Denis DIDEROT (1713 - 1784)

Citations

Toutes les langues ont esté formées d'un mesme jugement à une mesme fin, I, p. 3, verso. dans À
Je laisserai cest argument choisir Aux plus savants et aux plus de loisir, VII, p. 29, verso. dans À
Afin qu'à son retour le malheureux se voye Manger aux avocats, VIII, p. 50, verso. dans À
Ceste arrogance grecque, admiratrice seulement de ses inventions, n'avoit loi ni privilege de legitimer ainsi sa nation, et abastardir les autres, I, 4, recto. dans ABÂTARDIR
La peur descouvre un coeur abastardi, IV, 6, verso. dans ABÂTARDIR
Toi qui du coeur les abysmes connois, II, 35, recto. dans ABÎME
Je vois sortir des abysmes Une orque pour m'abysmer, II, 37, recto. dans ABÎME
Oh ! quantes fois de ton grave sourcy Tu abysmas ce faulx peuple endurcy !, III, 93, verso. dans ABÎMER
J'ai quasi oublié un autre defaut bien usité et de très mauvaise grace ; c'est quand la sentence est trop abruptement coupée, I, 33, recto. dans ABRUPTEMENT
Ainsi qu'avec l'Espaigne La France s'accompaigne [s'allie], VIII, 10, recto. dans ACCOMPAGNER
Car si tu as des mots tant seulement soucy, Tu seras bien grossier et lourdaut, ce me semble, Si par art tu ne peux en accoupler ensemble Quelque peu...., IV, 85, recto. dans ACCOUPLER
....la pauvreté, des muses l'héritage, La quelle est à ceux-là reservée en partage, Qui, dedaignant la cour, fascheux et mal plaisans, Pour allonger leur gloire accourcissent leurs ans, le Poëte courtisan. dans ACCOURCIR
Baïf, qui, comme moy, prouves l'adversité, Il n'est pas tousjours bon de combattre l'orage, VI, 18, recto. dans ADVERSITÉ
Lorsqu'Apollon vient troubler sa prestresse De son divin et sainct affollement...., V, 34, verso. dans AFFOLEMENT
Cependant que j'ahanne à mon blé que je vanne à la chaleur du jour, Au vent. dans AHANER
Lazare de Baif a donné à nostre langue le nom d'epigrammes et d'elegies, avecq ce beau nom composé aigre-doux, à fin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre, I, 39, verso. dans AIGRE-DOUX, DOUCE
Le mot esclave ne se présente à notre esprit qu'avec des idées abjectes, Ess. sur Richardson. dans ABJECT, ECTE
Moi je ne tue pas un chien qui m'aboie, Essai sur Cl. dans ABOYER
À cet instant, les objets sont comme abreuvés de lumière, Oeuv. compl. 1821, t. IX, p. 463 dans ABREUVÉ, ÉE
Claude était comme abruti, Essai sur Cl. dans ABRUTI, IE
De subtiles abstracteurs, de froids examinateurs de la nature humaine, Lettre de Ramsay. dans ABSTRACTEUR
C'est que, par la faculté que toutes les personnes auraient d'abstraire, elles pourraient toutes être géomètres, Lettr. sur les sourds et muets dans ABSTRAIRE
Qu'est-ce qui remplira votre attente ? est-ce l'athlète que sa sensibilité décompose et que la douleur subjugue, ou l'athlète académisé qui pratique les leçons sévères de la gymnastique jusqu'au dernier soupir ?, dans GRIMM, Corresp. litt. oct. 1770 dans ACADÉMISER
Il n'y a pas une ode dont le but soit plus évident et où le poëte s'y achemine plus droit, Lettr. à Gal. dans ACHEMINER
Elles affectèrent de donner à leur acquiescement la forme d'un acte volontaire, Sur les lettr. d'un fermier. dans ACQUIESCEMENT
Il est naturel d'acquiescer à la voix de sa propre conscience, Essai sur Claude. dans ACQUIESCER
Un philosophe trouvait sous Séjan moins d'adjudicataires qu'un cuisinier, Essai sur Richardson. dans ADJUDICATAIRE
Quelle ne sera pas la lenteur des progrès de la sagesse dont si peu d'hommes se font une affaire ?, Essai sur Claude. dans AFFAIRE
C'est l'affaire des dieux, ce n'est pas la nôtre, Princ. de polit. 75 dans AFFAIRE
Le cardinal de Retz avait beaucoup d'esprit ; mais il était très laid : ce qui ne l'empêcha pas d'être agacé par les plus jolies femmes, Princ. de polit. dans AGACÉ, ÉE
Je vous apprendrai à connaître l'abbé que peut-être vous n'avez regardé que comme un agréable, Lett. à Mlle Voland. dans AGRÉABLE
À considérer cet ouvrage comme un système, j'en trouve le fondement bien incertain, bien en l'air, Lett. de Ramsay. dans AIR
Les beaux esprits et les gens du bel air traiteront d'imbécile un homme qui professe le désintéressement, Disc. prélim. dans AIR
Par ses fureurs déplacées, elle aliène l'esprit de son fils...., Ess. sur. Claude. dans ALIÉNER
Je sais aussi m'aliéner, talent sans lequel on ne fait rien qui vaille, Lettr. à Mme Riccoboni dans ALIÉNER
La séité ou le soi, la quiddité ou le ce, l'identité, la diversité ou l'altérité...., Opin. des anc. phil. (éclectisme). dans ALTÉRITÉ
Quoi que ce soit qui apprenne aux hommes à persécuter leurs semblables, par bonne amitié...., Ess. sur la vertu. dans AMITIÉ
Les passions amorties dégradent les hommes extraordinaires, Pens. phil. 9 dans AMORTI, IE
Tout cela me paraît aperçu avec les petites bésicles de l'anticomanie, Oeuvr. compl. 1821, t. X, p. 69 dans ANTICOMANIE
Cet ouvrage sera un antidote destiné à réparer en moi un tempérament affaibli...., A mon frère. dans ANTIDOTE
Le sultan, frappé de l'observation de Mirzoza, se précautionna d'un antisomnifère des plus violents, Bijoux indiscrets, II, 13 dans ANTISOMNIFÈRE
Je la crois telle aujourd'hui qu'elle a toujours été, et il n'y a pas d'apparence qu'elle se perfectionne jamais..., Lett. sur les sourds et muets dans APPARENCE
Sans donner lieu aux applications les plus odieuses, Ess. sur Claude. dans APPLICATION
Nous approfondirons ce point dans la dernière partie de cet essai, Ess. s. le mérite. dans APPROFONDIR
C'est à deux chevaux qui sont déjà fort vifs en attacher un troisième en arbalète qui tire d'un côté, tandis que les autres tirent de l'autre, Lett. sur les aveugles. dans ARBALÈTE
.... Émerveillé de la distinction subtile d'un fameux archiatre de nos jours entre l'assassinat positif et l'assassinat négatif...., Essai sur Claude. dans ARCHIATRE
Je puis me priver en trois mois de vingt-cinq francs, mais non de cinquante ; chacun a son arrangement, Lett. à L.... dans ARRANGEMENT
Qu'est-ce que cet intérêt si délicat pour l'article de votre réputation, cette sensibilité si exquise à la piqûre la plus légère de la satire ?, Ess. s. Claude, liv. II dans ARTICLE
Mlle Caminski est vive, violente même, la contredisant sans ménagement, et ne la tirant jamais de son assiette tranquille, Sur la princ. d'Ashkow. dans ASSIETTE
En s'assujettissant minutieusement à certaines positions, Lett. à Mme Riccoboni dans ASSUJÉTIR et aussi ASSUJETTIR
Encore si le zèle indiscret ne s'était manifesté que par les vapeurs de quelques atrabilaires, A mon frère. dans ATRABILAIRE
Il fut un temps où je me sentais un attrait violent vers la même carrière, Essai sur Claude, liv. II dans ATTRAIT
Tous ces hommes s'attroupent au pied des mêmes autels, Relig. nat. 26 dans ATTROUPER
Vos règles vous ont fait de bois [vous ont ôté tout mouvement], et, à mesure qu'on les multiplie, on vous automatise, Lettre à Mme de Riccoboni. dans AUTOMATISER
En habile déclamateur il me faisait avaler à longs traits toute l'amertume de cette réflexion, Pens. phil. 20 dans AVALER
Phocion essuya la même avanie, Ess. s. Claude, liv. II dans AVANIE
Avant que d'entrer dans quelques détails sur cet écrit...., Ess. s. Claude, liv. II dans AVANT
Ayant des parents, vous avez avantagé vos fils déjà riches, Essai sur Claude. dans AVANTAGER
Rome alors était pleine d'astrologues et de diseurs de bonne aventure, Essai sur Claude et sur Néron. dans AVENTURE
Il faut convenir que ces Juifs sont des hommes comme il n'y en a point, Nouv. max. Phil. 25 dans AVOIR
Le disciple de Zénon a sans cesse la lance en arrêt contre la volupté ; celui d'Épicure vit sous la même tente et badine avec elle, Essai s. Claude, liv. II dans BADINER
Le temps me poursuit et voilà que je m'en retourne à la balbutie, dans LEGOARANT dans BALBUTIE
Notre langue est celle qui a retenu le moins de ces négligences que j'appellerais volontiers des restes de la balbutie des premiers âges, ib. dans BALBUTIE
Si on le voit balbutiant dans l'enfance, raisonnant dans l'âge mûr et balbutiant de rechef dans la vieillesse, S. le liv. de l'esprit dans BALBUTIER
Rouvrant les yeux à la lumière, respirant l'air balsamique du printemps, Sur les saisons. dans BALSAMIQUE
Il ferait beau voir une province entière se disperser dans les forêts, Pens. phil. 6 dans BEAU ou BEL, BELLE
Ricarie l'avait traduit, et en avait donné une fort belle édition avec des notes, des scholies, des variantes et tous les embellissements d'une bénédictine, Bijoux indiscrets, II, 5 dans BÉNÉDICTINE
Sans cet art, mon âme se pliant avec peine à des biais chimériques, l'illusion ne serait que momentanée, Éloge de Richardson. dans BIAIS
Toutes les billevesées de la métaphysique ne valent pas un argument ad hominem, Pens. phil. 17 dans BILLEVESÉE
Les bis se redemandaient sans fin, on s'enthousiasmait de l'auteur, de l'acteur, de l'actrice, Lett. à Mme Ricoboni. dans BIS
Il est selon mon coeur de hasarder une opinion qui tende à blanchir un personnage illustre, Essai sur Claude. dans BLANCHIR
Je frémis lorsque j'entends un de ces citoyens, blasé sur les plaisirs, se dire : je m'ennuie...., Ess. sur Claude, liv. II dans BLASÉ, ÉE
On dit que la femme aux bras tendus a le bras droit trop court, qu'elle blute, et qu'on ne sent pas le raccourci, Oeuvr. compl. 1821, t. IX, p. 50 dans BLUTER
C'est un de ces magasins de marchandises mêlées dont il n'y a proprement que le bordereau qui lui appartienne, Lett. sur les sourds et muets dans BORDEREAU
Que cet enfant est borné ! Claude, quelque borné qu'on le suppose, Essai sur Claude. dans BORNÉ, ÉE
Oh ! mon ami, quel spectacle que celui d'un homme méchant et bourrelé !, Lett. à Grimm. dans BOURRELÉ, ÉE
Je me porte à merveille, quoique je fasse tout ce qu'il faut pour venir à bout de ma santé, Lett. à l'abbé Lemonier. dans BOUT
Un oncle qui la chérissait lui fut enlevé au moment où elle l'attendait, les bras ouverts, à son retour d'Égypte, Ess. s. Claude, liv. II dans BRAS
Emporter tout ce qu'on peut, briser tout ce qu'on ne peut emporter, Princ. de polit. 100 dans BRISER
Malheur à l'homme de bronze qu'elle ne fléchit pas, Sur les caract. dans BRONZE
Il semble toujours commander et brusquer, S. l. caract. dans BRUSQUER
Nous défendons à ce peuple de s'assembler en tumulte et de cabaler chez ses prêtres séditieux, Pensées phil. 43 dans CABALER
Et nos prédicateurs ont-ils ces qualités ? Si par hasard ils ne les avaient pas, faudrait-il pour cela leur attacher des cadenas aux lèvres ?, Claude et Néron. dans CADENAS
Je ne sais si les égards des cadets pour les aînés étaient l'usage dans toutes les familles, Ess. sur Claude, l. II dans CADET, CADETTE
Je ne me rappelle pas bien les preuves ; mais il s'ensuivrait que les gens de génie sont détestables, et que, si un enfant apportait en naissant, sur son front, la caractérisque de ce dangereux présent, il faudrait ou l'étouffer ou le jeter aux cagnards, Neveu de Rameau, éd. Assézat, t. V, p. 393 dans CAGNARD, ARDE
N'allez pas croire qu'elle examine jamais avec nos caillettes de Paris et nos aristarques modernes...., Corresp. dans LAVEAUX dans CAILLETTE
Dans vos réduits où tout est peigné, ajusté, arrangé, calamistré, Lett. à Mme Riccoboni dans CALAMISTRER
Maudit soit le précieux vêtement que je révère ! où est mon ancien, mon humble, mon commode lambeau de calemande ?, Regrets sur ma vieille robe de chambre, édit. de J. Assezat, t. IV, p. 7 dans CALEMANDE
Cette aventure se calfeutra avec le temps d'un si grand nombre de pièces, que les esprits forts du siècle suivant devaient en être fort embarrassés, Pens. phil. 49 dans CALFEUTRER
Où est mon ancien, mon humble, mon commode lambeau de calmande ?, Regrets sur sa robe de chambre dans CALMANDE
Sénèque, qui connaissait l'esprit de la cour, de la ville et de la canaille, Claude et Néron. dans CANAILLE
Repoussé des hommes de son rang, il se livra aux vices de la canaille, Essai sur Claude. dans CANAILLE
On a beaucoup loué le regret que Néron témoigna de savoir écrire, à la première sentence capitale qu'il eut à signer, Claude et Néron. dans CAPITAL, ALE
Les femmes cherchent à captiver les hommes de parti, Ess. sur Claude. dans CAPTIVER
Ce sont deux physionomies d'amants fort tendres, mais qui n'ont rien de caractérisé ni d'original, Lett. à Mme Riccob. dans CARACTÉRISÉ, ÉE
Une des caractéristiques des siècles de corruption est que la vertu et les talents isolés ne conduisent à rien, Essai sur Claude. dans CARACTÉRISTIQUE
C'est cette vérité dans la couleur qui distingue le portrait d'avec la caricature, Réfl. sur Térence. dans CARICATURE
À l'école une fois la semaine, les élèves s'assemblent ; un d'eux sert de modèle ; son camarade le pose et l'enveloppe ensuite d'une pièce d'étoffe blanche, le drapant le mieux qu'il peut ; et c'est là ce qu'on appelle faire la caricature, Oeuvres compl. 1821, t. IX, p. 16 dans CARICATURE
Mais, censeurs, ne vous tourmentez pas autour de ces cas de conscience, Ess. sur Claude. dans CAS
Y étiez-vous lorsque le castrat Cafarielli nous jetait dans le ravissement ?, S. l. caract. dans CASTRAT
Les moyens de guérir la lèpre, entre lesquels on sera sans doute étonné de trouver la castration, Lett. s. l. chirur. dans CASTRATION
Ces jardins, ces campagnes, que vous tenez de moi, sont choses casuelles, Essai s. Claude et Néron. dans CASUEL, ELLE
L'aveugle-né à qui M. de Réaumur vient de faire abattre la cataracte, Lett. s. l. aveugl. dans CATARACTE
Vous croyez, monsieur et cher abbé, que je vais vous parler de moi, de nos académies et de nos coulisses, de nos acteurs, de nos catins et de nos auteurs, Lett. à Galiani. dans CATIN
Mais est-ce que je finirai cette causerie sans vous dire un mot de la grande entreprise ?, Lett. à Volt. dans CAUSERIE
Sénèque le père fut d'une humeur caustique, Ess. s. Claude, liv. II dans CAUSTIQUE
L'épilepsie n'était réputée incurable que quand elle avait résisté à la cautérisation du crâne, L. s. la chir. dans CAUTÉRISATION
Ce certain goût de bonne latinité est bien sujet à caution, Lett. à Galiani dans CAUTION
Et sur ce, je vous salue, et vous embrasse en mon nom, à Galiani. dans CE
Il aurait été tenté de nous regarder comme des intelligences supérieures, s'il n'avait éprouvé combien nous lui cédions à d'autres égards, Lett. s. l. aveugles. dans CÉDER
C'est Rameau, élève du célèbre qui nous a délivré du plain-chant [du récitatif de Lulli], le Neveu de Rameau. dans CÉLÈBRE
Les chirurgiens aimeront mieux cent fois briser la lancette et le bistouri que de s'abaisser à une obéissance servile, Lett. dans CENT
Le passé, le présent, l'avenir lient tous les membres de cette société des chaînons de la loi naturelle, Réfl. s. l'esp. dans CHAÎNON
Il a bien moins de champ que nous pour comparer et pour combiner, Lettr. sur les aveugl. dans CHAMP
Il exhorte Polybe à donner le change à sa douleur, Claude. dans CHANGE
Surtout la peinture des infamies clandestines n'a-t-elle pas été chargée ?, Ess. s. Claude. dans CHARGÉ, ÉE
Moins au courant des progrès de l'esprit que les moines enfermés dans les cellules des chartreuses, Sur l'hist. du Parlement. dans CHARTREUSE
Attaquer ce préjugé, crime de lèse-majesté au premier chef, Princ. de polit. 58 dans CHEF
Ma première et ma seconde pièce forment un système d'action théâtrale dont il ne s'agit pas de chicaner un endroit, Lettr. à Mme Riccoboni. dans CHICANER
Il y a dans presque toutes les maladies des secours antérieurs à l'opération chirurgicale, Lettre. dans CHIRURGICAL, ALE
Il se rencontre tous les jours une infinité de cas particuliers où le chirurgique et le médicinal ne se démêlent point, Lettre. dans CHIRURGIQUE
Je conviens qu'où il n'y a pas de choses, il ne peut y avoir de style, Térence. dans CHOSE
Mon amitié n'est que circonspecte si le péril d'un ami me laisse les yeux ouverts sur le mien, Pens. Phil. 2 dans CIRCONSPECT, ECTE
Cela peut être dangereux ou utile selon la circonstance, Princ. de politiq. dans CIRCONSTANCE
On ne tardera pas à devenir cruel partout où l'on circulera parmi les bourreaux, Ess. s. Claude, liv. II dans CIRCULER
Il ne se renferme point dans les lieux clandestins de sa débauche, Éloge de Richardson. dans CLANDESTIN, INE
Le sort des accusateurs et des accusés, balancé clandestinement dans l'intérieur du palais, ne dépendra plus des intérêts d'un petit nombre de gens en faveur, Essai sur Claude dans CLANDESTINEMENT
Nous allons glanant sur vos pas et ramassant par-ci par-là quelques petites feuilles que vous avez négligées et que nous nous attachons fièrement sur l'oreille en guise de cocarde, Lett. à Volt. dans COCARDE
Ne dirait-on pas que le feu est aux quatre coins de l'univers ?, Nouv. pensées philosophiques, 57 dans COIN
Né avec cet enjouement qui répand un coloris de finesse sur la raison, et d'aménité sur les vertus, À mon frère. dans COLORIS
Jean-Jacques aura toujours entre les littérateurs le mérite des grands coloristes en peinture, Ess. s. Claude. dans COLORISTE
Ses prédécesseurs avaient commencé la ruine des moeurs ; il la comble, Ess. sur Claude. dans COMBLER
J'éprouvai la même sensation qu'éprouveraient des hommes d'un commerce excellent qui auraient vécu ensemble pendant longtemps, Éloge de Richardson. dans COMMERCE
Je ne puis me défendre d'une espèce de commisération pour vos associés, Lettre à M. Le Breton. dans COMMISÉRATION
Le trop de commisération peut mettre hors d'état de procurer du secours, Essai sur la vertu. dans COMMISÉRATION
Sans que je m'en aperçoive le sentiment de la commisération s'exerce et se fortifie, Éloge de Richardson. dans COMMISÉRATION
Les travaux de César ont procuré à tous la commodité de ne rien faire, Ess. s. Claude. dans COMMODITÉ
Elle s'était promis qu'il ferait cause commune avec elle contre son époux...., Essai sur Claude. dans COMMUN, UNE
S'ils avaient en main le timon, ils se trouveraient sans comparaison plus empêchés, Ess. s. Claude. dans COMPARAISON
Ces matières ne sont pas de ma compétence et je ne m'en mêle pas, Ess. s. Claude, liv. II dans COMPÉTENCE
Dans la nature entière et dans chacune de ses parties, l'uniformité dans la variété et la beauté toujours en raison composée de ces deux qualités [l'uniformité et la variété]...., Recherch. philos. sur le beau, Oeuvres, t. II, p. 426, dans POUGENS. dans COMPOSÉ, ÉE
Ce que l'esprit comprend, il le comprend par assimilation, ou par comparaison, ou par analogie, Opin. des anc. philos. Stoïcisme. dans COMPRENDRE
Il faut travailler, il faut être utile ; on doit compte de ses talents, Lett. à Volt. dans COMPTE
L'esprit ne va pas à pas comptés comme l'expression, Ess. s. les sourds et muets. dans COMPTÉ, ÉE
