MACHAUT

Citations

Onneur crie partout et vuet : Fay que doys, aveingne que puet, p. 112 dans DEVOIR
Une ville souvent se pert Par mal soing ou par traïson, Par famine ou discencion, p. 114 dans DISSENSION
On ne savoit en tout le monde, Tant comme il tient à la reonde, Païs, regne ne region Qu'il n'i eüst dissention, p. 69 dans DISSENSION
Veoir ne pui [je ne peux] la dorée toison, Ne les Indes ne de Rouge mer onde, p. 132 dans DORER
.... je tien pour le meilleur Qu'à tout compter et bien penser [peser] à drame, Je voi assez puisque je voi ma dame, p. 132 dans DRACHME
Mais la douce, courtoise et franche Vestu ot une cote blanche D'une escarlate riche et belle Qui fu, ce croi, faite à Bruselle, p. 46 dans ÉCARLATE
Ne pren de tes gens que tes rentes, Soit en blez, en cens ou en ventes ; Car se tu les vues [veux] escorchier, Miex te vaurroit estre un porchier, p. 120 dans ÉCORCHER
Très dous pensers en li empraint, p. 26 dans EMPREINDRE
Je te veil à tout ce respondre, Sans rien enclore ne repondre [cacher], p. 95 dans ENCLORE
Mais garde bien, surtout ne t'enhardi à faire chose où il ait villenie, p. 5 dans ENHARDIR
Et la biauté qui a mon cuer ravi, Et le plaisir enyvré de folour, Le dous regart qui me mist en errour...., p. 56 dans ENIVRER
Et on dit adès : biaux amis, De plus d'amis mains [moins] d'anemis, p. 116 dans ENNEMI, IE
Et ainsi comme il s'envola, Tous li beaux arbrisseaux crola, Si qu'adonc la froide rousée Est seur mon visage avalée, p. 38 dans ENVOLER (S')
Il [mon cheval] a les quatre piez rouviaus, Espavains, courbes et molestes, p. 80 dans ÉPARVIN ou ÉPERVIN
L'un [mètre] est de rime serpentine, L'autre equivoque ou leonine, p. 9 dans ÉQUIVOQUE
Car la mortalitez des boces [bubons pestilentiels] Qu'on apeloit epidemie, Estoit du païs estanchie, Et que les gens plus ne moroient, p. 76 dans ÉTANCHER
[Je] ne quier veoir la biauté d'Absalon, Ne d'Ulixes le sens et la faconde, p. 132 dans FACONDE
Encore y a chose qui m'est po [peu] belle ; C'est maletote et subside et gabelle, Flebe monnoie et imposition, p. 89 dans FAIBLE
[Mon cheval] Frecineux est dedans le ventre, p. 80 dans FARCINEUX, EUSE
Ne soit.... Amours, ne faveur, ne haïne, Ne chose au monde qui t'encline à faire riens de desloial, p. 107 dans FAVEUR
C'est uns chevaux qui chascun blesse ; Guillemin mordi en la fesse ; Et s'a Garnier en bras si mors, Qu'à po qu'il n'en a esté mors, p. 81 dans FESSE
Et avril soit exaussiez, honourez, Qui florist de toutes parts Les prés, les bois et les chams et les pars [parcs], p. 130 dans FLEURIR
Et jure que, si li gardien à ce tuit assentoient bien...., p. 30 dans GARDIEN, IENNE
Ne je ne pris [prise] un bec de jay Ceux qui s'en vorroient ruser [retirer, reculer], p. 7 dans GEAI
Force, hardiment d'eschever [je] Li doin pour son eur eslever, p. 22 dans HEUR
Honneur est grains, richesse est paille ; Donc qui a honneur, il est riches, p. 102 dans HONNEUR
L'autre porte une houpelande, L'autre un pourpoint, l'autre un lodier, p. 119 dans HOUPPELANDE
Et ce me fist ymaginer Et certainement esperer, Que ce pas ne li desplaisoit, p. 47 dans IMAGINER
De riens n'estoit impacient, p. 104 dans IMPATIENT, ENTE
Encore y a chose qui m'est po [peu] belle, C'est maletote, et subside, et gabelle, Flebe monnoie et imposition, Et du pape la visitation, p. 89 dans IMPOSITION
Veoir ne puis la dorée toison Ne les Indes, ne de rouge mer ouir, N'aus infernaus penre guerre ou renson, p. 132 dans INFERNAL, LE
Garde surtout ta loyauté, Ne ne soit laideurs ne biauté, Amours, ne faveur, ne haïne, Ne chose en monde qui t'encline à faire riens de desloial, p. 107 dans LAIDEUR
Je vous renvoie la laiette que vous me baillastes au partir de vous et tout ce qui estoit dedans, p. 148 dans LAYETTE
L'un [mètre] est de rime serpentine, L'autre equivoque ou leonine, p. 9 dans LÉONIN, INE
