MASSON

Citations

Des trois anciens cantons les bandes héroïques Forment ce triple corps tout hérissé de piques, Helvét. III dans BANDE
Un jour sur ces coteaux le vigneron paisible, Mariant les ormeaux et la vigne flexible, Roulera sous ses pas des ossements blanchis, Helvétiens, III dans BLANCHI, IE
L'on voit avec horreur d'antiques ossements Blanchoyer à travers de pompeux ornements, Les Helvétiens, V dans BLANCHOYER
Il dit : Un souffle impur, exhalé sur l'autel, Des cierges allumés chasse la flamme blême, Helvétiens, v. dans BLÊME
La bienfaisante fée et la nymphe légère Cueillant le gui divin ou la fleur bocagère, Helvétiens, v. dans BOCAGER, ÈRE
Il boit, en expirant, le plus horrible affront : Les pieds d'un malheureux suspendu sur sa tête Renversaient sa couronne et lui battaient le front, les Helvétiens, III dans BOIRE
Rômont le reconnaît, le suit et le harcelle ; Et, vomissant l'outrage, il élève la voix : C'est donc toi, criait-il, fier bouvier de montagne, Aux rives du Léman si terrible autrefois, Helvétiens, VI dans BOUVIER, ÈRE
Telle de nos taureaux est la troupe imbécile ; Elle ignore sa force et suit du même pas Le paisible bouvier qui sur les monts la guide Et le boucher sanglant qui la mène au trépas, ib. II dans BOUVIER, ÈRE
Quand l'hiver se dissout au souffle d'un orage, Tel se penche un sapin de neige tout chargé ; L'eau tombe sourdement tout le long du branchage Et serpente en ruisseau sur le sol ravagé, Helvétiens, VII dans BRANCHAGE
Déjà le fifre aigu, la trompette sonore Et les longs roulements du bruissant tambour, Helvétiens, III dans BRUISSANT, ANTE
Ô divine amitié, source des plus doux biens, Quand tu veux enflammer la candide jeunesse, L'amour n'a point de traits aussi prompts que les tiens, Helvét. III dans CANDIDE
Ainsi d'un champ d'épis se recourbe la cime Sous l'haleine du vent qui les touche et s'enfuit, Helvétiens, VI dans CIME
Il suivait une pente où l'herbe, usée à peine, Sous le sombre sapin et sous le clair bouleau...., Helv. II dans CLAIR, CLAIRE
C'est ainsi que du sein des vastes métropoles On voit un riche amas d'édifices épars S'élancer en clochers, s'arrondir en coupoles, Ou s'étendre et s'enfuir en immenses remparts, Helv. II dans CLOCHER
Il dit, et son épée, enfonçant la cuirasse, Le traverse et le cloue à cet infâme bois [un gibet qui était derrière], Helvét. III dans CLOUER
Et c'est en attaquant le chêne après le chêne Que la cognée abat les plus vastes forêts, Helvétiens, VI dans COGNÉE
Je suis l'un des guerriers qui sont venus de France Combattre parmi vous pour votre indépendance, Helv. II dans COMBATTRE
Un concours pénitent de dévots pèlerins, De l'Helvétie entière inonde les chemins, Helvétiens, V dans CONCOURS
Tel on voit s'élever le monstrueux condor, Quand, du sommet des monts prenant son vaste essor, Dans les airs obscurcis il plane et se balance, Helvétiens, VII dans CONDOR
Cet airain résonnant qui, balancé dans l'air, Intercédait le ciel et conjurait l'orage, Helvétiens, v dans CONJURER
Mais le peuple, indigné que la loi le contraigne, Voudrait être séduit et flatté comme un roi, Helvétiens, VI dans CONTRAINDRE
Ainsi sur les moissons, quand l'orage a soufflé, Reposent, confondus dans le sillon comblé, Le convolve amoureux, la renoncule agreste, Et le pavot sanglant, et le bluet céleste, Et l'ivraie ennemie, et les épis de blé, Helvétiens, VII dans CONVOLVE
C'est ainsi que du sein des vastes métropoles, On voit un riche amas d'édifices épars S'élancer en clochers, s'arrondir en coupoles, Ou s'étendre et s'enfuir en immenses remparts, Helvétiens, II dans COUPOLE
...Et comme on voit d'abord le bûcheron, Quand le roi des forêts, victime désignée, Doit fatiguer enfin le fer de la cognée, Abattre autour de lui dans un vaste contour La foule d'arbrisseaux qui composait sa cour, Helvétiens, III dans COUR