Agrippine crie que l'adoption n'est comptée pour rien, Essai sur Claude. dans COMPTÉ, ÉE
Ce serait un miracle que de persuader à ceux-ci et à ceux-là que la vertu n'est pas concentrée tout entière dans leur parti, Disc. prélim. dans CONCENTRÉ, ÉE
N'est ce pas là une image de ces concepts qui ont fait tant de réputation à tant de philosophes ?, Lett. s. les sourds. dans CONCEPT
Un concussionnaire qui ne pardonnait pas à Sénèque le châtiment de ses extorsions, Ess. sur Claude. dans CONCUSSIONNAIRE
Votre condescendance sera blâmée, vous n'en doutez pas, Ess. s. Claude. dans CONDESCENDANCE
Qui sera assez juste appréciateur des circonstances où l'empire se trouvait, pour oser blâmer la condescendance de Sénèque ?, ib. dans CONDESCENDANCE
J'ai dit assez d'absurdités en ma vie pour m'y connaître, et j'aurais bien perdu le seul fruit que j'en pouvais tirer, si cette maxime ne m'en paraissait pas une bien conditionnée, Essai s. Claude. dans CONDITIONNÉ, ÉE
Sénèque disait en confidence à ses amis que le lion reviendrait promptement à sa férocité naturelle, Claude et Néron. dans CONFIDENCE
Ce qui me confond, c'est la légèreté avec laquelle des hommes frivoles prescrivent des règles de conduite à des personnages d'une expérience consommée, Ess. s. Claude. dans CONFONDRE
À l'instant les conjurés sont saisis et confrontés, Ess s. Claude et s. Néron. dans CONFRONTER
C'est alors un connaisseur équitable qui se promène dans une galerie de peinture, Essai sur la vertu. dans CONNAISSEUR, EUSE
Alors cette femme ne se connaît plus ; elle se répand en invectives, en menaces, Ess. s. Claude. dans CONNAÎTRE
Peut-être alors serai-je forcé moi-même d'écarter le soupçon d'avoir connivé à cet indigne procédé, Lett. à M. Le Breton. dans CONNIVER
On peut, sans conséquence et sans honte, ignorer beaucoup de choses hors de son état, Correspond. dans CONSÉQUENCE
L'erreur de droit influe dans toute créature raisonnable et conséquente, Ess. sur la vertu dans CONSÉQUENT, ENTE
Elle m'a assuré que l'impératrice jouissait d'une admiration si méritée.... que sa consistance sur le trône ne dépendait plus de personne, Sur la princ. d'Ash. dans CONSISTANCE
Ne voyez-vous pas, lui dit-elle, que cet avocat tombe de consomption ?, Ess. s. Claude, liv. II dans CONSOMPTION
Il est plus occupé de consterner le vicieux que d'éclairer l'ignorant, Ess. sur Claude. dans CONSTERNER
Aussi cet ouvrage demande-t-il encore de la contention d'esprit, Disc. prél. dans CONTENTION
Son mépris pour les amusements de l'empereur ne se contraignait pas même en public, Ess. s. Claude. dans CONTRAINDRE
Lors donc que le témoignage des sens contredit ou ne contre-balance point l'autorité de la raison, il n'y a pas à opter, Pens. phil. 52 dans CONTRE-BALANCER
Après quelques dits et contredits ils convinrent de s'en rapporter au jugement d'un tiers, Lett. à Mlle Voland. dans CONTREDIT
À tout hasard j'ai pris des doubles et vais tâcher de faire contre-signer cet énorme paquet, Lett. à Grimm. dans CONTRE-SIGNER
Entre deux controversistes, celui qui aura tort se fâchera, Pens. phil. 15 dans CONTROVERSISTE
La proposition devient d'une absurdité convenue de tout le monde, Relig. nat. 5 dans CONVENU, UE
Allez voir le Laocoon.... trois figures isolées, liées par les seules convolutions d'un serpent, Oeuv. compl. 1821, t. X, p. 57 dans CONVOLUTION
En causant, je touchai sa corde favorite, l'érudition, Sat. sur les caractères. dans CORDE
Cela est plat, jaunâtre, d'une teinte égale et monotone ; et peint cotonneux ; ce mot n'a peut-être pas encore été dit, mais il rend bien, Oeuvr. compl. 1821, t. IX, p. 479 dans COTONNEUX, EUSE
Sans être coudoyé par un Démosthène ou par un Cicéron, Essai sur Claude. dans COUDOYER
Néron lui coupe la parole et lui réplique que Claude ne fit jamais accuser personne, Ess. s. Claude. dans COUPER
Voilà ce qu'un marchand appellerait le nécessaire, mais le nécessaire est bien court entre ceux qui trafiquent d'esprit, Lett. à M. de Ramsay. dans COURT, COURTE
Claude entouré des affranchis qui abusent de son penchant à la crapule, Ess. s. Claude. dans CRAPULE
Toute la joie de Rome ne consistait pas dans les débauches nocturnes et les fêtes crapuleuses de la cour, Ess. s. Claude dans CRAPULEUX, EUSE
Celui qui doute parce qu'il ne connaît pas les raisons de crédibilité n'est qu'un ignorant, Pens. phil. 24 dans CRÉDIBILITÉ
Il serait d'une injustice criante de ne pas adresser la même insulte à Burrhus, Ess. s. Claude. dans CRIANT, ANTE
Vous allez, monsieur, peut-être crier au paradoxe, Lett. s. les sourds. dans CRIER
Un détail que certaines gens qui voient du crime à tout ne manqueraient pas d'accuser d'irréligion, Lett. sur les aveugles. dans CRIME
Semblables à d'atroces criminalistes, vous vous fatiguez à chercher un coupable, Ess. s. Claude. dans CRIMINALISTE
Dans les instants de crise la jeunesse est communément mieux avisée que la vieillesse, Ess. s. Claude, liv. II dans CRISE
Un beau crocheteur n'est pas un bel homme, Lett. à Mlle Voland. dans CROCHETEUR
Mes amis, relisez Richardson, vous ne déprimerez plus de grands talents qui vous croisent ou qui vous humilient, Éloge de Richardson. dans CROISER
Résolu de décrier un art qui croisait son autorité, Pens. phil. 47 dans CROISER
Il y a des chapitres importants qui ne sont que croqués, Réflex. s. l'esprit. dans CROQUÉ, ÉE
C'est en vain que je connais les devoirs, si je croupis dans l'erreur, Religion naturelle, 1 dans CROUPIR
Les culottes du médecin ne tomberaient pas d'elles-mêmes le soir, entraînées par le poids de l'argent...., Lett. dans CULOTTE
Si Marcel rencontrait un homme placé comme l'Antinoüs, lui portant une main sous le menton et l'autre sur les épaules : Allons donc, grand dadais, lui dirait-il, est-ce qu'on se tient comme cela ?, Essai sur la peint. ch. 4 dans DADAIS
Les historiettes vont à merveille dans la bouche d'un homme qui semble marcher en dandinant et nigaudant, Réfl. s. l'esprit. dans DANDINER
Il [Stilpon] aima dans sa jeunesse les femmes et le vin, Opin. des anc. phil. Secte mégarique dans DANS
Timon le Phliasien fut danseur, avant que d'être sceptique, Opin. des anc. phil. Pyrrhonisme. dans DANSEUR, EUSE
Dare, dare, dare, voilà un homme qui vient en cabriolet, comme si le diable l'emportait, dans le Dict. de POITEVIN dans DARE
Il faut que je prenne date avec vous, Lett. à M. Le Breton dans DATE
Soit d'imprudence, soit de générosité, la suivante crie du milieu des flots : Sauvez-moi, je suis la mère de l'empereur, Ess. s. Claude. dans DE
De lassitude, Messaline se jette dans un de ces tombereaux qui transportent les immondices des jardins, ib. dans DE
Il a fait de lui-même ce que vous auriez tôt ou tard exigé, Père de fam. I, 5 dans DE
Il [Héraclite] avait écrit de la matière, de l'univers, de la république et de la théologie, Opin. des anc. phil. Héraclitisme. dans DE
Polémon fut un de ces agréables débauchés, dont la ville d'Athènes fourmillait, Opin. des anc. phil. Platonisme. dans DÉBAUCHÉ, ÉE
Eustathe, disciple de Jamblique et d'Édedius, fut un homme éloquent et doux, sur le compte duquel on a débité beaucoup de sottises, Opin. des anc. phil. Éclectisme. dans DÉBITER
Les Chinois ont substitué aux laines teintes dont l'air, ce terrible débouilli, ne tarde pas à manger les couleurs, les plumes des oiseaux qui sont plus éclatantes, plus durables, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 387, dans POUGENS. dans DÉBOUILLI
Pourquoi ne pas débrailler ce saint ? Pourquoi n'en vois-je ni la poitrine ni le cou ?, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 89, dans POUGENS. dans DÉBRAILLER (SE)
On décantera la partie suspendue, et l'on étendra la partie déposée dans la nouvelle eau, Peinture en cire, Oeuvres, t. XV, p. 362, dans LACURNE. dans DÉCANTER
Soyez décents, parce que vous n'êtes point des animaux et que vous vivez dans les villes et non dans le fond des forêts, Opin. des anc. phil. Épicuréisme. dans DÉCENT, ENTE
La différence du décent et de l'indécent, c'est la différence d'une femme qu'on voit et d'une femme qui se montre, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 194, dans POUGENS. dans DÉCENT, ENTE
Quand il s'était bien déchaîné, bien récrié, je renvoyais par une petite citation toutes ses injures à Virgile, Lett. à Galiani. dans DÉCHAÎNER
Tantôt il se déchaîne contre sa femme, tantôt il s'attendrit sur ses enfants, Règne de Claude et Néron, I, § 25 dans DÉCHAÎNER
Il [Sénèque] était maigre et décharné, Règne de Claude et Néron, I, § 4 dans DÉCHARNÉ, ÉE
J'avais un voisin à déchiffrer à ma droite, Sur les caract. dans DÉCHIFFRER
Les chrétiens, partagés en Monophysites ou Jacobites et orthodoxes, se déchiraient, Opin. des anc. phil. Sarrasins. dans DÉCHIRER
Je crois que l'école a beaucoup déchu et qu'elle déchoira davantage, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 36, dans POUGENS dans DÉCHOIR
Les noms de déclamateurs et de sophistes n'avaient point alors l'acception défavorable qu'on y attacha depuis, Règne de Claude et Néron, I, § 1 dans DÉCLAMATEUR
À force de s'irriter, de s'injurier, de se battre, de crier, de se décoiffer pour un liard, ils avaient contracté, pour toute leur vie, l'air de l'intérêt sordide, de l'impudence et de la colère, Essai sur la peint. ch. 4 dans DÉCOIFFER
Mon idée serait de décomposer un homme, pour ainsi dire, et de considérer ce qu'il tient de chacun des sens qu'il possède, Lett. sur les sourds et muets dans DÉCOMPOSER
Grand machiniste, grand architecte, bon peintre, sublime décorateur, il n'y a aucun de ces talents qui ne lui ait valu [à Servandoni] des sommes immenses, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 128, dans POUGENS dans DÉCORATEUR
On me reprochera d'être décousu, Ess. sur Claude, liv. II dans DÉCOUSU, UE
Il ne nous reste [de la philosophie éléatique] que des lambeaux si décousus qu'on n'en peut former aucun ensemble systématique, Opin. des anc. phil. Secte éléatique. dans DÉCOUSU, UE
Ils ne savent pas que c'est une femme découverte et non une femme nue qui est indécente, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 18, dans POUGENS. dans DÉCOUVERT, ERTE
Deux découvertes qui se touchent dans l'esprit humain sont quelquefois séparées par des siècles, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 354, dans POUGENS. dans DÉCOUVERTE
Les découvertes ne me paraissent en valeur et en sûreté que quand elles sont rentrées dans la masse commune, Peinture en cire, Oeuvres, t. XV, p. 372 dans DÉCOUVERTE
Un tableau que je décris n'est pas toujours un bon tableau ; celui que je ne décris pas en est, à coup sûr, un mauvais, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 286, dans POUGENS. dans DÉCRIRE
Ils pensent que la beauté de ces corps va toujours en décroissant jusqu'à la pyramide régulière, Recherches philos. sur le beau, t. II, p. 424, dans POUGENS. dans DÉCROÎTRE
Acquérez le droit d'être dédaigneux, et ne le soyez pas, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 313 dans DÉDAIGNEUX, EUSE
Également impartial, quand je loue et que je me dédis d'un éloge, quand je blâme et que je me dépars de ma critique, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 510, dans POUGENS. dans DÉDIRE
Il eut peine à se défaire de son tableau à un prix modique, Peinture en cire, Oeuvres, t. XV, p. 332, dans POUGENS. dans DÉFAIRE
Tandis qu'il fait courir le bruit que sa mère, convaincue d'un attentat sur sa personne sacrée, s'est défaite elle-même, il voit son image, il en est poursuivi, Claude et Néron, I, § 98 dans DÉFAIRE
Plusieurs de ses disciples se défirent au sortir de son école, Opin. des anc. phil. Secte cyrén. dans DÉFAIRE
Celui qui t'entretient des défauts d'autrui entretient les autres des tiens, Opin. des anc. phil. (Sarrasins). dans DÉFAUT
Le corps d'Anacréon est bien modelé ; le bras qui tient la coupe, fin de touche, quoique défectueux de dessin, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 25, dans POUGENS dans DÉFECTUEUX, EUSE
Ces couleurs étant défendues de toute impression étrangère et nuisible, Peinture en cire, Oeuvres, t. XV, p. 385 dans DÉFENDU, UE,
Je leur demande si Despréaux et Lamotte n'ont pas défiguré l'Ajax d'Homère, Lett. sur les sourds et muets. dans DÉFIGURER
Il [Sénèque] commence par définir la chose, peine que les anciens se donnent rarement, Claude et Néron, II, 10 dans DÉFINIR
Il y a deux sortes de définitions, les unes des choses qui sont, les autres des choses que nous concevons ; il y a des définitions partielles, il y en a de totales, Opin. des anc. phil. Stoïcisme. dans DÉFINITION
Que l'univers finirait par une déflagration générale, Opin. des anc. phil. Pythagorisme. dans DÉFLAGRATION
Après la déflagration générale et le renouvellement des choses, les âmes retourneront dans les corps qu'elles ont animés, ib. Stoïcisme. dans DÉFLAGRATION
Revenez-donc nous défricher le poëte le plus intéressant de l'antiquité, Lett. à Galiani. dans DÉFRICHER
La dégradation du goût, de la couleur, de la composition, des caractères, de l'expression, du dessin, a suivi pas à pas la dégradation des moeurs, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 43, dans POUGENS. dans DÉGRADATION
La perspective approche les parties des corps ou les fait fuir, par la seule dégradation de leurs grandeurs, Ess. sur la peinture, ch. 3 dans DÉGRADATION
Point de plans, point de dégradation, point d'air entre les figures, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 70, dans POUGENS dans DÉGRADATION
Mur dégradé et couvert de plantes parasites, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 410, dans POUGENS. dans DÉGRADÉ, ÉE
La Magdeleine, belle perspective, lumière bien dégradée, grande précision, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 281, dans POUGENS. dans DÉGRADÉ, ÉE
Je dirais au graveur : que les formes soient bien rendues par vos tailles, que celles-ci dégradent donc scrupuleusement selon les plans des objets, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 360, dans POUGENS. dans DÉGRADER
Il est bien posé ; la lumière dégrade à merveille sur lui, Salon de 1767, p. 67 dans DÉGRADER
Comme cette terrasse est éclairée, comme la lumière s'y dégrade, Regrets sur ma robe de chambre dans DÉGRADER
Les campagnes non bornées doivent, en se dégradant, s'étendre jusqu'où l'horizon confine avec le ciel, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 284, dans POUGENS. dans DÉGRADER
Le peintre a couvert sa toile de figures, avant que le statuaire ait dégrossi son bloc de marbre, Observ. sur la sculpt. dans DÉGROSSIR
Quelle comparaison de ta vie molle, rampante, effeminée, et de la vie libre et ferme du cynique déguenillé !, Regrets sur ma robe de chambre dans DÉGUENILLÉ, ÉE
Un abrégé historique de la vie de plusieurs princes, où leurs vices ne sont pas déguisés, Opin. des anc. phil. (Chinois). dans DÉGUISÉ, ÉE
Le déiste seul peut faire tête à l'athée, le superstitieux n'est pas de sa force, Pensées phil. n° 13 dans DÉISTE
Sa cruauté se délasse dans la débauche, Claude et Néron, I, § 85 dans DÉLASSER
Vous faites grâce à un délateur de la mère de Pison !, Règne de Claude et Néron, I, § 6 dans DÉLATEUR
Un Suilius, un délateur par état, un Furius, souillé, accusé, puni de mille crimes, ib. I, § 60 dans DÉLATEUR
Deux courtisanes séduites par de l'argent et des promesses se chargent de la délation, Règne de Claude et Nér. I, § 25 dans DÉLATION
N'exposons point, de propos délibéré, nos amis à perdre quelque chose de l'estime que nous leur avons accordée, Ess. s. Claude. dans DÉLIBÉRÉ, ÉE
Je vais vous développer, par un ou deux exemples, le fil secret et délié qui les a conduits dans le choix délicat de leurs accessoires, Essai sur la peint. ch. 3 dans DÉLIÉ, ÉE
Au milieu des flatteries, le consul désigné, Cérialis Anicius, dit un mot délié que Néron entendit sans doute et dont il ne s'offensa point, Ess. s. Claude et Néron. dans DÉLIÉ, ÉE
Il se renferma seul dans une petite maison, où il attendit en philosophe que son âme délogeât de son corps pour passer dans un autre, Opin. des anc. phil. (Sarrasins). dans DÉLOGER
Ne remettons pas à demain à savoir ce que c'est que le bonheur, Opin. des anc. phil. (épicuréisme). dans DEMAIN
Sénèque n'avait pas encore démêlé le caractère de son élève, Règne de Claude et Néron, II, § 1 dans DÉMÊLER
Tandis que le moine se démène pour se débarrasser du chien, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 181, dans POUGENS. dans DÉMENER (SE)
Platon avait imaginé les démons pour former une échelle par laquelle, de créature plus parfaite en créature plus parfaite, on montât enfin jusqu'à Dieu, Opin. des anc. phil. (philosophie antédiluvienne). dans DÉMON
Térence n'est pas possédé de ce démon-là, Sur Térence dans DÉMON
Une forme plus concise et moins dogmatique, qu'il convient d'affecter toutes les fois que l'objet n'est pas démontrable, sur Boulanger. dans DÉMONTRABLE
Ce grand dénicheur de merles est à terre, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 50, dans POUGENS. dans DÉNICHEUR
La reine disait de lui [le cardinal de Retz] qu'on n'était jamais laid quand on avait les dents belles, Règne de Claude et Néron, I, § 47 dans DENT
Déparer par le laticlave la robe modeste du philosophe, Ess. s. Claude. dans DÉPARER
Ces vils magistrats, dont Juvénal, non moins satirique mais plus plaisant et plus gai qu'à son ordinaire, rassemble les successeurs autour d'un énorme turbot, délibérant gravement sur les moyens de l'apprêter sans le dépecer, Règne de Claude et Néron, I, 28 dans DÉPECER
Ses figures sont placées sur trois lignes parallèles, en sorte qu'on pourrait dépecer son tableau en trois mauvais tableaux, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 309, dans POUGENS. dans DÉPECER
Les Grecs et les Chinois ont été des fripons et des ignorants qui ont dépecé chacun ce grand système, Musique des anc. dans DÉPECER
Ils ont l'air d'être faits en dépit de l'art, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 5, dans POUGENS dans DÉPIT
Si, par une affection déplacée, il eût porté des secours à quelque autre.... il eût été coupable d'injustice, Ess. s. la vertu. dans DÉPLACÉ, ÉE
L'homme a un penchant naturel à se déplacer, Ess. s. Claude, liv. II dans DÉPLACER
Si je me trompe, on me ferait déplaisir de me déloger de mon erreur, sur Térence. dans DÉPLAISIR
Une serviette déployée et jetée négligemment, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 125, dans POUGENS. dans DÉPLOYÉ, ÉE
