Pierre de MARIVAUX (1688 - 1763)

Citations

Le mouvement par lequel le navire revient de l'abatée à la ligne du vent se dit auloffée, dans ABATÉE
En présence du donataire et de l'acceptant, dans ACCEPTANT, ANTE
De combien de petits bonheurs l'homme du monde n'est-il pas entouré !, dans LAVEAUX dans BONHEUR
Eh non, brouillonne, non, tu ne sais pas encore ce que tu dis, Le préjugé vaincu, 8 dans BROUILLON, ONNE
Elle aimait mieux qu'on manquât de sagesse que de caractère, et qu'on eût le coeur faible que l'esprit impertinent et corrompu, Vie de Marianne, 4e partie, p. 218 dans CARACTÈRE
Un carrosse de voiture qui allait à Bordeaux fut dans la route attaqué par des voleurs, Vie de Marianne, 1re partie, p. 7 dans CARROSSE
Puis c'était la religion qui voulait qu'on prît soin de moi ; ensuite venait un faste de réflexions charitables, une enflure de sentiments dévots, Vie de Marianne, 1re partie, p. 34 dans CHARITABLE
Qu'est-ce qu'une charité qui n'a point de pudeur avec le misérable, et qui, avant que de le soulager, commence par écraser son amour-propre ?, Vie de Marianne, 1re partie, p. 34 dans CHARITÉ
Le soldat d'antichambre de monsieur vaut bien la coiffeuse de madame, Jeux de l'amour et du has. III, 7 dans COIFFEUR, EUSE
Oh ! je commence à comprendre : le comte s'en va, le notaire reste, et vous vous mariez, Seconde surprise de l'amour, III, sc. dern. dans COMPRENDRE
Tu lui diras qu'à la vérité je n'ai pas dit qui c'était, mais qu'il t'a semblé que je parlais pour un autre, pour quelqu'un de condition égale à la mienne [un bourgeois], le Préjugé vaincu, sc. 2 dans CONDITION
Si elle est devenue si glorieuse, dame, je ne saurais que faire, Marianne, 5e part. t. II, p. 234 dans DAME
À peine es-tu débarqué que tu tournes la tête à de jolies filles, Pays. parv. t. I, 1re part. p. 47, dans POUGENS dans DÉBARQUER
Si j'avais refusé le baron, ma mère, qui voudrait être débarrassée de moi, ne me l'aurait jamais pardonné, Marianne, 9e part. t. III, p. 366, dans POUGENS dans DÉBARRASSÉ, ÉE
Nous avons dîné debout, remettant de manger mieux et plus à notre aise au soupé dans notre nouveau gîte, Paysan parv. t. I, 2e part. p. 66, dans POUGENS dans DEBOUT
Les hommes regardent les lumières involontaires [de ceux qui leur rendent un service] comme une injure, et le tout de bonne foi, sans connaître leur injustice ; car ils ne se débrouillent pas jusque-là, Marianne, 5e partie. dans DÉBROUILLER
Je n'y devais rien que le bonsoir à mon hôtesse, et puis je n'avais qu'à décamper avec mon paquet, Paysan parv. t. I, part. 1re, p. 108, dans POUGENS dans DÉCAMPER
L'air déconcerté qu'elle avait en l'écoutant, acheva sans doute de lui confirmer ce mariage, Marianne, 9e part. dans DÉCONCERTÉ, ÉE
Si ma présence dut déconcerter ces messieurs, je n'eus pas lieu de m'en apercevoir, Paysan parv. t. III, 6e part. p. 116, dans POUGENS dans DÉCONCERTER
Eh ! comment avez-vous fait pour me découvrir ? lui dis-je, en ne cessant de l'embrasser, Paysan parv. 6e part. t. III, p. 100, dans POUGENS dans DÉCOUVRIR
En me protestant que, si je faisais le moindre bruit, il me décréditerait à jamais, Paysan parv. 6e part. t. III, p. 123, dans POUGENS dans DÉCRÉDITER
Il se retira en me jetant un coup d'oeil dédaigneux accompagné d'un souris moqueur, Pays. parv. 6e part. t. III, p. 90, dans POUGENS dans DÉDAIGNEUX, EUSE
Et moi je n'ai pas osé l'en dédire, m'a dit Dorante, parce que j'aurais indisposé contre moi cette fille, qui a du crédit auprès de sa maîtresse, Fauss. confid. II, 12 dans DÉDIRE
Hélas ! madame, repris-je, je n'ai suivi que vos conseils, il n'est plus temps de se dédire, Marianne, 9e partie, t. III, p. 372, dans POUGENS dans DÉDIRE
Lubin : Mais, monsieur, j'ai fait mon paquet. - Le chevalier : Eh bien ! tu n'as qu'à le défaire, Surpr. de l'amour, I, 9 dans DÉFAIRE
J'attends M. Remy, que j'ai envoyé chercher, et, s'il ne nous défait pas de cet homme-là, ma fille saura qu'il ose l'aimer, Fausses confid. III, 4 dans DÉFAIRE
Adieu, monsieur, vous parlez d'un air bien dégagé et presque offensant, Surpr. de l'amour, II, 7 dans DÉGAGÉ, ÉE
Je tenais mon chapeau à la main de l'air le plus dégagé qu'il m'était possible, Paysan parv. t. I, 2e part. p. 118, dans POUGENS dans DÉGAGÉ, ÉE
Il me reçut les larmes aux yeux, que sa joie de me revoir ou le chagrin de me recevoir dans une salle dégarnie pouvait également faire couler, Pays. parv. t. IV, 7e part. p. 41, dans POUGENS dans DÉGARNI, IE
Je suis tout engourdi de tristesse. - Allons, allons, dégourdis-toi, puisque tu m'aimes, l'Heur. stratag. III, 2 dans DÉGOURDIR
Votre fierté est si ridicule qu'elle me dégoûte de la mienne, Préj. vaincu, sc. 9 dans DÉGOÛTER
Au reste de mes vêtements délabrés et peut-être changés, il était difficile de me reconnaître, Marianne, 9e part. t. III, p. 284, dans POUGENS dans DÉLABRÉ, ÉE
On avait mis la demoiselle sur le lit de la tourière, et nous la délacions, cette tourière et moi, pour lui faciliter la respiration, Marianne, 7e part. dans DÉLACER
Les amants délaissés n'ont qu'à chercher qui les plaigne, l'Heur. stratag. I, 4 dans DÉLAISSÉ, ÉE
Je m'y promenai même quelques instants pour me délasser d'avoir été assise toute la matinée, Marian ne, 11e part. dans DÉLASSER
Je restai le lendemain toute la matinée chez moi ; je ne m'y ennuyai pas ; je m'y délectai dans le plaisir de me trouver tout à coup un maître de maison, Paysan parv. t. III, 5e part. p. 71, dans POUGENS dans DÉLECTER
En fait d'amour, on fait très délicatement des choses fort grossières, Marianne, 1re part. dans DÉLICATEMENT
À l'égard de l'esprit, ce sera toute la force de celui des hommes mêlée avec toute la délicatesse de celui des femmes, Marianne, 4e part. dans DÉLICATESSE
Dites-moi d'où cela venait ; où est-ce que j'avais pris mes délicatesses ?, Marianne, 1re part. dans DÉLICATESSE
Ce n'est pas de l'amour que je veux ; vous le savez bien ; mais l'amitié n'a-t-elle pas ses sentiments, ses délicatesses ?, Surprises de l'amour, II, 9 dans DÉLICATESSE
Eh ! monsieur, délivrez-vous d'elle, et donnez-lui les deux cent mille francs, le Legs, sc. 19 dans DÉLIVRER
Je puis vous assurer que, par son bon esprit, par les qualités de l'âme et par la noblesse des procédés, elle est demoiselle autant qu'aucune fille, de quelque rang qu'elle soit, puisse être, Marianne, 7e part. dans DEMOISELLE
Tantôt j'étais sur un pied, tantôt j'inclinais la tête et ne savais plus ce que je faisais : j'étais démonté, Paysan parv. t. III, 5e part. p. 17, dans POUGENS dans DÉMONTÉ, ÉE
Je cherche non portrait ; j'ai besoin de quelques petits diamants qui en ornent la boîte ; je l'ai prise pour les envoyer démonter à Paris, Surpr. de l'amour, II, 7 dans DÉMONTER
Ma femme, sans se démonter et sans se déranger, me dit de prendre une chaise, Paysan parv. t. III, 6e part. p. 116, dans POUGENS dans DÉMONTER
Hé bien ! ce neveu-là est bon à montrer, il ne dépare pas la famille, Fausses conf. I, 4 dans DÉPARER
Ajoutez à cela les courses de ce même laquais dont je vous ai parlé, que mon fils dépêche quatre fois par jour et avec qui, quand il revient, il a toujours de fort longs entretiens, Vie de Marianne, 4e partie, p. 225 dans DÉPÊCHER
Ma mère qui était la seule dont je dépendais alors, car mon père était mort...., Paysan parv. t. II, 4e part. p. 105, dans POUGENS dans DÉPENDRE
Il était extrêmement dépensier, surtout quand il s'agissait de ses plaisirs, Paysan parv. 1re part. p. 30, dans POUGENS dans DÉPENSIER, IÈRE
Dans ce monde, toutes les vertus sont déplacées, aussi bien que les vices ; les bons et les mauvais coeurs ne se trouvent point à leur place, Paysan parv. t. I, 1re partie, p. 78, dans POUGENS dans DÉPLACÉ, ÉE
Et cette jeune fille qui vous dérange, qui fait que vous manquez à votre parole, il se trouve que c'est moi, Marianne, 4e partie. dans DÉRANGER
Mon fiacre fut obligé de me descendre à quelques pas de chez elle, Paysan parv. t. III, 5° part. p. 77, dans POUGENS dans DESCENDRE
Marton : C'est le garçon de France le plus désintéressé. - Le comte : Tant pis, ces genslà ne sont bons à rien, Fausses confid. II, 4 dans DÉSINTÉRESSÉ, ÉE
C'est un vilain amant qu'un homme qui vous désire plus qu'il ne vous aime, Marianne, 1re part. dans DÉSIRER
Lépine a cru que je le desservais auprès de vous, le Legs, sc. 23 dans DESSERVIR
Mlle Vurthon, qui s'était détachée de nos deux dames, approchait pendant qu'elles se promenaient, Marianne, 8e partie. dans DÉTACHER
Va demain, le plus matin que tu pourras, me chercher un tapissier pour détendre mon cabinet et ma chambre, Pays. parv. t. I, 2e part. p. 63, dans POUGENS dans DÉTENDRE
Nous sommes tous égaux devant Dieu, mais devant les hommes ce n'est pas de même, Pays. parv. t. II, 3e part. p. 37, dans POUGENS dans DEVANT
Dites moi donc quelle résolution vous prenez, me répondit le ministre ; que voulez-vous devenir ?, Mariane, 7e part. dans DEVENIR
J'ai oublié ma tabatière, il y a une heure que je ne sais que devenir, Paysan parv. t. II, part. 4e, p. 29, dans POUGENS dans DEVENIR
C'est, monsieur, une question qui vient à propos et que je vous fais tout en devisant, l'Heureux stratag. III, 1 dans DEVISER
Les dévots fâchent le monde, et les gens pieux l'édifient, Pays. parv. t. I, part. 1re, p. 98, dans POUGENS dans DÉVOT, DÉVOTE
J'ai lieu de soupçonner qu'elle est dans une situation difficile, Marianne, XIe part. dans DIFFICILE
Et laisse venir demain ; tu verras comme il sera fait ; c'est moi qui te le dis, Marianne, II dans DIRE
Je ne pouvais, avec mes petites dissimulations, parer l'évidence de son amour, Mariane, 2e part. dans DISSIMULATION
Un extérieur plus dissimulé que modeste, Paysan parv. 2e part. dans DISSIMULÉ, ÉE
Je lui dis tout bas que je ne voulais point de linge si distingué, Mariane, 1re partie. dans DISTINGUÉ, ÉE
Dans le fond, je le distinguais, voilà tout ; et distinguer un homme, ce n'est pas encore l'aimer, l'Heur. stratag. I, 4 dans DISTINGUER
Et ma main qu'il portait à sa bouche, répondis-je, mon père, est-ce encore une distraction ?, Marianne, 3e part. dans DISTRACTION
Eh bien ! cela distrait toujours un peu : il vaut mieux quereller que soupirer, Secr. surp. de l'amour, I, 1 dans DISTRAIRE
Cela sera plus sûr que de se divertir de lui ; car, à la fin, il pourrait bien se divertir de vous, Paysan parv. 1re part. p. 29, dans POUGENS dans DIVERTIR
Oh ! pour cela, madame, il n'y a rien à dire ; vous avez pris là un mari de bonne mine, un gros dodu que tout le monde aimera, Pays. parv. 5e part. t. III, p. 67, dans POUGENS dans DODU, UE
Je n'aime pas l'esprit domestique, Jeux de l'am. et du hasard, I, 7 dans DOMESTIQUE
Arlequin, vous êtes à présent à monsieur ; vous le servirez, je vous donne à lui, Fausses confid. I, 8 dans DONNER
Qui prenaient, sur le dos de leurs chaises, de ces postures aisées et galantes qui marquent qu'on est au fait des bons airs, Marianne, 2e part. dans DOS
Il y a habit, veste et culotte, d'un bel et bon drap bien fin, tout uni, doublé de soie rouge ; rien n'y manque, Paysan parv. 3° part. t. III, p. 129, dans POUGENS dans DOUBLÉ, ÉE
Quel prétexte ! cette femme ne va pas droit avec moi, le Legs, sc. 6 dans DROIT, DROITE
Je fais le philosophe ici ; mais si j'avais affaire à lui, je verrais si cet homme a tort de s'habiller ainsi, et si ces habits superbes ne reprendraient pas sur mon imagination les droits que ma morale leur dispute, dans DESFONTAINES dans DROIT
Je dupais son inconstance, parce que tous les jours je lui renouvelais sa maîtresse, et c'était comme s'il en avait changé, Marianne, 1re part. dans DUPER
Pour voir jusqu'où va la duperie des hommes avec nous, Marianne, 1re part. dans DUPERIE
Vous lui supposez une audace, une présomption qui tient ses lumières en échec, dans DESFONTAINES dans ÉCHEC
Donner de l'éducation à son esprit, dans DESFONTAINES dans ÉDUCATION
Le personnage est agréable, il fait plaisir à considérer. - Je n'en vas pas à l'encontre, Préj. vaincu, sc. 2 dans ENCONTRE (À L')
Ce n'est pas sur moi qu'il en faut jeter l'endosse, l'Épreuve, sc. 18 dans ENDOSSE
Et ce que je dis là d'elle, n'annonce pas des mouvements de mauvaise humeur bien opiniâtres, ni bien sérieux ; ce sont des bêtises ou des enfances, dont il n'y a que de bonnes gens qui soient capables, Marianne, 2e partie. dans ENFANCE
Ils me rient au nez, me disent que je fais l'enfant, Double inconst. II, I dans ENFANT
Quoi ! vous songez encore à cela ? reprit-elle ; eh ! mon Dieu ! Marianne, que vous êtes enfant !, Marianne, part. 2, t. I, p. 211, dans POUGENS dans ENFANT
C'est de tout cela ensemble que me vint cette enfilade de duretés que j'essuyai de sa part, Marianne, part. 2 dans ENFILADE
Une armoire pratiquée dans l'enfoncement d'un mur, Marianne, part. I, t. I, p. 6, dans POUGENS dans ENFONCEMENT
Vous me trouvez l'air d'un fripon qui n'aura pas les mains engourdies pour emporter l'argent d'une maison, Paysan parv. 2e partie. dans ENGOURDI, IE
Si la comtesse croit l'aimer, elle se trompe : elle n'a voulu que me l'enlever, l'Heur. stratag. I, 8 dans ENLEVER
Au surplus, mademoiselle, vous pouvez vous enquêter de mon humeur et de mon caractère, je suis sûr qu'on vous en fera de bons rapports, Marianne, 6e part. dans ENQUÊTER (S')
À telles enseignes que j'ai encore un mouchoir à elle, qu'elle a oublié chez moi, Marianne, 1re partie. dans ENSEIGNE
Je ne sais pas la finesse qu'elle y a entendue, et tout cela retombe sur moi pourtant, Pays. parv. part. 5 dans ENTENDRE
Cette mère qui faisait si peu de figure, qui était si enterrée, que les gens même de son fils ne savaient pas sa demeure...., Marianne, 2e part. dans ENTERRÉ, ÉE
Je n'ai pas l'entêtement des grandes alliances, l'Épreuve, sc. 1 dans ENTÊTEMENT
Retranchez ces petits agréments-là de votre discours ; ce sont des fleurs de rhétorique qui m'entêtent, la Fausse suivante, II, 6 dans ENTÊTER
Dans ces entrefaites, la plus ancienne des deux femmes de chambre qu'elle avait tomba malade d'une fièvre aiguë qui l'emporta, Marianne, 10e part. dans ENTREFAITES
Quoique, pour entrer dans le badinage, elle se plaignît d'être trop gênée, il est vrai qu'elle mangea très peu, Marianne, 2e partie. dans ENTRER
Le tout soutenu d'une propreté tirée à quatre épingles, Paysan parvenu, part. 1 dans ÉPINGLE
On s'épouse de tout temps, on s'épousera toujours ; on n'a que cette honnête ressource quand on aime, le Legs, sc. 2 dans ÉPOUSER
Je m'épris pour elle de l'inclination la plus tendre, Marianne, 7e part. dans ÉPRENDRE (S')
J'ai maintenant affaire à des caprices, à des fantaisies : équipages d'esprit que toute femme apporte en naissant, Surpr. de l'amour, II, 5 dans ÉQUIPAGE
Tu pourrais bien aussi escamoter Dorante à ta maîtresse, Jeux de l'am. et du has. I, 5 dans ESCAMOTER
Je ne veux point d'esclandre dans ma maison ; ni moi ni Toinon, nous n'en avons que faire, Marianne, 3e part. dans ESCLANDRE
Angélique : Mais, entre nous, que ferais-je avec un homme de cette espèce-là ? car la plupart de ces gens-là sont des espèces, vous le savez, Préj. vaincu, sc. 4 dans ESPÈCE
Voyons ce que c'est ; suivant l'espèce de la chose, je ferai l'estime de votre silence, Surprise de l'am. II, 1 dans ESTIME
À l'égard de ceux qui s'estiment à propos de rien, qui sont glorieux de leur rang ou de leurs richesses, gens insupportables et qui fâchent tout le monde..., Marianne, 4e part. dans ESTIMER
Je me brisai hier d'une chute sur l'escalier, je roulai tout un étage, le Legs, sc. 14 dans ÉTAGE
