LAMOTTE

Citations

J'ai tâché de lui ressembler [à Anacréon] dans les odes que j'appelle anacréontiques, Discours sur la poésie en général dans ANACRÉONTIQUE
... Enfin les béatilles De l'hyménée, ennuis, chagrins, dégoûts, Fabl. IV, 15 dans BÉATILLES
La poésie et la danse ne tardèrent pas à se mêler au chant dont elles sont des dépendances naturelles, Disc. sur l'églogue, p. 283 dans CHANT
Qui m'anime moi-même à la chute de Troie, ib. dans CHUTE
Vaincue, elle [notre âme] ne peut se rendre, Et ne saurait ni se comprendre, Ni consentir à s'ignorer, Odes, l'Homme. dans COMPRENDRE
Les expressions affectées, Les louanges trop concertées, Sont rarement celles du coeur, (HOUDARD DE LA), Odes, t. I, p. 400, dans POUGENS dans CONCERTÉ, ÉE
Sans cesse il [l'esprit] s'efforce, il s'anime, Pour sonder ce profond abîme, Il épuise tout son pouvoir ; C'est vainement qu'il s'inquiète ; Il sent qu'une force secrète Lui défend de se concevoir, Odes, l'Homme. dans CONCEVOIR
Les poètes ne sont pas toujours conséquents, dans DESFONTAINES dans CONSÉQUENT, ENTE
Elle retient pourtant des pleurs prêts à couler, De peur d'aigrir des maux qu'elle veut consoler, dans DESFONTAINES dans CONSOLER
D'une estime contemporaine Mon coeur eût été plus jaloux, Ode sur la réputation. dans CONTEMPORAIN, AINE
Il la pose sur l'arc et sait contre son corps En ramener la corde avec de tels efforts...., dans DESFONTAINES dans CONTRE
Attendrons-nous qu'un nouveau Lulle, Fier de ses chimiques travaux, Promette à notre espoir crédule L'art de commander aux métaux ?, Odes, t. I, p. 522, dans POUGENS dans CRÉDULE
Nos actions parfois ont un air de vertus ; Qu'on les creuse, c'est vice ou faiblesse et rien plus, Fabl. V, 13 dans CREUSER
Qui voudrait te compter pour une créature ? Tu n'en es qu'un essai croqué, Fables, III, 8 dans CROQUÉ, ÉE
Mes inhumaines soeurs sont d'autant plus cruelles, Qu'elles le sont par piété, Odes, t. I, p. 500, dans POUGENS dans CRUEL, ELLE
Elle était femme et, partant, curieuse ; L'oeil toujours sur sa boîte, on la voit soucieuse, Fabl. IV, 7 dans CURIEUX, EUSE
Tout s'arrange, et l'être suprême D'un mot débrouille ce chaos, Odes, t. I, p. 129, dans POUGENS dans DÉBROUILLER
Dans ce siècle hardi.... Soit que l'on blâme ou qu'on approuve, On décide plus qu'on n'entend, Fabl. V, 5 dans DÉCIDER
Voulant fuir les rochers, ils vont donner dedans, Fabl. II, 6 dans DEDANS
Cent vertus que l'erreur couronne Sont de vains noms que l'orgueil donne à ses adroits déguisements, Odes, t. I, p. 363, dans POUGENS dans DÉGUISEMENT
Les dieux de métal ou de plâtre Font moins de honte à l'idolâtre Que les crimes déifiés, Odes, t. I, p. 111, dans POUGENS dans DÉIFIÉ, ÉE
Maint défaut échappe au vulgaire, Qu'apercevront les délicats, Fab. IV, 6 dans DÉLICAT, ATE
Le ciel ne veut point de demeure, dans DESFONTAINES dans DEMEURE
.... Ah ! malheureux, ah ! traître, Qu'as-tu fait là ? dit-il au déplanteur ; Ces arbres auraient fait le plaisir de ton maître, Fabl. IV, 11 dans DÉPLANTEUR
Du héros l'homme désabuse, Et l'admiration confuse S'enfuit et fait place au mépris, Odes, t. I, p. 289, dans POUGENS dans DÉSABUSER
Sur son dos descendait la peau d'un léopard, dans DESFONTAINES dans DESCENDRE
Une nuit détruisit Pergame, Odes, t. I, p. 347, dans POUGENS dans DÉTRUIRE
Un poëte avide de nuire, De ceux qu'il s'obstine à détruire, Trace d'infidèles tableaux, Odes, t. I, p. 349, dans POUGENS dans DÉTRUIRE
