Henri ESTIENNE (1528 - 1598)

Citations

Soeur de Pâris, la fille au roy d'Asie, 106 dans À
Ainsi qu'au mois d'avril, on voit de fleur en fleur, De jardin en jardin, l'ingénieuse abeille Voleter et piller une moisson vermeille, Sonn. à des Caurres. dans ABEILLE
Le plus souvent les princes s'abestissent De deux ou trois que mignons ils choisissent, 651 dans ABÊTIR
L'autre pressant le cerf d'abois, Devient satyre des bocages, 882 dans ABOI
C'est bien le plus grand mal qu'un homme puisse avoir, Que servir une femme accorte à decevoir, 125 dans ACCORT, ORTE
Lors vous trouvant aussi douce et traitable Qu'auparavant vous n'estiez accostable...., 817 dans ACCOSTABLE
Si du front m'as osté L'honneur, la honte et l'audace premiere, Acouardant mon ame prisonniere, Serve à ta volonté, 185 dans ACCOUARDIR
: Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par faux accusement ne demeure plus sien, 857 dans ACCUSATION
Cela que le soudart aux espaules ferrées, Que le cheval flanqué de bardes acerées, Ne put faire par force, amour le fait seulet, 662 dans ACÉRER
Des puissants dieux et des hommes mocqueur, Tout acharné de meurtre et de furie, Enfié d'orgueil, enflé de vanterie, 652 dans ACHARNER
La terre par le ciel encor n'estoit maudite ; Son sein ne produisoit encores l'aconite, 723 dans ACONIT
Il ne faut estre aux affaires retif ; La royauté est un metier actif, 652 dans ACTIF, IVE
L'un dessus l'autre adentez tomberont, 646 dans ADENS
Voici venir Bellin qui seul avoit erré Tout un jour à chercher son belier adiré, 742 dans ADIRER
L'ardeur du courroux que l'on sent Au premier age adolescent, Me fit trop nicement t'escrire, 454 dans ADOLESCENT, ENTE
Et si tout est confus, qui adoncques dira Les hymnes de ta gloire et ton nom benira ?, 872 dans ADONC
Quand ses cheveux troussés dessus l'oreille, D'une Venus imitent la façon ; Quand d'un bonnet sa teste elle adonise, Et qu'on ne sçait, tant neutre elle deguise Son chef douteux, s'elle est fille ou garçon, 51 dans ADONISER
Venez tost, aerins gendarmes ; Demons, volez à mon secours, 57 dans AÉRIEN, ENNE
Au contraire Alexandre affamé d'avarice, 664 dans AFFAMER
Jà de vostre costé vous avez apperceuë La moindre affection que pour vous j'ay receuë, 787 dans AFFECTION
Ta raison toujours attrempée Ne veut souffrir estre trompée Par leur mignard affolement [des passions et des plaisirs], 519 dans AFFOLEMENT
Heureux celui que ta folie [Calliope] affole, 397 dans AFFOLER
Elle vouloit, tant le plaisir l'affole, Tout à la fois desgorger sa parole, 642 dans AFFOLER
Sautant du lict elle s'est resveillée : Nuds pieds, sans robe, affreuse [en désordre], eschevelée, 630 dans AFFREUX, EUSE
Puis un beau guimple affubla par dessus, Prime, dougé [délicat au toucher], filé de main sçavante, 638 dans AFFUBLER
Acathe où du soleil le signe est imprimé.... Cher present que je donne à toi, chere guerriere, 244 dans AGATE
Tertres d'agathe blanc, petits gazons de laict, 286 dans AGATE
De tels vers fut son epitre achevée, Puis la scella d'une agathe engravée, 633 dans AGATE
Car l'esprit ne sent rien que par l'ayde du corps, 238 dans AIDE
La fortune aide aux hommes courageux, 601 dans AIDER
Un gentil coeur aide tousjours autruy, 640 dans AIDER
Rendre les abbois [n'en pouvoir plus] a bonne grâce en ce passage de BELLEAU : Aussitost que ces advocas Nous ont empietez une fois, Ils nous font rendre les abbois, Précell. p. 90 dans ABOI
De l'abondance du coeur la bouche parle, expression tirée des propres mots de la Sainte Escriture, Précell. 185 dans ABONDANCE
Au besoin cognoist on l'ami, Précell. p. 180 dans AMI, IE
La mort n'ha point d'ami, le malade n'en ha qu'un demi ; et quant au poure, point du tout, ib. p. 167 dans AMI, IE
L'analogie (si les oreilles françoyses peuvent porter ce mot), Apologie pour Hérodote, t. I, p. XLIV, epistre. dans ANALOGIE
À rude asne rude asnier, Précell. p. 179 dans ÂNE
Il est serf de l'argent [il est avare, avide], Précell. p. 76 dans ARGENT
On voit des personnes qui ne sont pas encore venues jusques à l'atheisme, mais sont après pour en trouver le chemin, Apol. d'Hér. I, 14 dans ATHÉISME
Attaquer, d'attacher qui est le vray mot et nayf, Du nouv. lang. p. 81 dans ATTAQUER
La laisser [la poulaille] mortifier et attendrir d'elle-mesme, Apol. pour Hér. p. 365 dans ATTENDRIR
La voile n'est pas une partie du navire, mais plutost une partie de ce qui appartient à l'equippage du navire, et qui est comme l'attiral, s'il est licite d'user de ce mot en telle chouse, Langue franç. ital. 2e dial. p. 310, Paris, 1579 dans ATTIRAIL