Tout cet étalage de fierté et de noblesse dans le procédé, n'était donc qu'une vaine démonstration, Marianne, 8e part. dans ÉTALAGE
Songe-t-elle à vous assurer de quoi vivre ? elle ne sera pas éternelle, et il serait fâcheux qu'elle ne vous mît pas en état d'être toujours aussi proprement mise, Mariane, 5e part. dans ÉTERNEL, ELLE
La comtesse : Ne perdez point cela de vue, étrange homme que vous êtes, le Legs, sc. 10 dans ÉTRANGE
Je suis charmé, dit-il à mes protecteurs, que vous vous soyez intéressés pour ce jeune homme, il fera quelque chose : enfin le voilà le pied à l'étrier, Pays. parv. t. IV, p. 73, dans POUGENS dans ÉTRIER
Tout cela était dit avec la rapidité d'un discours étudié, Paysan parv. 6e partie dans ÉTUDIÉ, ÉE
Sans compter que le diable est un éveillé qui pourrait bien tenter ...., Paysan parv2e part. dans ÉVEILLÉ, ÉE
Ce qui me désespère, c'est que je n'y vois point de remède ; car la comtesse m'évite, l'Heur. stratag. I, 3 dans ÉVITER
Son exemple me dirigeait et m'a peut-être évité bien des faux pas, Paysan parv. part. 7 dans ÉVITER
Je parle votre langage : je réponds à vos exagérations par les miennes, Préj. vaincu, sc. 4 dans EXAGÉRATION
Les âmes excessivement bonnes sont volontiers imprudentes, Paysan parv. part. 2 dans EXCESSIVEMENT
Aurait-il pu s'exempter de prêter son carrosse ? aurais-je pu refuser de le prendre ?, Marianne, part. 2e. dans EXEMPTER
Elle n'est mariée qu'avec une figure qui sort d'un cabinet, qui vient à table, et qui fait expirer de langueur, de froid et d'ennui tout ce qui l'environne, Jeux de l'am. et du has. I, 1 dans EXPIRER
Il est vrai qu'il me fâcherait s'il parlait ; mais il serait à propos qu'il me fâchât, Fausses confid. II, 13 dans FÂCHER
Vos façons de parler me font tant de plaisir que j'en oublie presque ce que j'ai à vous dire, l'Épreuve, sc. 8 dans FAÇON
Un jeune homme doit-il être le copiste de la façon de faire de ces auteurs ?, dans DESFONTAINES dans FAÇON
J'avais des grâces et de petites façons qui n'étaient point ordinaires, Marianne, 1re part. dans FAÇON
Je leur entendais dire d'excellentes choses ; mais ils les disaient avec si peu d'effort, ils y cherchaient si peu de façon...., Marianne, 4e part. dans FAÇON
Je m'en plaignis, mais si faiblement que je n'insistai point, Marianne, 1re part. dans FAIBLEMENT
Aussi, m'a-t-on dit, n'avait-elle guère fait d'amants, mais beaucoup d'amis et même d'amies, Mariane, 4e part. dans FAIRE
Oh ! voilà qui est fait ; je renonce à toutes les femmes et à tous les trésors du monde, Surpr. de l'amour, I, 2 dans FAIT, AITE
Ce que je vous dis là au reste n'est fait que pour vous, mademoiselle ; vous le sentez bien, Marianne, IIe part. dans FAIT, AITE
Mon âme s'instruisait de tout ce qui pouvait l'affliger, elle se mettait au fait de ses malheurs, Marianne, 3e part. dans FAIT
C'est fameux ! Hé ! je me connais bien aussi, et je n'ai pas là une fameuse connaissance, Jeux de l'am. et du has. III, 6 dans FAMEUX, EUSE
Lisette est une fille de famille, qui peut trouver mieux, monsieur ; et je ne vois pas que votre Lépine lui convienne, Préj. vaincu, sc. 4 dans FAMILLE
Son amour n'était qu'une fantaisie ; les fantaisies se passent, Pays. parv. 5e part. dans FANTAISIE
Silvia : Volontiers un bel homme est fat, je l'ai remarqué. - Lisette : Oh ! il a tort d'être fat, mais il a raison d'être beau, Jeux de l'am. et du has. I, 1 dans FAT
Parce qu'elle feignait d'être bonne, elle croyait l'être en effet, Pays. parv. 3e part. dans FEINDRE
Il en vint d'abord quelques-uns, de ces indignes amis ; mais, dès qu'ils virent que le feu était dans les affaires, et que la fortune de leur amie s'en allait en ruine, ils courent encore, Pays. parv. 1re part. dans FEU
Je savourais la proposition, cette fortune subite mettait mes esprits en mouvement ; le coeur m'en battait, le feu m'en montait au visage, Pays. parv. 1re part. dans FEU
Hé bien ! qu'est-ce que me vient conter cette chiffonnière ? répliqua l'autre en vrai fiacre : Gare ! prenez garde à elle, elle a son fichu des dimanches !, Marianne, 2e partie dans FIACRE
La cause de la chute de cette pièce [tirée des Voyages de Guilliver] est que le public n'a pu soutenir au théâtre des hommes fictivement petits, Spect. franc. dans DESFONTAINES dans FICTIVEMENT
Oui, fiez-vous-y, à cette physionomie si prévenante, qui disparaît un quart d'heure après, pour faire place à un visage sombre, Jeux de l'amour et du has. I, 1 dans FIER
Mlle Varthon rougissait, et ne savait quelle figure faire, Marianne, 8e part. dans FIGURE
Lépine : Cette dame se figurait que nous nous aimions. - Lisette : Eh bien, elle se figurait mal, le Legs, sc. 3 dans FIGURER
J'en perdis mon étourderie, ma dissipation ordinaire et cet esprit de petite fille que j'avais encore, Marianne, 9e part. dans FILLE
Cinq ou six jeunes seigneurs, après avoir parlé chevaux, chiens, chasse ou filles, Paysan parvenu, 6e part. dans FILLE
Jamais je ne vis, en pareille matière, de vanité qui fit une bonne fin, Paysan parv. 1re part. dans FIN
C'est par trop finasser aussi, Préj. vaincu, sc. 8 dans FINASSER
Voilà qui est fini, madame, vous me déterminez, Sec. surpr. de l'am. I, 7 dans FINI, IE
La comtesse : Finissez, monsieur, finissez ; ah ! l'odieuse contestation. - Hortense : Oui, finissons ; je vous épouserai, monsieur, il n'y a que cela à dire, le Legs, sc. 17 dans FINIR
Deux mains pâles et décharnées dont les doigts ne finissaient point, Marianne, 6e partie. dans FINIR
Linge assez blanc, mais toujours flétri, qui ne vous pare point quand vous êtes aimable, et qui vous dépare un peu quand vous ne l'êtes point, Marianne, 4e part. dans FLÉTRI, IE
Pendant que, flétrie et perdue dans l'esprit de tout le monde, je passai près de trois semaines à lutter contre la mort, Marianne, 9e part. dans FLÉTRI, IE
Ma compagne et moi nous remplissions le fond du devant ; celui de derrière était occupé par un homme âgé, indisposé, et par sa femme, Marianne, 2e part. dans FOND
Vous avez fondé notre bonheur pour la vie en me laissant faire, Jeux de l'am. et du has. III, 4 dans FONDER
Dorante, sais-tu bien qu'il n'y a point de fol aux Petites-maisons de ta force ?, Fausses confid. II, 3 dans FORCE
Vous vous moquez, me dit-il d'un air forcé, ne savez-vous pas le plaisir que j'ai d'être avec vous ?, Marianne, 8e part. dans FORCÉ, ÉE
Il n'y a point d'accident pour ou contre que l'on n'imagine, point de chimère agréable ou fâcheuse qu'on ne se forge, Marianne, 6e part. dans FORGER
J'étais comme enlevée ; il y avait quelque chose de trop fort pour moi dans la rapidité des événements qui me déplaçaient, qui me transportaient, Marianne, 3e part. dans FORT, ORTE
À tout cela il n'y a que le prochain de foulé ; qu'il s'accommode ; parlons de moi, Paysan parv. 3e part. dans FOULÉ, ÉE
Je suis souffrant, et je ne pourrais fournir la course, Legs, sc. 14 dans FOURNIR
Jeannot est avec sa tante, qui doit le mener tantôt à la foire ; car il faut toujours que cet enfant soit fourré chez elle, surtout les fêtes, Marianne, 3e part. dans FOURRÉ, ÉE
Ajoutez à cela un air de santé robuste et une certaine fraîcheur qui faisait plaisir ; de ces fraîcheurs qui viennent d'un bon tempérament, et qui ont pourtant essuyé de la fatigue, Pays. parv. 4e part. dans FRAÎCHEUR
Ce discours était assez net, et il était difficile de parler plus français, Marianne, 1re part. dans FRANÇAIS, AISE
C'est que vous avez bien rabroué le freluquet, n'est-ce pas ? contez-moi ça, madame. - Freluquet ! je n'ai jamais dit que c'en fût un ; ce n'est pas là son défaut. - Dame ! vous l'avez appelé petit monsieur : et un petit monsieur, c'est justement et à point un freluquet, Préjugé vaincu, sc. 8 dans FRELUQUET
Pour ce qui est de mes autres parents, ce n'est pas du fretin non plus ; on les appelle monsieur et madame, Pays. parv. 2e part. dans FRETIN
Elle [une femme entichée de sa noblesse] dédaignera votre homme [un bourgeois], elle dira que c'est du fretin, Préj. vaincu, sc. 2 dans FRETIN
Ce qui m'impatientait, c'est qu'il n'y avait rien d'assez friand pour ces grands serviteurs de Dieu, Pays. parv. 4e part. dans FRIAND, ANDE
Peut-être d'un an vous ne vendrez cette friperie-là si à propos, Pays. parv. 3e part. dans FRIPERIE
N'êtes-vous pas un fripon ? vous êtes si aimable que j'en ai peur, et j'hésite, Pays. parv. 5e part. dans FRIPON, ONNE
Un laquais de la maison qui avait pris de l'amitié pour moi me frisa ; j'avais d'assez beaux cheveux, Pays. parv. 1re part. dans FRISER
Avec du linge et des habits froissés, pour avoir passé deux nuits sur mon lit sans m'être déshabillée, Marianne, 9e part. dans FROISSÉ, ÉE
Vous ne savez pas les difficultés de l'état austère que vous embrassez ; il faut avoir un coeur bien frugal pour le soutenir, c'est une espèce de solitaire qu'une fille, Serments indisc. I, 2 dans FRUGAL, ALE,
Eh bien ! son Dorante, que t'a-t-il fait ? car il me semble que ta fureur est que je le haïsse, Préj. vaincu, sc. 8 dans FUREUR
Qui n'a pu retenir sa misérable fureur de parler, Marianne, 7e part. dans FUREUR
Nous n'aurions pas le temps de nous entretenir, si nous ne prévenions pas la fureur de ses politesses, Paysan parvenu, 2e part. dans FUREUR
Hélas ! dis-je à la fin, c'est une furieuse histoire que la mienne, Pays. parv. 3e part. dans FURIEUX, EUSE
Elles voudraient jouir furtivement du plaisir de vous aimer et d'être aimées sans que vous y prissiez garde, Pays. parv. 5e partie. dans FURTIVEMENT
Oui, cousine, oui, maîtresse, oui, charmante future, et tout ce qui m'est le plus cher dans le monde, Pays. parv. 2e part. dans FUTUR, URE
Ah ! comme vous voudrez, reprit-il là-dessus ; mais je regrette le fuyard ; il valait mieux pour vous puisqu'il était riche, Pays. parv. 4e part. dans FUYARD, ARDE
Il y en a bien d'autres que lui qui ont été aux gages des gens, et puis qui ont eu des gens à leurs gages, Pays. parv. 2e part. dans GAGE
Des conseils ! ah ! le triste équipage pour gagner pays, les Surpr. de l'am. I, 14 dans GAGNER
Vos tristesses sont si contagieuses qu'elles ont gagné jusqu'à votre valet, on l'entend qui soupire, l'Heur. stratag. I, 5 dans GAGNER
Notre repas fut le plus gai du monde, et j'y fus plus gai que personne, Pays. parv. 2e part. dans GAI, GAIE
Approchez son fauteuil, monsieur de la Vallée, et tenez-vous gaillard ; soupons : mettez-vous là, petite fille, Pays. parv. 3e part. dans GAILLARD, ARDE
Je suis trop heureux, madame, d'avoir pu vous rendre ce petit service, lui répondis-je le plus galamment qu'il me fut possible, Pays. parv. 4e part. dans GALAMMENT
C'était à qui d'entre elles me ferait le présent le plus joli, me donnerait l'habit le plus galant, Mariane, 1re part. dans GALANT, ANTE
Le seigneur : Ce ne sont point des compliments, mais des témoignages d'estime. - Arlequin : Galbanum que tout cela ; votre visage ne m'est point nouveau, Doubl. inconst. II, 7 dans GALBANUM
Certifier qu'on aura ceci ou cela Demain je me garantis adorée, Jeux de l'am. et du has. Il, 1 dans GARANTIR
Bon jour, mon garçon, dit-elle, quand je l'abordai ; hé bien, comment te trouves-tu à Paris ?, Paysan parvenu, 1re part. dans GARÇON
C'est un garçon fort doux et de bonnes moeurs, Marianne, 7e part. dans GARÇON
On m'avait bien dit qu'il était beau garçon, et on avait raison, Pays. parv. 4e part. Joli garçon se dit dans le même sens. dans GARÇON
Je me considérai avec cette épée à la main, et avec mon chapeau enfoncé en mauvais garçon, Pays. parv. 5e part. dans GARÇON
Cela humilierait les plus forts esprits, et Aristote ne paraîtrait plus qu'un petit garçon, Marianne, 1re part. dans GARÇON
Je n'aurais pas pris garde à elle, si elle n'avait pas pris garde à moi, Pays. parv. 3e part. dans GARDE
Demain, dites-vous ? comment vous garder jusque-là après ce qui est arrivé ?, Fausse confid. III, 12 dans GARDER
Je me mis dans une de ces petites auberges, à qui le mépris de la pauvreté a fait donner le nom de gargote, Paysan parv. 1re part. dans GARGOTE
Laissez-moi faire, il n'y a encore rien de gâté, Serm. indisc. v, 2 dans GÂTÉ, ÉE
Les gens indifférents gâtent tout, Jeux de l'am. et du hasard, III, 8 dans GÂTER
Même on dit par le pays, que nous avons eu une grand'mère qui était la fille d'un gentilhomme : il est vrai, pour n'en pas mentir, que c'était du côté gauche, Pays. parv. 2e part. dans GAUCHE
La comtesse : Puisque vous n'avez besoin que de cela, monsieur, j'en suis ravie ; je vous l'accorde ; j'en serai moins gênée avec vous. - Lelie : Moins gênée ? ma foi, madame, il ne faut pas que vous le soyez du tout, Surpr. de l'amour, II, 7 dans GÊNÉ, ÉE
Souvent ces gens qui ont l'âme si noble, ne sont pas les meilleurs coeurs du monde ; ils s'entêtent trop de la gloire et du plaisir d'être généreux et négligent par là bien des petits devoirs, Marianne, 4e part. dans GÉNÉREUX, EUSE
Qui, si elles vous voient faire une action généreuse, la regardent comme une étourderie dont elles s'applaudissent de n'être pas capables, Marianne, 9e part. dans GÉNÉREUX, EUSE
C'est, lui dis-je, que le terme de mon père est trop ignoble, trop grossier ; il n'y a que les petites gens qui s'en servent, Paysan parv. 1re part. dans GENS
De bonnes gens, qui ne vivent que pour le plaisir et pour la joie, qui ne haïssent rien que ce qu'on leur fait haïr, ne sont que ce qu'on veut qu'ils soient, Paysan parv. 4e part. dans GENS
J'y trouvai cinq ou six dames et trois messieurs, dont deux me parurent des gens de robe, et l'autre d'épée, Marianne, 6e part. dans GENS
Ah ! les sottes gens que nos gens !, Jeux de l'am. et du has. II, 6 dans GENS
Il vient d'essuyer d'un grand seigneur cette distraction hautaine que donnent à la plupart de ses pareils les sentiments gigantesques qu'ils ont d'eux-mêmes, dans DESFONTAINES dans GIGANTESQUE
Adieu donc, soubrette ennemie, adieu, mon petit coeur fantasque ; adieu, la plus aimable de toutes les girouettes, Heur. stratag. III, 1 dans GIROUETTE
Fais comme tu voudras [tutoie-moi, si tu veux], Bourguignon, voilà la glace rompue, puisque cela divertit ces messieurs, Jeux de l'am. et du has. I, 6 dans GLACE
Nous avions affaire à une femme sur qui toutes ces choses-là glissaient et qui ne voyait jamais le présent et point le passé, Pays. parv. 4e part. dans GLISSER
De temps en temps, de mon côté, je glisse de petits mots, afin qu'elle y prenne garde, les Surpr. de l'am. I, 10 dans GLISSER
Voilà encore ce qu'il ne faut point dire, me glissa-t-elle en me quittant, Pays. parv. 3e partie. dans GLISSER
Je tâchai, en me glissant tout doucement, de gagner le haut de l'église, Marianne, 2e part. dans GLISSER
Alors, ne voyant que la gloire de la dame dont nous parlions, je répondis sur-le-champ...., Pays. parv. 7e part. dans GLOIRE
Si les hommes sont si glorieux, ce n'est pas à une dame aussi pieuse et aussi charitable que vous à approuver leur mauvaise gloire, Marianne, 6e part. dans GLOIRE
Il est vrai que ce n'était qu'un laquais ; mais, quand on est glorieuse, on n'aime à perdre dans l'esprit de personne, Marianne, 2e part. dans GLORIEUX, EUSE
Quelquefois on est glorieux avec soi-même, on fait des lâchetés qu'on ne veut pas savoir, et qu'on se déguise sous d'autres noms, ib. 3e part. dans GLORIEUX, EUSE
Les richesses, pour lesquelles il n'était pas né, l'avaient rendu glorieux, et sa gloire le rendit magnifique, Pays. parv 1re part. dans GLORIEUX, EUSE
Les oeufs me gonfleraient, dit la cadette, Pays. parv. 1re part. dans GONFLER
On doit se ressouvenir qu'au mot seul de comédie, j'avais senti mon coeur se gonfler de joie, Pays. parv. 6° part. dans GONFLER