Oh ! la pesante croix ! Dit M. de la Martinèire, Car le nom de Martin était crû de trois doigts, Fabl. V, 17 dans DOIGT
Je craindrais toujours que le dol Ne m'en dépossédât sous ombre de justice, Et qu'un jour le maître du sol Ne revendiquât l'édifice, dans DESFONTAINES dans DOL
Cet avantage n'a point de droit sur mon esprit, dans DESFONTAINES dans DROIT
Les plus affreux périls ne sauraient m'ébranler, Inès, IV, 2 dans ÉBRANLER
J'entends du bruit, la fête vient à nous ; écartez-vous un moment et revenez, Minutolo, sc. 14 dans ÉCARTER
Nous décidons ainsi, crédules que nous sommes ; Que d'échos comptés pour des hommes !, Fabl. V, 15 dans ÉCHO
Votre crime aujourd'hui m'éclaire sur le mien, Inès, III, 6 dans ÉCLAIRER
Nous serions tous bien empêchés, Si l'on nous parlait comme on pense, Fabl. V, 20 dans EMPÊCHÉ, ÉE
Mais dès le premier jour il semble Que le couple encagé ne s'aime plus si fort, Fabl. IV, 21 dans ENCAGÉ, ÉE
L'enchâssure de ces écrits en augmentera le prix, dans DESFONTAINES dans ENCHÂSSURE
Les nobles vertus que tu pares [Ô éloquence], Peut-être deviendraient plus rares Sans ces tributs encourageants, dans DESFONTAINES dans ENCOURAGEANT, ANTE
Sitôt que le devoir l'ordonne, La France enfante des soldats, Odes, t. I, p. 64, dans POUGENS dans ENFANTER
Un poëte s'enfle, se guinde, Et se croit au sommet du Pinde Pour de grands mots vides de sens, Odes, t. I, p. 421, dans POUGENS dans ENFLER
Lis, je te soumets ma censure Contre le faux goût et l'enflure Des poëtes et des lecteurs, Odes, t. I, p. 125, dans POUGENS dans ENFLURE
[Le lion] souffrait que dans sa gueule il enfonçât la tête ; Le spectateur en frémissait, Fabl. v, 13 dans ENFONCER
Un ennemi nuit plus que cent amis ne servent, Fabl. v, 4 dans ENNEMI, IE
À quelque prix que ce puisse être, Sauve-moi l'affront d'ennuyer, Odes, t. I, p. 155, dans POUGENS dans ENNUYER
Dame goutte entreprend et les pieds et les mains, Fabl. III, 18 dans ENTREPRENDRE
Souffrez qu'en votre sein j'épanche mon secret, Inès de Castro, II, 1 dans ÉPANCHER
On fait vanité de porter l'épique dans la tragédie ; en croyant la parer, on la déguise, Réponse à M. de Voltaire. dans ÉPIQUE
Pour l'érudit, il méprisait Qui ? tout le monde et ses voisins sans doute, dans DESFONTAINES dans ÉRUDIT, ITE
C'est ainsi que s'estomaquait Le Pythagore à longue queue ; Ses exclamations s'entendaient d'une lieue, Et son zèle le suffoquait, Fables, le Renard prédicateur. dans ESTOMAQUER (S')
Le fabuleux a dans cette matière tous les droits de la vérité, Disc. sur la fable dans FABULEUX, EUSE
Le mot fabuliste paraît encore nouveau ; mais il est établi par la Fontaine, à qui il appartenait bien de donner les noms en cette matière, Fabl. Préf. p. XII, éd. in-4°. dans FABULISTE
Serviteur, et grand bien te fasse, Dit le hibou, pour moi, je veux guérir, Fables, V, 1 dans FAIRE
Que je te hais, dit-elle, en embrassant le sire ! Contraste assez plaisant du faire avec le dire, Fab. V, 20 dans FAIRE
Tout se viole et tout se falsifie, Fabl. II, 7 dans FALSIFIER
Mais prenons garde à la bassesse Trop voisine du familier, Fabl. II, 12 dans FAMILIER, IÈRE
La nature frémit d'un devoir si farouche, Inès de Castro, IV, 1 dans FAROUCHE
....Air noble, mine haute, Et vive flamme dans les yeux, Passion ne lui faisait faute, Fabl. IV, 18 dans FAUTE
De ses deux bras nerveux il fend la mer émue, Fabl. v, 9 dans FENDRE