L'homme-peuple est le plus sot et le plus méchant des hommes ; se dépopulariser ou se rendre meilleur, c'est la même chose, Règne de Claude et Néron, II, 36 dans DÉPOPULARISER
Celui qui se propose de trouver la vérité déposera ses préjugés, Opin. des anc. phil. (Thomasius). dans DÉPOSER
Tous disent qu'ils ont vu, et leur déposition a toute l'authenticité possible, Pens. phil. 54 dans DÉPOSITION
Hercule .... écrasant les monstres, dépucelant les filles, Salon de 1767, Oeuvres t. XV, p. 103, dans POUGENS dans DÉPUCELER
Le dernier exemple à imiter, l'exemple qu'on ne doit imiter qu'après tous les autres Dans un ouvrage de philosophie ou de littérature, les beaux vers, les sentences sont les dernières choses à louer, Règne de Claude et Néron, II, § 7 dans DERNIER, IÈRE
Ils ont toujours quelques caresses à se faire à la dérobée, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 195, dans POUGENS. dans DÉROBÉ, ÉE
Tout est désaccordé, plus d'ensemble, plus d'unité, plus de beauté, Regr. s. sa robe de chambre. dans DÉSACCORDÉ, ÉE
Cette draperie rouge, dont vous l'avez chamarré, blessait l'art et désaccordait le tableau, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 14, dans POUGENS. dans DÉSACCORDER
Cette activité descend de l'atome à l'élément, de l'élément au composé, et varie selon toutes les compositions possibles, Opin. des anc. philos. Épicuréisme. dans DESCENDRE
En descendant de perceptions claires en perceptions claires, car c'est la manière de philosopher de l'auteur et la bonne, Lettre sur les aveugles. dans DESCENDRE
Dans la suite il ne dépendit pas de cette fière Agrippine, mieux conseillée, de descendre à des complaisances, Essai s. Claude. dans DESCENDRE
Il [Maimonides] se vantait d'être descendu de la maison de David, comme font la plupart des Juifs d'Espagne, Opin. des anc. phil. (Juifs). dans DESCENDRE
Dans la description d'un tableau, j'indique d'abord le sujet, je passe au principal personnage...., Pensées sur la peinture, Oeuvres, t. XV, p. 202, dans POUGENS. dans DESCRIPTION
Je ne ferai point un désert de ma maison, parce qu'il s'y passe des choses qui me déplaisent comme à vous, Père de famille, III, 7 dans DÉSERT
Si l'on avait exhumé ce morceau, on en ferait le désespoir des modernes, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 340, dans POUGENS. dans DÉSESPOIR
Le déshonneur est dans l'opinion des hommes, l'innocence est en nous, Règne de Claude et Néron, I, § 75 dans DÉSHONNEUR
Les vertus les plus légères, s'il en est de telles, sont attachées comme la feuille au rameau qu'on déshonore en l'en dépouillant, Règne de Claude et Néron, II, 6 dans DÉSHONORER
Neptune, qui secoue l'Etna et dont le trident entr'ouvre la terre jusqu'au centre et montre la rive désolée du Styx, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 77, dans POUGENS dans DÉSOLÉ, ÉE
Les désordres réels ou apparents qui règnent dans l'ordre moral et dans l'ordre physique, Opin. des anc. philos. Belbuch. dans DÉSORDRE
C'est le désordre de l'imagination qui invente ces systèmes, c'est la nouveauté qui les accrédite, c'est l'intérêt qui les perpétue, Opin. des anc. phil. Pythagorisme. dans DÉSORDRE
Sénèque traitant du courage que donne la vertu, et du désouci de l'avenir, dans LAVEAUX dans DÉSOUCI
Du courage que donne la vertu et du désouci de l'avenir, Cl. et Nér. II, 2 dans DÉSOUCI
C'est ainsi que le zèle indiscret du peuple a, dans tous les temps, desservi le mérite et perdu l'innocence, Règne de Claude et Néron, I, § 85 dans DESSERVIR
Le dessin est de rigueur en sculpture, Pensées sur la peinture, Oeuvres, t. XV, p. 213, dans POUGENS. dans DESSIN
Mais, me répond l'artiste, vous ne savez donc pas que ces vertus sont des dessus de porte pour un receveur général des finances ?, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 87, dans POUGENS. dans DESSUS
Un homme aussi au-dessus de ses contemporains ne pouvait manquer d'exciter leur jalousie, Opin. des anc. phil. (scolastiques). dans DESSUS
L'ignorance qui laisse tomber en désuétude des mots utiles, Règne de Claude et Néron, II, § 20 dans DÉSUÉTUDE
La disgrâce confirmée trouva le philosophe détaché de toutes ces importantes frivolités, Règne de Claude et Néron, I, § 90 dans DÉTACHÉ, ÉE
Des principes de la secte il n'embrassa que ceux qui détachent de la vie, de la fortune, de la gloire, de tous ces biens au milieu desquels on peut être malheureux, Règne de Claude et Néron, I, § 13 dans DÉTACHER
Les détails de Richardson déplaisent et doivent déplaire à un homme frivole et dissipé ; mais ce n'est pas pour cet homme-là qu'il écrivait, Éloge de Richardson. dans DÉTAIL
Il ne faut jamais interrompre de grandes masses par de petits détails ; ces détails les rapetissent en m'en donnant la mesure, Pensées sur la peint. Oeuvres, t. XV, p. 205, dans POUGENS. dans DÉTAIL
Plus on détaille, plus l'image qu'on présente à l'esprit des autres diffère de celle qui est sur la toile, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 411, dans POUGENS. dans DÉTAILLER
C'est un magicien maladroit qui casse en deux sa baguette, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 211, dans POUGENS. dans DEUX
Celui qui devance son siècle, celui qui s'élève au-dessus du plan général des moeurs communes, doit s'attendre à peu de suffrages, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 13, dans POUGENS dans DEVANCER
On voit sur le devant un soldat mort ou blessé, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 169, dans POUGENS. dans DEVANT
Si Racine doit à Tacite la belle scène entre Agrippine et son fils, Corneille doit à Sénèque celle d'Auguste et de Cinna, Règne de Claude et Néron, II, 51 dans DEVOIR
Je veux que le diable m'emporte, si je comprends rien à ce génie, à ces lauriers, à cette épée, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 86, dans POUGENS. dans DIABLE
Vous vous indignez du ton de D.... mais ne connaissez-vous pas son caractère et sa dialecte ?, Lettr. à L.... dans DIALECTE
La mort de Socrate laissa la douleur et la terreur parmi les philosophes ; ils se réfugièrent à Mégare chez le dialecticien Euclide, Opin. des anc. phil. (platonisme). dans DIALECTICIEN, IENNE
Joignez le diapason des moeurs nationales, et vous entendrez le vieil Horace dire de son fils : Qu'il mourût !, Sur les caract. dans DIAPASON
Pour Dieu ! laissez pousser l'arbre comme il lui plaît, Lettre à Mme Riccoboni. dans DIEU
Couvrez le reste de la toile, et cette figure ne vous montrera plus qu'un pharisien qui propose quelque difficulté à Jésus-Christ, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 22, dans POUGENS. dans DIFFICULTÉ
L'esprit est diffus dans toute la substance de l'âme, comme l'âme est diffuse dans toute la substance du corps, Opin. des anc. phil. (Épicuréisme). dans DIFFUS, USE
La force par laquelle nous agissons, nous sentons, nous pensons, est diffuse dans toute la matière, ib. (Philos. péripat.). dans DIFFUS, USE
Un philosophe qui a autant d'esprit que Sénèque, ne s'expose point à un pareil dilemme, surtout quand il sollicite une grâce, Règne de Claude et Nér. II, § 91 dans DILEMME
Ouvrez la Dioptrique de Descartes, et vous y verrez les phénomènes de la vue rapportés à ceux du toucher, Lett. s. les aveugles. dans DIOPTRIQUE
Quelque génie qu'on ait, on ne dit pas mieux qu'Homère quand il dit bien, Lettre sur les sourds et muets dans DIRE
Puis il [un tableau] est de la plus mauvaise couleur et fait pour discorder, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 118, dans POUGENS. dans DISCORDER
Auguste eut le discours prompt et facile qui convient à un souverain, Claude et Nér. I, 37 dans DISCOURS
Il peut arriver qu'un pervers écrive et parle aussi disertement de la vertu qu'un homme vertueux, Essai sur Claude. dans DISERTEMENT
La masse des superstitions lucratives d'une contrée suit la proportion de ses prêtres, de ses devins, de ses augures, de ses diseurs de bonne aventure, et de tous ceux en général qui tirent leur subsistance de leur commerce avec le ciel, Opinions des anc. phil. (Égyptiens). dans DISEUR, EUSE
Il [Paracelse] quitta l'Alsace, il revint en Suisse, il disparut pendant onze ans, Opinions des anc. phil. (Théosophes). dans DISPARAÎTRE
Cependant cette fille disparaît, et vous êtes convaincu de l'avoir emmenée, Père de famille, IV, 7 dans DISPARAÎTRE
Ces vues si déshonnêtes et si communes, qui compensent aux yeux des parents l'extrême disparité d'âge, Essai s. Claude, I, § 95 dans DISPARITÉ
Dans le cas où ils murmureraient du sacrifice de leurs richesses au rétablissement dispendieux des temples caducs, Lett. à Galiani. dans DISPENDIEUX, EUSE
Ce contempteur si déterminé de l'immortalité, cet homme si disrespectueux de la postérité, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 37, dans POUGENS. dans DISRESPECTUEUX, EUSE
Rien ne dissemble plus de lui que lui-même, le Neveu de Rameau. dans DISSEMBLER
Ces dissidents persécutés deviendront persécuteurs, lorsqu'ils seront les plus forts, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 106, dans POUGENS. dans DISSIDENT, ENTE
S'il est au fond de l'âme du personnage qu'il introduit un sentiment secret, écoutez bien et vous entendrez un ton dissonant qui le décèlera, Él. de Richardson. dans DISSONANT, ANTE
Il me blâme, il me dissuade, il m'arrête, et c'est pour me trahir !, Père de famille, III, 5 dans DISSUADER
Rien n'y manque que l'intelligence et le pinceau de Rubens, la magie de l'art, la distinction des plans, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 40, dans POUGENS dans DISTINCTION
Les distinctions du dialecticien sont utiles dans le cours de la vie, Opin. des anc. phil. (pyrrhonisme phil.) dans DISTINCTION
. Entre le conseil, l'approbation et le silence, n'est-il point de distinction à faire ?, Règne de Claude et Nér. I, § 76 dans DISTINCTION
Il faut convenir que ce temps a bien changé [l'infériorité de la chirurgie], s'il faut en juger par les marques distinguées de protection dont Sa Majesté les honore, Lett. s. la chirurgie. dans DISTINGUÉ, ÉE
La vie de la Fontaine ne fut, pour ainsi dire, qu'une distraction continuelle ; au milieu de la société, il en était absent, Notice sur la Fontaine. dans DISTRACTION
Il y a un art inspiré par le bon goût dans la manière de distribuer les images, Salon de 1767, t. XIV, dans POUGENS dans DISTRIBUER
Tout ce qui se divise, se divise en parties divisibles ; et ces parties, en d'autres parties divisibles ; donc il n'y a point de divisible qui soit le plus petit divisible, Opin. des anc. phil. (Hobbisme). dans DIVISIBLE
Ce fut Philolaüs qui divulgua la doctrine de Pythagore, Opin. des anc. phil. (Pythagorisme). dans DIVULGUER
S'il arrive qu'une invention favorable aux progrès des sciences et des arts parvienne à ma connaissance, je brûle de la divulguer, Peinture en cire, Oeuvres, t. XV, p. 371, dans POUGENS. dans DIVULGUER
Prononcer doctoralement que ces reponses ne sont pas satisfaisantes, sans se mettre en devoir de le prouver, Essai s. Claude, II, § 109 dans DOCTORALEMENT
Vous êtes donc les plus absurdes des dogmatistes ou les plus outrés des pyrrhoniens, Nouv . Pens. phil. 55 dans DOGMATISTE
Cent fois dans la route il avait calculé par ses doigts le fond de sa fortune, Regrets s. sa robe de chambre. dans DOIGT
Si jamais un philosophe aveugle et sourd de naissance fait un homme à l'imitation de celui de Descartes, j'ose vous assurer, madame, qu'il placera l'âme au bout des doigts, Lett. sur les aveugles, Oeuvres, t. II, p. 200, dans POUGENS. dans DOIGT
Si un homme raisonne mal, c'est qu'il n'a pas les données pour raisonner mieux, Sur le livre de l'Esprit. dans DONNÉE
Philon, qui vivait en Égypte au temps de Jésus-Christ, donna tête baissée dans les allégories et dans le sens mystique, Opin. des anc. phil. (juifs). dans DONNER
Que fait donc un poëte qui finit tout ? Il tourne le dos à la nature, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 450, dans POUGENS. dans DOS
J'avais à dos une campagne immense qui ne m'avait été annoncée que par l'habitude d'apprécier les distances entre des objets interposés, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 185, dans POUGENS. dans DOS
Terne encore ; les doublets me poursuivent, Père de fam. I, 2 dans DOUBLET
L'enfant est lumineux et douillettement fait, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 343, dans POUGENS. dans DOUILLETTEMENT
C'est une douleur terrible, mais qui n'a rien de hideux, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 301, dans POUGENS. dans DOULEUR
Il serait à souhaiter qu'un doute universel se répandît sur la surface de la terre, et que tous les peuples voulussent bien mettre en question la vérité de leurs religions, Pensées philos. n° 36 dans DOUTE
Les grands, une fois corrompus, ne doutent de rien, Règne de Claude et Néron, I, § 29 dans DOUTER
C'est un sac d'où sortent une tête et deux bras ; il faut draper large, sans doute ; mais ce n'est pas ainsi, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 21 dans DRAPER
Les deux jeunes faunes qui sont à ses côtés ont dressé leurs oreilles pointues, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 17 dans DRESSER
Le ministre de la justice ose prendre sur lui de tempérer la sévérité de la loi contre les duellistes, Ess. s. Claude. dans DUELLISTE
Du reste, coupez, taillez, tranchez, rognez, et ne laissez de tout cela que ce qui vous duira, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 137, dans POUGENS. dans DUIRE
Je connais votre âme, l'ébauchoir vous tombera des mains et vous pleurerez, Lett. à Falc. dans ÉBAUCHOIR
Je ne vois d'autre parti que de prendre son enfant, et que de l'écacher contre la terre, Nouv. Pens. philos. 69 dans ÉCACHER
Allez, laissez-nous faire ; nous savons bien ce qui nous va, et croyez qu'une calèche a bien ses petits avantages. - Et ces avantages ? - D'abord, les regards partent en échappade (c'est son mot) ; le haut du visage est dans l'ombre ; le bas en paraît plus blanc...., Mémoires, etc. t. III, p. 65, Lettre 124, 27 sept. 1769 dans ÉCHAPPADE
L'un s'écloppe, l'autre s'enivre et se fend la tête ; qu'on est à plaindre de ne pouvoir s'en passer !, Est-il bon ! est-il méchant ? I, 9 dans ÉCLOPPER
Il avait sur cet art [la musique] une idée assez juste ; c'est qu'il ne produisait ses grands effets que dans les assemblées nombreuses, Claude et Néron. dans EFFET
Je hasarde quelques conjectures au risque de faire rire celui qui effile la charpie à l'Hôtel-Dieu, Lett. sur la chirurg. dans EFFILER
Sénèque.... vous offrira des idées ingénieuses et fines, des élans hardis et lumineux, Ess. sur Claude. dans ÉLAN
Il me paraît ridicule que, dans les occasions où Petit se trouverait à côté d'un malade avec un P.... ou quelque autre embryon de la faculté...., Lettres. dans EMBRYON
Et le rat coupa un jour la maille qui empiégeait le lion, Oeuvres complètes, éd. Assezat, Paris, 1875, t. IV, p. 18 dans EMPIÉGER
Cette tête est belle pourtant, beaux enchâssements d'yeux, belle forme, belle bouche, Oeuvr. compl. 1821, t. X, p. 75 dans ENCHÂSSEMENT
On ne s'élève point à cette importante fonction sans endommager sa fortune, Ess. sur Claude. dans ENDOMMAGER
Il ne lui donna point l'enduit de colle, cet enduit ne se donnant que pour empêcher les impressions à l'huile de passer au travers d'une toile grasse et claire, Peinture en cire, Oeuvres, t. XV, p. 344, dans POUGENS. dans ENDUIT
Cet enfant est trop mignard, trop fait, trop joli, trop petit, c'est un enfant Jésus, salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 176, dans POUGENS dans ENFANT
Cette difficulté d'enfant a occupé dans tous les siècles les têtes les plus fortes, Règnes de Claude et Néron, II, § 54 dans ENFANT
Je suis la plus jeune de ses enfants, Père de famille, II, 9 dans ENFANT
Il ignore qu'au même instant son oncle travaille à le faire enfermer, Père de famille, II, 12 dans ENFERMER
Ce n'est pas une enfilade de strophes isolées dont on puisse sans inconvénient augmenter ou diminuer le nombre, Lett. à Galiani. dans ENFILADE
Ce particulier, enfonçant son chapeau sur sa tête, lui répondit qu'il ne s'entendait point en bas-reliefs, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 158, dans POUGENS. dans ENFONCER
Cet ouvrage est suffisant pour ceux qui, comme vous et moi, ne se soucient pas de s'enfoncer dans nos antiquités, Sur l'hist. du parl. dans ENFONCER
Ce linge, qui n'imite pas le linge, sous lequel le vent s'enfournerait inutilement pour le séparer du corps, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 79, dans POUGENS. dans ENFOURNER
Nos deux dames de France, bien engoncées, bien roides, bien massives, bien ignobles, bien maussades, bien plaquées de vermillon, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 154, dans POUGENS dans ENGONCÉ, ÉE
Approuvant, dédaignant, sans rechercher les motifs de mon engouement ou de mon dédain, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 3, dans POUGENS dans ENGOUEMENT
La composition en est pesante et engourdie, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 91, dans POUGENS dans ENGOURDI, IE
L'habitude perpétuelle de regarder les objets éloignés et voisins, d'en mesurer l'intervalle par la vue, a établi dans notre organe une échelle enharmonique de tons, de semi-tons, de quarts de tons tout autrement étendue et tout aussi rigoureuse que celle de la musique pour l'oreille, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 215, dans POUGENS. dans ENHARMONIQUE
Une femme étendue à terre, enlacée d'un énorme serpent qui la dévore, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 496, dans POUGENS dans ENLACÉ, ÉE
Si vous saviez comme je m'amuse en vous ennuyant : c'est comme tous les autres ennuyeux du monde, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 188, dans POUGENS. dans ENNUYEUX, EUSE
Une énonciation, affirmative ou négative, parfaite, est un axiome, Opin. des anc. philos. (stoïcisme). dans ÉNONCIATION
Je l'ai vu, je lui ai reproché l'énormité de sa conduite, Lett. à Grimm dans ÉNORMITÉ
Platon s'enrichit des dépouilles de Socrate, d'Héraclite et d'Anaxagore, Opin. des anc. philos. Eclectisme. dans ENRICHIR
Ce n'est pas assez que d'avoir bien établi l'ensemble, il s'agit d'y introduire les détails sans détruire la masse, Essai sur la peint. ch. I dans ENSEMBLE
C'est moins dans l'entendement que dans la volonté et les penchants secrets qu'il faut chercher la source de nos peines, Opinions des anc. phil. (Thomasius) dans ENTENDEMENT
