DUMARS.

Citations

La figure qu'on appelle crase se fait lorsque, deux voyelles se confondant ensemble, il en résulte un nouveau son, par exemple lorsqu'au lieu de dire à le ou de le, nous disons au ou du, et de même le mois d'août au lieu du mois d'août, Mél. gramm. t. V, p. 98 dans CRASE
L'énumération ou distribution consiste à parcourir en détail divers états, diverses circonstances et diverses parties ; on doit éviter la minutie dans l'énumération, Mél. gramm. philos. t. v, p. 286 dans ÉNUMÉRATION
Au lieu du nom de l'effet, on se sert souvent du nom de la cause instrumentale qui sert à le produire : ainsi, pour dire que quelqu'un écrit bien, c'est-à-dire qu'il forme bien les caractères de l'écriture, on dit qu'il a une belle main, Trop. part. II, art. 2 dans MAIN
Les docteurs furent appelés massorètes, du mot massore, qui veut dire tradition ; parce que ces docteurs s'attachèrent dans leur opération à conserver, autant qu'il leur fut possible, la tradition de leurs pères dans la manière de lire et de prononcer, Mél. gramm. philos. Oeuv. t. IV, p. 55 dans MASSORAH ou MASSORE
Par la même raison on dit que les personnes d'une condition médiocre ne doivent pas se mesurer avec les grands, c'est-à-dire vivre comme les grands, se comparer à eux, comme on compare une mesure avec ce qu'on veut mesurer, Tropes, part. II, art. 10 dans MESURER
La métaphore est une figure par laquelle on transporte, pour ainsi dire, la signification propre d'un nom à une autre signification qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison qui est dans l'esprit, Tropes, part. II, art. 10 dans MÉTAPHORE
Les métaphores sont défectueuses quand elles sont tirées de sujets bas ; le P. de Colonia reproche à Tertullien d'avoir dit que le déluge universel fut la lessive de la nature, ib. dans MÉTAPHORE
Quand on dit simplement : c'est un lion, la comparaison n'est alors que dans l'esprit, et non dans les termes ; c'est une métaphore, ib. dans MÉTAPHORE
Celui qui, le premier, a uni lumière à esprit, a donné à lumière un sens métaphorique, et en a fait un mot nouveau par ce nouveau sens, Tropes, II, 10 dans MÉTAPHORIQUE
La méthode est l'art de disposer ses idées et ses raisonnements, de manière qu'on les entende soi-même avec plus d'ordre, et qu'on les fasse entendre aux autres avec plus de facilité, Mél. gramm. Philos. t. V, p. 384 dans MÉTHODE
L'aigle signifie l'Allemagne ; c'est le signe pour la chose signifiée ; c'est une métonymie, Trop. I, 4 dans MÉTONYMIE
Ce est souvent substantif, c'est le hoc des Latins ; alors, quoi qu'en disent nos grammairiens, ce est du genre neutre, Oeuv. t. IV, p. 296 dans NEUTRE
Il y a des mots qui marquent de simples propriétés ou manières d'être, de simples situations, et même des actions, mais qui n'ont point de patient ou d'objet qui en soit le terme ; c'est ce qu'on appelle le sens neutre ; neutre veut dire ni l'un ni l'autre, c'est-à-dire ni actif, ni passif, Oeuv. t. III, p. 202 dans NEUTRE
Les païens portaient la superstition jusqu'à croire qu'il y avait des noms plus agréables aux dieux les uns que les autres, et sous lesquels ils aimaient mieux être invoqués, Oeuv. t. I, p. 66 dans NOM
Nombre, en termes de grammaire, se dit de la propriété qu'ont les terminaisons des noms et celles des verbes, de marquer si le mot doit être entendu d'une seule personne, ou si l'on doit l'entendre de plusieurs, Oeuv. t. IV, p. 343 dans NOMBRE
Les adjectifs nominaux sont ceux qui qualifient par un attribut d'espèce, c'est-à-dire par une qualité inhérente et permanente, soit qu'elle naisse de la nature de la chose, de sa forme, de sa situation ou de son état, tels que bon, noir, simple, beau, rond, Oeuv. t. IV, p. 168 dans NOMINAL, ALE
Les adjectifs numéraux sont, comme leur nom le déclare, ceux qui qualifient par un attribut d'ordre numéral, tels que le premier, dernier, second, Oeuv. t. IV, p. 109 dans NUMÉRAL, ALE
