Joachim DU BELLAY (1522 - 1560)

Citations

C'est à Dieu, auquel il faut avoir tout son recours, 30 dans À
À ceux qui cheminent encore par les sentiers des doctrines estranges, ils leur donnent des noms ignominieux, 71 dans À
Il suffit donc, à ce que [pour que] quelqu'un soit nostre prochain, qu'il soit homme, 72 dans À
À ceux qui plus sont despourvus des facultés de nature, c'est à ceux-là auxquels il faut plus adjouster d'art, 112 dans À
J'ai assez dit : c'est à vous à penser, 156 dans À
De ceux là, y en a aucuns qui se trompent eux mesmes ; et les autres sont trompés par l'abastardissement des coustumes, 117 dans ABÂTARDISSEMENT
Il ne leur chaut d'avoir abondance ; mais toute leur sollicitude est de ne rien reserver de ce qui leur abonde, 535 dans ABONDER
L'abouchement qui fut fait auprès de Toury en Beausse par la reine, le roi de Navarre et le prince de Condé, pour aviser aux moyens d'appaiser les differens survenus, 556 dans ABOUCHEMENT
Que trente chevaux legers de part et d'autre, six heures devant que s'aboucher [venir en conférence], descouvriroient la campagne, 557 dans ABOUCHER
Ne pouvans sortir par la porte, elles sont contraintes de se jeter par la fenestre, pour aller dans quelque delicieux jardin manger des abricots, 140 dans ABRICOT
En Lacedemone il y avoit une loi, laquelle declaroit les enfants absouls d'aider à leurs peres en vieillesse, quand ils avoient esté nonchalans de les faire instruire en jeunesse, 116 dans ABSOUDRE
S'il est question de corriger quelques abus..., 85 dans ABUS
Ils sçavent l'arithmetique si parfaitement que jamais ne s'abusent à conter, 183 dans ABUSER
La reine, en l'acceptation de son offre, n'y procedoit point de mauvaise intention, 563 dans ACCEPTATION
Ce sont là les projets qu'on fait après un accident favorable, 645 dans ACCIDENT
La noblesse en seroit plus accommodée d'argent et moins endettée, 95 dans ACCOMMODER
Et s'il a esté aspre pour la parachever [sa maison], il ne l'est pas moins pour l'accommoder par dedans, 167 dans ACCOMMODER
[Les chefs] pour estre bien parés s'accommodent de la moitié des payes des soldats, 264 dans ACCOMMODER
Il accommode le soulier à nostre pied, c'est à dire la despense à notre pauvreté, 276 dans ACCOMMODER
Le libertin courtisan est si accort, qu'il n'oublie aucun artifice pour couvrir ce qu'il sçait bien que plusieurs reprouvent, 510 dans ACCORT, ORTE
Quand il apparoit y avoir grande injustice en icelui [commandement], ne vaut-il pas mieux qu'il s'excuse accortement de l'accomplir [le commandement] ?, 220 dans ACCORTEMENT
Le nombre n'est pas petit de ceux qui sont abreuvez de ceste fausse opinion et qui la publient accortement es lieux où ils frequentent, 492 dans ACCORTEMENT
La demeure de la maison n'acouardit pas tellement ceux qui la suivent, qu'une bonne partie ne soit en bonne disposition de bien faire quand l'honneur le commande, 210 dans ACCOUARDIR
Accoustumez de rejeter, 44 dans ACCOUTUMER
Ils se souillent en se pensant delecter, et, s'acoquinans aux escrits de mensonge, ils desdaignent ceuz où reluit la verité, 146 dans ACOQUINER
Plusieurs se sont trouvez qui ont maintenu qu'il faloit prendre la moitié de leurs biens pour en acquitter le roy [payer ses dettes], veu que le peuple est incapable pour sa pauvreté d'y satisfaire, 98 dans ACQUITTER
La pluspart de ceux qui doyvent le service s'en acquitent avec l'argent, 232 dans ACQUITTER
Du petit on vient au grand, et qui s'acquite bien de l'un est mieux preparé pour se bien acquiter de l'autre, 293 dans ACQUITTER
Il est bon toutes fois, quand on est près d'une grosse force et de capitaines determinez, de redoubler son soin, et penser que le desir d'honneur leur administre des ailes, 665 dans ADMINISTRER
On peut affermer, quand ils s'adonnent à bien, qu'ils sont excellents, 85 dans ADONNER (S')
Lesquels [philosophes] ont si bien discouru de tout ce qui apartient à toutes les parties de la vie civile, que, les preceptes divins exceptez, on ne pourroit trouver de meilleure adresse, 110 dans ADRESSE
En tels affaires, comme cestui-ci, il ne faut point flater soy-mesmes, ni autrui, 22 dans AFFAIRE
En nulle action passée, on n'auroit eu tant d'afaire qu'on auroit en ceste-ci, 437 dans AFFAIRE
Ils conurent qu'il y auroit de l'affaire à chasser les pigeons de ce colombier, 581 dans AFFAIRE
La jeunesse qui est si ardante en ses affections...., 120 dans AFFECTION
Si quelque beau pere affectionné au couvent, vient à lire ceci...., 63 dans AFFECTIONNER
La concorde, qui nous rend affectionnez au bien les uns des autres, 66 dans AFFECTIONNER
Aucuns d'iceux sont aussi afriandez des soldes estrangeres, 179 dans AFFRIANDER
Il faut que les harquebusiers soyent à la teste pour faire ce dommage à l'affront [attaque], 322 dans AFFRONT
Nostre cavallerie a une furieuse boutée à l'affront, 360 dans AFFRONT
Parlons de l'affrontement de deux escadrons, 312 dans AFFRONTEMENT
Ces esquadrons de lances, s'estans affrontez avecques nos files de gendarmerie, les ont aisement renversées, 288 dans AFFRONTER
Encores que l'esquadron de lances face sa charge valeureusement, il n'en peut succeder grant effect ; car à l'affronter, il ne tue personne, 312 dans AFFRONTER
Autres courent par ci et par là, pour tromper et affronter ceux...., 477 dans AFFRONTER
Les contenances et façons simples, et mal agencées des escoliers, au prix des honnestetez, courtoisies et dexteritez de ces jeunes gentils hommes, 122 dans AGENCER
L'on voit communement les maisons des simples bourgeois et marchans (mesmement es païs bas) si joliment agencées et de peu, que les nobles devroyent avoir honte de tenir les leurs si salles, 168 dans AGENCER
Les traducteurs françois ne se sont pas seulement estudiez à bien agencer leurs traductions, mais ont aussi adjousté...., 139 dans AGENCER
La dignité de la cause qui s'agit [dont il s'agit] est aussi quelquesfois telle, et la qualité des associez si grande, que...., 566 dans AGIR
Ils vindrent jusques au pied de la muraille, et avecques une longue pique, et une chorde, ayant une agraffe de fer, ils y monterent, 664 dans AGRAFE
Et nous rendre coulpables d'une aggression publique et generale, 608 dans AGRESSION
Il y en a de si aheurtez en leurs opinions, que...., 480 dans AHEURTER (S')
Toutes les langues ont esté formées d'un mesme jugement à une mesme fin, I, p. 3, verso. dans À
Je laisserai cest argument choisir Aux plus savants et aux plus de loisir, VII, p. 29, verso. dans À
Afin qu'à son retour le malheureux se voye Manger aux avocats, VIII, p. 50, verso. dans À
Ceste arrogance grecque, admiratrice seulement de ses inventions, n'avoit loi ni privilege de legitimer ainsi sa nation, et abastardir les autres, I, 4, recto. dans ABÂTARDIR
La peur descouvre un coeur abastardi, IV, 6, verso. dans ABÂTARDIR
La trop grande et indocte multitude des escrivains qui de jour en jour s'eleve en France, au grand deshonneur et abastardissement de nostre langue, III, 2, recto dans ABÂTARDISSEMENT
Toi qui du coeur les abysmes connois, II, 35, recto. dans ABÎME
Je vois sortir des abysmes Une orque pour m'abysmer, II, 37, recto. dans ABÎME
Oh ! quantes fois de ton grave sourcy Tu abysmas ce faulx peuple endurcy !, III, 93, verso. dans ABÎMER
Avoir pour son exercice Force oiseaux et force abbois, III, 87, recto. dans ABOI
J'ai quasi oublié un autre defaut bien usité et de très mauvaise grace ; c'est quand la sentence est trop abruptement coupée, I, 33, recto. dans ABRUPTEMENT
Ainsi qu'avec l'Espaigne La France s'accompaigne [s'allie], VIII, 10, recto. dans ACCOMPAGNER
Car si tu as des mots tant seulement soucy, Tu seras bien grossier et lourdaut, ce me semble, Si par art tu ne peux en accoupler ensemble Quelque peu...., IV, 85, recto. dans ACCOUPLER
....la pauvreté, des muses l'héritage, La quelle est à ceux-là reservée en partage, Qui, dedaignant la cour, fascheux et mal plaisans, Pour allonger leur gloire accourcissent leurs ans, le Poëte courtisan. dans ACCOURCIR
Baïf, qui, comme moy, prouves l'adversité, Il n'est pas tousjours bon de combattre l'orage, VI, 18, recto. dans ADVERSITÉ
Lorsqu'Apollon vient troubler sa prestresse De son divin et sainct affollement...., V, 34, verso. dans AFFOLEMENT
Cependant que j'ahanne à mon blé que je vanne à la chaleur du jour, Au vent. dans AHANER
Lazare de Baif a donné à nostre langue le nom d'epigrammes et d'elegies, avecq ce beau nom composé aigre-doux, à fin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre, I, 39, verso. dans AIGRE-DOUX, DOUCE
Mais je ne sçay comment ce daemon de Jodelle.... M'aiguillonne, m'espoint, m'espouvante, m'affolle, VI, 41, recto dans AIGUILLONNER
Pressant la legere fuyte Des cerfs ailez par la peur, III, 80, verso. dans AILÉ, ÉE
.... Comme si le temps, ainsi que les vins, rendoit les poësies meilleures, I, 21, recto. dans AINSI
J'avois horreur des trop maigres, ainsi Comme j'avois des trop grasses aussi, IV, 75, recto dans AINSI
S'il vouloit faire paix, il y venoit aussi, Et en toute autre chose en usoit tout ainsi, VIII, 51, recto dans AINSI
Comme ainsi soit que les hommes ayent un amour d'eux-mesmes desordonné et aveuglé, ils se feront volontiers accroire qu'il n'y a rien en eux digne d'estre desprisé, ib. 169 dans AINSI
Ainsi soit que l'homme en sa creation ait eu faculté d'eslire la vie ou la mort, mais que sera-ce si nous respondons qu'il l'a perdue ?, ib. 247 dans AINSI
Et qu'il soit ainsi, nous ne le forgeons pas au plaisir de nostre cerveau, ib. 1063 dans AINSI
Voilà comment ce qui en soy peut advenir ainsi ou ainsi [d'une ou d'autre façon], est determiné en une sorte au conseil de Dieu, ib. 143 dans AINSI
Te faudroit voir tous ces vieux romans et poetes françois, où tu trouveras un ajourner, pour faire jour ; que les praticiens se sont faict propre ; et mil autres bons mots, que nous avons perdus par nostre negligence, I, 29, recto. dans AJOURNER
D'une entresuivante fuyte Il ajourne, et puis ennuyte [il fait huit], III, 78, verso. dans AJOURNER
Mais le mal par les yeux ne s'allambique pas ; De quoi donques nous sert ce fascheux larmoyer ?, VI, 17, recto. dans ALAMBIQUER
Mais ces fols qui leur font hommage, Amorcez de vaines douceurs, Ne peuvent sentir le dommage Que traynent ces mignardes soeurs, III, 91, recto. dans AMORCER
Fncelade est là dedans Qui anime de sa gorge La cyclopienne forge, II, 43 dans ANIMER
Voi le cy comme il anime Les bandes du ciel, qui vont Là où plus fort s'envenime L'assaut que les geans font, II, 44, recto dans ANIMER
Les sainctes soeurs, qui me feront revivre Mieux que la main qui anime le cuyvre, III, 9, verso dans ANIMER
Ou quand alors qu'on l'animoit, à coups de patte il escrimoit, VII, 40, verso dans ANIMER
Puis d'une voix guerriere Camille la derniere Ces beaux vers anima, VIII, 8, recto dans ANIMER
Te faudroit voir tous ces vieux romans et poetes françois où tu trouveras un anuicter, pour faire nuict.... et mil' autres bons mots, que nous avons perdus par nostre negligence, I, 29, recto. dans ANUITER (S')
D'une entre-suivante fuyte Il ajourne, et puis enuyte, III, 78, verso. dans ANUITER (S')
.... et quand il anuytoit, Le fier Énée en songe l'agitoit, IV, 19, verso. dans ANUITER (S')
L'ombre au matin nous voyons ainsi croistre, Sur le midy plus petite apparoistre, Puis s'augmenter devers la fin du jour, V, 36, verso. dans APPARAÎTRE
Et tous les arts dont la vieille rusée Sçait appaster la jeunesse abusée, VII, 55, verso. dans APPÂTER