La plus belle entente de lumières, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 143, dans POUGENS. dans ENTENTE
Il y a dans le morceau d'Anacréon couleur, entente de lumières, vigueur et transparence ; le tout est d'un ton vrai et suave, Salon de 1767, t. XVI, p. 25 dans ENTENTE
Il est de la nature de tout enthousiasme de se communiquer et de s'accroître par le nombre des enthousiastes, Lett. sur les sourds et muets, Oeuv. t. II, p. 373, dans POUGENS. dans ENTHOUSIASME
Ne fit-on que des épingles, il faut être enthousiaste de son métier pour y exceller, Obs. sur la sculpt. Oeuvres, t. XV, p. 314, dans POUGENS. dans ENTHOUSIASTE
La chaîne de montagnes dont j'occupe le sommet, et qui forment avec celles que j'ai quittées un amphithéâtre en entonnoir, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV. p. 185, dans POUGENS dans ENTONNOIR
Chose incroyable ! ils meurent presque tous avec courage, après s'être entr'accusés lâchement, Règne de Claude et Néron, I, § 92 dans ENTR'ACCUSER (S')
Cette science frivole qui consiste à connaître la volonté des dieux, ou par le vol des oiseaux, ou par leur chant, ou par l'inspection des entrailles d'une victime, Opin. des anc. phil. (Romains). dans ENTRAILLES
Il sort tous les ans de l'école de Paris trois élèves qui vont à l'école de Rome, et qui font place à trois nouveaux entrants, Salon de 1767, Oeuv. t.XV, p. 154, dans POUGENS dans ENTRANT, ANTE
Il faut de la justice entre le prince et le sujet ; de la tendresse entre le père et le fils ; de la fidélité entre la femme et le mari ; de la subordination entre les frères ; de la concorde entre les amis, Opinions des anc. phil. (Chinois). dans ENTRE
Il n'avait pas dix-huit ans, que toutes les filles s'entredisputèrent son coeur, Bijoux indiscr. II, 20 dans ENTRE-DISPUTER (S')
Qu'il est rare de trouver un artiste qui entre profondément dans l'esprit de son sujet !, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 74, dans POUGENS dans ENTRER
Des sommes immenses envahies retournent aux légitimes et premiers possesseurs, Essai sur Claude, I, § 18 dans ENVAHI, IE
C'est ainsi que nous avons vu cent fois l'astre de la nuit en percer l'épaisseur, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 244, dans POUGENS dans ÉPAISSEUR
Une assez haute portion de tour gothique avec l'éperon qui la soutient, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 486, dans POUGENS. dans ÉPERON
Lucrèce chanta l'épicuréisme, Celse le professa sous Adrien, Pline le naturaliste sous Tibère, Opinions des anc. phil. (épicuréisme). dans ÉPICURISME
Cent orateurs fameux sous le seul règne d'Auguste ! quelle épidémie !, Règne de Claude et Néron, I, § 1 dans ÉPIDÉMIE
On enseignait d'abord au néophyte l'épistolographie ou la forme et la valeur des caractères ordinaires, Opinions des anc. phil. (égyptiens). dans ÉPISTOLOGRAPHIE
Il sera toujours grand de l'avoir tenté ; ce projet fera époque, Sur la princesse d'Ashkow. dans ÉPOQUE
Pourquoi m'époumonerais-je à dissiper un doute que vous n'avez pas ?, Opinions des anc. phil. (Pyrrhon.). dans ÉPOUMONER
La première fois, mon ami, nous épousseterons Michel Vanloo, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 30, dans POUGENS. dans ÉPOUSSETER
Qu'il étudie les plus grands maîtres, qu'il s'éprenne davantage de la simplicité, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 318, dans POUGENS. dans ÉPRENDRE (S')
J'éprouvais ses plaisirs, ses peines, ses goûts, ses aversions, Règne de Claude et Néron, liv. II, § 1 dans ÉPROUVER
Il y a trois choses à considérer dans la proposition : l'opposition, l'équipollence et la conversion, Opin. des anc. phil. (péripatéticiens). dans ÉQUIPOLLENCE
Le chaos engendra l'érèbe et la nuit, Opin. des anc. philos. (Grecs). dans ÉRÈBE
Ce furent parmi les ergoteurs de leur temps deux hommes merveilleux, Opinions des anc. phil. (scholastiques). dans ERGOTEUR, EUSE
Ne vous proposez pas de me balancer entre la terreur et la volupté ; c'est une escarpolette sur laquelle je ne saurais me tenir longtemps, Sur les saisons. dans ESCARPOLETTE
L'esprit humain a son enfance et sa virilité ; plût au ciel qu'il n'eût pas aussi son déclin, sa vieillesse et sa caducité !, Opin. des anc. phil. (éclectisme). dans ESPRIT
Il [Leibnitz] réunissait deux grandes qualités presque incompatibles, l'esprit d'invention et celui de méthode, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme). dans ESPRIT
Les esquisses ont communément un feu que le tableau n'a pas, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 206, dans POUGENS. dans ESQUISSE
L'esquisse même a sa manière qui n'est pas celle de l'ébauche, ib. p. 206 dans ESQUISSE
L'esquisse est l'ouvrage de la chaleur et du génie, et le tableau l'ouvrage du travail, de la patience, des longues études et d'une expérience consommée, Salon de 1767, t. XIV, p. 434 dans ESQUISSE
C'est l'esquisse d'un discours ; la passion ne fait que des esquisses, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 450 dans ESQUISSE
Nous espérons de notre bonheur ou de notre adresse d'esquiver à sa malice, Lettre LX à Mlle Voland, t. XIX, p. 55, éd. Assézat dans ESQUIVER
Burrhus essayé à la même coupelle ne lui aurait paru qu'un lâche courtisan, Règne de Claude et Néron, I, § 120 dans ESSAYÉ, ÉE
Philon a distingué deux ordres d'Esséniens : les uns s'attachaient à la pratique, et les autres qu'on nomme Thérapeutes à la contemplation, Opin. des anc. philos. (Juifs). dans ESSÉNIEN
Josèphe dit dans un autre endroit qu'ils abandonnaient tout à Dieu ; ces paroles font assez entendre le sentiment des Esséniens sur le concours de Dieu, ib. dans ESSÉNIEN
Dans un temps où la terre n'était pas encore bien essuyée des eaux du déluge, Opin. des anc. philos. (Chinois). dans ESSUYÉ, ÉE
Selon le philosophe de Genève [J. J. Rousseau], l'état de nature est un état de paix ; selon le philosophe de Malmesbury [Hobbes], c'est un état de guerre, Opin. des anc. philos. (hobbisme). dans ÉTAT
Qu'avez-vous ? vous n'êtes pas dans votre état naturel, Éloge de Richardson dans ÉTAT
Les sons rendus par le timbre ne s'éteignent pas sur-le-champ, Lett. sur les sourds et muets dans ÉTEINDRE
Saint-Albin : J'ai quinze cents livres de rente ? - Le commandeur : Tant qu'elles peuvent s'étendre, Père de famille, II, 8 dans ÉTENDRE
Cette maxime s'étend, quoique avec moins de sévérité, à tous les autres objets, Lett. sur les sourds et muets. dans ÉTENDRE
Je ne me lasserai point d'admirer la prodigieuse étendue de tête qu'il t'a fallu pour conduire des drames de trente à quarante personnages...., Éloge de Richardson. dans ÉTENDUE
La passion voit tout éternel ; mais la nature humaine veut que tout finisse, Père de famille, II, 6 dans ÉTERNEL, ELLE
L'air pur ou l'éther est un esprit qui meut les corps et qui les rend visibles, Opinions des anc. philos. (Thomasius). dans ÉTHER
L'éthique politique a deux objets principaux : la culture de la nature intelligente, l'institution du peuple, Opin. des anc. philos. (Sarrasins). dans ÉTHIQUE
Les étiologies des dogmatiques peuvent se réfuter de huit manières, Opin. des anc. philos. (Philos. pyrrhonienne). dans ÉTIOLOGIE
La plupart des météores, les feux follets, les exhalaisons, les étoiles tombantes, les phosphores naturels et artificiels, les bois pourris et lumineux, ont-ils d'autres causes que l'électricité ?, Interprét. de la nat. n° 35 dans ÉTOILE
C'est une sorte d'étoile où concourent quelques allées qui resserrent entre elles un parterre moins étendu qu'irrégulier, Mém. La promenade du sceptique dans ÉTOILE
J'admire Voltaire comme un des hommes les plus étonnants qui aient encore paru, et c'est de très bonne foi que je le publie, Règnes de Claude et Néron, II, 6 dans ÉTONNANT, ANTE
Un homme doué, à mesure égale, de jugement et d'imagination, de véhémence et de finesse, de bel esprit et de sentiment, est un être de raison, Règne de Claude et Néron, II, § 9 dans ÊTRE
Nous l'aurions vu porter dans les fonctions publiques toute l'étroitesse du petit esprit monastique, Sur l'hist. du parlem. dans ÉTROITESSE
Les études de ces artistes montrent combien ils ont encore besoin d'en faire, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 276, dans POUGENS dans ÉTUDE
Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres, Règne de Claude et de Nér. I, § 125 dans ÉTUDIER
Les Euménides des anciens sont belles, et n'en sont que plus effrayantes, Essai sur la peinture, ch. 4 dans EUMÉNIDE
Saint Justin fut un des premiers philosophes qui embrassèrent la doctrine évangélique, Opin. des anc. phil. (Jésus-Christ). dans ÉVANGÉLIQUE
Il me montrait mille fois plus d'espace au-dessus de ma tête que je n'en avais sous mes pieds, et il m'humiliait par le rapport évanouissant du point que j'occupais à l'étendue prodigieuse qui s'offrait à ma vue, la Promenade du sceptique dans ÉVANOUISSANT, ANTE
Toutes vos petites compositions ne sont que de riches écrans, de précieux éventails, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 370, dans POUGENS dans ÉVENTAIL
Aucune preuve n'a la même force, aucune idée la même évidence, aucune image le même charme pour tous les esprits, Claude et Néron, à M. Naigeon. dans ÉVIDENCE
On raconte de cet empereur superstitieux [Julien] qu'assistant un jour à une évocation de démons, il fut tellement effrayé à leur apparition qu'il fit le signe de la croix et qu'aussitôt les démons s'évanouirent, Opin. des anc. philos. (Éclectisme). dans ÉVOCATION
Maudit soit celui qui créa la race détestable des grands exacteurs, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 160, dans POUGENS. dans EXACTEUR
Quelle différence mettez-vous donc entre le romanesque et l'exagéré ?, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 150, dans POUGENS. dans EXAGÉRÉ, ÉE
Il ne faut pas mettre la nature exagérée à côté de la nature vraie sous peine de contradiction, Pensées sur la peinture, Oeuvres, t. XV, p. 187, dans POUGENS. dans EXAGÉRÉ, ÉE
Les têtes exaltées qui ne s'expliquent rien, mais que tout frappe, ont des visions, Règne de Claude et Nér. I, § 110 dans EXALTÉ, ÉE
Les petites âmes portent dans les grandes choses le vice qui est en elles ; c'est la raison pour laquelle on donne le nom de têtes exaltées à ceux qui marquent une violente indignation contre des vices communs qu'on partage ou qu'on a quelque intérêt à ménager, ib. II, 24 dans EXALTÉ, ÉE
Sa mère Antonia disait d'un sot par excellence : il est plus bête que mon fils Claude, Règne de Claude et Nér. I, § 16 dans EXCELLENCE
Néron meurt exécré ; quelques années plus tôt, Néron mourait regretté, Claude et Nér. I, § 79 dans EXÉCRÉ, ÉE
C'est une belle main qui trace des choses insignifiantes dans les plus beaux caractères ; un bel exemple de Rossignol ou de Rocellet, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 96, dans POUGENS. dans EXEMPLE
L'induction est impossible, car elle suppose l'exhaustion de tous les singuliers, Opin. des anc. philos. (Pyrrhoniens). dans EXHAUSTION
Je lis qu'il exhorta sa femme à vivre ; mais je ne lis point qu'elle l'ait exhorté à mourir, Règne de Claude et Néron, I, § 108 dans EXHORTER
Il est quelquefois difficile de discerner le pressentiment, de l'instinct de la raison, du tact des vraisemblances ; alors l'homme ferme s'exhorte et se résout ; la femme et l'homme faible courent au devin, Claude et Néron, I, § 92 dans EXHORTER
Je consens qu'il [le sage] y fasse un tour [dans les plaines de l'immensité], mais je ne veux pas qu'il y séjourne ; s'expatrier ainsi, ce serait n'être ni parent, ni ami, ni citoyen, Claude et Nér. II, 21 dans EXPATRIER
Voilà douze artistes expédiés en douze pages, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 288, dans POUGENS. dans EXPÉDIÉ, ÉE
L'expérience est la mémoire de beaucoup de choses, Opin. des anc. philos. (Hobbisme). dans EXPÉRIENCE
On en a conclu que c'était à la philosophie expérimentale à rectifier les calculs de la géométrie, Interpr. de la nat. n° 2 dans EXPÉRIMENTAL, ALE
Quand il s'agit de démontrer que l'oeil s'expérimentera de lui-même, Lett. sur les aveugles. dans EXPÉRIMENTER
Il faudra quelque temps à son oeil pour s'expérimenter, ib. dans EXPÉRIMENTER
Puisse la cruauté du destin s'épuiser sur moi seul, victime expiatrice pour toute ma famille !, Essai sur Cl. II, 77 dans EXPIATEUR, TRICE
Ces morceaux faits sont exposés au public pendant plusieurs jours, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 155, dans POUGENS. dans EXPOSÉ, ÉE
Combien de tableaux seraient demeurés des années entières dans l'ombre de l'atelier s'ils n'avaient point été exposés !, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 8, dans POUGENS dans EXPOSER
Exposons les tableaux de la vertu, et il se trouvera des copistes, Claude et Nér. II, 32 dans EXPOSER
On a de l'expression longtemps avant d'avoir de l'exécution et du dessin, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 65, dans POUGENS. dans EXPRESSION
Ne croyez pas, mademoiselle, que ces êtres si sensibles à l'harmonie soient les meilleurs juges de l'expression, Lett. sur les sourds et muets. dans EXPRESSION
Quand la versification est harmonieuse, qui est-ce qui chicane la pensée ? qui est-ce qui s'aperçoit que les scènes sont exsangues ?, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 71, dans POUGENS dans EXSANGUE
Si tu crains d'être un poëte exsangue, un diseur de puérilités sonores, Claude et Nér. II, § 5 dans EXSANGUE
[L'adjectif exsangue] n'aurait-il pas été regretté par Voltaire, et mis au nombre des expressions que cet homme de goût se proposait de restituer au vocabulaire de l'Académie ?, ib. II, § 109 dans EXSANGUE
L'extemporanéité de leur production [des objets naturels] qui n'est qu'un enchaînement de miracles réitérés à chaque instant de la durée, Interprét. de la nat. n° 50 dans EXTEMPORANÉITÉ
Après que le christianisme eut été extirpé par le massacre de trente-sept mille hommes exécutés presque en un moment, la nation [japonaise] se partagea en trois sectes, Opin. des anc. phil. (Japonais). dans EXTIRPER
Le goût de l'extraordinaire est le caractère de la médiocrité, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 108, dans POUGENS dans EXTRAORDINAIRE
L'Hercule est l'extrême de l'homme laborieux ; l'Antinoüs est l'extrême de l'homme oisif, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 132, dans POUGENS. dans EXTRÊME
Il n'y avait aucune faute à l'abandonner trop tard [Néron], à ne lui dire qu'à la dernière extrémité : Je me lasse de faire des efforts superflus, sois méchant..., Claude et Nér. I, 46 dans EXTRÉMITÉ
La grande fabrique des tours de Notre-Dame, malgré la multitude infinie des petits repos qui en divisent la hauteur et aident l'oeil à les mesurer...., Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 234, dans POUGENS. dans FABRIQUE
Il me semble que, le temple n'étant pas ici un pur accessoire, une simple décoration de fond, il fallait le montrer davantage et n'en pas faire une fabrique pauvre et mesquine, Salon de 1765, p. 13, dans POUGENS dans FABRIQUE
Michel Ange était grand dessinateur, lorsqu'il conçut le plan de la façade et du dôme de Saint-Pierre de Rome, Essai sur la peinture, ch. 6 dans FAÇADE
Le médecin qui n'aurait pas été, je crois, fort émerveillé de la distinction subtile d'un fameux archiatre de nos jours entre l'assassinat positif et l'assassinat négatif, mais qui ne connaissait pas mieux que le facultatiste le péril auquel on s'expose en commençant un forfait et la récompense qu'on s'assure en le consommant, Claude et Nér., I, 33 dans FACULTATISTE
C'est le cérémonial et l'étiquette qui fagotent ces gens-là comme vous les voyez, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 46, dans POUGENS dans FAGOTER
Je le trouve [Claude] plus faible que méchant, Claude et Nér. I, 34 dans FAIBLE
Ils ressemblent à ces âmes faibles qui ne peuvent entendre l'histoire d'un malheureux sans lui donner des larmes, et pour qui il n'y a point de tragédies mauvaises, Lett. sur les sourds et muets dans FAIBLE
Songe que la colère, l'envie, l'indignation, la pitié sont des faiblesses indignes d'un philosophe, Opin. des anc. phil. (cyniques). dans FAIBLESSE
Pigal, qu'on appelait à Rome le mulet de la sculpture, à force de faire, a su faire la nature, la faire vraie, chaude et vigoureuse, Sal. de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 331 dans FAIRE
Juger est une chose, et faire est une autre, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 318, dans POUGENS. dans FAIRE
Son talent n'est pas ordinaire pour une femme, et pour une femme qui s'est faite toute seule, Salon de 1769, Oeuv. t. XV, p. 35, dans POUGENS dans FAIRE
Donnez à Vien la verve de Doyen qui lui manque, donnez à Doyen le faire de Vien qu'il n'a pas, et vous aurez deux grands artistes, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 319, dans POUGENS. dans FAIRE
Le faire on est incomparablement plus libre, plus fougueux, plus hardi, plus chaud et plus beau, Salon de 1767, t. XV, p. 61 dans FAIRE
À celle-ci succéda Messaline, fameuse par ses débauches, et à Messaline Agrippine, non moins fameuse par son ambition, Claude et Nér. I, § 19 dans FAMEUX, EUSE
Il en est des rois comme des femmes, pour lesquelles la familiarité a toujours quelque fâcheuse conséquence, Claude et Nér. I, § 34 dans FAMILIARITÉ
Ceux qui parcourent ses ouvrages [de Bacon] le trouveront versé dans toute la littérature ancienne et moderne, et familier avec les auteurs grecs, latins, hébreux, italiens, français, allemands, arabes, Opin. des anc. phil. (scolastiques). dans FAMILIER, IÈRE
Celui qui meurt pour un culte faux mais qu'il croit vrai, ou pour un culte vrai, mais dont il n'a pas de preuves, est un fanatique, Pens. philos. n° 38 dans FANATIQUE
Il [le peintre Boucher] a beau me les montrer nues, je leur vois toujours le rouge, les mouches, les pompons et toutes les fanfioles de la toilette, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 44, dans POUGENS dans FANFIOLE
Il [Néron] se prend de fantaisie pour une affranchie nommée Acté, Claude et Nér. I, 48 dans FANTAISIE
Je n'en passerai pas moins pour fauteur d'un rapt, Père de famille, II, 12 dans FAUTEUR, TRICE
C'est un faux bon peintre comme c'est un faux bel esprit, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 46, dans POUGENS. dans FAUX, FAUSSE
On peint faux pour l'oeil, comme l'on chante faux pour l'oreille, Pensées sur la peint. dans FAUX, FAUSSE
Avec une âme juste et ferme, j'ai désiré que mon enfant eût un esprit droit, éclairé, étendu, Lett. à la comtesse de Coerbach, Oeuv. t. III, p. 446, dans POUGENS. dans FERME
