MILLEVOYE

Citations

Doux bocage, adieu ; je succombe ; Tu m'avertis de mon destin ; De ma mort la feuille qui tombe Est le présage trop certain, la Chute des feuilles. dans DOUX, DOUCE
Vos vers tant lus, tant relus, Ont fait émeute au Parnasse ; Publiez-les donc, de grâce, Afin qu'on n'en parle plus, Épigr. dans ÉMEUTE
Tombez, tombez, feuilles légères ; Et pour la plus tendre des mères, Cachez quelque temps ce chemin ; Qu'elle ne puisse reconnaître Le funèbre asile où peut-être Son fils reposera demain, Chute des feuilles. dans FEUILLE
Doux bocage, adieu, je succombe ; Tu m'avertis de mon destin ; De ma mort la feuille qui tombe Est le présage trop certain, Chute des feuilles. dans FEUILLE
Ta jeunesse sera flétrie Avant l'herbe de la prairie, Avant le pampre du coteau, Chute des feuilles. dans FLÉTRIR
Mais si, d'un long crêpe voilée, Mon amante dans la vallée Venait pleurer quand le jour fuit, Chute des feuilles. dans JOUR
Je ne te verrai plus, près des saules humides, Lisser ton blanc plumage aux rayons d'un jour pur, la Colombe. dans LISSER
Le météore à la clarté livide Est le flambeau qui marche devant eux, Charlemagne à Pavie, ch. IV dans LIVIDE
Il s'éloigna ; l'insulaire tremblante Alla s'asseoir sous le mancenillier, Et commença d'une voix faible et lente Ce chant lugubre, et qui fut le dernier, le Mancenillier. dans MANCENILLIER
La muse me toucha d'un magique rameau, Et d'un mode inconnu m'enseigna l'harmonie, Élégies, II, Bûcher de la lyre. dans MODE
Cette lyre au monument Avec moi voudra descendre ; Mais qui de vous sur ma cendre Viendra rêver un moment ?, Élég. liv. I dans MONUMENT
Plus pâle que la pâle automne, Tu t'inclines vers le tombeau, la Chute des feuilles. dans PÂLE
Sous le chêne on creusa sa tombe ; Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isolée, la Chute des feuilles. dans PIERRE
La docte fée, en planant sur les âges, De l'avenir lisait ainsi les pages, Charlemagne à Pavie, V dans PLANER
Mais si, d'un long crêpe voilée, Mon amante dans la vallée Venait pleurer quand le jour fuit, Chute des feuilles. dans PLEURER
Il dort couché sur les sables mouvants, Ce noble ami plus léger que les vents, l'Arabe et son coursier. dans SABLE
Lisbeth veut suivre son amie [qui, entraînée par une avalanche, lui avait jeté une fleur en lui disant : Souviens-toi de moi] : Au trépas elle veut courir ; Mais on la retient à la vie ; Vivre, ah ! pour elle c'est mourir ; Elle garda la fleur fidèle, Et depuis cette fleur s'appelle : Souviens-toi de moi, Romance. dans SOUVENEZ-VOUS-DE-MOI
Rousseau, riche d'une âme indépendante et fière, Transfuge des châteaux, revole à la chaumière, Indép. de l'h. de lettres. dans TRANSFUGE