Victor HUGO (1802 - 1885)

Citations

Ils ne se pressoient pas beaucoup de partir et attendoient la chaleur à s'abaisser [que la chaleur fût tombée], contes, 39 dans ABAISSER
Il fut contraint d'abattre sa barbe, Cont. 19 dans ABATTRE
Et cependant il fit grant chere des escus abbatiaux, Contes, 90 dans ABBATIAL, ALE
On a dit aussi accoudiere : Il donna de l'esperon à son cheval, et le fit sauter par dessus les accoudieres dedans la Loire, Cont. 57 dans ACCOUDOIR
J'ai bien esprouvé que, pour cent francs de melancolie, n'acquitterons pas pour cent sols de dette, Contes, 1 dans ACQUITTER
Et puis leur gibier ne s'adresse pas [ne vient pas] par deçà, Cymb. 158 dans ADRESSER
C'est une chose grande et que tout homme envie, D'avoir un lustre en soi qu'on répand sur sa vie, D'être choisi d'un peuple à venger son affront, F. d'aut. 13 dans À
Les mendiants groupés dans l'ombre des portiques Ont moins de haine au coeur et moins de flamme aux yeux, Voix, 1 dans À
L'abordage ! l'abordage ! On se suspend au cordage, On s'élance des haubans, Orient. 5 dans ABORDAGE
De vos mains grossières, Parmi des poussières, Écrivez, sorcières : Abracadabra, Ball. 14 dans ABRACADABRA
Pourtant je m'étais dit : Abritons mon navire ; Ne livrons plus ma voile au vent qui la déchire, Odes, III, 1 dans ABRITER
Voici la fête d'Olympie ! Tressez l'acanthe et le laurier, Odes, IV, 10 dans ACANTHE
Vous qui n'avez jamais de sourire moqueur Pour les accablements dont une âme est troublée, Crép. 38 dans ACCABLEMENT
Que ce soit pour mourir, ou que ce soit pour vivre, Notre siècle va voir un accomplissement, Crép. Prél. dans ACCOMPLISSEMENT
Des colosses debout regardant autour d'eux Ramper des monstres nés d'accouplements hideux, Orient. I dans ACCOUPLEMENT
Ces chants aériens [des oiseaux] sont mes concerts chéris, Odes, IV, 3 dans AÉRIEN, ENNE
Je dormis sur l'affût des canons meurtriers, Odes, V, 9 dans AFFÛT
Hier.... J'avais quarante agas contemplant mon visage, Orient. 16 dans AGA
La nuit quand la veilleuse agonise dans l'urne, F. d'aut. 23 dans AGONISER
Mais pour l'aiglon, fils des orages...., Odes, I, 1 dans AIGLON
Regarde et sois joyeuse et crie et bats de l'aile, Mère, tes aiglons sont éclos, Crép. 1 dans AIGLON
De blancs minarets dont l'aiguille s'élance, Orient. 3 dans AIGUILLE
Médine aux mille tours d'aiguilles hérissées, Ball. 15 dans AIGUILLE
L'urne aléatoire Nous jette bien souvent la honte pour la gloire, F. d'Aut. 37 dans ALÉATOIRE
Oh ! si j'étais capitane [femme d'un capitan] Ou sultane, Je prendrais des bains ambrés, Orient. XI dans AMBRÉ, ÉE
L'incendie, attaquant la frégate amirale, Déroule autour des mâts son ardente spirale, Orient. 5 dans AMIRAL
Hélas ! je vous le dis, ne vous endormez pas, Tandis que l'avenir s'amoncelle là-bas, Crép 15 dans AMONCELER
Enfant, rêve encore ! Dors, ô mes amours !, F. d'aut. 20 dans AMOUR
L'Amour n'enfante que des larmes ; Les Amours sont frères des ris, Odes, IV, 2 dans AMOUR
La royauté.... De la chaîne d'airain qui lie au ciel les trônes A retrouvé l'anneau perdu, Odes, III, 4 dans ANNEAU
Vis-tu ces temps d'innocence, Où, quand rien n'était maudit, Dieu, content de sa puissance, Fit le monde et s'applaudit ?, Odes, IV, 9 dans APPLAUDIR
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche, F. d'aut. 9 dans ARCHE
Tout reprend son âme, L'enfant son hochet, Le foyer sa flamme, Le luth son archet, Crép. 20 dans ARCHET
Et ma hache est pendue à l'arçon de ma selle, Orient. 15 dans ARÇON
De quel droit viens-tu dans l'arène Juger sans avoir combattu ?, Odes, I, 1 dans ARÈNE
Je m'ennuie au forum ; je m'ennuie aux arènes, Odes, IV, 8 dans ARÈNE
Je n'ai ni lourd bâton ni lance redoutée, Point de longs cheveux noirs ni de barbe argentée, Ball. 2 dans ARGENTÉ, ÉE
Ainsi que l'araignée entre deux chênes verts Jette un fil argenté qui flotte dans les airs, F. d'automne, 29 dans ARGENTÉ, ÉE
Où sont tes mille antennes, Et tes hunes hautaines, et tes fiers capitaines, Armada du sultan ?, Orient. 5 dans ARMADA
Qu'il ait sa belle esclave aux paupières arquées, Orient. 15 dans ARQUÉ, ÉE
Saint Louis vers nos rives Eût de ses chevaliers guidé l'arrière-ban, Orient. 3 dans ARRIÈRE-BAN
Monseigneur le duc de Bretagne A pour les combats meurtriers Convoqué de Nante à Mortagne L'arrière-ban de ses guerriers, Ball. 6 dans ARRIÈRE-BAN
Jasmin ! asphodèle ! Encensoirs flottants, F. d'aut. 37 dans ASPHODÈLE
Venez, boucs méchants, Psylles aux corps grêles, Aspioles frêles, Comme un flot de grêles, Fondre dans ces champs, Odes et Ballades, Ronde du sabbat dans ASPIOLE
Pencher votre beau front assombri par instants, Rayons, XXXIII dans ASSOMBRI, IE
Ce saint homme, Qui m'assomme De latin, Ball. 12 dans ASSOMMER
Et, sans le bruit de vos bastilles, N'ai-je donc pas assez, mes filles, De l'assourdissement des flots ?, Orient. 35 dans ASSOURDISSEMENT
Foulant créneaux, ogive, écussons, astragales, M'attachant comme un lierre aux pierres inégales, Odes, V, 18 dans ASTRAGALE
Le chef maure au large ataghan, Orient. 22 dans ATAGHAN
Poëtes, par nos chants, penseurs, par nos idées, Hâtons vers la raison les âmes attardées, Voix, 2 dans ATTARDÉ, ÉE
Il [Napoléon] attelait des rois au char de ses victoires, Odes, II, 4 dans ATTELER
Que peut cacher la tombe à ton oeil attristé ?, Odes, IV, 14 dans ATTRISTÉ, ÉE
Ô palais, sois béni ! sois bénie, ô ruine ! Qu'une auguste auréole à jamais t'illumine !, Rayons et ombres, II dans AURÉOLE
Quand l'été vient, le pauvre adore ! L'été, c'est la saison de feu, C'est l'air tiède et la fraîche aurore...., Voix intér. v. dans AURORE
Le poëte voit ses aurores Se lever sans trouble et sans pleurs, Odes, I, 1 dans AURORE
Ces champs qui, l'hiver même, ont d'austères appas, Voix intér. XIX. dans AUSTÈRE
Qu'importe à l'heureux solitaire Que l'autan dévaste la terre S'il ne fait qu'agiter ses bois ?, Odes, IV, 2 dans AUTAN
[La royauté] Soumettant l'aigle au cygne, et l'autour aux colombes, Odes, II, 7 dans AUTOUR
Si resevés, biau Genius, Comment le juisier [gesier] Ticius [de Titye] S'efforcent ostoir de mangier, 19507 dans AUTOUR
L'oeil ose à peine atteindre à sa face sereine [du glacier], Tant il est avant dans les cieux !, F. d'aut. 7 dans AVANT
Dans l'ombre, au clair de lune, à travers les buissons, Avides, nous pourrons voir à la dérobée Les satyres dansants...., Voix intér. VII dans AVIDE
Sans doute en mon avril, ne sachant rien à fond, Voix, 30 dans AVRIL
Que te fait tout cela ? Les nuages des cieux, La verdure et l'azur sont l'ennui de tes yeux, Voix intér. XIX. dans AZUR
Mais dans ce ciel troublé d'un peu de brume à peine, Où tout semblait azur...., Rayons, II dans AZUR
C'était plaisir de voir danser la jeune fille ! Sa basquine agitait ses paillettes d'azur, Orient, 33 dans AZUR
Il [Paris] bâtit au siècle où nous sommes, Une babel pour tous les hommes, Un panthéon pour tous les dieux, Voix, 4 dans BABEL
Pour un signe de deux beaux yeux, On sait qu'il n'est rien que ne fassent Les seigneurs et les bacheliers, Ball. 13 dans BACHELIER
Un si touchant regard baigne votre prunelle, F. d'automne, 24 dans BAIGNER
Ces flots qui baisent sans murmure Les flancs de ce rocher...., Orient. 14 dans BAISER
Quand ton sein, ô Madeleine, Sort du corset de baleine, Libre enfin du velours noir...., Ball. 9 dans BALEINE
L'éléphant aux larges oreilles Casse les bambous en marchant, Orient. 27 dans BAMBOU
Si l'on vous dit que l'art et que la poésie, C'est un flux éternel de banale ambroisie, F. d'aut. 3 dans BANAL, ALE
La vie est chère à l'homme, entre les dons du ciel ; Nous bénissons toujours le Dieu qui nous convie Au banquet d'absinthe et de miel, Odes, IV, 4 dans BANQUET
L'Égypte ! elle étalait.... Ses champs bariolés comme un riche tapis, Orient. 1 dans BARIOLÉ, ÉE
J'ai la grotte enchantée aux piliers basaltiques, Ball. 15 dans BASALTIQUE
Cette Espagnole.... Qui soulève, en dansant le fandango léger, Les plis brodés de sa basquine, Orient. 21 dans BASQUINE
L'esprit de minuit passe, et répandant l'effroi, Douze fois se balance au battant du beffroi, Ball. 14 dans BATTANT
Rentre dans l'ombre où sont tous les monstres flétris Qui, depuis quarante ans, bavent sur nos débris !, Crép. 10 dans BAVER
Viens, nous verrons danser les jeunes bayadères, Ball. 15 dans BAYADÈRE
La haute cheminée, Béante, illuminée, Dévore un chêne entier, Odes, V, 25 dans BÉANT, ANTE
Et les peuples béants ne purent que se taire, Crép. 5 dans BÉANT, ANTE
... ces jeunes beautés qu'elle effaçait encor Croyaient voir [en la fille de Pharaon] la fille de l'onde, Odes, IV, 3 dans BEAUTÉ
" L'Académie s'est laissé induire en erreur, en répétant les poëtes qui ont donné, à tout hasard, un chant au bengali : Écoute si le vent lui porte [à la vierge] Sa voix qu'elle préfère au chant du bengali, Ball. 15 dans BENGALI
Le songe d'un enfant que berce un vague amour, Odes, V, 4 dans BERCER
Suivre de loin de blanches voiles, Voir au ciel briller les étoiles Et sous l'herbe les vers luisants, F. d'aut. 25 dans BLANC, BLANCHE
Enfin, ivre, énervé, ne sachant plus que faire, Sans haine, sans amour, et toujours, ô misère ! Avant la fin du jour blasé du lendemain, Crépuscule, 13 dans BLASÉ, ÉE
L'étranger briserait le blason de la France !, Odes, III, 7 dans BLASON
Il avait tout terni sous ses mains effrontées ; Les blêmes voluptés, sur sa trace ameutées, Sortaient, pour l'appeler, de leur repaire impur, Crépuscule, 13 dans BLÊME
La nature, la mer, le ciel bleu, les étoiles, Tous ces vents pour qui l'âme a toujours quelques voiles...., Crépuscule, 13 dans BLEU, BLEUE
La pluie a versé ses ondées ; Le ciel reprend son bleu changeant, Odes, V, 24 dans BLEU, BLEUE
Soudain à leurs regards [des archers] une lueur rampante En bleuâtres sillons sur la hauteur serpente, Ball. 8 dans BLEUÂTRE
Et dans l'informe bloc des sombres multitudes La pensée en rêvant sculpte des nations, Voix, 1 dans BLOC
L'Égypte ! elle étalait, toute blonde d'épis, Ses champs...., Orient. 1 dans BLOND, BLONDE
Allez, allez, ô jeunes filles, Cueillir des bluets dans les blés, Orient. 31 dans BLUET ou BLEUET
Les boas monstrueux, les crocodiles verts Glissaient parmi les blocs superbes, Orient. 1 dans BOA
Qu'at-il donc le pacha, le vizir des armées ? Disaient les bombardiers, leurs mèches allumées ?, Orient. 7 dans BOMBARDIER
Car Dieu mit ces degrés aux fortunes humaines ; Les uns vont tout courbés sous le fardeau des peines ; Au banquet du bonheur bien peu sont conviés, F. d'automne, 32 dans BONHEUR
C'est l'orgie opulente enviée au dehors, Contente, épanouie, Qui rit, et qui chancelle, et qui boit à pleins bords, De flambeaux éblouie, Crépusc. 33 dans BORD
Comme une feuille morte échappée aux bouleaux Qui sur une onde en pente erre de flots en flots, Mes jours s'en vont de rêve en rêve, Orient. 4 dans BOULEAU
Mais attends que l'hiver s'en aille, et tu vas voir Une feuille percer ces noeuds si durs pour elle, Et tu demanderas comment un bourgeon frêle Peut, si tendre et si vert, jaillir de ce bois noir, F. d'aut. 26 dans BOURGEON
Ayant dans votre esquif, qui des nôtres s'isole, Deux choses seulement, la voile et la boussole, Votre âme et votre Dieu, F. d'automne, 33 dans BOUSSOLE
[Le nain] Sur un pied danse Au bout d'un flot, Orient. 28 dans BOUT
Des factions.... Il éteint le dernier brandon, Odes, II, 7 dans BRANDON
Gloire à ces braves ! Sparte et Rome Jamais n'ont vu d'exploits si beaux, Odes, II, 3 dans BRAVE
[Henri !] Tout un peuple a voué ce bronze à ta mémoire, Odes, I, 6 dans BRONZE
Un klephte a pour tous biens.... Un bon fusil bronzé par la fumée, et puis La liberté sur la montagne, Orient. 21 dans BRONZÉ, ÉE
Là [dans la tombe] tu n'entends plus rien que l'herbe et la broussaille, Le pas du fossoyeur dont la terre tressaille, Voix, 29 dans BROUSSAILLES
Dieu ! quelle masse au loin semble, en sa marche immense, Broyer la terre sous son poids, Odes, I, 6 dans BROYER
Mais quoi ! n'entends-je pas, avec de sourds murmures, De ta base à ton front bruire les armures, Colonne.... ?, Odes, III, 7 dans BRUIRE
Toujours plane une brume Sur cette mer...., Orient. 1 dans BRUME
Louis, voici le temps de respirer les roses Et d'ouvrir bruyamment les vitres longtemps closes, Voix intér. XI dans BRUYAMMENT
Nous aimons qu'on nous charme en des chants bucoliques, Odes, III, 1 dans BUCOLIQUE
Le budget, monstre énorme, admirable poisson, à qui de toutes parts on jette l'hameçon, Crép. 4 dans BUDGET
.... L'eau sainte où trempe un buis bénit, Ball. 14 dans BUIS
Tous laissent quelque chose aux buissons de la route, Les troupeaux leur toison et l'homme sa vertu, F. d'aut. 37 dans BUISSON
Laissez ; tous ces enfants sont bien là ; qui vous dit Que la bulle d'azur que mon souffle agrandit à leur souffle indiscret s'écroule ?, F. d'aut. 15 dans BULLE
Il nous manque ta main qui grave et qui burine Dans ce siècle où par l'or les sages sont distraits, Crép 7 dans BURINER
Les nécromants parés de tiares mystiques Où brillent flamboyants les mots cabalistiques, Ball. 14 dans CABALISTIQUE
Ne faites point des coups d'une bride rebelle Cabrer la liberté...., F. d'aut. 3 dans CABRER (SE)
Mais jeter ma colère en strophes cadencées ! Consumer tous mes jours en stériles pensées !, Odes, II, 4 dans CADENCÉ, ÉE
.... Vous allez partir de Madrid tout à l'heure, Pour porter cette boîte en bois de calembour à mon père, monsieur l'électeur de Neubourg, Ruy Blas, II, 5 dans CALAMBAC
Qu'un autre, aux rois déchus donnant un nom sévère, Fasse un vil pilori de leur fatal calvaire, Voix, 2 dans CALVAIRE
L'Égypte.... Dans sa robe de sable enfonce enveloppés Ses colosses camards, à la face frappés Par le pied brutal de Cambyse...., Voix, 4 dans CAMARD, ARDE
Mais la nuit rend aux cieux leurs étoiles, leurs gloires, Candélabres que Dieu pend à leurs voûtes noires, F. d'Aut. 52 dans CANDÉLABRE
Les vierges et les canéphores Ont purifié les amphores Suivant les rites d'Éleusis, Odes, IV, 10 dans CANÉPHORE
Les chevaux blanchissants frissonnent, Et les masses d'armes résonnent Sur leurs caparaçons d'acier, Ball. 7 dans CAPARAÇON
Venez voir pour ce jour de fête Son cheval caparaçonné, Ball. 6 dans CAPARAÇONNÉ, ÉE
.... Quand brûlaient au sein des flots fumants Les capitans-pachas avec leurs armements, Orient. 5 dans CAPITAN-PACHA