Dès que je m'aperçois que l'on m'entend, j'aime mieux les objections que les applaudissements ; mais je demande, ou qu'on me laisse dans l'oubli, ou qu'on veuille bien prendre la peine de m'entendre, et de me représenter ensuite tel que je suis, Oeuvr. t. I, p. 150 dans OBJECTION
L'obsécration, par laquelle on conjure ses auditeurs au nom de leurs plus chers intérêts, Oeuv. t. V, p. 287 dans OBSÉCRATION
Le pape Paul III, après avoir convoqué le concile de Trente, en 1545, nomma neuf savants personnages pour travailler à la réforme de la discipline ecclésiastique ; ce fut ce qui donna lieu à l'établissement de la congrégation du saint office ou de l'inquisition, Lib. égl. gall. part. II, max. 17 dans OFFICE
Quand une aristocratie est réduite à un petit nombre de personnes, c'est une oligarchie, Égl. gall. part. I, max. 1 dans OLIGARCHIE
L'onomatopée est une figure par laquelle un mot imite le son naturel de ce qu'il signifie ; on réduit sous cette figure les mots formés par imitation du son, comme le glouglou de la bouteille, le cliquetis, c'est-à-dire le bruit que font les boucliers, les épées et les autres armes, en se choquant, Trop. II, 19 dans ONOMATOPÉE
Les ultramontains prétendent que le pape est l'ordinaire des ordinaires, c'est-à-dire qu'il peut dans chaque diocèse ce que peut l'évêque même, et surtout dans le patriarchat d'Occident, Lib. égl. gall. part. II, max. 14 dans ORDINAIRE
En général ordre veut dire arrangement, soit des choses, soit des mots, Oeuv. t. III, p. 353 dans ORDRE
La fin de l'orthographe est de peindre la parole par des signes, qui, selon leur destination une fois fixée et convenue, deviennent l'image des sons particuliers qui entrent dans la composition des mots, Dissert. sur la prononc. t. III, p. 269 dans ORTHOGRAPHE
On doit éviter les parenthèses trop longues, et les placer de façon qu'elles ne rendent point la phrase louche, et qu'elles n'empêchent pas l'esprit d'apercevoir la suite des corrélatifs, Oeuv. t. v, p. 274 dans PARENTHÈSE
On trouve dans les dernières éditions des oeuvres de Boileau une parodie ingénieuse de quelques scènes du Cid ; on peut voir aussi, dans les poésies de Mme Deshoulières, une parodie d'une scène de la même tragédie, Trop. III, 10 dans PARODIE
Quand on dit : apportez ou donnez-moi du pain, il y a ellipse : donnez-moi une portion, quelque chose du pain, c'est le sens individuel partitif, Oeuv. t. IV, p. 230 dans PARTITIF, IVE
On crée deux nouveaux patriarches, celui de Jérusalem, dans le quinzième concile général, qui est le second de Constantinople en 553, et celui de Constantinople, qui prétendit le second rang, Lib. égl. gall. part. II, max. 14 dans PATRIARCHE
Les adjectifs patronymiques, c'est-à-dire tirés du nom du père ou de quelqu'un des aïeux sont des épithètes, Oeuvr. t. v, p. 228 dans PATRONYMIQUE
On ne pèche que parce que les lumières sont plus faibles que la passion, et c'est une maxime de théologie, vraie en un certain sens, que tout pécheur est ignorant, Philos. Oeuv. t. VI, p. 36 dans PÉCHEUR, PÉCHERESSE
Les auteurs latins ont-ils besoin d'être périphrasés par des équivalents perpétuels ?, Oeuvr. t. I, p. 122 dans PÉRIPHRASER
Le mot de personne, qui grammaticalement est du genre féminin, se trouve souvent suivi de il ou de ils, parce qu'on a dans l'esprit l'homme ou les hommes dont on parle, Oeuv. t. V, p. 271 dans PERSONNE
Quelques fabulistes ont même personnifié des êtres abstraits ; nous avons une fable connue où l'auteur fait parler le jugement avec l'imagination, Oeuv. t. IV, p. 205 dans PERSONNIFIER
Dans la pétition de principe, on répond en termes différents la même chose que ce qui est en question, Oeuv. t. v, p. 343 dans PÉTITION