Hélas ! c'est ce lutin-là qui me prend à la gorge ; elle veut que je l'aime, Surpr. de l'amour, II, 4 dans GORGE
Les gourmands perdent la moitié de leur temps à être en peine de ce qu'ils mangeront ; ils ont là-dessus un souci machinal qui dissipe une grande partie de leur attention pour le reste, Pays. parv. 1re part. dans GOURMAND, ANDE
C'est une petite bagatelle qui ne mérite pas de vous être dite ; c'est que j'ai pris du goût pour Arlequin, Double inconst. III, 1 dans GOÛT
C'était même une de ses grâces que de ne point songer à en avoir, Pays. parv. 4e part. dans GRÂCE
Elle l'embellissait de toutes les grâces de son caractère, et ces grâces-là n'ont point d'âge, Marianne, 6e part. dans GRÂCE
Il a vidé là sa maison d'une vilaine graine de gens, Doubl. inconst. II, 7 dans GRAINE
Vous devez dire : Votre Grandeur saura. - Votre Grandeur saura ! c'est donc un géant, ce secrétaire d'État, Double inconst. III, 2 dans GRANDEUR
Elle n'avait pas dans ses mouvements la pesanteur des femmes trop grasses ; son embonpoint ni sa gorge ne l'embarrassaient pas, Pays. parv. 4e part. dans GRAS, ASSE
Le ciel pouvait me réserver une belle fille qui fût plus au gré du monde, mais non pas qui fût plus au gré de mon coeur, Marianne, 4e part. dans GRÉ
Elle est jolie, à la bonne heure ; mais y a-t-il moyen de penser qu'une grisette lui ait tourné la tête ? car il n'est question que d'une grisette, ou tout au plus de la fille de quelque petit bourgeois, qui s'était mise dans ses beaux atours, Marianne, 4e part. dans GRISETTE
Un gros homme, d'une taille au-dessous de la médiocre, d'une allure assez pesante, avec une mine de grondeur, Pays. parv. 4e part. dans GRONDEUR, EUSE
Qu'il me laisse mon pauvre Arlequin, qui n'est pas plus gros monsieur que je suis grosse dame, Doubl. inconst. I, 1 dans GROS, OSSE
Me voilà noble, je garde le parchemin, je ne crains plus que les rats, qui pourraient bien gruger ma noblesse, Double inconst. III, 4 dans GRUGER
Je tiens celle que vous aimez pour une guenon, si elle n'est pas de mon sentiment, Fausses confid. II, 2 dans GUENON
Et vous voilà à guetter le moment de son réveil, Arleq. poli par l'amour, sc. 1 dans GUETTER
Oh ! j'ai toujours eu du guignon dans les rencontres, Doubl. inconst. II, 11 dans GUIGNON
Cette épée sanglante avec laquelle on vous a saisi, dit l'habillé de noir, est un article fâcheux, Pays. parv. 3e part. dans HABILLÉ, ÉE
Chez de certaines gens, un habit neuf, c'est presque un beau visage, Marianne, 1re part. dans HABIT
Apparemment que mon histoire avait éclaté dans la maison ; car j'y trouvai tous les domestiques assemblés qui me reçurent en haie sur l'escalier, Pays. parv. 3e part. dans HAIE
Mais à quoi jugez-vous que la comtesse ne le hait pas ?, le Legs, I dans HAÏR
Que vous êtes haïssable ! n'est-on pas bien récompensée de l'intérêt qu'on prend à vous ?, Préj. vaincu, sc. 9 dans HAÏSSABLE
Est-il vrai qu'il n'y a que quatre ou cinq mois que vous arrivez de campagne ? on ne le croirait point à vous voir, vous n'êtes point hâlé, vous, vous n'avez point l'air campagnard, Pays. parv. 3e part. dans HÂLÉ, ÉE
Quand on demande des grâces aux puissants de ce monde, et qu'on a le coeur bien placé, on a toujours l'haleine courte, dans DESFONTAINES dans HALEINE
Attendez, madame, que j'interroge un peu ce harangueur, Serm. indiscr. I, 3 dans HARANGUEUR
Vous m'excuserez, s'écria la harpie ; nous n'ignorons pas vos desseins, Marianne, 7e part. dans HARPIE
Le marquis, homme tout simple, peu hasardeux dans le discours, n'osera jamais aventurer la déclaration, le Legs, 3 dans HASARDEUX, EUSE
Non pas dans le fond que je craigne qu'elle t'aime ; elle me paraît avoir le coeur trop haut pour cela, Jeux de l'am. et du has. III, 2 dans HAUT, AUTE
Puis c'était une repartie haute et convenable qu'elle avait faite la veille à cette madame une telle, qui s'oubliait de temps en temps à cause qu'elle était riche, Marianne, 7e part. dans HAUT, AUTE
Vous avez l'humeur haute, et c'est cette humeur-là dont il serait à propos que monsieur s'alarmât pour vous, Pays. parv. 2e part. dans HAUT, AUTE
Oui, ma fille, neveu d'un trompette, et frère aîné d'un tambour ; il y a même du hautbois dans ma famille, Préj. vaincu, sc. 1 dans HAUTBOIS
On me parlait, je n'entendais pas : hem ! quoi, que voulez-vous ? voilà tout ce qu'on pouvait tirer de moi, Marianne, 6e part. dans HEM
La dame en question passait pour hérissée de cette espèce de sagesse-là, Pays. parv. 5e part. dans HÉRISSÉ, ÉE
Tant pis ! tant pis ! mais voilà une pensée bien hétéroclite !, Jeux de l'am. et du has. I, 1 dans HÉTÉROCLITE
Ils parcouraient donc mon hétéroclite figure ; et je pense qu'il n'y avait rien de si sot que moi, Pays. parv. 5e part. dans HÉTÉROCLITE
Cela convient bien, ma foi, à ces petits houbereaux, Pays. parv. 6e part. dans HOBEREAU
Mon Dieu, la charmante fille, que je l'aimerai quand je serai son homme ! la seule pensée m'en fait mourir d'aise, Paysan parv. 3e part. dans HOMME
Son mari, à qui, tout malade et tout couché qu'il était, je trouvai l'air d'un honnête homme, je veux dire d'un homme qui a de la naissance, Pays. parv. 5e part. dans HONNÊTE
Je lisais je ne sais quel livre sérieux, que je n'entendais point trop, que je ne me souciais pas trop d'entendre, et auquel je ne m'amusais que pour imiter la contenance d'un honnête homme, ib. 5e part. dans HONNÊTE
Il faut être honnête pour soi, quoique souvent ceux à qui l'on parle ne méritent pas qu'on le soit pour eux, Marianne, IIe part. dans HONNÊTE
Ce n'est plus avoir de l'honneur, que de laisser espérer aux gens qu'on en manquera, Marianne, part. 1 dans HONNEUR
Sur ce pied-là ce n'est pas grand'chose que d'être honoré, puisque cela ne signifie pas qu'on soit honorable, Double inconst. I, 10 dans HONORABLE
Je ne suis née moi-même que de parents honorables et non pas connus, Pays. parv. 2e part. dans HONORABLE
Une femme se fait quelquefois à elle-même des reproches honoraires, et sa faiblesse s'en augmente, dans DESFONTAINES dans HONORAIRE
Si vous aviez la bonté d'aller vous-même lui parler pour moi, vous me feriez grand plaisir, ajoutai-je d'un air niais et honteux, Pays. parv. 4e part. dans HONTEUX, EUSE
La comtesse : Allez porter ma lettre. - Lisette à part : Hum ! il y a ici quelque chose, le Legs, sc. 6 dans HUM
Ma foi, madame, sans vanité, on en peint tous les jours, et des plus huppées, qui ne me valent pas, Fauss. confid. II, 9 dans HUPPÉ, ÉE
Taisez-vous, idiote, lui dit Mme Dutoux, qui vit que j'étais fâchée, Marianne, 1re part. dans IDIOT, OTE
J'achèterais la durée de votre vie de tous les biens imaginables, Marianne, 5e part. dans IMAGINABLE
[Un fils] que, par un excès de faiblesse et de complaisance, elle avait laissé s'imbiber de tout ce que les préjugés de l'orgueil et de la vanité ont de plus sot et de plus méprisable, Marianne, 11e part. dans IMBIBER
Vous m'impatientez avec vos terreurs ; eh que diantre ! un peu de confiance ; vous réussirez, vous dis-je, Fausses confid. I, 2 dans IMPATIENTER
C'est une fierté sensée qui confond un orgueil impertinent, Pays. parv. 1re part. dans IMPERTINENT, ENTE
À ceux qui n'ont ni rang ni richesses qui en imposent, il leur reste une âme, et c'est beaucoup, Marianne, 4e part. dans IMPOSER
Madame, le mariage en impromptu étonne l'innocence, mais ne l'afflige pas, l'Épreuve, sc. 14 dans IMPROMPTU
Tout l'alarme : son ombre seule, vue à l'improviste, est capable de l'agiter, Pays. parv. 4e part. dans IMPROVISTE (À L')
Elle m'apprit qu'elle se trouvait incommodée, et que, sans la visite de mon frère, elle ne se serait pas levée, Pays. parv. part. 6e. dans INCOMMODÉ, ÉE
Il y a loin de chez toi à ce faubourg ; tu auras besoin de voitures pour y venir, et ce serait une dépense qui t'incommoderait, Pays. parv. part. 4e. dans INCOMMODER
Que les femmes sont inconcevables !, Sec. surpr. de l'amour, III, 4 dans INCONCEVABLE
La noblesse de vos parents est incertaine ; mais celle de votre coeur est incontestable, Marianne, VIIe part. dans INCONTESTABLE
On a des indices presque certains que son père et sa mère, qui furent tués en voyage lorsqu'elle n'avait que deux ou trois ans, étaient des étrangers de la première distinction, Marianne, 7e part. dans INDICE
Non, non, monsieur, lui répondis-je, ceci n'est pas aussi indifférent que vous le croyez, Marianne, 6e part. dans INDIFFÉRENT, ENTE
[Femme] Qui n'était ni brune ni blonde, et qui portait un de ces visages indifférents qu'on voit à tout le monde et qu'on ne remarque à personne, Pays. parv. 1re part. dans INDIFFÉRENT, ENTE
Elle vint hier pour me voir ; mais j'étais indisposée, et ne recevais personne, Marianne, 6e part. dans INDISPOSÉ, ÉE
Peut-être qu'à son ordinaire ce sera plus indisposition que maladie ; elle est extrêmement délicate, Pays. parv. 4e part. dans INDISPOSITION
Je ne suis pas assez infatué d'un grand nom, pour croire que tous les égards lui soient dus ?, Paysan parv. 7e part. dans INFATUÉ, ÉE
J'aime mieux avoir à me reprocher mon indulgence qu'une inflexibilité dont tu ne profiterais pas, et dont les suites seraient peut-être encore plus tristes, Marianne, 4e part. dans INFLEXIBILITÉ
Il y a de certaines infortunes qui embellissent la beauté même, qui lui prêtent de la majesté, Marianne, 2e part. dans INFORTUNE
J'essayai mon habit le plus modestement qu'il me fut possible, devant un petit miroir ingrat qui ne me rendait que la moitié de ma figure, Marianne, 1re partie. dans INGRAT, ATE
Oh ! pour cela, dit Babet, si jamais quelqu'un a eu la mine d'un innocent, c'est vous assurément, Pays. parvenu, 3e part. dans INNOCENT, ENTE
Elle avait tous les agréments de l'insinuation, sans paraître insinuante, Marianne, 10e part. dans INSINUANT, ANTE
N'est-ce-pas vous, monsieur, que j'ai vu dans telle loge, me dit-elle, comme pour m'insinuer à son tour qu'elle m'avait démêlé ?, Paysan parv. 5e part. dans INSINUER
Ce n'était que par instinct que j'agissais ainsi ; et l'instinct ne débrouille rien, Pays. parv. 2e part. dans INSTINCT
Araminte : Il a si bonne mine pour un intendant que Je me fais quelque scrupule de le prendre ; n'en dira-t-on rien ? - Marton : Et que voulez-vous qu'on dise ? est-on obligé de n'avoir que des intendants mal faits ?, Fausses confid. I, 6 dans INTENDANT
Toutes questions qui étaient assez dures, et pourtant faites avec la meilleure intention du monde, Pays. parv. 4e part. dans INTENTION
Madame, j'ai autre chose à dire ; je suis si interdit, si tremblant que je ne saurais parler, Fausses confid. III, 12 dans INTERDIT, ITE
Ô divin Homère, ô Virgile, et vous, gentil Anacréon, vos doctes interprètes ont de la peine à vivre, Sec. surpr. de l'amour, III, 1 dans INTERPRÉTE
Vous y gagnerez du temps ; eh ! que sait-on ce qui peut arriver dans l'intervalle ?, Marianne, 6e part. dans INTERVALLE
Est-ce quelqu'un de la maison, dit Mlle Hubert, encore plus intriguée que moi ?, Paysan parv. 3e part. dans INTRIGUÉ, ÉE
Il s'intriguait pour vous, sans s'intéresser à vos affaires, Paysan parv. 4e part. dans INTRIGUER
Je vous fais d'abord mes excuses de tout ce que mes discours ont pu avoir d'irrégulier dans nos entretiens, Jeux de l'amour et du has. II, 12 dans IRRÉGULIER, ÈRE
Ah ! ah ! me conseilles-tu d'ôter mon chapeau ? - Le chapeau et la familiarité itou. - Voilà pourtant un itou qui n'est pas de trop bonne maison, le Préjugé vaincu, sc. 1 dans ITOU
Elle n'avait, à le bien prendre, pour se faire valoir dans la conversation, que ce qu'on peut appeler le jargon du monde, Paysan parv. 6e part. dans JARGON
On sentait qu'elle ne jasait tant que parce qu'elle avait l'innocente faiblesse d'aimer à parler, Paysan parv. 2e part. dans JASER
Je suis discrète, quand on me demande le secret ; non, rien ne me ferait jaser, Paysan parv. 6e part. dans JASER
Jésus ! mademoiselle, reprit-elle avec un refroidissement imperceptible et grave, voilà qui est bien fâcheux, Marianne, 3e part. dans JÉSUS
Moi.... qui n'avais précisément songé qu'à jeter sur moi une mauvaise robe, Marianne, 8e part. dans JETER
Je le jetai dans une voiture, et nous retournâmes à la maison, Fausses confid. I, 14 dans JETER
Mon père a un peu trop aimé la joie, ce qui n'enrichit pas une famille, Marianne, 6e part. dans JOIE
Non pas, marquise ; il n'y avait pas moyen de jouer là-dessus ; car il vous enveloppait dans ses soupçons, Sec. supr. de l'amour, III, 8 dans JOUER
Agathe avait le bras et la main passables, et je remarquai que la friponne jouait d'industrie pour les mettre en vue le plus qu'elle pouvait, Pays. parv. 5e part. dans JOUER
Agathe trouva plus de dix fois le moment de jouer de la prunelle sur moi d'une manière très flatteuse, Pays. parv. 2e part. dans JOUER
Ce fut en vain que ces aimables dames voulurent essuyer leurs larmes ; elles se faisaient jour malgré leurs efforts pour les retenir, Paysan parv. 4e part dans JOUR
C'est l'ordinaire du coeur qui pour la première fois trouve jour à sortir de son secret, d'être satisfait d'avoir pu faire soupçonner ses sentiments, Paysan parv. 4e part. dans JOUR
J'aime autant être ici qu'ailleurs ; qu'est-ce que cela fait d'être là ou là ? on s'aime partout, Double inconst. II, 9 dans
Allons, j'avais grand besoin que ce fût là Dorante, Jeux de l'amour et du hasard, II, 12 dans
Avez-vous de l'amour pour elle, là, ce que l'on appelle de l'amour ; ce n'est pas de l'amitié que j'entends, Pays. parv. 3e part. dans
Ces misérables sur qui j'allongeais à tout instant et à bras raccourci des bottes qu'ils ne parèrent qu'en lâchant, Pays. parv. 5e part. dans LÂCHER
Ne trouvez-vous pas qu'elle ressemble à Javotte (c'était une fille qui la servait, et qui en effet me ressemblait, mais en laid) ?, Marianne, 5e part. dans LAID, AIDE
Une injure répondue à une injure ne suffit point ; cela ne peut se laver, s'effacer que par le sang de votre ennemi ou le vôtre, Double inconst. III, 4 dans LAVER
Vous décidez cela bien à la légère ; en savez-vous plus que moi ?, Surpr. de l'amour, III, 4 dans LÉGER, ÈRE
Vous avez soupé hier si légèrement que vous serez malade, si vous ne prenez rien ce matin, Double inconst. I, 1 dans LÉGÈREMENT
Remarquez qu'il n'y avait rien de plus leste que cet équipage, Paysan parv. 5e part. dans LESTE
Sans une femme de ce quartier-là qui passait, et qui a eu pitié d'elle ; je dis pitié à la lettre, Marianne, IIe part. dans LETTRE
N'oubliez pas que vous avez des parents et des alliés qui ne doivent pas en souffrir ; et que du moins il n'y aille rien du leur ; c'est tout ce qu'on vous demande, Marianne, 7e part. dans LEUR
Je jetai quelques regards nonchalants sur un poulet d'assez bonne mine, dont je levai nonchalamment aussi les deux ailes, Paysan parv. 3e part. dans LEVER
Madame, qui se mordait les lèvres pour s'empêcher de rire, Paysan parv. 1re part. dans LÈVRE
Chacun se retira, après avoir donné des marques d'une tristesse qui ne paraissait pas passer le bord des lèvres, Paysan parv. 7e part. dans LÈVRE
Être amoureux et ne l'être pas, ma foi, je donnerais le choix pour un liard, Surpr. de l'amour, II, 5 dans LIARD
Moi qui ne vous aime que davantage, qui ne m'en sens que plus liée à vous, Marianne, 6e part. dans LIÉ, ÉE
On est tout d'un coup lié avec les gens qui ont le coeur bon, quels qu'ils soient, ib. 9e part. dans LIÉ, ÉE
Nous lions cependant un commerce d'amitié qui doit durer pendant notre séjour ici, Surpr. de l'amour, II, 5 dans LIER
Enfin j'étais comme un petit lion, Marianne, 1re part. dans LION, ONNE