Et toy, Magny, puisque ton cueur Sent encor l'archerot vainqueur, Chante d'amour...., VII, 25, verso. dans ARCHEROT
Ce ne sont pas les deux archets [sourcils] encore De ces beaux yeux de cent yeux adorez, V, 41, recto. dans ARCHET
Une barbelette argentée, VII, 39, verso. dans ARGENTER
Je voy les ondes encor De ces tresses blondelettes, Qui se crespent dessous l'or Des argentines perlettes, VII, 16, recto. dans ARGENTIN, INE
L'une après l'autre ont fait plus d'une fois Hault rechanter tout le courbé rivage Sous l'argentin de leurs celestes voix, III, 4, verso. dans ARGENTIN, INE
L'argentin de ces ruisseaux Qui paisiblement murmurent, VII, 16, verso. dans ARGENTIN, INE
Couvert d'un poil gris argentin, Ras et poly comme satin, VII, 39, verso. dans ARGENTIN, INE
Les Getes durs à la peine Nature a trop mieux contentez, Qui ont leurs champs non arpentez, III, 19, verso. dans ARPENTER
Que me sert voir tout le monde En papier, où je me fonde à l'arpenter pas à pas ?, III, 86, recto. dans ARPENTER
L'espic jaunit en grain, que le chaud assaisonne, VI, 19, verso. dans ASSAISONNER
Mais ne peult-on l'amour assaisonner, Comme les fruicts, et par art luy donner Maturité...., VII, 32, verso. dans ASSAISONNER
Te faudroit voir tous ces vieux romans et poetes françois, où tu trouveras un assener, pour frapper où on visoit, et proprement d'un coup de main : .... et mil'autres bons mots, que nous avons perdus par nostre negligence, I, 29, recto dans ASSENER
Combien ce Dieu qui noz esprits resveille, Faisant plus haut mes desirs attenter, V, 36, recto. dans ATTENTER
Il est parfaict aussi tost que conceu, III, 46, recto. dans AUSSITÔT
Sur Bollongne vendue un tel exploit il fit, Qu'aussi tost qu'il l'eut veue, aussi tost il la prit, VIII, 26, recto. dans AUSSITÔT
L'un pour ne s'avancer se voit estre avancé, L'autre pour s'avancer se voit desavancé, VI, 29, recto. dans AVANCER
Car ta main seule invinciblement forte Peult des enfers briser l'avare porte, III, 92, recto dans AVARE
Comme un don avarement offert, III, 70, recto. dans AVAREMENT
.... Quand, d'une grace au danger aveuglée, Le gay berger au combat se hazarde, V, 8, recto. dans AVEUGLER
Le Philistin de fureur aveuglé, Rouant sa masse, alloit d'ardent courage, V, 9, recto. dans AVEUGLER
Hélas ! amour, le plus puissant des Dieux, Rends moy l'ouye, et m'aveugle les yeux, V, 40, recto. dans AVEUGLER
Et si mon desir n'eust aveuglé ma raison, N'estoit-ce pas assez pour rompre mon voyage ?, VI, 10, recto. dans AVEUGLER
Si tu n'as point pitié de moy, Ayes au moins pitié de toy, VII, 37, recto. dans AVOIR
Ou elle tient Ascaigne qu'elle embrasse, Et baise en luy de son pere la grace, IV, 8, verso. dans BAISER
Je sçay le vent Libyen, Je sçay bien Quelz flots ceste coste baisent, IV, 35, recto. dans BAISER
Un long baiser, IV, 75, recto. dans BAISER
Car je baisois volontiers une bouche Qu'à plein baiser des deux levres on touche, IV, 75, verso. dans BAISER
Prend le ballay et tout à l'environ Va nettoyant la meule et le gyron, VII, 3, verso. dans BALAI
Comme un asne balançant Deux grands oreilles pointues, II, 38, recto dans BALANCER
Les parlemens.... Où d'un contrepois loyal Les sainctes loix on balance, II, 39, verso dans BALANCER
Ce seul icy a fleschi ma pensée, Ce seul icy mon ame balancée A esbranlé, IV, 7, recto dans BALANCER
Tout aultre animal est ou vers terre tourné, Ou caché dessoubs l'onde, ou d'aile ballancée Est pendu parmy l'air, IV, 81, recto dans BALANCER
Ballancer tous ses mots, respondre de la teste, Avec un Messer non ou bien un Messer si, VI, 25, verso dans BALANCER
L'autre le va par les flancs costoyant, Et l'autre encor va devant balloyant Les bancs de sable...., VIII, 16, recto. dans BALAYER
Il fait bon voir de tout leur senat balloter [aller au ballottage sur toute chose], VI, 35, recto. dans BALLOTTER
Je ne craignois d'aller sans ma patente ; Car j'estois franche et de tribut exempte ; Je n'avois peur d'un gouverneur fascheux, D'un barisel ny d'un sbire outrageux, VII, 62, verso. dans BARIGEL ou BARISEL
De deux grandes citez il despouilla l'eglise, Pour fonder un estat venu de bastardise, III, 71, verso. dans BÂTARDISE
Ores des dieux les autelz elle adore, Et de presents chacun jour les honore ; Ores beant aux poitrines sanglantes, Regarde au fond des entrailles saillantes, IX, 8, recto. dans BAYER
Tu ne verras beer les portes grandes De la maison espouvantable à veoir, Si paravant tu n'as fait ton devoir, IX, 41, verso. dans BAYER
Car c'est de là que vient la fine marchandise, Qu'en beant on admire, et que si hault on prise, 83, verso. dans BAYER
.... et si est la caverne Du noir Pluton beante nuict et jour, IV, 43, verso. dans BÉANT, ANTE
Si l'officier estoit digne de son office, Et le beneficier digne du benefice, VIII, 36, recto. dans BÉNÉFICIER
Une louve je vy sous l'antre d'un rocher Allaictant deux bessons : je vis à sa mammelle Mignardement jouer ceste couple jumelle, VI, 61, verso. dans BESSON, ONNE
La s'espandoit la bette au grant feuillage, VII, 4, verso. dans BETTE
La queue longue à la guenone, Mouchetée diversement D'un naturel bigarrement, VII, 40, recto. dans BIGARREMENT
Son oraison tant bien parée Semble une juppe bigarrée De plus de sortes de couleurs Que les prez ne portent de fleurs, VII, 75, verso. dans BIGARRER
Tu verras tost par force de ramer Autour de toi blanchir toute la mer, IV, 22, verso. dans BLANCHIR
Ell' prit son tein de beaux liz blanchissans, II, 8, recto. dans BLANCHIR
La couleur du portraict est blesme, Et la mienne est tousjours de mesme, VII, 10, recto. dans BLÊME
Je voy dedans ces oeillets Rougir les deux levres closes Dont les boutons vermeillets Blesmissent le teint des roses, VII, 16, recto dans BLÊMIR
Je voy les ondes encore De ses tresses blondelettes, VII, 16, recto. dans BLONDELET, ETTE
Cest or blondissant, II, 25, verso. dans BLONDIR
Ces belles tresses undoiantes, Et d'un beau fin or blondoiantes, IV, 75, recto. dans BLONDOYER
Sur l'un quelque fois ondoient Mille sillons qui blondoient, VII, 20, verso. dans BLONDOYER
L'un gist en terre tout honteux, L'autre a le col tout boiteux, VII, 79, verso. dans BOITEUX, EUSE
Les animaux aussi parmy les gros herbages Bondissent à grands saults, IV, 76, recto. dans BONDIR
Ains, comme balles, d'vn grand sault [ils] Bondissoient en bas et en hault, VII, 46, recto. dans BONDIR
Il se borna plus loing [étendit les bornes de l'empire], il rompit le pouvoir De l'heureux adversaire, et trompa son sçavoir, VIII, 25, recto. dans BORNER
C'est à ce mestier là que des biens on amasse, Non à celui des vers, où moins y a d'acquet Qu'au mestier d'un bouffon ou celui d'un naquet [homme de rien], VI, 40, verso. dans BOUFFON
Allons voir Marc Antoine ou Zany bouffonner Avec son magnifique à la venitienne, VI, 33, recto. dans BOUFFONNER
Et puis on va, pour la faire bouillir, L'herbe nouvelle à la lune cueillir, IV, 21, recto. dans BOUILLIR
L'herbe nouvelle on fauche au cler serein, Pour la bouillir dedans vaisseaux d'airein, IV, 74, recto. dans BOUILLIR
Petit bout d'homme, et honte de nature, V, 8, verso. dans BOUT
Encore que le bray d'vn asne ou la chanson D'vne importune rane ait beaucoup plus de son...., IV, 83, verso. dans BRAIMENT
Ce bon Bacchus, qui de branches de vigne Guide le cours de tigres attelez, IV, 61, verso. dans BRANCHE
Ce sont beaux mots, que bravade, Soldat, cargue, camisade, Avec un brave sangDieu, III, 87, verso. dans BRAVADE
Deux petits brins de coral rougissant, II, 25, verso dans BRIN
Le grand colosse, à ce coup estonné, D'un sault horrible alla bruncher par terre, V, 9, verso. dans BRONCHER
Le pré aux clers en est tesmoing, Où il n'y a si petit coing De muraille, qu'à coups de pierre On ne face bruncher par terre, VII, 76, verso. dans BRONCHER
Mais une nuict, qui dessus luy s'arreste, D'un noir brouillas luy ombrage la teste, IV, 63, verso. dans BROUILLARD
Et dont le chef sans cesse couronné D'obscurs brouillards...., IV, 13, recto. dans BROUILLARD
Peut estre aussi que les ans, Après un long et long aage, Par estrangers courtisans Brouilleront nostre langage, III, 34, recto. dans BROUILLER
Que l'eternelle tempeste Qui brouille dedans ma teste Mille tourbillons enclos, III, 78, recto. dans BROUILLER
Là fut le vase, où les sorts se brouilloient, IV, 40, verso. dans BROUILLER
.... car la guerre en avoit la serrure brouillée, VI, 33, recto. dans BROUILLER
Les costeaux soleillez de pampre sont couvers, Mais des hyperborés les eternels hyvers Ne portent que le froid, la neige et la bruine, VI, 6, recto. dans BRUINE
Si faut-il toutefois que Bellay s'esvertue, Aussi bien que la mer, de bruire ta vertu, VI, 43, verso. dans BRUIRE
[Il] Rendoit ma muse lente, Bien qu'elle fust bruslante De s'offrir à vos yeux, III, 12, recto. dans BRÛLER
Didon se brusle, et de son mal enclos Jà la fureur luy saccage les os, IV, 9, recto. dans BRÛLER
Ô la fureur d'une bruslante rage, Qui maintenant transporte mon courage !, IV, 17, recto. dans BRÛLER
Qui contrefaict ce Tantale mourant Bruslé de soif au milieu d'un torrent, VII, 27, verso. dans BRÛLER
Ô bienheureux adolescent, qui as trouvé un tel buccinateur [trompette] de tes louanges, I, 27, recto. dans BUCCINATEUR
Il [le Français] n'eust point esprouvé le mal qui fait peler, Il n'eust fait de son nom la verole appeler, Et n'eust fait si souvent d'un bufle sa monture, VI, 27, verso. dans BUFFLE
Je demande sans plus que le mien on ne mange, Et que j'aye bien tost une lettre de change, Pour n'aller sur le bufle au despartir d'icy, VI, 28, recto. dans BUFFLE
Voyons courir le pal à la mode ancienne, Et voyons par le nez le sot bufle mener, VI, 32, recto. dans BUFFLE
[Vulcain] D'un burin laborieux Grave tes fatales armes, III, 40, verso. dans BURIN
Là se voit l'image encor' De tes victoires futures, Par le feuvre Lemnien.... Divinement burinées, III, 42, recto. dans BURINER
L'une aux armes s'adonne, et l'autre sa paresse Caignarde en sa maison, l'autre hante la court, VIII, 50, verso. dans CAGNARDER
Les bergiers, avec leurs musettes, Gardant leurs brebis camusettes, VII, 45, verso. dans CAMUSET, ETTE
Ceste mesme candeur, ceste grace divine Qu'en ton Virgile on voit...., VI, 39, recto dans CANDEUR
Que pleust à Dieu, le naturel d'un chacun estre aussi candide à louer les vertus, comme diligent à observer les vices d'autruy, I, 22, recto. dans CANDIDE
.... Celuy qui de plein jour Aux cardinaux en cappe a veu faire l'amour, VI, 34, verso. dans CAPE
La belle main dont la forte foiblesse D'un joug captif donte les plus puissans, II, 11, recto. dans CAPTIF, IVE
As-tu point veu une nymphe craintive, Qui va menant ma liberté captive Par les sommets des plus haultes montaignes ?, II, 28, recto. dans CAPTIF, IVE
L'or des cheveux me captive, VII, 21, verso. dans CAPTIVER
Je hay plus que la mort un jeune casanier, Qui ne sort jamais hors, sinon aux jours de feste, VI, 11, verso dans CASANIER, IÈRE
En l'un defaut ce qui est le commencement de bien escrire, c'est le savoir, I, 21, verso. dans CE
Ce qui me nuit, c'est ce qui m'est plaisant, II, 14, verso. dans CE
Mon fils, c'est assez combattre, II, 64, recto dans CE
Ces beaux noms de vertu, ce n'est rien que du vent, VI, 38, recto. dans CE
Mais tout le bien que je reçoi De mon inviolable foi, Ce sont soupirs et larmes, III, 54, recto. dans CE
Ce ne sont pas ni ces lis ni ces roses, Ni ces deux rangs de perles si bien closes, C'est cet esprit rare, present des cieux, V, 41, recto. dans CE