Il en prendroit sur le grand autel, Précell. p. 77 dans AUTEL
Telles histoires meritent bien d'estre enregistrées authentiquement, Apol. pour Hérod. XXVI dans AUTHENTIQUEMENT
Borgne est roy entre aveugles, Précell. p. 180 dans AVEUGLE
Je sçay bien que les poures Egyptiens d'Herodote sont fort moquez quant à leur religion, et ne nie pas que ce ne soit à bon droict ; car on y voit de grans badinages, Apolog. pour Hérod. Disc. prélim. VI dans BADINAGE
Besoing fait la vieille trotter, Précell. p. 178 dans BESOIN
Borgne est roy entre aveugles, Précell. 180 dans BORGNE
Les criminels se viennent bruler à la chandelle, comme on dit en commun proverbe, Apol. d'Hér. p. 147, dans LACURNE SAINTE-PALAYE dans BRÛLER
Avoir campos, pour estre libre, Nouveau lang. fr. p. 616 dans CAMPOS
Il est demeuré tout camus, pour dire que quelqu'un est demeuré tout honteux, du Nouv. lang. fr. p. 475 dans CAMUS, CAMUSE
Nous avions un corporal qui tenoit encore bon et avoit opinion qu'il ne seroit pas chassé, estimant que celui qu'on nommoit corps de garde lui porteroit faveur ; mais un je ne sais quel caporal vint portant des lettres de recommandation.... Et en peu de temps après, la place de ce corporal qui estoit natif du pays, fut baillée à cet estrange caporal, dans MÉNAGE dans CAPORAL
Le caprice est une volonté qui vient subitement à quelqu'un sans aucune raison, Fr. ital. p. 111 dans CAPRICE
Il n'y a pas d'apparence que les femmes aient alors le bec gelé ; pour le moins, j'en repon pour celles de Paris, qui ne se sont tenu d'apeler des caquetoires leurs sieges, Apol. d'Hérod. p. 64, dans LACURNE dans CAQUETOIRE
Comme mots nouveaux en l'art militaire vous avez maintenant cavalerie et infanterie, dans le Dict. de DOCHEZ. dans CAVALERIE
Quant aux viandes d'Italie, je ne vous donnerai qu'un petit boucon de cervelat, Dialogue du français italianisé, p. 297 dans CERVELAS
Outre celles qu'ils entretenoient en leurs maisons, ils avoient leurs chalandes [maîtresses] par tous les endroits de la ville, Apol. d'Hérod. p. 58, dans LACURNE dans CHALAND, ANDE
Te vienne le chancre, Apol. d'Hérod. p. 129, dans LACURNE dans CHANCRE
Il ne nous faut que considerer ce qu'on appelle vin theologal et ce qu'on appelle pain de chapitre ; car, quand il est question d'exprimer en un mot un vin bon par excellence, et fust-ce pour la bouche d'un roi, il faut venir au vin theologal ; pareillement, s'il est question de parler d'un pain ayant toutes les qualités d'un bon bien friand pain, ne faut-il pas venir au pain de chapitre ?, Apologie d'Hérod. ch. XXII dans CHAPITRE
Si on regarde bien le plus beau buffet ou chalit d'alors, ne dira on pas que c'est charpenterie et non pas menuiserie ?, Ap. pour Herodote, XXVIII dans CHARPENTERIE
Chatemittes, lequel dernier terme vaut quasi autant que contrefaiseur de brebiettes, Apol. d'Hérod. p. 626, dans LACURNE dans CHATTEMITE
Rien ne lui est trop chaud ni trop froid, Précel. p. 77 dans CHAUD, CHAUDE
Chaud à l'oeuvre, Conf. du lang. fr. avec le grec, p. 103 dans CHAUD, CHAUDE
Belle chere et coeur arriere, Précellence, 216 et 217 dans CHÈRE
Belle chere vaut bien un mets, ib. dans CHÈRE
À petit chien, petit lien, Précell. 198 dans CHIEN, CHIENNE
Il ne s'y entend comme clerc d'ar mes [il y est habile], Précell. p. 79 dans CLERC
Il est de la petite clochette [il est huguenot], Apologie d'Hérod. p. 611, dans LACURNE dans CLOCHETTE
Qui disoient que tels et tels s'estoyent faicts declarer coquus par arrest de la cour de parlement, Apol. pour Hérod. ch. XI dans COCU
Traitté en commissaire, de chair de poisson, Apol. d'Hérod. p. 354, dans LACURNE dans COMMISSAIRE
Marchandise de contre-bande, car ainsi appellent ils [les Vénitiens] celles qu'il est deffendu d'aporter sur peine d'estre confisquées, Apol. d'Hérod. p. 266, dans LACURNE dans CONTREBANDE
Mesmes l'un desquels estoit le contrefaiseur d'esprit, Apolog. pour Hérod. dans RAYNOUARD, contrafazedor. dans CONTREFAISEUR, EUSE
Proverbe commun qui dit qu'il n'est vie que de coquins, quand ils ont assemblé leurs bribes, Apol. d'Hérod. p. 358, dans LACURNE dans COQUIN, INE
Ils ne trouvoient bon le gibier sinon qu'il cornast un peu, c'est à dire, sans deguiser les matieres, qu'il ne fut un peu puant, Apol. d'Hérod. p. 432, dans LACURNE dans CORNER
Aussi estonné qu'un coupeur de bourses pris sur le fait, Apol. d'Hérod. p. 656, dans LACURNE dans COUPEUR, EUSE
Le mot de courtisanne qui est le moins deshonneste synonyme de putain, a pris son origine de la cour de Rome, à sçavoir des premieres devottes qui frequentoient plus que très familierement jour et nuit avec les prelats de Rome, Apol. d'Hérod. p. 576, dans LACURNE dans COURTISANE
Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé.... de quelques courtisanismes modernes et de quelques singularitez courtisanesques, Paris, 1579 dans COURTISANESQUE
Je m'adresseray à ceux qui n'en parlent point à credit, ains semblent avoir de quoy payer, Apol. d'Hérod. Préface dans CRÉDIT
Croisades [signes de croix que le prêtre fait sur l'hostie], Apol. d'Hérod. p. 555, dans LACURNE dans CROISADE
Notre Dame des Crottes, non pas qu'elle soit crotée, mais pour ce qu'elle est en quelque creux sous terre fait en façon de cave, car ce mot crote en cette signification vient du grec crypta, Apol. d'Hérod. p. 603, dans LACURNE dans CROTTER
Mon galland fut mis en cueilleur de pommes, Apol. d'Hérod. p. 461, dans LACURNE dans CUEILLEUR, EUSE
Caligula estoit un homme desbordé à toute vilanie, Apol. pour Hérod. Préf. p. XVII, dans LACURNE dans DÉBORDER
Le troisieme exemple est des miracles d'un moine qui fut quasi aussitost decanonizé que canonizé en la ville de Venise, Apol. d'Hérod. t. II, c. 39 dans DÉCANONISER
Malade d'une sorte de maladie dont les medecins n'ont faict aucune mention, d'un desgoustement de ses actions accoustumées qui l'a contrainct de chercher appetit en des nouvelles, Conformité, préface. dans DÉGOÛTEMENT
Desexcomunier, Apolog. d'Hérod. p. 361, dans LACURNE dans DÉSEXCOMMUNIER
Subtilité, industrie ou dexterité, s'il est licite d'ainsi parler, Apol. pour Hérod. p. 150, dans LACURNE dans DEXTÉRITÉ
De jeune angelot vieux diable, Précellence, p. 163 dans DIABLE
Du diable vint, au diable retourna, ib. p. 176 dans DIABLE
Il est riche que Dieu aime, il est poure que Dieu hait, Precellence, p. 168 dans DIEU
Contre Dieu nul ne peut, ib. dans DIEU
En peu d'heures Dieu labeure, ib. dans DIEU
L'homme propose et Dieu dispose, ib. dans DIEU
Dieu paie tout, ib. dans DIEU
Qui du sien donne, Dieu lui redonne, ib. dans DIEU
Il ne perd rien qui ne perd Dieu, ib. dans DIEU
Qui en son vivant met Dieu en oubli, à la mort ne luy souvient de luy, ib. dans DIEU
Qui s'abbaisse, Dieu l'essauce [exhausse], ib. dans DIEU
Dire d'un et penser d'autre, Apol. d'Hérodote, p. 26, dans LACURNE dans DIRE
Nous disons d'une viande apprestée fort friandement : vous en mangeriez vos doigts ; ils en ont cuidé manger leurs doigts, Conformité, p. 128 dans DOIGT
Qui tost donne, deux fois donne, Précell. p. 184 dans DONNER
Petit don, longuement attendu, n'est pas donné, mais bien vendu, ib. Il en avoit deux, il m'en a donné d'une, Contes d'Eutrap. p. 164, dans LACURNE. dans DONNER
Quand je parle des marchands, je compren les drapiers drapans, usant de ce mot là generalement, Apol. pour Hérod. p. 234, dans LACURNE dans DRAPANT
Celui n'est eschappé, qui traine son lien, Apol. d'Hér. XXVI dans ÉCHAPPER
On ne doit mettre le doigt entre l'escorce et le bois, De la précell. du lang. fr. p. 194 dans ÉCORCE
À haute montée le faix encombre, De la precell. du lang. fr. p. 231 dans ENCOMBRER
À bon entendeur il ne faut qu'un mot, De la précell. p. 187 dans ENTENDEUR
Larron habillé semblablement en gentilhomme, fouillant en la gibeciere ou grande escarcelle du feu cardinal de Lorraine, Apol. pour Hérod. p. 155, dans LACURNE dans ESCARCELLE
Je demande à vous, monsieur qui estes son excusateur [du français italianisé], si, pour ce que les forussits d'Italie ont des privileges que n'ont pas les bannis...., Lang. franç. ital. Dial. I, p. 127 dans EXCUSATEUR
Face d'abbé [visage enluminé], Apol. pour Hérodote, p. 357, dans LACURNE dans FACE
Mangeurs de crucefix, fesseuis de requiem, cafars, Apol. d'Hérod. p. 573, dans LACURNE dans FESSEUR, EUSE
Saint Fiacre le medecin du phy et de celuy principalement qui vient au fondement, Apol. d'Hérod. p. 589, dans LACURNE dans FIC
Dieu sçait si je fus muet ou si j'eus le filet, Apol. d'Hér. p. 236, dans LACURNE dans FILET
Les trahisons envers leurs adversaires qui foncent mieux à l'apointement et leur enflent mieux les bourses, Apol. pour Hérod. p. 4 dans FONCER
Ils ont un mesme formulaire pour toutes personnes [ils tiennent un même langage], Du lang. fr. ital. p. 547 dans FORMULAIRE
Fol devise, et Dieu depart. De ce que fol pense, souvent en demeure. Il n'est au monde si grand dommage que seigneur à fol courage. Il n'est pas sage qui n'a peur d'un fol, Précell. du lang. fr. p. 164 dans FOU ou FOL, FOLLE
Un cheval qui a beu ayant trop chaud, et pour tant a beu for le temps qu'il devoit boire, dans le Dict. de DOCHEZ. dans FOURBU, UE