J'avais un petit lit de camp tout prêt dans l'endroit qui m'était réservé, Paysan parv. 2e part. dans LIT
Nous ne gagnerions à nous marier que le loisir de nous quereller à notre aise, et ce n'est pas là une partie de plaisir bien touchante, le Legs, SC. 17 dans LOISIR
Je ne fus pas longtemps à regretter de n'avoir pas eu assez d'usage du monde pour m'être muni d'une lorgnette, avant d'entrer au spectacle, Pays. parv. 6e part. dans LORGNETTE
Pour m'éclairer, j'examinai scrupuleusement les lorgneurs ; car les plus jeunes me paraissaient les plus empressés à se servir de ces lorgnettes, Pays. parv. 6e part. dans LORGNEUR, EUSE
Ils s'entêtent trop de la gloire et du plaisir d'être généreux.... ils aiment à être loués, et Mme de Miran ne songeait pas seulement à être louable, Marianne, 4e part. dans LOUABLE
Vous êtes un opiniâtre louangeur : eh bien ! monsieur, cette femme que vous louez tant...., l'Heureux strat. II, 11 dans LOUANGEUR, EUSE
Notre vanité qui a des yeux de lynx, Serm. indiscr. II, 1 dans LYNX
Moi qui ne suis pas une chiffonnière, mais bel et bien madame Dutour, madame pour toi, madame pour les autres, et madame tant que je serai au monde, Marianne, part. 2 dans MADAME
Si, dans le monde, on s'était avisé de ne donner les titres de madame ou de mademoiselle qu'au mérite de l'esprit et du coeur, ah ! qu'il y aurait de madames et de mademoiselles qui ne seraient plus que des Manons et des Cathos !, Marianne, 7e partie. dans MADAME
Voyez cette magotte, avec qui, depuis une heure, j'entre en confusion de ma misère !, Jeux de l'am. et du has. III, 6 dans MAGOT
Elle a de l'aversion pour le magot de vingt mille francs, parce que c'est vous qui les délivrez, l'Épreuve, sc. 20 dans MAGOT
Je la suivis dans sa cuisine, où elle me mit aux mains avec un reste de ragoût de la veille, Pays. parv. 1re part. dans MAIN
J'ai promis à monsieur le comte de prendre un intendant de sa main, Fauss. confid. I, 15 dans MAIN
On dit de certaines gens qu'ils ont la main lourde ; cet honnête homme-ci ne l'avait pas légère, Pays. parv. 4e part. dans MAIN
Lâchez la main ; pour trop avoir on n'a rien, Pays parv. 3e part. dans MAIN
Il est vrai que j'étais née douce, et qu'avec le caractère que j'avais, rien ne m'aurait plus inquiétée que de me sentir mal dans l'esprit de quelqu'un, Marianne, 10e part. dans MAL, ALE
Comment ! elle consent à t'épouser ? - La voilà bien malade !, Jeux de l'am. et du has. III, 7 dans MALADE
À ce discours, je sentis à merveille que j'étais avec une de ces beautés malaisées dont le meilleur revenu consiste en un joli visage, Pays. parv. part. 5 dans MALAISÉ, ÉE
Malepeste, le succulent petit dîner !, Paysan parv. 1re part. dans MALEPESTE
C'est une affaire de conscience que vous ne sauriez prouver, et ce malheureux soufflet a eu des témoins, Pays. parv. 4e part. dans MALHEUREUX, EUSE
Il arrive, ce malheureux baron ; il a gagné son maudit procès que l'on croyait immortel, Préjugé vaincu, sc. 8 dans MALHEUREUX, EUSE
Qui, c'est vous, malhonnête que vous êtes, l'Épreuve, 18 dans MALHONNÊTE
Cette grosse maman est de bon goût, et rarement donne-t-elle sa protection gratis, Pays. parv. 6e part. dans MAMAN
Comme elle est malade et que j'aurai compagnie, elle mangera dans sa chambre, Marianne, 6e part. dans MANGER
Lélio : Que de grâces ! et que de variété dans ces grâces ! - Arlequin : C'est une créature à manger, Surpr. de l'am. I, 2 dans MANGER
Le plus plaisant c'est qu'elles s'imaginaient elles-mêmes être de très petites et très sobres mangeuses, Pays. parv. 1re part. dans MANGEUR, EUSE
L'autre regardait ma robe, en maniait l'étoffe, Mariane, 5e part. dans MANIER
Tant de précipitation nous nuirait peut-être et sentirait la manoeuvre, Marianne, 10e part. dans MANOEUVRE
Je parle de ce seigneur à qui il ne manquait que d'être noble, pour être gentilhomme, Pays. parv. 1re part. dans MANQUER
Elle aimait mieux qu'on manquât de sagesse que de caractère, Marianne, 4e part. dans MANQUER
Je restai comme un marbre à ce discours, Pays. parv. 1re part. dans MARBRE
Il avait débuté par lui offrir une bourse pleine d'or, et c'est la forme la plus dangereuse que puisse prendre le diable pour tenter une jeune fille un peu coquette, et, par-dessus le marché, intéressée, Pays. parv. 1re part. dans MARCHÉ
Là-dessus je vous la laisse à tant, c'est marché donné, Pays. parv. 3e part. dans MARCHÉ
Par la mardi, je voudrais n'être plus affligé, quand ce ne serait que pour l'amour du souci que cela vous donne, Double inconst. II, 6 dans MARDI
Ce monsieur Lucidor est un grand marieur de filles, l'Épreuve, sc. 19 dans MARIEUR, EUSE
Nous avons la marotte d'être délicats, parce que cela donne un air plus tendre, Surpr. de l'amour, I, 2 dans MAROTTE
La petite vérole lui vint, elle en resta extrêmement marquée, Marianne, 1re partie. dans MARQUÉ, ÉE
Quand je vous aurais vue, le martinet à la main, descendre à la cave, vous auriez toujours été ma princesse, Jeux de l'amour et du hasard, II, 5 dans MARTINET
Une femme grande, âgée, maigre, pâle, vêtue en femme du commun, mais proprement pourtant, qui avait un air posé et matois, Pays. parv. part. 5 dans MATOIS, OISE
Il faudrait être un bien mauvais esprit pour abuser de cela contre vous, Marianne, 5e part. dans MAUVAIS, AISE
Le plus grand ennemi du méchant, c'est celui qui lui ressemble, Pays. parv. 1re part. dans MÉCHANT, ANTE
Le chevalier : Vous connaissez sa soeur, elle est riche, très aimable, et de vos amies, même. - La marquise : Assez médiocrement, Sec. supr. de l'am. III, 8 dans MÉDIOCREMENT
C'était d'ailleurs une situation bien neuve pour moi que la mêlée où je me trouvais, Marianne, 1re part. dans MÊLÉE
Dorante : Ajoutez-y, madame, que c'est un honnête homme. - Angélique : Eh ! sans doute : je vous dis qu'il est riche ; c'est la même chose, Préj. vaincu, sc. 4 dans MÊME
La comtesse : Regardez-moi dans cette occasion-ci comme une autre vous-même ! - Le marquis : Ah ! que c'est bien dit, une autre moi-même !, le Legs, SC. 10 dans MÊME
Tâchez de parler de votre maître avec un peu plus de ménagement que vous ne faites, Jeux de l'amour et du hasard, II, 10 dans MÉNAGEMENT
C'était la plus intrépide menteuse que j'aie connue, Pays. parv. 2e part. dans MENTEUR, EUSE
Si tout le monde était comme moi, vous trouveriez plutôt un merle blanc qu'un amoureux, Double inconst. I, 6 dans MERLE
Le présent qu'il vous fait ne le ruinera pas, il est bien mesquin, Jeux de l'am. et du has. III, 6 dans MESQUIN, INE
Un peu de jalousie, même injuste, ne messied pas à un amant, Fausses confid. II, 9 dans MESSEOIR
Je la voyais qui me mesurait depuis les pieds jusqu'à la tête, Pays. parv. 3e part. dans MESURER
Il suffit que j'aime ce garçon, Monsieur le met dehors, Pays. parv. 6e part. dans METTRE
J'ai vu votre soeur à la campagne ; on est fort content d'elle, où je l'ai mise, Marianne, 3e part. dans METTRE
Voilà pourquoi il a mis qu'il m'a offensée, Marianne, 4e p. dans METTRE
Ahi ! ah ! je ne sais plus où me mettre, Jeux de l'amour et de hasard, III, 6 dans METTRE
Sa façon de se mettre, quoique simple et modeste, avait un peu trop bonne grâce, Marianne, 9e part. dans METTRE
Tu me parais être le mieux du monde avec ta maîtresse, Serm. indiscr. II, 3 dans MIEUX
Il n'y a point de jolie femme qui n'ait un peu envie de plaire ; de là naissent ces petites minauderies plus ou moins adroites par lesquelles elle vous dit regardez-moi, Marianne, 4e part. dans MINAUDERIE
À voir ces bonnes filles, vous leur trouvez un extérieur affable, et pourtant un intérieur indifférent ; ce n'est que leur mine et non pas leur âme qui s'attendrit pour vous, Marianne, 3e part. dans MINE
Ce discours ne persuadait pas la cadette, qui n'y répondait que par des mines qui disaient toujours : je n'y vois point de mal, Paysan parv. 2e part. dans MINE
J'ai eu un petit minois qui ne m'a pas mal coûté de folies, Marianne, 1re part. dans MINOIS
Le bel intérieur de conscience à montrer ! que de misères mises au jour ! et quelles misères encore !, Paysan parv. 5e part. dans MISÈRE
J'ai bien peur que ce ne soit une drogue de charlatan ; car on dit que l'amour en est un, et, franchement, vous m'avez tout l'air d'avoir pris de son mithridate, Surpr. de l'amour, II, 4 dans MITHRIDATE
Les physionomies, par le commerce que les hommes ont ensemble, contractent je ne sais quoi de liant qui les mitige, dans DESFONTAINES dans MITIGER
Il me semblait que mon homme se mitigeait, qu'il était plus flatteur que zélé, plus généreux que charitable, Marianne, part. I dans MITIGER
Ce secret-là n'est que de l'onguent miton mitaine, Surp. de l'amour, I, 2 dans MITON
Ah ! que cela est bon, monsieur ! comme l'amour nous la mitonne !, Préj. vaincu, sc. 2 dans MITONNER
Voyez ces ajustements, jupes étroites, jupes en lanterne, coiffures en clocher, coiffures sur le nez, capuchon sur la tête, et toutes les modes les plus extravagantes, la Double surprise de l'amour, I, 2 dans MODE
Allez, Brunon, voilà qui est fini, vous êtes à moi, et je souhaite que vous vous en trouviez bien, Marianne, 10e part. dans MOI
Est-ce que j'ai une de ces physionomies-là, moi ? est-ce qu'on ne saurait s'empêcher de m'aimer quand on me voit ?, Serm. indiscr. II, 8 dans MOI
Moitié vaincue par les raisons, et moitié attendrie de reconnaissance pour toute la peine que je lui voyais prendre, afin de me persuader, Marianne, 8e part. dans MOITIÉ
Mon amour-propre était de moitié avec le sien, dans tous les affronts que je supposais qu'elle essuyait, Marianne, IIe part. dans MOITIÉ
J'ai besoin à tout moment d'oublier que je l'écoute, Jeux de l'amour et du has. II, 9 dans MOMENT
Je me sentis étourdi d'une vapeur de joie, de gloire, de fortune, de mondanité, si on veut bien me permettre de parler ainsi, Pays. parv. 5e part. dans MONDANITÉ
Voilà une pensée qui n'est pas de ce monde, Sec. surp. de l'am. I, 1 dans MONDE
Pour être l'objet des événements les plus terribles, il n'est seulement question que d'être au monde, Marianne, 9e part. dans MONDE
Le monde me dédaigne, il me rejette, nous ne changerons pas le monde, Marianne, 7e part. dans MONDE
Cette dame laissait croire que j'étais destinée à son fils ; mais elle me laissait aller dans le monde sur ce pied-là, Marianne, 5e part. dans MONDE
Des gens puissants, qui ont du crédit ou des dignités, et qui composent ce qu'on appelle le grand monde, Marianne, 5e part. dans MONDE
Nous n'avons rien à nous dire, mons de Lépine, j'ai affaire et je vous laisse, le Legs, SC. 3 dans MONS
Ils l'appelèrent monsieur dans la conversation ; le bonhomme, à ce terme, se retourna, s'imaginant qu'ils parlaient à quelqu'un qui venait et qu'il ne voyait pas, Pays. parv. 1re part. dans MONSIEUR
Au lieu de dire rustiquement, mon père, comme le menu peuple, on dit monsieur, cela a plus de dignité, Pays. parv. 1re part. dans MONSIEUR
Je priai qu'on fît venir un chirurgien : il y a de ces messieurs-là dans tous les quartiers, Pays. parv. 5e part. dans MONSIEUR
Je suis persuadée que ce petit monsieur-là ne vous convient point, Fauss. confid. II, 11 dans MONSIEUR
Dame ! vous l'avez appelé petit monsieur ; et un petit monsieur c'est justement et à point un freluquet, le Préj. vaincu, sc. 8 dans MONSIEUR
Il n'y, a point de faute aussi pardonnable qu'une sensibilité comme la mienne ; ne vous en faites donc point un monstre, Marianne, ajouta-t-il, en pliant le genou devant moi, Marianne, part. 3 dans MONSTRE
Il n'y aurait plus d'ordre si on permettait des unions aussi inégales que le serait la vôtre, on peut même dire aussi monstrueuse, Marianne, 6e part. dans MONSTRUEUX, EUSE
Voilà une drôle de façon d'honorer un honnête homme, que de mettre une troupe de coquins après lui, c'est se moquer du monde, Double inconst. I, 10 dans MOQUER (SE)
Et je prie Dieu que ce soit là mon dernier morceau, si j'ai non plus pensé à père ni à mère que s'il n'y en avait jamais eu pour personne, Marianne, 2e part. dans MORCEAU
N'est-il pas cruel, me dit-il, que mon oncle, tout moribond qu'il est, épouse demain mademoiselle de Taviré pour la laisser veuve au bout de six mois ?, Marianne, 9e part. dans MORIBOND, ONDE
Je n'osais me remuer, je ne tenais presque point de place, et j'avais le coeur mort, Marianne, part. 1re. dans MORT, ORTE
Vous voyez bien ces vingt sols-là, Marianne, je ne vous les pardonnerai jamais, ni à la vie, ni à la mort, Marianne, part. 2 dans MORT
Son refus me mortifie plus que je ne puis l'exprimer, Préj. vaincu, sc. 5 dans MORTIFIER
Il n'y a pas le plus petit mot à dire à cela, Serm. indiscr. I, 5 dans MOT
J'aurais été le plus puni, si l'on m'eût pris au mot, Pays. parv. part. c. dans MOT
La voilà qui donne le mot à toute cette société de gens de bien, afin qu'ils concourent avec elle au succès de son entreprise, Marianne, 9e part. dans MOT
En un mot comme en mille, tournez tant qu'il vous plaira, il n'y a rien de tel que d'être sage, Marianne, 1re part. dans MOT
Ôte cette mouche galante que tu as là, Double inconst. I, 3 dans MOUCHE
Mes yeux se mouillèrent en chemin, Marianne, 8e part. dans MOUILLER
De sorte qu'il se passa alors entre nous deux une petite scène muette qui fut la plus plaisante chose du monde, Pays. parv. 1re part. dans MUET, ETTE
Épousez des femmes de chambre et vous aurez des rouleaux d'argent ; prenez une honnête fille, et vous voilà niché entre quatre murailles, Paysan parv. 1re part. dans MURAILLE
Il se fit un petit murmure qui m'était favorable, Marianne, 7e part. dans MURMURE
Cette Bible et cet Évangile ne répondent pas à toutes les fantaisies musquées des gens, Pays. parv. 2e part. dans MUSQUÉ, ÉE
Ma diligence vient de ce que je me corrige, voilà tout le mystère, Marianne, 11e part. dans MYSTÈRE
Nous n'avons rien à faire ici qu'à tâcher de nous rendre avantageux le développement futur des mystères de notre existence, dans DESFONTAINES dans MYSTÈRE
Que j'étais restée dans mon négligé, je dis dans le négligé où je m'étais laissée en me levant, Marianne, 4e part. dans NÉGLIGÉ, ÉE
On a si peu d'assurance quand on n'a pas la conscience bien nette, Mariane, 2e part. dans NET, ETTE,
Je trouvais impossible qu'il résistât : hélas ! que j'étais neuf ! il n'en fut pas seulement ému, Pays. parv. part. IV dans NEUF, EUVE
Il ferait beau voir que chacun mît le nez dans mes affaires, Pays. parv. part. 6 dans NEZ
Ah ! monsieur, je m'en souviens, Margot avait si bonne grâce à faire comme cela la nigaude, Surprise de l'amour, I, 2 dans NIGAUD, AUDE,
Laissez-moi seulement quelques nippes pour mes sûretés, et ne m'ôtez point le profit que je puis retirer de ma chambre, Marianne, 11e part. dans NIPPE
Que vous me divertissez tous deux ! vous vous taisez, vous me regardez d'un oeil noir, Serm. indiscr. V, 6 dans NOIR, OIRE
Ils avaient pris des noms de terres ; et du véritable, je crois qu'ils ne s'en souvenaient plus eux-mêmes, Pays. parv. 1re part. dans NOM
Ces deux dames se connaissaient de nom, et par là savaient les égards qu'elles se devaient l'une à l'autre, Marianne, 7e part. dans NOM
J'ai pourtant vu nombre de sots qui n'avaient et ne connaissaient point d'autres mérites dans le monde, que celui d'être nés nobles, ou dans un rang distingué, Pays. parv. 4e part. dans NOMBRE
Il vient de se marier à une nommée mademoiselle Hubert, qui est de son pays, Pays. parv. 4e part. dans NOMMÉ, ÉE
Celle-ci s'exprime nonchalamment et d'un air distrait, afin qu'on croie qu'elle n'a presque pas besoin de prendre la peine de penser, et que tout ce qu'elle dit lui échappe, Marianne, 4e part. dans NONCHALAMMENT