Est toujours bien fêté celui chez qui l'on mange, Fabl. v, 11 dans FÊTÉ, ÉE
Que de terres encor restent à découvrir ! La fiction surtout est un pays immense, Fabl. IV, 3 dans FICTION
Patte flatteuse et point de dents, Fabl. V, 4 dans FLATTEUR, EUSE
Le singe, comme secrétaire, En bonne forme mit l'affaire, Fables, III, 11 dans FORME
Des traits forts de sens [d'une morale élevée], dans DESFONT dans FORT, ORTE
L'un et l'autre a fourni sa course Prescrite par l'ordre éternel, Od. t. I, p. 160, dans POUGENS dans FOURNIR
Rentrer dans ses foyers [retourner dans sa patrie], dans DESFONT dans FOYER
Que vois-je ? en une frêle barque Quels insensés fendent les eaux ?, Odes, t. I, p. 70, dans POUGENS dans FRÊLE
Les grands sont friands d'horoscope ; Ils pensent que leur sort est écrit dans les cieux, Fabl. V, 12 dans FRIAND, ANDE
Je gêne de vos feux l'ambitieuse ardeur, Inès, III, 3 dans GÊNER
La fable gît dans la moralité, Fabl. III, 13 dans GÉSIR
Sur cette montagne glissante, Élevant sa roche roulante, Sisyphe gémit sans secours, Odes, t. I, p. 309, dans POUGENS dans GLISSANT, ANTE
Mais ce goût du beau, c'est peut-être Moins ce qui nous le fait connaître Que ce qui nous le fait sentir, Odes, t. I, p. 251, dans POUGENS dans GOÛT
Et c'est du sein des grands obstacles Que naissent les grandes beautés, Odes, t. I, P. 350, dans POUGENS dans GRAND, ANDE
Toi qui du grand, du pathétique As sur la harpe prophétique Répandu le charme vainqueur, Od. t. I, p. 429, dans POUGENS dans GRAND, ANDE
Il n'était pas comme les rois de l'Inde, Qu'on ne voit point, qui craignent le grand jour, Et dont la majesté sur la terreur se guinde, dans DESFONTAINES dans GUINDER
Objet de la publique estime, Toi seul, tu parais t'ignorer, Od. t. I, p. 406, dans POUGENS dans IGNORER
Il semble qu'à ce qu'il imite, Ajoutant un nouveau mérite, Il le crée encor une fois, Od. t. I, p. 360, dans POUGENS dans IMITER
Et je me flatte encore De mériter de vous ce secret que j'implore, dans DESFONTAINES dans IMPLORER
Deux voyageurs, n'importe de leur nom, Chemin faisant dans les champs d'Arabie, Fables, II, 9 dans IMPORTER
Homère avait l'esprit vaste et fécond, plus élevé que délicat, plus naturel qu'ingénieux, dans DESFONTAINES dans INGÉNIEUX, EUSE
C'est qu'en instruisant tu sais plaire, Fabl. IV, 1 dans INSTRUIRE
Allons, allons, rêvez vous-même à votre tour, l'amour est si inventif, Minutolo, sc. 1 dans INVENTIF, IVE
Vous jetez la discorde au sein de ma famille, Inès de Castro, III, 3 dans JETER
Pour mettre encore mieux en jour notre impuissance à juger de l'expression d'Homère, transportons-nous à deux mille ans dans l'avenir, Discours sur Homère. dans JOUR
Je suis journalier ; j'ai des jours où je ne me ressemble guère, l'Amante difficile, V, 2 dans JOURNALIER, IÈRE
Le vrai héros, le grand homme Déplore jusqu'à ses succès...., Odes, I, 2 dans JUSQUE et JUSQUES
Ce maudit Aldobrandin, qui ne levait presque pas les yeux de dessus elle, Magnifique, I, 3 dans LEVER
Sa valeur doit le mener loin, Calendr. des vieill. sc. 10 dans LOIN
Chacun a ses moeurs de parade ; Tout est masque et déguisement ; Tout ment : Ce monde n'est que mascarade, l'Amante difficile, vaudev. final. dans MASCARADE
Mépriseurs indiscrets, vous n'y connaissez rien, Fables, II, 4 (le Lynx et la Taupe). dans MÉPRISEUR
Du sexe trop aimable Le mépriseur Mougault..., Oeuvres, t. X, p. 167, éd. 1754 dans MÉPRISEUR