Le tyran le plus dur, l'esclave le plus bas, Si dans une même âme ils confondaient leur être, En lâche cruauté ne l'effaceraient pas, Helvét. II dans CRUAUTÉ
Perfide par instinct et cruel par penchant, Son âme est un enfer et sa vie un long crime, Helvét. II dans CRUEL, ELLE
Ce sont [les montagnes] les monuments qu'a laissés la nature, D'un monde qui n'est plus décombres orgueilleux, Helvét. II dans DÉCOMBRES
Dans un riant vallon, la jeune et vive Alan [nom d'une rivière], Déroulant sur les fleurs une onde plus paisible, S'égaye, en s'échappant des rocs du Mont-Terrible, Helvétiens, VIII dans DÉROULER
Chevaliers, criait-il d'une voix plus terrible, Devant nous l'ennemi, derrière nous les eaux ; Sachons vaincre ou mourir...., Helvétiens, VII dans DERRIÈRE
Redemandant ses fils, un père malheureux Errait et gémissait près de ce champ funeste [un champ de bataille] ; Il aperçoit de Flue : ô vieillard désastreux, ô liberté fatale ! ô jour que je déteste ! Hélas ! j'avais cinq fils, je n'en ai plus que deux, Helvét. VII dans DÉSASTREUX, EUSE
La nature.... D'une écharpe de monts entourant l'Helvétie, Helv. I dans ÉCHARPE
Un intervalle affreux, un farouche silence Pour un instant succède à ce terrible bruit ; Quand un coupable attend le coup de la vengeance, Telle est l'horrible pause entre l'éclair qui luit, Et la foudre qui part, et la mort qui la suit, Helv. VII dans ÉCLAIR
La campagne déjà regorgeait de carnage ; Par la fuite et la mort tous les rangs éclaircis N'offraient aux yeux des chefs que des bandes flottantes, Helv. VIII dans ÉCLAIRCI, IE
Telle est de ces rochers la bizarre structure ; On doute, en les voyant, si la fière nature A de l'art, à son tour, contrefait les travaux, Ou si sa main jalouse écrase et défigure L'ouvrage merveilleux des plus hardis ciseaux, Helv. V dans ÉCRASER
Va, si tu crois si beau d'enchaîner l'univers...., Helv. I dans ENCHAÎNER
Et quand la nuit revient en cet affreux château, De Saphire éplorée on revoit l'ombre errante ; Elle tient dans ses mains une tête sanglante, La presse sur son sein, et l'embrasse et s'enfuit, Helv. v. dans ENFUIR (S')
Laissons au temps le soin de réformer la terre ; Cultivons-la, mon fils, ne l'ensanglantons plus, Helv. VIII dans ENSANGLANTER
Non, je ne verrai point ma vieillesse réduite à pleurer dans l'exil mes foyers envahis, Helv. II dans ENVAHI, IE
Ainsi sur les moissons quand l'orage a soufflé, Reposent confondus dans le sillon comblé Et le pavot sanglant et le bluet céleste, Et l'ivraie ennemie et les épis de blé, Helvét. VII dans ÉPI
Comme un tigre féroce aigri par sa blessure, Il [Charles le Téméraire] s'éloigne, et sa fuite affranchit le Jura, Helvétiens, VII dans FÉROCE
Les revers ont soufflé sur la fleur de son âge ; Mais le malheur, assis sur son front consterné, Ne put en effacer la grâce et le courage, Helvétiens, VI dans FLEUR
Les montagnes en groupe et les rochers en masse, Revêtus de frimas et hérissés de glace, De mille pics aigus vont déchirer les airs ; L'astre brillant du jour sourit à leur audace Et de leur front superbe éclaire les déserts ; De la pourpre, de l'or, du lis et de la rose, Il donne à ces frimas les reflets éclatants, Helvét. II dans FRIMAS
C'est le duc des Lorrains, c'est l'illustre René ; Trahi, vaincu par Charle, abandonné des princes, Il errait fugitif, chassé de ses provinces, Helvét. VI dans FUGITIF, IVE
Depuis ce jour funeste [la bataille de Morat] une horrible Furie Habite dans le sein du prince bourguignon, Et, dans les noirs accès de sa mélancolie, Elle agite son âme et trouble sa raison, Helvétiens, VII dans FURIE
Et moi, quel est mon sort ? malheureux ! je ne suis Qu'un esclave gagé qui sert la tyrannie, Helvét. II dans GAGÉ, ÉE
Mon père, vos discours gagnent ma confiance ; D'une entière franchise ils m'imposent la loi, Helvét. II dans GAGNER