Brûlons le capitan sous son triple canon, Orient. 3 dans CAPITAN-PACHA
C'est donc Rouen !... La ville aux cents clochers carillonnant dans l'air, F. d'aut. 27 dans CARILLONNER
L'occident amincit sa frange de carmin, F. d'aut, 37 dans CARMIN
Je ne verrai plus....Leurs troupes [de mes spahis] .... Sur les carrés pesants s'abattant par nuées, Orient. 16 dans CARRÉ, ÉE
Donc, en vos âmes courtoises, Gravez, pairs et damoisels, La loi des joutes gauloises, Et des galants carrousels, Odes, IV, 12 dans CARROUSEL
.... La poussière des cascatelles Seule a mouillé son luth [d'Horace] de myrtes couronné !, Odes, III, 1 dans CASCATELLE
Ce Paris, à la voix cassée, Bourdonne encor trop près de moi, F. d'aut. XXXV, 3 dans CASSÉ, ÉE
L'homme aujourd'hui sème la cause, Demain Dieu fait mûrir l'effet, Crép. 5 dans CAUSE
Hélas ! et vous feriez une ceinture au monde Du sillon du vaisseau, Feuil. d'aut. 6 dans CEINTURE
Oh ! la Bretagne antique ! Dans la forêt celtique, Quelque donjon gothique !, Odes, IV, 25 dans CELTIQUE
Il a dit à la mortelle : Vite ! éblouis ton amant ; Avant de mourir, sois belle ; Sois un instant étincelle, Puis cendre éternellement, Voix intér. XVII dans CENDRE
Conte-nous les écueils de ta route orageuse, Le soir, d'un cercle étroit en silence entouré, Odes, II, 4 dans CERCLE
Morte au sortir d'un bal qui nous mit tous en deuil, Morte, hélas ! et des bras d'une mère égarée La mort aux froides mains la prit toute parée, Pour l'endormir dans le cercueil, Orient. 33 dans CERCUEIL
Là.... Grondent.... Le chacal, l'hyène rayée Et le léopard tacheté, Orient. 27 dans CHACAL
Les deux chaises d'ivoire ont reçu les édiles, Odes, IV, 11 dans CHAISE
D'autres.... Faisaient jaillir des mamelles De leurs dociles chamelles Un lait blanc sous leurs doigts noirs, Orient. 1 dans CHAMELLE
J'entends un prêtre saint dont la voix chancelante Dit la prière des tombeaux, Odes, I, 7 dans CHANCELANT, ANTE
Comme les écailles D'un lézard changeant, Orient. dans CHANGEANT, ANTE
Je changerais mon sort au sort d'un braconnier, M. Delorme, IV, 6 dans CHANGER
Si tu voulais, Madeleine, Au lieu de la marjolaine Qui pare ton chaperon, Tu porterais la couronne, Ball. 9 dans CHAPERON
Un même jour.... voyait Moreau monter au char de la victoire, Et son père au char du trépas, Odes, I, 3 dans CHAR
Et quand j'ai dit : Allah ! mon bon cheval de guerre Vole, et sous sa paupière a deux charbons ardents, Orient. 39 dans CHARBON
Ainsi l'oiseau, faible et timide, Veut en vain fuir l'hydre perfide Dont l'oeil le charme et le poursuit, Odes, IV, 6 dans CHARMER
Qu'un vieux carme Chartrier Ait pour arme L'encrier, Ball. XI dans CHARTRIER
J'ai brûlé trois cierges de cire Sur la châsse de saint Gildas, Ball. 6 dans CHASSE
La chaste obscurité des branches murmurantes, Voix intér. XIX. dans CHASTE
Faisons comme un tison qu'on heurte au dur chenet Étinceler la vie, Crép. 33 dans CHENET
Pourvu que seulement La tour hospitalière Où je pendrai mon nid, Ait, vieille chevalière, Un panache de lierre Sur son front de granit, Odes, V, 25 dans CHEVALIER
Vois l'astre chevelu, qui, royal météore...., Odes, IV, 17 dans CHEVELU, UE
Les palmiers chevelus, pendant au front des tours, Semblaient d'en bas des touffes d'herbes, Orient. 1 dans CHEVELU, UE
Grands mâts rompus, traînant leurs cordages épars, Comme des chevelures, Orient. 2 dans CHEVELURE
Mon père, Fier vétéran âgé de quarante ans de guerre, Tout chargé de chevrons, F. d'aut. 6 dans CHEVRON
Qui l'eût dit [Napoléon] Que trois cents avocats oseraient à ta cendre Chicaner ce tombeau ?, Crép. 2 dans CHICANER
Préférons, puisqu'enfin nos coeurs flambent encor, Aux discours larmoyants le choc des coupes d'or, Voix intér. VI dans CHOC
.... Vis sans coeur, sans pensée et sans foi ; Vis pour l'or, chose vile, et l'orgueil, chose vaine, Voix intér. XIX. dans CHOSE
Au bord du grand chemin, ta vie est une cible Offerte à tout venant, Voix, 30 dans CIBLE
Ali sous sa pelisse avait un cimeterre, Orient. 13 dans CIMETERRE
[Roland voyait nos soldats] Secouer, pour chasser de nouveaux infidèles, L'éclatant cimier de Martel, Odes, II, 7 dans CIMIER
Qui de nous, en posant une urne cinéraire, N'a trouvé quelque ami pleurant sur un cercueil ?, Odes, I, 2 dans CINÉRAIRE
Ô myrrhe ! ô cinname ! Nard cher aux époux !, F. d'aut. 37 dans CINNAME ou CINNAMOME
Ils s'en vont raisonnant de l'ogive et du cintre, F. d'aut. 28 dans CINTRE
Quand vers Pâque ou Noël, l'église, aux nuits tombantes, S'emplit de pas confus et de cires flambantes, Crép. 39 dans CIRE
Paris, triste cité ! détourne tes regards Vers le cirque, où l'on voit aux accords de la lyre S'unir les prestiges des arts, Odes, I, 7 dans CIRQUE
Ils ont beau traîner sur les claies Ce Dieu mort dans leur abandon ; Ils ne font couler de ses plaies Qu'un intarissable pardon, Voix, 5 dans CLAIE
Pour toi, toute fumée ondulant, noire ou gaie, Sur le clair paysage...., Voix intér. 19 dans CLAIR, CLAIRE
Dans la brune clairière où l'arbre au tronc noueux Prend, le soir, un profil humain et monstrueux, Voix intér. VII dans CLAIRIÈRE
Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière, Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière, Tu t'es hâté...., ib. X dans CLAIRIÈRE
C'est que je vois les flots sombres, Toi, les astres enchantés ! Hélas ! je compte les ombres, Quand tu comptes les clartés, Voix intér. XVII dans CLARTÉ
Lutèce, si petite.... Et qui jette aujourd'hui.... Sous le nom éclatant dont le monde la nomme, Plus de clarté qu'Athène et plus de bruit que Rome, Voix intér. VII dans CLARTÉ
C'est le temps qui creuse une ride Dans un claveau trop indigent ; Qui sur l'angle d'un marbre aride Passe son pouce intelligent, Voix, 4 dans CLAVEAU
.... Vous dont la main de flamme Fait parler au clavier la langue de votre âme, F. d'automne, 34 dans CLAVIER
.... Lassant enfin les clémences célestes, Le monde à ces signes funestes Ose répondre en les bravant, Odes, I, 11 dans CLÉMENCE
La pagode de nacre au toit rose et changeant, La tour de porcelaine aux clochettes dorées, Ball. 15 dans CLOCHETTE
Et renverser soudain la paix de votre coeur, Comme un enfant renverse un verre, Voix intér. IX dans COEUR
Et leurs pas, ébranlant les arches colossales, Troublent les morts couchés sous le pavé des salles, Ball. 14 dans COLOSSAL, ALE
Du meurtrier [du duc d'Enghien] les nations vassales Courbent leurs fronts tremblants sous ses mains colossales, Odes, III, 5 dans COLOSSAL, ALE
Bien : aimez vos amours et combattez vos guerres, Odes, II, 10 dans COMBATTRE
Mais tu n'aimes qu'un temps comme notre hirondelle, Moi, je t'aime comme je vis, Odes, IV, 7 dans COMME
Je t'adore ange et t'aime femme ; Dieu, qui par toi m'a complété, A fait mon amour pour ton âme, Crép. 23 dans COMPLÉTER
Est-il quelque espérance [pour le duc de Berry blessé] ? Hélas ! un lugubre silence A condamné son triste époux [de la duchesse], Odes, I, 7 dans CONDAMNER
Un de ces prologues congratulateurs, Notre-Dame, cité par LEGOARANT dans CONGRATULATEUR, TRICE
Lorsque je vois au fond des époques futures, La liste des héros sur ton mur [de l'arc de triomphe] constellé, Reluire et rayonner, Voix, 4 dans CONSTELLÉ, ÉE
Ainsi d'un peuple entier je feuilletais l'histoire.... Et je sentais frémir mon luth contemporain Chaque fois que passait un grand nom...., Odes, III, 8 dans CONTEMPORAIN, AINE
Autour du grand banquet siége une foule avide ; Mais bien des conviés laissent leur place vide Et se lèvent avant la fin, Orient. 33 dans CONVIÉ, ÉE
Archers, mes compagnons de fêtes, Faites Votre épieu lisse et vos cornets Nets, Ball. 11 dans CORNET
Si je pouvais t'offrir, pour m'ouvrir ta demeure, Ma goutte de rosée, ou mes corolles d'or, Ball. 2 dans COROLLE
Quoi mortes ! quoi, déjà sous la pierre couchées ! Quoi ! tant d'êtres charmants sans regards et sans voix !, Orientales, 33 dans COUCHÉ, ÉE
Le vieil arbre que l'âge ploie, Le donjon qu'un moulin coudoie, F. d'aut. 34 dans COUDOYER
Toute herbe a pour moi sa couleuvre, Et la haine monte à mon oeuvre...., Crép. 26 dans COULEUVRE
Voilà vos longues coulevrines Qui soufflent du feu sur mes eaux, Orient. 35 dans COULEVRINE
Et ses sonores espingoles Et son courbe damas, Orient. 21 dans COURBE
Séraphins, prophètes, archanges, Courbez-vous, c'est un roi ; chantez, c'est un martyr !, Odes, I, 5 dans COURBER
Pourquoi du saint bonheur sitôt me couronner ?, Odes, II, 9 dans COURONNER
Il [le poëte] n'a qu'à dire un mot pour couvrir nos voix grêles, Comme un char en passant couvre le bruit des ailes De mille moucherons, F. d'aut. 11 dans COUVRIR
Le falerne écumait dans de larges cratères, Odes, II, 5 dans CRATÈRE
Que l'aîné, peu crédule à la vie, à la gloire, Voix intérieures, II, 6 dans CRÉDULE
Ah ! quand j'avais vingt ans, crédule à mon génie, Ruy Blas, 1er acte. dans CRÉDULE
Un oeil noir où luisaient des regards de créole, Orient. 33 dans CRÉOLE
Pourquoi flotte à longs plis ce crêpe menaçant ?, Odes, I, 3 dans CRÊPE
Soeurs [Cités soeurs, Semlin, Belgrade], à vous cribler de blessures Espérez-vous un grand renom ?, Orient. 35 dans CRIBLER
C'est que l'amour, la tombe, et la gloire et la vie, L'onde qui fuit, par l'onde incessamment suivie, Tout souffle, tout rayon ou propice ou fatal Fait reluire et vibrer mon âme de cristal, F. d'aut. I dans CRISTAL
Quand partout à l'entour de vos pas vous voyez Briller et rayonner cristaux, miroirs, balustres, Candélabres ardents, cercle étoilé des lustres, Et la danse, et la joie au front des conviés, F. d'automne, XXXII dans CRISTAL
C'est un gouffre obscurci de sapins centenaires Où les torrents et les tonnerres Croisent des éclairs et des flots, Odes, III, 6 dans CROISER
Le croup, monstre hideux, épervier des ténèbres, Sur la blanche maison brusquement s'abattit, Horrible, et, se ruant sur le pauvre petit, Le saisit à la gorge ; ô noire maladie ! De l'air par qui l'on vit sinistre perfidie ! Qui n'a vu se débattre hélas ! ces doux enfants Qu'étreint le croup féroce en ses doigts étouffants ? Ils luttent ; l'ombre emplit lentement leurs yeux d'ange, Et de leur bouche froide il sort un râle étrange, Et si mystérieux qu'il semble qu'on entend, Dans leur poitrine où meurt le souffle haletant, L'affreux coq du tombeau chanter son aube obscure, Contempl. III, 23 dans CROUP
Montez à travers Blois cet escalier de rues Que n'inonde jamais la Loire au temps des crues, F. d'aut. 2 dans CRUE
Et moi, je vais rester, souffrir, agir et vivre ; Voir mon nom se grossir dans les bouches de cuivre De la célébrité, Voix, 29 dans CUIVRE
Colonne ! il m'a semblé qu'éblouissant mes yeux Tes bataillons cuivrés cherchaient à redescendre !, Odes, III, 7 dans CUIVRÉ, ÉE
Souvent, pleurant sur eux [les guerriers], dans ma douleur muette, J'ai trouvé leur cyprès plus beau que nos lauriers, Odes, V, 8 dans CYPRÈS
Partout où la nature est gracieuse et belle, Où le chevreau lascif mord le cytise en fleur, F. d'aut. 38 dans CYTISE
Il faut qu'un vieux dallage ondule sous les portes, Que le lierre vivant grimpe aux acanthes mortes, Voix, 4 dans DALLAGE
Chacun des plus grands monts à ses flancs de granit [de Babel] N'avait pu fournir qu'une dalle, Orient. 1 dans DALLE
Souvent sur le velours et le damas soyeux On voit les plus hâtifs des convives joyeux S'asseoir au banquet avant l'heure, Odes, V, 20 dans DAMAS
Le vieux Omer.... Pour elle [Lazzara] eût tout donné.... Et ses sonores espingoles, Et son courbe damas, Orient. 21 dans DAMAS
[Le vieux Omer eût donné] Tout, jusqu'au cheval blanc qu'il élève au sérail, Jusqu'au frein que l'or damasquine, Orient. 21 dans DAMASQUINER
Te voilà nu dans ma présence, Siècle innocent ou criminel, Odes, I, 10 dans DANS
Pour danser d'autres bals elle [la jeune fille] était encor prête, Orient. 33 dans DANSER
Dans la guerre que le despotisme fait aux supériorités sociales, il ne recule pas plus que la démagogie devant les attentats qui décapitent la société même, cité dans le Dict. de POITEVIN dans DÉCAPITER
La lune.... Des édifices dentelés Découpait en noir les aiguilles, Orient. 31 dans DÉCOUPER
De quel droit viennent-ils découronner ma gloire ?, Odes, III, 7 dans DÉCOURONNER
Son coeur décuirassé Ouvre aux poignards vengeurs un chemin plus aisé, dans le Dict. de DOCHEZ. dans DÉCUIRASSER
Mais eux [les morts], si tu savais de quel sommeil ils dorment ; Leurs lits sont froids et lourds à leurs os qu'ils déforment, F. d'aut. 37 dans DÉFORMER
Le père alors posait ses coudes sur sa chaise ; Son coeur plein de sanglots se dégonflait à l'aise, Crép. V dans DÉGONFLER
Elle aimait trop le bal, c'est ce qui l'a tuée ; Le bal éblouissant, le bal délicieux ! Sa cendre encor frémit doucement remuée, Quand, dans la nuit sereine, une blanche nuée Danse autour du croissant des cieux, Orient. 33 dans DÉLICIEUX, EUSE
Du monde délié, je vivrai de lumière, D'extase, et de prière, Oubliant, oublié, Odes, IV, 25 dans DÉLIÉ, ÉE
Ce n'est pas l'humble ver, les abeilles dorées, La verte demoiselle, aux ailes bigarrées, Qu'attendent ses petits [de l'aigle], béants, de faim pressés, Odes, IV, 17 dans DEMOISELLE
[Peuples] ! Dieu vous dénombrera d'une voix solennelle, Odes, III, 1 dans DÉNOMBRER
Jeunesse aux jours dorés, je t'ai donc dépensée, F. d'aut. 36 dans DÉPENSER
Sur les mers irritées, Dérivent, démâtées, Nefs par les nefs heurtées, Orient. 5 dans DÉRIVER
La poutre du toit descellée Ploie...., Orient. 28 dans DESCELLÉ, ÉE
Un coeur désemparé de ses illusions, Voix intér. 28 dans DÉSEMPARÉ, ÉE
[Ils] Poursuivent un oeil noir dessous la jalousie à travers l'éventail, F. d'aut. 28 dans DESSOUS
Les cieux nous enviaient Sombreuil ; Ils ont repris leur exilée : Nous tous, bannis, traînons le deuil !, Odes, II, 9 dans DEUIL
Du Saint des Saints ému les feux se découvrirent, Tous les cieux un moment brillèrent dévoilés, Odes, I, 5 dans DÉVOILÉ, ÉE
Ce n'était pas Madrid, le Kremlin et le Phare, La diane au matin fredonnant sa fanfare, Crép. 5 dans DIANE
Souvent sa robe diaprée [de la demoiselle, insecte], Souvent son aile est déchirée Aux mille dards des buissons verts, Odes, IV, 16 dans DIAPRÉ, ÉE
Si quand la diatribe autour d'un nom s'élance, Vous voyez une femme écouter en silence, Et douter...., Crép. 39 dans DIATRIBE