Je feral ce que dit le florentin : bras de fer, ventre de fourmi, ame de chien, c'est-à-dire pour devenir riche j'endurerai tant de mal que mon corps en pourra porter.... de conscience j'en aurai autant qu'un chien, Apol. d'Herod. p. 47, dans LACURNE dans FOURMI
Un gentilhomme du nom duquel je fournirai [que je nommerai], si besoin estoit, Apol. d'Hérod. p. 611, dans LACURNE dans FOURNIR
Il y a plusieurs mots que l'autre partie de la ville n'entend pas, si l'exposition ne luy est apportée de là ; car comment peuvent sçavoir les marchands de la rue Saint-Denis que c'est à dire un juppin, un fripon ? , Deux dialogues du nouveau lang. fr. p. 644, dans FRANCISQUE MICHEL, Argot. dans FRIPON, ONNE
Rien ne lui est trop chaud ne trop froid, Précell. du lang. fr. p. 77 dans FROID, OIDE
Tout fromage est bien sain qui vient de chiche main [c'est-à-dire il ne faut pas, pour la santé, manger beaucoup de fromage], Précell. du lang. françois, p. 170 dans FROMAGE
Pour dire honnestement : il tient du fol, on dit : il a le cerveau gaillard, ou il a le cerveau un peu gaillard, Apol. d'Hérod, p. 20, dans LACURNE dans GAILLARD, ARDE
Les gourmands font leurs fosses avec leurs dents, Précell. dans LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 199 dans GOURMAND, ANDE
Comme celuy qui disoit : en nostre cave on n'y voit goutte, en nostre grenier on n'y voit grain, Apol. d'Hérod. t. II, p. 179, dans RAYNOUARD, Lexique. dans GRAIN
À la fin on s'est mis à en faire [des chausses] sans brayette, que les uns ont appelé chausses à la gregesque ou à la guarguesque, les autres, tout en un mot, gregesque ou gargesque, ou garguesque, Lang. fr. ital. p. 212, dans MÉNAGE, au mot grègues. dans GRÈGUE
Gringuenotter une messe [la dépêcher], Apol. d'Hérod. p. 646, dans LACURNE dans GRINGOTTER
Voleurs et guetteurs de chemins se prennent pour synonymes, Apol. d'Hérod. p. 271, dans LACURNE dans GUETTEUR
Celtophile : Imaginons, je vous prie, que diroit un Italien qui voudroit par une belle harangue persuader telle chose aux François. Philausone : Je ne suis point imaginateur ; je vous laisse ceste imagination, Lang. franç. ital. Dial. II, p. 488, Paris, 1579 dans IMAGINATEUR
Tesmoin Simon Turq, en la ville d'Anvers, qui tua ou fit tuer en sa presence (il y a environ quinze ans) un autre Italien dedans une chaire faicte avec une très malheureuse ingeniosité, Apol. d'Hérodote, p. 401 dans INGÉNIOSITÉ
Le gentil italianisateur vous donna bien un quiproquo, Lang. fr. ital. Dial. I dans ITALIANISATEUR ou ITALIANISEUR
Je ne doute pas que telle faute n'ait beaucoup de compagnes, parmi une telle ignorance de ces italianiseurs ou italianisateurs, ib. dans ITALIANISATEUR ou ITALIANISEUR
Plusieurs s'accommodent à ceste italianisation aussi bien qu'à plusieurs autres, Lang. franç. ital. Dial. I dans ITALIANISATION
Aujourd'hui l'empereur de Turquie est appellé grand seigneur, voire par nous mesmement, qui italianisons en cela aussi sans y penser ; car les Italiens lui ont fait les premiers cet honneur, dans le Dict. de DOCHEZ. dans ITALIANISER
Vostre seigneurie ou sa seigneurie trottoit par sa bouche.... et plusieurs autres italianismes, Lang. fr. ital. Dial. 1 dans ITALIANISME
Quand nous disons : cela se faisoit au tems jadis, nous declarons que c'est une chose qui est hors d'usage, tellement qu'elle seroit de mauvaise grace en nostre tems, Apolog. pour Hér. p. 426 dans JADIS
Pensez à vous, o courtisans, Qui, lourdement barbarisants Toujours, j'allions, je venions, dites, Du langage français italianisé. dans JE
Quand on dit un bon jannain, que le vulgaire prononce genin, cela s'entend proprement d'un pitaut qui prend bien en patience que sa femme lui fasse porter des cornes, Apol. pour Hérodote, p. 19, dans LACURNE dans JEANNIN
Comparaison de Polybe par laquelle il dit que les courtisans sont semblables aux jets des quels on use pour conter ; car tout ainsi que, selon la place qu'il plaist à celuy qui conte, de donner à tel ou tel ject, il vaut quelquefois dix, quelques fois cent, autrefois mille, autrefois un seulement, ainsi les courtisans...., Apol. pour Hérod. p. 137 dans JET
Comme on dit en proverbe : Jeux de prince, c'est à dire jeux qui plaisent à ceux qui les font, Apol. pour Hérod, p. 278, dans LACURNE dans JEU
Porter l'espée sur la cuisse, et n'en savoir pas jouer, Apol. pour Hérod. p. 510, dans LACURNE dans JOUER
Qui trop tost juge, tost se repent, Precell. 188 dans JUGER
Estre lasche à la besogne, Conform. du fr. avec le grec, 103 dans LÂCHE
Vin sur laict est souhait ; laict sur vin est venin, Précell. du lang. fr. 170 dans LAIT
