E. BERGERAT

Citations

Faut-il que sur le front d'un profane adultère Brille de la vertu le sacré caractère ?, Phèdre, IV, 2 dans ADULTÈRE
Il y a en lui [C. Durand, peintre] un mélange de deux qualités adverses, la sincérité et le chic, Journ. offic. 17 nov. 1874, p. 7671, 2e col. dans ADVERS, ERSE
Platon, en tunique rouge, pose le pied sur une des marches de son trône apothéotique [d'Homère, dans les peintures de Baudry pour l'Opéra], et Jason se dissimule derrière le philosophe, Journ. offic. 22 sept. 1874, p. 6654, 2e col. dans APOTHÉOTIQUE
Voilà, certes, une peinture bien léchée, bien lustrée, bien blairautée, mais qui n'a de hollandais que cette propreté, Journ offic. 24 juin 1874, p. 4304, 2e col. dans BLAIREAUTÉ, ÉE
Ce panorama profond, avec ses pentes gazonnées, où les ombres des arbres se dessinent en silhouettes arrêtées, où les massifs d'arbres eux-mêmes se découpent sur le ciel, nets et secs, comme taillés à l'emporte-pièce, semble d'abord trop cartonneux, Journ. offic. 25 juin 1876, p 4527, 3e col. dans CARTONNEUX, EUSE
Une corbeille que soutiennent des chandelles ou pieds cannelés, Journ. offic. 29 déc. 1874, p. 8640, 2e col. dans CHANDELLE
M. Israëls, qui est un maître des écoles du Nord, reste fidèle aux traditions néerlandaises : il est clair-obscuriste, Journ. offic. 28 juin 1876, p. 4613, 2e col. dans CLAIR-OBSCURISTE
Entre un peuple décadent et, paraît-il, épuisé, qui enfante encore de tels ouvrages, et des nations toutes neuves, Journ. offic. 25 août 1874, p. 6158, 2e col. dans DÉCADENT, ENTE
Non content d'épurer jusqu'au raffinement son esthétique et sa pratique, l'art se déclassifie et s'universalise ; il franchit des limites arbitraires [à propos des peintures de sculpteurs], Journ. offic. 9 juin 1876, p. 4005, 3e col. dans DÉCLASSIFIER
Avec un geste presque faux.... qui déséquilibre le corps et montre à merveille le trouble de son être, Journ. offic. 2 mai 1875, p. 3168, 1re col. dans DÉSÉQUILIBRER
Fromentin seul a peint la vie arabe avec une exactitude documentaire et une finesse de pénétration ethnographique qui n'a d'égale que celle de son pinceau, Journ. offic. 14 oct. 1876, p. 7496, 3e col. dans DOCUMENTAIRE
Nous lui préférons, pour notre part, le Dormoir vendomois du même peintre.... un dormoir est une sorte de flaque d'eau à la fois courante et dormante, formée du trop-plein débordant d'une rivière : les paysans y mènent leurs vaches boire, paître et reposer, Journ. offic. 20 juin 1876, p. 4334, 3e col. dans DORMOIR
La chasteté des formes et du drapement, Journ. offic. 7 mai 1876, p. 3135, 3e col. dans DRAPEMENT
Tout l'intérieur bourgeois du beau soldat est illuminé par l'éclat de cet endimanchement militaire, Journ. offic. 15 fév. 1876, p. 1230, 3e col. dans ENDIMANCHEMENT
Un simple époussètement suffit quelquefois à les troubler [les coloristes], Journ. offic. 9 janv. 1877, p. 206, 1re col. dans ÉPOUSSÈTEMENT
Les draperies nous ont paru admirables dans leur étoffement opulent où le corps vit et s'atteste, Journ. offic. 11 juill. 1876, p. 530, 1re col. dans ÉTOFFEMENT
Sa pensée [d'un peintre], vouée au bleu, se suffisait à s'exprimer par un moyen limité jusqu'à l'étriquement, Journ. offic. 14 sept. 1875, p. 7880, 1re col. dans ÉTRIQUEMENT
[par Cot], quoiqu'il soit remarquable encore, nous avons constaté déjà quelque tendance au fignolage, Journ. offic. 8 juillet 1874, p. 4748, 1re col. dans FIGNOLAGE
La partie du haut, qui est enclose dans la flamme de l'ogive, représente l'exaltation, ou, si l'on veut, l'apothéose de saint Marcel, Journ. offic. 12 janv. 1875, p. 279, 1re col. dans FLAMME
La main droite sur la bouche, et les pieds nus dans de lourds souliers luisants qui flic-flacquent sur le sable, elle arpente la grève à grandes enjambées, Journ. offic. 5 mai 1876, p. 3101, 2e col. dans FLIC-FLAQUER
Des qualités éminentes de formiste distinguent le bas-relief de M. Idrac, le bon Samaritain, Journ. offic. 10 juill. 1875, p. 5174, 3e col. dans FORMISTE
La peinture de M. Baudry est à la fois légère et solide ; la science du formiste y soutient et en quelque sorte corrobore les grâces d'un coloris toujours fin, blond et transparent, ib. 5 mai 1876, p. 3100, 2e col. dans FORMISTE
Le sol du premier plan est sablonneux, jonché de brindilles sèches et de feuilles jaunies, et par place un bout de gazonnée jette sa note verte sur le tapis d'ocre, Journ. offic. 20 juin 1876, p. 4334, 1re col. dans GAZONNÉE