Porte ailleurs ton regard sur Dieu seul arrêté ; Rien ici-bas qui n'ait en soi sa vanité ; La gloire fuit à tire-d'aile ; Couronnes, mitres d'or brillent, mais durent peu ; Elles ne valent pas le brin d'herbe que Dieu Fait pour le nid de l'hirondelle, F. d'automne, 4 dans DIEU
Donnez, pour être aimés du Dieu qui se fit homme, Pour que le méchant même en s'inclinant vous nomme, Pour que votre foyer soit calme et fraternel, F. d'automne, 32 dans DIEU
Viens près de ces lares tranquilles, Tu verras de loin dans les villes Mugir la Discorde aux cent voix, Odes, IV, 2 dans DISCORDE
À bas les disputations cardinales et quodlibétaires, dans le Dict. de POITEVIN. dans DISPUTATION
Rien de plus matériel que la théogonie antique ; loin qu'elle ait songé, comme le christianisme, à diviser l'esprit du corps, elle donne forme et visage à tout, même aux essences, même aux intelligences, Cromwell, préf. dans DIVISER
Les djinns funèbres, Fils du trépas, Dans les ténèbres Pressent leurs pas, Orient. 28 dans DJINN
Il [le vrai soldat] porte un doliman percé dans les mêlées, Orient. 15 dans DOLIMAN
Qui donne aux pauvres prête à Dieu, Feuill. d'aut. 32 dans DONNER
Donnez, méchants, Dieu vous pardonne ; Donnez, ô bons, Dieu vous bénit !, Voix, 2 dans DONNER
.... Ces rois, cour dorée et nombreuse, Qui naguère peuplait d'une tente poudreuse Le vestibule impérial !, Odes, III, 7 dans DORÉ, ÉE
Trouvez-le-moi bien sombre [un manoir], Bien calme, bien dormant, Couvert d'arbres sans nombre, Dans le silence et l'ombre Caché profondément, Odes, V, 25 dans DORMANT, ANTE
Nous voulions tous deux à la fois Doubler le même promontoire, F. d'aut. 9 dans DOUBLER
Les feux du polygone, Et la bombe et le sabre, et l'or de la dragonne Furent ses premiers jeux [à Napoléon], Crép. 2 dans DRAGONNE
Tout ce que bâtit l'homme est bâti sur le sable, Ce qu'il dresse est dressé pour le vent du désert, Voix intér. 28 dans DRESSÉ, ÉE
Tous deux [Napoléon et son fils] sont morts ; Seigneur, votre droite est terrible !, Crép. V dans DROIT, DROITE
Guerrier de quarante ans au profil sérieux, Jeune homme au blond duvet, jeune fille aux doux yeux, Crép. IV dans DUVET
Elle aimait trop le bal ; c'est ce qui l'a tuée, Le bal éblouissant, le bal délicieux, Orient. 33 dans ÉBLOUISSANT, ANTE
.... allons, messieurs, êtes-vous fous ? On n'y voit pas ; ils vont s'éborgner, par saint George !, Marion Delorme, II, 3 dans ÉBORGNER
A-t-il donc ébréché le sabre de son père ?, Orient. 7 dans ÉBRÉCHER
Le budget.... qui, laissant à flots l'or couler de ses plaies, Traîne un ventre splendide écaillé de monnaies, Crép. 4 dans ÉCAILLÉ, ÉE
Ô poëtes sacrés, échevelés, sublimes !, F. d'aut. 38 dans ÉCHEVELÉ, ÉE
Le Danube qui, par cinq fleuves, Tombe échevelé dans la mer, Orient. 12 dans ÉCHEVELÉ, ÉE
La guerre.... Vous fit [canons] pour la bataille, et nous vous avons pris, Pour vous éclabousser des fanges de Paris, Voix int. dans ÉCLABOUSSER
Elles prêtent leur forme à toutes mes pensées ; Je les vois, je les vois ; elles me disent : viens, Puis autour d'un tombeau dansent entrelacées, Puis s'en vont lentement, par degrés éclipsées, Orient. XXXIII, 2 dans ÉCLIPSÉ, ÉE
J'écraserais dans l'oeuf ton aigle impérial, Hern. II, 3 dans ÉCRASER
Les peuples ont leur lendemain : Pour rendre leur route douteuse, Suffit-il qu'une main honteuse Change l'écriteau du chemin ?, Crép. I dans ÉCRITEAU
....Je voulais, menant au but la foule, Avec le siècle qui s'écroule, Confronter le siècle écroulé, Odes, III, 8 dans ÉCROULÉ, ÉE
Il n'est pas un bandit écumé dans nos villes, Pas un forçat.... Qui veuille mordre en France au pain des trahisons, Crép. 10 dans ÉCUMÉ, ÉE
Les deux chaises d'ivoire ont reçu les édiles, Odes, IV, 11 dans ÉDILE
L'homme aujourd'hui sème la cause, Demain Dieu fait mûrir l'effet, Crép. 5 dans EFFET
Si vous n'avez jamais vu.... La valse.... Effeuiller en courant les femmes et les fleurs, F. d'aut. 23 dans EFFEUILLER
Ma muse, égarant son essor, Ose aux noms profanés qu'un vain orgueil proclame, Mêler ce chaste nom que l'amour dans mon âme A caché...., Odes, V, 13 dans ÉGARER
J'aurais dit au poëte élancé vers la gloire...., Odes, II, 1 dans ÉLANCÉ, ÉE
Tandis que, triviale, errante et vagabonde, Entre tes quatre pieds toute la ville [Paris] abonde, Comme une fourmilière aux pieds d'un éléphant, Voix intér. à l'arc de l'Étoile dans ÉLÉPHANT
C'est moi qui marque leur séjour, Aux réprouvés de ma colère, Comme aux élus de mon amour, Odes, I, 10 dans ÉLU, UE
(Moïse) Sous les traits d'un enfant délaissé sur les flots, C'est l'élu du Sina, c'est le roi des fléaux, ib. IV, 34 dans ÉLU, UE
J'aurais la molle ottomane Dont émane Un parfum qui fait aimer, Orient. 19 dans ÉMANER
L'insecte vert qui rôde, Luit, vivante émeraude, Sous les brins d'herbe verts, Orient. 9 dans ÉMERAUDE
Ces chants que ton génie émiette Tombent à la vague inquiète Qui n'a jamais rien entendu, Chants du crép. V dans ÉMIETTER
Ne vous effrayez pas, douce mère inquiète, Dont la bonté partout dans la maison s'émiette, Voix, 25 dans ÉMIETTER
... mais l'église est sale ; mais les sculptures de François 1er sont emmargouillées de badigeon jaune, le Rhin, 1er vol. lett. 3 dans EMMARGOUILLÉ, ÉE
Camarades, un gros vieux arbre creux et mort où un homme peut se fourrer comme dans une gaîne, ces sauvages [en Vendée] appellent çà une émousse, Quatre-Vingt-Treize, t. 1er, 1re partie, liv. 1er dans ÉMOUSSE
Qui peut savoir combien toute douleur s'émousse, Et combien sur la terre un jour d'herbe qui pousse Efface de tombeaux ?, F. d'automne, 6 dans ÉMOUSSER
Amis, Charles d'Espagne, étranger par sa mère, Prétend au saint-empire, Hernani. dans EMPIRE
La flamme des vaisseaux empourpre la voilure, Crép. I dans EMPOURPRER
....Le sang empourprait d'un rouge plus ardent Sa crête dentelée [du serpent], Orient. 26 dans EMPOURPRER
Il est si beau, l'enfant avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers, Feuilles d'aut. XI dans ENFANT
Bords où mes pas enfants suivaient Napoléon, Fortes villes du Cid !, Feuilles d'aut. X dans ENFANT
La brume enfuie, Odes, V, 24 dans ENFUI, IE
De lourds alexandrins l'un sur l'autre enjambant Comme des écoliers qui sortent de leur banc, Voix int. 22 dans ENJAMBER
J'aime après le combat que sa voix [du vrai soldat] enjouée Rie, et, des cris de guerre encor tout enrouée, Chante les houris et l'amour, Orient. 15 dans ENROUÉ, ÉE
D'autres villes.... Pleines d'entassements de tours, de pyramides, F. d'aut. 29 dans ENTASSEMENT
Nous avons un instant crié : la Grèce, Athènes !.... Puis l'entr'acte est venu ; c'est bien, et maintenant.... Nous avons tout rayé pour écrire autre chose, Crép. 8 dans ENTR'ACTE
Dans l'entrave où mon pied se sent pris en arrière, les Burgraves, I, 3 dans ENTRAVES
L'Europe résistait aux deux États envahisseurs, le Rhin, conclusion. dans ENVAHISSEUR
Il pleure sa jeunesse avant l'âge envolée, Odes, IV, 1 dans ENVOLÉ, ÉE
Lorsque pour moi vers Dieu ta voix s'est envolée, F. d'aut. 37 dans ENVOLER (S')
Quel est sur votre front ce nuage épandu ?, Cromwell, II, 19 dans ÉPANDU, UE
Votre esprit.... sur le clavier qui frémit sous vos chants S'éparpille en notes sonores, Feuilles d'aut. 81 dans ÉPARPILLER
Esprit qui tient le livre où l'innocence épèle, Feuilles d'aut. 37 dans ÉPELER
Le vieux prêtre se courbe, et, n'y voyant qu'à peine, À ce jour ténébreux épèle un livre obscur, Crép. prél. dans ÉPELER
Montre-moi l'Éternel donnant comme un royaume Le temps à l'éphémère et l'espace à l'atome, Odes, IV, 9 dans ÉPHÉMÈRE
Les dragons chevelus, les grenadiers épiques, Et les rouges lanciers...., Crép. 5 dans ÉPIQUE
Quand, laissant ma voile Fuir au gré de l'air, Penché sur la lame, J'écoute avec l'âme Cet épithalame Que chante la mer, Crép. 20 dans ÉPITHALAME
Ce n'était pas alors, sire, cette épopée Que vous aviez naguère écrite avec l'épée, Arcole, Austerlitz, Montmirail, Crépusc. 5 dans ÉPOPÉE
Et la colère en moi n'est pas plus épuisable Que le flot dans la mer immense et que le sable Dans l'orageux désert remué par les vents, la Libération du territoire dans ÉPUISABLE
Qui laisse les chevreaux, autour de lui paissant, Essayer leur dent folle à l'arbuste naissant, Voix intér. 13 dans ESSAYER
Adorant l'essence inconnue Les saints, les martyrs glorieux Contemplaient sous l'ardente nue Le triangle mystérieux, Odes, I, 10 dans ESSENCE
Mais bah ! vous voulez être un gaillard populaire, Adoré des bourgeois et des marchands d'esteufs, Ruy-Blas, III, 5 dans ESTEUF
Chandelier de fer, que la brume estompe, les Rayons et les Ombres. dans ESTOMPER
Que la ville étagée en long amphithéâtre...., Feuilles d'aut. 2 dans ÉTAGÉ, ÉE
Jeune je m'éteindrai laissant peu de mémoire...., Odes, v, 1 dans ÉTEINDRE
Ses grands yeux noirs brillaient sous la noire mantille : Telle une double étoile au front des nuits scintille Sous les plis d'un nuage obscur, Orient. 33 dans ÉTOILE
Tandis que l'étoile inodore [le bluet] Que l'été mêle aux blonds épis, Émaille de son bleu lapis Les sillons que la moisson dore, Orient. 31 dans ÉTOILE
À peine quelque lampe au fond des corridors Étoilait l'ombre obscure, Crép. 33 dans ÉTOILER
Déjà trois fois hors de l'étui.... Les lames des poignards ont lui, Orient. X dans ÉTUI
Quand, par les rois chrétiens aux bourreaux turcs livrée, La Grèce, notre mère, agonise éventrée, F. d'aut. 40 dans ÉVENTRÉ, ÉE
Ces gais festins d'où s'exilait la gêne, Où l'austère Sénèque en louant Diogène Buvait le falerne dans l'or !, Odes, IV, 15 dans EXILER
....Me laissant tout son bien, Neuf cents livres de rente à peu près, dont j'existe, Marion de Lorme, I, 3 dans EXISTER
Qu'entends-je ? à mes discours seriez-vous exorable ?, Cromwell, III, 7 dans EXORABLE
Le voyage qu'ils font [mes parents morts] est profond et sans bornes ; On le fait à pas lents, parmi des faces mornes, Et nous le ferons tous !, F. d'aut. 6 dans FACE
Le falerne écumait dans de larges cratères Ceints de myrtes fleuris, Odes, II, 5 dans FALERNE
Cette Espagnole.... Qui soulève, en dansant son fandango léger, Les plis brodés de sa basquine, Orient. 21 dans FANDANGO
Sous la lueur fantasmatique d'un ciel crépusculaire s'élevait une énorme masse noire chargée d'aiguilles et de clochetons, dans le Dict. de POITEVIN. dans FANTASMATIQUE
Fantastiques beautés, ce lugubre sourire M'annonce-t-il votre courroux ?, Odes, I, 3 dans FANTASTIQUE
Tous [à Quiberon] succombaient sans peur, sans faste, sans murmure, Odes, I, 4 dans FASTE
Mais ce sont des escaliers fées Qui sous eux s'embrouillent toujours, Ball. 13 dans FÉE
Par leur belle détrempée Les félons seront honnis, Odes, IV, 12 dans FÉLON, ONNE
Si de ce sein brisé la douleur et l'extase S'épanchent comme l'eau des fêlures d'un vase, Crép. 39 dans FÊLURE
On vit dans ce chaos fétide [de la révolution] Naître de l'hydre régicide, Un despote...., Odes, I, 11 dans FÉTIDE
Ce n'est pas même un juif ! c'est un païen immonde, Un renégat, l'opprobre et le rebut du monde, Un fétide apostat...., Crép. 10 dans FÉTIDE
Hélas ! mon père [Louis XVI] est mort d'une mort bien amère ; Ses bourreaux, ô mon Dieu, m'ont abreuvé de fiel, Odes, I, 5 dans FIEL
La double muraille de rochers reparaît, figurant, à chaque instant, de grands donjons en ruine, dans le Dict. de POITEVIN. dans FIGURER
Hélas ! que j'en ai vu mourir de jeunes filles ! C'est le destin ; il faut une proie au trépas, Orient. 23 dans FILLE
Combien de pamphlets vils qui flagellent sans cesse Quiconque vient du ciel, Voix, 29 dans FLAGELLER
Préférons, puisqu'enfin nos coeurs flambent encor, Aux discours larmoyants le choc des coupes d'or, Voix, 6 dans FLAMBER
Comme le flamboiement d'amour de l'infini, dans FLAMBOIEMENT
Gardien des trônes qu'il relève, Son glaive [de la France] est le céleste glaive Qui flamboie aux portes d'Éden, Odes, II, 7 dans FLAMBOYER
[ô enfant] .... dans ton enfance un génie Mit une flamme sur ton front, Odes, V, 22 dans FLAMME
La voyez-vous passer, la nuée au flanc noir ?, Orient. 1 dans FLANC
Il faut qu'avril jaloux brûle de ses gelées Le beau pommier, trop fier de ses fleurs étoilées, Orient. XXXIII dans FLEUR
Quoi, mortes ! quoi, déjà sous la pierre couchées ! Quoi, tant d'êtres charmants sans regard et sans voix ! Tant de flambeaux éteints, tant de fleurs arrachées !, Orient. XXXIII dans FLEUR
Le peuple en foule.... Tombe ainsi qu'en nos champs la neige aux blancs flocons, Odes, IV, 4 dans FLOCON
Le follet fantastique erre sur les roseaux, Ball. 2 dans FOLLET, ETTE
Il [le feu du ciel à Sodome] fond comme cire Agate, porphyre, Pierres du tombeau, Orientales, 1 dans FONDRE
Les reflets sur ses bords [de la cloche] se fondaient mollement, Au fond tout était noir, Crép. 32 dans FONDRE
La force la plus forte C'est un coeur innocent, F. d'aut. 37 dans FORCE
Il [le lion] dort sur le pavé de l'antre, Formidablement allongé, Chansons des rues et des bois, la Méridienne du lion dans FORMIDABLEMENT
Je m'ennuie au Forum, je m'ennuie aux arènes, Odes, IV, 8 dans FORUM
Une bombe ardente.... Tombe et fouille à grand bruit le pavé des cités, Odes, III, 6 dans FOUILLER
Ton cheval a l'oeil intrépide.... Ses pieds fouillent le sol, sa croupe est belle à voir, Orient. 24 dans FOUILLER
Entre tes quatre pieds [Arc de l'Étoile] toute la ville [Paris] abonde Comme une fourmilière aux pieds d'un éléphant, Voix, 4 dans FOURMILIÈRE
....Ma tête, fournaise où mon esprit s'allume, Jette le vers d'airain qui bouillonne...., F. d'aut. 1 dans FOURNAISE
C'est que je voulais, bourreau, Que .... Ma dague au pommeau d'agate Eût ta gorge pour fourreau, Orientales, 30 dans FOURREAU
Si vous n'avez jamais senti la frénésie De voir la main qu'on veut par d'autres mains choisie, F. d'aut. 23 dans FRÉNÉSIE
La tête de Mirabeau avait une laideur grandiose, fulgurante, dans le Dict. de POITEVIN. dans FULGURANT, ANTE
Puis l'oeil entrevoyait dans le chaos confus Aqueducs, escaliers, piliers aux larges fûts, Orient. 1 dans FÛT
On voyait par moments errer dans la futaie De beaux cerfs qui semblaient ..., Voix, 16 dans FUTAIE
Voitures et chevaux à grand bruit l'autre jour Menaient le roi de Naple au gala de la cour, F. d'automne, 3 dans GALA
