DUVERGIER DE HAURANNE

Citations

M. Guizot, par la nature de son esprit aussi bien que par ses antécédents, appartenait à une fraction de la chambre [en 1816] qui, tout en soutenant le ministère, s'était plus d'une fois distinguée de lui, et dont le chef reconnu, M. Royer-Collard, recevait déjà du Nain jaune réfugié [journal français créé à Bruxelles] un nom devenu célèbre depuis, le nom de doctrinaire, Histoire du gouvernement parlementaire en France, t. III, p. 534 dans DOCTRINAIRE
Certes, quatre mois auparavant, on n'aurait pas cru que les colléges électoraux de l'Empire pussent produire une telle chambre, et Louis XVIII, qui devait la dissoudre dix mois plus tard, avait raison, dans la première effusion de sa joie, de la qualifier : chambre introuvable, Histoire du gouvernement parlementaire en France, t. III, p. 257 dans INTROUVABLE
Les révolutions ont leurs ultras, comme les restaurations, Journ. offic. 1er mars 1872, p. 1485, 3e col. dans ULTRA
Avant d'envoyer son adhésion [l'adhésion de Napoléon à la nomination de M. Lanjuinais comme président de la chambre en 1815], il avait voulu voir M. Lanjuinais : " Eh bien, monsieur, lui avait-il dit, il ne s'agit plus de tergiverser ! êtes-vous à moi ? - Sire, je n'ai jamais été à personne ; je n'ai appartenu qu'à mon devoir. - Vous éludez : me servirez-vous ? - Oui, sire, dans la ligne du devoir ; vous avez la visibilité. " Par ces mots : Vous avez la visibilité, M. Lanjuinais, chrétien érudit et sincère, faisait allusion à la doctrine de l'Église qui ordonne aux fidèles de se soumettre au souverain de fait, lorsque son pouvoir est véritablement et publiquement établi, Histoire du gouvernement parlementaire en France, t. III, p. 6 dans VISIBILITÉ