Les temples du paganisme furent renversés, les portes des écoles ecclésiastiques fermées, les philosophes dispersés, Opin. des anc. phil. (éclectisme). dans FERMER
Gabriel Biel naquit à Spire ; il ferma la troisième période de la philosophie scolastique, Opin. des anc. philos. (scolastiques). dans FERMER
La justice qui n'est rien sans la fermeté ; la fermeté qui peut être un grand mal sans la justice, Lett. à la comtesse de Forbach, Oeuv. t. III, p. 445, dans POUGENS. dans FERMETÉ
Roscelin, le ferrailleur le plus redouté de son temps, Opin. des anc. phil. (scolastiques). dans FERRAILLEUR
Lorsque j'étudiais le latin sous la férule des écoles publiques, un piége que je tendais à mon régent, c'était d'employer ces phrases insolites, Lett. à Galiani dans FÉRULE
Aujourd'hui ce vieux fou se frappe la poitrine et se fesse devant Dieu de tous les mots plaisants qu'il a dits, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 263, dans POUGENS. dans FESSER
Tant mieux ; sans cela, une feuille de chêne et cet écrit seraient tout un, Mémoires, Est-il bon ? est-il méchant ? III, 13 dans FEUILLE
Il [Paracelse] disait qu'il ne convenait point à un homme né pour soulager le genre humain de se fixer à un point de la terre, ni à celui qui savait lire dans le livre de la nature, d'en avoir toujours le même feuillet ouvert sous les yeux, Opin. des anc. phil. (Théosophes). dans FEUILLET
Feuilletez les livres des chimistes, et vous verrez combien l'art expérimental exige de vues, d'imagination, de sagacité, de ressources, Interprét. de la nat. n° 41 dans FEUILLETER
C'est sur le fil des idées qu'il faut juger qu'un être pense, Pens. phil. 20 dans FIL
Pittacus enveloppa Phrinon dans un filet de pêcheur qu'il avait placé sur son bouclier, et le tua, Opin. des anc. phil. (Grecs). dans FILET
Vous connaissez les différents états ; dites-moi, en est-il un plus triste et moins considéré que celui d'une fille âgée ?, Père de famille, II, 2 dans FILLE
Le sujet de ce petit poëme est si fin que beaucoup de personnes ne l'ont pas entendu, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 195, dans POUGENS. dans FIN, FINE
Elle est sans finesse.... mais tant mieux.... oui, mais j'entends sans finesse de pinceau, Salon de 1765, Oeuv. t. III, p. 343, dans POUGENS dans FINESSE
Les bras de cette Hébé ne finissent point, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 126, dans POUGENS dans FINIR
Dans ce système flegmatique, l'héroïsme est une extravagance, Essai sur le mérite. dans FLEGMATIQUE
Les cheveux d'Atalante, noirs comme l'ébène, flottaient sur ses épaules blanches comme l'ivoire, Pensées sur la peinture, Oeuvres, t. XV, p. 243 dans FLOTTER
L'empire est asservi à une femme qui n'en laisse pas flotter les rênes au gré de sa passion, Claude et Nér. I, 28 dans FLOTTER
Dans ce genre flou il faut être d'un fini précieux et enchanter par les détails, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 301, dans POUGENS dans FLOU
Le pâtre est bien éclairé et de bel effet ; la femme est faible et floue, ib. p. 292 dans FLOU
Le présent est un point invisible et fluant, dans le Dict. de BESCHERELLE. dans FLUANT, ANTE
En longues, fluentes et larges robes, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 385, dans POUGENS. dans FLUENT, ENTE
Si, sans rien changer à l'ordonnance des figures, l'artiste avait su leur donner seulement ce contour mou et fluent, cette variété d'attitudes naturelles, ib. t. XV, p. 97 dans FLUENT, ENTE
Foin du plus parfait des mondes, si je n'en suis pas !, Neveu de Rameau. dans FOIN
Sur le fond, une mêlée de combattants, Sal. de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 169, dans POUGENS. dans FOND
Personne n'eut autant de célébrité et d'autorité chez les Scythes que le Gète Zamolxis ; il fut le fondateur de la philosophie parmi eux, Opin. des anc. phil. (Scythes) dans FONDATEUR, TRICE
Cette analogie dont vous vous moquez, est la fondatrice des règles de la grammaire, Lett. à Galiani dans FONDATEUR, TRICE
Il [le Poussin] a fondu avec un tel art la Bible avec le paganisme, les dieux de la Fable antique avec les personnages de la mythologie moderne, qu'il n'y a que des yeux savants et expérimentés qui s'en aperçoivent, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, P. 104, dans POUGENS. dans FONDRE
Pour moi, je mets à fonds perdu. - C'est la ressource des gueux, Entretien avec la maréch. de *** dans FONDS
Partout les tons de couleur les mieux fondus et les plus suaves, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, P. 26, dans POUGENS. dans FONDU, UE
La belle fontaine [de Bouchardon] de la rue de Grenelle [à Paris] ; je dis belle pour les figures ; du reste je la trouve au-dessous du médiocre, : Observ. sur la sculpt. Oeuvres, t. XV, p. 316, dans POUGENS. dans FONTAINE
Point de belle fontaine où la distribution de l'eau ne forme pas la décoration principale, ib. p. 317 dans FONTAINE
Que les lois de nature, qui obligent toujours au for intérieur, n'obligent pas toujours au for extérieur, Opin. des anc. phil. (hobbisme). dans FOR
Un long usage donne force de loi, Opin. des anc. phil. Hobbisme dans FORCE
Placez la main autrement, et l'on ne s'apercevra plus qu'elle est un peu trop forte et trop caractérisée, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 196, dans POUGENS. dans FORT, ORTE
L'Hercule de Glycon a le cou très fort relativement à la tête et aux jambes, Pensées sur la peinture, Oeuvres, t. XV, p. 213 dans FORT, ORTE
Deux cents talents ! la somme est forte, mais allez dire à votre maître que, pour me tenter, ce ne serait pas trop de sa couronne, Claude et Nér. I, 12 dans FORT, ORTE
J'aimerais autant que vous me disiez que l'Iliade d'Homère ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères, Pensées phil. n° 21 dans FORTUIT, ITE
Le hasard est cause de beaucoup d'effets ; c'est un accident qui survient à des choses projetées ; le fortuit se prend dans une acception plus étendue, Opin. des anc. phil. (péripatéticiens). dans FORTUIT, ITE
La nature n'agit point fortuitement, au hasard et sans dessein, Opin. des anc. phil. (péripatéticiens). dans FORTUITEMENT
Qu'il est beau de détromper à ses risques et fortunes un indifférent sur des choses qui lui importent !, Essai sur la vertu. dans FORTUNE
Toutes ces pièces ont été imprimées, leur fortune est faite, les Saisons. dans FORTUNE
Ces légères fossettes que l'extrémité de ses doigts marque sur sa chair sont rendues avec une délicatesse infinie, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, P. 88, dans POUGENS. dans FOSSETTE
Un foudre qu'il [Jupiter] n'envoie qu'après en avoir délibéré avec quelques dieux, et qui intimide les méchants, Opin. des anc. phil. (Romains). dans FOUDRE
Il [Orphée] fut foudroyé par Jupiter, comme la plupart des héros des temps fabuleux, Opin. des anc. phil. (Grecs). dans FOUDROYER
La haine du nom chrétien est telle au Japon qu'on n'en approche point aujourd'hui sans fouler le Christ aux pieds, Opin. des anc. phil. (Japonais.) dans FOULER
Ce chapitre est encore fourré d'historiettes agréables...., Réflex. sur l'Esprit. dans FOURRÉ, ÉE
Ce sont deux grands athlètes qui font un coup fourré, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 54, dans POUGENS dans FOURRÉ, ÉE
Ce peintre n'a que deux ou trois têtes qui roulent dans la sienne et qu'il fourre partout, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 109 dans FOURRER
Ce sont des fous sublimes qui ont leur franc parler, Lett. à Galiani dans FRANC, FRANCHE
Parlez grec, latin, italien au peuple, mais parlez français au sage, Lettre sur les sourds et muets dans FRANÇAIS, AISE
Le passage de la physique à la géométrie est franchi, et la question devient purement mathématique, Lett. sur les aveugl. dans FRANCHIR
.... Il faudrait bien franchir le mot, et reconnaître que cet être est bon...., Essai sur la vertu. dans FRANCHIR
Sa tête [du sauvage] est droite et relevée, son regard fixe ; il est le maître dans sa forêt ; plus je le considère, plus il me rappelle la solitude et la franchise de son domicile, Ess. sur la peint. 4 dans FRANCHISE
Le premier incident dont on est frappé, c'est un frénétique qui s'élance hors de la porte de l'hôpital, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 291, dans POUGENS dans FRÉNÉTIQUE
Il ne croisa jamais aucun de ses censeurs sur le chemin de la fortune qu'il ne fréquente pas, Cl. et Nér. II, 109 dans FRÉQUENTER
La fricassée d'anges de Fragonard est une singerie de Boucher, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 24, dans POUGENS, au mot singerie. dans FRICASSÉE
Si nous n'avons que de ces frivolités à dire, dormons et digérons, Opin. des anc. phil. (Pyrrhon. phil.) dans FRIVOLITÉ
Quand je blâme, je fronce le sourcil, et cela ne m'amuse pas, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 1, dans POUGENS dans FRONCER
Quand un peuple n'est pas un frondeur dangereux, il est le plus séducteur des courtisans, Claude et Nér. I, 82 dans FRONDEUR
Il y a de Cochin un frontispice pour l'Encyclopédie, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 362, dans POUGENS. dans FRONTISPICE
Sénèque était frugal ; riche, il vivait comme s'il eût été pauvre, Claude et Nér. II, 37 dans FRUGAL, ALE,
Dieu est une unité ou substance simple, origine de toutes les monades créées, qui en sont émanées, pour ainsi dire, par des fulgurations continuelles ; nous nous sommes servis de ce mot fulguration, parce que nous n'en connaissons point d'autre qui lui réponde, Opin. des anc. phil. (Leibnitzianisme). dans FULGURATION
Voir votre perruque déposée sur le coin de la cheminée et votre tête fumante, à Galiani. dans FUMANT, ANTE
Malgré la fureur du paganisme dont il était possédé, il ne répandit pas une goutte de sang chrétien, Opin. des anc. phil. (éclectisme). dans FUREUR
S'il y avait eu quelques reproches à faire à Sénèque et à Burrhus, la jalouse, ambitieuse et furibonde Agrippine les aurait-elle épargnés ?, Claude et Nér. I, 120 dans FURIBOND, ONDE
Anicet jette furtivement un poignard à ses pieds, Claude et Néron, I, 76 dans FURTIVEMENT
Ces lecteurs futiles qui confondent la plaisanterie avec l'évidence, Claude et Nér. II, 6 dans FUTILE
La futurition des choses, la préordination des événements, la prescience de Dieu ne touchent point à notre liberté, Opin. des anc. phil. (leibnitzianisme). dans FUTURITION
Rousseau, qui me gagnait toujours aux échecs, me refusait un avantage qui rendît la partie égale, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 224, dans POUGENS. dans GAGNER
S'il est rare de trouver un homme qui sache perdre, combien il est plus rare d'en trouver un qui sache gagner !, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 224, dans POUGENS dans GAGNER
La corruption avait gagné toutes les parties de l'administration publique, Opin. des anc. philos. (philos. socratique). dans GAGNER
Le désordre s'est établi dans votre maison ; il a gagné de toute part, Père de famille, v, 9 dans GAGNER
Donner la gale à son chien : maxime d'ingrat, Princ. de polit. 8 dans GALE
Est-ce donc un si grand défaut de se distinguer, par quelques côtés anguleux, de la multitude de ces uniformes et plats galets qui foisonnent sur toutes les plages ?, Claude et Nér. II, 109 dans GALET
Il [Pythagore] appliqua aux cordes tendues par des poids l'expérience qu'il avait faite, et il forma la gamme du genre diatonique, Opin. des anc. phil. (pythagorisme). dans GAMME
Les seuls garants que nous ayons ici de l'histoire de la philosophie, les Arabes et les Grecs, ne sont pas d'une autorité aussi solide et aussi pure qu'une critique sévère le désirerait, Opin. des anc. philos. (Perses). dans GARANT, ANTE
À plat ventre, la plante des pieds tournée vers la mère, la tête vers l'enfant nu, un garçonnet qui dort, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 361, dans POUGENS dans GARÇONNET
Peut-être qu'on n'aura pas mis le garde-feu, et puis la souche roulera sur le parquet, Lett. XLVII, à Mlle Volland dans GARDE-FEU
Que ne gardez-vous votre secret pour vous ?, Essai sur la vertu dans GARDER
Il marche sur une ligne difficile à garder, Essai sur la peint. chap. 5 dans GARDER
C'est le danseur Dupré qui fait la gargouillade, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 219, dans POUGENS dans GARGOUILLADE
Punira-t-il des pygmées de n'avoir pas su marcher à pas de géant ?, Nouv. pens. phil. 13 dans GÉANT, ANTE
Quintilien n'est franc ni dans sa critique ni dans son éloge ; on y sent la gêne, Claude et Nér. II, 103 dans GÊNE
Mademoiselle, approchez ; ne vous gênez pas ; vous entendrez mieux, Père de famille, V, 9 dans GÊNER
Ignace, élu général, entra en fonction le jour de Pâques de l'année 1541, Opin. des anc. phil. (jésuites). dans GÉNÉRAL, ALE
Les anciens qui généralisaient moins et qui étudiaient plus la nature en détail et par individus, Lett. sur les sourds et muets, Oeuv. t. II, p. 277, dans POUGENS. dans GÉNÉRALISER
L'homme de génie est connu de la postérité ; l'homme en est ignoré, Claude et Nér. I, 102 dans GÉNIE
Roger Bacon fut un des génies les plus surprenants que la nature ait produits, et un des hommes les plus malheureux, Opin. des anc. philos. (scolastiques). dans GÉNIE
Le peintre de genre a sa scène sans cesse présente sous les yeux, Essai sur la peinture, chap. 5 dans GENRE
Teniers, Wouwermans, Greuze, Chardin, Loutherbourg, Vernet même, sont des peintres de genre, ib. dans GENRE
Deux gens qui auraient le malheur d'être sourds, aveugles et muets, Lett. sur les aveugles dans GENS
J'oserais presque assurer qu'avant qu'il soit cent ans, on ne comptera pas trois grands géomètres en Europe, Interprét. de la nat. n° 4, Oeuv. t. III, p. 266, dans POUGENS. dans GÉOMÈTRE
L'être suprême qui, selon l'expression ingénieuse d'un géomètre anglais, géométrise perpétuellement dans l'univers, Lett. sur les aveugl. dans GÉOMÉTRISER
Si vous me peignez une chaumière, et que vous placiez un arbre à l'entrée, je veux que cet arbre soit vieux, rompu, gercé, caduc, Essai sur la peinture, ch. 4 dans GERCÉ, ÉE
Dont l'écorce n'offre ni rides, ni crevasses, ni gerçures, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 31, dans POUGENS dans GERÇURE
Il ne manque au moderne que le cadre enfumé, la poussière, quelques gerçures, et les autres signes de vétusté pour être estimé, recherché et jugé à sa valeur, Salon de 1707, Oeuv. t. XIV, p. 351 dans GERÇURE
Je ne fais jamais entendre mes volontés chez moi que de l'oeil et du geste, Règne de Claude et Néron, I, 57 dans GESTE
Quand le sujet d'une proposition oratoire ou gesticulée n'est pas annoncé, l'application des autres signes reste suspendue, Lett. sur les sourds et muets. dans GESTICULÉ, ÉE
C'est un faiseur de tours de gibecière qui escamote ce qu'il a donné, Nouv. pens. phil. 3 dans GIBECIÈRE
Une paysanne sur le giron de laquelle une petite fille est endormie, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 217, dans POUGENS dans GIRON
Convaincu que la douleur de ce passage [la mort] qui nous effraye est bien peu de chose, puisqu'elle ne suffisait pas pour ôter aux gladiateurs la force de tomber avec grâce et d'expirer selon les lois de la gymnastique, Claude et Nér. II, 54 dans GLADIATEUR
Au-dessous, une espèce d'armoire ; à côté de l'armoire, une glane d'oignons suspendue, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 198, dans POUGENS dans GLANE
L'ouvrage de Sénèque est un champ où l'on trouve toujours à glaner, Règne de Claude et Nér. II, 3 dans GLANER
Qui me soutiendra dans les pas glissants de la vie ?, Claude et Nér. II, 1 dans GLISSANT, ANTE
La vraie gloire ne consiste ni à mourir ni à vivre, mais à bien faire l'un et l'autre, Claude et Nér. I, 46 dans GLOIRE
Il a le visage tranquille et tourné vers une gloire qui éclaire l'angle supérieur gauche de la toile, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 78, dans POUGENS dans GLOIRE
Cette fable n'est point dans le texte, mais dans la glose, Opin. des anc. phil. (juifs). dans GLOSE
Ces philosophes prirent le nom de gnostiques, parce qu'ils s'attribuaient une connaissance plus sublime et plus étendue de Dieu, Opin. des anc. phil. Philosophie orientale. dans GNOSTIQUE
Tantôt nous en riions à gorge déployée, tantôt nous en pleurions à chaudes larmes, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, 282, dans POUGENS dans GORGE
Le prophète Isaïe se plaignait il y a déjà longtemps que les filles d'Israël allaient tête levée et la gorge nue, Opin. des anc. philos. (Juifs). dans GORGE
Il est à la gouache, mais les tons en sont si lumineux qu'on le croirait à l'huile, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 343, dans POUGENS dans GOUACHE
Ces gens qui n'ont vu la société que par le goulot étroit de la bouteille des abstractions, Sur l'abbé Galiani. dans GOULOT
Au bas de la niche, la goulotte d'une fontaine dont les eaux sont reçues dans une auge, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 411, dans POUGENS dans GOULOTTE
Le bras dont elle embrasse sa maîtresse est gourd, Oeuv. compl. 1821, t. IX, p. 274 dans GOURD, OURDE
Nous l'aurions vu [le parlement] le corps le plus pauvre, le plus ignorant, le plus petit, le plus gourmé, Sur l'hist. du parlem. dans GOURMÉ, ÉE
Peut-on avoir le goût pur quand on a le coeur corrompu ?, Pensées sur la peint. Oeuvres, t. XV, p. 168, dans POUGENS. dans GOÛT
Elle est dessinée de grand goût, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 20 dans GOÛT
Moi qui vois tous les jours nos maîtres et nos élèves perdre ici, dans la capitale, le grand goût qu'ils ont apporté de l'école romaine, ib. p. 153 dans GOÛT
La grâce n'appartient guère qu'aux natures délicates, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 229, dans POUGENS. dans GRÂCE
L'enfant a de la grâce ; il la conserve dans l'âge adulte, elle s'affaiblit dans l'âge viril, elle se perd dans la vieillesse, ib. dans GRÂCE
Il ne me reste plus qu'à vous remercier de vos observations ; s'il vous en vient quelques-unes, faites-moi la grâce de me les communiquer, Lett. sur les sourds-muets. dans GRÂCE
Le reste des idées de cet auteur [Bohemius] sont de la même force, et nous en ferons grâce au lecteur, Opin. des anc. philos. (Théosophes). dans GRÂCE
Guillaume des Champeaux, né en Brie de parents obscurs, s'éleva par la réputation qu'il se fit, de grade en grade jusqu'à l'épiscopat, Opin. des anc. philos. (scolastiques). dans GRADE