L'esprit philosophique est un esprit d'observation et de justesse, qui rapporte tout à ses véritables principes, Oeuv. t. VI, p. 30 dans PHILOSOPHIQUE
Plume se dit, par métonymie, de la manière de former les caractère de l'écriture, et de la manière de composer, Tropes, II, 2 dans PLUME
Plume se prend aussi pour l'auteur même : c'est une bonne plume, c'est-à-dire c'est un auteur qui écrit bien ; c'est une de nos meilleures plumes, c'est-à-dire un de nos meilleurs auteurs, Tropes, II, 2 dans PLUME
L'événement est arrivé après la comète : donc il est arrivé à cause de la comète ; c'est un sophisme populaire, Oeuv. t. V, p. 347 dans POPULAIRE
Les vues de l'esprit ou relations que les Grecs ou les Latins font connaître par les terminaisons des noms sont indiquées en hébreu par des prépositifs qu'on appelle préfixes, Oeuv. t. IV, p. 165 dans PRÉFIXE
Si une des prémisses est particulière, la conclusion doit aussi être particulière ; et, si une des prémisses est négative, la conclusion doit aussi être négative, Oeuv. t. V, p. 337 dans PRÉMISSES
C'est ainsi que, du temps des Romains, les faisceaux se prenaient pour l'autorité consulaire ; les aigles romaines, pour les armées des Romains, qui avaient des aigles pour enseignes ; l'aigle, qui est le plus fort des oiseaux de proie, était le symbole de la victoire chez les Égyptiens, Tropes, II, 2 dans PRENDRE
La prévention voit les choses comme elle voudrait qu'elles fussent ; mais la raison ne les voit que telles qu'elles sont, Oeuv. t. v, p. 279 dans PRÉVENTION
Les adjectifs pronominaux qualifient par un attribut de désignation individuelle, c'est-à-dire par une qualité qui, ne tenant ni de l'espèce ni de l'action, ni de l'arrangement, n'est qu'une pure indication de certains individus, ces adjectifs sont ou une qualification du rapport personnel, comme mon, ma, ton, notre, votre, son, leur, mien, tien, sien, ou une qualification de quotité vague et non déterminée, tels que quelque, un, plusieurs, tout, nul, Oeuv. t. IV, p. 109 dans PRONOMINAL, ALE
Il y a des peuples qui ne sauraient prononcer certaines lettres ; les Chinois ne connaissent ni le b, ni le d, ni l'r, Oeuv. t. IV, p. 378 dans PRONONCER
On dit proverbialement que le mien et le tien sont pères de la discorde, Oeuv. t. IV, p. 211 dans PROVERBIALEMENT
Cette provision d'idées doit être un des principaux objets de l'éducation, Oeuv. t. I, p. 3 dans PROVISION
La jeunesse n'est pas le temps de la récolte et des productions ; c'est celui de semer et de faire des provisions, Oeuv. t. I, p. 36 dans PROVISION
Quoiqu'on publie tous les ans à Rome la bulle In coena Domini, personne ne croit en France qu'elle lie nos consciences ; on a même souvent défendu de la publier, Lib. Églis. gallic. II, Max. 16 dans PUBLIER
Les auteurs qui ont écrit le plus purement en latin sont ceux qui ont vécu dans le siècle d'Auguste, c'est-à-dire à la fin de la république et au commencement de l'empire, Oeuv. t. I, p. 272 dans PUREMENT
ou d'un or que, c'est un qualificatif individuel, Oeuv. t. IV, p. 208 dans QUALIFICATIF, IVE
C'est donc par l'idiotisme de l'une et de l'autre langue qu'il faut expliquer ces façons de parler, et non par les règles ridicules du que retranché, Oeuv. t. IV, p. 82 dans QUE
La quenouille était plus souvent qu'aujourd'hui entre les mains des femmes : de là on dit en plusieurs occasions lance pour signifier un homme, et quenouille pour marquer une femme, Tropes, II, 2 dans QUENOUILLE
On connaît le liber memorialis à l'usage des écoliers allemands : c'est un petit dictionnaire où les mots latins sont rangés par ordre de racines, Oeuv. t. I, p. 93 dans RACINE
La raison peut se définir une faculté de notre âme par laquelle nous découvrons la certitude des choses obscures ou douteuses en les comparant avec des choses qui nous sont évidemment connues, Oeuv. t. VI, p. 6 dans RAISON