Ils [les séducteurs] courent de conquête en conquête ; ces petits messieurs ne se croient de mérite qu'à proportion de leur perfidie, Magnifique, II, 2 dans MONSIEUR
Tout est matière à nos réflexions ; Tout événement moralise, Fabl. IV, 19 dans MORALISER
Jamais un mot d'amour n'est sorti de sa bouche, Inès de Castro, I, 3 dans MOT
C'est se plonger dans l'eau de peur qu'on ne se mouille, Fabl. II, 14 dans MOUILLER
Despréaux, du royaume sombre Il me semble entendre ton ombre Murmurer déjà contre moi, Odes, t. I, p. 502, dans POUGENS dans MURMURER
Et l'instant de notre naissance Fut pour nous un arrêt de mort, Odes, t. I, p. 497, dans POUGENS dans NAISSANCE
Oui, quoi que le vulgaire en pense, Rousseau, la plus vile naissance Donne du lustre à la vertu, Odes, t. I, p. 526, dans POUGENS dans NAISSANCE
Phénix, sirènes, sphinx sont de notre domaine ; Ce naturalisme menteur Sied bien dans une fable, Fabl. II, 14 dans NATURALISME
Ce qu'on se défend sous un nom, On se le permet sous un autre, Fabl. I, 8 dans NOM
À quoi nous sert un nom stérile ? Ce n'est plus qu'un bruit inutile, Qui n'est pas même un bruit pour nous, Odes, t. I, p. 341, dans POUGENS dans NOM
Et de Minerve il joint l'olive Aux pénibles lauriers de Mars, Od. t. I, p. 86, dans POUGENS dans OLIVE
Rien n'est plus vrai, madame : je l'ai entendu de mes deux oreilles, Talisman, sc. 12 dans OREILLE
De cette étude opiniâtre Quel charme le rend idolâtre ? C'est qu'il s'oublie, et c'est assez, Odes, t. I, p. 284, dans POUGENS dans OUBLIER
Heureux cent fois l'auteur avec qui l'on s'oublie !, Odes, t. I, p. 335, dans POUGENS dans OUBLIER
Distinguons deux hommes en un, L'homme secret et l'homme de parade, Fabl. II, 19 dans PARADE
Plus d'autres ont paré le vice, Plus je dois parer la vertu, Odes, t. I, p. 418, dans POUGENS dans PARER
Je ne prétends pas qu'il ne puisse y avoir de l'invention et du sel dans le choix des circonstances qu'on substitue à celles de l'ouvrage parodié, Disc. à l'occasion de la trag. d'Inès, p. 508 dans PARODIÉ, ÉE
Les passions font tout en tous tant que nous sommes ; Réglons-les seulement, ne les étouffons point, Elles ont tout appris aux hommes, Fabl. V, 9 dans PASSION
Riches de mots, pauvres de sens, Fabl. III, 8 dans PAUVRE
L'assassin l'entendit et trembla pour sa peau, Fabl. I, 8 dans PEAU
Plus la nuit jalouse redouble, Plus nos yeux tâchent de s'ouvrir ; D'une ignorance curieuse Notre âme, esclave ambitieuse, Cherche encore à se pénétrer, Odes, l'homme dans PÉNÉTRER
Je suis ravi de savoir vos petites intentions ; vous voyez les miennes, Calendrier des vieill. sc. 2 dans PETIT, ITE
Orgueil et petitesse ensemble, Voilà tout l'homme, ce me semble, Fab. I, 13 dans PETITESSE
Où le maître apparent d'un peuple de valets N'en est en effet que l'esclave, (HOUDARD DE LA), Odes, t. I, p. 390, dans POUGENS dans PEUPLE
Entends ces vers sans harmonie Victimes de la tyrannie, Qui te redemandent des pieds, Odes, t. I, p. 412, dans POUGENS dans PIED
Que faisait-il ? il leur prêchait la paix ; C'était pitié qu'un si bon prince, Fabl. IV, 1 dans PITIÉ
Il faut voir les choses en place, Fabl. I, 15 dans PLACE
Loin des bassesses plagiaires Ton goût [de Boileau] prudemment généreux...., Odes, à l'ombre de Despréaux. dans PLAGIAIRE
Apprends qu'en ce bas monde Il vaut mieux plaire que servir, Fabl. I, 7 dans PLAIRE