Le Français, généreux et sensible à la gloire, Respecte la vertu même en ses ennemis, Helvétiens, II dans GÉNÉREUX, EUSE
À l'abord du Français, le jeune Helvétien Par un geste amical l'invite à prendre place, Helvét. III dans GESTE
Rustan descend : d'un pied il touche encor la glace, L'autre foule déjà les tapis verdoyants ; D'un pas le chevalier a franchi tout l'espace Qui sépare en ces lieux l'hiver et le printemps, Helv. II dans GLACE
La bienfaisante fée et la nymphe légère, Cueillant le gui divin ou la fleur bocagère, S'y montrèrent souvent [dans les sombres vallées] au sauvage Gaulois, Helvét. v. dans GUI
Rhinsaut achève à peine un si fatal serment Que la hache le frappe, et sa tête expirante, Aux pieds de son épouse éperdue et mourante, Des marches de l'autel tombe et roule en fumant, Helvét. V dans HACHE
Et, pour se rassurer, en vain il [Louis XI] sacrifie Ceux qu'il hait, ceux qu'il craint, ceux dont il se défie, Helv. II dans HAÏR
Des barreaux, des fossés, d'inexorables gardes, L'airain tonnant, les traits, le fer des hallebardes En défendent l'approche, en repoussent l'accès [de la demeure de Louis XI], Helvét. II dans HALLEBARDE
Sur leur robuste bras [des Suisses] la longue hallebarde Et la lourde massue, et l'épée à deux mains Semblent teintes encor du sang des fiers Germains, ib. III dans HALLEBARDE
Et la hampe jamais n'ose aligner leurs rangs [des Suisses du XVe siècle], Helvét. III dans HAMPE
Il croyait de sa cime [d'une montagne] observer la campagne Et voir flotter aux vents les drapeaux bourguignons ; Mais en vain il franchit une immense étendue, toujours un mont plus haut vient arrêter sa vue, Helv. II dans HAUT, AUTE
Ils s'avancent au son des trompettes altières, Ils portent l'arme haute, ils baissent les bannières, Et passent sous les yeux de leur fier souverain, Helvét. VIII dans HAUT, AUTE
Et de ses escadrons la formidable masse S'ébranle l'arme haute et vole sur sa trace, ib. dans HAUT, AUTE
Tel qu'un roc suspendu menace, au haut d'un mont, La terre de sa chute et le ciel de son front, Helvét. III dans HAUT, AUTE
Le jeune Helvétien, sans casque et sans armure, Épuisé par le sang qu'a rendu sa blessure, Helvét. III dans HELVÉTIEN, IENNE
.... J'apprends qu'en tes discours, Du peuple helvétien embrassant la querelle, Tu brigues la faveur de combattre pour elle, Helvét. II dans HELVÉTIEN, IENNE
Là, le peuple assemblé dans les jours solennels, De la liberté sainte entoure les autels ; Dans un ordre sacré les tribus helvétiques Y règlent, de concert, les affaires publiques, Helvét. I dans HELVÉTIQUE
Renversée, entraînée, à ce choc qui l'étonne, De ses preux chevaliers la troupe l'abandonne, Et son coursier, blessé, hennissant, furieux, Se cabre, se tourmente et l'emporte avec eux, Helvét. III dans HENNIR
L'astre brillant du jour sourit à leur audace [des monts sourcilleux], Et de leur front superbe éclaire les déserts ; De la pourpre, de l'or, du lis et de la rose Il donne à ces frimas les reflets éclatants ; Sur son trône glacé l'hiver, qui s'y repose, Y paraît couronné de l'émail du printemps, Helvét. II dans HIVER
L'honneur de secourir les peuples qu'on opprime Sera toujours brigué par les braves Français, Helv. II dans HONNEUR
La lune cependant, montée à l'horizon, Couronne les rochers que son disque déborde, Helv. II dans HORIZON
Mais j'y vois la sagesse auprès de la beauté, Qui m'offre son asile et l'hospitalité, Helv. II dans HOSPITALITÉ
Ah ! périssent plutôt ces princes orgueilleux, Ainsi qu'un vil bétail traitant la race humaine !, Helvét. II dans HUMAIN, AINE
Mais plaignons les humains, et laissons les tyrans S'environner d'acier, s'entourer de méchants, Helv. II dans HUMAIN, AINE
Crois-tu que ces bergers faibles, imbelliqueux, Ont détruit ton armée et dispersé tes preux ?, Helvétiens, V dans IMBELLIQUEUX, EUSE