Et qu'est-ce des ans qui glissent, Qu'est-ce des biens allechans ?, V, 54, verso dans CE
Non celle desnaturée, Qui de Venus ceinturée Les loix ne recognoist point, III, 35, verso. dans CEINTURER
Si la charrue cesse, et si la main rustique Oisive par les champs au labeur ne s'applique, VIII, 46, verso. dans CESSER
Voicy le carneval, menons chascun la sienne, Allons baller en masque, allons nous pourmener, VI, 32, recto. dans CHACUN, CHACUNE
Si est chascun de nous à soymesmes tesmoing Combien la France doit de la guerre estre lasse, ib. verso. dans CHACUN, CHACUNE
Nous avons un certain nombre de syllabes en chascun genre de poëme, par lesquelles, comme par chainons, le vers françois lié et enchainé...., I, 29, verso. dans CHAÎNON
De chappes, de rochetz..., VI, 32, verso. dans CHAPE
Il fait bon voir le bec de leurs chapprons antiques, VI, 35, recto dans CHAPERON
Aussi voit on bien à mon nez Et à mes yeulx tous charbonnez, Que je n'ay pas la veuë claire, VII, 77, verso dans CHARBONNER
Ce sont beaux mots, que bravade, Soldat, cargue, camizade, Avec un brave sangdieu, III, 87, verso. dans CHARGE
Prenez en gré ces poetiques fleurs ; Ce sont mes vers que les chastes Charites Ont emaillé de plus de cent couleurs, Pour aller voir la fleur des marguerites, Sonnet à Marguerite, soeur du roi. dans CHARITES
.... Tous oiseaux funebres, Chazhuans, amis des tenebres, Avec maint charogneux corbeau, VII, 51, recto. dans CHAROGNEUX, EUSE
Mille bourdes qu'il a en France rapportées, Assez pour en charger quatre grandes chartées, IV, 83, verso. dans CHARRETÉE
Que de mon nom la mer nommer je face, Ou que je sois ce chartier mal appris...., V, 3, verso. dans CHARRETIER, IÈRE
Ce jour premier fut la cause et le chef Et de la mort, et de tout le meschef, IV, 11, recto. dans CHEF
Non autrement qu'on voit parmy les nues Les haults sourcils des grands Alpes chenues, III, 5, recto. dans CHENU, UE
La foy chenue, alors non violable, Tiendra le lieu des punissantes loix, III, 6, verso. dans CHENU, UE
Mesme en ces tant jeunes ans, Ceste vertu tant chenue, III, 15, verso. dans CHENU, UE
.... Et puis appaisoit sa cholere Tout soudain qu'on luy faisoit chere, VII, 40, verso. dans CHÈRE
.... Et la chevaline source [l'Hippocrène] De sa course Avoit arresté les pas, V, 10, verso. dans CHEVALINE
Par l'espaisseur des forets chevelues, II, 13, recto. dans CHEVELU, UE
Allez, filles de la Nuict, De longs serpens chevelues, II, 43, recto. dans CHEVELU, UE
Herissant sa chevelure, III, 78, recto. dans CHEVELURE
Prenons l'heure aux cheveux, l'homme rappelle en vain La sourde occasion alors qu'elle est absente, III, 61, recto dans CHEVEU
Comme l'autonne saccage Les verds cheveux du boccage, III, 77, recto dans CHEVEU
On rue à bas les gros chevrons de fresne, IV, 45, recto. dans CHEVRON
Ores tu marches solitere, Parmy l'horreur d'un cimetere, VII, 49, verso. dans CIMETIÈRE
Qui des ailes mal cirées [d'Icare] Le vol n'imiteront pas, III, 76, recto. dans CIRER
C'est un vertueux office, Avoir pour son exercice Force oiseaux, et force abbois, Et en meutes bien courantes Clabauder toutes ses rentes Par les champs et par les bois, III, 87, recto. dans CLABAUDER
Or avez vous Pesprit si elervoyant, Que nul destour, tant soit il fourvoyant, Vos pas certains pourroit tromper...., VII, 31, recto. dans CLAIRVOYANT, ANTE
Tant qu'à l'entour du monde Sa coche vagabonde Neptune conduira, VIII, 11, recto. dans COCHE
Je croy qu'il s'addoucira, Ou sera Plus dur que le coeur d'un arbre, IV, 29, recto. dans COEUR
Tous ces esprits portent la teste ceincte Du blanc attour d'une coyfure saincte, IV, 58, recto. dans COIFFURE
Je voy plus de cent ruisseaux Collez de fange et de bourbe, II, 51, recto. dans COLLER
Que sçais-tu quel j'estois devant qu'aller à Rome ? Quel j'en suis retourné ? quel j'ay vescu, et comme ?, VI, 50, verso. dans COMME
Je croy, qu'à un chascun sa langue puisse competemment communiquer toute doctrine, I, 14, recto. dans COMPÉTEMMENT
Telle qu'estoit la nouvelle Cyprine Venant à bord dans sa conque de mer, VIII, 20, verso dans CONQUE
La signification de ce mot [rhythme] est fort ample, et emporte beaucoup d'autres termes, comme reigle, mesure, melodieuse consonance de voix, consecution, ordre, comparaison, I, 30, verso. dans CONSÉCUTION
Pour nous rendre encore plus odieux et contemptibles, I, 5, recto. dans CONTEMPTIBLE
Avec une petite maniere d'irrision et contournement de nez, je les adverty qu'ils n'attendent aucune response de moy, II, 6, recto. dans CONTOURNEMENT
Le fier taureau au combat ordonné Deçà de là va contournant sa teste, V, 8, recto. dans CONTOURNER
C'est luy que nulle violence Peult esbranler tant seulement, Si bien il se contrebalance En tous ses faicts egalement, III, 91, verso. dans CONTRE-BALANCER
Mais rend leur la pareille, et fay que tu n'oublies De les contre-louer, Oeuvres, p. 319, dans LACURNE dans CONTRE-LOUER
Il fault necessairement que ces deux langues soient entendues de celuy qui veult acquerir ceste copie et richesse d'invention, I, 8, recto. dans COPIE
La sententieuse briefveté de l'un, et la divine copie [abondance] de l'autre [Platon], I, 16, recto. dans COPIE
Toutes sciences se peuvent fidelement et copieusement traitter en icelle [langue française], I, 7, recto. dans COPIEUSEMENT
L'office de l'orateur est de chacune chose proposée elegamment et copieusement parler, I, 8, recto. dans COPIEUSEMENT
Aussi est-ce le plus utile de bien imiter, mesmes à ceux dont la langue n'est encor bien copieuse et riche, I, 10, verso dans COPIEUX, EUSE
Autant te dy-je des satyres que les François, je ne sçay comment, ont appelées cocs à l'asne.... Cette inepte appellation de coc à l'asne, I, 25, recto dans COQ-À-L'ÂNE
À toucher plus polie et fine Que n'est une coque marine, IV, 77, verso. dans COQUE
Voulant les Dieux à la guerre animer, Il fendoit l'air de sa coquille creuse, IV, 44, verso. dans COQUILLE
Arriere aussi la Habertine, Qui a faict la muse coquine, VII, 79, recto. dans COQUIN, INE
Ou soit que ce petit coquin [son chat] Privé sautelast sur ma souche, VII, 40, verso. dans COQUIN, INE
Soit qu'en riant ses levres coralines Montrent deux rancs de perles crystalines, II, 27, recto. dans CORALLIN, INE
Et qui de loing coules tes cleres eaux En l'Ocean d'une assez vive course, II, 8, verso. dans COULER
De loing quelquefois reluit Une estoille espoinçonnée, Qui coule ou semble couler, II, 48, recto. dans COULER
Le miel qui les oreilles touche, à Nestor couloit de la bouche, III, 18, recto. dans COULER
Que doivent esperer les meschans, qui sans cesse Portent dedans le cueur leur coulpe vengeresse ?, VIII, 34, verso. dans COULPE
Certes, seigneur, je sens bien que ma faulte Me rend coulpable à ta majesté haulte, III, 92, recto. dans COUPABLE
Le vers françois lié et enchainé est contraint de se rendre en ceste estroite prison de rithme sous la garde le plus souvent d'une couppe feminine, facheux et rude geolier et incogneu des autres vulgaires, p. 31, dans LACURNE dans COUPE
Quand la fureur qui bat les grands coupeaux...., II, 26, verso. dans COUPEAU
Voici la jeune Cynthienne, Vefve de son Endymion : Belle couple, heureuse union, II, 76, recto dans COUPLE
De maint propos ce couple [Énée et Achates] devisoit, IV, 44, verso dans COUPLE
Les vers sacrez, les celestes augures, Les poincts couplez, les magiques figures, VII, 65, verso. dans COUPLER
La s'estendoit la friande laictue, Et là s'enfloit la coucourde ventrue, VII, 4, verso. dans COURGE
Diane en l'onde il vaudroit mieux trouver Ou voir Meduze, ou au cours s'esprouver Avecques Atalante...., VII, 26, verso. dans COURS
D'un horrible regard rouant ses yeux ardents Et d'un horrible son faisant cracquer ses dents, III, 31, verso. dans CRAQUER
....de là s'entend le bruit Des gemissans sous le fouet esclattant, Et des gros fers tirez en cracquetant, IV, 55, recto. dans CRAQUETER
Quand j'oy les Muses cacqueter, Enflant leurs mots d'un vain langage, Il me semble ouyr cracqueter Un perroquet dedans sa cage, III, 91, recto. dans CRAQUETER
Ô temps ! ô meurs ! ô crasse ignorance !, I, 15, verso. dans CRASSE
La peur, la faim, mauvaise conseillere, La pauvreté de crasse toute pleine, IV, 47, verso. dans CRASSE
Sur ce rivage un passager estoit, Crasseux, hydeux, qui la face portoit De barbe blanche espessement couverte, IV, 48, recto. dans CRASSEUX, EUSE
Qui pour acquerir le nom de sçavans, traduisent à credit les langues, dont jamais ils n'ont entendu les premiers elements, I, 9, recto. dans CRÉDIT
Dieu, qui en mon Loyre mouilles L'or de tes crespes cheveux, II, 37, verso. dans CRÊPE
Ô front crespe et serein !, VI, 26, verso dans CRÊPE
Sa longue oreille velue D'une soye crespelue, VII, 37, recto. dans CRÉPELU, UE
.... Marche à longs pas, et d'un doré lien.... Noue à l'entour ses cheveux crespelez, IV, 10, verso. dans CRÉPELU, UE
Je voy les ondes encor' De ces tresses blondelettes Qui se crespent dessous l'or Des argentines perlettes, VII, 16, recto. dans CRÊPER
En mille crespillons les cheveux se frizer...., VI, 27, recto. dans CRÉPON
Je cognois que je seme au rivage infertile, Que je veulx cribler l'eau, et que je bats le vent, VI, 15, verso. dans CRIBLER
La froide bize ferme Le gozier des oiseaux, Et les poissons enferme Soubz le crystal des eaux, II, 63, verso. dans CRISTAL
Aussi chascun n'a pas merité que d'un roy La liberalité luy face comme à toy, Ou son archet doré, ou sa lyre crossée [cela s'adresse à Ronsard], VI, 9, verso. dans CROSSER
[Les vents] Croulent son tronc d'une horrible menace, Et de fueillars pavent toute la place, IV, 19, recto. dans CROULER
Au moyen de l'industrie et diligence des cultivateurs d'icelle [langue française], I, 6, verso. dans CULTIVATEUR, TRICE
Pour la coulpe de ceux qui l'ont eue en garde [nostre langue] et ne l'ont cultivée à suffisance, I, 5, verso. dans CULTIVER
Que si les anciens Romains eussent esté aussi negligens à la culture de leur langue...., I, 6, recto. dans CULTURE
L'enroué des cymbales, VII, 53, recto. dans CYMBALE
La philosophie est un fais d'autres espaules que de celles de nostre langue, I, 14, recto. dans DE
Ilz trouveront mauvais de ce que j'ose si librement parler, I, 22, recto. dans DE
Si j'estoy enquis de ce qu'il me semble de noz meilleurs poëtes françoys, ib. dans DE
Pour monstrer ce qui est de semblable en ces deux Et ce qui est aussi de difference entre eux, II, 78, recto dans DE
Mais si mes vers sont de quelque merite, C'est pour l'honneur qu'ils ont de vous chanter, III, 45, recto dans DE
Il me semble de voir cette troppe legere En un rond assemblée autour de vostre pere, III, 67, verso dans DE
Il fait du bon chrestien, et n'a ny foy, ny loy, VI, 21, verso dans DE
Ny le debord de ce dieu tortueux Qui tant de fois t'a couvert de son onde, VI, 55, verso. dans DÉBORD
Comme un torrent debordé qui emmeine Tects et troupeaux, contreval par la plaine, III, 8, verso. dans DÉBORDER
[Dieu] Debrouilla ce caos, où d'une horrible guerre Ensemble combattoient le feu, l'onde, la terre, III, 64, verso. dans DÉBROUILLER
Mais toy, seigneur, de qui le bras puissant Decaptiva ton peuple languissant, Oeuvres, f° 214, dans LACURNE dans DÉCAPTIVER
Après les propos.... aucunement declaratifs de sa precedente protestation, f° 158, dans LACURNE dans DÉCLARATIF, IVE
Qui eust gardé nos ancestres de varier toutes les parties declinables...., I, 12, recto. dans DÉCLINABLE