Qu'il procède par griffures ou par pointillé, l'artiste [J. de Goncourt] sait imprimer à chaque étude le caractère qui lui est propre, Journ. offic. 23 déc. 1875, p. 10687, 1re col. dans GRIFFURE
Il [Fromentin] s'était fait Arabe de la tête aux pieds ; il peignait le désert comme on peint son pays, inconsciemment pour ainsi dire, avec le plaisir d'exprimer une pénétration intime, l'amour natal et la joie du hantement quotidien, Journ. offic. 14 oct. 1876, p. 7496, 2e col. dans HANTEMENT
Les naturalistes néerlandais du XVIIe siècle et les puissants luminaristes anglais du XVIIIe ont en lui [Diaz] un rival et peut-être un maître, Journ. offic. 9 janv. 1877, p. 206, 2e col. dans LUMINARISTE
Tout cela est peint lumineusement, avec une grande finesse de pinceau, Journ. offic. 15 fév. 1876, p. 1230, 3e col. dans LUMINEUSEMENT
L'auréole d'or qui le nimbe fait ressortir la tête la plus idéalement candide qu'on puisse rêver, Journ. offic. 14 mai 1876, p. 3263, 3e col. dans NIMBER
Le verger de M. Daubigny est ce qu'on appelle dans le Nord une normandie, c'est-à-dire un clos d'arbres fruitiers planté sur un tapis de gazon, Journ. offic. 20 juin 1876, p. 4334, 2e col. dans NORMANDIE
L'artiste cherchait ainsi à nourrir la partie inférieure de la statue forcément amaigrie par les jambes pantalonnées et bottées du personnage moderne, Journ. offic. 7 mai 1876, p. 3136, 2e col. dans PANTALONNÉ, ÉE
Nous soupçonnons fortement l'artiste [Meissonnier] d'avoir toujours eu une prédilection secrète pour ce genre [les batailles], d'ailleurs si intéressant, de sujets picturaux, Journal offic. 7 déc. 1875, p. 10094, 1re col. dans PICTURAL, ALE
Les bras entièrement nus et les épaules décolletées bas, elle est présentée de face, jusqu'à la hauteur des genoux, et elle regarde le spectateur ; la plantation est donc fort simple ; aucun ornement n'en altère la parfaite unité de style, Journ. offic. 15 févr. 1876, p. 1230, 1re col. dans PLANTATION
Une profilée d'arcs et de voûtes soutenus par des pilastres et des colonnes.... fait scintiller dans le fond.... une succession de nefs à perte de vue, Journ. offic. 12 mai 1876, p. 3230, 2e col. dans PROFILÉE
À gauche, dans une ravinée, on aperçoit un poste d'avant-garde de chasseurs, Journ. offic. 15 févr. 1875, p. 1230, 1re col. dans RAVINÉE
Les vastes perspectives et les masses lointaines ont en M. Daubigny un réalisateur aussi audacieux que puissant, Journ. offic. 1er juillet 1874, p. 4559, 3e col. dans RÉALISATEUR
Dans la brume boueuse on distingue à peine la silhouette de l'officier de relevée qui s'avance dans l'ornière du chemin, Journ. offic. 15 févr. 1876, p. 1230, 2e col. dans RELEVÉE
Le sakieh est, comme on sait, une sorte de pompe mise en mouvement par un buffle, un chameau ou un âne : elle consiste en deux roues engrenées qui montent et descendent à la fois une grappe circulaire de bombonnes ; ces bombonnes plongent dans le fleuve, s'y remplissent, remontent et se déversent dans une rigole, Journ. offic. 25 juin 1876, p. 4527, 2e col. dans SAKIEH
Avec Henri IV, la textrine française touche à une ère, sinon de complet développement, du moins de faveur infatigable et de constants encouragements, Journ. offic. 16 sept. 1876, p. 7006, 3e col. dans TEXTRINE
Les orages nécessaires d'une telle organisation [celle de Fromentin], les passions dévorantes de nouveau, de couleur, d'originalité, de transcendantisme, selon le mot de l'école romantique, qui ont pu embraser ce cerveau exceptionnel, Journ. offic. 14 oct. 1876, p. 7495, 2e col. dans TRANSCENDANTISME
On devine qu'il [Frans Hals] adorait ces trognes enluminées..., et que leur truandisme le ravissait, Journ. offic. 31 oct. 1877, p. 7083, 2e col. dans TRUANDISME
Tous ces braves gens, dirigés sur Harlem, étaient-ils des tulipomanes ?, Journ. offic. 31 oct. 1877, p. 7082, 2e col. dans TULIPOMANE
Les Hollandais, s'ils vivaient de nos jours, ne tireraient certainement leurs tableaux que de la vie moderne, et ne s'arrêteraient pas pour si peu à la forme d'un raglan ou d'un ulster, Journ. offic. 17 avril 1877, p. 2918, 2e col. dans ULSTER
Telle était la façon la plus simple et en même temps la plus grandiose de concevoir cette décoration d'un opéra ; c'est aussi celle à laquelle M. Baudry s'est arrêté, sans se dissimuler la vastitude de l'entreprise, Journ. offic. 25 août 1874, p. 6159, 1re col. dans VASTITUDE