Des rocs inabordés où repose la glace, Qu'un mortel imprudent méprise la menace Et trouble par un cri le silence des airs, Helv. III dans INABORDÉ, ÉE
Cependant, si j'en crois votre air et votre armure, Vous êtes étranger : inconnu dans ces lieux, Vous y suivez peut-être une route peu sûre, Helvétiens, II dans INCONNU, UE
....Comme on voit d'abord le bûcheron, Quand le roi des forêts, victime désignée, Doit enfin fatiguer le fer de la cognée, Abattre autour de lui, dans un vaste contour, La foule d'arbrisseaux qui composait sa cour, Et lui marquer ainsi, sur la terre indignée, La place où son orgueil doit tomber à son tour, Helv. III dans INDIGNÉ, ÉE
Ici la pauvreté, couverte de haillons, S'enfuit, à son aspect, du seuil de sa chaumière ; Avec un soc usé, traçant d'ingrats sillons, Le serf désespéré paraît creuser sa tombe, Helvétiens, II dans INGRAT, ATE
Les soins qu'elle lui rend, la tendre inquiétude, Le regret et l'amour, peints dans son attitude, Disent qu'un père seul en est l'objet sacré, Helvétiens, II dans INQUIÉTUDE
Défendez vos parents, vos soeurs et vos amies Que viennent outrager ces hordes ennemies ; Vive la liberté ! combattons, les voici !, Helvét. VII dans LIBERTÉ
Rustan n'admire point, dans cette auguste armée [des Helvétiens], Cette uniformité, cet accord machinal Qui meut cent mille bras d'un mouvement égal, Helvét. III dans MACHINAL, ALE
Soudain [au moindre ébranlement] ces rocs émus tressaillent et s'écroulent ; En masse de frimas, ils glissent, tombent, roulent, Et couvrent l'insensé qui, dans ces lieux déserts, Croit sonder la nature et braver les hivers, Helv. III dans MASSE
Et de ses escadrons la formidable masse S'ébranle l'arme haute, et vole sur sa trace, Helv. VII dans MASSE
Des rocs inabordés où repose la glace, Qu'un mortel imprudent méprise la menace Et trouble par un cri le silence des airs, Soudain ces rocs émus tressaillent et s'écroulent, Helvét. III dans MENACE
Tel qu'un roc suspendu menace, au haut d'un mont, La terre de sa chute et le ciel de son front, Helvét. III dans MENACER
Mais comment à ces monts.... Ose-t-on comparer les vains efforts de l'art ? Ce sont les monuments qu'a laissés la nature, D'un monde qui n'est plus décombres orgueilleux, Helv. II dans MONUMENT
Quand aux champs de Naeffels quelques cents de ces braves [Suisses] Enfoncèrent les rangs de quinze mille esclaves [Autrichiens], La liberté sourit à ce sublime effort ; Et, la gloire accourant du haut des Thermopyles, Le Klonthal ignoré vit ses rives tranquilles S'ombrager des lauriers cueillis à Marathon, Helvét. III dans OMBRAGER
La fille d'Alpéric, l'orgueil de l'Helvétie, Helv. III dans ORGUEIL
Le Rhône, Orgueilleux de tomber des portes du soleil, Helvét. VI dans ORGUEILLEUX, EUSE
[Les montagnes] Ce sont des monuments qu'a laissés la nature, D'un monde qui n'est plus décombres orgueilleux, Helv. II dans ORGUEILLEUX, EUSE
Son éclat [de l'aube] blanchissait la rive orientale, Helvét. III dans ORIENTAL, ALE
De son souffle léger ainsi la jeune aurore Agite, en se levant, la cime d'un ormeau ; La mobile rosée, attachée au rameau, Brille de feuille en feuille et coule goutte à goutte, Retombe sur le lac et fait gazouiller l'eau, Helv. II dans ORMEAU
Un jour le vigneron, sur ces coteaux paisibles, Mariant les ormeaux et les vignes flexibles, ib. III dans ORMEAU
Un jour le vigneron, sur ces côteaux paisibles, Mariant les ormeaux et les vignes flexibles, Helv. III dans PAISIBLE
Cette page vide est le panthéon du poëte ; le temps ne lui permet point encore d'y placer ses héros, Helv. IV dans PANTHÉON
Voyez le monument que Charles a laissé ; Des peuples affranchis respectez la vaillance, Et qu'enfin l'avenir écoute le passé, Helvét. VI dans PASSÉ