Nostre langue n'a ses declinations, ses pieds et ses nombres, comme ces deux autres, I, 11, verso dans DÉCLINAISON
Nostre langue se decline, si non par les noms, etc. pour le moins par les verbes, I, 11, verso dans DÉCLINER
Mais quelque jour viendra ce dernier jugement, Que roy, ny magistrat, ny juge aucunement Ne pourront decliner, VIII, 36, recto. dans DÉCLINER
Plustost que la fleche ailée Ne s'en vole au descocher, Nostre verdeur escoulée Voit son printemps desseicher, V, 54, verso. dans DÉCOCHER
Encores moins veux je que l'on me donne Le mol rameau en Cypre decoré [honoré], II, 8, recto. dans DÉCORER
Le ciel en rid, et le soleil encore De nouveaux rays ses blons cheveux decore, III, 3, verso. dans DÉCORER
Puis quand l'aube se descouche De sa jaunissante couche Pour nous esclerer le jour...., III, 79, verso. dans DÉCOUCHER
Tout le malheur qui nostre age dedore, VI, 57, recto. dans DÉDORER
J'ai plusieurs points que je pourrois induire à ce propos, si je voulois deduire Ce fait au long...., VII, 31, verso. dans DÉDUIRE
Et si je suis fasché d'un fascheur serviteur, Dessus les vers [en faisant des vers], Boucher, soudain je me desfasche, VI, 7, verso. dans DÉFÂCHER (SE)
Quand tout boys reverdist, et parmy les boccages Les oyseaux bien chantans degoysent leurs ramages, IV, 77, verso. dans DÉGOISER
Mais cependant Venus, de deuil attainte, Desgorge ainsi à Neptune sa plainte, IV, 37, verso. dans DÉGORGER
Par le degout des larmes que je pleure, II, 17, verso. dans DÉGOUT
Quand le degout d'une pluie dorée, VI, 63, recto. dans DÉGOUT
Au vase estroit, qui degoute Son eau, qui veult sortir toute, III, 75, verso. dans DÉGOUTTER
.... Tout moyte et degoutant s'est sauvé du naufrage, VI, 10, verso. dans DÉGOUTTER
Commande doncq aux gentilles Naïades Sortir dehors leurs beaux palais humides, II, 8, verso. dans DEHORS
Son peché palle il voit courir devant Les pieds ailez de la peine suyvant Qui jadé-jà les deux talons luy presse, III, 22, recto dans DÉJÀ
Ma vie desesperée, à la mort deliberée Ja-desjà se sent courir, ib. III, 83, recto dans DÉJÀ
Onde pour ma flamme esteindre, Mains pour mes noeuds delacer, VII, 21, verso. dans DÉLACER
Desmanchez vos chalumeaux, III, 36, recto. dans DÉMANCHER
Ses dentelettes d'ivoyre, VII, 37, recto. dans DENT
Et la beauté tant vantée Qui du feudroyant sangler Sentit la fiere dentée, V, 53, verso. dans DENTÉE
Il tente la voye des cieux, Croyant en des ailes de cire, Dont Phoebus le peult deplumer, III, 14, recto. dans DÉPLUMER
Me plaist lascher, pour desaigrir ma peine, Aux pleurs, aux criz et aux souspirs la bride, II, 21, recto. dans DÉSAIGRIR
Où desperé d'avoir mieux, Je m'en iray rendre hermite, VII, 10, verso. dans DÉSESPÉRER
Et permettez que ce bras angevin Par l'air françois desserre un traict qui vole Mieux que jamais de l'un à l'autre pole, III, 3, recto. dans DESSERRER
.... France durant la guerre Nouveaux enfans de son ventre desserre, III, 7, recto. dans DESSERRER
Quand l'obscurité desserre Ses ailes dessus la terre, III, 79, recto. dans DESSERRER
Alors, Forget, alors ceste erreur ancienne, Qui n'avoit bien cogneu ta princesse et la mienne, La venant à revoir, se dessilla les yeux, VI, 48, recto. dans DESSILLER
Ores leurs fors bras dessoudent Leurs ponts, ecluses et ports, II, 51, verso. dans DESSOUDER
Ceux qui ayment le vin, deviseront [causeront] de boire, VI, 5, recto. dans DEVISER
Bref il est si poltron, pour bien le deviser, Que depuis quatre mois, qu'en ma chambre il demeure, Son umbre seulement me fait poltronniser, VI, 18, verso. dans DEVISER
Fut tellement diligenté [on se hâta tellement], Mém. liv. VIII, f° 248, dans LACURNE dans DILIGENTER
Tu te distilles le cerveau Pour faire un poeme nouveau, IV, 66, recto. dans DISTILLER
Le soleil donne vie, agite, et sa chaleur Distille dans les os sa celeste vigueur, IV, 71, verso. dans DISTILLER
Qui le mastin villageois, A veu tombé sous la force Du genereux dogue anglois, II, 50, verso. dans DOGUE
L'esprit troublé de mon cher pere Anchise En mon dormant haste mon entreprise, IV, 16, recto. dans DORMIR
Filz de deesse, en quelle seureté Es-tu icy au dormir arresté Si longuement ?, IV, 22, verso. dans DORMIR
Mais quand l'homme a perdu ceste douce lumiere, La mort luy fait dormir une eternelle nuict, VI, 17, recto. dans DORMIR
Je voy le dos d'une mer Couppé de rames legeres, III, 41 verso dans DOS
.... et qui se donne los D'avoir porté son vieil pere [Anchise] à son dos, IV, 23, verso dans DOS
Soit asservie à un phrygien prince, Avec Didon sa dotale province, IV, 9, recto. dans DOTAL, ALE
La lune l'accompaigne, ornement de la nuict, Qui d'une autre clarté douteusement reluit, IV, 71, recto. dans DOUTEUSEMENT
Le col grosset, courte l'oreille, Et, dessous un nez ebenin, Un petit mufle lyonin [il s'agit d'un chien], VII, 39, verso. dans ÉBÉNIN, INE
Vieille qui as joue et narine Bordées de crasse et de farine.... Et les yeux d'escarlate vive, VII, 50, recto. dans ÉCARLATE
Comment puis-je sentir eschauffement pareil à celuy qui est près de sa flamme divine ?, VI, 6, recto. dans ÉCHAUFFEMENT
Je ne souhaitte point me pouvoir transformer, Comme feit Jupiter, en pluye jaunissante, Pour escouler en vous d'une trace glissante Cest ardeur qui me fait en cendres consommer, V, 38, recto. dans ÉCOULER (S')
Ô vieille edentée, VII, 52, verso. dans ÉDENTER
Soit que des vers sans loy tu accordes les sons, Ou soit que tu t'esgaye' en rustiques chansons, V, 33, recto. dans ÉGAYER
....Et des croppes hautaines Les fiers torrents s'eslancent par les plaines, IV, 11, recto. dans ÉLANCER
Et de son coeur la playe trop voisine En eslançant luy pince la poctrine, IV, 26, recto. dans ÉLANCER
L'office de l'orateur est de chacune chose proposée elegamment et copieusement parler, I, 8, recto. dans ÉLÉGAMMENT
Mais d'avantage, Lazare de Baïf a donné à nostre langue le nom d'epigrammes et d'elegies, aveq ce beau nom composé aigre-doux, à fin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre, I, 39, verso. dans ÉLÉGIE
Ce sont mes vers que les chastes Charites [Grâces] Ont esmaillez de plus de cent couleurs, II, 1, verso. dans ÉMAILLER
Ses fiers chevaux il attele, et embouche D'escumeux freins leur braveté farouche, IV, 38, verso. dans EMBOUCHER
[Là les âmes sont] de tout vice emondées, II, 35, verso dans ÉMONDER
Ô fol qui haste les années Qui ne sont que trop empennées, IV, 66, recto dans EMPENNER
De l'aurore Les rivages emperlez, V, 11, verso. dans EMPERLER
Les herbes empoisonneresses, I, 38, recto dans EMPOISONNEUR, EUSE
Lors un bon vent vint empoupper la flotte, IV, 38, verso. dans EMPOUPER
Use de mots purement françois, non toute fois trop communs, non point aussi trop inusitez, si tu ne voulois quelquefois usurper et quasi comme enchasser, ainsi qu'une pierre precieuse et rare, quelques mots insignes en ton poeme à l'exemple de Virgile, I, 29, recto. dans ENCHÂSSER
Si mes innocentes mains, Pures de sang et rapines, Ne furent oncques inclines à rompre les droits humains, III, 81, verso. dans ENCLIN, INE
Oignons, pavots d'endormante nature, VII, 4, verso. dans ENDORMANT, ANTE
Tous les arts et sciences en toutes les quatre parties du monde, sont, chacune endroit soy, une mesme chose, I, 3, verso. dans ENDROIT
Les espiceries que l'Inde nous envoye, sont mieux cogneues, et traittées de nous, et en plus grand pris, qu'en l'endroit de ceux qui les sement ou recueillent, I, 141, recto. dans ENDROIT
Non que je me vante d'avoir en cest endroit contrefait au naturel les vrais lineamens de Virgile, IV, 3, verso. dans ENDROIT
....assise à la senestre, Est la melancholie au sourcil enfonsé, VII, 72, verso. dans ENFONCER
Ô vigne heureuse, heureux enlacemens, II, 28, verso. dans ENLACEMENT
Son caducée embrassent Deux serpents, qui s'enlacent, Se joignant par le bout, VIII, 10, recto. dans ENLACER
Courage donc, Ronsard : la victoire te donne, Pour enlacer ton front, la plus docte couronne, V, 32, verso. dans ENLACER
Qui aura l'haleine assez forte Et l'estomac pour entonner Jusqu'au bout la buccine [la trompette] torte Que le Mantuan fit sonner ?, III, 14, verso. dans ENTONNER
....Et si avoit encor Entretissu les toiles de fin or, IV, 13, verso. dans ENTRETISSU, UE
[Le vin] douce liqueur, le plaisir de la vie, Qui au nectar porte bien peu d'envie, VIII, 16, verso. dans ENVIE
Je ne suis pas sur vostre aise envieux, II, 27, recto. dans ENVIEUX, EUSE
[La forêt] Voit par l'espais de sa neuve ramée Mainct libre oiseau qui de tous côtés erre, II, 19, recto. dans ÉPAIS, AISSE
Meutes de chiens, piqueurs Massiliens Marchent espais [serrés nombreux], IV, 10, recto. dans ÉPAIS, AISSE
Par l'espesseur des forests chevelues, II, 13, recto. dans ÉPAISSEUR
Esparpillez de toutes pars, Belle, ces beaux cheveux espars, IV, 75, recto. dans ÉPARPILLER
Haste-toy donq' et n'attend pas Que la grand' espaule chenue Des Alpes deçoive tes pas, III, 18, verso. dans ÉPAULE
Ainsi l'or n'y aura, ny la faveur, accez, Et ne sera besoin d'espicer les procez, VIII, 52, recto. dans ÉPICER
Mais d'avantage, Lazare de Baïf a donné à nostre langue le nom d'Epigrammes et d'Elegies, aveq ce beau mot composé Aigredoux, afin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre, I, 39, recto. dans ÉPIGRAMME
Quant aux epithetes qui sont en nos poëtes françois, la plus grand' part en sont froids ou ocieux, dans MÉNAGE, Rem. dans ÉPITHÈTE
Tous sont espoinçonnez d'une mesme fureur, IV, 76, recto. dans ÉPOINÇONNER
Ou voir Meduze, ou au cours [à la course] s'esprouver Avecques Atalante...., VII, 25, verso. dans ÉPROUVER
Mais quoi ? je vole un peu trop hault, Et m'esloigne trop de mes errès, VII, 74, verso. dans ERRE
Là fut soubs toy Moyse ton amy chef de ta gent, qui murmuroit parmy Les longs erreurs de ce desert sauvage, III, 93, recto. dans ERREUR
De mil' autres vertus cachées Un long escadron j'apperçoy, V, 17, verso. dans ESCADRON
Car les pendants et les bracelets d'or, Les scoffions et les chaisnes encor, VII, 61, recto. dans ESCOFFION
Mais par sus tout je craignoy le danger Des escroqueurs, ne me tenant mocquée...., VII, 61, verso. dans ESCROQUEUR, EUSE
....Observant la loy de traduire, qui est, n'espacier point hors des limites de l'auteur, I, 8, verso. dans ESPACER
Les ames donc tirent la penitence De leurs vieux maulx ; les unes hault pendues Sont parmy l'air à l'essor estendues ; Aucunes sont dedans la mer plongées, IV, 60, recto. dans ESSOR
Sus donc et qu'on essuye Les pleurs et le soucy, II, 46, verso. dans ESSUYER
Il fait soudain ses vaisseaux envoiler, Guinder au mast, les verges estaler, IV, 38, verso. dans ÉTALER
Pour voir ces monts couverts d'une neige eternelle, VI, 10, verso. dans ÉTERNEL, ELLE
Voici Henri qui s'avance, Qui d'un fer estincelant Le chef lui va martelant, II, 39, recto. dans ÉTINCELANT, ANTE
Ô bien heureux qui de rien ne s'estonne, Et ne pallist, quand le ciel iré tonne, II, 71, recto. dans ÉTONNER
Bref, fust de nuict ou fust de jour, Je ne songeois rien que l'amour, VII, 23, verso. dans ÊTRE
Prenez le cas que cinq ou six hyvers Soi'nt jà passez, et qu'avec longue peine Ils soi'nt venus en accroissance pleine, VII, 23, verso. dans ÊTRE
Soyez doux et clement, la doulceur te doit plaire, VIII, 41, verso. dans ÊTRE
Oisifs dedans leur chambre, ainsi qu'en un estui, VI, 30, verso. dans ÉTUI
Et l'eveilleur du rustique sejour Jà par son chant avoit predict le jour, VIII, 3, recto. dans ÉVEILLEUR
