LAHARPE

Citations

Il s'éloigne et reprend sa morne rêverie ; Mais la chanson du pâtre assis dans la prairie Apprivoisa du moins sa farouche douleur, Épît. à M. le comte de Schowaloff dans APPRIVOISER
Les secousses des montagnes et des collines, ébranlées par un violent tremblement de terre, sont fidèlement représentées par les bondissements d'un troupeau, dans LAFAYE, Synon. dans BONDISSEMENT
Quand l'imagination créatrice eut élevé les premiers monuments, qu'est-il arrivé ? Le sentiment général fut sans doute celui de l'admiration, Cours de littér. Introd. dans CRÉATEUR, TRICE
Ce nouveau recueil [de Dorat] est précisément l'égoutture de son portefeuille, Correspond. littér. Lettre 38 dans ÉGOUTTURE
C'est beaucoup pour ce pays, où vous savez que le premier jour est pour l'engouement, le second pour la critique, et le troisième pour l'indifférence, Correspond. t. III, p. 361, dans POUGENS dans ENGOUEMENT
Champfort nous avait lu de ses contes impies et libertins, et les grandes dames avaient écouté sans avoir même recours à l'éventail, Prophétie de Cazotte. dans ÉVENTAIL
Il a moins d'art et de variété dans la facture du vers, Correspond. t. III, p. 393, dans POUGENS dans FACTURE
Marmontel et l'abbé Arnaud sont brouillés à feu et à sang, Correspond. t. II, p. 74, dans POUGENS dans FEU
Il a prouvé qu'on pouvait être tragique sans hurler, Corresp. t. III, p. 193, dans POUGENS dans HURLER
Un composé de choses inassorties, dans LAVEAUX dans INASSORTI, IE
On ne pardonne pas une faute irréparée, dans LAVEAUX dans IRRÉPARÉ, ÉE
Cette Électre n'est autre chose que l'Oreste de Voltaire misérablement dépecé et lardé du dénouement de Sémiramis, Correspond. t. III, p. 398, dans POUGENS dans LARDÉ, ÉE
Comment trouvez-vous cela ? dit quelqu'un à Champfort, à qui il venait de montrer un distique ; il répondit fort plaisamment : il y a des longueurs, Correspond. t. IV, p. 64, dans POUGENS dans LONGUEUR
L'ouvrage le plus court peut avoir des longueurs, le plus long n'en avoir aucune, ib. dans LONGUEUR
Marivaux se fit un style si particulier qu'il a eu l'honneur de lui donner son nom ; on l'appela marivaudage : c'est le mélange le plus bizarre de métaphysique subtile et de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictons populaires, Lycée ou Cours de littérature, XVIIIe siècle, I, ch. 5, sect. 5 dans MARIVAUDAGE
Il faut convenir que la littérature, car c'est ainsi que cela s'appelle, a beaucoup gagné du côté des spéculations mercantiles, Corresp. t. IV, p. 210 dans MERCANTILE
Notre religion est très susceptible d'une espèce de merveilleux que Voltaire a jugé praticable puisqu'il a essayé de le mettre en oeuvre, et il n'a su qu'une fois en tirer parti, Lycée, III, I, 2 dans MERVEILLEUX, EUSE
La mesquinerie de notre censure politique n'a eu d'exemple chez aucun peuple et dans aucun temps, Cours de littér. t. VII, Introd. p. 3, dans POUGENS. dans MESQUINERIE
Les catholiques ridiculisaient l'austérité affectée des protestants ; les protestants répliquaient en produisant en scène ce qu'ils appelaient les momeries des catholiques, Cours de litt. t. VII, p. 43, dans POUGENS dans MOMERIE
Cette espèce d'obsession dont il a été tourmenté par le dieu des vers, Cours de littér. t. VIII, p. 386, dans POUGENS dans OBSESSION
L'obsidiane a été dite aussi agate d'Islande, parce qu'elle venait principalement de ce pays, ib. dans OBSIDIANE ou OBSIDIENNE
Ma parole est donnée ; et comment, à quel titre Puis-je la retirer ?, Mélanie, II, 6 dans PAROLE
Cette pièce [du P. Porée] ressemble à toutes celles du même auteur, qui ne sont que des espèces de pastiches, des copies maladroites de nos plus belles tragédies françaises, Cours de littér. t. XI, p. 116, dans POUGENS dans PASTICHE
Un des morceaux les plus applaudis [dans le mariage de Figaro], c'est un monologue de Figaro, qui est évidemment un placage inexcusable, Corresp. t. IV, p. 229, dans POUGENS dans PLACAGE
Le platonisme de l'amour qu'on avait essayé de mettre à la mode, Corresp. litt. t. VIII, p. 370, dans POUGENS dans PLATONISME
L'abbé Delille observa assez gaiement qu'il n'en était pas des réputations comme des olives, que les pochetées n'étaient pas les meilleures, Corresp. t. v, p. 135, dans POUGENS dans POCHETÉ, ÉE
Mlle Sainval [actrice des Français] a su mieux que personne mettre en oeuvre une foule de polissons soudoyés qui composent aujourd'hui un tiers du parterre et s'en rendent quelquefois les maîtres, Correspondance littéraire, lettre 115 dans POLISSON