Les raisonnements de la grammaire raisonnée sont très simples et très uniformes, comme j'espère qu'on le reconnaîtra dans le traité de la syntaxe, Oeuv. t. I, p. 32 dans RAISONNÉ, ÉE
Rapport d'identité : c'est le fondement de l'accord de l'adjectif avec son substantif, Oeuv. t. V, p. 64 dans RAPPORT
Et marque l'action de l'esprit qui lie les mots et les phrases d'un discours, c'est-à-dire, qui les considère sous le même rapport, Oeuvres, t. V, p. 231 dans RAPPORT
Il faut rapporter les événements à leurs véritables causes, si on les connaît ; sinon, il faut avouer qu'on les ignore, Oeuv. t. V, p. 349 dans RAPPORTER
Les événements plus rares qui nous étonnent, sont-ils moins dans la nature, parce qu'ils arrivent rarement et que nous en ignorons la cause ?, Oeuv. t. V, p. 370 dans RAREMENT
Après cette réponse favorable [du pape], Pépin fut sacré roi à Soissons par les évêques, avec le suffrage unanime des grands et du peuple, et Childéric rasé et mis dans un monastère, Oeuv. t. VII, p. 121 dans RASER
L'opération de ranger les mots dans leur ordre naturel au milieu des inversions latines demande une contention d'esprit qui fait une véritable peine à leur cerveau [des enfants], et par conséquent qui les rebute, Oeuv. t. I, p. 8 dans REBUTER
La réciprocation d'idées dont on parle ne se trouve point dans la pratique des thèmes, Oeuv. t. I, p. 128 dans RÉCIPROCATION
Le pape peut être appelé le recteur de l'Église universelle, parce qu'en vertu de sa primauté, il a une inspection générale sur l'Église universelle, Lib. égl. gall. part. II, max. 8 dans RECTEUR
Quand certaines façons de parler ont été autorisées par une longue pratique, et qu'elles sont reçues parmi les honnêtes gens de la nation, nous devons les admettre, quoiqu'elles nous paraissent composées de mots redondants et combinés d'une manière qui ne nous paraît pas régulière, Oeuv. t. V, p. 253 dans REDONDANT ou RÉDONDANT
Les règles n'apprennent qu'à ceux qui savent déjà, parce que les règles ne sont que des observations sur l'usage : ainsi commencez par faire lire les exemples des figures avant que d'en donner la définition, Tropes, III, 11 dans RÈGLE
Les disciples doivent avoir des cahiers propres et réglés avec du plomb ou du crayon, Oeuv. t. I, p. 223 dans RÉGLÉ, ÉE
La ligne des mots latins et celle des mots français qui sont dessous, sont enfermées entre deux réglets, afin qu'on ne puisse pas les confondre avec celles qui sont dessus ou dessous, Oeuv. t. I, p. 95 dans RÉGLET
supposent toujours des impressions antérieures immédiates, Mél. gramm. philos. Oeuv. t. V, p. 331 dans RÉMINISCENCE
Je suis bien éloigné de désapprouver qu'après avoir fait expliquer du latin pendant un certain temps et après avoir fait observer sur ce latin les principales règles de la syntaxe, on fasse rendre du français en latin, soit de vive voix, soit par écrit, Oeuv. t. I, p. 213 dans RENDRE
Le renversement de construction ne doit jamais renverser le sens, Trop. part. II, art. 18 dans RENVERSEMENT
Vous direz que l'esprit des femmes est moins propre à réfléchir qu'à saisir ; mais je vous renvoie au traité italien des études des dames et à la liste que M. Ménage a faite des femmes philosophes, Oeuv. t. III, p. 329 dans RENVOYER
Les langues ne s'apprennent que par l'usage et la répétition, et non pas précisément par la peine, Oeuv. t. I, p. 255 dans RÉPÉTITION
Les personnes qui s'amusent à faire peur aux enfants sont très répréhensibles, Oeuv. t. V, p. 192 dans RÉPRÉHENSIBLE
Celse reprochait à Origène que les chrétiens variaient continuellement dans leurs écrits ; qu'ils changeaient le texte de l'Évangile suivant leurs besoins, Oeuv. t. VII, p. 30 dans REPROCHER
Le responsif, dit-on, doit être au même cas que l'interrogatif, Oeuv. IV, p. 326 dans RESPONSIF, IVE