L'amour-propre, de son métier, Est ami des portraits ; cet art qui nous copie Semble aussi nous multiplier, Fabl. IV, 5 dans PORTRAIT
Les grandes réputations sont presque toujours posthumes, dans DESFONTAINES dans POSTHUME
Je ne serais pas trop fâchée de me pourvoir, aussi bien que ma maîtresse, Talisman. sc. 7 dans POURVOIR
Tantôt, dans chaque strophe, à l'exemple d'Horace, J'aime un accord moins répété, Et qu'après un grand vers elle tombe avec grâce Par un vers plus précipité, Odes, t. I, p. 339, dans POUGENS dans PRÉCIPITÉ, ÉE
Son prédiseur, qu'il s'en va consulter, Fait son thème, étudie...., Fabl. IV, 11 dans PRÉDISEUR
Ce mot va paraître un blasphème à l'idolâtre préjugé, Odes, t. I, p. 360, dans POUGENS dans PRÉJUGÉ
Allez, parlez, pressez ; vous obtiendrez sa grâce, Inès de Castro, IV, 6 dans PRESSER
Et Minos, à qui rien n'impose, Au mépris de l'apothéose, Punit plus d'un dieu prétendu, Odes, t. I, p. 314, dans POUGENS dans PRÉTENDU, UE
Les sots ne profitent de rien, Fabl. V, 2 dans PROFITER
Nouveau Mentor d'un nouveau Telémaque, Toi qui, le promenant par les siècles passés [lui enseignant l'histoire]...., dans DESFONTAINES dans PROMENER
Le père du commerce aimable, Dieu qu'à tort oublia la fable, Le sage, le prompt à-propos, dans DESFONTAINES dans PROPOS
Et les Muses toujours pudiques Chassent les poëtes cyniques De qui le vin est l'Apollon, Odes, t. I, p. 266, dans POUGENS dans PUDIQUE
Qui croit mourir se tient sur le qui-vive, Fabl. II, 20 dans QUI-VIVE
Et railla bien qui railla le dernier, Fabl. IV, 6 dans RAILLER
[L'oiseau] ....qui pour chant n'eut en partage Que le talent railleur d'imiter d'autres voix, Fabl. I, 6 dans RAILLEUR, EUSE
Nous en serons quittes pour une rançon raisonnable, Calendr. des vieillards, sc. 12 dans RAISONNABLE
Sa passion ne s'est jamais ralentie d'un instant, Matr. d'Éph. sc. 11 dans RALENTIR
Ainsi de la vertu d'un père La récompense la plus chère Est la vertu de ses enfants, Odes, t. I, p. 85, dans POUGENS dans RÉCOMPENSE
....bien tôt mille jaseurs Adoptent son avis comme loi souveraine, Et ce torrent de rediseurs Grossit si fort qu'il nous entraîne, Fabl. V, 15 dans REDISEUR, EUSE
Tout y régente, et c'est là qu'à bon titre Les ânes mêmes sont docteurs, Fabl. I, 2 dans RÉGENTER
Juges aveugles que nous sommes, Sur le mérite des grands hommes Le sort règle nos jugements, Odes, t. I, p. 142, dans POUGENS dans RÉGLER
....Il faut toujours punir ; Tout regorge dans le Tartare, Fabl. II, 20 dans REGORGER
Et que les mêmes coups Rejoignent les enfants et la femme et l'époux, Inez, V, 5 dans REJOINDRE
Cette orthographe relâchée, Qui m'avilit aux yeux savants, Odes, t. I, p. 413, dans POUGENS dans RELÂCHÉ, ÉE
Je remets en vos mains mes plus chers intérêts, Inez de Castro, IV, 6 dans REMETTRE
Sous le brillant rempart d'une forte cuirasse, dans DESFONTAINES dans REMPART
Tu ne ris du vice des hommes Que pour les rendre à la vertu, Odes, t. I, p. 504, dans POUGENS dans RENDRE
De repartie en repartie Chacun se quitte en s'outrageant, Fabl. III, 17 dans REPARTIE
Quoi ! c'est donc pour mon fils que vous vous réservez !, Inez, III, 3 dans RÉSERVER
L'une [source] à flots résonnants tombait dans la campagne, Fabl. III, 7 dans RÉSONNANT, ANTE
J'ai fait céder mon zèle au respect des convenances, dans DESFONTAINES dans RESPECT
Eh oui vraiment, tu es servante, je suis valet, nous nous connaissons de reste, Matr. d'Éphèse, sc. 13 dans RESTE
