FEUILLET DE CONCHES

Citations

Les perruques de Louis XIV furent dites binettes, de Binet, le premier faiseur du roi après la Vienne, Caus. d'un cur., t. II, p. 226 dans BINETTE
La fontange devint une sorte d'édifice à plusieurs étages de fil d'archal, sur lesquels on plaçait différents morceaux de toile séparés par des rubans ornés de boucles de cheveux qui les recouvraient tout à fait, Caus. d'un cur. t. II, p. 216, note 3 dans FONTANGE
Tout à coup, vers 1740, on se prit de passion pour les cheveux courts roulés en boucles égales autour de la tête en façon de perruque ronde ; les plaisants appelèrent cette coiffure le mirliton, et le nom lui en resta, Caus. d'un cur. t. II, p. 252 dans MIRLITON
Le papier ou papyrus fait avec un roseau d'Égypte appelé biblos (d'où l'on a bible, livre) était la matière qu'on employait le plus communément pour les livres dans l'antiquité, Caus. d'un cur. t. I, liv. II, ch. 4 dans PAPYRUS
À la quesaco qui eut sa vogue pendant que Marie-Antoinette était encore Dauphine, succéda le pouf au sentiment, coiffure bien autrement brillante et compliquée où la multitude d'objets qui entrait dans sa composition devait se rapporter à ce qu'on aimait le plus, Caus. d'un cur. t. II, p. 256 dans POUF
Les procès de Beaumarchais avaient amené les bonnets à la qu'es-aco, Caus. d'un cur. t. II, p. 297 dans QU'ES-ACO ou QU'ES-AQUO
À la qu'es-aco, qui eut sa vogue pendant que Marie-Antoinette était encore Dauphine, succéda le pouf au sentiment...., ib. p. 256 dans QU'ES-ACO ou QU'ES-AQUO
Le système de tachygraphie ou sténographie antique consistait soit en abréviations, soit en signes tout à fait spéciaux : dans la première espèce, on consacrait le C pour signifier Caius ; le P pour Publius ; D pour dedicat ; S. P. Q. R. senatus populusque romanus, etc. ; c'est ce que les Romains appelaient litterae singulae, dont ils ont fait par abréviation siglae et nous sigles, Causer. d'un curieux, t. II, ch. 7 dans SIGLE
L'art de ces notes (notes tachygraphiques, dont chacune exprimait soit une association de mots, soit un mot, soit une syllabe), introduit, suivant Isidore, chez les Romains par Ennius, fut tellement perfectionné et pratiqué par Tiron, l'affranchi de Cicéron, qui l'employait à relever ses plaidoyers et ses discours prononcés au sénat, que ce genre d'écriture fut appelé notes tironiennes, nom qu'il a conservé, Causeries d'un curieux, II, 7 dans TIRONIEN, IENNE