Discours de Normand que tout cela, Surprise de l'amour, III, 4 dans NORMAND, ANDE
M. le baron de Sercour (c'était le nom de notre dévot), Marianne, 9e part. dans NOTRE
C'est une chose admirable que la nourriture, lorsqu'on a du chagrin ; il est certain qu'elle met du calme dans l'esprit, Paysan parv. 8e part. dans NOURRITURE
Je ne songe non plus à l'amour qu'à m'aller noyer, Surp. de l'amour, II, 5 dans NOYER
Je ne songe seulement pas à en tirer une de ma cassette pour me recoiffer, et je suis nue tête, Marianne, 3e part. dans NU, NUE
Ce n'est point une nudité qu'un visage, quelque aimable qu'il soit ; nos yeux ne l'entendent pas ainsi ; mais une belle main commence à en devenir une, Marianne, part. 2 dans NUDITÉ
Si les hommes savaient obliger, je crois qu'ils feraient tout ce qu'ils voudraient de ceux qui leur auraient obligation, Marian. part. 1 dans OBLIGATION
Vous ne répondez jamais rien que d'obligeant, l'Épreuve, sc. 8 dans OBLIGEANT, ANTE,
Le visage large et carré, avec de petits yeux noirs, qui d'abord paraissaient vifs, mais qui n'étaient que curieux et inquiets ; de ces yeux toujours remuants, toujours occupés à regarder, Marianne, 5e part. dans OEIL
Elle s'y attendait, et nos yeux se rencontrèrent, Marianne, 3e part. dans OEIL
D'abord ses yeux se jetèrent sur moi, et me parcoururent, je dis se jetèrent, au hasard de mal parler ; mais c'est pour vous peindre l'avidité curieuse avec laquelle elle se mit à me considérer, Marianne, 5e part. dans OEIL
Vous parlez de ce regard que je lui vis jeter sur elle : oh ! jamais je ne l'ai oublié ! cette oeillade-là ne valait rien : il y avait quelque chose dedans qui n'était pas dans l'ordre, Fauss. confid. III, 2 dans OEILLADE
Les oeillades à demi lâchées et à demi rendues entre deux personnes, Pays. parv. part. 7 dans OEILLADE
Supposition injurieuse, et tout à fait hors d'oeuvre, Fauss. confid. III, 6 dans OEUVRE
Je mettais mon chapeau en garçon qui n'était pas un sot ; enfin j'avais déjà la petite-oie de ce qu'on appelle usage du monde, Pays. parv. part. I dans OIE
On vous épousera, toute fière qu'on est, Fausse confid. I, 2 dans ON
Par la mardi, vous parlez d'or, vous m'ôtez plus de cent pesant de dessus le corps, et vous prenez bien la chose, Surpr. de l'amour, II, 5 dans OR
Dans Mme de Miran, je vous ai peint une femme d'un esprit ordinaire, de ces esprits qu'on ne loue ni qu'on ne méprise, Marianne, 5e part. dans ORDINAIRE
Il n'y a ici que M. de Valville qui pourrait l'accompagner, et il ne serait pas dans l'ordre qu'il partît avec elle, Marianne, VI dans ORDRE
Notre orgueil nous met si vite au fait de celui des autres, Marianne, XIe part. dans ORGUEIL
Nous nous connaissons tous si bien en orgueil, que personne ne saurait nous faire un secret du sien, Pays. parv. part. 4 dans ORGUEIL
L'originale femme, tenez, vous la reconnaîtrez bien à ce qu'elle m'écrit, Pays. parv. part. 4 dans ORIGINAL, ALE
Ce fut là l'origine de ma fortune, Paysan parv. 5e partie. dans ORIGINE
Tu sais bien que nous nous sommes promis fidélité, en dépit de toutes les fautes d'orthographe, Jeux de l'amour et du hasard, III, 6 dans ORTHOGRAPHE
Eh ! nous ne différons que du oui et du non, ce n'est qu'une bagatelle, Double inconst. I, 7 dans OUI
Je cherchais quelqu'un d'un caractère ouvert et gai, Pays. parv. 2e part. dans OUVERT, ERTE
Me voilà donc côte à côte de mon ami de qualité, et de pair à compagnon avec un homme à qui par hasard j'aurais fort bien pu cinq mois auparavant tenir la portière ouverte de ce carrosse, Pays. perv. part. V dans PAIR, AIRE
Oh ! je ne sache point d'aventure qui aille de pair avec la vôtre, Surpr. de l'amour, I, 8 dans PAIR, AIRE
Là-dessus je le saluai toute palpitante, Marianne, 9e partie. dans PALPITANT, ANTE
C'est bien à toi, paltoquet, me disait-elle, à t'arrêter à ce chimérique honneur, Pays. parv. part. 1 dans PALTOQUET
J'eus beaucoup d'obligation à l'énorme panier de Mme de Vambures, qui, en remplissant tout le fond du carrosse, m'apprit que je devais m'asseoir sur le devant, Pays. parv. part. 6 dans PANIER
Me faire de petites questions, Arlequin par ici, Arlequin par là, Surprise de l'amour, III, 1 dans PAR
Eh ! mais, oui, me répondit-elle, j'ai entendu dire quelques mots par-ci par-là, Marianne, 6e part. dans PAR
Et puis ma soeur par-ci, ma soeur par-là, Pays. parv. 1re part. dans PAR
Si monsieur me donnait la licence de parachever, peut-être que...., Sec. surpr. de l'am. II, 8 dans PARACHEVER
Je m'intéressais moins à Monime représentée par la demoiselle Gaussin, qu'à la Gaussin qui paraissait sous le nom de Monime, Pays. parv. part. VI dans PARAÎTRE
Je lui proposai d'aller ensemble chez Mme de Vambures ; on sera surpris que je n'y aie pas encore paru, Pays. parv. part. 7 dans PARAÎTRE
Elle nous a amenées, et elle ne nous le pardonnerait pas si nous restions, Marianne, 7e part. dans PARDONNER
Je craignais moins alors sa présence, quoique mon ajustement me semblât un reproche parlant de dissimulation, Pays. parv. part. 7 dans PARLANT, ANTE
Quand l'amour parle, il est le maître, et il parlera, Fauss. confid. I, 2 dans PARLER
Madame n'a pas deux paroles, Faus. confid. I, 7 dans PAROLE
Je me crois heureux, puisque cette action me mérite quelque part dans votre estime, Pays. parvenu, part. 6 dans PART
Elle passa dans une chambre à part où je lui parlai, Pays. parv. part. 4 dans PART
Je serais partagé d'un esprit bien infortuné, si je n'estimais pas les ouvrages de M. de la Motte, dans DESFONTAINES dans PARTAGÉ, ÉE
Etes-vous convenue du parti que vous lui faites ? monsieur Remy m'a chargé de vous en parler, Fausses confid. I, 6 dans PARTI
L'amour-propre tire parti de tout, il prend ce qu'il peut, suivant l'âge et l'état où nous sommes, Marianne, 9e part. dans PARTI
Voilà qui est particulier : mais levez-vous donc pour vous expliquer, Serm. indiscr. v, 7 dans PARTICULIER, ÈRE
Ce qu'elle me dit marquait que ce n'était que partie remise, Paysan parvenu, 2e partie. dans PARTIE
Jugez à quelles fortes parties j'avais à faire, Marianne, part. VI dans PARTIE
Ma jeunesse, ma bonne façon, peut-être aussi ma parure l'attendrirent pour moi : quand je parle de parure, c'est que cela n'y nuit pas, Marianne, 3e part. dans PARURE
J'ai rencontré près de l'hôtellerie une fille qui ne m'a pas aperçu, je pense, qui causait sur le pas d'une porte, l'Épreuve, 1 dans PAS
Mettez-vous à ma place ; c'était le garçon le plus passable de nos cantons, Doubl. inconst. II, 11 dans PASSABLE
Oui, elle est fort passée, mais je pense qu'elle a été assez jolie, Pays. parv. part. III dans PASSÉ, ÉE
On lui vint dire que trois personnes étaient dans sa chambre, et je me retirai pendant qu'elle y passait, Pays. parv. part. 4 dans PASSER
Effectivement, il me passa dans l'esprit qu'il fallait que sa femme nous suivît aussi, Marianne, 10e part. dans PASSER
Je m'imagine que je vous parle, et tout passe dans la conversation, Marianne, 1re part. dans PASSER
Elle ne faisait pas semblant d'y prendre garde, et laissait tout passer, sous prétexte du plaisir innocent qu'elle prenait à ma naïveté, Pays. parv. part. 2e. dans PASSER
Soit dit en passant, c'est au vin de mon pays que je dois le commencement de ma fortune, Pays. parv. part. I dans PASSER
La comtesse : Je vous suis obligée du petit compliment que vous me faites en passant. - Le marquis : Point du tout ; je ne passe jamais, moi, je dis toujours exprès, le Legs, 10 dans PASSER
Avec plaisir, dit la prieure toute radoucie, et qui nous passa ce qu'il fallait pour le billet, Marianne, 3e part. dans PASSER
Tout mari est plaideur, monsieur, ou il se défend ou il attaque ; quelquefois le procès ne passe pas la maison, Pays. parv. part. 4 dans PASSER
Des articles sont bientôt passés, et ils n'engagent qu'autant qu'on veut, Sec. supr. de l'am. III, 10 dans PASSER
Que tout ce que je vous dis là ne vous passe pas, Marianne, 6e part. dans PASSER
C'est pour vous dire que je vous conte cela ; passez, si cela vous ennuie, Marianne, 6e part. dans PASSER
En effet son indisposition se passa, Marianne, 11e part. dans PASSER
Qu'elle ferait bien l'amour du prince ; qu'elle allait travailler pour cela ; que je verrai pati, pata, Double inconst. II, 11 dans PATI, PATA
Rien ne me donne moins de patience que les traités qui en parlent, Sec. surprise de l'am. II, 4 dans PATIENCE
Quand on a un peu pâti, le plaisir en semble meilleur, Double inconst. I, 12 dans PÂTIR
Que le ciel nous console ! nous voilà tous trois sur le pavé, l'Heur. stratag. I, 7 dans PAVÉ
De l'amour nous fâcher ! de quel pays venez-vous donc ?, Serm. indiscr. III, 7 dans PAYS
Je n'avais point de connaissance, point d'autre métier que celui de paysan ; je savais parfaitement semer, labourer la terre, tailler la vigne, et voilà tout, Pays. parv. part. 1 dans PAYSAN, SANNE
Il avait l'air d'un homme dont l'âme est en peine ; il descendait d'un pas mal assuré, Pays. parv. part. 2 dans PEINE
Quand il me donnerait toute la boutique d'une mercière, cela ne me ferait pas tant de plaisir qu'un petit peloton qu'Arlequin m'a donné, Double inconst. II, 1 dans PELOTON
Je croyais avoir entendu dire à madame, qu'elle n'avait point de penchant pour lui, Fausses conf. I, 15 dans PENCHANT
Mon enlèvement l'avait pénétré de douleur et d'inquiétude, Marianne, 7e part. dans PÉNÉTRER
Nos caractères se ressemblent, il pense comme moi, l'Épreuve, SC. 8 dans PENSER
J'avais quelquefois envie de me mettre en pension ; mais cette façon de vivre a ses désagréments, Paysan parv. 2e part. dans PENSION
Il y a des âmes perçantes, à qui il n'en faut pas beaucoup montrer pour les instruire, Marianne, part. 1 dans PERÇANT, ANTE
Il fallait bien que mon histoire eût percé, Marianne, 7e part. dans PERCER
Je ne perdis rien de tout ce qu'elle me dit, et en vérité je vous le rapporte presque mot pour mot, tant j'en fus frappée, Marianne, part. I dans PERDRE
Je me trouvai sur son passage, elle ne perdait rien à être vue de près, Pays. parv. part. v. dans PERDRE
Toujours protectrice des gens qu'elle perdait de réputation par la bouche des autres, Pays. parv. part. 3 dans PERDRE
Que ne m'avez-vous consultée avant que d'écrire à ma mère, lui repartis-je en sanglotant ? vous achevez de me perdre auprès d'elle, Marianne, 9e part. dans PERDRE
Je lui ai dit que son indiscrétion la perdrait, que son silence ferait sa fortune, Marianne, 6e part. dans PERDRE
La voilà devenue une des plus grandes dames du royaume ; mais aussi la voilà perdue pour moi, Marianne, 9e part. dans PERDU, UE
Ce serait un homme perdu dans l'estime publique, Marianne, 6e part. dans PERDU, UE
Point de bien ! votre bonne mine est un Pérou : tournez-vous un peu que je vous considère encore, Fauss. confid. I, 2 dans PÉROU
Qui n'est pour ainsi dire personne pour vous, quoiqu'il n'y ait personne qui vous soit plus nécessaire, Marianne, 10e part. dans PERSONNE
Personne n'est sans dessein ; on a toujours quelque vue, l'Heur. stratag. III, 1 dans PERSONNE
C'était avec un regard persuasif qu'elle me disait cela, Pays. parv. part. 3 dans PERSUASIF, IVE
Soit qu'en le conjurant de ne rien dire je lui eusse rendu mon secret plus pesant et plus difficile à garder, Marianne, 5e part. dans PESANT, ANTE
Je me sentis même une assez grande difficulté de respirer, enfin des pesanteurs et un accablement total, Marianne, 7e part. dans PESANTEUR
Cela me raccommode avec ces pestes de femmes, et puis c'est le diable de me refâcher contre elles, Surp. de l'amour, I, 2 dans PESTE
Quand à cette humeur naturellement gaillarde il se joint encore de nouveaux motifs de gaillardise, Dieu sait comme on pétille, Pays. parv. 2e part. dans PÉTILLER
Sénèque un petit auteur ! par Jupiter ! si je le disais, je croirais faire un blasphème littéraire, Sec. surpr. de l'am. II, 8 dans PETIT, ITE
Vous voilà donc, petite, me cria-t-elle, comme en soupirant sur moi ; hélas ! je songeais tout à l'heure à vous, Marianne, 9e part. dans PETIT, ITE
Vous n'en croyez que votre petite tête, et voilà ce qui vous arrive, Marianne, 3e part. dans PETIT, ITE
Il faut bien en porter la peine, et aller suivant ma taille ; aux petits les corvées, dit-on, Pays. parv. part. 3 dans PETIT, ITE
Le marquis : êtes-vous un peu de nos amis ? - Lépine : Petitement, le Legs, 4 dans PETITEMENT
Jugez de ce qu'il devint à cette vision : elle le pétrifia, Marianne, 8e part. dans PÉTRIFIER
Il me suffira de dire en gros que son langage était moins pétulant que celui de sa mère, parce qu'il y entrait plus d'art, Pays. parv. part. 6 dans PÉTULANT, ANTE
Il [le peuple de Paris] est moins canaille et plus peuple que les autres peuples, Marianne, part. II dans PEUPLE
Jamais aucun visage de femme n'a tant mérité que le sien, qu'on se servît de ce terme de physionomie pour le définir et pour exprimer tout ce qu'on en pensait en bien, Marianne, 4e part. dans PHYSIONOMIE
Ah ! mon Dieu, dit-elle en pie-grièche, et s'interrompant..., Pays. parv. part. 5 dans PIE-GRIÈCHE
Monsieur Bourguignon, vous avez pillé cette galanterie-là quelque part, Jeux de l'am. et du has. I, 8 dans PILLER
Il n'est pas rare qu'une maîtresse coupable en devienne plus piquante, Paysan parv. part. v. dans PIQUANT, ANTE
Vous seriez étonné de vous trouver de cent piques au-dessous de nous, la Double surpr. de l'amour, I, 7 dans PIQUE
Je ne lui ai jamais rien entendu dire qui ne fût bien placé et dit de bon goût, Marianne, 5e part. dans PLACÉ, ÉE
Je ne savais que devenir, ni où me placer, Pays. parv. 1re part. dans PLACER
Quand je serais d'humeur à me remarier, ce qu'à Dieu ne plaise...., Marianne, 9e part. dans PLAIRE
On se plaît avec les gens dont on vient de mériter la reconnaissance, Pays. parv. 4e part. dans PLAIRE
Plaisante charité qui apprend aux gens à aller au bal, Marianne, part. 3 dans PLAISANT, ANTE
Il n'y a point de plaisir qui ne perde à être déjà connu, Pays. parv. part. IV dans PLAISIR
Je ne savais d'abord quel était le dessein de ces jeunes gens d'être ainsi plantés devant la porte de la comédie, Pays. parv. part. 6 dans PLANTÉ, ÉE
Je la trouvai toute battue, le teint plombé, avec des yeux qui venaient de pleurer, Jeux de l'am. et du has. I, 1 dans PLOMBÉ, ÉE
Il me prit entre ses bras, et me transporta comme une plume jusqu'à la boutique où je m'assis tout d'un coup, Marianne, 2e part. dans PLUME
Je me sens plus léger qu'une plume, Surpr. de l'amour, III, 1 dans PLUME
Il y a de ces instants-là qui n'ont qu'un point qu'il faut saisir, et ce point nous l'avions manqué, Marianne, 10e part. dans POINT
J'y sens une petite pointe de dépit qui a son mérite : c'est la jalousie qui ne loue, l'Heur. stratag. II, 3 dans POINTE
De toutes les obligations qu'on peut avoir à une belle âme, ces tendres attentions, ces secrètes politesses de sentiment sont les plus touchantes, Marianne, 3e part. dans POLITESSE
Nous vous y porterons autant de respect que si vous étiez chez vous, ainsi qu'il est juste, Marianne, 9e part. dans PORTER
Monsieur porte sur sa physionomie les traits de probité dont cette action est une preuve éclatante, Paysan parvenu, part. 6 dans PORTER
Ce sont des mouvements inconnus qui l'enveloppent, qui disposent d'elle, qu'elle ne possède point, qui la possèdent, Marianne, 2e part. dans POSSÉDER
Le chevalier est un jeune fou, qui faute de biens s'attachait à tout ce qui se présentait, dans l'espoir de trouver quelque bonne poule à plumer, Pays. parv. part. 7 dans POULE