Les abus qui se font par faveurs et surprises, Aux evocations, et aux causes commises, VIII, 52, recto. dans ÉVOCATION
Dessoubs le voile nocturne Tout se fait paisible et coi, III, 79, recto. dans FAIRE
Le vouloir toutefois ou la necessité Changent souvent le cours de la fatalité, IV, 72, recto. dans FATALITÉ
N'est-ce pas toy, dont la divine main De vil bourbier forma le corps humain, Pour y enter l'ame que tu as feinte Sur le portrait de ton image saincte ?, III, 92, recto. dans FEINDRE
La memoire et la pronuntiation ne s'apprennent pas tant par le benefice des langues, comme elles sont données à chascun selon la felicité de sa nature, I, 7, verso. dans FÉLICITÉ
[Les vents] Croulent son tronc d'une horrible menace, Et de feuillars pavent toute la place, IV, 19, recto. dans FEUILLARD
Feuillete de main nocturne et journelle Les exemplaires grecs et latins, I, 24, recto. dans FEUILLETER
Le bras feuillu de l'hierre, III, 42, verso. dans FEUILLU, UE
À la 4e partie [de l'Héloïse] vous trouvez que le style n'est pas feuillu ; tant mieux, Lett. à Duclos, 19 nov. 1760 dans FEUILLU, UE
Ô roc feutré d'un verd tapy sauvage !, II, 27, recto. dans FEUTRER
Un petit fil de vinaigre, VII, 5, verso. dans FIL
Que mauldictes soyez-vous, Filandieres de la vie, VII, 39, recto. dans FILANDIÈRE
Belaud [un chat] ne filoit au rouet, Grommelant une litanie De longue et fascheuse harmonie, VII, 40, verso. dans FILER
Il faut filer et couler les cables peu à peu, pour par ceste mesme sorte arrester les navires, 600 dans FILER
Quand un guerrier flambant d'armes insignes, V, 6, verso. dans FLAMBANT, ANTE
Cuides-tu par ta plainte Soulever un tombeau, Et d'une vie esteinte Rallumer le flambeau ?, II, 47, recto. dans FLAMBEAU
[Le lion] Allume de ses yeux les deux flambeaux ardents, III, 66, recto dans FLAMBEAU
Disoit que les vers de luy, par luy prononcez, estoient sonoreux et graves ; par autres, flacques et effeminés, p. 36, dans RAYNOUARD, Gloss. dans FLASQUE
Chacun se flatte en son affection, p. 490, dans LACURNE dans FLATTER
Ceux qui ne s'emploient qu'à orner et amplifier nos romans, et en font des livres certainement en beau et fluide langage, I, 26, recto. dans FLUIDE
Amour grava vostre beauté Au plus fort de ma loyauté, III, 54, recto dans FORT, ORTE
Qui quiert le feu aux veines d'une pierre, Qui court au bois, forts des bestes sauvages, IV, 40, recto dans FORT, ORTE
Mais la fortresse de mon cueur, Dont vostre oeil fut le seul vainqueur, S'est rendue imprenable, III, 54, verso. dans FORTERESSE
Et quant à ce, te fourniront de matiere les louanges des dieux et des hommes vertueux, I, 24, verso. dans FOURNIR
Or avez vous l'esprit si clervoyant Que nul destour, tant soit il fouryoyant, Vos pas certains pourroit tromper...., VII, 31, recto. dans FOURVOYANT, ANTE
Près d'un boccage, au milieu d'un beau pré, Où d'un ruisseau la frescheur tousjours dure, II, 29, recto. dans FRAÎCHEUR
Use donc hardiment de l'adjectif substantivé, comme le liquide des eaux, le vuyde de l'air, le frais des ombres, I, 32, verso. dans FRAIS, FRAÎCHE
Et se fraudant de la louange Que tu luy dois en contre-change, VII, 25, recto. dans FRAUDER
Mes doigts fredonnent la gloire De celuy qui est trois fois Dieu, III, 92, recto. dans FREDONNER
Viennent d'un doux fredonner Les abeilles sur ta couche, III, 42 verso. dans FREDONNER
Soit que d'une façon gaillarde, Avec sa patte fretillarde, Il se frottast le musequin, VII, 40, verso. dans FRÉTILLARD, ARDE
À chapiteaux d'albastre et frizes de crystal, VI, 61, recto dans FRISE
Sous l'oeil palle de la nuict J'ay fait ma course premiere, Frizant la mer, qui reluit Sous la tremblante lumiere, II, 37, recto. dans FRISER
Je vous promets et voue, à la mode romaine, Immoler trois aigneaux frisez de noire laine, III, 69, recto. dans FRISER
....Ains que du premier poil la toison colorée Eust frizé son menton d'une barbe dorée, IV, 72, verso. dans FRISER
En mille crespillons les cheveux se friser, VI, 27, recto. dans FRISER
Adieu le soing de friser les cheveux, VII, 55, recto. dans FRISER
Il en avoit la parole et le teint, La belle taille et la frizure blesme De ses cheveux, c'estoit Mercure mesme, IV, 22, recto. dans FRISURE
Une peur froide avoit saisi mon ame, II, 10, verso. dans FROID, OIDE
Uses donc hardiment de l'adjectif substantivé, comme le liquide des eaux, le vuyde de l'air.... pourveu que telle maniere de parler adjouste quelque grace, et vehemence ; et non pas le chault du feu, le froid de la glace, le dur du fer, et leurs semblables, I, 32, verso. dans FROID
Pourquoy as-tu mafroideur attisée ?, II, 21, verso. dans FROIDEUR
D'un hiver froidureux un gracieux printemps, III, 61, recto. dans FROIDUREUX, EUSE
Tu vas renouvelant d'un hardy frontispice La superbe grandeur des plus vieux monumens, VI, 41, recto dans FRONTISPICE
Là où Phebus sa course ayant finie Oste la bride à ses fumans chevaux, VIII, 13, verso. dans FUMANT, ANTE
Mais grant faveur passe comme fumée, IV, 77 dans FUMÉE
Quand revoirai-je helas, de mon petit village, Fumer la cheminée, et en quelle saison Revoiray-je le clos de ma pauvre maison ?, VI, 11, verso. dans FUMER
Ceux-cy [fourmis] trainent les grains trop pesans et trop gros, Ceux-là les vont poussant de l'espaule et du doz : Tout le chemin en fume, VIII, 47, recto. dans FUMER
Ô la fureur d'une bruslante rage, Qui maintenant transporte mon courage, IV, 17, recto. dans FUREUR
La malheureuse ardente et furibonde [Didon] Court par la ville errante et vagabonde, IV, 8, recto. dans FURIBOND, ONDE
Les furies l'ont sonné [mon hymen] Et donné Le signe à ma destinée, IV, 31, verso. dans FURIE
Icy se teut ; mais pleine de furie La grand prestresse impatiente enrage Par la caverne, IV, 42, recto. dans FURIE
Las, qu'ont servy tant de temples divins Et tant de voeux à ceste furieuse [Didon amoureuse] ?, IV, 8, recto. dans FURIEUX, EUSE
Et la fusée ardent sifller menu par l'air, VI, 32, recto. dans FUSÉE
La France n'avoit qui peust, Que toy, remonter de cordes De la lyre le vieil fust, II, 50, recto dans FÛT
Pour ceste mesme raison, j'ay usé de gallées pour galleres, endementiers pour en ce pendant ... et autres dont l'antiquité me semble donner quelque majesté aux vers, pourveu toutefois que l'usage n'en soit immoderé, IV, 4, verso. dans GALÈRE
Tout entier je ne mourray pas, De moy la meilleure partie De la mort sera garentie, IV, 80, recto. dans GARANTIR
Ayant tant de malheurs gemy profondement, VI, 63, verso. dans GÉMIR
Et si nostre langue n'est si curieusement reiglée, ou plustost liée et geinée en ses autres parties..., I, 12, recto. dans GÊNER
Prend le ballay, et tout à l'environ Va nettoyant la meule et le gyron, VII, 3, verso. dans GIRON
Desir m'enflamme, et crainte me rend glace, II, 14, recto. dans GLACE
Sus, chauds souspirs, allez à ce froid coeur, Rompez ce glas qui ma poitrine enflamme, II, 24, verso. dans GLACE
Et bref ce n'est, à ouïr leurs chansons, De leurs amours que flammes et glaçons, VII, 26, recto. dans GLAÇON
On ne voit que soldats, enseignes, gomphanons, On n'oit que tabourins, trompettes et canons, VI, 31, recto. dans GONFALON ou GONFANON
[Ulysse] s'il eust gousté à la couppe circeïenne, De sa doulce terre ancienne Il n'eust regousté les plaisirs, III, 9, recto. dans GOÛTER
Or sommes nous, la grace à Dieu, par beaucoup de perils et flots estrangers, rendus au port, à seureté, I, 40, recto. dans GRÂCE
Par toy les vignes sont gelées, Par toy les plaines sont greslées, VII, 19, verso. dans GRÊLER
Tu grisonneras ainçois Que tu sois Au bout de ton navigage, IV, 34, recto. dans GRISONNER
Penache à la Guelfe [sorte de coiffure, au XVIe s.], p. 492, dans LACURNE dans GUELFE
La cour est mon autheur, mon exemple et ma guide, II, 78, verso. dans GUIDE
Pour toy je suis aux libyques provinces Faite hayneuse, et aux nomades princes, IV, 15, recto. dans HAINEUX, EUSE
D'un haineux estranger l'envieuse malice Exerce contre luy son courage odieux, VI, 16, recto. dans HAINEUX, EUSE
[La prètresse] herissant sa chevelure, III, 78, recto. dans HÉRISSER
Sur l'autre sont les murs vieux, Hideux de ronces et d'hierre, VII, 20, verso. dans HIDEUX. EUSE
Les neiges hyvernales, III, 18, recto. dans HIVERNAL, ALE
Minos, qui a la charge principale de la torture, hoche l'urne fatale, IV, 52, recto. dans HOCHER
Le bon Thebain [Hercule], des monstres homicide, V, 44, verso. dans HOMICIDE
Au XVIe siècle on ne connaissait guère hospitalier, au sens de donnant l'hospitalité, propre à l'hospitalité (dans l'exemple de Montaigne le sens n'est pas très précis) ; on disait hospital : Auprès de l'hospitale ombre, II, 57, verso. dans HOSPITALIER, IÈRE
Et sans craindre la froidure, Dessus l'humide verdure Bale au serain de la nuict, III, 80, verso. dans HUMIDE
Du chauld et de l'humidité Procede la fecondité Des semences du monde, V, 53, verso dans HUMIDITÉ
....C'est que tu te gardes de rymer les mots manifestement longs avec les brefs aussi manifestement brefs, comme un passe et trace, un maistre et mettre, une chevelure et hure, un bast et bat, et ainsi des autres, I, 30, recto dans HURE
Tout renversé dans la caverne obscure, Auquel [Cerbère] voyant jà herisser la hure De gros serpens..., IV, 51, verso dans HURE
....Et des sommets mainte nymphe estonnée Par hullemens a chanté l'hymenée, IV, 11, recto. dans HURLEMENT
Toy Hecaté par les cantons hullée, Quand dessus nous la nuict est devallée, IV, 24, recto. dans HURLER
Ils hurlent comme chiens leurs barbares chansons, VI, 35, verso. dans HURLER
Qui, mesprisant de son Dieu les louanges, Idolatroit après les dieux estranges, III, 93, verso. dans IDOLÂTRER
Et nous chantons la vanité de l'idolatrie ancienne, III, 89, verso dans IDOLÂTRIE
Nul, s'il n'est vrayement du tout ignare, voire privé de sens commun..., Illustr. de la langue franç. II, 6 dans IGNARE
Choisy moy quelqu'un de ces beaux vieux romans françois, comme un Lancelot, un Tristan ou autres, et en fay renaistre au monde une admirable Iliade et laborieuse Eneide, I, 26, recto. dans ILIADE
Celuy vrayment contre Dieu s'esleva, Qui fist premier le tonnerre imitable, III, 22, verso. dans IMITABLE
Comme l'un [Cicéron] se fust entierement adonné à l'imitation des Grecz, Illustr. de la langue franç. I, 7 dans IMITATION
Et autres mots dont l'antiquité semble donner quelque majesté aux vers, pour vu que l'usage n'en soit immoderé, IV, 4, verso. dans IMMODÉRÉ, ÉE
Mais l'importun souci qui nous suit pas à pas Et par terre et par mer, nous ne le fuyons pas, V, 32, verso. dans IMPORTUN, UNE
Finablement, silence il s'imposa, Et faisant fin, icy se reposa, IV, 6, recto. dans IMPOSER
Vous avez prins Calais, deux cens ans imprenable, III, 66, recto. dans IMPRENABLE
Le ciel donne aux esprits diverses passions, Diverses volontés et inclinations, à mestiers tout divers, IV, 72, recto. dans INCLINATION
Ja sur l'aage inclinant ce prince le trouva, VIII, recto. dans INCLINER
Soubz le nom de satyre, et non de ceste inepte appellation de coc à l'asne, I, 25, recto. dans INEPTE
Barbares anciennement estoient nommez ceux qui ineptement parloient grec, I, 4, recto. dans INEPTEMENT
Vous avez prins Calais, deux cens ans imprenable, Monstrant qu'à la vertu rien n'est inexpugnable, III, 66, recto. dans INEXPUGNABLE
Uses donques hardiment de l'infinitif pour le nom, comme l'aller, le chanter, le vivre, le mourir, Illust. de la langue franç. II, 9 dans INFINITIF
Outrecuidé, qui du dieu souverain, En galoppant dessus un pont d'airain, Contr'imitoit l'inimitable orage, IV, 56, recto. dans INIMITABLE