Entre nous, le désespoir de ta maîtresse commence à battre en retraite, Matr. d'Éphèse, sc. 13 dans RETRAITE
L'autre [Charybde], dans sa soif renaissante, Engloutit la mer mugissante, Qu'elle revomit à l'instant, Odes, t. I, p. 324, dans POUGENS dans REVOMIR
La face de la mer se ride et se noircit, dans DESFONTAINES dans RIDER
Quoi, dira-t-on, aimer sans plaire ? Oui, n'est-ce donc rien que d'aimer ?, Odes, t. I, p. 220, dans POUGENS dans RIEN
Apprenez seulement ce que savait Socrate : Sachez que vous ne savez rien, Fabl. IV, 17 dans SAVOIR
Et si le sceau de la victoire N'eût consacré ces demi-dieux, Alexandre aux yeux du vulgaire N'aurait été qu'un téméraire, Et César qu'un séditieux, Odes, t. Ier, p. 143, dans POUGENS dans SÉDITIEUX, EUSE
Un homme que quelque sens éclaire, dans DESFONTAINES dans SENS
Si le bonheur des dieux est de voir, de connaître, Celui de l'homme est de sentir, Odes, t. I, p. 336, dans POUGENS dans SENTIR
Du soin que les curés doivent avoir pour les malades Tout ce que je sens, je l'exprime ; Ne sens-je rien, je finis, Odes, t. I, p. 462, dans POUGENS dans SENTIR
Ragotin, chien picard et sentant le terroir, Fabl. V, 4 dans SENTIR
La voilà dans un âge où un mari ne lui siéra pas mal, Magnifique, I, 1 dans SEOIR
Vulcain, tout frais banni du céleste cerdeau, Fabl. IV, 7 dans SERDEAU
Qui forgea le soc était sage ; Et qui fit l'épée était fou, Fabl. III, 14 dans SOC
Ces petits soins, la grande affaire Et le grand savoir des amants, Odes, t. I, p. 455, dans POUGENS dans SOIN
Allez, allez, finissez vos débats, Si vous voulez redevenir les grâces, Et pour plaire n'y songez pas ; N'y point songer, c'est trop ; eh bien n'y songez guère, Fabl. V, 7 dans SONGER
En seize mille vers bien sonnants, bien comptés, Plus n'en apprend l'Iliade divine, Fabl. IV, 4 dans SONNANT, ANTE
L'âne, excellent sonneur, Misène d'Arcadie, Devait appeler Mars, et, par sa voix hardie, Rendre le combat plus sanglant, Fabl. II, 18 dans SONNEUR
De piquants entremets, sophistiques denrées, Qui font à l'appétit survivre encor le goût, Fables, III, 18 dans SOPHISTIQUE
Vive des passions l'éloquence soudaine !, Fabl. III, 4 dans SOUDAIN, AINE
Ces maudits soupçonneux cherchent toujours quelque malheur, Calend. des vieillards, sc. 7 dans SOUPÇONNEUX, EUSE
Ces sortes de traits jettent du sens et de la solidité dans la fable, et, sans nuire à la vérité totale et essentielle, ils y répandent d'autres vérités surnuméraires que le lecteur est bien aise de recueillir en passant, Disc. sur la fable, t. IX, p. 37, édit. 1754 dans SURNUMÉRAIRE
Prenons la taupe pour arbitre ; Comme Thémis elle est sans yeux, L'air grave et robe noire ; on ne peut choisir mieux, Fabl. III, 14 dans TAUPE
Il est tellement éloigné du langage commun, qu'il n'en est pas moins naturel, cité dans L. RACINE, Rem. sur le théât. de J. Rac. disc. prélim. dans TELLEMENT
Cette acquisition vous tient-elle bien au coeur ?, Magnifique, I, 4 dans TENIR
Qui change une fois, peut bien ne pas s'en tenir là, Minutolo, sc. 2 dans TENIR
La Providence est la commune mère ; Fiez-vous-y, mais ne la tentez pas, Fabl. II, 16 dans TENTER
Terrasser l'insolence, dans DESFONTAINES dans TERRASSER
La nuit est terriblement noire, Matrone, sc. 4 dans TERRIBLEMENT
Objet infortuné de ses tristes tiédeurs, Je dévore en secret mes soupirs et mes pleurs, Inès, II, 1 dans TIÉDEUR