Elle [la fée] ....qui veut que ma main sévère Joigne la harpe du trouvère Au gantelet du chevalier, Ball. 1 dans GANTELET
Depuis qu'Albaydé dans la tombe a fermé Ses beaux yeux de gazelle, Orient. 26 dans GAZELLE
....Le lendemain, on trouva dès l'aurore Les deux gendarmes morts sur la statue assis, Ball. 8 dans GENDARME
L'Alhambra ! l'Alhambra, palais que les génies Ont doré comme un rêve et rempli d'harmonies, Forteresse aux créneaux festonnés et croulants, Orient. XXX dans GÉNIE
Rome a ses clefs ; Milan, l'enfant qui hurle encor Dans les dents de la guivre, Orient. 2 dans GIVRE
Le vent chasse loin des campagnes Le gland tombé des rameaux verts, Odes, I, 1 dans GLAND
Nul temple n'a gémi dans nos villes ; nul glas N'a passé sur nos fronts criant : hélas ! hélas !, Voix, 2 dans GLAS
Longtemps après sa chute [de la bombe] on voit fumer encore La bouche du mortier large, noire et sonore, D'où monta pour tomber le globe au vol pesant, Odes, III, 6 dans GLOBE
Et je marche effaré des crimes de la gloire, Contempl. V, 11 dans GLOIRE
À Notre-Dame de Lorette J'ai promis, dans mon noir chagrin, D'attacher sur ma gorgerette.... Les coquilles du pèlerin, Ball. 6 dans GORGERETTE
On vous voyait [mes odes].... Demander aux temps gothiques Leurs vieux contes toujours nouveaux, Odes, II, 1 dans GOTHIQUE
Goules, dont la lèvre Jamais ne se sèvre Du sang noir des morts !, Ball. 14 dans GOULE
L'eau du saint fleuve [Jourdain] emplit sa gourde voyageuse [de Chateaubriand], Odes, I, 9 dans GOURDE
Je suis le gracieux de la troupe, M. de l'Orme. dans GRACIEUX, EUSE
Donnez.... [aux pauvres], Afin qu'un blé plus mûr fasse plier vos granges, F. d'aut. 32 dans GRANGE
Ces tribuns opposant, lorsqu'on les réunit, Une charte de plâtre aux abus de granit, Crép. 7 dans GRANIT
Vandales.... qui viennent.... Tout restaurer, moeurs, peuple et monuments hélas ! Civiliser la Grèce et gratter Phidias, Crép. 12 dans GRATTER
Venez, boucs méchants, Psylles aux corps grêles, Aspioles frêles, Comme un flot de grêles, Fondre dans ces champs, Bal. 14 dans GRÊLE
La voix grêle des cymbales Se mêlait par intervalles Aux bruits de la grande mer, Orient. 1 dans GRÊLE
À l'heure où l'on entend lentement revenir Les grelots du troupeau qui bêle, Orient. 21 dans GRELOT
Tenez [enfants], crayons, papiers, mon vieux compas sans pointes, Mes laques et mes grès qu'une vitre défend, Je vous livrerai tout...., Voix, 22 dans GRÈS
Sur des chars qu'emporte Le vol des griffons, Ball. 14 dans GRIFFON
On dirait qu'au milieu de la plaine grondante S'est ouverte soudain la bouche de l'enfer, Ball. 7 dans GRONDANT, ANTE
J'aimais l'essaim d'oiseaux funèbres Qui sur les toits, dans les ténèbres, Vient grouper ses noirs bataillons, Odes, II, 3 dans GROUPER
Là c'est l'artillerie aux cent gueules de fonte, Voix, 4 dans GUEULE
Quel est donc ce brigand qui, là-bas, nez au vent, Se carre, l'oeil au guet et la hanche en avant, Plus délabré que Job et plus fier que Bragance ; Drapant sa gueuserie avec son arrogance ?, Ruy Blas, I, 2 dans GUEUSERIE
J'étais au Carrousel, passant avec la foule Qui par ses trois guichets incessamment s'écoule, F. d'aut. 3 dans GUICHET
L'univers haletant sous son poids formidable [de Napoléon], Odes, II, 4 dans HALETER
Sara, belle d'indolence, Se balance Dans un hamac, Orient. 19 dans HAMAC
L'écueil aux hanches énormes, Crépusc. 26 dans HANCHE
Sans éveiller d'écho sonore, J'ai haussé ma voix faible encore, Odes, II, 10 dans HAUSSER
Alors, la tempête était haute, Nous combattîmes côte à côte, Tous deux, moi barque, toi vaisseau, Feuilles d'aut. 9 dans HAUT, AUTE
Il faudrait.... tout braver pour me voir, Le sabre nu de l'heiduque Et l'eunuque, Orient. 19 dans HEIDUQUE
Quel bras jette les tours sous l'herbe, Change la pourpre en vil lambeau ?, Odes, III, 3 dans HERBE
Éphémère histrion qui sait son rôle à peine, Chaque homme, ivre d'audace ou palpitant d'effroi, Sous le sayon du pâtre ou la robe du roi, Vient passer à son tour son heure sur la scène, Odes, IV, 14 dans HISTRION
L'Angleterre jalouse et la Grèce homérique, Toute l'Europe admire [les Journées de Juillet], Crép. I dans HOMÉRIQUE
Montés au même char, comme un couple homérique, Nous tiendrons pour lutter dans l'arène lyrique, Toi la lance, moi les coursiers, à Lamartine. dans HOMÉRIQUE
Par leur belle détrompée Les félons seront honnis, Odes, IV, 12 dans HONNIR
Quelque chose de grand s'épandra dans les cieux ! Ce sera l'hosanna de toute créature !, Crép. 22 dans HOSANNA
....le hussard rapide, Parant de gerbes d'or sa poitrine intrépide, Odes, V, 9 dans HUSSARD
[ô duchesse de Berry] L'hydre des factions qui, sorti des ténèbres, A marqué pour ta soeur tant d'époques funèbres, Te fait aussi ton jour de deuil, Odes, I, 7 dans HYDRE
La forme, ô grand sculpteur, c'est tout et ce n'est rien ; Ce n'est rien sans l'esprit, c'est tout avec l'idée, Rayons et ombres, xx. dans IDÉE
[Paris] Mamelle sans cesse inondée, Où, pour se nourrir de l'idée, Viennent les générations, Voix intérieures, IV dans IDÉE
L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité, Odes, V, 8 dans ILLIMITÉ, ÉE
Telles, quand une bombe, ardente, meurtrière, Décrit dans le ciel noir sa courbe incendiaire, Odes et ballades, III, 6 dans INCENDIAIRE
L'onde incendiaire [les matières en fusion dans Sodome livrée au feu du ciel] Mord l'îlot de pierre Qui fume et décroît, Orient. 1 dans INCENDIAIRE
Et tu seras semblable à la mère accablée Qui s'assied sur sa couche et pleure, inconsolée, Parce que son enfant n'est plus, Odes, I, 7 dans INCONSOLÉ, ÉE
La colère peut être folle et absurde ; on peut être irrité à tort ; on n'est indigné que lorsqu'on a raison au fond par quelque côté, les Misérables, 1re partie, liv. II, ch. 7 dans INDIGNÉ, ÉE
Et l'hymne inexpliqué qui.... Va de l'aire de l'aigle au nid des hirondelles, Crép. 32 dans INEXPLIQUÉ, ÉE
Mudarra Dont ses [de don Rodrigue] complots sanguinaires Jadis ont tué les frères, Les sept infants de Lara, Orient. 30 dans INFANT, ANTE
Là, dans l'ombre descend ma Muse, à l'oeil fier, aux traits ingénus, Image éclatante et confuse Des anges à l'homme inconnus, Odes, V, 15 dans INGÉNU, UE
Vous offrez l'alliance à tous les inhumains, à des journalistes de robe courte dans INHUMAIN, AINE
Les courants ont lavé le sable ; Au soleil montent les vapeurs, Et l'horizon insaisissable Tremble et fuit sous leurs plis trompeurs, Odes, V, 24 dans INSAISISSABLE
Une voix insultante offrait à sa détresse Les dons ingrats de la pitié, Odes, I, 2 dans INSULTANT, ANTE
Il [Pégase] hennissait vers l'invisible, Chansons des bois et des rues, Pégase dans INVISIBLE
Jamais on ne te voit, Quand le matin blanchit l'angle ardoisé du toit, Sortir, songer, cueillir la fleur, coupe irisée...., Voix intérieures, XIX. dans IRISÉ, ÉE
Toujours son ironie, inféconde et morose, Chants du crépuscule, XII dans IRONIE
Jeune homme, tu fus lâche, imbécile et méchant, Nous ne te plaindrons pas ; lorsque le soc tranchant A passé, donne-t-on une larme à l'ivraie ?, Chants du crépuscule, XII dans IVRAIE
Des temples où siégeaient sur de riches carreaux Cent idoles de jaspe à têtes de taureaux, Orientales, le Feu du ciel. dans JASPE
Je vis sur le sable un serpent jaune et vert, Jaspé de taches noires, Orient. 26 dans JASPÉ, ÉE
Poëtes, j'eus toujours un chant pour les poëtes, Et jamais le laurier qui pare d'autres têtes, Ne jeta d'ombre sur mon front, Odes, III, 1 dans JETER
Hélas ! quand un vieillard aime, il faut l'épargner ; Le coeur est toujours jeune, et peut toujours saigner, Hernani, III, 1 dans JEUNE
C'est donc à dire Que je ne suis qu'un vieux, dont les jeunes vont rire ?, Hernani, II, 3 dans JEUNE
Souvent dans ses desseins Dieu suit d'étranges voies, Lui qui livre Satan aux infernales joies, Et Marie aux saintes douleurs, Odes, I, 2 dans JOIE
Grand journal, journal à grand format, qui s'occupe de politique et qui paraît tous les jours.... Vous ôtez une proie Au feuilleton méchant qui bondissait de joie, Et d'avance poussait des rires infernaux Dans l'antre qu'il se creuse au bas des grands journaux, les Voies intérieures, XXII dans JOURNAL
Frères ! et vous aussi vous avez vos journées ! Vos victoires, de chêne et de fleurs couronnées, Crép. I dans JOURNÉE
et dont la flèche Jouterait avec l'éclair, Orient. I dans JOUTER
La France a des palais, des tombeaux, des portiques, De vieux châteaux, tout pleins de bannières antiques, Héroïques joyaux, conquis dans les dangers, Odes, II, 8 dans JOYAU
Combien vivent joyeux, qui devaient, soeurs ou frères, Faire un pleur éternel de quelques ombres chères !, F. d'automme, VI dans JOYEUX, EUSE
Voici mon noble aïeul ; Il vécut soixante ans, gardant la foi jurée, Même aux juifs !, Hernani, III, 6 dans JUIF, IVE
Quoi ! ce Bohémien, ce galeux, ce bandit ? Ce Zafari ? ce gueux, ce va-nu-pieds ? - Tout juste !, Ruy Blas, IV, 3 dans JUSTE
Médine aux mille tours, d'aiguilles hérissées, Avec ses flèches d'or, ses kiosques brillants, Odes et Ballades, la fée et la péri dans KIOSQUE
Sa haute silhouette noire [du semeur] Domine les profonds labours ; On sent à quel point il doit croire à la fuite utile des jours, Chansons des rues et des bois, Saison des semailles dans LABOUR
Ah ! c'est un beau spectacle, à ravir la pensée, Que l'Europe ainsi faite, et comme il l'a laissée, Hernani, IV, 6 dans LAISSER
Crois-moi donc, laisse en paix, jeune homme au noble coeur, Ce Zoïle à l'oeil faux, ce malheureux moqueur, Voix intérieures, 13 dans LAISSER
Ma foi, laissons-nous faire, et prenons ce qui s'offre, Ruy Blas. IV, 3 dans LAISSER
Déjà trois fois, hors de l'étui, Sous vos doigts, à demi-tirées Les lames des poignards ont lui, Orient. X dans LAME
...On sent en vous des goules, des lamies, D'affreux êtres sortis des cercueils soulevés, Légende des siècles, Eviradnus dans LAMIE
Déjà l'incendie, hydre immense, Lève son aile sombre et ses langues de feu, Odes, IV, Chant de fête de Néron. dans LANGUE
Je dis... qu'à nous deux, Monseigneur, nous faisons un assemblage infâme : J'ai l'habit d'un laquais, et vous en avez l'âme, Ruy Blas, V, 3 dans LAQUAIS
Tenez, crayons, papiers, mon vieux compas sans pointe, Mes laques et mes grès, qu'une vitre défend, Je vous livrerai tout, Voix, 22 dans LAQUE
Viens près de tes lares tranquilles, Tu verras de loin dans les villes Mugir la discorde aux cent voix, Odes, IV, 2 dans LARE
Et puis, te voilà donc mon rival ! un moment Entre aimer et haïr je suis resté flottant ; Mon coeur pour elle et toi n'était pas assez large, Hernani, I, 4 dans LARGE
Largesse, ô chevaliers ! largesse aux suivants d'armes !, Odes, IV, 12 dans LARGESSE
Venez tous ! soit qu'au sein des jeux et des alarmes, Votre écu de Milan porte le vert dragon, Le manteau noir d'Agra semé de blanches larmes...., Odes, IV, 12 dans LARME
....J'ai, faible et plein d'alarmes, Vu trois fois un drap noir semé de blanches larmes Tendre ce corridor, F. d'aut. 6 dans LARME
Or il faut que je sorte une heure, et moi qu'on nomme Ruy Gomez de Sylva, je ne puis l'essayer, Sans qu'un larron d'honneur se glisse à mon foyer, Hernani, I, 3 dans LARRON, ONNESSE
Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois, Les larves, les dragons, les vampires, les gnomes..., Ball. XI dans LARVE
Partout où la nature est gracieuse et belle, Où le chevreau lascif mord le cytise en fleurs, F. d'aut. 38 dans LASCIF, IVE
Ce sont les lavandières Qui passent en chantant là-bas dans les bruyères, Ruy-Blas, II, 1 dans LAVANDIÈRE
Pour attirer la foule aux lazzi qu'il répète, Le blanc Pulcinella sonnait de la trompette, Contemplations, XXII dans LAZZI
Cet enfant que la vie effaçait de son livre, Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre, Feuilles d'automne, I dans LENDEMAIN
La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents, Mais elle vient, Hernani, II, 3 dans LENT, ENTE
Il faut que le lichen, cette rouille du marbre, De sa lèpre dorée au loin couvre le mur, Voix intér. à l'Arc de triomphe dans LÈPRE
[Flotte du sultan] Toi qui, dans ta démence, Battais les mers, immense Comme Léviathan !, Orient. 5 dans LÉVIATHAN
....Il est, je crois, Plus aisé qu'un chameau passe au trou d'une aiguille, Ou le Léviathan au gosier de l'anguille, Qu'un riche et qu'un puissant par la porte des cieux, Cromwell, II, 10 dans LÉVIATHAN
Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine, Chants du crépuscule, XX dans LÈVRE
Qu'à peine un mouvement de ta lèvre indignée Révèle ton courroux au fond du coeur grondant, Voix intér. XXXII dans LÈVRE
La frissonnante libellule Mire les globes de ses yeux Dans l'étang splendide, où pullule Tout un monde mystérieux, les Rayons et les Ombres, XVII dans LIBELLULE
Je suis fils de ce siècle ; une erreur chaque année S'en va de mon esprit, d'elle-même étonnée ; Et, détrompé de tout, mon culte n'est resté, Qu'à vous, sainte patrie et sainte Liberté, Feuilles d'automne, XL. dans LIBERTÉ
Déjà la lice est ouverte ; Les clercs en ont fait le tour ; La bannière blanche et verte Flotte au front de chaque tour, Odes, le Chant du tournoi. dans LICE
Il [Fouquier Tinville] parle : ses licteurs vers l'enceinte fatale Traînent les malheureux que sa fureur signale, Odes, I, 3 dans LICTEUR
Quel serment ? - J'ai juré. - Non, non, rien ne te lie, Hernani, V, 6 dans LIER
Que.... La tour hospitalière, Où je pendrai mon nid, Ait, vieille chevalière, Un panache de lierre Sur son front de granit, Odes, Rêves. dans LIERRE
On a le lierre au front, et la coupe à la main, L'égout de Rome. dans LIERRE
Nous qui sommes, De par Dieu, Gentilshommes De haut lieu, Ball. XI dans LIEU
Et l'on ne songe plus ... Que tout près, par les bois et les ravins caché, Derrière le ruban de ces collines bleues, à quatre de ces pas que nous nommons des lieues, Le géant Paris est couché, F. d'aut. 34 dans LIEUE
Le pesant chariot porte une énorme pierre ; Le limonier, suant du mors à la croupière, Tire, et le roulier fouette, Contemplations, Melancholia. dans LIMONIER
Les noirs linceuls des nuits sur l'horizon se posent, la Bataille perdue. dans LINCEUL
Je courus à la grève et ne vis qu'un linceul De brouillards et de nuit, et l'horreur, et moi seul, les Châtiments, VII, 8 dans LINCEUL
Ayant ceci présent qu'il était votre aïeul Celui qui vient de cheoir de la pourpre au linceul, Hernani dans LINCEUL