[Mon cheval] Deux levrons [sorte de maladie] ha en ses genous ; à l'euil le voit chascuns de nous, p. 80 dans LEVRON
Et se tu fais forgier monnoie, Pour Dieu, fai li tele qu'on oie Dire qu'elle est de bon aloy.... Car chascuns la tient et manie ; Si n'i a celui qui n'en die Sa maleïsson bas ou haut, Quant on i treuve aucun deffaut, p. 121 dans MANIER
Car li mains [moins] bel et li mains riche, Li povre d'amis et li nice [peu intelligents], Cil qui ont volenté legiere, Et cil qui ont po de maniere, Dou tout en tout honni seroient, Se de moy oublié estoient, p. 20 dans MANIÈRE
Pour savoir les merites et les faiz et les vies De touz les trespassés dignes de grant memore, Gérart de Ross. Prol. Dou memoire des hommes degradez Et des livres où il ha esté mis...., p. 130 dans MÉMOIRE
Riche d'amour et mendians d'amie, Povres d'espoir et garnis de desir, p. 59 dans MENDIANT, ANTE
Rhetorique versifier Fait l'amant et metrifier, Et si fait faire jolis vers Nouviaus et de metre divers, p. 9 dans MÉTRIFIER
Helas, dame, je vous ay tant chieri, En desirant de merci la douçour, Que je n'ay mais sens ne pooir en mi, Tant m'ont miné mi soupir et mi plour, p. 56 dans MINER
Si qu'on doit croire sans douter, Que ce sont miracles apertes Que musique fait ; c'est voir [vrai] certes, p. 9 dans MIRACLE
Et s'il est que desconfis soies, Et que tes gens mors et pris voies, Jà soit ce que li cuer t'en dueille, Garde que ton oeil ne s'en meuille, p. 110 dans MOUILLER
Et porte honneur à toutes femmes, Soient damoiselles ou dames, Grandes, moiennes ou petites, p. 117 dans MOYEN, ENNE
S'ot un chappelet de rosettes, De muguet et de violettes, p. 15 dans MUGUET
Il [mon cheval] ha les mules traversainnes, Qui ne sont pas en yver sainnes, p. 80 dans MULES
C'est l'estoile qui par mer me conduist, C'est la nasselle Forte, seüre et plaine de deduit, p. 128 dans NACELLE
Pour chou ke li humaine conditions est oscurchie par l'empeechement de nostre premier pere, Hist. littér. de la Fr. t. xxv, p. 52. De plus n'aray rien triste n'oscurcy, Mais liez [joyeux] et gais me vorray demener, p. 6 dans OBSCURCIR
Qui adonc veïst gent de court, Chascuns à son office acourt, p. 85 dans OFFICE
Tu qui sces jugier des coulours Et des amoureuses doulours, Dois savoir la signifiance Et de son habit l'ordonnance, p. 46 dans ORDONNANCE
Les oreilles vous deveroient bien fort et souvent manjier [démanger] ; car je ne sui en compagnie, que on ne parole tous jours de vous, p. 144 dans OREILLE
Et de tous instrumens le roi, Dirai ici comme je croi, Orgue...., dans D'ORTIGUE, Dict. de plain-chant. dans ORGUE
Ne ne li faut [à mon cheval] vallet ne page ; Car il est housez d'avantage, p. 80 dans PAGE
[Avril].... qui florist de toutes parts Les prés, les bois et les chams et les pars, p. 130 dans PARC
....Et quanque l'on peut faire De doit, de penne, et de l'archet, Oÿ je et vi en ce parchet, p. 87 dans PARQUET
C'est l'estoile qui par mer me conduist ; C'est la nasselle Forte, seüre et plaine de deduit ; C'est li patrons qui me gouverne et duit ; C'est l'aviron qui de mer fent le bruit, p. 128 dans PATRON, ONNE
Et se tu prens gens de nient, Tu te pers tout à escient, p. 112 dans PERDRE
Sache de vray qu'en tout endroit Que on descript armes à droit, La couleur de pers est clamée Azur, s'elle est à droit nommée, p. 84 dans PERS, ERSE
... Je tien pour le meillour Qu'à tout compter et bien penser à drame [peser à drachme], Je voi assez puisque je voi ma dame, p. 132 dans PESER
Et ce sachiés tant de mes drois, Que tout tel droit ha li petis Comme li haus et li gentils, p. 22 dans PETIT, ITE
Mais deffendu m'i ont la voie Li pilleur, li vens et la pluie, Et li yvers qui moult m'anuie, p. 78 dans PILLEUR