Quand voit-on naître les critiques et les grammairiens ? tout juste après le siècle du génie et des productions divines, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 233, dans POUGENS dans GRAMMAIRIEN
Que vous importent les discours du peuple ? la vraie grandeur ne consiste-t-elle pas à faire le bien, même en s'exposant à l'ignominie ?, Règne de Claude et Nér. II, 107 dans GRANDEUR
Il est évident par ce qui suit, que l'opinion de Sénèque est la pure doctrine de Zénon, qui regardait la grandeur d'âme comme incompatible avec la crainte et les chagrins, Claude et Néron, II, 52 dans GRANDEUR
Jetez autour des noix deux ou trois cerises, et quelques grappillons de raisin, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 127, dans POUGENS dans GRAPPILLON
Il [Pégase] n'est plus cet animal fougueux qui hennit, gratte la terre du pied, se cabre et déploie ses grandes ailes, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 234, dans POUGENS dans GRATTER
La possession même de la vertu n'est pas gratuite, et tant mieux, Claude et Nér. I, 95 dans GRATUIT, ITE
Le groupe d'enfants, la tête de femme, les deux petites tètes, la femme qui dort avec son enfant, gravés au crayon, mais à plusieurs crayons, sont d'un effet vraiment surprenant, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 139, dans POUGENS dans GRAVÉ, ÉE
Voulez-vous un sujet gai... ? Oui, et même un peu graveleux, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 180, dans POUGENS dans GRAVELEUX, EUSE
Le graveur en taille douce est proprement un prosateur qui se propose de rendre un poëte d'une langue dans une autre, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 355, dans POUGENS dans GRAVEUR
[Caligula] monstre aussi inconséquent qu'insensé, tu affectes le mépris pour les ouvrages de Sénèque, tu les appelles des amas de gravier sans ciment, et tu le veux faire mourir, Claude et Nér. I, 5 dans GRAVIER
La sévérité de leurs caractères et la gravité de leur maintien, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 290, dans POUGENS dans GRAVITÉ
Leucippe et Démocrite avaient animé leurs atomes d'une même force de gravitation ; Épicure fit graviter les siens diversement, Opin. des anc. philos. Secte éléatique. dans GRAVITER
Il est bien singulier et bien fâcheux que les Grecs, qui avaient la gravure en pierre fine, n'aient pas songé à la gravure en cuivre, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 354, dans POUGENS dans GRAVURE
La gravure tue le peintre qui n'est que coloriste ; la traduction tue l'auteur qui n'a que du style, ib. p. 356 dans GRAVURE
La gravure serrée peint mieux, donne de la douceur, la gravure lâche alourdit, ôte la souplesse et fatigue l'oeil, ib. p. 358 dans GRAVURE
La gravure noire consiste à couvrir toute une surface de petit points noirs qu'on adoucit, affaiblit, amatit, efface, ib. p. 361 dans GRAVURE
La gravure au crayon est l'art d'imiter les dessins au crayon ; belle invention qui a sur tous les genres de gravure l'avantage de fournir des exemples à copier aux élèves, ib. p. 361 dans GRAVURE
Je ne dirai de la gravure en médaille qu'une chose, c'est que la gloire des souverains est intéressée à l'encourager, ib. p. 362 dans GRAVURE
Les graveurs se muitiplient à l'infini, et la gravure s'en va, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 135 dans GRAVURE
Le Laocoon souffre, il ne grimace pas ; cependant la douleur cruelle serpente depuis l'extrémité de son orteil jusqu'au sommet de sa tête, Essai sur la peint. ch. 4 dans GRIMACER
On grimpe sur la cime des montagnes avec les malheureux qui s'y sont réfugiés, Claude et Nér. II, 100 dans GRIMPER
Ce ciel nébuleux et grisâtre, cette tristesse de l'atmosphère qui annonce encore du mauvais temps pour le reste de la journée, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 236, dans POUGENS dans GRISÂTRE
Le serpent qui est concentré dans le mal et qui est gros de la mort, Opin. des anc. phil. Zend-Avesta dans GROS, OSSE
Le présent est gros de l'avenir, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme) dans GROS, OSSE
Il faut convenir avec eux que ces corps plaisent plus à la vue que des figures grossières, où l'on n'aperçoit ni uniformité, ni symétrie, ni unité, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 424. dans POUGENS. dans GROSSIER, IÈRE
Qui est-ce qui est sorti des grottes d'Arcy, sans être convaincu par la vitesse avec laquelle les stalactites s'y forment et s'y réparent, que ces grottes se rempliront un jour et ne formeront plus qu'un solide immense ?, Interprét. de la nat. dans GROTTE
Quel groupe plus simple, plus beau que celui du Laocoon et de ses enfants ?, Ess. sur la peint. chap. 5 dans GROUPE
Parce que ces figures se tiennent, le peintre a cru qu'elles étaient groupées, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 16, dans POUGENS dans GROUPÉ, ÉE
L'être à cinq têtes est le dieu gubernateur, Opin. des anc. philos. Malabares. dans GUBERNATEUR, TRICE
C'est ici qu'il faut voir [dans un tableau de Vanloo] comme on peint la mendicité, comment on la rend intéressante sans la montrer hideuse, jusqu'où il est permis de la vêtir sans la rendre opulente ni guenilleuse, dans LAVEAUX dans GUENILLEUX, EUSE
Croyez-vous que les terribles ravages qu'elle [la guerre] a causés dans les temps passés et qu'elle causera dans les temps à venir soient suffisamment compensés par ces guenilleux avantages-là ?, Entret. avec la maréch. de***. dans GUENILLEUX, EUSE
La déclamation était une espèce d'apprentissage de l'éloquence appliquée à des sujets anciens ou fictifs, une gymnastique où l'athlète essayait des forces qu'il devait employer dans la suite aux choses publiques, Claude et Nér. I, 1 dans GYMNASTIQUE
À condition qu'on ne leur révélerait rien des préceptes sublimes de la gymnosophie, Opin. des anc. philos. (brachmanes). dans GYMNOSOPHIE
Il [Proclus] s'était rempli la tête de gymnosophisme, de notions hermétiques, homériques, orphéiques, pythagoriciennes, platoniques et aristotéliciennes, Opin. des anc. phil. (éclectisme). dans GYMNOSOPHIE
L'habillement des Orientaux, des Asiatiques, des Grecs, des Romains, développe le talent du peintre habile, et augmente celui du peintre médiocre, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 382, dans POUGENS dans HABILLEMENT
J'ai à présent sous mes yeux un paysage que Vernet fit à Rome pour un habit, veste et culotte, et qui vient d'être acheté mille écus, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 7, dans POUGENS dans HABIT
De retour dans sa patrie il [Roger Bacon] prit l'habit de franciscain, Opin. des anc. phil. (scholastiques), Oeuv. t. VII, p. 276 dans HABIT
On dit qu'Apollon, épris de la beauté de sa mère Périctioné, habita avec elle, et que notre philosophe [Platon] dut le jour à ce Dieu, Opin. des anc. phil. (Platonisme). dans HABITER
Je m'avoue, non sans amertume et sans regret, qu'on a des liaisons d'habitude dans l'âge avancé ; mais qu'il ne reste en nous, à côté de nous, que le vain simulacre de l'amitié, Claude et Nér. II, 51 dans HABITUDE
Les grands artistes ont un petit coup de hache à la tête, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 189, dans POUGENS dans HACHE
R. Gamaliel leur prouve la résurrection des morts tirée de Moïse, des prophètes et des hagiographes, Opin. des anc. phil. (Juifs). dans HAGIOGRAPHE
Il y a des hommes dont il est glorieux d'être haï, Claude et Nér. II, 2 dans HAÏR
Supposez autour du monticule sur lequel le château s'élève tous les incidents d'une halte d'armée, et vous aurez le tableau de Casanove, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 166, dans POUGENS dans HALTE
Ce hamac est suspendu, par une corde, à une grosse branche d'arbre, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 254, dans POUGENS dans HAMAC
Un grand chien debout, maigre, hargneux, le nez presque en terre, de mauvaise humeur, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 430, dans POUGENS dans HARGNEUX, EUSE
Il faut distinguer deux sortes d'harmonie : l'une qui s'amuse à flatter l'oreille par l'heureux choix des expressions et par leur disposition nombreuse ; l'autre, beaucoup moins commune, qui a sa source dans une âme sensible et qui est inspirée à l'écrivain selon les passions diverses dont son coeur est agité, Claude et Nér. II, 109 dans HARMONIE
....Une tête était mal timbrée, si le son principal qu'elle rendait n'avait dans la société aucun harmonique, Lett. sur les sourds et muets. dans HARMONIQUE
Il y a un prestige dont il est difficile de se garantir, c'est celui d'un grand harmoniste, Essai sur la peint. II dans HARMONISTE
L'on était regardé comme le ministre d'en haut, et l'interprète de la volonté du ciel, Opin. des anc. philos. (Égyptiens). dans HAUT, AUTE
Il [Chrysippe] avait de la hauteur dans le caractère : il méprisa les honneurs, Opin. des anc. philos. (stoïcisme). dans HAUTEUR
On dit que Pythagore immola aux Muses une hécatombe pour les remercier de la découverte de ce dernier théorème [celui du carré de l'hypoténuse], ce qui prouve qu'il en connut la fécondité, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans HÉCATOMBE
Scaliger a raison de dire que ce furent ces gens-là qui composèrent en partie les synagogues nombreuses des Juifs hellénistes, Opin. des anc. philos. (Juifs). dans HELLÉNISTE
L'héroïsme est le caractère des hommes divins, Opin. des anc. philos. (philos. péripatét). dans HÉROÏSME
On irrite l'hétérodoxie par la persécution, Opinion des anc. philos. (Macarius). dans HÉTÉRODOXIE
Sa touche est lourde, sa manière est pénible et heurtée, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 380, dans POUGENS dans HEURTÉ, ÉE
Composition libre, facile, vigoureuse et dans la manière heurtée, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, 52 dans HEURTÉ, ÉE
Il faut être un graveur de la première force pour graver d'après le genre heurté, ib. p. 55 dans HEURTÉ, ÉE
Dont la tête est si troublée et les idées sont à tel point décousues que dans la même page une assertion sensée est heurtée par une assertion folle et une assertion folle par une assertion sensée, Règne de Claude et Néron, II, § 6 dans HEURTER
C'est la connaissance ou plutôt le sentiment vif de nos expressions hiéroglyphiques de la poésie, perdues pour les lecteurs ordinaires, qui décourage les imitateurs du génie, Lett. sur les sourds et muets, Oeuv. t. II, p. 325, dans POUGENS. dans HIÉROGLYPHIQUE
Ce que nous prenons pour l'histoire de la nature, n'est que l'histoire très incomplète d'un instant, Interprét. de la nat. 1re question. dans HISTOIRE
Que cet artiste hoche du nez quand je me mêlerai du technique de son métier, à la bonne heure, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 13, dans POUGENS dans HOCHER
Rien de plus commun qu'un vieillard qui meurt avant que d'avoir vécu ; la plupart des hommes meurent le hochet à la main, Claude et Nér. II, 1 dans HOCHET
Voilà peut-être l'homme parfait ; mais l'homme parfait est-il l'homme de la nature ?, Claude et Nér. II, 68 dans HOMME
L'homme perce dans le philosophe Sénèque ; la philosophie n'anéantit pas l'homme, Claude et Nér. I, 120 dans HOMME
On voyait aussi des pères insensés se jeter au milieu des flammes en l'honneur de leur idole, Opin. des anc. phil. (Juifs). dans HONNEUR
Tel fut le sort d'Hypatie, l'honneur de son sexe et l'étonnement du nôtre, Opin. des anc. philos. (éclectisme). dans HONNEUR
On ne l'écoutait pas, on sifflait, on honnissait, on bafouait, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 157, dans POUGENS dans HONNIR
L'abbé [le frère de Diderot] aime la compagnie telle quelle et la table ; ma soeur se plaît avec peu de monde et veut être honorable à propos et sans profusion, Lett. à Mlle Volland, éd. Assézat, t. XVIII, p. 373 dans HONORABLE
Il [Rasès] prit quelque teinture de médecine, et s'établit dans un hôpital ; il crut que c'était là le grand livre du médecin, Opin. des anc. philos. (Sarrasins). dans HÔPITAL
Existe-t-il, a-t-il jamais existé un méchant assez artificieux pour donner de la consistance aux horreurs qu'il débite d'autrui par les horreurs qu'il confesse de lui-même ?, Claude et Nér. I, 61 dans HORREUR
L'huile grasse forme sur ces couleurs un éclat choquant qui anéantit les clairs et rehausse les ombres, Peinture en cire, Oeuv. t. XV, p. 389 dans HUILE
Ils mêleront à leur huile essentielle de térébenthine quelques gouttes d'une essence aromatique, Peinture en cire, t. XV, p. 352, dans POUGENS dans HUILE
Je l'avais lu trois fois de suite, et, à la quatrième lecture, j'en humectais encore les feuillets de quelques larmes, Claude et Nér. II, 57 dans HUMECTER
Ce qui me donne de l'humeur, c'est qu'on ne les regarde jamais que du mauvais côté, Pens. phil. 1 dans HUMEUR
Toute la scène du confessionnal voulait être mieux dessinée ; cela demandait plus d'humeur, plus de force, Salons, dans GÉNIN, Récréat. t. I, p. 213 dans HUMEUR
On appelait hybrides les enfants d'un père étranger ou d'une mère étrangère, Claude et Nér. I, 1 dans HYBRIDE
On ne comprit plus sous la dénomination de Scythie que les régions hyperboréennes situées aux extrémités de l'Europe, Opin. des anc. philos. (Scythes) dans HYPERBORÉEN, ENNE
L'hypocrisie est de toutes les conditions ; mais où ce vice doit-il être le plus commun, si ce n'est dans celle où les mauvaises moeurs seraient le plus scandaleuses ?, Claude et Néron, XL, 50 dans HYPOCRISIE
Un dangereux hypocrite, s'il écrit ce qu'il ne pense pas, Claude et Nér. II, 4 dans HYPOCRITE
Pythagore immola cent boeufs pour avoir découvert la propriété du carré de l'hypoténuse, Opin. des anc. phil. (Égyptiens). dans HYPOTÉNUSE
Pour ébranler une hypothèse, il ne faut quelquefois que la pousser aussi loin qu'elle peut aller, Interprét. de la nat. n° 50 dans HYPOTHÈSE
Tout ce que Sextus Empiricus et Huet disent contre la raison, l'un dans ses Hypotyposes, l'autre dans son traité de la faiblesse de l'esprit humain, ne vaut pas un article choisi du dictionnaire de Bayle, Opin. des anc. philos. (phil. pyrrhonienne). dans HYPOTYPOSE
S'il est ictérique et qu'il voie tout jaune, comment s'empêchera-t-il de jeter sur sa composition le même voile jaune que son organe vicié jette sur les objets de la nature ?, Essai sur la peint. ch. II dans ICTÉRIQUE
Le sujet de ce tableau n'est pas clair ; l'idéal n'en est pas assez caractéristique, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 198, dans POUGENS dans IDÉAL, ALE
Scène froide et mauvaise, où la misère de l'idéal n'est point rachetée par le faire, Salon de 1767, t. XIV, p. 364 dans IDÉAL, ALE
Il y a entre le mérite du faire et le mérite de l'idéal la différence de ce qui attache les yeux et de ce qui attache l'âme, ib. p. 421 dans IDÉAL, ALE
Quel que soit le faire, point de vraie beauté sans l'idéal, ib. p. 421 dans IDÉAL, ALE
On appelle idéalistes ces philosophes qui, n'ayant conscience que de leur existence et des sensations qui se succèdent au dedans d'eux-mêmes, n'admettent pas autre chose, Lett. sur les aveugles. dans IDÉALISTE
Je crois que nous avons plus d'idées que de mots ; combien de choses senties et qui ne sont pas nommées !, Pensées de la peinture, Oeuv. t. XV, p. 170 dans IDÉE
Voilà une idée générale de ce qu'il expose en détail dans ses sommaires et plus amplement dans ses dialogues, Opin. des anc. phil. (Jordanus Brunus). dans IDÉE
L'ignorance est moins éloignée de la vérité que le préjugé, Lett. sur les sourds et muets dans IGNORANCE
L'ignorant est un orphelin, Opin. des anc. phil. (Sarrasins). dans IGNORANT, ANTE
L'autorité, l'autorité, ils n'ont que ce mot, Père de famille, II, 6 dans IL, au singulier, ILS, au pluriel
Voilà comme ils sont tous ; c'est ainsi qu'ils nous aiment ; s'ils étaient nos ennemis, que feraient-ils de plus ?, ib. dans IL, au singulier, ILS, au pluriel
Il n'était guère possible de s'illustrer et de vivre tranquille chez un peuple inconstant, Opin. des anc. phil. (péripatéticiens). dans ILLUSTRER
La poésie nous fait admirer des images dont la peinture serait insoutenable, Lett. sur les sourds et muets dans IMAGE
Comment se fait-il que, des trois arts imitateurs de la nature, celui [la musique] dont l'expression est la plus arbitraire et la moins précise parle le plus fortement à l'âme ?, Lett. sur les sourds et muets. dans IMITATEUR, TRICE
La volonté opère hors du corps ; c'est un effort ; ses actes ne sont point immanents, Opin. des anc. phil. (Thomasius). dans IMMANENT, ENTE
Elle [Messaline] traverse à pied la ville entière ; de lassitude, elle se jette dans un de ces tombereaux qui transportent les immondices des jardins, Claude et Nér. I, 25 dans IMMONDICE
Elle disait que cela s'était engagé par des fils imperceptibles qui les avaient tous conduits à leur insu, Sur la princesse Dachkof. dans IMPERCEPTIBLE
On poursuivit le jeune bachelier [Seargil], on impliqua Hobbes dans cette affaire, Opin. des anc. philos. (hobbisme). dans IMPLIQUER
C'est un spectacle d'incidents divers qui n'impliquent point contradiction, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 480, dans POUGENS. dans IMPLIQUER
Il est sûr que de hautes montagnes, que d'antiques forêts, que des ruines immenses en imposent, Ess. sur la peint. 3 dans IMPOSER
Le discours affectueux de Néron n'en imposa point à Sénèque, Claude et Nér. I, 90 dans IMPOSER
Un imposteur qui prit le nom de Zoroastre déjà révéré dans la Perse, Opin. des anc. phil. (Perses). dans IMPOSTEUR
La tyrannie imprime un caractère de bassesse à toutes sortes de productions, Claude et Nér. I, 10 dans IMPRIMER
Les calomnies impudentes d'un Suillius, le plus méprisable des hommes de ce temps, Claude et Nér. I, 22 dans IMPUDENT, ENTE
Eh ! mon ami, accepte mes offres ; je ne te demande en retour que l'impunité du service que je te rends, Claude et Nér. II, 29 dans IMPUNITÉ
Les libertins sont bien venus dans le monde, parce qu'ils sont inadvertants, gais, plaisants, dissipateurs, Lett. à Mlle Voland, 7 oct. 1761 dans INADVERTANT, ANTE
C'est alors que le génie prend la lampe et l'allume, et que l'oiseau solitaire, sauvage, inapprivoisable, brun et triste de plumage, ouvre son bec, commence son chant, fait retentir le bocage et rompt mélodieusement le silence et les ténèbres de la nuit, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 35, dans POUGENS dans INAPPRIVOISABLE
À cette nouvelle inattendue la terreur s'empare de Néron, Claude et Nér. I, 72 dans INATTENDU, UE
Un rituel extravagant d'exorcismes, d'incantations, d'évocations et d'opérations nocturnes, superstitieuses, souterraines et magiques, Opin. des anc. phil. (éclectisme) dans INCANTATION