Le mal d'un corps intemperé Peult estre esteint ou moderé Par jus d'herbe ou racine, III, 53, verso. dans INTEMPÉRÉ, ÉE
D'où vient que les gestes du peuple romain sont tant celebrez de tout le monde, voire de si long intervalle preferez à ceulx de toutes les autres nations ensemble ?, I, 4, verso. dans INTERVALLE
Siffler toute la nuit par une jalousie, VI, 27 dans JALOUSIE
Je ne souhaite point me pouvoir transformer, Comme feit Jupiter, en pluye jaunissante, V, 38, recto. dans JAUNISSANT, ANTE
Un tas de jeunesses folles, III, 76, recto dans JEUNESSE
....Qui d'infertile rend un terrain plantureux, Qui change la lambrusque en un cep plus heureux, VIII, 46, verso. dans LAMBRUCHE ou LAMBRUSQUE
Uses hardiment des noms pour les adverbes, comme ils combatent obstinez, pour obstineement, il voleleger, pour legerement, I, 32, verso dans LÉGER, ÈRE
À vous [les vents], troppe legere, Qui d'aile passagere Par le monde volez, VII, 6, verso. dans LÉGER, ÈRE
Je voy tomber soubs les flesches françoises Le leopard, ton antiq' ennemy, III, 6, recto. dans LÉOPARD
L'amour, les vins libres [généreux] et toute bonne chere, I, 24, verso. dans LIBRE
Il vaudroit beaucoup mieux ne rymer point, mais faire des vers libres [blancs], comme a fait Petrarque en quelque endroit, I, 30, recto. dans LIBRE
Que l'on voise [aille] sautant, Que l'on voise hurtant D'un pié libre la terre, II, 66, recto. dans LIBRE
Le chef environné de verdoyant lierre, II, 64, verso. dans LIERRE
Sus doncq', qu'un autel on m'appreste D'hierre à la racine velue, III, 42, verso. dans LIERRE
Non que je me vante d'avoir en cest endroit contrefait au naturel les vrais lineamens de Virgile, IV, 3, verso. dans LINÉAMENT
Ainsi le marinier souvent pour tout tresor Rapporte des harens au lieu de lingots d'or, VI, 12, recto. dans LINGOT
Usez hardiment de l'adjectif substantivé, comme le liquide des eaux, le vuyde de l'air, etc., I, 32, verso dans LIQUIDE
Heureux, qui pour guyde ont eu La louange qui est mere Et fille de la vertu, II, 48, verso dans LOUANGE
[La louange] Venant d'un loueur louable, C'est un bruvage amiable, II, 49, recto. dans LOUEUR, EUSE
... Qui fait le brave, et de sa bouche humide Maschele frein de l'escumeuse bride, IV, 10, recto. dans MÂCHER
Que la malheureuse avene Ne foisonne sur la plaine, Ny toute autre herbe qui nuit, VII, 6, recto. dans MALHEUREUX, EUSE
Aucunefois n'estant de la partie, J'estoy si bien de mon faict advertie, Qu'autant de fois qu'une reste on gaignoit, Autant de fois la manche on me donnoit, VI, 164, verso. dans MANCHE
Mais le remede helas trop tard se treuve à la douleur que la mort manifeste, II, 15, recto. dans MANIFESTER
L'ancienne langue avait l'adjectif manc, manque, qui signifiait estropié, défaillant, manquant de, et même gauche, du latin mancus : Tu m'as ouvert le manque flanc, Vers lyriques, ode X dans MANQUE
Ce grand Monmorency, le Nestor de la France, Qui sçait au bon conseil marier la vaillance, III, 63, verso. dans MARIER
Matou est-il une corruption et dérivation de mite dans chatte-mite ? Est-ce un nom propre devenu un nom d'animal ? Cela semble certain pour marcou, qui s'est dit pour chat mâle : Et de nuict n'alloit point criant Comme ses gros marcoux terribles, En longs miaudemens horribles, VII, 47, recto dans MATOU
Nostre langue ne doit pourtant estre deprisée, mesmes [surtout] de ceux auxquels elle est propre et naturelle, I, 5, recto. dans MÊME
Nostre langue se pourra egaler aux mesmes Grecs et Romains, produisant comme eux des Homeres...., I, 6, verso. dans MÊME
Luy donnant beaucoup de manieres de parler poetiques qui ont bien servy mesmes aux plus excellens de nostre temps, I, 21, recto. dans MÊME
Sans la divine muse d'Homere, le mesme tombeau qui couvroit le corps d'Achille eust aussi accablé son renom, I, 27, recto. dans MÊME
Ce procès tant mené et qui encore dure, Lequel des deux vault mieulx, ou l'art, ou la nature, II, 79, recto. dans MENER
Ceste Grece menteresse, I, 40, recto. dans MENTEUR, EUSE
Mais il est paresseux, et craint tant son mestier, Que, s'il devoit jeuner, ce croy-je, un mois entier, Il ne travailleroit seulement un quart d'heure, VI, 18, verso. dans MÉTIER
Voilà comment sur le mestier humain Non les trois soeurs, mais Amour de sa main Tist et retist la toile de ma vie, II, 31, recto. dans MÉTIER
Ains se plaignoit mignardement D'un enfantin myaudement, VII, 40, verso. dans MIGNARDEMENT
Ô beaux cheveux d'argent mignonnement retors, VI, 26, verso. dans MIGNONNEMENT
Celuy qui en procez a ruiné son frere, Ou le bien d'un mineur a converty à soy, VI, 35, verso. dans MINEUR, EURE
Ils pensent avoir fait un grand chef d'oeuvre en françois, quand ils ont rymé un misericordieusement et un melodieusement, I, 29, verso. dans MISÉRICORDIEUSEMENT
Les Grecs transporterent ce nom [barbare] aux meurs brutaux et cruelz, appelant toutes nations hors la Grece, barbares, Deffense de la langue franç. I, 1 dans MOEURS
Or cessent donques les momes De mordre les escripts miens, Puisqu'ils sont freres des tiens, II, 49, verso. dans MÔME
Rome, qui as veu de tes sept montaignes Tout l'univers ployé sous tes enseignes, Oeuvres, p. 482, dans LACURNE dans MONTAGNE
Heureuse la nef arrestée Par le mors de l'ancre jettée Dedans le sein d'un si beau port !, II, 63, recto. dans MORS
Le cheval furieux, aiant le mors pour guide, Tousjours en sa fureur ne dedaigne la bride, III, 62, verso. dans MORS
Contens n'avoir rien dict qui vaille aux neuf premiers vers, pourveu qu'au dixieme il y ait le petit mot pour rire, I, 24, verso. dans MOT
Souvent pour un bon mot on perd un bon amy, VI, 37, verso dans MOT
Des mots de gueule.... des mots dorés, IV, 56 dans MOT
S'il est, comme chantent nos vers, L'esprit moteur de l'univers, VII, 25, verso. dans MOTEUR, TRICE
Demain nous parlerons d'aller aux stations, De motu proprio, de reformations, D'ordonnances, de briefs, de bulles et dispenses, p. 411, verso, dans LACURNE dans MOTU PROPRIO (DE)
.... Par là il se poussa, Et aux plus hauts honneurs du palais s'avança, Ayant mouché [abusé] les rois avec telle prattique, IV, 85, verso. dans MOUCHER
Je veux un arc eslever Sur deux colonnes doriques, Pour vostre gloire y graver En cent moulures antiques, II, 45, recto dans MOULURE
Et n'est si grand douleur, qu'une douleur muette, VI, 16, recto. dans MUET, ETTE
Ne monstre que tu sois trop ennemi du vice, Et sois souvent encor muet, aveugle et sourd, VI, 36, verso dans MUET, ETTE
Car autrement il vous grattoit, Et avec la patte friande De loing muguetoit la viande, VII, 41, recto. dans MUGUETER
Petit museau, petites dens [d'un chien], VII, 39, verso. dans MUSEAU
Nature, à vostre naistre heureusement feconde, Prodigue vous donna tout son plus et son mieux, Oeuvres, p. 423, dans LACURNE dans NAÎTRE
En vain tendons les mains vers le nautonnier sourd ; Nous n'avons un quatrin pour payer le naulage, V, 8, recto. dans NAULAGE
Nul, s'il n'est vrayement du tout ignare, voire privé de sens commun, ne doute point que les choses n'ayent premierement esté, puis après, les mots...., I, 28, recto. dans NE
As-tu point veu une nymphe craintive...., II, 28, recto dans NE
Et qui sait si les derniers Se feront point les premiers ? , III, 50, recto dans NE
Les flots courroussez qui baignent Leurs rivages qui se plaignent, Ne sont plus sourds que je suis, III, 78, recto dans NE
Je voudroi bien que tous rois defendissent à leurs subjects, de non mettre en lumiere oeuvre aucun, si premierement il n'avoit enduré la lime de quelque sçavant homme, I, 35, verso. dans NON
Voyant sur nostre sejour La belle aulbe retournée, Pour serener d'un beau jour La lumiere nouveau née, Oeuvres, p. 454, dans LACURNE dans NOUVEAU ou, devant une voyelle ou une h muette, NOUVEL, NOUVELLE
Au fon d'enfer va pleurer tes ennuis, Parmy l'obscur des eternelles nuicts, II, 32, verso. dans OBSCUR, URE
Uses donques hardiment des noms pour les adverbes, comme, ils combatent obstinez, pour obstinéement, I, 32, verso. dans OBSTINÉMENT
Fameux harpeur et prince de nos odes, II, 22, recto. dans ODE
Et du persil aux petites umbelles, VII, 5, recto dans OMBELLE
Les uns aiment les fresches ombres des foretz, I, 34, recto. dans OMBRE
Que tu ne dies l'eau ondoyante, quand tu la veux descrire impetueuse, ou la flamme ardente, quant la veux monstrer languissante, Oeuvr. p. 35, dans LACURNE dans ONDOYANT, ANTE
C'est ores la saison qu'on voit de toutes choses Multiplier par tout les semences encloses, IV, 76, verso. dans OR
Bonnet avoit lu tous les auteurs, Fors poetes et orateurs, dans MÉNAGE, ib. dans ORATEUR
Je voy sortir des abysmes Une orque, pour m'abysmer..., II, 37, verso. dans ORQUE
C'est encor' la raison pourquoy j'ay si peu curieusement regardé à l'orthographie, la voyant aujourd'hui aussi diverse qu'il y a de sorte d'escrivains, I, 7, recto. dans ORTHOGRAPHIE
Tu bois le long oubli de tes travaux passez, VI, 8, recto. dans OUBLI
Au milieu des tormens, oubliant ma douleur, Je me resjouïray de voir vostre malheur, III, 74, verso. dans OUBLIER
Retirez-vous, ourdisseurs de finesse, Propos flatteurs qui gastez la jeunesse, VII, 54, recto. dans OURDISSEUR, EUSE
Quand il entr'oyoit quelque bruit Des rats qui rongeoient ma paillasse...., VII, 4, verso. dans PAILLASSE
Sa panetiere en escharpe il avoit, Et à son bras sa fronde entortillée, Oeuv. p. 397, dans LACURNE dans PANETIÈRE
L'une a esté comme la plus aagée, Premierement sur mon coeur partagée, III, 52, recto. dans PARTAGER
Use hardiement des verbes et participes qui, de leur nature, n'ont point d'infinitifs après eux, comme tremblant de mourir, volant d'y aller, pour craignant de mourir, se hastant d'y aller, Oeuv. p. 34. verso, dans LACURNE dans PARTICIPE
Aucune fois en accoustrement d'homme Je passageoy pompeusement par Romme, Sur un cheval de mesme enharnaché, VII, 64, recto. dans PASSAGER
Bien que soyez comme ce passager [Mercure], Oyseau sans pieds, qui volette sans cesse, V, 37, recto. dans PASSAGER, ÈRE
Sur ce rivage un passager [passeur] estoit [Charon], Crasseux, hydeux...., III, 48, recto. dans PASSAGER, ÈRE
Homme ne doit passer dedans ma barque [de Charon], S'il n'a passé par les mains de la Parque, IV, 50, verso. dans PASSER
Ce passeur-là est appellé Caron, IV, 49, recto. dans PASSEUR
Le devoir en quoi je suis obligé à la patrie, Défense et illust. de la langue fr. II, 1 dans PATRIE
Ou quand il [un petit chien] couroit si fort, Qu'il tournoit comme une boule, Ou un peloton qui roule, VI, 38, verso. dans PELOTON
Pendant, le ciel en murmurant se mesle De tourbillons, et de pluye, et de gresle, IV, 10, verso. dans PENDANT
Le linge blanc, le pennache eventant, p. 490, dans LACURNÉ dans PENNACHE
Seulement quant je veux toucher le loz de celle Qui est de nostre siecle et la perle et la fleur, VI, 64, recto. dans PERLE
Et l'aube encor, de ses tresses tant blondes, Faisant gresler mile perlettes rondes, II, 28, verso. dans PERLETTE
Dans l'arbre espez cest or ainsi brilloit, Sa feuille ainsi d'un doux vent petilloit, IV, 45, verso. dans PÉTILLER
Plus dru que ne chet la gresle, Qui en petillant se mesle Aux ondoyans tourbillons, VII, 18, verso. dans PÉTILLER
Et ne m'estoit de toute ma richesse Rien demeuré qu'un petit de jeunesse, VII, 60, recto dans PETIT, ITE
A peu que je ne leur fay la response, que feit Virgile à un quidam Zoile, qui...., II, 5, recto. dans PEU