Encor si ce banni n'eût rien aimé sur terre ! Mais les coeurs de lion sont les vrais coeurs de père, Chants du crépuscule, V dans LION, ONNE
Vous êtes mon lion superbe et généreux, Hernani, III, 4 dans LION, ONNE
Leur troupeau lourd et rapide, Volant dans l'espace vide, Semble un nuage livide Qui porte un éclair au flanc, Orientales, les Djinns. dans LIVIDE
Amis, un dernier mot, et je ferme à jamais Ce livre, à ma pensée étranger désormais, Feuilles d'automne, XL. dans LIVRE
Amis, loin de la ville, Loin des palais de roi, Loin de la cour servile, Loin de la foule vile, trouvez-moi, trouvez-moi.... Quelque asile sauvage, Odes, Rêves. dans LOIN
Oh ! dans ces jours lointains où l'on n'ose descendre, Quand trois mille ans auront passé sur notre cendre, à nous, qui maintenant vivons, pensons, allons, Voix intér. IV dans LOINTAIN, AINE
C'est la même [l'architecture romane] qui s'appelle aussi, selon les lieux, les climats et les espèces, lombarde, saxonne et byzantine ; ce sont quatre architectures soeurs et parallèles, ayant chacune leur caractère particulier, mais dérivant du même principe, le plein cintre, Notre-Dame de Paris, III, 1 dans LOMBARD, ARDE
Ce Corneille Agrippa pourtant en sait bien long !, Hernani, IV, 1 dans LONG, ONGUE
Los aux dames ! Au roi los ! Vois les flammes Du champ clos, Ball. 12 dans LOS
Roi, pendant que tu sors joyeux de ma demeure, Ma vieille loyauté sort de mon coeur..., Hernani, III, 6 dans LOYAUTÉ
Ce reflet émané du corps de Lucifer, C'était le pâle jour qu'il traîne en nos ténèbres, Le rayon sulfureux qu'en des songes funèbres Il nous apporte de l'enfer, Ball. VIII dans LUCIFER
Soudain à leurs regards une lueur rampante En bleuâtres sillons sur la hauteur serpente, Ball. VIII dans LUEUR
Où sont-ils les marins sombrés dans les nuits noires ? Ô flots ! que vous savez de lugubres histoires !, Rayons et ombres, Oceano nox. dans LUGUBRE
Toujours lui ! lui partout ! ou brûlante ou glacée, Son image [de Napoléon] sans cesse ébranle ma pensée, Orient. 40 dans LUI
Tu verras, si demain le cercueil me dévore, Un soleil aussi beau luire à ton désespoir, Odes, V, 8 dans LUIRE
Cités [mahométanes] aux dômes d'or où les mois sont des lunes, Orient. 41 dans LUNE
En classe, un banc de chêne, usé, lustré, splendide, Une table, un pupitre, les Rayons et les ombres, XLIV dans LUSTRÉ, ÉE
Vous êtes les enfants des belliqueux lycées ! Là vous applaudissiez nos victoires passées, Crép. I dans LYCÉE
Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain, Feuilles d'automne, XL. dans LYRE
Montés au même char, comme un couple homérique, Nous tiendrons, pour lutter dans l'arène lyrique, Toi la lance, moi les coursiers, Odes, à Lamartine. dans LYRIQUE
Son cheval [du soldat] mâche un frein blanc d'écume, Orient. 15 dans MÂCHER
Dors-tu ? réveille-toi, mère de notre mère ! D'ordinaire en dormant ta bouche remuait ; Mais ce soir on dirait la madone de pierre, Ball. 3 dans MADONE
Quelque fée ....Des feux de l'aube boréale Fit une palette idéale Pour ton pinceau magicien, Odes, V, 22 dans MAGICIEN, ENNE
Oh ! l'avenir est magnifique, Jeunes Français, jeunes amis, Chants du crépusc. I dans MAGNIFIQUE
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame, Chants du crépusc. XXX dans MAI
Nous ferons ce soir une chère Chère ; Vous n'y recevrez, maître queux, Qu'eux [les archers], Ball. 11 dans MAÎTRE
Oh ! fuis ! détourne-toi de mon chemin fatal ; Hélas ! sans le vouloir je te ferais du mal !, Hern. III, 4 dans MAL, ALE
Pris dans un corps mal fait, où je suis mal à l'aise, le Roi s'amuse, II, 2 dans MAL, ALE
Oh ! je porte malheur à tout ce qui m'entoure, Hernani, III, 4 dans MALHEUR
Malheur ! tous nos forfaits l'appellent, Tous les signes nous le révèlent, Le jour des arrêts solennels !, Odes, I, 9 dans MALHEUR
Derrière un mamelon la Garde était massée, La Garde, espoir suprême et suprême pensée, Châtiments, V, 13 dans MAMELON
Les hiboux s'effrayaient au fond des vieux manoirs, Ball. Les deux archers dans MANOIR
Le bleu manteau des rois pouvait gêner vos pas ; La pourpre [la pourpre impériale] vous va mieux ; le sang n'y paraît pas, Hernani, IV, 4 dans MANTEAU
Les manteaux relevés par la longue rapière Hélas ! ne passaient plus dans ce jardin sans voix, Voix intérieures, Passé. dans MANTEAU
Est-ce que vous pouvez, sans tristesse et sans plainte, Voir nos ombres flotter, où marchèrent nos pas ?, Rayons et ombres, XXXIV dans MARCHER
Le régiment marcheur, polype aux mille pieds, Crép. 4 dans MARCHEUR, EUSE
Ô flots, que vous savez de lugubres histoires !.... Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées, Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !, Rayons et ombres, Oceano nox. dans MARÉE
Où sont-ils les marins sombrés dans les nuits noires ?, Les rayons et les ombres, XLII dans MARIN, INE
Et renvoyer ces rois qu'on aurait pu bénir, Marqués au front d'un vers que lira l'avenir, Feuilles d'automne, XL. dans MARQUÉ, ÉE
Mon poing désarmé martèle les armures Mieux qu'un chêne noueux choisi dans les forêts, Ball. 5 dans MARTELER
Alors la masure, où la mousse Sur l'humble chaume a débordé, Montre avec une fierté douce Son vieux mur, de roses brodé, Voix intérieures, V dans MASURE
Quelle plus misérable et plus pauvre masure Qu'un homme usé, flétri, mort pour l'illusion, Riche et sans volupté, jeune et sans passion ?, Voix intérieures, à un riche dans MASURE
Je m'étais endormi la nuit près de la grève ; Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve, J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin, Stella. dans MATIN
Comme il était rêveur au matin de son âge !, Odes, III, 6 dans MATIN
Alors, oh ! je maudis dans leur cour, dans leur antre, Ces rois dont les chevaux ont du sang jusqu'au ventre !, Feuilles d'automne, XL. dans MAUDIRE
Par ses propres fureurs le maudit se dévoile ; Dans le démon vainqueur on voit l'ange proscrit, Od. I, 4 dans MAUDIT, ITE
Car elle avait quinze ans, un sourire ingénu, Et m'aimait sans mélange, Orient. 26 dans MÉLANGE
D'autres viendront... Puiser dans cet asile heureux, calme, enchanté, Tout ce que la nature à l'amour qui se cache Mêle de rêverie et de solennité, Rayons et ombres, XXXIV dans MÊLER
Ô vils marchands d'eux-même ! immonde abaissement, Légende des siècles, XII, 2 dans MÊME
J'avais oublié cette histoire. - Celui dont le flanc saigne, a meilleure mémoire ; L'affront que l'offenseur oublie en insensé, Vit et toujours remue au coeur de l'offensé, Hernani, IV, 4 dans MÉMOIRE
Autour du froid tombeau d'une épouse ou d'un frère Qui de nous n'a mené le deuil ?, Odes, I, 2 dans MENER
Je n'ai jamais cherché les baisers que nous vend Et l'hymne dont nous berce avec sa voix flatteuse La popularité, cette grande menteuse, Voix, 2 dans MENTEUR, EUSE
Monsieur, vous qui venez de me parler ainsi, Ne demandez jamais ni grâce ni merci, Hernani, II, 3 dans MERCI
Ô l'amour d'une mère, amour que nul n'oublie ! Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie, Table toujours servie au paternel foyer ! Chacun en a sa part, et tous l'ont tout entier !, Feuilles d'automne, I dans MÈRE
Quand, par les rois chrétiens aux bourreaux turcs livrée, La Grèce, notre mère, agonise éventrée, Feuilles d'automne, XL. dans MÈRE
Parmi les fleurs J'entends les gais pinsons et les merles siffleurs, Floréal (Châtiments, VII, 14). dans MERLE
J'ai dit à notre abbé : messire, Priez bien pour tous nos soldats, Ballades, la Fiancée du timbalier dans MESSIRE
Vieillard, va-t'en donner mesure au fossoyeur, Hernani, I, 2 dans MESURE
Ces faux Dieux que leur siècle encense, Dont l'avenir hait la puissance, Vous trompent dans votre sommeil, Tels que ces nocturnes aurores, Où passent de grands météores, Mais que ne suit pas le soleil, Odes, I, 11 dans MÉTÉORE
Midi sèche l'eau des citernes, Chans. des rues et des bois, la Méridienne du lion dans MIDI
Hier j'avais des châteaux ; j'avais de belles villes, Des Grecques par milliers à vendre aux Juifs serviles, Orientales, XVI dans MILLIER
Pour lui.... Un million joyeux sortit de Waterloo, Contemplations, Melancholia. dans MILLION
Or, de vous deux, c'est toi qu'on hait, lui qu'on vénère ; Vieillard, tu n'es qu'un gueux, et ce millionnaire, C'est l'honnête homme, Contemplations, Melancholia. dans MILLIONNAIRE
Là de blancs minarets, dont l'aiguille s'élance Tels que des mâts d'ivoire, Orientales, 3 dans MINARET
L'esprit de minuit passe, et, répandant l'effroi, Douze fois se balance au battant du beffroi, Ball. 14 dans MINUIT
Vous aimez madame et ses yeux noirs, Vous y venez mirer les vôtres tous les soirs, Hernani, I, 2 dans MIRER
Ah ! le peuple ! océan ! onde sans cesse émue !... Miroir où rarement un roi se voit en beau !, Hernani, IV, 2 dans MIROIR
Ce siècle est grand et fort, un noble instinct le mène ; Partout on voit marcher l'idée en mission, Voix, 1 dans MISSION
En vain boulets, obus, la balle et les mitrailles, De la vieille cité déchiraient les entrailles, Crép. 1 dans MITRAILLE
Néron, maître du monde et dieu de l'harmonie, Qui sur le mode d'Ionie Chante en s'accompagnant de la lyre à dix voix, Odes, Un chant de fête de Néron dans MODE
Lutteurs.... Venez vaincre dans nos fêtes, Afin d'obtenir des poëtes Un chant sur le mode thébain, Odes, IV, 10 dans MODE
....Seigneur bandit, de vous à moi Pas de reproche !, Hernani, II, 3 dans MOI
Qu'il [l'étranger] éveille en passant cette cité momie, Pompéi, corps gisant d'une ville endormie, Orient. 40 dans MOMIE
Crains des bleus horizons le cercle monotone, Ball. 14 dans MONOTONE
Les boas monstrueux, les crocodiles verts, Moindres que des lézards sur les murs entr'ouverts, Glissaient parmi les blocs superbes, Orientales, I dans MONSTRUEUX, EUSE
Parvenu à une certaine hauteur, Son astre haut monté soulève moins de brume, Feuilles d'automne, 36 dans MONTÉ, ÉE
Ô flots, que vous savez de lugubres histoires !... Vous vous les racontez en montant les marées, Rayons et ombres, XLII dans MONTER
La dernière campagne A fait monter bien haut le roi François premier, Hernani, I, 3 dans MONTER
Qui leur eût dit que.... Les chevaux de Crimée un jour mordraient l'écorce Des vieux arbres du grand Louis ?, Voix, 2 dans MORDRE
L'onde incendiaire [l'océan de flamme qui dévore Sodome] Mord l'îlot de pierre Qui fume et décroît, Orient. 1 dans MORDRE
Les moresques balcons en trèfles découpés, Orientales, III dans MORESQUE
Que ce soit Urgèle ou Morgane, J'aime, en un rêve sans effroi, Qu'une fée au corps diaphane, Ainsi qu'une fleur qui se fane, Vienne pencher son front sur moi, Ball. I dans MORGANE
Anacréon, chargé du poids des ans moroses, Pour songer à la mort se comparait aux roses Qui mouraient sur ses cheveux blancs, Odes, III, 1 dans MOROSE
Tout gonflé de poison il attend les morsures, Voix intérieures, 13 dans MORSURE
Les morts durent bien peu ; laissons-les sous la pierre ; Hélas ! dans le cercueil ils tombent en poussière Moins vite qu'en nos coeurs, F. d'automne, 6 dans MORT, MORTE
Les barons en robe de soie, Avec leurs mortiers de velours, Ballades, VI dans MORTIER
Longtemps après sa chute [de la bombe], on voit fumer encore La bouche du mortier, large, noire et sonore, Odes, III, 6 dans MORTIER
Prophète à son jour mortuaire [le poëte], La prison est son sanctuaire, Et l'échafaud est son trépied, Odes, I, 1 dans MORTUAIRE
Là [sur la falaise], tout est comme un rêve, Chaque voix a des mots, Tout parle...., Odes, V, 25 dans MOT
Garder dans son coeur de jeune homme Un nom mystérieux que jamais on ne nomme, Glisser un mot furtif dans une tendre main, F. d'aut. 18 dans MOT
Dans les forêts prochaines La mousse épaisse et verte Abonde au pied des chênes, les Voix intérieures, VIII dans MOUSSE
Que me font ces châteaux, ruines féodales, Si leur donjon moussu n'entend point sur ses dalles Un pas léger courir à côté de mes pas ?, Odes, V, 19 dans MOUSSU, UE
Pour eux [les poëtes] rien n'est muet, rien n'est froid, rien n'est mort, Voix intérieures, 19 dans MUET, ETTE
Les muets bigarrés armés du noir cordon, Orientales, la Douleur du pacha dans MUET, ETTE
Quand l'ouragan mugit, quand des monts brûlants s'ouvrent, Odes, I, 11 dans MUGIR
Je fais jeter par jour un esclave aux murènes, Odes, IV, 8 dans MURÈNE
Ah ! ne vous hâtez pas de mûrir vos pensées ! Jouissez du matin, jouissez du printemps, Odes, V, 17 dans MÛRIR
....Je veux aujourd'hui folâtrer avec vous Au sein des vagues murmurantes, Odes, IV, 3 dans MURMURANT, ANTE
Oh ! la muse se doit aux peuples sans défense, Feuilles d'automne, XL. dans MUSE
Oh ! muse, contiens-toi ! muse aux hymnes d'airain, Muse de la loi juste et du droit souverain, Toi dont la bouche abonde en mots trempés de flamme, Voix intérieures, XXXII dans MUSE
Le doute.... Spectre myope et sourd, qui, fait de jour et d'ombre, Montre et cache à la fois toute chose à demi, Crép. 38 dans MYOPE
Maison mystérieuse et propre aux tragédies !, Ruy Blas, IV, 2 dans MYSTÉRIEUX, EUSE
Mon bonheur s'éleva comme un château de fées, Avec des murs de nacre aux mobiles couleurs, Odes, V, 10 dans NACRE
Ô géant ! se peut-il que tu dormes ? On vend ton sceptre au poids ; un tas de nains difformes Se taillent des pourpoints dans ton manteau de roi, Ruy Blas, III, 2 dans NAIN, AINE
Que t'importe avec ses outrages, à toi, géant, un peuple nain ?, Odes, IV, 6 dans NAIN, AINE
Ô myrrhe ! ô cinname ! Nard cher aux époux !, F. d'aut. 37 dans NARD
L'impassible nature a déjà tout repris, Rayons et ombres, XXXIV dans NATURE
Il est, Chateaubriand, de glorieux navires Qui veulent l'ouragan plutôt que les zéphires, Odes, III, 2 dans NAVIRE
Voici Babel déserte et sombre, Du néant des mortels prodigieux témoin, Orient. I, 6 dans NÉANT
Il voit devant ses pas, seul pour se soutenir, Aux rayons nébuleux de sa funèbre aurore, Le grand désert de l'avenir, Odes, V, 3 dans NÉBULEUX, EUSE
Dors, ô fils d'Apollon ; ses lauriers te couronnent ; Dors en paix : les neuf soeurs t'adorent comme un roi ; De leurs choeurs nébuleux les songes t'environnent, La lyre chante auprès de toi, Odes, IV, 2 dans NÉBULEUX, EUSE
Malheur au vainqueur sans gloire, Qui doit sa lâche victoire À de hideux nécromants !, Odes, IV, 12 dans NÉCROMANT ou NÉGROMANT