La réticence consiste à passer sous silence des pensées que l'on fait mieux connaître par ce silence, que si on parlait ouvertement, Oeuv. t. V, p. 286 dans RÉTICENCE
Il faut surtout, dans le dilemme, dans les autres raisonnements, se mettre à l'abri de la rétorsion, Oeuv. t. V, p. 379 dans RÉTORSION
La routine que je propose épargnera bien de la fatigue aux uns [professeurs] et bien des larmes aux autres [écoliers], Oeuv. t. I, p. 25 dans ROUTINE
On ne sait bien que ce que l'on apprend soi-même, Oeuv. t. I, p. 28 dans SAVOIR
Ces fêtes ou ces jeux qu'on appelait séculaires, devaient être célébrés suivant une prétendue prédiction contenue dans les livres des sibylles, qui annonçaient que l'empire romain se maintiendrait dans toute sa gloire, tant que ces fêtes seraient exactement célébrées, Oeuv. t. I, p. 45 dans SÉCULAIRE
Nous ne connaissons l'âme et ses propriétés que par le sentiment intérieur que nous en avons ; nous sentons, et même nous avons un sentiment réfléchi de nos sensations ; nous sentons que nous sentons, Oeuv. t. V, p. 308 dans SENTIR
Ces livres des sibylles, qui n'étaient recommandables que par la crédulité des Romains, étaient gardés par quinze prêtres dans le temple qu'Auguste avait fait bâtir sur le mont Palatin en l'honneur d'Apollon, Oeuvres, t. I, p. 45 dans SIBYLLE
C'est une règle des plus communes du raisonnement, que, lorsqu'au commencement du discours on a donné à un mot une certaine signification, on ne doit pas lui en donner une autre dans la suite du même discours, Oeuvr. t. IV, p. 237 dans SIGNIFICATION
C'est par les idées singulières que nous nous élevons aux idées générales ; ce sont les divers objets blancs dont j'ai été affecté, qui m'ont donné l'idée de la blancheur...., Oeuv. t. V, p. 294 dans SINGULIER, IÈRE
Le philosophe est un honnête homme qui agit en tout par raison, et qui joint à un esprit de réflexion et de justesse les moeurs et les qualités sociables, Oeuv. t. VI, p. 38 dans SOCIABLE
C'est un défaut qu'un même son soit représenté par plusieurs caractères différents, Oeuv. t. IV, p. 129 dans SON
On entend par sophismes certains raisonnements éblouissants, dont on sent bien la fausseté ; mais on est embarrassé à la découvrir, Oeuv. t. V, p. 340 dans SOPHISME
Quand les jeunes gens ont lu ces auteurs en français, ils en savent les choses, et ils sont plus disposés à s'instruire dans les sources, Oeuvr. t. I, p. 230 dans SOURCE
Quand on dit que, parmi les animaux, l'homme seul est raisonnable, l'homme est là un individu spécifique, Oeuv. t. IV, p. 205 dans SPÉCIFIQUE
Le sens spirituel est de plusieurs sortes : 1° le sens moral ; 2° le sens allégorique ; 3° le sens anagogique, Oeuv. t. III, p. 222 dans SPIRITUEL, ELLE
La langue hébraïque est fort stérile ; la langue grecque est très abondante, Oeuv. t. III, p. 387 dans STÉRILE
Le subjonctif exprime l'action d'une manière dépendante, subordonnée, incertaine, conditionnelle, en un mot d'une manière qui n'est pas absolue et qui suppose toujours un indicatif, Oeuv. t. IV, p. 342 dans SUBJONCTIF
Le nom substantif est un mot qui marque une chose qui subsiste, comme le soleil, la lune, etc.... ou qui est considérée comme subsistante : par exemple, le courage, la beauté, etc...., Oeuv. t. I, p. 76 dans SUBSTANTIF
Il y a quatre sortes de sujets : 1° sujet simple, tant au singulier qu'au pluriel ; 2° sujet multiple ; 3° sujet complexe ; 4° sujet énoncé par plusieurs mots qui forment un sens total et qui sont équivalents à un nom, Oeuv. t. v, p. 44 dans SUJET
On comprendra dans la suite pourquoi, dans la construction simple, je supplée des mots qui ne sont point dans le texte ; ceux qui ne les suppléent point confondent la syntaxe simple avec la syntaxe élégante, Oeuvr. t. I, p. 188 dans SUPPLÉER
Au lieu de nous borner à ne considérer la matière que comme le suppôt imaginé des propriétés des corps...., Oeuv. t. v, p. 360 dans SUPPÔT