Vous trouverez dans la lettre 91e [de Sénèque] le récit de l'incendie de Lyon avec des réflexions sur ce terrible événement, Claude et Nér. II, 34 dans INCENDIE
Incessamment j'en dirai ma pensée, Claude et Nér. I, 35 dans INCESSAMMENT
Comme un seul incident suffit au génie pour montrer toute la désolation d'une ville, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 29, dans POUGENS dans INCIDENT
Quels que soient les secours étrangers qui vous ont incliné vers le bien...., Essai sur la vertu. dans INCLINER
Le vent berçait et inclinait à rêver, dans le Dict. de POITEVIN. dans INCLINER
Valérius se présente devant Claude et se défend ; Claude incline à l'absoudre, Claude et Nér. I, 84 dans INCLINER
Voyez cette foule d'esprits incoercibles et véloces sortis de la tête de Bouchardon, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 32 dans INCOERCIBLE
Y a-t-il quelque bien dans ce monde-ci qui soit sans inconvénient ?, Entret. avec la maréchale ***. dans INCONVÉNIENT
C'est en réalisant nos spectres autour de nous par des noms vides de sens, que nous est venue l'idée d'incorporéité, Opin. des anc. phil. (hobbisme). dans INCORPORÉITÉ
Dieu est une raison incorporelle qu'on ne saisit que par la pensée, Opin. des anc. phil. (platonisme). dans INCORPOREL, ELLE
L'incorruptibilité convient mieux à la loi naturelle qu'à aucune autre, Suffis. de la nat. n° 20 dans INCORRUPTIBILITÉ
Le Chinois prétend que la matière est éternelle, infinie, incréée, Opin. des anc. phil. (Malebranchisme). dans INCRÉÉ, ÉE
L'ignorance et l'incuriosité sont deux oreillers fort doux ; mais pour les trouver tels, il faut avoir la tête aussi bien faite que Montaigne, Pens. phil. 27 dans INCURIOSITÉ
L'Égypte était devenue une énigme indéchiffrable pour l'Égyptien même, Opin. des anc. phil. (Égyptiens). dans INDÉCHIFFRABLE
La vérité première et indémontrable, Opin. des anc. phil. (Thomasius). dans INDÉMONTRABLE
C'est l'indétermination de ces rapports, la facilité de les saisir, et le plaisir qui accompagne leur perception, qui a fait imaginer que le beau était plutôt une affaire de sentiment que de raison, Rech. phil. sur le beau, Oeuvres, t. II, p. 449, dans POUGENS. dans INDÉTERMINATION
Cette bouche entr'ouverte, ces bras tendus, ce corps un peu penché sont d'une expression indicible, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 340 dans INDICIBLE
Au demeurant, disposez du peu qui reste à exécuter comme il vous plaira ; cela m'est de la dernière indifférence, Lett. à M. Lecheton. dans INDIFFÉRENCE
Nous l'aurions vu.... soutenir le droit d'aubaine, l'indissolubilité des grands fiefs, l'aliénation des domaines royaux, Sur l'hist. du parlem. dans INDISSOLUBILITÉ
Quand la distance est telle qu'à cette distance les caractères qui individualisent les autres [objets] ne se font plus distinguer, Ess. sur la peint. ch. 3 dans INDIVIDUALISER
Ainsi finit la lutte d'un coeur indomptable et d'un esprit inflexible, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 391, dans POUGENS dans INDOMPTABLE
Les vérités d'existence appartiennent aux sens, celles d'induction à la raison, Opin. des anc. phil. (épicurisme). dans INDUCTION
Cette induction que nous faisons tous, sans savoir pourquoi, de ce qui se passe en nous à ce qui se passe au dedans des autres, Lett. sur les aveugles. dans INDUCTION
Les conseils qu'un auteur peut recevoir d'un homme du monde sur un tour de phrase inélégant, Sur Térence. dans INÉLÉGANT, ANTE
Qu'ils sont lourds ces arbres épais, négligés, inélégants, maussades !, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 415, dans POUGENS dans INÉLÉGANT, ANTE
Dans une cour où les grandes places confondant les honnêtes gens avec les fripons, les noms les plus distingués avec la vile populace, les ineptes et les gens instruits...., Claude et Nér. I, 44 dans INEPTE
Si vous suiviez le sceptique, il vous égarerait dans des ténèbres inextricables, Opin des anc. phil. (éclectisme). dans INEXTRICABLE
La liste infamante des condamnations qu'ils [les jésuites] ont subies, Opin. des anc. phil. (jésuites). dans INFAMANT, ANTE
Les infâmes courtisans du plus infâme des princes, Claude et Nér. I, 83 dans INFÂME
Il y a des fonctions infâmes, malheureusement nécessaires au bon ordre de la société, Claude et Nér. I, 51 dans INFÂME
Il accorde sa confiance à deux jeunes infâmes d'une rare beauté, Othon et Sénécion, liés entre eux d'une amitié suspecte, Claude et Néron, I, 48 dans INFÂME
Un genre s'étend à plusieurs espèces ; un genre suprême n'en a point au-dessus de lui ; une espèce infime n'en a point au-dessous d'elle, Opin. des anc. phil. (stoïcisme) dans INFIME
Le principe immatériel était l'être éternel qui informe ; la matière était l'être éternel qui est informé, Opin. des anc. phil. (Égyptiens). dans INFORMER
Tout est ingrat, pour une tête stérile, Essai sur la peint. ch. 5 dans INGRAT, ATE
Il pouvait d'un seul trait ininterrompu suivre une figure de la tête aux pieds, Observ. sur la sculpt. Oeuvres, t. XV, p. 313, dans POUGENS. dans ININTERROMPU, UE
Il [Néron] n'ose se présenter à l'initiation des mystères d'Éleusis, Claude et Nér. I, 78 dans INITIATION
Si j'étais initié dans les mystères de l'art, je saurais peut-être jusqu'où l'artiste doit s'assujettir aux proportions reçues, Ess. sur la peint. ch. I dans INITIER
Si l'injure faite aux vivants est plus nuisible, celle qu'on fait aux morts est plus lâche, Claude et Nér. I, 108 dans INJURE
Il n'y a point de notions innées ; l'homme vient au monde comme une table rase sur laquelle les objets de la nature se gravent avec le temps, Opin. des anc. philos. (stoïcisme). dans INNÉ, ÉE
Toute innovation est à craindre dans un gouvernement ; la plus sainte et la plus douce des religions, le christianisme même ne s'est pas affermi sans causer quelque trouble, Pens. phil. n° 43 dans INNOVATION
Tel était à peu près l'état des choses en Égypte, lorsque cette contrée fut inondée de Grecs et de barbares qui y entrèrent à la suite d'Alexandre, Opin. des anc. phil. (Égyptiens) dans INONDER
L'intempérie de l'air, l'insalubrité du lieu dégoûtèrent ses auditeurs, Opin. des anc. phil. (secte mégarique). dans INSALUBRITÉ
Je l'accusais [Voltaire] de trop de sensibilité pour la piqûre des insectes qui s'attachaient à lui, Claude et Nér. II, 109 dans INSECTE
Le commandeur : Insensé ! - Saint-Albin : Je sais ; c'est ainsi qu'on appelle ceux qui préfèrent à tout une femme jeune, vertueuse et belle, Père de famille, II, 8 dans INSENSÉ, ÉE
Elle s'avance à son but par les degrés les plus insensibles, Interpr. de la nature, n° 37 dans INSENSIBLE
Qu'est-ce donc que l'inspiration ? l'art de lever un pan de voile, et de montrer aux hommes un coin ignoré ou plutôt oublié du monde qu'ils habitent, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 368, dans POUGENS dans INSPIRATION
Il s'institue une espèce d'unité entre l'entendement et la chose entendue, Opin. des anc. phil. (éclectisme). dans INSTITUER
Il faut distinguer trois époques dans la durée de l'institution de Sénèque, ainsi que dans l'âme de son élève, Claude et Nér. I, 40 dans INSTITUTION
On instruit par le précepte ; on instruit par l'exemple, Claude et Nér. I, 46 dans INSTRUIRE
Instruisons en règle le procès de Suilius, Claude et Nér. I, 60 dans INSTRUIRE
La cause d'un citoyen vertueux et honoré s'instruit-elle comme celle d'un citoyen obscur et suspect ?, Claude et Nér. I, 123 dans INSTRUIRE
L'intellect est la troisième faculté de l'âme, elle est propre à l'homme, c'est la portion de lui qui connaît et qui juge, Opin. des anc. phil. (péripatéticiens). dans INTELLECT
Une intempérance de langue difficile à pardonner, Claude et Nér. I, 62 dans INTEMPÉRANCE
Il [Leibnitz] fut profond dans l'histoire ; il connut les intérêts des princes, Opin. des anc. phil. (leibnitzianisme). dans INTÉRÊT
Sur ces trois grands plans, des figures interposées ont aussi leurs places, leurs plans particuliers nets et distincts, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 90, dans POUGENS dans INTERPOSÉ, ÉE
Ils [les caraïtes, secte juive] rejettent les interprétations cabalistiques, mystiques et allégoriques, comme n'ayant aucun fondement dans la loi, Opin. des anc. phil. (Juifs). dans INTERPRÉTATION
Interrogez-vous à l'aspect d'un homme ou d'une femme, et vous reconnaîtrez que c'est toujours l'image d'une bonne qualité ou l'empreinte plus ou moins marquée d'une mauvaise qui vous attire ou vous repousse, Essai sur la peint. ch. 4 dans INTERROGER
Le philosophe renonce.... pour s'occuper, dans le silence et l'obscurité de la retraite, des dissensions intestines de sa raison avec ses penchants, Claude et Nér. I, 13 dans INTESTIN, INE
À la fin de la journée, Sextius s'asseyait sur la sellette.... il s'interrogeait et se répondait.... le vice s'intimidera, quand il saura que, tous les soirs, il sera mis à la question, Claude et Nér. II, 49 dans INTIMIDER
Il y a dans les choses de goût, ainsi que dans les choses religieuses, une espèce d'intolérance que je blâme, Éloge de Richardson. dans INTOLÉRANCE
Paméla est un ouvrage plus simple, moins étendu, moins intrigué, mais y a-t-il moins de génie ?, Éloge de Richardson. dans INTRIGUÉ, ÉE
Eliezer confirme cette pensée ; car il introduit Dieu, qui ouvre à l'homme le chemin de la vie et de la mort, et qui lui en donne le choix, Opin. des anc. phil. (juifs) dans INTRODUIRE
Britannicus est en âge de régner ; c'est l'héritier légitime du trône occupé par un intrus à la faveur d'une adoption, Claude et Nér. I, 50 dans INTRUS, USE
L'inustion étant le caractère distinctif de l'encaustique des anciens, Peint. en cire, Oeuvr. t. XV, p. 355, dans POUGENS dans INUSTION
Dieu prit toutes les précautions nécessaires pour la rendre bonne [la femme], mais ce fut inutilement, Opin. des anc. philos. (Juifs). dans INUTILEMENT
On n'a recours aux invectives que quand on manque de preuves, Pens. phil. 15 dans INVECTIVE
L'invective invite l'invective, Claude e. Nér. II, 109 dans INVECTIVE
L'invention des arts qui fait la douceur de la vie, l'institution des lois qui en fait la sécurité, Opin. des anc. phil. (Japonais) dans INVENTION
La doctrine du probabilisme est d'invention jésuitique, Opin. des anc. philos. (jésuites). dans INVENTION
La philosophie de M. Rousseau de Genève est presque l'inverse de celle de Hobbes, Opinion des anc. phil. (hobbisme). dans INVERSE
Un autre désavantage des langues à inversion, c'est d'exiger soit du lecteur, soit de l'auditeur, de la contention et de la mémoire, Lett. sur les sourds et muets. dans INVERSION
Investigation, c'est une espèce de quête où l'esprit suit à la piste les traces d'une cause ou d'un effet, présent ou passé, Opin. des anc. phil. (hobbisme). dans INVESTIGATION
Anicet investit la maison [où Agrippine s'était réfugiée], les portes en sont brisées, Claude et Nér. I, 79 dans INVESTIR
Tenez, voilà la vieille comtesse qui continue d'arracher les yeux à son partenaire sur une invite qu'il n'a pas répondue, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 194, dans POUGENS dans INVITE
L'âme se divise en raisonnable et irraisonnable, et l'irraisonnable est irascible et concupiscible, Opin. des anc. phil. (Pythagorisme). dans IRRAISONNABLE
Je n'ai pas considéré combien résolûment je pouvais mourir, mais combien irrésolument ils [mes amis] le pouvaient souffrir [phrase de Sénèque], Claude et Nér. I, 46 dans IRRÉSOLUMENT
Il faudrait s'attacher principalement à irriter l'appétit, Interprét. de la nat. n° 39 dans IRRITER
Qu'un jeune homme ne s'irrite jamais contre un vieillard, qu'il ne le menace jamais, Opin. des anc. phil. (Pythagorisme). dans IRRITER
Il [Algazel] s'arrêta quelque temps au Caire pour y entendre Étartose, célèbre théologien islamite, Opin. des anc. phil. (Sarrasins). dans ISLAMITE
Un homme qui marche et qui fait la belle jambe, est faux et maniéré, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 148, dans POUGENS. dans JAMBE
Benoît XIV, qui avait tant de vertus et qui a dit tant de bons mots, ce pontife que nous regretterons longtemps encore, regardait cette milice [les jésuites] comme les janissaires du Saint-Siége, Opin. des anc. phil. (jésuites). dans JANISSAIRE
Les nuages sont jaunâtres ; la carnation des hommes, jaunâtre ; les draperies, ou jaunes, ou d'un rouge mêlé de teintes jaunes, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 310, dans POUGENS dans JAUNÂTRE
Une seule qualité physique peut conduire l'esprit qui s'en occupe a une infinité de choses diverses ; prenons une couleur, le jaune par exemple : l'or est jaune, la soie est jaune, le souci est jaune ; la bile est jaune, la lumière est jaune, la paille est jaune ; à combien d'autres fils ce fil ne répond-il pas ?... le fou ne s'aperçoit pas qu'il en change ; il tient un brin de paille jaune et luisante à la main, et il crie qu'il a saisi un rayon de soleil, Lett. à Mlle Voland, cité dans STE-BEUVE, Poésies, les Rayons jaunes. dans JAUNE
Draperie qui pend de la barque, mal jetée, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 146, dans POUGENS dans JETÉ, ÉE
Il faut voir comme cette figure est jetée, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 78, dans POUGENS dans JETÉ, ÉE
Puisque le propos en est jeté, il faut que je le suive, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, dans POUGENS dans JETER
S'il n'était que vicieux, je n'en désespérerais pas ; mais s'il joue les moeurs et la vertu !, Père de famille, I, 5 dans JOUER
Le jour même a des saisons : le matin est le printemps du jour, le soir en est l'automne, il est moins salubre, Opin. des anc. phil. (pythagorisme). dans JOUR
Pour la vieille qui l'a attiré chez elle, et la jeune dont il a la tête tournée, il y a beaux jours que j'aurais fait sauter tout cela, Père de famille, III, 7 dans JOUR
Hors du jour convenable, le tableau n'est qu'un amas de taches luisantes et grasses, placées à côté les unes des autres, et renfermées dans une belle bordure dorée, Peint. en cire, Oeuvr. t. XV, p. 387, dans POUGENS dans JOUR
Le travail, entre autres avantages, a celui de raccourcir les journées et d'étendre la vie, Claude et Nér. II, 79 dans JOURNÉE
Zénon disait de la dialectique de Diodore, que cet homme avait imaginé des balances très justes, mais qu'il ne pesait jamais que de la paille, Opin. des anc. (stoïcisme) dans JUSTE
De là, la vérité de la maxime suivante : frapper juste, Princ. de polit. 29 dans JUSTE
Les muscles prononcés juste et tous les détails bien étudiés, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 346, dans POUGENS dans JUSTE
Prexaspe dit à Cambyse, assassin de son fils dont il vient de percer le coeur d'une flèche : Apollon lui-même n'aurait pas tiré plus juste, Claude et Nér. II, 48 dans JUSTE
La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, Pens. philos. n° 10 dans JUSTICE
La nature a dit : tu iras là, jusque là, et pas plus loin que là, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 183 dans
Ces deux femmes tiennent la lettre, sans que je puisse deviner celle qui la lâchera, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 370, dans POUGENS dans LÂCHER
Ce cavalier lâche un coup de pistolet à un autre qui a le sabre levé sur lui, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 169, dans POUGENS dans LÂCHER
Ce secrétaire Walpole s'étant lâché très inconsidérément sur le compte de ma nation, je ne crus pas devoir le souffrir, la Princ. Daschkoff. dans LÂCHER
Si nous lui avons ôté quelque chose [à Sénèque], c'est son laconisme et son énergie, et l'on imagine bien que c'est malgré nous, Claude et Nér. I, 94 dans LACONISME
Quoiqu'il [Cratès] fût laid de visage et bossu, il inspira la passion la plus violente à Hipparchia, soeur du philosophe Métrocle, Opin. des anc. phil. (cyniques). dans LAID, AIDE
La sagesse est la beauté de l'âme, le vice en est la laideur, Opin. des anc. philos. (socratiq). dans LAIDEUR
Le velouté de cette étoffe ou son lainer ne serait-il point effleuré ?, Peinture en cire, Oeuv. t. XV, p. 388, dans POUGENS. dans LAINER
La lueur pâle et sombre d'une petite lampe éclairait cette scène de douleurs, Père de famille, I, 7 dans LAMPE
On lui lance [à Claude] au visage des noyaux d'olives et de dattes en présence de ses parents, qui n'en sont point offensés, Claude et Nér. I, 16 dans LANCER
C'est le peuple qui a fait les langues ; c'est au philosophe à découvrir l'origine des choses, Rech. phil. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 461 dans LANGUE
Il [Leibnitz] conçut le projet d'une langue philosophique qui mît en société toutes les nations, Opin. des anc. phil. (Leibnitzianisme). dans LANGUE
Mais qu'est-ce que ces nuées lanugineuses qui le ceignent ?, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 101, dans POUGENS dans LANUGINEUX, EUSE
Sa manière [à Sénèque] est précise, vive, énergique, serrée ; mais elle n'est pas large, Claude et Nér. I, 127 dans LARGE
Il [Carle Vanloo] a peint large ; son coloris est vigoureux et sage, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIII, p. 40, dans POUGENS. dans LARGE
Cela est savant de détails, dessiné large, à ce que croit l'artiste, ib. t. XV, p. 62, dans POUGENS dans LARGE
Les largesses de la main droite doivent être secrètes pour la main gauche, Claude et Néron, I, 101 dans LARGESSE
Mme d'Épinay reçoit des lettres charmantes de M. de Voltaire ; il disait en l'une des dernières que le diable avait assisté à la première représentation de Tancrède sous la figure de Fréron, et qu'on l'avait reconnu à une larme qui lui était tombée des loges sur le bout du nez, et qui avait fait pish comme sur un fer chaud, Lettres à Mlle Voland. dans LARME
Néron fut clément par dissimulation dans sa jeunesse, et Auguste par lassitude dans sa vieillesse, Claude et Nér. II, 52 dans LASSITUDE
Parlons de ses têtes peintes, de ses études et surtout de ses dessins coloriés et lavés, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 85, dans POUGENS dans LAVÉ, ÉE
Ne croyez pas que cette harmonie soit le résultat d'une manière faible, douce et léchée, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 126, dans POUGENS. dans LÉCHÉ, ÉE
Son faire est trop léché pour de grandes machines, Salon de 1767, t. XIV, p. 144 dans LÉCHÉ, ÉE
Le léché et le heurté sont deux opposés qui se repoussent, ib. t. XV, p. 55, dans POUGENS dans LÉCHÉ, ÉE
Sénèque était alors [dit Quintilien] presque le seul auteur dont la lecture plût aux jeunes gens, Claude et Nér. II, 102 dans LECTURE