Un intervalle affreux, un farouche silence Pour un instant succède à ce terrible bruit ; Quand un coupable attend le coup de la vengeance, Telle est l'horrible pause entre l'éclair qui luit, Et la foudre qui part, et la mort qui la suit, Helv. VII dans PAUSE
Vers sa gauche, le prince a ces bandes vénales Qui vinrent, pour de l'or, sous ses lois se ranger ; Vingt peuples différents et d'armes inégales Composent ce ramas payé pour égorger, Helvét. VII dans PAYÉ, ÉE
Lançant des traits ailés en sons harmonieux, La persuasion, fille de l'éloquence, Assise sur sa bouche, éclate dans ses yeux, Helv. VI dans PERSUASION
Ces peuples sont, au nord, nos plus fermes remparts ; Ils s'arment pesamment, et, rangés dans la plaine, Ils affrontent la lance et le choc des chevaux, Helvét. III dans PESAMMENT
Mais le peuple, indigné que la loi le contraigne, Voudrait être séduit et flatté comme un roi, Helvét. VI dans PEUPLE
Vous le savez trop bien, la précoce prudence Annonce la bonté moins que la défiance, Helvét. II dans PRÉCOCE
Pour moi, je bénirai la provide nature Qui cacha ma patrie à ces brigands pervers, Helvét. II dans PROVIDE
Avez-vous vu l'orage, avez-vous vu les vents Assiégeant du Jura les noires pyramides ?, Helvét. VII dans PYRAMIDE
Une troupe d'archers, troupe agile et rapace, De cette triple armée occupe chaque flanc, Helvét. VII dans RAPACE
Ô crime ! ô déshonneur qui nous manquait encor ! Un roi lâche [Louis XI] a rendu la France tributaire ; Ivre de notre sang, l'insolente Angleterre S'engraisse de nos maux et recompte son or, Helv. II dans RECOMPTER
Des cierges allumés chasse la flamme blême ; La bouche se referme, et la voix se rendort ; D'Angelo c'est la voix fourbe, artificieuse, Qui semble ranimer ces débris de la mort, Helvét. VI dans RENDORMIR
Dans ce jour glorieux.... Que d'époux sont tombés ! que de fils ne sont plus ! Elles cherchent en vain leurs restes confondus ; La foudre a renversé la force, la jeunesse, Helvét. VI dans RENVERSER
Les revers ont soufflé sur la fleur de son âge, Helvét. VI dans REVERS
Au défaut de la foi, la politique même Ne t'apprit-elle pas à river dans le ciel La chaîne qui retient l'indocile mortel ?, Helvétiens, V dans RIVER
Tel qu'un roc suspendu menace, au haut d'un mont, La terre de sa chute et le ciel de son front, Helvét. III dans ROC
Quand le roi des forêts, victime désignée, Doit fatiguer enfin le fer de la cognée, Helvét. III dans ROI
Tel un fruit tourmenté par l'insecte rongeur Mûrit avant le temps et tombe de lui-même, Helv. II dans RONGEUR, EUSE
Liberté, liberté, seule amante des sages, C'est toi qui nous rends bons, c'est toi qui nous fais grands ; Tu peuples les déserts, et sur les monts sauvages Tu revêts les rochers de la robe des champs, Helvét. II dans SAUVAGE
La superstition guide leurs pas errants ; Elle est reine du peuple et serve des tyrans, Helvétiens, V dans SERF, ERVE
Ainsi, sur les moissons quand l'orage a soufflé, Reposent, confondus dans le sillon comblé, Le convolve amoureux, la renoncule agreste, Et l'ivraie ennemie et les épis de blé, Helvétiens, VII dans SILLON
Le pain que l'on fait croître est le plus savoureux ; Va, le soc et l'épée ornent la main des braves, Helvétiens, V dans SOC
Les revers ont soufflé sur la fleur de son âge, Helvét. VI dans SOUFFLER
Des vieillards timorés, des moines fanatiques, Versant sur l'avenir des larmes prophétiques, Maudissent cette guerre et pleurent leur pays, Helvét. VI dans TIMORÉ, ÉE
Quand l'orage survient, telle on voit se pencher De la rose des champs la tête virginale ; Le rameau protecteur qui semble l'ombrager Donne un nouvel éclat à sa grâce vernale, Helvét. II dans VERNAL, ALE
Un jour le vigneron, sur ces coteaux paisibles [où s'est livrée la bataille de Granson], Mariant les ormeaux et les vignes flexibles, Roulera sous ses pas des ossements blanchis, Helv. III dans VIGNERON, ONNE