Quand sur le flot sombre et grossi Je risquai ma nef insensée, Moi je cherchais un monde aussi, Feuilles d'automne, IX dans NEF
Il faut qu'avril jaloux brûle de ses gelées Le beau pommier, trop fier de ses fleurs étoilées, Neige odorante du printemps, Orient. 33 dans NEIGE
Il neigeait, il neigeait toujours : la froide bise Sifflait..., l'Expiation. dans NEIGER
Quand novembre de brume inonde le ciel bleu, Que le bois tourbillonne et qu'il neige des feuilles, Orient. 41 dans NEIGER
Pour tous les siens ma haine est encor toute neuve, Hernani, I, 2 dans NEUF, EUVE
L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours, Contemplations, II, 16 dans NID
Si, tremblant à ces bruits étranges, Quelque nocturne voyageur En se signant demande aux anges Sur qui sévit ce dieu vengeur, Ball. 13 dans NOCTURNE
Si nul reptile impur, sur vos chastes guirlandes, N'eût traîné ses noeuds flétrissants, Odes, II, 1 dans NOEUD
Être rattaché ....Le pré vert, le sentier qui se noue aux villages, Et le ravin profond...., Crép. 24 dans NOUER
Rois, peuples, couvrez-vous d'un sac souillé de cendre ; Bientôt sur la nuée un juge doit descendre, Odes, III, 1 dans NUÉE
Les obélisques gris s'élançaient d'un seul jet, Orientales, I dans OBÉLISQUE
Parfois il [Napoléon] vient, porté sur l'ouragan numide, Prenant pour piédestal la grande pyramide, Contempler les déserts, sablonneux océans, Orient. 40 dans OCÉAN
Ah ! le peuple, océan, onde sans cesse émue, Hernani, IV, 2 dans OCÉAN
Je contemple longtemps vos créneaux meurtriers, Et la tour octogone et ses briques rougies, Odes, V, 18 dans OCTOGONE
Oh ! laissez, laissez-moi m'enfuir sur le rivage ! Laissez-moi respirer l'odeur du flot sauvage !, Éblouissements dans ODEUR
Depuis qu'Albaydé dans la tombe a fermé Ses beaux yeux de gazelle, Orient. 36 dans OEIL
Tous, taillant et hurlant, en bandits que nous sommes, Oeil pour oeil, dent pour dent, c'est bien ! hommes contre hommes !, Ruy Blas, I, 2 dans OEIL
L'affront, que l'offenseur oublie en insensé, Vit et toujours remue au coeur de l'offensé, Hernani, IV, 4 dans OFFENSÉ, ÉE
Soyez comme l'oiseau posé pour un instant Sur des rameaux trop frêles, Qui sent ployer la branche et qui chante pourtant, Sachant qu'il a des ailes, Chants du crépuscule, 33 dans OISEAU
Poëte, j'eus toujours un chant pour les poëtes ; Et jamais le laurier qui pare d'autres têtes Ne jeta d'ombre sur mon front, Odes, III, 1 dans OMBRE
Son beau flanc plus ombré qu'un flanc de léopard, Voix intérieures, la Vache. dans OMBRÉ, ÉE
Dans la vallée ombreuse, Reste où ton Dieu te creuse Un lit plus abrité, F. d'aut. 37 dans OMBREUX, EUSE
Au frais ondin s'unit l'ardente salamandre, Ball. 2 dans ONDIN, INE
Viens-tu pour voir mes ondines, Ceintes d'algue et de glaïeul ?, ib. 4 dans ONDIN, INE
Le prince est sur le trône, il est grand et sacré, Sur la foule ondoyante il brille comme un phare, Odes, III, 4 dans ONDOYANT, ANTE
Sur deux rangs le cortége ondoie, Ballades, la Fiancée du timbalier. dans ONDOYER
Et c'est alors qu'on voit les peuples étaler Les couleurs les plus fières, Et la pourpre et l'argent et l'azur onduler Aux plis de leurs bannières, Orient. 2 dans ONDULER
Et ma lyre aux fibres d'acier A passé sur ces âmes viles, Comme sur le pavé des villes L'ongle résonnant du coursier, Odes, II, 10 dans ONGLE
Ces voiles où sont-elles, Qu'armaient les infidèles, Et qui prêtaient leurs ailes à l'ongle des brûlots ?, Orient. 5 dans ONGLE
Tandis que tu rêvais sur le trophée opime Un avenir si beau, Crép. 2 dans OPIMES
Je hais l'oppression d'une haine profonde, Feuilles d'automne, XL. dans OPPRESSION
Dans l'orbe flamboyant qui sans cesse tournoie Autour du trône étincelant...., Odes, V, 16 dans ORBE
Ne leur irez-vous pas murmurer à l'oreille : Vous qui vivez, donnez une pensée aux morts ?, Rayons et ombres, XXXIV dans OREILLE
L'orgue majestueux se taisait gravement Dans la nef solitaire, L'orgue, le seul concert, le seul gémissement Qui mêle aux cieux la terre, Chants du crépuscule, 33 dans ORGUE
Que le poëte.... prenne pied dans tel siècle ou dans tel climat, qu'il soit du midi, du nord, de l'occident, de l'orient, qu'il soit antique ou moderne...., Orientales, préface. dans ORIENT
Il résulte de tout cela [l'ardeur des études orientales] que l'Orient, soit comme image, soit comme pensée, est devenu pour les intelligences autant que pour les imaginations une sorte de préoccupation générale à laquelle l'auteur de ce livre a obéi, peut-être à son insu, Orientales, préface dans ORIENT
Les couleurs orientales sont venues comme d'elles-mêmes empreindre toutes ses pensées, toutes ses rêveries ; et ses rêveries et ses pensées se sont trouvées tour à tour et presque sans l'avoir voulu, hébraïques, turques, persanes, arabes...., Orientales, préface. dans ORIENTAL, ALE
Si aujourd'hui quelqu'un lui demande à quoi bon ces Orientales ? qui a pu lui inspirer de s'aller promener en Orient pendant tout un volume ? que signifie ce livre inutile de pure poésie...., Orientales, Préface dans ORIENTAL, ALE
.... Au milieu d'eux [les enfants qui jouent autour du poëte] L'Orientale d'or plus riche épanouit Ses fleurs peintes et ciselées ; La ballade est plus fraîche...., F. d'aut. 15 dans ORIENTAL, ALE
J'aime l'araignée et j'aime l'ortie, Parce qu'on les hait, Contempl. III, 27 dans ORTIE
Puis [Seigneur] vous avez enfin complété l'ossuaire ; Dix ans vous ont suffi pour filer le suaire Du père et de l'enfant, Crép. 5 dans OSSUAIRE
Je vivrai de lumière, D'extase, de prière, Oubliant, oublié, Odes, V, 25 dans OUBLIÉ, ÉE
Nous, échevelés dans la brume, Chantant plus haut que l'ouragan, Nous admirions la vaste écume Et la beauté de l'Océan, Feuilles d'automne, 9 dans OURAGAN
Ce monsieur de Cossé seul dérange la fête ; Comment te semble-t-il ? - Outrageusement bête, le Roi s'amuse, I, 2 dans OUTRAGEUSEMENT
Quand l'ouragan mugit, quand des monts brûlants s'ouvrent, Odes, I, 11 dans OUVRIR
Il contempla longtemps les formes magnifiques Que la nature prend dans les champs pacifiques, Ray. et ombres, 34 dans PACIFIQUE
Écoute-moi, visir de ces guerriers sans nombre, Ombre du padischah qui de Dieu même est l'ombre, Orientales, le Derviche dans PADISCHAH ou PADISHA
C'était plaisir de voir danser la jeune fille ! Sa basquine agitait ses paillettes d'azur, Orient. 33 dans PAILLETTE
Venez tous ! soit qu'au sein des jeux ou des alarmes Votre écu de Milan porte le vert dragon, La fleur de lis de France, ou le pal d'Aragon, Odes, IV, 12 dans PAL
Souvent ma muse aventurière Ceignit la ceinture guerrière Et l'écharpe des paladins, Odes, II, 3 dans PALADIN
Quelque fée.... Des feux de l'aube boréale Fit une palette idéale Pour ton pinceau magicien, Odes, V, 22 dans PALETTE
Parfois le laboureur, sur son sillon courbé, .... rouvrant des tombeaux pleins de débris humains, Pâlit de la grandeur des ossements romains, Rayons et ombres, 8 dans PÂLIR
C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue, Que le haut panthéon élève dans la nue, Au-dessus de Paris...., Chants du crépuscule, 3 dans PANTHÉON
Mes spahis Qui poussaient leurs chevaux par les champs de maïs, Orient. 16 dans PAR
Pour quelque paraguante on vous tûra votre homme, le Roi s'amuse, II, 1 dans PARAGUANTE
La mort aux froides mains la prit toute parée, Pour l'endormir dans le cercueil, Orient. 33 dans PARÉ, ÉE
Son regard ne voit qu'à peine, Et sa voix [d'un enfant] ne parle pas, Odes, I, 9 dans PARLER
Il [Jéhova] a dit au chaos sa parole féconde, Odes, IV, 18 dans PAROLE
Un cri part, et soudain voilà que par la plaine Et l'homme et le cheval emportés, hors d'haleine.... Volent avec les vents, Orientales, Mazeppa. dans PARTIR
Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois..., Odes et ballades, la Ronde du sabbat dans PARTOUT
Quel est cet enfant débile Qu'on porte aux sacrés parvis ?, Odes, I, 9 dans PARVIS
La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents, Mais elle vient, Hernani, II, 8 dans PAS
Que d'alarmes ! Que de larmes ! Un pas d'armes, C'est très beau !, Ball. 12 dans PAS
Viens-tu pas voir mes ondines Ceintes d'algue et de glaïeul ?, Ball. 4 dans PAS
Les Turcs ont passé là : tout est ruine et deuil, Orientales, 18 dans PASSER
En 1817.... l'abbé Grégoire, ancien évêque, ancien conventionnel, ancien sénateur, était passé dans la polémique royaliste à l'état " d'infâme Grégoire " ; cette locution que nous venons d'employer, passer à l'état de, était dénoncée comme néologisme par M. Royer-Collard, les Misérables, 1re part. liv. II, chap. 1 dans PASSER
Je puis maintenant dire aux rapides années : Passez ! passez toujours ! je n'ai plus à vieillir, Crépusc. 25 dans PASSER
Sans voir qu'elle y mêlait les pavots de la mort, Odes, I, 3 dans PAVOT
Voilà donc le paîment de l'hospitalité !, Hernani, III, 5 dans PAYEMENT, PAIEMENT ou PAÎMENT
Tous ces jeunes oiseaux à l'aile vive et peinte, Hernani, III, 1 dans PEINT, EINTE
À Notre-Dame de Lorette J'ai promis, dans mon noir chagrin, D'attacher sur ma gorgerette.... Les coquilles du pèlerin, Ballade, La fiancée du timbalier dans PÈLERIN, INE
Un jour, des vieux hetmans [Mazeppa] il ceindra la pelisse, Orient. 34 dans PELISSE
La tour hospitalière Où je pendrai mon nid, Odes, V, 25 dans PENDRE
Ce siècle avait deux ans, Rome remplaçait Sparte, Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, F. d'aut. 1 dans PERCER
Comme elle court [Lazzara] !... Par les chemins perdus, par les chemins frayés, Orient. 21 dans PERDU, UE
Des péris je suis la plus belle, Ballade, 15 dans PÉRI
Ses cheveux pétillaient de mille diamants, Voix. int. 12 dans PÉTILLER
Enchante ment.... Voilà l'impie ! Il a bu des faux biens le philtre empoisonneur, Odes, IV, 9 dans PHILTRE
Alors tout s'éteignit, flammes, rires, phosphore, Tout, et le lendemain on trouva dès l'aurore Les deux gens d'armes morts sur la statue assis, Ball. VIII dans PHOSPHORE
Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie, Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie, Chants du crépuscule, 3 dans PIEUSEMENT
Ce monstre est celui que les marins appellent poulpe, que la science appelle céphalopode, et que la légende appelle kraken... dans les îles de la Manche on le nomme la pieuvre, Travailleurs de la mer, IV, 2 dans PIEUVRE
J'habitais au milieu des hauts pignons flamands, Contempl. V, 8 dans PIGNON
Qu'un autre, aux rois déchus donnant un nom sévère, Fasse un vil pilori de leur fatal calvaire, Voix, 2 dans PILORI
Voilà ce que je dis ; puis des pitiés me viennent, Quand je pense à tous ceux qui sont dans le tombeau, Feuilles d'aut. 13 dans PITIÉ
Un cri part, et soudain voilà que par la plaine Et l'homme et le cheval emportés, hors d'haleine.... Volent avec les vents, Orient. Mazeppa. dans PLAINE
Il neigeait ; l'âpre hiver fondait en avalanche ; Après la plaine blanche une autre plaine blanche, l'Expiation. dans PLAINE
Chasseurs et laboureurs ont échangé des haines ; Les montagnes toujours ont fait la guerre aux plaines, Burgraves, II, 6 dans PLAINE
C'était plaisir de voir danser la jeune fille, Orient. 33 dans PLAISIR
J'avais des fleurs plein mes corbeilles, Crép. 2 dans PLEIN, EINE
Combien vivent joyeux qui devaient, soeurs ou frères, Faire un pleur éternel de quelques ombres chères !, Feuill. d'aut. 6 dans PLEUR
Là des saules pensifs qui pleurent sur la rive, F. d'aut. 34 dans PLEURER
C'est nous dire : Voilà comme les braves font ; Et c'est une façon, à nous qui restons neutres, De nous faire sentir que nous sommes des pleutres, Un bon bourgeois. dans PLEUTRE
Et l'on peut distinguer bien des choses passées Dans ces plis de mon front que creusent mes pensées, F. d'aut. I dans PLI
Sur ma tête inclinée, Écoute, cette nuit il est venu s'asseoir [le cauchemar], Posant sa main de plomb sur mon âme enchaînée, Odes, V, 7 dans PLOMB
Mon coeur ploie Sous la joie, Ball. 12 dans PLOYER
Sur les chaumières dédaignées Par les maîtres et les valets, Joyeuse, elle [la nature] jette à poignées Les fleurs qu'elle vend aux palais, Voix intérieures, 5 dans POIGNÉE
Il n'est pas une cité Qui dispute sans folie, à Grenade la jolie La pomme de la beauté, Orient. 31 dans POMME
Il faut qu'avril jaloux brûle de ses gelées Le beau pommier, trop fier de ses fleurs étoilées, Neige odorante du printemps, Orient. 33 dans POMMIER
C'est lundi ; l'homme hier buvait aux Porcherons Un vin plein de fureur, de cris et de jurons, Contemplations, Melancholia. dans PORCHERONS
Soyons comme l'oiseau posé pour un instant Sur des rameaux trop frêles, Qui sent ployer la branche, et qui chante pourtant, Sachant qu'il a des ailes, Chants du crépuscule, 33 dans POSÉ, ÉE
De vastes salles Où.... Veillaient assis en cercle et se regardant tous Des dieux d'airain, posant leurs mains sur leurs genoux, Orientales, 1 dans POSER
Dans le champ du potier ils déterrent la bourse, Ultima verba. dans POTIER
C'est le temps qui creuse une ride Dans un claveau trop indigent, Qui sur l'angle d'un marbre aride Passe son pouce intelligent, Voix, 4 dans POUCE
Fiers châteaux, modestes couvents ! Cloîtres poudreux, salles antiques, Odes, II, 3 dans POUDREUX, EUSE
... Pareil au champignon difforme Poussé pendant la nuit au pied d'un chêne énorme, Voix inter. XII dans POUSSÉ, ÉE
Tu dirais aux partis qu'ils font trop de poussière Autour de la raison pour qu'on la voie entière, Crép. 17 dans POUSSIÈRE
Ils [les démolisseurs] ont brisé des os, dispersé des poussières, Odes, II, 3 dans POUSSIÈRE
Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds Ses retentissantes armures, F. d'aut. XXXV, 1 dans POUTRE
Mets sur mon bras ton bras timide, Viens, nous prendrons par les tilleuls, Odes, V, 24 dans PRENDRE
Comme une antique aïeule aux prévoyants discours, Odes, v, 12 dans PRÉVOYANT, ANTE
Enfants, quand vous prierez, prierez-vous pas pour moi ?, F. d'aut. XXXVII dans PRIER
Sa Hautesse aime les primeurs [il s'agit d'une jeune captive chrétienne]. Nous vous ferons mahométane, Orient. 8 dans PRIMEUR
Voilà l'image de la gloire : D'abord un prisme éblouissant, Puis un miroir expiatoire Où la pourpre paraît du sang !, Odes, III, 6 dans PRISME
Qui n'accepterait avec joie Le génie au prix du malheur ?, Odes, IV, 6 dans PRIX