Sans la considération que M. Hutin a pour moi, il vous poursuivrait, et il vous ferait pourrir dans une prison, Pays. parv. part. 6 dans POURRIR
Il y a bien du monde ; on nous pousse ; que j'aie l'honneur de vous donnez la main pour plus de sûreté, madame, Pays. parv. 5e part. dans POUSSER
C'est maintenant qu'il faut dire : Va comme je te pousse ; vive l'amour, mon cher maître, Surpr. de l'amour, III, 5 dans POUSSER
Voici un jeune homme qui vous convient, qui est fort honnête garçon, que je pousserai, Marianne, 6° part. dans POUSSER
Vous voilà on ne peut pas mieux, ajouta-t-elle en me prenant par la main pour me faire asseoir, Pays. parv. part. IV dans POUVOIR
La coutume, en faisant un livre, c'est de commencer par un petit préambule ; en voilà un, Pays. parv. part. I dans PRÉAMBULE
De la façon dont ce drôle-là prélude, il ne vous promet rien de bon, Double inconst. I, 4 dans PRÉLUDER
Son coeur n'est pas usé pour moi, il n'est seulement qu'un peu rassasié du plaisir de m'aimer, pour en avoir trop pris d'abord, Marianne, part. 8 dans PRENDRE
Elle ne pensait jamais à donner de l'amour, mais elle était sujette à en prendre, Pays parv. 4e part. dans PRENDRE
Elle eut beau le prendre d'un air riant avec lui, et lui dire même : Je vous attendais, il n'en reprit pas plus de sérénité, Pays. parv. 5e part. dans PRENDRE
Tenez, parlons en conscience ; prenez que je sois vous et que vous soyez moi, Pays. parv. part. 1 dans PRENDRE
Où est-ce qu'il prend tout ce qu'il me dit ?, Double inconst. I, 12 dans PRENDRE
On aime une personne qu'on va trouver, et on prend son plus court ; cela est naturel, Pays. parv. 3e part. dans PRENDRE
J'y retournai le lendemain, toujours en badinant de cet amour que je disais vouloir prendre et qui, à ce que je crois, était tout pris, Pays. parv. 4e partie. dans PRENDRE
Que va-t-il penser de moi ? pour qui me prendra-t-il ? mon Dieu ! que je suis malheureuse !, Marianne, part. 3 dans PRENDRE
Quand la colère me prend, ordinairement la mémoire me quitte, Sec. supr. de l'am. I, 2 dans PRENDRE
Nous avons eu beaucoup de peine à faire revenir mademoiselle d'un évanouissement qui lui a pris, Marianne, part. dans PRENDRE
Une petite toux qui prit au mari abrégea toutes les politesses, Pays. parv. part. 5 dans PRENDRE
Il lui prit un étouffement qui le fit retomber à sa place, où nous crûmes qu'il allait expirer, Marianne, part. 10 dans PRENDRE
On eût dit que chaque chambre était un oratoire : l'envie d'y faire oraison y prenait en entrant, Pays. parv. part. 1 dans PRENDRE
J'ai cru de loin voir tout à l'heure la marquise ici, et, dans ma préoccupation, je vous ai prise pour elle, l'Heur. stratag. II, 5 dans PRÉOCCUPATION
Je suis né le plus humain de tous les hommes, et ce caractère a toujours présidé sur toutes mes idées, dans DESFONTAINES dans PRESIDER
La surprise que ma résolution parut causer à Mme de Vambure, rendit M. de Dorsan plus pressant pour me retenir, Pays. parv. 6e part. dans PRESSANT, ANTE
Représentez-vous, dit-il, une femme coquette : son habit est en pretintailles ; au lieu de grâces je lui vois des mouches, Sec. surpr de l'am. II, 4 dans PRETINTAILLE
Dès que nous voyons des gens dont la figure nous prévient, notre accueil a toujours quelque chose de plus obligeant pour eux que pour d'autres, Marianne, part. 8 dans PRÉVENIR
M. Remy : Voyez comme il vous regarde : vous ne feriez pas là une si mauvaise emplette. - Marton : J'en suis persuadée ; monsieur prévient en sa faveur, Fausses confid. I, 4 dans PRÉVENIR
C'est ma mère, ajouta-t-il, qui a voulu que je vous prévinsse sur tout ceci, avant que vous vissiez M. de Climal, Marianne, part. 5 dans PRÉVENIR
Nous nous prévenions de mille petites honnêtetés que l'inclination suggère à deux personnes qui ont du plaisir à se voir, Marianne, 5e part. dans PRÉVENIR
La comtesse est une femme brusque qui aime à primer, à gouverner, à être la maîtresse, le Legs, SC. 1 dans PRIMER
J'entendais quelquefois sa voix primer sur celles des autres, Pays. parv. 2e part. dans PRIMER
Entre deux personnes qui s'aiment, ce sont là de ces simplicités de sentiment que peut-être l'esprit remarquerait bien un peu, s'il voulait, mais qu'il laisse bonnement passer au profit du coeur, Marianne, part. II dans PROFIT
Et vos profits, que deviendront-ils ?, le Legs, sc. 23 dans PROFIT
Non, non, me dit-elle, déjeunez en repos, afin que cela vous profite, Pays. parv. part. 1 dans PROFITER
C'est promener la main d'une femme, et dire aux gens : la voulez-vous ?, Sec. surpr. de l'am. II, 4 dans PROMENER
Je vous dirai au reste que ce n'a été qu'après m'être promise à M. de Sercour, que j'ai su que vous étiez son neveu, Marianne, 9e part. dans PROMETTRE
Promettre et ne tenir mène les gens bien loin, Marianne, part. 1 dans PROMETTRE
Je me plais à servir mon prochain, et c'est ce qu'on nous recommande au prône, Pays. parv. part. I dans PRÔNE
Il ne sera jamais à propos de lui dire je vous aime, à moins qu'on ne le lui dise à propos de rien, le Legs, sc. 3 dans PROPOS
Je suis bien aise que mademoiselle soit proprement mise, Marianne, part. 1 dans PROPREMENT
Vous venez de province ; vous en avez rapporté un air de timidité qui ne sied pas à votre âge, Paysan parv. 4e part dans PROVINCE
Pourquoi m'en donneriez-vous la peine, puisque vous voilà ?, le Legs, sc. 10 dans PUISQUE
Le jugement que j'en forme est pur de toute prévention, dans DESFONTAINES dans PUR, URE
Une marquise ! dit à son tour l'aubergiste qui joignait les mains d'étonnement, ah ! mon Dieu, cette chère dame ! que ne m'a-t-elle appris sa qualité !, Marianne, 11e part. dans QUALITÉ
Nos prières partirent l'une quand et quand l'autre, Pays. parv. part. 2 dans QUAND
Ah ! quelle persécution, s'écria cette mère tout émue, quel quart d'heure pour moi !, Marianne, 10e part. dans QUART
Monsieur Villot (vous savez qui c'est) y était aussi à côté de la porte, où il se tenait comme à quartier, et dans une humble contenance, Marianne, Part. 6 dans QUARTIER
Voilà ton maître et la marquise qui s'approchent ; tire-le à quartier, lui, pendant que je m'éloigne, l'Heur. stratag. III, 2 dans QUARTIER
Elle a du bien pour nous deux, moi de l'amitié pour quatre, Pays. parv. part. 3 dans QUATRE
Je suis confus de vos bontés, et je suis trop heureux d'avoir été querellé, Fausses confid. I, 12 dans QUERELLÉ, ÉE
Non, je n'ai de ma vie eu tant d'envie de quereller quelqu'un, Sec. surpr. de l'am. II, 7 dans QUERELLER
Nous nous parlions quelquefois, mais pour nous quereller, Pays. parv. 4e part. dans QUERELLER
Nous étions prêts de nous mettre à table, quand on nous annonça l'ecclésiastique en question, Pays. parv. 2e part. dans QUESTION
Je ne quittai point des yeux, elle ne me voyait point encore, Marianne, 4e part. dans QUITTER
C'est un homme de condition qui m'est prédit pour époux, et je n'en rabattrai rien, Jeux de l'am. et du has. I, 7 dans RABATTRE
Je rachèterais sa vie de la mienne, Marianne, 3e part. dans RACHETER
Je sais bien que je suis pauvre ; mais il n'est pas nécessaire de m'en railler, non plus que des secours qu'on a bien voulu me donner, Marianne, 2e part. dans RAILLER
On ne ramasserait pas les hardes qu'elle a, Marianne, 9e part. dans RAMASSER
Tu n'auras pas plutôt ramassé un écu, que tu ne pourras t'empêcher de vouloir le reste, Surpr. de l'amour, I, 2 dans RAMASSER
Votre carrosse est-il là-bas ? lui dit-il, voulez-vous que nous ramenions madame ?, Marianne, 7e part. p. 51 dans RAMENER
Ce qui me retient, c'est la peine que cela vous fera, c'est la rancune que vous en prendrez contre moi, Marianne, 4e part. dans RANCUNE
Si ce garçon-là me recherchait, je ne suis pas rancuneuse, il y aurait du rapatriage, et je prétends être brouillée, Surp. de l'am. II, 6 dans RANCUNEUX, EUSE
Je ne suis ni joueur, ni débauché ; je me vante d'être rangé, Marianne, 6e part. dans RANGÉ, ÉE
Je parlai à ses parents que je rangeai de mon parti : la demoiselle était de bonne volonté, Pays. parv. 4e part. dans RANGER
Va porter ma lettre à Damis, et se range qui voudra sous le joug du mariage, Serm. indiscr. I, 2 dans RANGER
S'il t'arrive de faire le rapporteur, Double inconst. II, 5 dans RAPPORTEUR, EUSE
Dès qu'elle eut vidé sa tasse (et c'en était une), je la remplis d'une rasade de vin pur, Pays. parv. 2e part. dans RASADE
Je les y menai en rasant la muraille, Pays. parv. 5e part. dans RASER
La femme [Colombine] est un peu vaurienne ; mais elle a du bon ; entre nous, je la crois plus ratière que malicieuse, Surpr. de l'amour, II, 5 dans RATIER, IÈRE
Pendant ce discours il avançait la main pour ravoir la mienne, que je lui laissai prendre, Marianne, 2e part. dans RAVOIR
Je regardais ce rouleau d'argent qui était sur la table, il me paraissait si rebondi : quel dommage de le perdre !, Pays. parv. part. I dans REBONDI, IE
Forcée de vendre jusqu'aux meubles de rebut que vous lui aviez envoyés, Marianne, 2e part. dans REBUT
Je vous parle en amie, le baron de Sercour n'est pas d'un âge rebutant, Marianne, 9e part. dans REBUTANT, ANTE
Il n'y a personne ici qui ne vous ait donné des témoignages de son bon coeur ; mais, grâces au ciel, vous voilà réchappée, Marianne, 7e part. dans RÉCHAPPÉ, ÉE
À table il ne faut que des mots et point de récits, Pays. parv. part. 2 dans RÉCIT
Je vous récite ici des faits qui vont comme il plaît à l'instabilité des choses humaines, et non pas des aventures d'imagination qui vont comme on veut, Marianne, 7e part. dans RÉCITER
Il est bon en pareille occasion de plaire un peu aux yeux ; ils vous recommandent au coeur, Marianne, 3 dans RECOMMANDER
Nous voilà partis pour me reconduire à mon couvent, Marianne, 5e part. dans RECONDUIRE
Je ne suis pas digne d'avoir le temps de me reconnaître et de me repentir de ma rage, Pays. parv. 3e part. dans RECONNAÎTRE
Je n'aime que vous d'affection, je ne tiens sur la terre qu'à vous qui m'avez recueillie si charitablement, Marianne, 7e part. dans RECUEILLIR
Comme je l'avais sur moi, et qu'apparemment je reculais à l'ôter, n'y a-t-il plus rien à mettre, disais-je, est-ce là tout ?, Marianne, 3e part. dans RECULER
Les premiers jours, il fallait voir comme elle se reculait d'auprès de moi, et puis elle reculait plus doucement, et puis petit à petit elle ne reculait plus, Double inconst. I, 6 dans RECULER
Votre hardiesse à redemander d'être servi faisait sa récompense ; son sublime amour-propre n'en connaissait point de plus touchante, Marianne, 5e part. dans REDEMANDER
Je redoublai de politesse et de modestie avec mes compagnes, ce qui fit qu'à leur tour elles redoublèrent d'amitié pour moi, Marianne, 5e part. dans REDOUBLER
En général, il faut se redresser pour être grand ; il n'y a qu'à rester comme on est pour être petit, Marianne, 3e part. dans REDRESSER
Je me redressais, car c'est par où commence une vanité novice, Marianne, part. I dans REDRESSER
Cela me raccommode avec ces pestes de femmes, et puis c'est le diable de me refâcher contre elles, Surpr. de l'amour, I, 2 dans REFÂCHER
Damis : On dit, je vous aime, avec un regard, et on le dit bien. - Lucile : Non, monsieur, un regard ! c'est encore trop ; je permets qu'on le rende, mais non pas qu'on le donne, Serm. indiscr. II, 10 dans REGARD
Un héros de roman infidèle ! on n'aurait jamais rien vu de pareil ; il est réglé qu'ils doivent tous être constants, Marianne, 8e part. dans RÉGLÉ, ÉE
Nous voilà, grâce au ciel, en conversation réglée, Jeux de l'am. et du has. I, 7 dans RÉGLÉ, ÉE
Je te recommande, quand nous irons chez elle, de régler tes manières sur les miennes, Pays. parv. part. 2 dans RÉGLER
La vie régulière qu'elle menait, des moeurs qui paraissaient austères, et ses liaisons avec tous les dévots du pays, Marianne, 9e part. dans RÉGULIER, IÈRE
La raison vous choisirait ; mais la folie des usages vous rejette, Marianne, 4e part. dans REJETER
Insensiblement, cette désolation à laquelle je m'étais abandonnée se relâcha, Marianne, part. 6 dans RELÂCHER
Pour moi, je n'ai jamais vu Dorante ; il était absent quand j'étais chez son père ; mais, sur tout le bien qu'on m'en a dit, je ne saurais craindre que vous vous remerciiez ni l'un ni l'autre, Jeux de l'am. et du has. I, 2 dans REMERCIER
Oui, monsieur, je vous remets ; je crois que c'est vous qui étiez avant-hier dans cette maison, Pays. parv. 3e part. dans REMETTRE
J'avais promis dans ma troisième de vous conter quelque chose de mon couvent, je n'ai pu le faire ici, et c'est encore partie remise, Marianne, part. 4 dans REMETTRE
Elle fut obligée, dans le jour, de se remettre au lit, Pays. parv. part. 6 dans REMETTRE
Araminte : De quoi vous parlais-je ? je l'ai oublié. - Dorante : D'un procès avec monsieur le comte Dorimont. - Araminte : Je me remets : je vous disais qu'on veut nous marier, Fauss. confid. I, 15 dans REMETTRE
L'officier et lui se regardaient comme gens qui se sont vus ailleurs, mais qui ne se remettent pas, Pays. parv. part. 4 dans REMETTRE
On lui avait dit la première fois, que le marquis ne serait de retour que dans trois semaines ou un mois, et sans doute elle attendait que ce temps-là fût passé pour se remontrer, Marianne, part. 11 dans REMONTRER
Il se passa en même temps un moment de silence qui fut si touchant, que je ne saurais encore y penser sans me sentir remuée jusqu'au fond de l'âme, Marianne, part. 4 dans REMUÉ, ÉE
Est-ce que ce discours-là ne vous remue pas la bile ?, Surpr. de l'amour, I, 7 dans REMUER
Si vous ne haïssez pas de me parler, je vous le rends bien, ma chère Angélique, l'Épreuve, SC. 8 dans RENDRE
Que le ciel vous le rende, madame, lui répondis-je, Pays. parv. part. 1 dans RENDRE
Aucune expression n'y peut atteindre ; vous n'êtes fidèlement rendue que dans mon coeur, l'Heur. stratag. I, 12 dans RENDRE
Il faut vous dire que je logeais dans une aile du château assez retirée, et qui, par un escalier dérobé, rendait dans le jardin, d'où l'on pouvait venir à ma chambre, Marianne, 9e part. dans RENDRE
C'est nous le plus souvent qui nous rendons tendres, pour orner nos passions ; mais c'est la nature qui nous rend amoureux, Pays. parv. part. 5 dans RENDRE
Je défierais qu'on imaginât une personne plus chétive que je me suis rendue, Marianne, 6e part. dans RENDRE
Dursan le fils, qui se jeta sur-le-champ à ses genoux, et à qui cette grand' mère, déjà toute rendue, tendit languissamment une main, Marianne, 10e part. dans RENDU, UE
Je ne veux rien d'un homme qui m'a donné le renom que je l'aimais toute seule, l'Épreuve, SC. 21 dans RENOM
Me voilà donc seule, immobile et toujours renversée dans mon fauteuil, où je restai bien encore une demi-heure, Marianne, 8e part. dans RENVERSÉ, ÉE
On a bien affaire d'un esprit renversé, Fausse confid. I, 14 dans RENVERSÉ, ÉE
Mais la vanité, reprit-il avec une physionomie toute renversée, la vanité ?, Marianne, part. 8 dans RENVERSÉ, ÉE
En se renversant dans le fauteuil où elle était assise, Pays. parv. part. 2 dans RENVERSER
Il est pourtant vrai que vous me renvoyez, Madame ; d'où vient ma disgrâce ?, Fausses confid. III, 10 dans RENVOYER
Nous dînâmes ; Mme d'Alain se répandit en cajoleries pendant le repas, Paysan parv. 3e part. dans RÉPANDRE
Elle dit qu'elle en est bien aise, je lui repars, elle me repart ; je la loue, elle me le rend, Pays. parv. part. 3 dans REPARTIR
Elle les avait engagés de venir dîner chez elle en repassant, Pays. parv. 6e part. dans REPASSER
Il faut que vous soyez capable de tout ; que je ne vous voie jamais, et point de réplique, Fausses confid. III, 9 dans RÉPLIQUE
Mon enfant, me dit-elle, j'aperçois une sincérité dans ce que vous me dites, qui doit vous tenir lieu de répondant, Pays. parv. 1re part. dans RÉPONDANT
