LA MOTTE

Citations

Soyez d'accord, il n'est ni l'un ni l'autre, Dit le grave arbitre, il est noir : à la chandelle hier au soir Je l'examinai bien, je l'ai pris, il est nôtre, Et je le tiens encor dans mon mouchoir.... Il ouvre le mouchoir, et l'animal sort blanc, Fabl. II, 9 dans CAMÉLÉON
Je ne le conçois point, donc il est impossible, Vrai syllogisme d'ignorant, Fabl IV, 17 dans CONCEVOIR
Rien ne charme à la continue, Fabl. II, 5 dans CONTINU, UE
Qui, c'est être inventeur que si bien copier, Fables, I, 2 dans COPIER
C'est providence de l'amour Que coquette trouve un volage, Fab. II, 7 dans COQUET, ETTE
Ce qu'on souhaite est vu du bon côté ; Ce qu'on possède est vu de l'autre, Fabl. II, 17 dans CÔTÉ
Prince, je crains le crime et non point le trépas, Inès de Castro, III, 6 dans CRAINDRE
Puis, bistouris en danse ; enfin la fièvre prend ; Tout le corps y succombe, et le voilà mourant, Fabl. III, 18 dans DANSE
....La dépendance irrite, Quand on n'estime pas ceux qui donnent la loi, Fables, I, 10 dans DÉPENDANCE
Les paroles et les pensées N'étaient point en divorce encore, Fabl. II, 7 dans DIVORCE
Le monde est plein de ces donneurs avares...., Fables, V, 19 dans DONNEUR, EUSE
Quand le jour éloignait la gent éléphantine, Fabl. V, 17 dans ÉLÉPHANTIN, INE
Suspends tous ces emplois frivoles ; Homme vain, c'est trop t'éluder, Odes, t. I, p. 285, dans POUGENS dans ÉLUDER
Quand Mercure vint la reprendre, Notre époux sentit à la rendre Plus de plaisir qu'à l'enlever, Fabl. III, 12 dans ENLEVER
Cet estomac était amoureux du ragoût, De potages farcis et de fines entrées, Fabl. III, 18 dans ENTRÉE
Le temps, de tout souverain maître, Fait périr tout ce qu'il voit naître ; Il n'épargne que les beaux vers, Odes, t. I, p. 137, dans POUGENS dans ÉPARGNER
Par-ci, par-là, quelques anciens sages Tout esseulés errent au bord des eaux, Fabl. II, 20 dans ESSEULÉ, ÉE
C'est par trop imiter les hommes : Nous jugeons par l'événement, Fabl. I, 10 dans ÉVÉNEMENT
L'opprobre et le supplice expieront votre audace, Inès, III, 3 dans EXPIER
Pour garants de la vérité Comptons les raisons, non les hommes, Fabl. v, 15 dans GARANT, ANTE
Tel s'imagine être un géant Qui n'a pas plus d'une coudée, Fables, I, 13 dans GÉANT, ANTE
Par ces doutes affreux vous me glacez d'horreur, Inès, III, 6 dans GLACER
Son voeu l'avertit d'être sage ; Son appétit glouton n'est pas du même avis, Fabl. I, 8 dans GLOUTON, ONNE
Ce qu'un autre nous dit se grave sur le sable ; Ce que nous nous disons se grave sur l'airain, Fables, IV, 19 dans GRAVER
Il était un grenier, vaste dépositaire Des riches trésors de Cérès, Fabl. V, 11 dans GRENIER
Vos plaisirs nous coûtent la vie ; Rois, serons-nous toujours des grenouilles pour vous ?, Fabl. III, 5 dans GRENOUILLE
Il ouvre seulement la griffe et la referme, Fabl. v, 2 dans GRIFFE
L'un neuf, en maroquin, et bien doré sur tranche ; L'autre en parchemin vieux, que les vers grignotaient, Fabl. IV, 9 dans GRIGNOTER
Esclave comme Montézume, Grillé comme Guatimozin, Fabl. IV, 40 dans GRILLÉ, ÉE
Certaine fée un jour était souris ; C'était la fatale journée Où l'ordre de la destinée Lui faisait prendre l'habit gris, Fabl. V, 20 dans GRIS, ISE
Tel qui se grossit à sa vue, Se croit quelque chose, et n'est rien, Fables, I, 13 dans GROSSIR