Si les pierres lapidatoires meritoyent estre adorées, combien plus les lapidateurs !, Apol. d'Hérod. II, 38 dans LAPIDATEUR
De tout temps les gros larrons ont esté plus epargnez que les petits, voire que les gros ont ordinairement pendu les petits, selon le proverbe ancien, Apol. pour Hérod. p. 135, dans LACURNE dans LARRON, ONNESSE
Comme on dit en commun proverbe, on y perdroit son latin, Apol. pour Hérod. p. 13, dans LACURNE dans LATIN, INE
Il y est leurré [phrase proverbiale pour dire : il s'y connaît], Précell. du lang. fr. p. 79 dans LEURRER
Proverbe qui dit que de grand maistre hardy valet, Apol. pour Hérod. p. 674, dans LACURNE dans MAÎTRE
Mal pense, qui ne repense, Précellence, p. 197 dans MAL, ALE
Malchus, qui eut l'oreille coupée et auquel depuis on a osté son nom pour le donner à une sorte de glaive, Apol. d'Hérod. p. 448, dans LACURNE dans MALCHUS
Les cordeliers et les autres moines ensemble, tous les mangeurs de crucifix, Apol. d'Hérod. p. 331 dans MANGEUR, EUSE
Manifacture, Apol. pour Hérod. p. 14 dans MANUFACTURE
Dites moi si vous avez jamais pensé à ce mot françois marmaille, d'où il venoit, Nouv. lang. fr. ital. p. 375 dans MARMAILLE
Nous usons de ce mot de mouton par translation, non pas tant pour un sot que pour un qui a cette simplicité antique, et y va à la bonne foy (comme on dit par proverbe) qui se laisse mener par le nez, Apol. pour Hérod. p. 21, dans LACURNE dans MENER
Tel seigneur, telle mesnie, Précell. p. 179 dans MÉNIE ou, par altération, MÉGNIE
Ayant à parler.... des mespriseurs ou contempteurs d'icelle [l'antiquité], Apol. pour Hérod. p. 13 dans MÉPRISEUR
Chanson qu'on chantoit dix ans, comme je croy, avant, que ma mere grand fut mariée, Apol. pour Hérod. p. 626, dans LACURNE dans MÈRE
Le mielleusement doux chant des sirenes, Apol. pour Hérode, p. 48 dans MIELLEUSEMENT
Il caressoit les petits chiens que on luy mettoit devant, et les mignardoit, Apol. pour Hérod. p. 238 dans MIGNARDER
Aussi n'a faict Belleau aucune difficulté d'en user, quand, parlant d'un enfançon (car il use de ce diminutif), il dit : Tant que sa levre mignotte à petits soupirs suçotte, Préc. du lang. franç. éd. FEUGÈRE, p. 102 dans MIGNON, ONNE
Ce mot milord ne peut estre trouvé estrange aux François, pour ce que, dejà longtemps a, on a accoustumé de dire par joyeuseté un gros milort en signifiant un grant seigneur, Lang. françois ital. p. 50 dans MILORD
Paillard comme un moine, Apol. pour Hérod. p. 326, dans LACURNE dans MOINE
Ceux qui ont esté du bon temps n'ont pas veu les mondanitez que nous voyons aujourd'hui, Apol. pour Hérod. p. 14 dans MONDANITÉ
De bonne myrrhe playe puante, proverbe par corruption de : debonnaire mire [médecin] fait playe puante, Précell. p. 200 dans MYRRHE
Mener les hommes par le nez comme buffles, Apol. pour Hérod. p. 573, dans LACURNE dans NEZ
Les freres ou pour le moins cousins germains de sot sont niais, fat, badaut, nigaud, badin et plusieurs autres, Apol. pour Hérod. p. 19, dans LACURNE dans NIAIS, AISE
Entre tant de François qui usent tous les jours de ces mots, niais ou niez, hagard, debonnaire, leurré, bien peu prennent garde à leur premier usage et s'aperçoivent qu'ils disent des hommes ce qui se dit proprement des oiseaux de proye... ceux-là sçauront que niais ou niez se dit proprement du faucon ou autre oiseau de proye qui est pris au nid et n'ayant encore volé, Précellence du langage françois, éd. FEUGÈRE, p. 128 dans NIAIS, AISE
Nigaud, badin et plusieurs autres noms, Apol. pour Hérod. p. 19, dans LACURNE dans NIGAUD, AUDE,
L'ambassadeur du pape qui souloit estre nommé legat, est par aucuns appellé le nonce, en italianisant, dans le Dict. de DOCHEZ, au mot italianiser. dans NONCE
Il n'y est pas nouveau [il a de l'expérience en cela], Précell. p. 79 dans NOUVEAU ou, devant une voyelle ou une h muette, NOUVEL, NOUVELLE
Il partiroit un oeuf en deux ; il trouveroit à tondre sur un oeuf ; il ne donneroit pas un gros oeuf pour un menu ; pour dire il est avare, Précell. p. 77 et 78 dans OEUF
Ce que nous disons oiseau, et nos ayeuls ou bisayeuls oisel, Précell. p. 66 dans OISEAU
On appelle aujourd'huy à la cour pendans d'oreilles, ceux qui à toutes heures soufflent aux oreilles des grands ; parce qu'ils sont toujours comme pendus à leurs oreilles, Nouv. lang. ital. p. 565 dans OREILLE
, duquel romman sont ces vers, touchant deux maladies ausquelles oiseaux de proye sont subjects : Ils ont pantais (bien m'en recors) Et filandres dedans le corps ; au lieu duquel mot pantais on escrit pantois, qu'on lit au romman d'Alexandre, dict du halletement d'un homme travaillé, Précellence, éd. FEUGÈRE, p. 13 dans PANTOIS, OISE