Un manoir dans les bois ! Trouvez-le-moi bien sombre.... Dans le silence et l'ombre Caché profondément, Odes, IV, 25 dans PROFONDÉMENT
Ô vastes cieux ! ô profondeurs sacrées ! Morne sérénité des voûtes azurées !, les Burgraves, II, 3 dans PROFONDEUR
Malheur à lui [le génie] ! l'impure envie S'acharne sur sa noble vie, Semblable au vautour éternel, Et, de son triomphe irritée, Punit ce nouveau Prométhée D'avoir ravi le feu du ciel, Odes, IV, 6 dans PROMÉTHÉE
Je resterai proscrit, voulant rester debout, Ultima verba. dans PROSCRIT, ITE
Il faut, comme un soldat, qu'un prince ait une épée.... Que son fier palais se protége D'un camp au front étincelant, Odes, II, 7 dans PROTÉGER
Et des sommets nouveaux d'autres sommets chargés Sans cesse surgissaient aux yeux découragés Sur sa tête pyramidale [de Babel], Oriental. 1 dans PYRAMIDAL, ALE
Toi qui de la victoire as conduit les quadriges, Applaudissement. dans QUADRIGE
Et ce charme inconnu, cette fraîche auréole Qui couronne un front de quinze ans, Orient. 33 dans QUINZE
Et ce jeune énervé... qui n'admire à Paris Que les femmes de race et les chevaux de prix, Crép. 12 dans RACE
Par intervalles Le singe faisait rage et cognait ses timbales, Contemplations, I, 22 dans RAGE
Dans de certains cas, l'instruction et la lumière peuvent servir de rallonge au mal, les Misérables, 1re part, liv. II, ch. 7 dans RALLONGE
A-t-il du ramazan rompu le jeûne austère ?, Orientales, 7 dans RAMADAN ou RAMAZAN
À travers les rameaux et le feuillage sombre, Je vois leurs yeux étinceler, Orient. 33 dans RAMEAU
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés !, Feuilles d'aut. 19 dans RAMURE
Car de ces pièces-là, si j'ai bonne fortune, Je compte au saint empire en recoudre plus d'une, Et, si quelques lambeaux m'en étaient arrachés, Rapiécer mes états d'îles et de duchés, Hernani, I, 3 dans RAPIÉCER
Les manteaux relevés par la longue rapière, Voix intér. XVI dans RAPIÈRE
Rival de Rome et de Ferrare, Tu pétris pour le mortel rare, Ou le marbre froid de Carrare, Ou le métal qui fume et bout, Feuill. d'aut. 8 dans RARE
Rayonne ! il en est temps, et, s'il vient un orage, En prisme éblouissant change le noir nuage, Odes et ball. IV, 7 dans RAYONNER
Il [un semeur de blé] marche dans la plaine immense, Va, vient, lance le grain au loin, Rouvre sa main et recommence, Chansons des rues et des bois, II, 1 dans RECOMMENCER
Saverny : Réconcilions-nous, ma petite Marie ! - Marion : Réconcilions-nous de moins près, je vous prie, Marion Delorme, I, 1 dans RÉCONCILIER
D'où vient que me voilà, seul et dans la nuit noire, Grave et triste, essayant de redorer ta gloire ?, Crépusc. 12 dans REDORER
Ainsi lorsqu'un mortel.... S'est vu lier vivant sur ta croupe fatale, Génie, ardent coursier, En vain il lutte ; hélas ! tu bondis, tu t'emportes Hors du monde réel, Orientales, Mazeppa. dans RÉEL, ELLE
Il faut, pour réfléchir cet astre tutélaire [la liberté], Que, pur dans tous ses flots, le fleuve populaire Coule à l'ombre du trône appuyé sur les lois, Odes, II, 6 dans REFLÉCHIR
Pourtant ma douce muse est innocente et belle, L'astre de Bethléem a des regards pour elle, Odes, II, 10 dans REGARD
Des plafonds d'un seul bloc couvrant de vastes salles, Où, sans lever jamais leurs têtes colossales, Veillaient, assis en cercle et se regardant tous, Des dieux d'airain posant leurs mains sur leurs genoux, Orientales, I dans REGARDER
Car Dieu fait quelquefois, sous ces saintes rosées, Regermer des fleurons...., Crépusc. X dans REGERMER
Cependant, son nom [de Napoléon] sur la cité Bondissait, des canons aux clochers rejeté, F. d'aut. 30 dans REJETÉ, ÉE
Comme un chien qui remâche une chair oubliée Sur l'os déjà rongé, Voix, 30 dans REMÂCHER
Mes chansons, comme un ciel d'automne rembrunies, Orient. 36 dans REMBRUNI, IE
Oh ! pour remplir de moi ta rêveuse pensée...., Crépuscule, 24 dans REMPLIR
Elle aimait trop le bal.... Sa cendre encor frémit doucement remuée, Quand dans la nuit sereine une blanche nuée Danse autour du croissant des cieux, Orient. 33 dans REMUÉ, ÉE
Va-t'en donc ! nous aurons des rencontres meilleures, Hernani, II, 3 dans RENCONTRE
Ami, cache ta vie et répands ton esprit, Rayons et ombres, à un poëte. dans RÉPANDRE
Quand il aura béni toutes les innocences, Puis tous les repentirs, Chants du crépuscule, 30 dans REPENTIR
C'est moi qui marque leur séjour Aux réprouvés de ma colère, Comme aux élus de mon amour, Odes, I, 10 dans REPROUVÉ, ÉE
Ô République universelle, Tu n'es encor que l'étincelle, Demain tu seras le soleil, Lux. dans RÉPUBLIQUE
Sur ses membres gonflés la corde se replie, Et comme un long serpent resserre et multiplie Sa morsure et ses noeuds, Orient. Mazeppa. dans RESSERRER
Je resterai proscrit, voulant rester debout, Ultimaverba. dans RESTER
Ainsi parfois, quand l'âme est triste, nos pensées S'envolent un moment sur leurs ailes blessées, Puis retombent soudain, Rayons et ombres, 34 dans RETOMBER
Le retrait où dit ses heures Monsieur Louis de France, Notre-Dame de Paris, X, 5 dans RETRAIT
Les retraites d'amour, au fond des bois perdues, Rayons et ombres, 34 dans RETRAITE
Que m'importe après tout que depuis six années Ce roi fût retranché [Charles X] des têtes couronnées ?, Voix, II dans RETRANCHER
Ainsi, noués en gerbe, Reverdiront mes jours, Odes, V, 25 dans REVERDIR
Ô France, France aimée et qu'on pleure toujours, Je ne reverrai pas ta terre douce et triste, Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours, Ultima verba. dans REVOIR
Tout rentra dans la nuit des siècles révolus, Odes, I, 3 dans RÉVOLU, UE
La révolution leur criait : volontaires, Mourez pour délivrer tous les peuples, vos frères !, l'Obéissance passive. dans RÉVOLUTION
Rhéteurs embarrassés dans votre toge neuve, Crépuscule, 2 dans RHÉTEUR
Oui, je suis jeune encore ; et, quoique sur mon front, Où tant de passions et d'oeuvres germeront, Une ride de plus chaque jour soit tracée...., F. d'aut. XL. dans RIDE
Il [notre siècle] les domine tous [les siècles], rien que par ses tombeaux, Odes, III, 5 dans RIEN
On l'eût pris pour un capitaine, Rien qu'à voir sa mine hautaine, la Fiancée du timbalier. dans RIEN
Et qu'avez-vous donné pour tout cela ? fort bien ; Un peu de votre amour ? mais vraiment c'est pour rien, Hernani, III, 4 dans RIEN
La fête commencée, avec ses soeurs rieuses Elle accourait, Orient. 33 dans RIEUR, EUSE
À quoi tiennent, mon Dieu, les vertus politiques ! Combien doivent leur faute à leur sort rigoureux, Et combien semblent purs qui ne furent qu'heureux !, Cromwell, I, 1 dans RIGOUREUX, EUSE
Je te baille [à toi, mon cheval] Pour ripaille, Plus de paille, Plus de son, Ball. 12 dans RIPAILLE
Francfort et Mayence sont deux cités gothiques déjà plongées dans la renaissance, et même, par beaucoup de côtés, dans le style rocaille et chinois, le Rhin, Lett. XXIII dans ROCAILLE
Mon cher, quittez ce rôle ; Vous m'ennuyez beaucoup, si vous vous croyez drôle, Ruy Blas, IV, 5 dans RÔLE
Pour lui, il ignore profondément ce que c'est que le genre classique et le genre romantique ; selon une femme de génie qui, la première, a prononcé le mot de littérature romantique en France, " Cette division se rapporte aux deux grandes ères du monde, celle qui a précédé l'établissement du christianisme et celle qui l'a suivi.... " il ne paraît pas démontré que les deux mots importés par Mme de STAËL soient aujourd'hui compris de cette façon, Odes, Préf. 1824 dans ROMANTIQUE
Voici nos têtes rondes, Cromwell, I, 8 dans ROND, ONDE
Les mains cherchent les mains : soudain la ronde immense, Comme un ouragan sombre, en tournoyant commence, Odes et ballades, la Ronde du Sabbat dans RONDE
Gardez-vous.... Des systèmes dorés aux plumages changeants Qui dans les carrefours s'en vont faire la roue, Crép. 17 dans ROUE
Sous le ciel qui rougeoie, Année terrible, p. 226 dans ROUGEOYER
On dirait qu'en ces jours où l'automne décline, Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt, Orient. 36 dans ROUILLER
Tandis que la foule Autour de lui roule, Satan joyeux foule L'autel et la croix, Odes, la Ronde du Sabbat. dans ROULER
En effet, des cachots la porte à grand bruit roule, Odes, I, 4 dans ROULER
Quand il s'est dans ses noeuds roulé comme un reptile, Orientales, Mazeppa. dans ROULER
Charles X croit que la révolution qui l'a renversé est une conspiration creusée, minée, chauffée de longue main ; erreur, c'est tout simplement une ruade du peuple, Journal d'un révolutionnaire de 1830, septembre dans RUADE
Gomorrhe, Sodome.... L'ardente nuée Sur vous s'est ruée, ô peuples pervers, Orientales, 1 dans RUER
Infortuné le peuple.... Qui voit.... périr son nom et son orgueil, Sans qu'un beau souvenir reste sur sa ruine, Odes, IV, 4 dans RUINE
Bientôt je distinguai, confuses et voilées, Deux voix dans cette voix [la voix de l'océan] l'une à l'autre mêlées, De la terre et des mers s'épanchant jusqu'au ciel.... Et je les distinguai dans la rumeur profonde, Comme on voit deux courants qui se croisent sous l'onde, Feuilles d'automne, 5 dans RUMEUR
On tremble à chaque pas de réveiller dans l'ombre Un démon, ivre encor du banquet des sabbats, Ball. 8 dans SABBAT
[Napoléon] Des porte-clefs anglais misérable risée, Au sacre du malheur il retrempe ses droits, Orient. 40 dans SACRE
Crois-tu donc que les rois, à moi, me sont sacrés ?, Hern. II, 3 dans SACRÉ, ÉE
Ami, vous revenez d'un de ces longs voyages Qui nous font vieillir vite et nous changent en sages, Au sortir du berceau, Feuilles d'automne, 6 dans SAGE
Aucune loi ne peut, sans que l'équité saigne, Faire expier à tous ce qu'a commis un seul, Voix, 2 dans SAIGNER
Au frais ondin s'unit l'ardente salamandre, Ballades, 2 dans SALAMANDRE
Osez-vous bien, fils de Satan ? Nous osons, dit le capitan, Orient. Ch. du pirate. dans SATAN
Les prés.... au gazon de satin, F. d'automne, 36 dans SATIN
Malheur donc ! oh ! malheur au mendiant qui frappe, Hypocrite et jaloux, aux portes du satrape !, Odes, III, 1 dans SATRAPE
Cet argent, voilà ce qu'il faut que j'ajoute, Vient de qui vous savez, pour ce que vous savez, Ruy Blas, IV, 3 dans SAVOIR
Il est des jours de paix, d'ivresse et de mystère Où notre coeur savoure un charme involontaire, Odes, V, 10 dans SAVOURER
Sans toi peut-être sa mémoire Pâlirait d'un oubli fatal ; Mais c'est toi qui sculptes sa gloire Visible sur un piédestal, Feuill. d'aut. à David d'Angers sculpteur. dans SCULPTER
Quand Dieu, las de forfaits, se lève en sa colère, Il suscite un fléau formidable aux cités, Qui laisse après sa suite un effroi séculaire, Odes, V, 4 dans SÉCULAIRE
....le pâtre, au loin accroupi dans les seigles, Voix, 4 dans SEIGLE
Louis seize (on écrit Louis XVI) Louis quinze fut le coupable ; Louis seize fut le puni, les Voix intérieures, 2 dans SEIZE
Allah ! qui me rendra ma redoutable armée ! La voilà par les champs tout entière semée, Comme l'or d'un prodigue épars sur le pavé, Orient. la Bataille perdue. dans SEMÉ, ÉE
Mais le temps, grand semeur de la ronce et du lierre, Touche les monuments d'une main familière, Voix, 4 dans SEMEUR
Pareil au temps ce faucheur sombre Qui suit le semeur éternel, Voix, 5 dans SEMEUR
Alors.... Que les champs exhalaient leurs senteurs embaumées, Crép. 32 dans SENTEUR
Il vous sied, mon amie, D'être dans mon malheur toujours plus raffermie, Hernani, II, 14 dans SEOIR
Quand, dans la nuit sereine, une blanche nuée Danse autour du croissant des cieux, Orient. 33 dans SEREIN, EINE
Que peu de temps suffit pour changer toutes choses ! Nature au front serein, comme vous oubliez !, Rayons et ombres, 34 dans SEREIN, EINE
Grenade efface en tout ses rivales ; Grenade Chante plus mollement la molle sérénade, Orientales, Grenade. dans SÉRÉNADE
Que je voie.... Les étoiles des chars se croiser dans les rues, Et serpenter le peuple en l'étroit carrefour, Orient. 35 dans SERPENTER
Sa séve, nuit et jour, s'épuisait aux orgies, Crépuscule, 13 dans SÉVE
Encor si ce banni n'eût rien aimé sur terre !, Crépuscule, 5 dans SI
Enfant, on me disait que les voix sibyllines Promettaient l'avenir aux murs des sept collines, Odes, Chant de fête de Néron. dans SIBYLLIN, INE
Mon esprit.... Voit.... Et contemple de près ces splendeurs sidérales...., Feuilles d'aut. 7 dans SIDÉRAL, ALE
J'entends les gais pinsons et les merles siffleurs, Floréal. dans SIFFLEUR, EUSE
Une tour.... qui.... Fut bâtie en trois nuits, au dire de nos pères, Par un ermite saint qui remuait les pierres Avec le signe de la croix, Ball. les Deux archers. dans SIGNE
Quand trois mille ans auront passé sur notre cendre.... Quand nos fosses auront fait place à des sillons, Voix intér. VIII dans SILLON
On entendait mugir le semoun meurtrier, Orient. 1 dans SIMOUN
J'aimais le beffroi des alarmes.... Les vitraux éclatants ou sombres, Odes, II, 3 dans SOMBRE
Toi ! sois bénie à jamais ! Ève qu'aucun fruit ne tente, Qui de la vertu contente Habites les purs sommets, Crépusc. 36 dans SOMMET
Qu'un songe au ciel m'enlève ; Que, plein d'ombre et d'amour, Jamais il ne s'achève, Et que la nuit je rêve à mon rêve du jour !, Odes, V, 25 dans SONGE
Dors, ô fils d'Apollon !... De leurs choeurs nébuleux les Songes t'environnent, Odes, IV, 2 dans SONGE
En chasse ! le maître en personne Sonne, Ball. 11 dans SONNER
C'est surtout à réparer le mal fait par les sophistes que doit s'attacher aujourd'hui le poëte, Odes et ballades, Préface de 1824 dans SOPHISTE
Et les roses, nos soeurs, se disputent entre elles Mon souffle de parfums et mon corps de rayons [d'un sylphe], Ball. 2 dans SOUFFLE
Un marouffle, Mis à neuf, Joue et souffle, Comme un boeuf, Une marche De Luzarche, Ball. 12 dans SOUFFLER
Et moi, je ne crois pas Qu'il soit digne du peuple en qui Dieu se reflète De joindre au bras qui tue une main qui soufflette, Voix, II dans SOUFFLETER
Nous entendrons.... Ces millions de morts, moisson du Fils de l'homme, Sourdre confusément dans leurs sépulcres, comme Le grain dans le sillon, F. d'aut. 6 dans SOURDRE
Oui, souris, orphelin, aux larmes de ta mère, Odes, I, 8 dans SOURIRE
Souris même à l'envie amère et discordante, Odes, III, 4 dans SOURIRE
Les archers sournois qui t'attendent [toi cerf] Tendent Leurs arcs dans l'épaisseur du bois, Ball. 11 dans SOURNOIS, OISE