Mais pour venger l'injure d'un empire, Si peu de sang pourroit il bien suffire ?, V, 52, verso. dans PEU
Ainsi de peu à peu creut l'empire romain, VI, 59, verso. dans PEU
En si peu que de rien [en un instant], VI, 62, recto. dans PEU
Sa fureur pour un temps cachée Sembloit quelque peu relaschée, VII, 47, verso. dans PEU
J'ay des premiers de ceux du mestier dont je suis, Osé vous estrener de ce peu que je puis, VIII, 57, verso. dans PEU
Mais quand Didon, qui entendoit le poinct, Secrettement vit la pyle dressée De bois gommeux et d'yeuze entassée..., IV, 20, verso. dans PILE
Plus de pincettes et miroir je ne veulx : Adieu le soing de friser les cheveux, VII, 55, recto. dans PINCETTE
Ainsi le monde on peut sur Rome compasser, Puisque le plan de Rome est la carte du monde, VI, 58, verso. dans PLAN
Les flots incontinent Se sont planez ; dessous l'esseul tonant La mer s'unit, V, 38, verso. dans PLANER
Puis me planta [m'abandonna], voyant tout consumé, VII, 65, verso. dans PLANTER
Si le pleurer pouvoit la tristesse arrester, On devroit, seigneur mien, les larmes acheter ; Et ne se trouveroit rien si cher que le pleur ; Mais les pleurs en effet sont de nulle valeur, VI, 17, recto dans PLEUR
Je ne puis continuer plus longuement ce propos sans larmes, je dy les plus vrayes larmes que je pleuray jamais, VIII, 33, recto. dans PLEURER
Livres grecs et latins, etc. traduits en françois par maintes excellentes plumes de nostre temps, I, 7, recto dans PLUME
Gentilz esprits, qui ne dedaignent point manier et l'espée et la plume, II, 2, recto. dans PLUME
Et ne fault s'enquerir s'il est bien ou mal fait, Car le vers plus coulant est le vers plus parfaict, II, 79, verso. dans PLUS
Nature en vous prodiguement feconde, Vous a donné tout son plus et son mieux, V, 44, verso. dans PLUS
Qu'heureux tu es [Baïf], heureux et plus qu'heureux, De ne suivre abusé ceste aveugle deesse !, VI, 10, recto. dans PLUS
Le poil au chef me herisse d'horreur, VII, 65, verso dans POIL
Si nostre estomac est velu, Mars, comme nous, l'avoit pelu, VII, 36, verso. dans POILU, UE
Le riche honneur d'un manteau tyrien Ouvré en rond à poinct sydonien, IV, 10, recto. dans POINT
Bref il est si poltron [paresseux], pour bien le deviser, Que...., VI, 18, verso. dans POLTRON, ONNE
Bref, il est si poltron [paresseux], pour le bien deviser, Que, depuis quatre mois qu'en ma chambre il demeure, Son umbre soulement me fait poltronniser, VI, 18, verso. dans POLTRONISER
....Sois content du jugement de ceux Qui peuvent t'avancer en estats et offices, Qui te peuvent donner les riches benefices, Non ce vent populaire et ce frivole bruict Qui de beaucoup de peine apporte peu de fruict, le Poëte courtisan. dans POPULAIRE
Chacun prioit estre du premier port [de la barque], Et d'une ardeur d'atteindre à l'autre bord Tendoit les mains, IV, 48, verso. dans PORT
Et les louanges sont comme lettres de change, Dont le change et le port, Ronsard, ne couste rien, VI, 40, recto. dans PORT
Un oeuvre j'ay parfaict, que le feu ny la fouldre, Ny le fer ny le temps ne pourront mettre en pouldre, IV, 80, recto. dans POUDRE
Quand ton oeil vid du sommet d'une tour L'espez sablon poudroyer à l'entour...., IV, 18, recto dans POUDROYER
Peusse-je au moins d'un pinceau plus agile De ces palais les portraits façonner !, VI, 58, verso. dans POUVOIR
....Et que les feus, qui d'en hault precipitent [les astres qui se couchent], De tous costez au sommeil nous incitent, IV, 8, verso. dans PRÉCIPITER
Vous avez prins Calais, deux cens ans imprenable, Monstrant qu'à la vertu rien n'est inexpugnable, III, 66, recto dans PRENDRE
Je pren sur moy tout ce labeur icy, IV, 9, recto dans PRENDRE
Il se paissoit de cresson allenois, Qui prend au nez...., VII, 5, recto dans PRENDRE
Il y avoit un gentilhomme duquel elle estoit si fort prise [éprise] qu'elle n'en pouvoit plus, ib. XLIII dans PRENDRE
Nous usons du prescript de nature, qui, pour parler, nous a seulement donné la langue, I, 12, verso. dans PRESCRIPT
De vos grandeurs le prestre je seray, Et devant vous maint hymne chanteray, III, 10, recto. dans PRÊTRE
Lorsqu'on voit retourner la doulce primevere, Qui apporte la pluye...., IV, 77, verso. dans PRIMEVÈRE
Nature en vous prodiguement feconde, Vous a donné tout son plus et son mieux, V, 44, verso dans PRODIGUEMENT
Icy mille forfaicts pullulent à foison, VI, 33, verso. dans PULLULER
Fay sacrifice aussi de brebis noires ; Ces choses soient tes premiers purgatoires [purifications], IV, 44, recto. dans PURGATOIRE
Aucunes [âmes] sont dedans la mer plongées ; Aucunes sont pai la flamme purgées ; Chacun de nous endure ses enfers, IV, 60, recto. dans PURGER
Quant à la rhytme, je suis bien d'opinion qu'elle soit riche, pource qu'elle nous est ce qu'est la quantité aux Grecs et Latins, I, 29, verso. dans QUANTITÉ
En vain tendons la main vers le nautonnier sourd.... Nous n'avons un quatrin pour payer le naulage, VI, 8, recto. dans QUATRAIN
Qu'estoy-je avant qu'entrer en ce passage ?... Qu'est-ce qu'aymer et s'en plaindre souvent ? ...Que suis-je donq'lorsque mon coeur en fend ?..., III, 55, recto. dans QUE
Qu'ay je fait, que trop aymer ?, IV, 34, verso. dans QUE
Ô que cela me vient bien mal à poinct !, III, 55, recto. dans QUE
Qu'est plus sainct entre les roys Que les droicts De ceste charge honnorable ?, III, 56, verso dans QUE
Vous vous plaingnez que rien je ne vous donne, Et je me plains que je n'ay que donner, III, 79 dans QUE
N'osant parler, que de sa gorge n'ysse Mugissement, comme d'une genisse, IV, 53 dans QUE
Que vostre nom se lise en mes papiers, Cela ne peut augmenter vostre gloire [à vous] Qui de la main des filles de Memoire Avez receu les plus doctes lauriers, III, 45, recto. dans QUI
...Et combien nuit d'attendre au lendemain Ce qu'aujourd'huy se presente à la main, III, 51, verso. dans QUI
Jamais rien ne me desplaira, Qui vous soit aggreable, III, 55, recto. dans QUI
Un chascun d'eux la fuyte precipite, Qui çà, qui là, IV, 23, recto. dans QUI
Le doux ramage des oiseaux, III, 19, verso. dans RAMAGE
Nostre langue encores rempante à terre, I, 10, verso. dans RAMPER
Comme l'esté rasserenant le ciel...., IV, 59, recto. dans RASSÉRÉNER
Si l'on doit croyre à Pythagore, Qui les cors fait reanimer...., III, 25, recto. dans RÉANIMER
La campaigne recolorée Du teint de ses plus belles fleurs, V, 3, recto. dans RECOLORER
Regarde qu'en ton vers n'y ait rien dur, hiulque ou redondant, I, 33, verso. dans REDONDANT ou RÉDONDANT
Quand ceste belle fleur premierement je vey, Qui nostre aage de fer de ses vertus redore...., VI, 48, recto. dans REDORER
Si tu permets, Cesar, repulluler de moy Un si meschant reject, chacun dira de toi...., III, 73, recto. dans REJET
Les sieges et relais [sorte de chaise] lui soient d'ivoire blanc, VI, 63, recto. dans RELAIS
Que s'il [le français] estoit, comme la [langue] grecque et latine, pery et mis en reliquaire de livres, je ne doute point qu'il ne fust, ou peu s'en faudroit, aussi difficile à apprendre comme elles sont, I, 18, verso. dans RELIQUAIRE
[Le lion] Allume de ses yeux les deux flambeaux ardents, Remasche sa fureur, et, d'un regard horrible, Fait cracquer hautement sa maschoire terrible, III, 66, recto. dans REMÂCHER
Mais les destins, et l'onde lamentable Du grand palud qui n'est renavigable, De ces esprits empesche le retour, IV, 52, recto. dans RENAVIGABLE
Souvent Marsault, comme tout courroucé, Soufle, renifle, et d'un nez retroussé Maudit ses aulx...., VII, 5, verso. dans RENIFLER
La terre devient grosse, et le champ qui est plein, à ce doulx renouveau se descharge le sein, IV, 77, recto. dans RENOUVEAU
Tu regardes la mer, et vois en seureté De mille tourbillons son onde renversée, VI, 12, verso. dans RENVERSER
Et quand le blanc des yeux renverser je leur vois, VI, 28, recto. dans RENVERSER
La campaigne recolorée Du teint de ses plus belles fleurs, Se repeingt de mille couleurs, V, 3, recto. dans REPEINDRE
La voix repercussive (écho), En m'oyant la menter, De ma plainte excessive Semble se tormenter, II, 67, verso. dans RÉPERCUSSIF, IVE
Si tu permets, Cesar, repulluler de moi Un si meschant reject, chacun dira de toy...., III, 73, recto. dans RÉPULLULER
Là je resonge sans cesse L'heureux soir que ma deesse...., VII, 20, recto dans RESONGER
Se ressemblant de faces, Comme on voit les trois Graces, VIII, 4, recto. dans RESSEMBLER
Je ne crains point qu'on me desmembre ; Car je suis, comme vif argent, à me resouder diligent, VII, 78, verso. dans RESSOUDER
Ô beaux cheveux, d'argent mignonnement retors !, VI, 25, verso. dans RETORS, ORSE
....Sa robe purpurée Se retroussoit d'une agraffe dorée, IV, 10, recto. dans RETROUSSER
Hors mis un repentir qui le coeur me devore, Qui me ride le front, qui mon chef decolore, VI, 11, recto. dans RIDER
Je ne puis assez blasmer la sotte arrogance et temerité d'aucuns de nostre nation, qui, n'estans rien moins que Grecz ou Latins, desprisent toutes choses escriptes en françois, I, 3, verso dans RIEN
Brief, en toutes formes et manieres de vivre non moins louables que proufitables, nous ne sommes rien moins qu'eux [de rien inférieurs aux anciens], I, 4, verso dans RIEN
La fortune amiable Est-ce pas moins que rien ?, II, 67, recto. dans RIEN
Te faudroit voir tous ces vieux romans et poetes françois, où tu trouveras un.... isnel pour leger.... et mil' autres bons mots que nous avons perdus par nostre negligence, I, 29, recto dans ROMAN
Espiant, et gardant que quelque vray amy N'esveille ce ronfleur si long temps endormy, VIII, 38, verso. dans RONFLEUR, EUSE
Triste et rongé du soing qui plus me nuict, IV, 86, verso. dans RONGER
D'un horrible regard rouant ses-yeux ardents, Et d'un horrible son faisant cracquer ses dents, III, 61, verso. dans ROUER
Joyeux de voir du sommet d'une tour Rome brusler, et rouer tout au tour Des grands palais la flamme qui ondoye, V, 5, recto. dans ROUER
.... Cest aage de fer, de vices tout rouylé, VI, 46, verso. dans ROUILLER
L'homme rusé par long usage N'est folement avantureux, III, 90, verso. dans RUSÉ, ÉE
....Et, peu ruzé au mestier de la chasse, Ores ceux-cy, et ores ceux-là passe, IV, 10, verso. dans RUSÉ, ÉE
Bancs de sable, VIII, 16, recto. dans SABLE
Par les sablons de la cuite Libye, VIII, 16, verso dans SABLON
Ce furieux et saccageur de villes, IV, 68, recto. dans SACCAGEUR
N'estimant rien, comme dit Horace, sinon ce que la mort a sacré, I, 21, recto. dans SACRER
....Ainsi en ses secrets Didon alloit sangloutant ses regrets, IV, 22, recto. dans SANGLOTER
Mais quelque dieu, ou quelque astre irrité M'a, sans avoir ce malheur merité, De vous ouïr la puissance ravie, V, 40, recto dans SANS
Contemplons donc, Thiard, ceste grand voute ronde ; Mais ne tenons les yeux si attachez en haut, Que, pour ne les baisser quelquefois vers la terre, Nous soyons en danger, par le hurt d'une pierre, De nous blesser le pied ou de prendre le saut [tomber], p. 419, dans LACURNE dans SAUT
De vos beautés sçav'ous que j'en dirois, p. 364, dans LACURNE dans SAVOIR
Bois tristes et solitaires, De ma peine secretaires, VII, 20, recto. dans SECRÉTAIRE
Rien ferme ne sejourne Que la divinité, II, 46, recto. dans SÉJOURNER
Bien que voulusse alors dessus dessous Verser les murs de Troye parjurée, IV, 38 dans SENS DESSUS DESSOUS et SENS DEVANT DERRIÈRE
Comme la lune aux estoilles esclaire Par le serein de quelque nuict bien claire...., III, 3, verso. dans SEREIN, EINE
D'un sifflement aigu l'orage tournoyant, VI, 56, recto dans SIFFLEMENT