Un amour fade, chargé de pretintailles italiennes dérobées à la magie d'Armide, Cours de litt. t. X, p. 233, dans POUGENS dans PRETINTAILLE
Qu'on lise les préfaces de nos prosailleurs et rimailleurs, on y voit une jactance sans pudeur et sans borne, Corresp. littér. n° CLXVIII dans PROSAILLEUR
Voici des couplets de M. de Rulhières qui ont été chantés au bal chez la reine où il y avait un quadrille de troubadours, Correspond. lett. X dans QUADRILLE
Il [Marmontel] nous donne dans le Mercure d'insipides radotages sous le nom de contes, Corresp. t. VI, p. 18 dans RADOTAGE
Le dialogue n'est qu'un ramassis de calembours usés et de vieux dictons qui courent les rues, Corresp. t. III, p. 396 dans RAMASSIS
Je crois tout ce morceau absolument neuf ; du moins ne me rappelé-je pas d'en avoir vu nulle part un semblable, Cours de littér. dans RAPPELER
Ce qu'il y a de plaisant, c'est qu'en recrépissant ce vieux genre subalterne [Arlequin et Scaramouche], l'auteur prétend avoir ressuscité le bon comique de Molière, Correspond. t. III, p. 189 dans RECRÉPIR
Lemierre.... a voulu recrépir un Térée qui était tombé, ib. t. V, p. 351 dans RECRÉPIR
La littérature, qui n'est que le reflet des moeurs, Cours de lit. t. VII, Introd. p. 54, dans POUGENS dans REFLET
D'ignorants barbouilleurs qui ont assez d'amour-propre pour régenter devant le public un homme qui en sait cent fois plus qu'eux, Cours de litt. t. VIII, p. 230 dans RÉGENTER
Il ne faut ressusciter les vieux mots que quand l'oreille les adopte, Cours de litt. t. VIII, p. 423, dans POUGENS dans RESSUSCITER
Quand on renouvelle de si vieilles rêveries, on n'a pas trop bonne grâce à se moquer des vieilles vérités, Cours de litt. t. IX, p. 386 dans RÊVERIE
Ridiculiser dans M. Jourdain cette prétention, si commune à la richesse roturière, de rivaliser avec la noblesse, Cours de litt. t. VIII, p. 262 dans RIDICULISER
Des couleurs de style qui auraient fait rivaliser la langue française avec celle des poëtes de la Grèce et de Rome, Cours de litt. t. XV, p. 96, dans POUGENS dans RIVALISER
Il a conservé pour le travail une sorte de facilité routinière qu'il prend pour le talent, Corresp. t. VI, p. 18 dans ROUTINIER, IÈRE
Ces sortes de salmis [pièces comme le Tarare de Beaumarchais où l'on mêle tous les tons] plaisent toujours à la multitude pendant quelque temps ; et le singulier prend pour un moment la place du beau, Corresp. t. V, p. 194 dans SALMIS
La pièce est surchargée de personnages épisodiques, tous plus ou moins satiriquement dessinés, Corresp. t. V, p. 75 dans SATIRIQUEMENT
On a essayé sur moi toutes les simagrées magnétiques, Corresp. t. IV, p. 273 dans SIMAGRÉE
En donnant au bailli tantôt un coup de pied, tantôt un coup de bâton, et par d'autres singeries très agréables, Cours de litt. t. IV, p. 491 dans SINGERIE
La plupart de nos poésies du jour, légères ou non légères, sont remplies de ces plates singeries d'un excellent original, Correspond. t. II, p. 181 dans SINGERIE
Lorsque tout sommeillait dans l'ombre de la nuit, Mélanie, I, 4 dans SOMMEILLER
Passer de Mme de la Fayette à Scarron, et aller de Zaïde au Roman comique, c'est aller de la bonne compagnie à la taverne, Cours de litt. t. IX, p. 470, dans POUGENS dans TAVERNE
Rousseau fait une autre chicane au Misanthrope ; il lui reproche de tergiverser d'abord avec Oronte, Cours de litt. t. VIII, p. 257 dans TERGIVERSER
Ces sortes de pièces s'appellent familièrement pièces à tiroir, Cours de litt. t. IV, p. 469 dans TIROIR
Jamais Voltaire n'avait été plus brillant que dans Alzire, et l'on a peine à concevoir qu'il ait tombé de si haut jusqu'à Zulime, Cours de litt. 3e part. III, 8 dans TOMBER
Le Malheureux imaginaire, comédie en cinq actes de M. Dorat, a tombé depuis le premier acte jusqu'au dernier, Corresp. littéraire, Lett. 56 dans TOMBER
Les pièces du Théâtre italien ont tombé encore plus indécemment, ib. dans TOMBER
La plate turlupinade sur la création qu'on avait mise sous son nom [de M. de Boufflers].... est d'un M. Coqueley de Chaussepierre, Corresp. t. IV, p. 64 dans TURLUPINADE
La Fontaine fut oublié [de Louis XIV], ainsi que Corneille ; ni l'un ni l'autre n'était courtisan, Cours de litt. t. VII, p. 281 dans UN, UNE
Seul bien des malheureux, l'espoir de la vengeance, Warwick, I, 1 dans VENGEANCE
On reconnaît ici cette verbosité qu'on a justement reprochée aux écrivains grecs, Cours de litt. t. VII, p. 346 dans VERBOSITÉ
Il était toujours par voie et par chemin, et lui-même a fait ainsi son épitaphe, Corresp. t. III, p. 280 dans VOIE