Cilz poetes [Orphée] dont je vous chant, Harpoit si très joliement Et si chantoit si doucement Que les grans arbres s'abaissoient, p. 9 dans POËTE
Se vous poiés [pouviez] faire chose qui me puist desplaire, cils presens que vous m'avez envoié me desplairoit, p. 152 dans PRÉSENT
Mais si grant fait n'oseroie entreprendre, Se je n'avoie avec moi prestement Vos trois enfans, pour moy duire et aprendre, p. 4 dans PRESTEMENT
Je te veil [veux] prouver et conter Que ta prise [avoir été pris et emprisonné] est pour ton millour, Ton bien, ton pourfit et t'onnour, p. 100 dans PRISE
Promesse est vent ; honneur n'a gloire, Et amours dort, c'est chose voire, p. 53 dans PROMESSE
Aussi fu l'estoile comée [comata, chevelue] En semblance de feu couée, Qui de feu et d'occision Faisoit pronostication, p. 68 dans PRONOSTICATION
[Pour les philosophes].... N'estoit riens, tant fut doutable, Qu'il n'amassent [aimassent] miex [mieux] recevoir, Que ce qu'on peüst parcevoir Que leur bon propos variassent, Ne que verité declinassent, p. 94 dans PROPOS
Li sires [le Seigneur], qui droit regle et ligne, Prent ses vengeances si obscures Mainte fois sur les creatures, Que nulz ne le porroit penser, Imaginer ne recenser, p. 96 dans RECENSER
Et par les champs les bestes mues Gisoient toutes esperdues ; N'estoit nulz qui les reclamast, Ne qui pour siennes les clamast, p. 75 dans RÉCLAMER
Li sires, qui droit regle et ligne, Prent ses vengeances si obscures Maintes fois sur les creatures, Que nulz ne le porroit penser, p. 96 dans RÉGLER
Ne passe tant d'oneur les termes, Que dedans ta chambre t'enfermes Pour homme qui veingne à ta court.... On diroit : c'est une relique Qu'on ne voit qu'une fois l'année ; Pis en vauroit ta renommée, p. 116 dans RELIQUE
Et se tu dis : las ! je suis mors ; Car j'ay plus de mille remors Et plus de cent mille pensées Diversement entremelées, p. 98 dans REMORDS
Elle m'avoit fait moult de services et de bontés, desqueles onques ne li avoie fait remuneration, p. 143 dans RÉMUNÉRATION
C'est mes avoirs et mes tresors, C'est mes chastiaus, c'est mes ressors ; Par eulx sui sires de mon regne, p. 26 dans RESSORT
Et, moy vivant, sont trestuit mi ressort à ceste fleur que près de mon cuer port, Pour ce que c'est de m'onneur le droit port, p. 128 dans RESSORT
Et certes [elle] bien scet et voit Que mes vrais cuers autre amer ne porroit ; Mais c'est retraite et semblance d'oubli, De legier croire encontre son ami, p. 64 dans RETRAITE
L'un [mètre] est de rime serpentine, L'autre equivoque ou leonine, L'autre croisée ou retrograde, p. 9 dans RÉTROGRADE
Gentilment fay ; ce qu'en feras, Et encor le retrouveras ; Car bonté faite autre requiert, p. 110 dans RETROUVER
Et faisoient leurs resveries, Leur caroles, leur chanteries, Leur regars, leur ris, leur manieres, Leur demandes et leur prieres ; Ainsi chascuns se deduisoit, p. 44 dans RÊVERIE
Et se tu ta richesse sers, C'est trop honteuse servitute, p. 102 dans RICHESSE
Car mieux affiert [convient] à roy ou empereur, Qu'il doint dou sien mil livres de messains [écus de Metz], Qu'on li tolist un denier par rigueur [malgré lui], p. 131 dans RIGUEUR
Je me recommande à vous tant que je puis, et vous envoie ce rondel, p. 135 dans RONDEAU
Il [mon cheval] a les quatre piez rouviaus [et non nouviaus, comme on a imprimé], p. 80 dans ROUVIEUX ou ROUX-VIEUX
Ainsy y doi mon sentement Mettre et mon entendement, Cuers, corps, pooir et quanque j'ay ; Ne je ne pris [prise] un bec de jay Ceuls qui s'en vorroient ruser [écarter], p. 7 dans RUSER
Quant on ot rusé longuement [quand on se fut longuement ébattu], Uns chevaliers isnellement Hucha le vin et les espices, p. 88 dans RUSER
Adonc ma dame jura fort Que j'iroie ; et, quant vint au fort, De li m'approchai en rusant [tergiversant], Et tous dis en moy escusant Que ce à moi n'appartenoit, p. 48 dans RUSER