Les autres encor de gruger En enrageant ; cela console, Fabl. I, 17 dans GRUGER
Car telle est la gent héritière ; Vous lui laissez des monceaux d'or ; Elle plaint au défunt le bûcher ou la bière, Fabl. I, 19 dans HÉRITIER, IÈRE
Eh ! messieurs, quel vertige ? Holà donc ; calmez-vous un peu, Fabl. II, 9 dans HOLÀ
Adieu donc, mes pauvres troupeaux ; Le bon Guillot n'est plus votre homme, Fabl. II, 10 dans HOMME
Le chat court, mais trop tard, et bien loin de son compte, N'eut ni lard ni souris, n'eut que sa courte honte, Fabl. IV, 8 dans HONTE
Le luxe n'y fait point d'outrages à l'humble médiocrité, Od. t. I, p. 185, dans POUGENS dans HUMBLE
L'impatience gâte tout, Fabl. IV, 2 dans IMPATIENCE
Aboiard n'était pas dans son accès farouche : Les plus brutaux ont leurs instants, Fabl. III, 15 dans INSTANT
Intérêt obtient tout, reconnaissance rien, Fabl. II, 10 dans INTÉRÊT
À peine se traînait l'invalide animal, Fabl. II, 14 dans INVALIDE
Jadis on inventait, inventons aujourd'hui ; Nos pères l'ont bien fait ; ne pourrions-nous le faire ?, Fabl. IV, 3 dans INVENTER
Et je vois jaillir l'Hippocrène, Sous le pied du cheval ailé, Odes, t. I, p. 72, dans POUGENS dans JAILLIR
Dom Jugement, dame Mémoire Et demoiselle Imagination, Quoique n'en dise rien la fable ni l'histoire, Avaient jadis même habitation, Fables, III, 13 dans JUGEMENT
Si Mme Dacier m'avait donné plus souvent occasion à de pareils aveux, je l'aurais toujours saisie de bon coeur, Réflex. sur la critique, 160 dans LE, LA, LES
....Qui suit toujours une règle à la lettre, En viole souvent l'esprit, Fabl. III, 13 dans LETTRE
Rien n'est long que le superflu, Dicte-moi ce que je dois dire, Et ne me laisse rien écrire Qui ne soit digne d'être lu, Odes, t. I, p. 181, dans POUGENS dans LONG, ONGUE
Fausse louange plaît, et l'orgueil la seconde, Fables, II, 1 dans LOUANGE
Lui dieu ! disait le chat ; eh ! vous n'y pensez pas ; Qui suis-je donc moi qui le mange ?, Fabl. I, 18 dans LUI
Du langage c'est abuser Que de parler pour ne rien dire, Fabl. III, 8 dans PARLER
Il me paraît si raisonnable de la pourvoir, que je la choisis pour moi-même, Calendr. des vieill. sc. 2 dans POURVOIR
Prêt à choir où le vent le pousse, Le fruit menaçait de quitter, Fabl, I, 10 dans QUITTER
Ne mettez plus le pied dans ma maison ; je vous renonce pour mon neveu, Calend. des vieill. sc. 2 dans RENONCER
Mais, quand soi-même on sait se faire entendre Que la raison nous doit donner la loi, On sent l'honneur de se reprendre, Et le plaisir de ne céder qu'à soi, Fabl. IV, 19 dans REPRENDRE
[Un envieux] Rongé par sa propre malice, Il a nos beautés pour supplice, Et nos fautes pour aliment, Odes, t. I, p. 270, dans POUGENS dans RONGÉ, ÉE
Croyez-vous donc qu'on se contente De passer, comme vous, les choses au gros sas ?, Fabl. II, 11 dans SAS
Quoi ! vous regrettez Minutolo ? - Isabelle : Si je le regrette !, Minutolo, sc. 14 dans SI
Le vaisseau heurte un roc et se brise à leurs yeux, Et la mer abîma toute la singerie, Fabl. II, 6 dans SINGERIE
Le coeur lui soulevait contre l'affreuse proie, Fabl. II, 15 dans SOULEVER
N'attendez rien de grand de qui croit se suffire, Fabl. III, 7 dans SUFFIRE
Franchement, vous ne pouviez pas prendre plus mal votre temps, Minutolo, sc. 3 dans TEMPS
Nos seigneurs les castors tenant le Canada Se piquent d'être un peuple libre, Fabl. III, 6 dans TENIR