Nous ne sifflens pas noz paroles de levres comme les serpens, I, 12, recto dans SIFFLER
Et ceux dont plus j'estoy favorisée Sifflent sur moy d'une longue risée, Se vergongnans de m'avoir voulu bien, VII, 66, verso dans SIFFLER
....En leur ostant les sens, et leur sillant les yeux, III, 71, recto. dans SILLER
Jà les vers sillons ployans Par les campaignes ondoient, VII, 15, recto. dans SILLON
Je voy la fuyante suyte D'une eau sillonnant sa fuyte Au pied d'un rocher moussu, VII, 20, recto dans SILLONNER
Venus respond, sentant bien de Junon Le feint parler, qui ne tendoit sinon à destourner le sceptre d'Italie...., 4, 9, recto. dans SINON
....Et n'ont le goust ny la couleur si franche, Quand de soy mesme ilz tumbent de la branche, VII, 32, verso. dans SOI
Qui ayme plus grand que soy, Luy mesme se donne loy, VII, 34, recto. dans SOI
Soit que je vive, ou bien soit que je meure, Le plus heureux des hommes je demeure, II, 31, recto. dans SOIT
....en noz yeux il [Mercure] envoye Ores le somme, et ores le reveil, Ores les clost d'un eternel sommeil, IV, 13, recto. dans SOMME
Son blé moulu, il le prend, il le sasse, Le son demeure et la farine passe, VII, 4, recto. dans SON
Anne ma soeur, helas dont me surviennent Tant de songers, qui douteuse me tiennent ?, IV, 6, verso. dans SONGER
Homere premier sonna Et les rats et les grenouilles, II, 37, verso. dans SONNER
Estant le sonnet d'italien devenu françois, comme je croy, par Mellin de Sainct Gelais, II, II, verso. dans SONNET
....Fait un present de sonnettes à qui est moins fol que luy, III, 35, verso dans SONNETTE
Or ne sont pas les sieges des damnez Sans quelque sort et jugement donnez, IV, 52, recto. dans SORT
Heureux et trois et quatre fois Le sort des armes et des lois !, IV, 67, recto. dans SORT
Ô repaire moins souhaitable Que le Caucase inhospitable, II, 69, verso dans SOUHAITABLE
Non autrement qu'on voit parmy les nues Les haults sourcils des grands Alpes chenues, III, 5, recto. dans SOURCIL
Ils rejettent d'un sourcil plus que stoïque, I, 3, verso. dans SOURCIL
Quel esprit tant sourcilleux Se plaint que de ces autheurs Les poëmes sont menteurs ?, III, 34, verso. dans SOURCILLEUX, EUSE
Puis quelque delicat cerveau, D'une imprudence merveilleuse, Dit que pour un esprit nouveau La matiere est trop sourcilleuse [grave, haute, sérieuse], III, 91, verso. dans SOURCILLEUX, EUSE
Et si ne cognoissoient la vertu valeureuse De ce prince lorrain [Guise], qui d'un grand empereur [Charles-Quint] Avoit soustins à Metz la force et la fureur, III, 66, verso. dans SOUTENIR
La musique, peinture, statuaire, architecture, I, 38 dans STATUAIRE
Use donc hardiment de l'adjectif substantivé, comme le vuyde de l'air, I, 32, verso. dans SUBSTANTIVER
D'où vient ce fascheux mal qu'on nomme surdité ?, VII, 70, recto. dans SURDITÉ
Un pedant et un roy Ne te semblent ils pas avoir je ne sçay quoy De semblable, et que l'un à l'autre symbolise, VI, 20, verso. dans SYMBOLISER
Si la fortune cruelle Et la mort continuelle Me talonnent pas à pas, III, 86, recto. dans TALONNER
Il [Mercure] noue aux pieds ses riches talonnieres, IV, 13, recto dans TALONNIÈRE
Pour vous l'air se corrompe et le feu s'amortisse, La terr se desseiche, et la mer se tarisse, III, 74, recto. dans TARIR
Un tas de jeunesses folles, III, 76, recto. dans TAS
La campagne recolorée Du teint de ses plus belles fleurs, Oeuvres, p. 322, dans LACURNE dans TEINT
Ses pieds sont tendrelets et ne va point touchant La terre...., IV, 73, recto dans TENDRELET, ETTE ou TENDRET, ETTE
Non que le vol de ma plume animée Soit pour tenter un vol icarien, V, 34, recto. dans TENTER
Assez tost l'horrible creste De ton tymbre menassant à l'ennemy palissant Annoncera la tempeste, III, 42, verso. dans TIMBRE
Mon Dieu, quel plaisir c'estoit, Quand Pelotin se grattoit, Faisant tinter sa sonnette Avec sa teste folette !, VII, 38, verso dans TINTER
Au tintin de la sonnette, VII, 37, verso. dans TINTIN
Voilà comment sur le mestier humain Non les trois soeurs, mais amour de sa main Tist et retist la toile de ma vie, II, 31 recto. dans TISTRE
D'un chapelet de fleurs couronnant le premier, D'une branche de pin le second, le dernier D'un tortis de laurier, VII, 80, recto. dans TORTIS
Qui eslongné du droit sentier Suyt la tortueuse carriere...., III, 90, verso. dans TORTUEUX, EUSE
Et vous, suyvant le trac de vos ayeux, Ne desdaignez les sons melodieux Que nous apprend ceste trouppe sçavante, v, 36, recto. dans TRAC
Que diray-je d'aucuns, vrayement mieux dignes d'estre appellez traditeurs que traducteurs ? veu qu'ilz trahissent ceux qu'ilz entreprennent exposer, I, 9, recto. dans TRADUCTEUR
Si les Romains n'ont vaqué à ce labeur de traduction, par quelz moiens donques ont ilz peu ainsi enrichir leur langue ?, I, 10, recto. dans TRADUCTION
Qui traduisent à credit les langues dont jamais ils n'ont entendu les premiers elements, I, 9, recto. dans TRADUIRE
Mais paravant je luy voy Douter le mutin suysse Qui avoit trahy sa foy, III, 41, recto. dans TRAHIR
Là les traysons vont celant Leurs pointes de sang trempées, III, 40, recto. dans TRAHISON
Ha que vous sceustes bien espier la saison D'enfanter à propos la feinte trahison, III, 72 recto. dans TRAHISON
Et si d'un pas difficile Hors du triste domicile Je me trayne par les champs, III, 79, verso. dans TRAÎNER
Si l'on garde au marchand son privilege antique, S'il a la traicte libre...., VIII, 47, verso. dans TRAITE
Vostre traistre soubris, vostre double faintise, III, 70, recto. dans TRAÎTRE, ESSE
Comme aux mariniers eclaire Celle tramontane claire Qui tant decore la nuict, III, 11, recto. dans TRAMONTANE
Encores seroyje bien d'opinion que le sçavant translateur fist plus tost l'office de paraphraste, que de traducteur, I, 13, verso. dans TRANSLATEUR
Vous autres, qui ne vous employez qu'aux translations [traductions], I, 10, verso. dans TRANSLATION
Si quelque sçavant homme les avoit transportées [les spéculations philosophiques] de grec et latin en nostre vulgaire...., I, 14, recto. dans TRANSPORTER
Uses hardiment des verbes et participes qui, de leur nature, n'ont point d'infinitifs après eux, avec des infinitifs, comme tremblant de mourir, etc. pour craignant de mourir...., I, 32, verso dans TREMBLER
Le noble il gardera, Et en proie et butin ne l'abandonnera à l'avare usurier, ny au plaideur tricherre, Qui par mille moiens luy font perdre sa terre, VIII, 49, recto. dans TRICHEUR, EUSE
Ce tant louable labeur de traduire me semble moien unique et suffisant pour elever nostre vulgaire à l'égal des autres plus fameuses langues, I, 7, verso. dans UNIQUE
Ce pendant que j'ahanne à mon bled que je vanne à la chaleur du jour, Un vanneur de blé aux vents. dans VANNER
Je n'ay, lecteur, entremeslé fort superstitieusement les vers masculins avecques les feminins, comme on use en ces vaudevilles et chansons qui se chantent d'un mesme chant par tous les couplets, p. 96, dans LACURNE dans VAUDEVILLE
Bouche parfaite en toute elegance et venusté de paroles, I, II, verso. dans VÉNUSTÉ
Nostre langue, comme une plante et vergette, n'a point encores fleury, I, 5, verso. dans VERGETTE
Aux nouveaux raiz du matinal soleil, Les fleurs ainsi reprennent leur vermeil, III, 9, recto. dans VERMEIL, EILLE
Suis je donq veuf de mes sacrez rameaux ?, II, 28, verso. dans VEUF, VEUVE
La terre aussi, qui n'a guere estoit veuve, Promet de fruits une accroissance pleine, II, 29, verso. dans VEUF, VEUVE
Les veufves nuicts, et l'aiguillon qui touche Les tendres cueurs en leur deserte couche, VII, 58, recto. dans VEUF, VEUVE
Voudrois-tu bien d'un eternel veuvage User ainsi la fleur de ton jeune aage ?, IV, 7, recto. dans VEUVAGE
Uses hardiment de l'adjectif substantivé, comme le liquide des eaux, le vuide de l'air, I, 32, verso. dans VIDE
D'un pas vieillart son allure hastoit, IV, 24, verso. dans VIEILLARD
Là s'espandoit la bette au grand feuillage, Et la vienne espessement croissant, Oeuv. p. 442, dans LACURNE dans VIENNE
Ces reliques qu'on voit seulement par une petite vitre, et qu'il n'est permis de toucher avecques la main, I, 16, recto. dans VITRE
C'estoit ores, c'estoit qu'à moy je devois vivre, Sans vouloir estre plus que cela que je suis, VI, 13, recto. dans VIVRE
Mais il n'a pleu aux dieux me permettre de suivre Ma jeune liberté, ny faire que depuis Je vesquisse aussi france de travaux et d'ennuis...., VI, 13, recto. dans VIVRE
Leur vivre solitaire, VI, 35, recto. dans VIVRE
Tout oeuvre qui doit vivre, il a dès sa naissance Un daemon qui le guide à l'immortalité, VI, 38, verso. dans VIVRE
Les mathelots sur l'un et l'autre banc D'un ordre egal voguent de ranc en ranc, VIII, 15, recto. dans VOGUER
Voicy de la vertu la penible montée, Voilà de l'autre part le grand chemin battu, Où au séjour du vice on monte sans échelle, VI, 45, recto dans VOICI
Je diray, afin de n'estre veu [de ne paraître] examiner les choses si rigoreusement sans cause, que...., I, 22, verso. dans VOIR
Pour troubler tout un voisinage, Il ne fault point d'autre furie, VII, 48, verso. dans VOISINAGE
Miroirs, tableaux où j'estois en peinture, Masques, banquets, et coches de vecture, Et s'il y a de consumer son bien Autres moiens, n'estoient comptez pour rien, VII, 61 verso. dans VOITURE
Uses donques hardiment des verbes et participes, qui de leur nature n'ont point d'infinitifs après eux, avec des infinitifs, comme tremblant de mourir, et volant d'y aller, pour craignant de mourir, et se hastant d'y aller, I, 32, verso. dans VOLER
Je vy l'oiseau, qui le soleil contemple, D'un faible vol au ciel s'avanturer.... Je le vy croistre, et d'un voler plus ample Des plus hauts monts la hauteur mesurer, VI, 62, recto. dans VOLER
L'honneur que les vicieux Font aux dieux, Aux dieux volontiers n'aggrée, IV, 33, recto dans VOLONTIERS
.... Car de peu suffisance A volentiers celuy qui fait peu de despence, VIII, 36, verso dans VOLONTIERS
Nostre langue n'est tant irreguliere, qu'on voudroit bien dire, I, 11, verso. dans VOULOIR
Que pleust aux muses, pour le bien que je veux à nostre langue, que...., I, 35, recto. dans VOULOIR
Quant au trespas, sça' vous [savez-vous] quand ce sera ?, VII, 26, verso. dans VOUS
Quelle raison av'ous [avez-vous], quant à ce poinct, De commander qu'on ne vous ayme point ?, VII, 30, verso. dans VOUS
Sur deux soleils [deux beaux yeux], deux petits arcs voutez, II, 25, verso. dans VOÛTER
Avez imité l'arc qui se laisse voulter, Puis d'un effort plus grand tout soudain se devoulte, Vendant le mal receu plus cher qu'il ne lui couste, III, 65, verso. dans VOÛTER
L'hyver.... Voulte leur corps devant le temps, IV, 65, recto. dans VOÛTER
Les colomnes, les arcs, les haults temples voultez, VI, 47, recto. dans VOÛTER
Si celuy qui s'appreste à faire un long voyage, Doit croire cestuy là qui a jà voyagé, VI, 10, verso. dans VOYAGE
Mais je ne puis aimer un vieillard voyager, Qui court de çà de là, et jamais ne s'areste, VI, 11, recto. dans VOYAGER, ÈRE
Roy vray'ment.... se peut dire l'homme, V, 17, recto. dans VRAIMENT
Je n'estime pourtant nostre vulgaire [langue vulgaire] tel qu'il est maintenant, estre si vil et abject, comme font ces ambitieux admirateurs des langues grecque et latine, I, 6, verso. dans VULGAIRE
Voicy le carnaval, menons chacun la sienne ; Allons baller en masque, allons nous pourmener, Allons voir Mar Antoine ou zany bouffonner Avec son magnifique à la venitienne, p. 411, dans LACURNE dans ZANI