p. 504, dans LACURNE dans VOIR
Pardonnez moy si je suis contrainct mettre moy-mesmes mes louanges : puisque j'ecris ma vie, je la veux escrire au vray, V dans VRAI, AIE