MARC MONNIER

Citations

La langue italienne, disait Gioberti, sculpte les objets ; la langue française les peint, en les montrant rapprochés, avec des traits délicats et fins, mais nets, polis et distincts ; on peut dire que la langue allemande les ébauche et les embrume en les traçant d'une façon perplexe, comme les lointains des peintures, Journ. des Débats, 25 janv. 1876, 3e page, 4e col. dans EMBRUMER (S')
Jamais M. Veuillot, dans ses plus beaux jours, n'a eu la verve bilieuse ni le fouet sanglant de ce formidable éreinteur [le P. Gavazzi], Revue german. t. XXV, p. 114 dans ÉREINTEUR
Sainte-Beuve, avec sa nature de critique fouilleur et ciseleur, Journ. des Débats, 19 sept. 1876, 3e page, 4e col. dans FOUILLEUR
Compris dans les condamnations et proscriptions de 1848, il trouva, avec ses autres compagnons d'infortune, un asile à Turin, la grande hospitalière de ces glorieux réprouvés, Revue german. t. XXV, p. 121 dans HOSPITALIER, IÈRE
Ces scrupules de mémorialiste ont fait le plus grand tort aux drames de Manzoni, Rev. des Deux-Mondes, 15 juillet 1873, p. 367 dans MÉMORIALISTE
Cette chanson [sur Guillaume Tell] ne paraîtra qu'en 1633, cinquante ans après la mort de l'historien Tschudi, qui avait achevé, arrêté, fixé l'histoire, avant lui douteuse et confuse, du hardi sagittaire, Rev. des Deux-Mondes, janv. 1870, p. 220 dans SAGITTAIRE