Celui qui.... Sur de soyeux divans se couche avec mollesse, Orient, X dans SOYEUX, EUSE
J'aimais l'essaim d'oiseaux funèbres qui.... Tournoie en mobiles spirales Autour des pavillons légers, Odes, II, 3 dans SPIRALE
L'incendie, attaquant la frégate amirale, Déroule autour des mâts son ardente spirale, Orient. v. dans SPIRALE
Seigneur, je vous bénis ! de ma lampe mourante Votre souffle vivant rallume la splendeur, Odes, v, 14 dans SPLENDEUR
Enfin, après trois jours d'une course insensée, Après avoir franchi fleuves à l'eau glacée, Steppes, forêts, déserts...., Orient. XXXIV, Mazeppa. dans STEPPE
Et ce qui plonge l'âme en des stupeurs profondes, C'est la perfection de ces gredins immondes, Châtiments, VI, 5 dans STUPEUR
Mon esprit.... S'en revint.... Ébloui, haletant, stupide, épouvanté, Car il avait au fond trouvé l'éternité, Feuilles d'aut. la Pente de la rêverie dans STUPIDE
Donc vous me succédez ? [auprès de Marion Delorme]. - Un peu, sur ma parole, Comme le roi Louis succède à Pharamond, Marion Delorme, III, 7 dans SUCCÉDER
Oh ! n'insultez jamais une femme qui tombe ! Qui sait sous que fardeau la pauvre âme succombe ?, Crépusc. XI dans SUCCOMBER
Mais lorsque, grandissant sous le ciel attristé, L'aveugle suicide étend son aile sombre, Crépusc. 13 dans SUICIDE
Ce reflet émané du corps de Lucifer, C'était le pâle jour qu'il traîne en nos ténèbres, Le rayon sulfureux qu'en des songes funèbres Il nous apporte de l'enfer !, Ball. VIII dans SULFUREUX, EUSE
Il faut au sultan des sultanes, Il faut des perles au poignard, Orient. 12 dans SULTANE
Oh oui ! la terre est belle et le ciel est superbe, Crépusc. 28 dans SUPERBE
Cependant on l'a construit quelquefois avec si : Flots d'azur..., D'un charme si suprême Que l'incrédule même S'agenouille à leurs bords !, Feuill. d'aut. 37 dans SUPRÊME
C'était une humble église au cintre surbaissé, L'église où nous entrâmes, Crépuscule, 33 dans SURBAISSÉ, ÉE
Mystérieux abîme où l'esprit se confond ! à quelques pieds sous terre un silence profond, Et tant de bruit à la surface !, Feuilles d'aut. IV dans SURFACE
Sur mon passé rien ne surnage Des vains rêves de mon jeune âge, Odes, V, 21 dans SURNAGER
Rois qu'on montre aux enfants dans tous les syllabaires, Châtim. VI, 5 dans SYLLABAIRE
L'Alhambra !... Forteresse aux crénaux festonnés et croulants, Où l'on entend la nuit de magiques syllabes, Orient. 31 dans SYLLABE
Je suis l'enfant de l'air, un sylphe, moins qu'un rêve, Fils du printemps qui naît, du matin qui se lève, Ball. 2 dans SYLPHE, IDE
Je lui dis : vous étiez du beau siècle amoureux ; Sylvain, qu'avez-vous vu, quand vous étiez heureux ?, Ray. et ombr. la Statue. dans SYLVAIN
Enfants, voici les boeufs qui passent ; Cachez vos rouges tabliers, Ball. 13 dans TABLIER
Il y a deux cents trente ans que l'astronome Jean Fabricius a trouvé des taches dans le soleil ; il y a deux mille deux cents ans que le grammairien Zoïle en avait trouvé dans Homère, Disc. de réception dans TACHE
Comme une peau de tigre, au couchant s'allongeait Le Nil jaune, tacheté d'îles, Orient. 1 dans TACHETÉ, ÉE
Les rois fuyaient ; les rois n'étaient pas de sa taille [de Napoléon], Crépusc. 2 dans TAILLE
César t'eût confié sa cendre, Et c'est toi qu'eût pris Alexandre Pour lui tailler le mont Athos, Feuilles d'automne, à David, statuaire dans TAILLER
Ô géant [Charles-Quint] !.... On vend ton sceptre au poids ! un tas de nains difformes Se taillent des pourpoints dans ton manteau de roi, Ruy-Blas, III, 2 dans TAILLER
Honte au guerrier sans vaillance Qui combat la noble lance Avec d'impurs talismans !, Odes, IV, 12 dans TALISMAN
Il n'est bon qu'à presser des talons une mule, Orient. 5 dans TALON
Les hauts tambours majors aux panaches énormes, Châtiments l'Expiation. dans TAMBOUR
Bien souvent fatigués du soleil, nous aimons Boire au petit ruisseau tamisé par les monts, Crép. 19 dans TAMISÉ, ÉE
Et, comme l'oiseau des tempêtes, Tremper tes ailes dans les flots, Feuilles d'automne, 10 dans TEMPÊTE
Oh ! disaient les peuples du monde, Les derniers temps sont-ils venus ? Nos pas, dans une nuit profonde, Suivent des chemins inconnus, Odes, I, 9 dans TEMPS
Celui-là.... N'est pour moi qu'un maraud sinistre et ténébreux, Ruy Blas, I, 2 dans TÉNÉBREUX, EUSE
Je te tiens écumant sous mon talon de fer !, Ruy Blas, v, 3 dans TENIR
À quoi tiennent, mon Dieu ! les vertus politiques ? Combien doivent leur faute à leur sort rigoureux, Et combien semblent purs, qui ne furent qu'heureux !, Cromwell, I, 1 dans TENIR
Votre mère, c'est bien cette France féconde Qui fait, quand il lui plaît, pour l'exemple du monde, Tenir un siècle dans un jour, Crépusc. 1 dans TENIR
Vous êtes, ô vallon, la retraite suprême, Où nous avons pleuré, nous tenant par la main, Rayons et ombres, 34 dans TENIR
Il [Bonaparte] fit du glaive un sceptre et du trône une tente, Tout son règne fut un combat, Odes, I, 11 dans TENTE
Ces têtes couronnaient, sur les créneaux rangées, Les terrasses de rose et de jasmin en fleurs, Orient. les Têtes du sérail. dans TERRASSE
Malheur à l'enfant de la terre Qui, dans ce monde injuste et vain, Porte en son âme solitaire Un rayon de l'esprit divin !, Odes, le Génie. dans TERRE
En classe.... j'écrivais sans peur, mais sans système, Versant le barbarisme à grands flots sur le thême, Rayons et ombres, 44 dans THÈME
Loin de vous, saintes théories, Codes promis à l'avenir, Ce rhéteur aux lèvres flétries, Ray. et ombres, 1 dans THÉORIE
Moi, Clopin Trouillefou, roi de Thune, successeur du grand coësre, suzerain suprême du royaume de l'argot, Notre-Dame de Paris, II, 6 dans THUNE
... Trois officiers, Immobiles et fiers sur leur selle tigrée, Orient. 16 dans TIGRÉ, ÉE
Fût-il Suivi de cent clairons sonnant des tintamarres, Ruy Blas, I, 2 dans TINTAMARRE
Faisons, comme un tison qu'on heurte au dur chenet, Étinceler la vie, Crép. 33 dans TISON
Puis c'étaient des bijoux, des colliers, des merveilles.... Des tissus plus légers que des ailes d'abeilles, Orient. 33 dans TISSU
Dans l'histoire où tu luis comme en une fournaise, Reste seul à jamais, Titan quatre-vingt-treize, Châtim. Nox. dans TITAN
Le soir tombait, la lutte était ardente et noire, Châtiments, l'Expiation. dans TOMBER
L'homme est sur un flot qui gronde, L'ouragan tord son manteau, Voix, 17 dans TORDRE
Connaître un pas qu'on aime et que jaloux on suit, Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit, Feuilles d'aut. 18 dans TORDRE
Celui qui bassement et tortueusement Se venge..., Ruy Blas, I, 2 dans TORTUEUSEMENT
Et, colosses perdus dans ses larges contours [de Babel], Les palmiers chevelus, pendant au front des tours, Semblaient d'en bas des touffes d'herbes, Orientales, I dans TOUFFE
Regarde parfois dans l'abîme, Avec des yeux de pleurs remplis, Ce point noir dans ton ciel limpide, Ce tourbillon sombre et rapide, Qui roule une voile en ses plis, Feuilles d'automne, 9 dans TOURBILLON
Les chars embarrassés dans les tournants des routes, Chants du crép. Prélude dans TOURNANT
Ô calamités embusquées Au tournant des prospérités !, Voix intér. 2 dans TOURNANT
Un flot tournoyant, Orient. 33 dans TOURNOYANT, ANTE
Les mains cherchent les mains ; soudain la ronde immense Comme un ouragan sombre en tournoyant commence, Ballades, Sabbat. dans TOURNOYER
Ta vie et tes pensées Autour d'un souvenir, chaste et dernier trésor, Se traînent dispersées, Orient. Les tronçons du serpent dans TRAÎNER
La fameuse table de marbre d'un seul morceau [au palais de Justice de Paris], si longue, si large et si épaisse que jamais on ne vit, disent les vieux papiers terriers, dans un style qui eût donné appétit à Gargantua, pareille tranche de marbre au monde, Notre-Dame de Paris, I, 1 dans TRANCHE
Je vais faire un scandale affreux ; soyez tranquille, Ruy Blas, IV, 7 dans TRANQUILLE
Les moresques balcons en trèfles découpés, Orient. 3 dans TRÈFLE
Maintenant la jeune trépassée.... Dort, Orientales, fantômes. dans TRÉPASSÉ, ÉE
Adorant l'essence inconnue, Les saints, les martyrs glorieux, Contemplaient sous l'ardente nue Le triangle mystérieux, Odes, I, 10 dans TRIANGLE
Sa clameur [de l'Océan], qu'emportaient la brise et la rafale, Incessamment vers Dieu montait plus triomphale, F. d'aut. 5 dans TRIOMPHAL, ALE
Il vit tranquillement dans les ignominies, Simple jésuite et triple gueux, Châtiments, IV, 7 dans TRIPLE
Une duègne, affreuse compagnonne Dont la barbe fleurit et dont le nez trognonne, Ruy Blas, IV, 7 dans TROGNONNER
Le vent de la mer Souffle dans sa trompe, Voix, 24 dans TROMPE
Sans pouvoir réunir ses tronçons mutilés Qui rampent et qui saignent, Orientales, les Tronçons du serpent dans TRONÇON
Un grand obélisque tronqué, posé sur un énorme dé figurant un sarcophage romain, le Rhin, lettre 13 dans TRONQUÉ, ÉE
Nous sommes trois chez vous, c'est trop de deux, madame, Hernani, I, 3 dans TROP
De quel nom te nommer, heure trouble où nous sommes ?, Crépusc. Prélude. dans TROUBLE
Et leurs pas, ébranlant les arches colossales, Troublent les morts couchés sous le pavé des salles, Ballades, la Ronde du Sabbat dans TROUBLER
Frères ! et vous aussi vous avez vos journées !... Vos jeunes étendards troués à faire envie à de vieux drapeaux d'Austerlitz !, Crép. 1 dans TROUÉ, ÉE
Les bouches des canons trouaient au loin la foule, Crépusc. I dans TROUER
Elle aimait trop le bal, c'est ce qui l'a tuée, Orient. 33 dans TUER
Un vieux penchant humain mène à la turpitude, Châtiments, à Juvénal dans TURPITUDE
Don Ricardo [au roi] : Seigneur, vous m'avez tutoyé, Me voilà grand d'Espagne [les grands d'Espagne étaient tutoyés par le roi], Hernani, IV, 1 dans TUTOYER
[Sodome et Gomorrhe] Chaque toit recélait quelque mystère immonde, Et, comme un double ulcère, elles souillaient le monde, Orientales, I dans ULCÈRE
Au quinzième siècle.... l'université couvrait la rive gauche de la Seine, depuis la Tournelle jusqu'à la tour de Nesle, Notre-Dame de Paris, III, 2 dans UNIVERSITÉ
Enfin quand ce héros du suprême mystère [l'Antechrist] Aura de crime en crime usé ses noirs destins...., Odes, IV, 13 dans USER
Peut-être on entendait vaguement dans les plaines...., Orient. 1 dans VAGUEMENT
Le val était désert, l'ombre épaisse..., Odes et Ballades, Les deux archers dans VAL
Si vous n'avez jamais vu d'un oeil de colère La valse impure, au vol lascif et circulaire, Effeuiller en courant les femmes et les fleurs, Feuill. d'aut. 23 dans VALSE
Et les bois dont le zéphyr vanne Toutes les graines dans les airs, Feuilles d'automne, 9 dans VANNER
L'océan trompeur Couvre de vapeur La dune, Cromwell, IV, 1 dans VAPEUR
Ces paladins.... Dont le cor, éveillant les varlets et les pages..., Ball. 2 dans VARLET
On s'entretient de vous parfois dans les veillées, Rayons et ombres, 42 dans VEILLÉE
La Vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents, Mais elle vient, Hernani, II, 3 dans VENGEANCE
Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse !, Châtiments, III, 15 dans VENGEUR, GERESSE
Ces rois dont les chevaux ont du sang jusqu'au ventre, Feuilles d'aut. 40 dans VENTRE
Ô seigneur mal venu de ce superbe lieu !, Voix, 19 dans VENU, UE
L'austère vérité n'a plus de portes closes ; Tout verbe est déchiffré, Voix int. 1 dans VERBE
Ma tige a refleuri de séve et de verdeur ; Seigneur, je vous bénis !, Odes, v, 14 dans VERDEUR
Voyez : cet homme est juste, il est bon ; c'est un sage ; Nul fiel intérieur ne verdit son visage, Voix, II, 8 dans VERDIR
Je dors au bruit des eaux, au son lointain des lyres, Sur un lit aux pieds de vermeil, Odes, IV, 8 dans VERMEIL, EILLE
Parce que vous mêlez à la cire des cierges Votre affreux suif vert-de-grisé, Châtiments, à des journalistes de robe courte dans VERT-DE-GRISÉ, ÉE
Et de quel air les rois, à l'instant où nous sommes, Regardent bouillonner dans ce vésuve d'hommes [Paris] La lave des événements !, Feuill. d'aut. 34 dans VÉSUVE
Mon père a épousé la veuve, le Dern. jour d'un condamné, XXIII dans VEUF, VEUVE
Je pourrai dire un jour, lorsque la nuit douteuse Fera parler les soirs ma vieillesse conteuse, Comment...., Feuill. d'aut. I dans VIEILLESSE
Car ainsi que d'un mont tombent de vives eaux...., Voix intér. IX dans VIF, VIVE
Le terrain le plus vulgaire gagne un certain lustre à devenir champ de bataille ; Austerlitz et Marengo sont de grands noms et de petits villages, Orientales, Préface de la 14e édition dans VILLAGE
Et ton amour m'a fait une virginite, Marion Delorme, V, 2 dans VIRGINITÉ
Toi, qu'en ces murs, pareille aux rêveuses sylphides, Ce vitrage éclairé montre à mes yeux avides, Jeune fille...., Odes et Ballades, le Sylphe. dans VITRAGE
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front, Châtim. IV, 9 dans VIVRE
N'avez-vous pas levé votre voile aujourd'hui ?.... L'air de midi m'a suffoquée : Mon voile un instant s'est ouvert, Orient. 11 dans VOILE
Ce tourbillon sombre et rapide, Qui roule une voile en ses plis, Feuilles d'automne, 9 dans VOILE
Le ciel se voile et veut punir, Odes, I, 1 dans VOILER
L'infiniment petit, monstrueux et féroce, Et, dans la goutte d'eau, les guerres du volvoce Avec le vibrion, Châtiments, III, 5 dans VOLVOCE
Hernani : Quoi ! vous portiez la main sur cette jeune fille ! C'était d'un imprudent, seigneur roi de Castille, Et d'un lâche ! - Don Carlos : Seigneur bandit, de vous à moi Pas de reproche !, Hernani, II, 3 dans VOUS
Ô vastes cieux, ô profondeurs sacrées ! Morne sérénité des voûtes azurées !, Burgraves, II, 3 dans VOÛTE
Et vous me demandez, sollicitude amère : " Où donc ton père ? où donc ton fils ? où donc ta mère ? " - Ils voyagent aussi ! Le voyage qu'ils font n'a ni soleil ni lune, Feuilles d'automne, à un voyageur dans VOYAGER
L'eau du saint fleuve [Jourdain] emplit sa gourde voyageuse, Odes, I, 9 dans VOYAGEUR, EUSE
Quand le vent sème au loin un poison voyageur, Odes, I, 11 dans VOYAGEUR, EUSE
Encor si ce banni n'eût rien aimé sur terre ! Mais les coeurs de lion sont les vrais coeurs de père, Chants du crépuscule, 5 dans VRAI, AIE
Mais je dérange tout, pas vrai, dans ce moment ?, Ruy Blas, IV, 7 dans VRAI, AIE
L'yole aux triples flammes, Orient. 4 dans YOLE
Il est, Châteaubriand, de glorieux navires, Qui veulent l'ouragan plutôt que les zéphires, Odes, III, 2 dans ZÉPHIRE ou ZÉPHYR