La suspension, qui consiste à faire attendre une pensée qui surprend, Oeuvr. t. v, p. 286 dans SUSPENSION
La règle véritable et fondamentale du raisonnement ou syllogisme est que le sujet de la conclusion soit compris dans l'extension de l'idée générale à laquelle on a recours pour en tirer la conclusion, Oeuv. t. v, p. 324 dans SYLLOGISME
Comme les rhéteurs et M. le Batteux lui-même distinguent fort bien le syllogisme philosophique du syllogisme ou argument oratoire, ib. t. III, p. 364 dans SYLLOGISME
C'est lorsque tout l'ordre de la construction est confondu, comme dans ce vers de Virgile : Aret ager ; vitio moriens sitit aeris herba ; et encore : Saxa, vocant Itali, mediis quae in fluctibus, aras, Oeuv. t. v, p. 274 dans SYNCHYSE
La synecdoque est une espèce de métonymie, par laquelle on donne une signification particulière à un mot, qui dans le sens propre a une signification plus générale, Trop. II, 4 dans SYNECDOCHE ou SYNECDOQUE
Dans la métonymie je prends un nom pour un autre, au lieu que dans la synecdoque je prends le plus pour le moins, ou le moins pour le plus, ib. dans SYNECDOCHE ou SYNECDOQUE
La synthèse, qu'on appelle aussi méthode de composition, consiste à commencer par les choses les plus générales, pour passer à celles qui le sont moins, Oeuv. t. v, p. 384 dans SYNTHÈSE
La vue aperçoit la lumière et les couleurs ; l'ouïe est affectée par les sons ; le goût, par les saveurs ; l'odorat, par les odeurs ; enfin le toucher, par les différentes qualités tactiles des objets, Oeuv. t. v, p. 310 dans TACTILE
Molière a si bien peint ce caractère [de l'hypocrite] dans la personne de Tartufe, et a rendu ce caractère tellement propre à Tartufe que notre langue s'est trouvée enrichie de ce mot, et que Tartufe, nom propre, est devenu par figure un nom commun ; de sorte que l'on dit aujourd'hui d'un hypocrite et d'un faux dévot, c'est un tartufe, Oeuv. t. III, p. 289 dans TARTUFE
Il n'y a guère à compter que sur les vertus du tempérament ; confiez votre vin plutôt à celui qui ne l'aime pas naturellement, qu'à celui qui forme tous les jours de nouvelles résolutions de ne pas s'enivrer, Oeuv. t. VI, p. 33 dans TEMPÉRAMENT
Il y a à observer le temps que l'on met à prononcer chaque syllabe ; les unes sont prononcées en moins de temps que les autres, et l'on dit de celles-ci qu'elles sont longues, et de celles-là qu'elles sont brèves ; les brèves sont prononcées dans le moins de temps qu'il est possible ; aussi dit-on qu'elles n'ont qu'un temps, c'est-à-dire une mesure, un battement ; au lieu que les longues en ont deux, Oeuv. t. IV, p. 45 dans TEMPS
À l'égard des temps, il faut observer que toute action est relative à un temps, puisqu'elle se passe dans le temps ; les rapports de l'action au temps sont marqués en quelques langues par des particules ajoutées au verbe, Oeuv. t. IV, p. 343 dans TEMPS
Ce sont ceux qui ont le plus d'esprit, qui se rebutent le plus aisément des méthodes ténébreuses, Oeuv. t. I, p. 101 dans TÉNÉBREUX, EUSE
Le célèbre Lulli a eu presque toujours une extrême attention à ajuster son chant à la bonne prononciation ; par exemple il ne fait point de tenue sur les syllabes brèves, Oeuv. t. IV, p. 52 dans TENUE
Terminaison masculine L'arrangement des mots français fait entendre en quel sens ils sont pris, au lieu qu'en latin c'est la terminaison des mots qui détermine le rapport sous lequel le mot doit être considéré, Oeuv. t. I, p. 7 dans TERMINAISON
Un illustre ami de Mme Dacier m'a assuré qu'elle n'avait fait qu'un seul thème en sa vie, ce qu'il avait appris d'elle-même et qu'elle ne l'avait fait que par amusement, Oeuv. t. I, p. 129 dans THÈME
Particulièrement, on appelle thème, en termes de grammaire grecque, la première personne du présent de l'indicatif, Oeuv. t. IV, p. 350 dans THÈME