Ne pourroit-on pas à bon droit nommer nostre siecle le parangon de mechanceté ?, Apol. d'Hérod. p. 107, dans LACURNE dans PARANGON
Meurdres commis en la personne du pere et de la mere qui sont proprement appellez parricides, combien que souvent la signification de ce mot s'estende plus avant, Apol. pour Hérod. p. 86, dans LACURNE dans PARRICIDE
Il partiroit un oeuf en deux, une maille en deux, Précell. p. 77 et 78 dans PARTIR
On dit aussi [parmi les expressions nouvelles] un squadron ou escadron, et patouille ou patrouille, dans le Dict. de DOCHEZ dans PATROUILLE
Je donneray le premier lieu à celuy [le jeu de la paume], auquel on peut aussi dire la nation françoise estre plus adonnée qu'aucune autre : temoin le grand nombre de tripots qui sont en ceste ville de Paris, Précell. éd. FEUGÈRE, p. 139 dans PAUME
Quand on dit c'est un Johannes, cela vaut autant que ce que maintenant on appelle un pedant, Apol. d'Hérod. p. 19, dans LACURNE dans PÉDANT
Aucuns aussi sont mis pour apprendre trois ou quatre mots de latin, en attendant qu'ils soient grandelets pour faire le voyage d'Italie, afin que là on acheve de les leurrer, ou, comme dit le proverbe, qu'on acheve de les peindre, Apol. d'Hérod. p. 91, dans LACURNE dans PEINDRE
Auroient besoin d'avoir ordinairement tels officiers pendus à leur queue, s'il est licite d'user icy de cette façon commune de parler, Apol. d'Hérod. p. 231, dans LACURNE dans PENDRE
Ils ne disent mot, mais ils n'en pensent pas moins, Apol. d'Hérod. p. 584, dans LACURNE dans PENSER
... Dites moi un peu, escoutez un peu, Conform. p 79 dans PEU
Nous appelons parade et bravade, eux [les courtisans] diroyent piaffe, ce que nous nommions magnificence, Précell. du lang. fr. p. 375, éd. FEUGÉRE. dans PIAFFE
Ceux qui se sont trouvés quelque fois au caquet des femmes, quand elles ont les pieds chauds...., Apol. d'Hérod. p. 64, dans LACURNE dans PIED
Traduits si pietrement, Apol. d'Hérod. Préface dans PIÈTREMENT
De jour en jour les bons mots sont decriez entre ceux qui, s'ecoutans pindariser à la nouvelle mode, barbarisent aux oreilles de ceux qui suivent l'ancienne, Apol. d'Hérod. Préface, à la fin. dans PINDARISER
Quand on dit c'est un Joannes, cela vaut autant que ce que maintenant on appelle un pedant, et quand on dit un bon jannain que le vulgaire prononce genin, cela s'entend proprement d'un pitaut qui prend bien en patience que sa femme lui fasse porter des cornes, Apol. d'Hérod. p. 19, dans LACURNE dans PITAUD, AUDE
Il se plaignoit alors de saine teste, comme on dit en commun proverbe, Apol. d'Hér. p. 218, dans LACURNE dans PLAINDRE
Je veux faire au lecteur mes plaintifs [plaintes] touchant quelques choses qui concernent les dicts vocables, Précell. édit. FEUGÈRE, p. 346 dans PLAINTIF, IVE
Et ne croy pas que, selon leur naturel, ils soyent polyphages ou lichnophages [mangeurs de friandises], Lang. franç. ital. dial. 2e, p. 334 dans POLYPHAGE
Quant aux mots porte-enseigne et porte-espée, ils estoient en usage dejà du temps de nos ancestres, Précell. p. 124 dans PORTE-ÉPÉE
Il feroit beau voir que nous eussions fait un composé pour un crocheteur en l'appelant portefaix, et que...., Précell. p. 124 dans PORTEFAIX
En la cour sont assez usités ces trois : porte-table, porte-chaise, porte-queue, Précell. p. 124 dans PORTE-QUEUE
J'en reviens à Menot lequel apelle porteurs de rogatons, portatores rogationum, ceux que Maillard nomme portatores reliquiarum et indulgentiarum, et bullatores, Apol. d'Hérod. p. 65, dans LACURNE dans PORTEUR, EUSE
Posterieur [les fesses], Apol. d'Hérod. p. 529, dans LACURNE dans POSTÉRIEUR, EURE
Il parle aussi de ceux qui les ont [leurs concubines] en leurs chambres à pain et à pot, comme au feuillet 61, col. 3 : Sunt ne hic sacerdotes tenentes concubinas à pain et à pot ; au lieu de quoy Menot dit à pot et à cuiller, Apol. d'Hérod. p. 57, dans LACURNE dans POT
Veau mal cuit et poulets crus Font les cimetieres bossus, Précell. p. 173 dans POULET
Du temps qu'on les appeloit [les gens de loi] pragmaticiens en retenant l'origine du mot, les choses alloient autrement ; mais depuis qu'on leur a retranché une syllabe de leur nom en les appellant praticiens, ils ont bien sçu se recompenser de ce retranchement sur les bourses de ceux qui n'en pouvoient mais, Apol. d'Hérod. p. 242, dans LACURNE dans PRATICIEN
La chouse sera bien tournée si je puis monstrer que le nostre [langage] precelle le leur [l'italien], Precell. édit. FEUGÈRE, p. 36 dans PRÉCELLER