Les âmes se répondent, Marianne, 3e part. dans RÉPONDRE
Je vois que vos sentiments répondent à votre physionomie, Pays. parv. 2e part. dans RÉPONDRE
Tous ces petits repos qu'on se procure sont bien fragiles ; l'âme n'en jouit qu'en passant, Marianne, 8e part. dans REPOS
Vous avez le teint bien reposé, Sec. Surpr. de l'Am. I, 1 dans REPOSÉ, ÉE
Voilà un bonnet d'été violet qu'elle m'a envoyé, croit-elle qu'un homme de mon état portera de ces garnitures en réseaux d'argent et en franges ?, Pays. parv. part. 6 dans RÉSEAU
Mon mari se rétablira ; vous n'ignorez pas qui nous sommes et le besoin extrême que nous avons de votre protection, Paysan parvenu, 4e part. dans RÉTABLIR
On allait vendre ou du moins retenir son linge et ses habits, quand cette femme dont je parle a payé pour elle, Marianne, 11e part. dans RETENIR
Cet appartement, j'irai dès ce soir le retenir pour vous, Marianne, part. 3 dans RETENIR
Je lui avais retenu un intendant, qui devait aujourd'hui entrer chez elle ; et cependant elle en a pris un autre, Fausses confid. II, 4 dans RETENIR
Je retins mon frère à dîner, Pays. parv. part. 6 dans RETENIR
Ce n'est plus le besoin que j'ai de lui qui me retient ; c'est moi que je ménage, Fausses confid. II, 12 dans RETENIR
Ce qui est sûr, c'est que j'ai toujours retenu leurs visages, je les vois encore, je les peindrais, Marianne, part. I dans RETENIR
Non, me répondit-elle, en rougissant un peu ; tu te trompes, je ne suis pas si dévote que retirée, Pays. parv. part. IV dans RETIRÉ, ÉE
Ne lui tendez pas la main en signe de paix ; mais ne la retirez pas non plus, Serm. indiscr. V, 6 dans RETIRER
Elle ferme la porte sur nous, ôte la clef que nous lui entendîmes retirer, Pays. parv. 5e part. dans RETIRER
Je l'ai laissé malade, ou du moins très indisposé dans le village prochain, chez un paysan qui nous a retirés, Marianne, part. 10 dans RETIRER
J'ai tort, mais tu lui ressembles si fort.... Eh ! Monsieur, pardon, je retombe toujours, l'Épreuve, sc. 12 dans RETOMBER
Pendant qu'elle parlait, j'essuyais la plume que j'avais taillée ; elle n'allait pas à ma fantaisie, et j'y retouchais pour allonger un entretien qui m'amusait beaucoup, Pays. parv. part. 3 dans RETOUCHER
Je retournais souvent la tête pour revoir encore le jeune homme que je laissais derrière moi ; mais je ne croyais pas me retourner pour lui, Marianne, 2e part. dans RETOURNER
C'est une succession si rapidement variée que, si l'on peut tout sentir, je crois impossible de tout retracer, Pays. parv. part. 6 dans RETRACER
Je me retraçais toutes les traverses que j'avais essuyées, Pays. parv. 7e part. dans RETRACER
Qui n'a de retraite que pour quelques jours peut bien dire qu'il n'en a point, Marianne, 3e part. dans RETRAITE
Elle poussa une porte qui n'était couverte que d'une tapisserie, et par où l'on entrait dans un petit retranchement où je me mis, Pays. parv. part. 5 dans RETRANCHEMENT
Je n'étais plus à moi, je ne me ressouvenais plus de rien ; j'allais, je venais, j'ouvrais les yeux, j'étais étonnée, et voilà tout ; je me retrouvai pourtant dans la longueur du chemin, et alors je jouis de toute ma surprise, Marianne, part. 1 dans RETROUVER
Mon cher monsieur, lui dis-je ; je vous remercie du conseil ; quelque jour je vous le revaudrai, si je puis, Pays. parv. part. 3 dans REVALOIR
C'est un ami que je veux conserver ; et vous avez quelquefois le ton dur et revêche, Lisette : il valait mieux le laisser dire, le Legs, sc. 6 dans REVÊCHE
Rien ne réveille tant qu'une extrême joie, ou que l'attente certaine d'un grand bonheur, Marianne, part. 4 dans RÉVEILLER
Quelquefois pourtant, nombre de gens ont estimé que j'étais un garçon assez revenant, le Legs, 3 dans REVENANT, ANTE
Lisette : Elle m'a dit de vous prier de ne point vous obstiner à l'aimer. - Le comte : Non plus qu'à la voir, sans doute ? - Lisette : Mais je crois que cela revient au même, Sec. surpr. de l'am. III, 4 dans REVENIR
Je n'étais jamais de son avis, je le brusquais volontiers ; il y a des gens qui ne reviennent point, Pays. parv. part. 4 dans REVENIR
Notre plaideur, qui était assez taciturne, et qui rêvait plus qu'il ne parlait, Pays. parv. part. 4 dans RÊVER
Une vraie femme de chambre extrêmement révérencieuse, Marianne, part. 6 dans RÉVÉRENCIEUX, EUSE
Effectivement vous me paraissez rêveur, inquiet, le Legs, 10 dans RÊVEUR, EUSE
J'aperçois un avenir très riant et très prochain, Pays. parv. 2e part. dans RIANT, ANTE
Cette liberté légère, réservée aux titres et aux richesses, qui fait dire une galanterie à une actrice, qui en fait chiffonner une autre, ricaner avec celle-ci, sourire avec celle-là, Pays. parv. 6e part. dans RICANER
Ce serait se ridiculiser que d'agir autrement, Pays. parv. 6e part. dans RIDICULISER
Vous épousez une personne qui n'est rien, et qui n'a rien, Marianne, part. 8 dans RIEN
Sans compter que nous ne vous sommes de rien, ni vous de rien à nous, Marianne, part. 3 dans RIEN
Encore une fois, le testament qu'elle a fait pour moi et rien, c'est la même chose, Marianne, part 10 dans RIEN
Il se trouve aujourd'hui que leur coeur et leur convention ne riment pas ensemble, et qu'on est fort embarrassé de savoir ce qu'on fera de vous, Serm. indiscr. IV, 3 dans RIMER
Allons, la petite, ripostons par deux révérences, et partons ensemble, Préj. vaincu, sc. 2 dans RIPOSTER
Vous auriez dit qu'il sortait de la conversation la plus badine, sa bouche et ses yeux riaient encore, Jeux de l'am. et du haz. I, 1 dans RIRE
Une certaine audace qui lui rit, qui le venge de son peu de relief et de l'inaction dans laquelle il passe la journée, dans DESFONTAINES dans RIRE
Je suis encore une jeunesse.... et d'humeur folichonne, un roger-bontemps, l'Épreuve, sc. 2 dans ROGER-BONTEMPS
Vous avez le ton bien rogue, monsieur Remy, Fauss. confid. III, 5 dans ROGUE
Ce chevalier était le même qui m'avait surpris chez la Remy, et qui semblait né pour me rompre partout en visière, Pays. parv. 6e part. dans ROMPRE
Le ton rond et sans fard de Mme de Fécourt, et cette façon d'être la première à me demander mon amitié, Pay. parv. 6e part. dans ROND, ONDE
Chère petite main rondelette et potelée, je vous prends sans marchander, Jeux de l'am. et du has. III, 6 dans RONDELET, ETTE
Un ronflement de basse-taille aussi nourri qu'il en soit, Arleq. poli par l'amour, sc. 1 dans RONFLEMENT
Gardez votre petite réflexion roturière, et servez-nous, si vous voulez être de nos amis, Fauss. confid. I, 10 dans ROTURIER, IÈRE
Une rougeur que la honte imprime comme le plaisir, Paysan parv. 6e part. dans ROUGEUR
Ce garçon qui est tout froissé, qui a roulé un étage, je m'étonne qu'il ne soit pas au lit, le Legs, sc. 14 dans ROULER
Il fut blessé en plusieurs endroits, et même renversé par le loup, avec qui il se roula longtemps sur la terre, Pays. parv. 4e part. dans ROULER
Habits, cornettes, pièces de toiles et rubans de toutes couleurs, et le ruban lui seul est un terrible séducteur de jeunes filles, Pays. parv. 1re part. dans RUBAN
Tout le monde était aux fenêtres, il semblait qu'il y avait eu une rumeur, ou quelque accident considérable, Marianne, 11e part. dans RUMEUR
Je me charge de vous excuser auprès de la marquise, n'en soyez pas en peine, et ne vous sacrifiez point, Marianne, part. 9 dans SACRIFIER
On lui voyait une sagacité de sentiment prompte, subite et naïve, Marianne, part. V dans SAGACITÉ
Un salut respectueux, que j'ai appris depuis être plus fait pour flatter la vanité que pour contenter le coeur, Paysan parv. 6e part. dans SALUT
Je ne ferai de bon sang qu'à mon arrivée, Pays. parv. 3e part. dans SANG
Je bois à merveille ; je mange de même ; je dors comme une marmotte ; voilà ma santé. - C'est une santé de crocheteur ; un honnête homme serait heureux de l'avoir, la Double surprise de l'amour, I, 2 dans SANTÉ
Jamais l'âme n'a satiété des voluptés de la vertu, dans DESFONTAINES dans SATIÉTÉ
Je ne fis qu'un saut de la chambre à la porte, Pays. parv. 1re part. dans SAUT
Ce qui devait réjouir l'âme d'un paysan de mon âge qui, presque au sortir de la charrue, pouvait sauter tout d'un coup au rang honorable de bon bourgeois de Paris, Pays. parv. 2e part. dans SAUTER
Mon cher maître, je crois qu'il faudra que je saute le bâton, Surpr. de l'amour, II, 5 dans SAUTER
Vous fuir dès le premier instant ? pourquoi donc, monsieur ? cela serait bien sauvage, Serm. indiscr. III, 7 dans SAUVAGE
N'y aurait-il pas moyen de me sauver les deux cent mille francs ? je vous parle à coeur ouvert, le Legs, 10 dans SAUVER
Est-ce qu'on désoblige Madame quand on lui rend service, et qu'on lui sauve les reproches de toute sa famille ?, Marianne, part. VII dans SAUVER
Je sais votre mérite, je sais mes talents, je vous conduis, et l'on vous aimera, toute raisonnable qu'on est, Fauss. confid. I, 2 dans SAVOIR
Qu'est-ce que ce grand je ne sais qui va penser d'elle, Pays. parv. 5e part. dans SAVOIR
Je ne sache personne mieux partagé qu'il le sera, Marianne, part. 5 dans SAVOIR
Si vous voulez, restez, reprit Mme de Miran ; non, dit-il, je vous suis obligé, je ne saurais, j'ai quelque affaire, Marianne, 5e part. dans SAVOIR
J'étais alors dans notre chambre avec Mlle Toinon, qui me montrait de belles hardes, et qui sortit par savoir-vivre dès qu'il fut entré, Marianne, 1re part. dans SAVOIR-VIVRE
Une grande femme maigre et menue, dont le visage étroit et long lui donnait une mine froide et sèche, Marianne, 6e part. dans SEC, SÈCHE
Messieurs, leur dit Mlle Hubert, d'un ton assez sec, je serais fâchée de vous gêner, vous êtes les maîtres, Pays. parv. 3e part. dans SEC, SÈCHE
La cuisinière entra, Mlle Hubert sécha ses pleurs, Pays. parv. 3e part. dans SÉCHER
Ce qui me parut étonnant, c'est que ses larmes se séchèrent tout à coup, Pays. parv. 7e part. dans SÉCHER
Lisette : Du côté de la place Maubert, chez un marchand de café, au second. - Frontin : Une place Maubert, une madame Dorman, un second ! non, mon enfant, je ne connais point cela, et je prends toujours mon café chez moi, l'Épreuve, sc. 12 dans SECOND, ONDE
Son billet que je lus, en secouant la tête, à l'endroit où il me recommandait le silence, Marianne, 6e part. dans SECOUER
N'ai-je pas l'air un peu trop seigneur ?, l'Épreuve, sc. 1 dans SEIGNEUR
Vous savez bien qu'on a du sentiment avant d'avoir de l'esprit, Marian. 9e part. dans SENTIMENT
La fée : Cher Arlequin, ces tendres chansons ne vous inspirent-elles rien ? que sentez-vous ? - Arlequin : Je sens un grand appétit, Arlequin poli par l'am. sc. III dans SENTIR
Je ne suis qu'une suivante, et vous me le faites bien sentir, Jeux de l'am. et du has. III, 8 dans SENTIR
Il y a de la douceur à se sentir vertueux, Pays. parv. 4e part. dans SENTIR
Je n'ai rien vu de si serein, de si posé, et en même temps de si grave que cette physionomie-là, Marianne, 6e part. dans SEREIN, EINE
Qui, à la vérité, n'avait encore aucun engagement bien sérieux dans l'état ecclésiastique, Marianne, 9e part. dans SÉRIEUX, EUSE
Il ne s'expliqua que par un serrement de main, Marianne, 4e part. dans SERREMENT
Mme Dorsin voyait tout, songeait à tout, devenant plus serviable et se croyant obligée de le devenir à mesure qu'elle vous obligeait, Marianne, 5e part. dans SERVIABLE
Les deux premiers [enfants] étaient au service ; ses revenus suffisaient à peine pour les y soutenir, Marianne, 9e part. dans SERVICE
Un quart d'heure après on nous servit, et nous nous mîmes à table, Pays. parv. 4e part. dans SERVIR
Rarement on sert bien ceux qu'on aime beaucoup, Marianne, 9e part. dans SERVIR
Qu'importe que notre coeur souffre, pourvu que notre vanité soit servie ?, Marianne, 2e part. dans SERVIR
Quoi ! m'écriai-je encore, c'est donc vous qui êtes le mari qu'on me propose, monsieur ? C'est justement votre serviteur, me dit-il, Marianne, 6e part. dans SERVITEUR
Avec une femme on a des enfants, c'est la coutume ; auquel cas, serviteur au collatéral, Fauss. confid. I, 3 dans SERVITEUR
Je gâterais peut-être tout, si je m'en mêlais : cela va tout seul, Sec. surpr. de l'am. I, 11 dans SEUL, EULE
J'ai l'honneur d'être le fils du père nourricier de madame de.... (il me nomma la femme du ministre) ; ainsi elle est ma soeur de lait, rien que cela, Marianne, 6e part. dans SOEUR
Cette violente sortie l'étourdit ; elle ne s'attendait pas à être si bien devinée, Marianne, 8e part. dans SORTIE
Je ne sais par quelle fatalité vous sortez aujourd'hui d'un caractère naturellement doux et raisonnable, Sec. surpr. de l'am. II, 7 dans SORTIR
Comme on ne sait d'où elle sort, on n'est sûr de rien avec elle, à moins qu'on ne devine, Marianne, 7e part. dans SORTIR
Ils composaient un trésor pour un homme qui n'avait jamais eu que des sous marqués dans sa poche, Pays. parv. 1re part. ch. 536 dans SOU
Il a commencé par établir que je ne pouvais pas le souffrir, le Legs, sc. 23 dans SOUFFRIR
Vos sentiments sont avoués de votre père, et vous pouvez souffrir à vos genoux un homme que vous allez épouser, Serm. indiscr. IV, 5 dans SOUFFRIR
Faites-moi le plaisir de me soulever, et de m'apporter de quoi écrire deux lignes, Marianne, 7e part. dans SOULEVER
Je m'imaginais qu'il m'aimait : je ne le soupçonnais pas, je le croyais, Préj. vaincu, sc. 3 dans SOUPÇONNER
Allons, venez manger ma soupe, vous me donnerez à souper ce soir, Pays. parv. 3e part. dans SOUPE
Ici je fis un soupir, mais de ces soupirs qui nous échappent quand on nous dit quelque chose qui adoucit le chagrin où nous sommes, Marianne, 8 part. dans SOUPIR
Voulez-vous gager que je l'épouse avec la casaque sur le corps, avec une souquenille si vous me fâchez ?, Jeux de l'am. et du has. III, 7 dans SOUQUENILLE
êtes-vous sourd, monsieur Blaise ? elle vous dit que non, l'Épreuve, sc. 18 dans SOURD, SOURDE
Je pris un milieu que je m'imaginai en être un, et ce fut de me contenter de sourire sans rien répondre, Pays. parv. 3e part. dans SOURIRE
Je pense qu'à cet âge-là on peut passer pour vieille ; pour moi, je vous avoue que je me regarde comme telle ; tout le monde ne se soutient pas comme vous, madame, Pays. parv. 3e part. dans SOUTENIR
J'avoue que ces récits m'ont fait souffrir ; mais je me soutiendrai mieux dans la suite, l'Heur. stratag. I, 13 dans SOUTENIR
Vous vous souvenez, quoique ce soit du plus loin qu'il vous souvienne, que c'est la religieuse qui parle, Marianne, 9e part. dans SOUVENIR
Surtout après la visite suspecte que vous aviez reçue de ce grand squelette dont vous m'avez si bien dépeint la figure, Marianne, 7e part. dans SQUELETTE
Mademoiselle est immobile, vous muet, et moi stupéfaite, l'Épreuv. sc. 11 dans STUPÉFAIT, AITE
Une femme de quarante-cinq à cinquante ans qui me parut être de la maison, et qui en m'abordant d'un air de politesse subalterne et domestique me dit : ne vous impatientez pas, Marianne, 6e part. dans SUBALTERNE
Malheureusement c'est un garçon qui a de l'esprit : cela fait qu'il subtilise, que son cerveau travaille, Serm. indiscr. v, 1 dans SUBTILISER
Je vis une face ronde qui avait l'air d'être succulement nourrie, Pays. parv. 1re part. dans SUCCULEMMENT
Il jouissait d'une fortune suffisante. Bon ! reprit-il, suffisante, à quoi cela va-t-il ? tout ce qui n'est que suffisant ne suffit jamais, Pays. parv. 4e part. dans SUFFISANT, ANTE
C'est en revenant de chez lui que j'entrai dans l'église de ce couvent pour cacher les pleurs qui me suffoquaient, Marianne, 4e part. dans SUFFOQUER