L'un soutient son oracle, et l'autre sa statue ; chacun veut tout tirer à soi, Fabl. IV, 16 dans TIRER
De se faire tirer certain homme eut envie ; Chacun veut être peint une fois en sa vie, Fabl. IV, 4 dans TIRER
Il ne faut quelquefois qu'un homme d'esprit pour donner le ton à tout son siècle, dans DESFONTAINES dans TON
Et, livrant au plaisir une ardente jeunesse, Tu crains d'être sage trop tôt, Odes, t. I, p. 370, dans POUGENS dans TÔT
Nos chiens font amitié, dans la patte on se touche, Fabl. III, 15 dans TOUCHER
Tu le sais ; chaque fois que j'aime, Je pense que c'est pour toujours, Odes, t. I, p. 454, dans POUGENS dans TOUJOURS
Offres, soins obligeants, compliments faits au tour, Fabl. IV, 16 dans TOUR
Tout leur art leur tournait à mal, Fabl. v, 7 dans TOURNER
....Ses soins zélés pour monsieur, pour madame, Pour enfants, valets, tout le train, Fabl. v, 4 dans TRAIN
Mais quand la fille de Léda Au travers de la vieille eut connu la déesse, dans DESFONTAINES dans TRAVERS
Le rocher traversé, se présente un abîme, Fabl. IV, 13 dans TRAVERSÉ, ÉE
Cerbère, à son aspect, aboya triplement, Fabl. I, 19 dans TRIPLEMENT
Aussitôt de ses cent trompettes La messagère des poëtes Va l'annoncer à l'univers, Odes, t. I, p. 416, dans POUGENS dans TROMPETTE
Il n'y a pas de jours que les billets ne trottent ; c'est moi qui suis le courrier, Minutolo, sc. 10 dans TROTTER
Croyez-moi, monsieur, ne troublons point le repos des morts, Matr. d'Eph. sc. 8 dans TROUBLER
Un vieillard qui succombe au poids de ses années, Peut-il troubler ici vos belles destinées ?, Zaïre, III, 6 dans TROUBLER
Au théâtre, l'action la plus une a plusieurs parties qui se passent dans des lieux différents, Réponse à M. de Voltaire. dans UN, UNE
Donnez le même esprit aux hommes, Vous ôtez tout le sel à la société ; L'ennui naquit un jour de l'uniformité, Fabl. IV, 15 dans UNIFORMITÉ
De la variété les grâces sont compagnes ; J'en veux dans mon ouvrage égayer la raison, Fabl. II, 5 dans VARIÉTÉ
La vaste cruauté des Romains, dans DESFONTAINES dans VASTE
Souvent les vertus des grands hommes N'ont été que des passions, Odes, t. I, p. 62, dans POUGENS dans VERTU
Et sous le beau nom de victoire Le meurtre usurpe les lauriers, Odes, t. I, p. 69, dans POUGENS dans VICTOIRE
Une vie est souvent heureuse ou malheureuse Par les endroits qu'on n'en voit pas, Fabl. II, 5 dans VIE
Sur l'aile du temps amenée, La vieillesse arrive étonnée De nous trouver encore enfants, Odes, t. I, p. 268, dans POUGENS dans VIEILLESSE
Si le mari est un bon défunt, je suis un bon vivant, moi, Matr. d'Éph. sc. 15 dans VIVANT, ANTE
Les voeux sont enfants de la crainte, Fabl. I, 8 dans VOEU
Un Breton qui ne boit point, Un Gascon tout bête, Un Normand franc de tout point, Un Picard sans tête ; Va-t'en voir s'ils viennent, Jean, Va-t'en voir s'ils viennent, Chanson faite aux eaux de Forges dans VOIR
C'est ainsi que toute la vie N'est qu'un cercle de volerie, Fabl. I, 2 dans VOLERIE
Je suis des vôtres ; çà, du vin, Odes, t. I, p. 493, dans POUGENS dans VÔTRE (LE) ou VÔTRE (LA)
Êtes-vous de cette maison, ma bonne dame ? - Oui, monsieur ; à qui en voulez-vous, vous dis-je ?, Magnifique, II, 4 dans VOULOIR
Le chameau se rengorge, il vous fait le gros dos, Fables, IV, 14 dans VOUS
Le faux zèle prend la défense Des crimes qu'il a consacrés, Odes, t. I, p. 110, dans POUGENS dans ZÈLE