Commun proverbe, toute chose qui est bonne à prendre est bonne à rendre, Apol. d'Hérod. p. 178, dans LACURNE dans PRENDRE
Bonjour, M. Philausone, je suis fort joyeux de ceste rencontre ; car j'avois delibéré de vous aller prier d'un plaisir, Nouveau langage françois. dans PRIER
Je monstreray comme nostre langage, pour rendre sa prononciation plus douce, a trouvé moyen d'eviter la rencontre des voyelles en vocables contigus, Précell. édit. FEUGÈRE, p. 71 dans PRONONCIATION
Tu penses estre quelque habile homme, Conformité, p. 19 dans QUELQUE
Ils y ont envoyé quelqu'un de leur compagnie, Conformité, p. 21 dans QUELQU'UN, UNE
Chacun quiert son semblable, Précell. p. 178 dans QUERIR
Quiproquo d'apothicaire, Apol. d'Hérod. p. 214, dans LACURNE dans QUIPROQUO
Ces deux vers-là [un distique de Martial] furent traduits en ces deux-ci (qui ont pareillement la forme l'un d'hexametre, l'autre de pentametre) : Aube, rebaille le jour ; pourquoy nostr' aise retiens-tu ? Cesar doit revenir ; aube, rebaille le jour, Précell. édit. FEUGÈRE, p. 42 dans REBAILLER
Renard qui dort la matinée N'ha pas la langue emplumée, Précell. 193 dans RENARD
Chacun doit penser à la republique comme à chose où il va de son interest, Précell. p. 81 dans RÉPUBLIQUE
Le grand plaisir que m'avoit fait la lecture de cet historien [Hérodote] ... m'auroit fait oublier la peine que j'aurois prise à rabiller plusieurs et presque infinis passages de l'interpretation latine, Apol. pour Hérod. à un ami dans RHABILLER
Pour devenir bientost riche, il faut tourner le dos à Dieu, Apol. d'Hérod. p. 135, dans LACURNE dans RICHE
Comme je ne voudrois user des deux autres [mots], aussi ne voudrois je dire sur toute rien ou sur tout rien, comme au premier livre d'Amadis : toutesfois il est bien deceu, car elle le hait sur tout rien ; je ne voudrois, dis-je, ainsi parler, encore que je sache bien que rien signifie autant que chose ; car je n'ay rien du monde, et je n'ay chose du monde valent autant l'un que l'autre, De la précellence. dans RIEN
J'en reviens à ce mot, lequel appelle porteurs de rogatons ceux que Maillard nomme portatores reliquiarum et indulgentiarum et bullatores, Apolog. d'Hérod. p. 65, dans LACURNE dans ROGATON
Appelez porteurs de rogatons, pour ce qu'ils ne vivent que des aumones des gens de bien et de grammercis, ib. p. 358 dans ROGATON
À rude asne, rude asnier, Précell. p. 179 dans RUDÂNIER, IÈRE
Quand je seray venu à ceste proposition et qu'il faudra ruer les grands coups de part et d'autre, Précell. édit. FEUGÈRE, p. 38 dans RUER
Il est rusé en cela [il y est habile], Précellence, p. 79 dans RUSÉ, ÉE
De sade, le composé duquel est mausade, longtemps y a qu'on a dict sadinet, Précell. édit. FEUGÈRE, p. 103 dans SADINET, ETTE
Saint Paul et sainte Barbe, pource qu'ils estoient vierges, ne saignerent que du lait quand on leur coupa la teste, Apol. d'Hérod. p. 546, dans LACURNE dans SAIGNER
Le saint de la ville n'est point oré [prié], Précell. p. 185 dans SAINT, AINTE
À petit sainct petite offrande, ib. p. 198 dans SAINT, AINTE
Nos ancestres disoyent : diligence passe science ; mais aucuns aujourd'hui disent : patience passe science, Précell. 165 dans SCIENCE
Il est plus seigneurial d'user de peu de paroles, Précellence, édit. FEUGÈRE, p. 44 dans SEIGNEURIAL, ALE
Amoureux qu'on appelle maintenant serviteurs, Apol. d'Hérod. p. 64, dans LACURNE dans SERVITEUR
Il n'en est pas eschappé un seul, Conformité, p. 18 dans SEUL, EULE
Feuilleter nos romans et desrouiller force beaux mots, tant simples que composez, qui ont pris rouille pour avoir esté si longtemps hors d'usage, Conform. préface. dans SIMPLE
Taverniers qui brouillent et sophistiquent les vins, Apol. d'Hérod. p. 46, dans LACURNE dans SOPHISTIQUER
Le fol est sot quand et quand ; mais tout sot n'est pas fol, Apol. d'Hérod. p. 18, dans LACURNE dans SOT, OTTE
Stratageme, puisque ce mot grec depuis quelque temps a trouvé lieu au langage françois, Apol. St Sébastien. dans STRATAGÈME
Il y est stilé [il connaît cela], Précell. p. 79 dans STYLER
Ceste ruse est des plus sublimes, comme on parle aujourd'hui, Apol. d'Hérod. p. 256, dans LACURNE dans SUBLIME
Le mal passé en comparaison du present n'estoit encore que sucre, comme on parle en commun proverbe, Apol. d'Hérod. p. 87, dans LACURNE dans SUCRE
Qui a suffisance a prou de bien ; qui n'a suffisance, il n'a rien, Précell. p. 88 dans SUFFISANCE
Il est fort suffisant en cela [il s'y connaît], Précell. p. 79 dans SUFFISANT, ANTE