Elle n'est plus ici, nous répondit un suisse ou un portier, je ne sais plus lequel des deux, Marianne, 11e part. dans SUISSE
C'est une femme attentive, adroite, affectionnée, vertueuse ; c'est le meilleur sujet, le plus fidèle, Marianne, 10e part. dans SUJET
Nous nous étions arrêtés, la jeune dame et moi, sur l'escalier, Pays. parv. 4e part. dans SUR
C'était, pour ainsi dire, une âme qu'on voyait sur ce visage, Pays. parv. 4e part. dans SUR
Je regardais Valville, qui, de son côté et à son ordinaire, avait presque toujours les yeux sur moi, Marianne, 5e part. dans SUR
Elle ne vivait que sur la légitime de mon père, Marianne, 11e part. dans SUR
Sur cet air piqué, elle a pensé que je ne vous déplaisais pas, Sec. surpr. de l'am. II, 7 dans SUR
Sur ce propos nous arrivâmes dans cette rue qui m'avait été si fatale, Pays. parv. 3e part. dans SUR
Il est à Paris, où il suit un procès important qui est presque sûr, Préj. vaincu, sc. 4 dans SÛR, ÛRE
Lépine : Me donnez-vous votre dernier mot ? - Lisette : Je n'y changerai pas une syllabe, le Legs, SC. 3 dans SYLLABE
De belles dents, qui ne sont belles et blanches à leur tour que parce qu'elles se trouvent heureusement ainsi sans qu'on y tâche, Pays. parv. 2e part. dans TACHER
Cette taille, comme elle est bien prise !, Pays. parv. 1re part. dans TAILLE
Tu n'es pas taillé pour être le messager de Cecourt, Pays. parv. 6e part. dans TAILLÉ, ÉE
Allons, cela étant, hors d'ici, tournez-moi les talons avec toutes ces canailles-là !, Double inconst. I, 9 dans TALON
Tant de galanterie et tant d'esprit n'étaient pas bon signe ; Il fallait apparemment que son amour ne fût plus ni si sérieux, ni si fort, Marianne, 7e part. dans TANT
La personne qui est venue chez moi de sa part doit revenir tantôt pour savoir la réponse, Fauss. confid. II, 2 dans TANTÔT
À force de pleurer on tarit les larmes, Marianne, 6e part. dans TARIR
Il reste toujours quelque teinture de son premier état, ou du moins le temps seul peut l'effacer, Pays. parv. 6e part. dans TEINTURE
Une dame que je ne connais point, qui s'est dit votre parente, qui est faite de telle et telle manière, Marianne, 6e part. dans TEL, ELLE
Je compris qu'il avait quelque chose de personnel à me communiquer, et que ce qu'il avait à me dire ne demandait point de témoins, Pays. parv. 6e part. dans TÉMOIN
Les dévots n'aiment jamais tant Dieu que lorsqu'ils en ont obtenu leurs petites satisfactions temporelles, Pays. parv. 5e partie. dans TEMPOREL, ELLE
Dame il y a temps pour tout, Pays. parv. 6e part. dans TEMPS
J'ai un peu fait le nigaud avec le prince, parce que je suis tendre à la peine d'autrui ; mais le prince est tendre aussi, et il ne dira mot, Double inconst. III, 6 dans TENDRE
Si vous jouez toujours votre personnage aussi mal, nous ne tenons rien, l'Heur. stratag. I, 13 dans TENIR
Tenez, cet animal, qui débute par me dire une injure, Serm. indiscr. I, 3 dans TENIR
On convint de tenir l'affaire secrète, Marianne, 3e part. dans TENIR
Ma condition présente ne tenait à rien, Marianne, 5e part. dans TENIR
Cet aveu ne tient plus à rien, nous le ferons peut-être demain, peut-être ce soir, Marianne, 10e part. dans TENIR
Moyennant l'embarras où je vais jeter le marquis, il faudra bien qu'il parle ; et je veux savoir à quoi m en tenir, le Legs, sc. 1 dans TENIR
Elle ne se tenait chez elle que pour passer sa vie dans une oisiveté contemplative, Pays. parv. 4e part. dans TENIR
Je ressemblais assez à une aimable petite fille, toute fraîche sortie d'une éducation de village, et qui se tient mal, mais dont les grâces encore captives ne demandent qu'à se montrer, Marianne, 1re part. dans TENIR
Eh ! ma soeur, lui dit l'autre, tenez-vous en repos ; et vous, monsieur, ajouta-t-elle en m'adressant la parole, allez-vous-en, je vous prie, Pays. parv. 5e part. dans TENIR
Femme tentée et femme vaincue, c'est tout un, Arleq. poli par l'amour, sc. 1 dans TENTÉ, ÉE
Pour fixer de certaines gens, il est bien aussi sûr de les tenter que de leur plaire, Marianne, 2e part. dans TENTER
Un tailleur, à qui Mme d'Alain louait quelques chambres dans le fond de la maison, vint un quart d'heure après lui apporter un reste de terme qu'il lui devait, Pays. parv. 3e part. dans TERME
Ma générosité le terrassa, l'anéantit devant moi, Marianne, 8e part. dans TERRASSER
Mme Dorsin, morne et pensive, regardait à terre, Marianne, 8e part. dans TERRE
Quand ces gens-là viennent à se manifester, vous voyez des vertus qui sortent de dessous terre, Pays. parv. 1re part. dans TERRE
Je voyais, dis-je, un établissement certain qu'on me jetait à la tête, Pays. parv. 1re part. dans TÊTE
Il est fâcheux à un galant homme à qui tout Paris jette ses filles à la tête, et qui les refuse toutes, de venir lui-même essuyer les dédains d'une jeune citoyenne de village, l'Épreuve, sc. 14 dans TÊTE
Si l'on se souvient que je suis à la tête de quatre mille livres de rente, Pays. parv. 7e part. dans TÊTE
Et puis madame se mêlait de raisonner de religion ; elle avait des sentiments, elle parlait de doctrine, c'était une théologienne, Pays. parv. 4e part. dans THÉOLOGIEN
Je suis le fils d'un timbalier des armées du roi, Préj. vaincu, sc. 1 dans TIMBALIER
Moi j'étais en train de tirer une révérence que je laissai à moitié faite, Pays. parv. 2e part. dans TIRER
Dans l'impatience de me voir à son aise, elle tira sa montre à plusieurs reprises, et dit l'heure qu'il était, pour conseiller honnêtement la retraite à nos convives, Pays. parv. 4e part. dans TIRER
Tirez votre réponse à la courte paille, Surpr. de l'amour, III, 4 dans TIRER
Je remarquai qu'il écoutait le récit qu'on lui faisait, d'un maintien froid, pensif et tirant sur l'austère, Pays. parv. 2e part. dans TIRER
Cette matière avec elle ne peut tomber que des nues, le Legs, sc. 3 dans TOMBER
Croirai-je que vous êtes tombé subitement amoureux de moi ?, l'Épreuve, 4 dans TOMBER
Je pleurai d'aise, je criai de joie, je tombai dans des transports de tendresse, de reconnaissance, Marianne, 6e part. dans TOMBER
De courts cheveux dont l'un ne passe pas l'autre.... et qui se relèvent en demi-boucles autour des joues par un tour qu'ils prennent naturellement, Pays. parv. 2e part. dans TOUR
Tout cela lui a tourné la tête, et la tournerait à un autre, Serm. indiscr. v, 1 dans TOURNER
Ils tournent dans une allée, moi dans le taillis, l'Heur. stratag. I, 12 dans TOURNER
La comtesse : Oui, si l'esprit me tourne. - Le baron : Eh bien, il vous tournera : c'est si peu de chose que l'esprit, Surpr. de l'am. I, 8 dans TOURNER
La tête me tourna de la rapidité avec laquelle on y allait, Pays. parv. 4e part. dans TOURNER
Il y a de certaines tournures d'hommes qu'on n'oublie point, l'Épreuve, sc. 1 dans TOURNURE
Je sais la tournure qu'il faut donner à ce qui vient d'arriver, Marianne, 3e part. dans TOURNURE
Voilà un petit mot qui me plaît comme tout, Arleq. poli par l'amour, sc. 12 dans TOUT, TOUTE
Des ajustements tout achetés, tout prêts à être mis, sont bien aussi séduisants que l'argent même avec lequel on les achète, Pays. parv. 1re part. dans TOUT, TOUTE
Je ne deviendrai point, je suis tout devenu, ib. dans TOUT, TOUTE
Et, tout amie des bienséances que je suis, je ne vous approuve pas, le Legs, sc. 10 dans TOUT, TOUTE
Tout monsieur de la Vallée que j'étais, moi qui n'avais jamais eu d'autre voiture que mes jambes, Pays. parv. 5e part. dans TOUT, TOUTE
Je ne suis pas si aise, et je la [ma vie] gagne à faire le tracas des maisons, Pays parv. 2e part. dans TRACAS
Quand une fois l'imagination est en train, malheur à l'esprit qu'elle gouverne, Marianne, 1re part. dans TRAIN
Je me sens pesant et lourd, j'ai une fainéantise dans les membres, je bâille sans sujet.... tout me déplaît : je ne vis pas, je traîne, Surpr. de l'amour, I, 2 dans TRAÎNER
J'ai vu d'elle des traits de caractère qui m'ont touché jusqu'au fond du coeur, Marianne, 7e part. dans TRAIT
Je ne sais pas pourquoi madame me donne mon congé : je n'ai point mérité ce traitement, Fauss. confid. I, 8 dans TRAITEMENT
Quoique le trajet de chez ma mère au couvent fût assez long, à peine fut-il prononcé quatre mots pendant qu'il dura, Marianne, 8° part. dans TRAJET
La qualité de fripon tranche moins que la vertu avec le caractère des hommes, il leur ressemble par là davantage, dans DESFONTAINES dans TRANCHER
M. de Climal était un faux dévot, qui ne pouvait avec honneur laisser transpirer ni jalousie, ni amour, Marianne, part. 2 dans TRANSPIRER
La fièvre le travaillait quand nous partîmes, avec le médecin par-dessus, le Legs, sc. 14 dans TRAVAILLER
Que les femmes du monde ont de travers !, Sec. supr. de l'am. I, 4 dans TRAVERS
Actuellement la maîtresse et la servante se travestissent, Jeux de l'am. et du has. I, 4 dans TRAVESTIR
La nature fait assez souvent de ces tricheries-là ; elle enterre je ne sais combien de belles âmes sous de pareils visages, Pays. parv. 1re part. dans TRICHERIE
Je sens que cette commission-là sent le tricot tout pur, le Prince travesti, I, 14 dans TRICOT
Oh ! je n'ai jamais refusé de trinquer avec personne, Jeux de l'amour et du has. I, 10 dans TRINQUER
En rompant le triste mariage qu'il va conclure plus par désespoir que par intérêt, le Legs, sc. 23 dans TRISTE
Ce sont des tristesses retirées dans le fond de l'âme qui la flétrissent et qui la laissent comme morte, Marianne, 9e part. dans TRISTESSE
Je n'aime plus cette Margot : seulement quelquefois son petit nez me trotte encore dans la tête, Surp. de l'amour, I, 2 dans TROTTER
Je ne connais, lui dis-je, ni le tueur, ni les tués, Pays. parv. 3° part. dans TUEUR
Bourguignon, ne nous tutoyons plus, je t'en prie, Jeux de l'am. et du has. II, 9 dans TUTOYER
Notre orgueil et nous ce n'est qu'un, au lieu que nous et notre vertu c'est deux, Marianne, 2e part. dans UN, UNE
De beaux bras sous du linge uni ; on les en remarque mieux là-dessous, cela les rend plus sensibles, Pays. parv. 3e part. dans UNI, IE
J'aime les gens simples et unis ; mais en vérité celui-là l'est trop, le Legs, 10 dans UNI, IE
Je ne leur avais vu que des manières simples, et non pas grossières ; leurs discours étaient unis et sensés, Marianne, 1re partie. dans UNI, IE
Le seul moyen dont il s'avisa pour cela, ce fut de tirer sa tabatière, et puis, me la présentant ouverte : Mademoiselle en use-t-elle ? me dit-il, Marianne, 6e part. dans USER
Cet homme avait été dans les affaires, et on prétendait qu'il devait plus qu'il n'avait vaillant, Marianne, 1re part. dans VAILLANT
Et le tout en faveur de M. le chevalier Damis, qui n'a vaillant qu'un accent gascon qui vous amuse, l'Heur. stratag. I, 4 dans VAILLANT
C'est une mine assez commune, et qui n'a vaillant que de la blancheur, Pays. parv. 4e part. dans VAILLANT
Maudite soit la valetaille qui ne saurait nous laisser en repos !, Jeux de l'am. et du has. II, 4 dans VALETAILLE
Mon Dieu ! que les hommes ont de talent pour ne rien valoir !, Marianne, 1re part. dans VALOIR
Combien de petites vanités intérieures devaient m'amuser et me distraire du souci que j'aurais pu prendre !, Marianne, 4e part. dans VANITÉ
Quoiqu'elle ne se vantât jamais des belles actions qu'elle faisait, vous pouviez vous vanter des vôtres avec elle en toute sûreté, Marianne, 4e part. dans VANTER
Franchement, monsieur, la femme est un peu vaurienne, mais elle a du bon, Surpr. de l'amour, II, 5 dans VAURIEN
À moins que ce ne soit offenser l'État, que de s'intéresser, quand on est riche, à la personne la plus digne qu'on la secoure et qu'on la venge de ses malheurs, Marianne, 7e part. dans VENGER
J'aurais dit tout net : je suis le fils d'un paysan, si le mot de fils d'un homme de la campagne ne m'était pas venu, Pays. parv. 4e part. dans VENIR
Lorsque je l'ai aimé, c'était un amour qui m'était venu ; à cette heure que je ne l'aime plus, c'est un amour qui s'en est allé, Double inconst. III, 8 dans VENIR
On lui exprime qu'on lui est obligé ; grand venez-y-voir, Pays. parv. 6e part. dans VENIR
Je n'avais pas vingt ans quand cela m'arrivait ; vous passez quarante, beau venez-y-voir, ib. dans VENIR
Je n'avais ni verge ni bâton, je me mis à ramasser cette épée, Pays. parv. 3e part. dans VERGE
Qu'on me dise en vertu de quoi cet homme-là s'est mis dans la tête que je ne l'aime point, le Legs, sc. 20 dans VERTU
Vertuchou ! ces devoirs-là sont bons ! je les trouve encore plus nobles que mes lettres de noblesse, Doubl. inconst. III, 4 dans VERTUBLEU
Il y a des attitudes, des mouvements et des gestes dans cette figure qui font qu'elle est étrangère au vêtement qui la couvre, Pays. parv. 5e part. dans VÊTEMENT
C'est ce qu'on voit dans cet exemple-ci : Il n'en porte que l'habit, sa figure en est vêtue, et point habillée, pour ainsi dire, Paysan parv. 5e part. dans VÊTIR
Notre vie, pour ainsi dire, nous est moins chère que nous, que nos passions, Marianne, 5e part. dans VIE
Ce ne sera jamais là le plus bel endroit de sa vie, Marianne, 8e part. dans VIE
C'était de ces traits que le temps a moins vieillis qu'il ne les a rendus respectables, Marianne, 6e part. dans VIEILLIR
Jamais on n'imprimera de moi que cette vingtaine de lignes, Marianne, 1re part. dans VINGTAINE
Qu'on fasse venir les violons du village, et que la journée finisse par des danses, l'Épreuve, sc. 21 dans VIOLON
Cette expression : elle ne vit plus, ne lui ôtait que la vie, et ne lui donnait pas les laideurs de la mort, Marianne, 7e part. dans VIVRE
Je ne suis pas peureuse de mon naturel : qui vit bien ne craint rien, Pays. parv. 3e part. dans VIVRE
Si vous n'étiez pas venu ce matin, j'allais cette après-midi mettre tous mes amis par voie et par chemin, Pays. parv. 3e part. 1 dans VOIE
À cette ouverture que crut me faire M. de Dorsan, et à laquelle il ne douta pas de me voir prendre part, je ne répondis que par un : nous y voilà, je m'y attendais, Pays. parv. 7e part. dans VOILÀ
Celle-ci, j'en suis sûre, n'allait et venait par le monde que pour se montrer, que pour dire : voyez-moi ; elle ne vivait que pour cela, Marianne, 7e part. dans VOIR
Il vous a sans doute contenté ; j'aurais bien voulu voir qu'il ne l'eût point fait, reprit avec impatience mon financier, Paysan parvenu, 6e partie. dans VOIR
Colombine : Oh ! je ne m'y fie plus. - Arlequin : Si fait, si fait, fiez-vous-y pour voir, Surpr. de l'amour, III, 1 dans VOIR
Je me rends à l'endroit où l'on prend les voitures, Pays. parv. 4e part. dans VOITURE
Cet ordre redoubla encore ma reconnaissance pour elle ; je n'allai pas, je volai, Pays. parv. 1re part. dans VOLER
Le pauvre garçon est sensible, et on lui en veut du mal, Pays. parv. 6e part. dans VOULOIR
Je me trouve bien confuse de voir que vous m'ayez tant aimée, vous qui devez me vouloir tant de mal, Marianne, 4e part. dans VOULOIR
Marton, quel est donc cet homme qui vient de me saluer si gracieusement, et qui passe sur la terrasse ? est-ce à vous à qui il en veut ?, Fauss. confid. I, 6 dans VOULOIR
Hélas ! la pauvre fille, le malheur lui en voulait, ce jour là, Pays. parv. 1re part. dans VOULOIR
C'était un homme âgé, mais grand, d'une belle figure et de bonne mine, d'une physionomie qui vous rassurait en la voyant, qui vous calmait, qui vous remplissait de confiance, Marianne, 6e part. dans VOUS
Que faut-il donc voir ? est-ce que tout n'est pas vu ?, Marianne, 8° part. dans VU, UE
À l'exception de votre beauté que je ne dispute pas, et qui m'a donné dans la vue..., Marianne, 6e part. dans VUE
Voilà des fenêtres d'où l'on peut nous voir ; et en effet il y avait de l'autre côté des vues sur nous, Pays. parv. 5e part. dans VUE