Il faut éviter les jeux de mots trop affectés et tirés de loin, Trop. part. II, art. 11 dans TIRÉ, ÉE
Il n'y a rien de si profane dont on ne puisse tirer des moralités, ni rien de si sérieux qu'on ne puisse tourner en burlesque, Tropes, III, 9 dans TOURNER
Tout l'homme, c'est-à-dire, l'homme en entier, l'homme entièrement, l'homme considéré comme un individu spécifique, Oeuvres, t. IV, p. 202 dans TOUT, TOUTE
Tous les cent dix ans les Romains devaient célébrer des fêtes solennelles en l'honneur des dieux, pendant trois jours et pendant trois nuits, Oeuvres, t. I, p. 45 dans TOUT, TOUTE
La langue hébraïque s'écrivait autrefois sans voyelles, il n'y avait que les seules consonnes, et c'était la tradition et l'usage qui apprenaient comment il fallait placer les voyelles pour la lire et la prononcer, Oeuv. t. VII, p. 42 dans TRADITION
On n'entend de son que par les trémoussements que les parties sonores de l'air reçoivent des divers corps qui les agitent, Oeuv. t. IV, p. 373 dans TRÉMOUSSEMENT
Gerson ajoute que la condamnation de l'erreur de Jean XXII fut publiée à son de trompe, en présence du roi, Lib. Égl. gall. II, 8 dans TROMPE
La grammaire générale de Port-Royal dit que un est article indéfini ; ce mot ne me paraît pas plus article indéfini que tout, article universel, ou ce, cette, ces, articles définis, Oeuv. t. IV, p. 187 dans UN, UNE
La nature nous a donné les signes des passions ; ils sont entendus dans toutes les nations, à cause d'une sorte d'unisson qu'il y a entre nos organes et les organes des autres hommes, Oeuv. t. III, p. 385 dans UNISSON
Les termes ne doivent pas être pris plus universellement dans la conclusion, qu'ils ne l'ont été dans les prémisses, Oeuv. t. v, p. 336 dans UNIVERSELLEMENT
L'éducation et le commerce que nous avons avec les autres hommes, nous apprennent peu à peu la valeur des mots, leurs différentes destinations, les divers usages de leurs terminaisons..., Oeuv. t. III, p. 386 dans VALEUR
Les adjectifs verbaux qualifient par un attribut d'événement, c'est-à-dire par une qualité accidentelle et survenue qui paraît être l'effet d'une action qui se passe ou qui s'est passée dans la chose ; tels sont rampant, dominant, liant, caressant, Oeuv. t. IV, p. 108 dans VERBAL, ALE
Qu'est-ce que le verbe ? c'est le mot qui marque que l'on juge, c'est-à-dire que l'on pense une chose d'une autre : par exemple, la terre est ronde ; le mot est, c'est le verbe, c'est-à-dire que c'est le mot qui marque que je juge que la terre est ronde, Oeuv. t. I, p. 73 dans VERBE
En rassemblant les divers sujets dont on veut dire la même chose, on abrège le discours, et on le rend plus vif, Oeuv. t. v, p. 82 dans VIF, VIVE
Il vaudrait mieux, s'il était possible, peser les voix que de les compter, c'est-à-dire qu'il vaudrait mieux suivre l'avis de ceux qui sont les plus savants et les plus sensés, que de se laisser entraîner au sentiment aveugle du plus grand nombre, Trop. I, 6 dans VOIX
La voix ou forme du verbe : elle est de trois sortes : la voix ou forme active, la voix passive et la forme neutre, Oeuv. t. IV, p. 68 dans VOIX
Ce n'est pas seulement la propriété d'avoir qu'on a attribuée à des êtres inanimés et à des idées abstraites, on leur a aussi attribué celle de vouloir ; on dit : Ce bois ne veut pas brûler ; cette clé ne veut pas tourner, etc., Trop. II, 1 dans VOULOIR
Nos pensées, nos perceptions, nos vouloirs ou volontés, et nos sentiments de plaisir ou de douleur, Oeuv. t. v, p. 304 dans VOULOIR
Les voyelles sont ainsi appelées du mot voix, parce qu'elles se font entendre par elles-mêmes ; elles forment toutes seules un son, une voix, Oeuv. t. IV, p. 364 dans VOYELLE
C'est une affaire où il y va du salut de l'État, ce qui est mieux que si l'on disait : C'est une affaire où il va etc. en supprimant y qui est inutile à cause de où, Oeuv. t. v, p. 28 dans Y