Ce mesme personnage (je di Bembo) use d'adverbes ayant forme de superlatifs, lesquels je confesse que notre langue n'ha point.... mais je respons premierement que les Grecs nous ont faict le plaisir de nous prester une petite particule, laquelle mestans devans les adverbes aussi bien que devant les noms, exprimons ceste superlation, Précellence. dans SUPERLATIF, IVE
Comme on appelle moy et mes freres les Estiennes du surnom [nom] de notre pere, Conform. du lang. français, p. 52 dans SURNOM
J'ay peur de tenir trop long-temps le lecteur suspens touchant la provision curieuse de notre langage, Précell. édit. FEUGÉRE, p. 116 dans SUSPENS
Au lieu de dire parlare.... ils disent parlar.... et sont si bien accoustumez à ceste syncope, ou plustost apocope (que j'appelle retranchement)...., Précel. édit. FEUGÈRE, p. 47 dans SYNCOPE
Talent, ancien mot, pour volonté, Precellence, édit. FEUGÈRE. dans TALENT
Ils voudront que ces façons de parler qui estoyent en credit eux estans jeunes, obtiennent reintegrande asçavoir fossé en talut ou talus...., Précell. édit. FEUGÈRE, p. 374 dans TALUS
Nous disons avare ou avaricieux, eschars, taquin, Précellence. dans TAQUIN, INE
Response qui depuis est venue en proverbe, à savoir de celuy qui, estant interrogé de quel mestier il estoit, respondit qu'il estoit du mestier de tesmoing, Apol. d'Hérod. p. 252, dans LACURNE dans TÉMOIN
Je viendray à des exemples de diminutifs ayans autres terminaisons, Précell. éd. FEUGÈRE, p. 99 dans TERMINAISON
Proverbe a esté depuis et jà de longtemps en usage entre les Grecs mesmement, et de longtemps aussi a esté trouvé veritable : bonne terre, mauvaise gent, Apol. d'Hérod. p. 4, dans LACURNE dans TERRE
Considerons sans passion que nous dirions, si Herodote ou quelque autre historien ancien nous racontoit qu'en quelque pays les hommes seroyent theophages, c'est-à-dire mangedieux, Apologie pour Hérod. Disc. prélim. p. XVI, la Haye, 1735 dans THÉOPHAGE
À propos de ce que j'ay dict du gentilhomme qu'on appelle un hobreau, il me souvient qu'on dit : il fait du tiercelet de prince, du gentilhomme qui veut enjamber par dessus le rang des gentilshommes, et en quelques façons qui sentent non seulement le bien grand seigneur, mais le prince, Précellence dans TIERCELET
Ptisane, qu'on appelle communéement tisane, Précellence, p. 218 dans TISANE
On dit sonner le tocsin.... mais il vaut mieux escrire toquesin ; et encore, si en adjoutant un g, on escrit toquesing, on approchera plus près de l'étymologie ; car c'est un mot gascon, composé de toquer, au lieu de ce que nous disons toucher ou frapper, et de sing qui signifie cloche, et principalement une grosse cloche, comme voulentiers en effroy on sonne la plus grosse, Précellence, p. 186 dans TOCSIN
Proverbe lequel j'ay vu estre fort commun à Paris : il est du bas or, il craint la touche, Apol. d'Hérod. p. 212, dans LACURNE dans TOUCHE
Un qui fait train sur la mer [qui trafique], Apol. d'Hérod. p. 36, dans LACURNE dans TRAIN
Abaisser le train, ou, comme on dit par maniere de proverbe, tailler les morceaux plus menus, ib. p. 304 dans TRAIN
Il faut perdre un veron pour pescher un saumon, De la précell. p. 187 dans VAIRON
Veau mal cuit et poulets crus Font les cimetieres bossus, Précell. 173 dans VEAU
Quant à la venerie qui est proprement la chasse à toutes les bestes sauvages, mais le plus communement s'entend de la chasse aux bestes rousses, ou fauves, et aux noires, Précellence, éd. FEUGÈRE, p. 117 dans VÉNERIE
Viande creuse, à savoir force beste à deux pieds, Apol. d'Hérod. p. 430, dans LACURNE dans VIANDE
Vin vieux, ami vieux, or vieux, Précell. p. 172 dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
Il n'est miracle que de vieux saints, Apol. d'Hérod. p. 631, dans LACURNE dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
C'est un double vilain, c'est un vilain tout outre [avare], Précell. p. 78 dans VILAIN, AINE
En cestuy-ci [proverbe] pareillement, qui est aussi touchant le vilain, nous avons un bel advertissement : Il n'est danger que de vilain [il faut redouter le lâche] ; et vilain, en ces proverbes, est, qui ha le coeur vilain, veu mesmement qu'un autre proverbe dit : Nul n'est vilain, si le cueur ne luy meurt, ib. p. 210 dans VILAIN, AINE
À Paris, une voye de bois, c'est autant que si on disoit une chartée de bois, Précell. p. 143 dans VOIE
Pensant mettre sur sa teste certaines voiles qu'en quelques lieux on appelle le psautier, Apol. pour Hérod. ch. 21 dans VOILE
Vray est que le plus souvent nous n'usons pas du pronom...., Conformité, édit. FEUGÈRE, p. 96 dans VRAI, AIE