Mais se s'amie l'appelast, Li nices tantost s'en alast, Le dos li tournast et l'espaule, Et s'en alast penre [prendre] à la saule, Pour li monstrer come il valoit Et comment contre-mont saloit, p. 44 dans SAULE
.....Et ne fay doute Qu'en ce cas [les dames] en ta sauvegarde Doient estre...., p. 115 dans SAUVEGARDE
Ne jà il ne l'aura si chier, Qu'il ne le face tout sechier, Et qu'il ne li toille [ôte] vigour, p. 27 dans SÉCHER
....Sire, vous me deïstes, Quant secretaire me feïstes, Com nobles princes et entiers, Que vous m'aideriez volentiers, Se j'avoie necessité, p. 78 dans SECRÉTAIRE
Ma dame, je vous suppli que vous ne m'appelez pas seigneur ; car c'est trop plus biauz nons d'ami ou d'amie ; quar, quant signorie saute en place, amour s'enfuit, p. 136 dans SEIGNEURIE
Qui de son serf fait son seigneur, ses ennemis monteplie, p. 136 dans SERF, ERVE
L'un [mètre] est de rime serpentine ; L'autre equivoque ou leonine, p. 9 dans SERPENTIN, INE
Mais j'aim trop miex franchise et po d'avoir, Que grant richesse et servitute avoir, p. 90 dans SERVITUDE
Mais je te jur et te promet Qu'il estoit en si haut sommet D'honneur...., p. 104 dans SOMMET
Et s'il y a femme qui gise [soit en couche], Soit tantost ton enseigne mise Sur le sommet de la maison, p. 115 dans SOMMET
Et que nullement ne desdaignes Ton povre ou petit ennemi... Car il ne fera que veillier, Ymaginer et soucillier Comment de lui grevez saras, p. 116 dans SOUCIER
Et li proverbes qui recorde : Qui sueffre, il vaint bien, s'i acorde, p. 84 dans SOUFFRIR
On ne porroit nulle fleur souhaitier, Qu'amans deüst tant amer ne prisier, p. 124 dans SOUHAITER
Souvent il mengeoit des naviaux.... D'un harenc, d'une soupe à l'oile, Par deffaut de bonne viande, p. 104 dans SOUPE
Mais adès bien me remembroie, Que li diex dist, se je voloie Venir à mon entendement, Que tousdis souverainement Loiaus, senez en tous cas fusse, p. 39 dans SOUVERAINEMENT
Je vous suppli que vous me veuilliés envoier vostre douce ymage au vif et en une petite tablette, p. 138 dans TABLETTE
Elle moult le dist à bas ton ; Pour ce l'acolay à taston ; Car nulle goute ni veoie, p. 49 dans TÂTONS (À)
Vous endormirés Argus, si que il ne verra mes que une taupe, p. 149 dans TAUPE
Et s'il y a femme qui gise [soit en couches], Soit tantost ton enseigne mise Sur le sommet de la maison, p. 115 dans TON
Un petit je fu paoureus Par force de mal amoureus ; Non pourquant à sa douce bouche Fis lors une amoureuse touche, p. 47 dans TOUCHE
Autre les ha [les trésors du mort] qui s'en deporte, Et les despent, espoir, et gaste, Et fait grant tourtel d'autrui paste, p. 98 dans TOURTEAU
[Ils voulaient] .... que partout alast la trace De leur valour, de leur bonté, De leur pris, de leur loyauté, p. 43 dans TRACE
Si qu'à moy en fist revenir, Et mist hors du transissement Où j'avoie esté longuement, p. 38 dans TRANSISSEMENT
[Mon cheval] Le marischal a defoulé, Et s'a son vallet affolé, Et à la force de ses reins Ha rompu deus travaus à Reins, p. 81 dans TRAVAIL
Li autres resgardoit s'amie De travers, et ne rioit mie, p. 44 dans TRAVERS
Messagiers et garçons d'estables Dressent fourmes, trestiaux et tables, p. 86 dans TRÉTEAU
Quant la messe fu dite entiere, J'oy sonner une trompette Dont un chambrelains haut trompette, p. 85 dans TROMPETER
[Les philosophes s'exposaient à tout plutôt que].... on peüst parcevoir Que leur bon propos variassent, Ne que verité declinassent, p. 94 dans VARIER
Il est velus comme un louviaus, p. 80 dans VELU, UE
Car qui se vuet de tous vengier, Son pain ne puet en pais mangier, p. 118 dans VENGER
Motès, rondiaus et virelais, Qu'on claimme chansons baladées, p. 7 dans VIRELAI
Mais ce me rendi vigour Qu'elle vis à vis Me dist par très grant douçour : Adieu, dous amis, p. 56 dans VIS-À-VIS