Qu'est-ce que l'homme léger ? c'est un oiseau que vous ne tenez que par l'aile ; au premier instant il vous échappera, et ne vous laissera dans la main qu'une plume, Claude et Nér. II, 8 dans LÉGER, ÈRE
Où avait-il puisé les idées du grand, du simple, du noble, du lourd, du léger, du svelte, du grave, de l'élégant, du gracieux ?, dans le Dîct. de BESCHERELLE. dans LÉGER, ÈRE
Lorsque Saint-Évremond s'expliquait si légèrement sur Sénèque, il ne l'avait pas lu, Claude et Nér. II, 37 dans LÉGÈREMENT
Le lemme, le prolemme et l'épiphore sont les trois parties de l'argument, Opin. des anc. phil. (stoïcisme). dans LEMME
L'homme de bien qui se tue, commet le crime de lèse-societé, et j'arrêterai sa main si je puis, Claude et Nér. II, 28 dans LÈSE
Claude ordonnait aussi lestement la mort d'un homme que celle d'un chien, Claude et Néron. dans LESTEMENT
Elle dormait peut-être ! elle était léthargique ! elle veillait, et vous avez usé de violence, Est-il bon ? est-il méchant ? IV, 1 dans LÉTHARGIQUE
Les Lettres de Sénèque sont adressées à Lucilius, son ami et son élève dans la philosophie stoïcienne, Claude et Nér. II, 1 dans LETTRE
On peut compter quatre-vingt mille lettres de cachet décernées contre les plus honnêtes gens de l'État, sous le plus doux des ministères, Opin. des phil. (jésuites). dans LETTRE
Claude meurt âgé de soixante-quatre ans, il n'était ni sans études ni sans lettres ; il sut écrire et parler la langue grecque, Claude et Nér. I, 34 dans LETTRE
Nous ne voyons dans aucun auteur, soit grec, soit latin, la moindre trace de cette secte ; elle ne commence à lever la tête que depuis la naissance du mahométisme, Opin. des anc. phil. (arabes). dans LEVER
Gassendi disait d'Hobbes qu'il ne connaissait guère d'âme plus intrépide, d'esprit plus libre de préjugés, Opin. des anc. phil. (hobbisme) dans LIBRE
En prêchant contre la licence des moeurs, il compose un roman licencieux, Claude et Nér. I, 66 dans LICENCIEUX, EUSE
Quel est l'objet de la philosophie ? c'est de lier les hommes par un commerce d'idées et par l'exercice d'une bienfaisance mutuelle, Claude et Nér. II, 2 dans LIER
C'est en vain qu'il [Sénèque] se propose de lier son élève [Néron] à l'exercice de la clémence et à la pratique des vertus, Claude et Nér. I, 41 dans LIER
À mille lieues de Greuzé débutant, et à dix mille de Chardin qui travaillait autrefois dans ce genre, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 100, dans POUGENS dans LIEUE
La ligne perpendiculaire, image de la stabilité, mesure de la profondeur, frappe plus que la ligne oblique, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 263, dans POUGENS. dans LIGNE
Il y avait une certaine ligne qui le disait et ne mentait jamais, une vie longue et heureuse, comme l'indiquait une autre ligne aussi véridique que la première, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 359, dans POUGENS. dans LIGNE
Votre ligne n'eût pas été la véritable ligne, la ligne de beauté, la ligne idéale, mais une ligne quelconque altérée, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, dans POUGENS dans LIGNE
Quelle comparaison d'une belle ligne, quand je saurais l'écrire, à une belle action ?, Claude et Nér. II, 79 dans LIGNE
Dans toute production poétique il y a toujours un peu de mensonge dont la limite n'est et ne sera jamais déterminée, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 238, dans POUGENS dans LIMITE
Leur dérober sans cesse leurs lisières, afin de conserver en eux le sentiment de la dignité, de la franchise, de la liberté, Lett. à la comtesse de Corbach dans LISIÈRE
Elle a coupé ses lisières disait-elle, avec le vrai couteau, Sur la princesse Dachekof. dans LISIÈRE
Il y a une lisière de convention sur laquelle on permet à l'art de se promener, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 328 dans LISIÈRE
Qui empêche qu'il ne soit médecin lithotomiste, et peut-être même académicien ?, Lett. s. la chirurg. dans LITHOTOMISTE
Ah ! quel mal on m'a fait ! pour rendre le littérateur meilleur écrivain [en lisant Cicéron], on a empêché l'homme de devenir meilleur [en interdisant Sénèque], Claude et Nér. II, 104 dans LITTÉRATEUR
Un tableau, une statue licencieuse est peut-être plus dangereuse qu'un mauvais livre, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 181, dans POUGENS. dans LIVRE
Nasiraddin de Tus naquit l'an de l'hégire 1097 ; il étudia la philosophie, et se livra de préférence aux mathématiques, Opin. des anc. phil. (Sarrasins). dans LIVRER
Leur journaliste de Trévoux.... auteur médiocre et pauvre politique, leur a fait avec son livret bleu mille ennemis redoutables, et ne leur a pas fait un ami, Opin. des anc. philos. (jésuites). dans LIVRET
Ne vous considérassiez-vous que comme un de ces satellites préposés à la garde des bêtes féroces.... quelle différence mettez-vous entre celles qu'on tient renfermées dans des loges, et celles qui remplissent ce palais [de Néron] ?, Claude et Nér. II, 107 dans LOGE
Je m'en irai si loin que je n'entendrai parler ni d'eux ni de vous, Père de famille, V, 9 dans LOIN
Les lointains de Vernet sont vaporeux, ses ciels légers, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 143, dans POUGENS. dans LOINTAIN, AINE
Sous l'arcade, un escalier qui conduit vers la rive du lac ; au delà, un lointain, une campagne, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 401 dans LOINTAIN, AINE
Dans la gravure losange, les tailles dominantes qui établissent les formes, les ombres ou les demi-teintes, se croisent obliquement, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 357 dans LOSANGE
Le jour il [Cléanthès] étudiait ; la nuit il se louait pour tirer de l'eau dans les jardins, Opin. des anc. phil. (stoïcisme). dans LOUER
Le croassement du corbeau, le cri du hibou pendant la nuit ne présagent non plus le malheur que le chant de l'alouette et du rossignol n'annonce un heureux événement ; mais ils sont lugubres...., Claude et Nér. II, 98 dans LUGUBRE
On n'obtient de grandes lumières que par l'opposition des ombres, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 507 dans LUMIÈRE
La conséquence ne peut jamais être plus lumineuse que le principe, Relig. nat. 5 dans LUMINEUX, EUSE
Je suis sûr que jamais clair de lune ne vous a autant affecté dans la nature que dans une des nuits de Vernet, Lett. sur les sourds et muets. dans LUNE
La bonne vieille Chérestrata, tenant ses fils par la main, allait dans les maisons faire des lustrations, chasser les spectres, lever les incantations, Opin. des anc. phil. (épicurisme) dans LUSTRATION
Le luxe ruine le riche, et redouble la misère des pauvres, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 161, dans POUGENS. dans LUXE
Les parties inférieures de son corps sont couvertes de deux draperies luxuriantes et riches, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 309, dans POUGENS. dans LUXURIANT, ANTE
Ils vivent dans la solitude, ils contemplent, ils se macèrent, Opin. des anc. phil. (Malabares). dans MACÉRER
Toute machine suppose combinaison, arrangement de parties tendantes à un même but, Rech. philos. sur le beau, Oeuvr. t. II, p. 443, dans POUGENS. dans MACHINE
Sénèque se charge de la cause des dieux ; il ouvre leur apologie par un tableau majestueux de la grande machine de l'univers, Claude et Néron, II, 55 dans MACHINE
Une petite partie de votre édition se distribuera lentement, et le reste pourra vous demeurer en maculatures, Lett. à M. le Breton. dans MACULATURE
Des grâces plus lourdes, plus épaisses, plus mafflées, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 136, dans POUGENS dans MAFFLÉ, ÉE et MAFFLU, UE
J'ai conçu la magie de la lumière et des ombres, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 4, dans POUGENS dans MAGIE
Des écrivains obscurs qui prononceraient magistralement sur les écrits d'un auteur célèbre, Claude et Nér. II, 109 dans MAGISTRALEMENT
La magnanimité qui se rend justice à elle-même, qui se connaît, tient le milieu entre l'humilité et l'orgueil, Opin. des anc. ph. (phil. péripatéticienne). dans MAGNANIMITÉ
Le mahométisme est divisé en plus de soixante et dix sectes, Opin. des anc. philos. (Sarrasins.) dans MAHOMÉTISME
Rien ne fait groupe ou masse, ce qui rend cette partie de la scène pauvre, vide et maigre, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 122, dans POUGENS dans MAIGRE
Drapée maigre d'après un petit mannequin arrangé avec des épingles, sans grâce, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 341, dans POUGENS dans MAIGRE
Ils [les Brames] ne travaillent point des mains, Opin. des anc. phil. (Malabares). dans MAIN
Tournez la main, psit, ce n'est plus cela, Père de Famille, V, 7 dans MAIN
La probité, la vertu, l'honnêteté, le scrupule, le petit esprit superstitieux font tôt ou tard main basse sur les productions déshonnêtes, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 335, dans POUGENS dans MAIN
Dans un État purement monarchique tel que la France, une maîtresse avare ou dissipatrice ruine le peuple, Claude et Nér. I 47 dans MAÎTRESSE
Quel mal y aurait-il à prévenir un forfait par de l'indulgence pour une faiblesse ?, Claude et Nér. I, 48 dans MAL, ALE
Éloignez-vous de moi, enfant ingrat et dénaturé ; je vous donne ma malédiction, Père de famille, II, 6 dans MALÉDICTION
Ô Richardson ! on prend, malgré qu'on en ait, un rôle dans tes ouvrages, Éloge de Richardson. dans MALGRÉ
Quel diable d'amphigouri me faites-vous sur les grains ? il y a à la halle deux sortes de farine : il y a la farine dite malicet, du nom de celui qui la fournit, qui est plus belle, plus chère, et peut-être dans des sacs cachetés...., Mém. Lett. 119, du 15 nov. 1768 dans MALICET
Madame, faites vos malles ; j'ai eu la maladresse de laisser apercevoir à Philippe que j'en savais plus que lui, Princ. de polit. 125 dans MALLE
On dressa une liste de différents articles malsonnants, Opin. des anc. philos. (Sarrasins). dans MALSONNANT, ANTE
Il n'y aurait point de manière ni dans le dessin ni dans la couleur, si l'on imitait scrupuleusement la nature, Essai sur la peint. ch. 1 dans MANIÈRE
La manière vient du maître, de l'Académie, de l'école, et même de l'antique, ib. dans MANIÈRE
On dit aussi : sa manière est grande ; c'est la manière du Poussin, de Lesueur, du Guide, de Raphaël, Salon de 1767 Oeuv. t. XV, p. 144, dans POUGENS dans MANIÈRE
La manière est dans les beaux-arts ce que l'hypocrisie est dans les moeurs, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 233, dans POUGENS. dans MANIÈRE
La manière est un vice commun à tous les beaux-arts ; ses sources sont plus secrètes encore que celles de la beauté, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 141 dans MANIÈRE
La manière est un vice d'une société policée, où le bon goût tend à la décadence, ib. p. 142 dans MANIÈRE
La manière est dans les arts ce qu'est la corruption des moeurs chez un peuple, ib. p. 142 dans MANIÈRE
Le contraste mal entendu est une des plus funestes causes du maniéré, Essai sur la peint. ch. 1 dans MANIÉRÉ, ÉE
Le maniéré, toujours insipide, l'est beaucoup plus en marbre ou en bronze qu'en couleur, Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. XV, p. 310 dans MANIÉRÉ, ÉE
Mon homme droit, tous ses membres bien composés, se maniérant, se rendant très agréable pour la visite qui lui arrive, Essai sur la peint. ch. 4 dans MANIÉRER
L'horrible projet de son fils [Néron] est manifeste ; elle [Agrippine] dissimule, Claude et Nér. I, 71 dans MANIFESTE
Vos chasseurs et vos amazones sont raides et mannequinés, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 232, dans POUGENS dans MANNEQUINÉ, ÉE
Puisque toutes les figures sont mannequinées, il fallait aussi mannequiner les draperies, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 150 dans MANNEQUINER
L'autre [vêtement], raide, empesé, me mannequine, Sur sa robe de chambre. dans MANNEQUINER
La grande habitude de faire des expériences donne aux manouvriers d'opérations les plus grossières un pressentiment qui a le caractère de l'inspiration, Interprét. de la nat. n° 30 dans MANOUVRIER, ÈRE
Cette mère éplorée, ces suivantes qui l'entourent, ce père qui tient son enfant, tout cela est manqué net, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 299, dans POUGENS dans MANQUÉ, ÉE
On l'accuse, il répond sans manquer à l'empereur et sans se manquer à lui-même, Opin. des anc. philos. (éclectisme) dans MANQUER
Je ne proscris pas les groupes, il s'en manque beaucoup, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 93, dans POUGENS dans MANQUER
Mon premier souci doit être de conserver au Christ son caractère de mansuétude, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 225, dans POUGENS dans MANSUÉTUDE
Les colons sont possesseurs de certaines matières premières qu'ils n'ont pas le droit de manufacturer, Lett. d'un ferm. dans MANUFACTURER
Une maquette du Christ enfant, de Léonard de Vinci, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 228, dans POUGENS. dans MAQUETTE
Abdi Amoumen, capitaine d'une troupe de bandits, qui se disait descendu en ligne droite d'Houssain, fils d'Ali, avait détrôné le marabout en Afrique, Opin. des anc. philos. (Juifs) dans MARABOUT
Ces marbres qui ne couvrent que de la poussière, attestent la vénération des peuples, Cl. et Nér. I, 97 dans MARBRE
Les hommes de génie ont communément, dans le cours de leurs études, une marche particulière qui les caractérise, Opin. des anc. philos. (hobbisme). dans MARCHE
D'abord marcher sourdement et ne point troubler leur sincérité, Père de famille, IV, 13 dans MARCHER
Cette femme était une de ces intrigantes qui jouent la dévotion.... et qui surprennent la confiance des mères et des filles, pour les amener au désordre ; c'était l'usage qu'Hudson faisait de celle-ci ; c'était sa marcheuse, Jacques le fataliste, Paris, 1821, p. 296 dans MARCHEUR, EUSE
Homme excellent dans toutes les parties de la peinture ; grand peintre de marine et de paysage, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 33, dans POUGENS dans MARINE
On discerne la vanité d'avoir produit toute cette jolie marmaille, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 209, dans POUGENS dans MARMAILLE
Prendre ces marmousets-là pour des personnages puisqu'ils en ont la manie [d'être des personnages], Lett. à la comt. de Forbach, Oeuv. t. III, p. 450, dans POUGENS. dans MARMOUSET
Imaginez-vous dans la tête un timbre garni de petits marteaux, d'où partent une multitude infinie de fils qui se terminent à tous les points de la boîte, Lett. sur les sourds et muets. dans MARTEAU
Le vrai martyr attend la mort, l'enthousiaste y court, Pens. philos. n° 39 dans MARTYR, YRE
Je vous reconnais, beau masque : c'est de vous cela, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 97 dans MASQUE
La charrue qui le masque [un boeuf, dans un tableau] n'en laisse voir que la tête et les cornes, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 443, dans POUGENS dans MASQUER
Vous avez massacré ou fait massacrer par une bête brute le travail de vingt honnêtes gens [l'Encyclopédie], Lett. à M. Lebreton. dans MASSACRER
Les masses nous frappent dans la nature et dans l'art ; nous sommes frappés de la masse énorme des Alpes et des Pyrénées, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 234, dans POUGENS dans MASSE
Un massif de pierre, une espèce d'esplanade d'où l'on descend de face et de côté, vers la mer, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 246, dans POUGENS dans MASSIF, IVE
Proche de nous toutes les couleurs se distinguent ; au loin, elles se confondent en s'éteignant, et leur confusion produit un blanc mat, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 225, dans POUGENS dans MAT, ATE
Le défaut de transparence et le mat, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 205 dans MAT, ATE
Il m'a maudit, il m'a chassé, il ne lui restait plus qu'à se servir de vous pour m'arracher la vie, Père de famille, II, 9 dans MAUDIRE
Le mécanisme de l'insecte le plus vil n'est pas moins merveilleux que celui de l'homme, Pens. philos. n° 19 dans MÉCANISME
Sa définition du méchant me paraît sublime : le méchant de Hobbes est un enfant robuste, Opinion des anc. philos. (hobbisme). dans MÉCHANT, ANTE
Parce que nous sommes pauvres, on nous méconnaît, on nous repousse, Père de famille, IV, 10 dans MÉCONNAÎTRE
Curiosité [de savoir l'avenir] qui marque fortement le mécontentement du présent, aussi fortement que l'éloge du sommeil, le mécontentement de la vie, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 358, dans POUGENS dans MÉCONTENTEMENT
Je ne vois la médaille que par son revers consolant, Entret. avec la maréch. de ***, Oeuv. t. I, p. 486, dans POUGENS. dans MÉDAILLE
Il n'appartient qu'à celui qui a pratiqué la médecine pendant longtemps d'écrire de la métaphysique, Opin. des anc. philos. (Locke). dans MÉDECINE
En ce genre comme en littérature, le succès, le grand succès est assuré à la médiocrité, l'heureuse médiocrité qui met le spectateur et l'artiste commun de niveau, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 12 dans MÉDIOCRITÉ
Je me doutais bien que les valets étaient mêlés là-dedans, Père de famille, IV, 13 dans MÊLÉ, ÉE
Toute la confusion, toute l'horreur d'une mêlée, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 163 dans MÊLÉE
[Le rossignol] commence son chant, fait retentir le bocage, et rompt mélodieusement le silence et les ténèbres de la nuit, Sal. de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 35, dans POUGENS dans MÉLODIEUSEMENT
Une grande mémoire suppose une grande facilité d'avoir à la fois ou rapidement plusieurs idées différentes, Lett. sur les sourds et muets, Oeuvres, t. II, p. 312, dans POUGENS dans MÉMOIRE
Sa mémoire [de Sénèque] était prodigieuse : il pouvait répéter jusqu'à deux mille mots dans le même ordre qu'il les avait entendus, Claude et Nér. I, 1 dans MÉMOIRE
Ménager les préjugés, c'est manquer à la vérité ; ménager les vices, c'est rougir de la vertu, Claude et Néron, II, 38 dans MÉNAGER
Ces yeux larmoyants, et ces menottes engourdies et gelées, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 200, dans POUGENS dans MENOTTE
Un système de mensonges ressemble plus à la vérité qu'un seul mensonge isolé ; plus on voit de choses à contredire à la fois, moins on en contredit, Claude et Nér. II, 98 dans MENSONGE
Loin de nous la fable des enfers et de l'Élysée, et tous ces récits mensongers dont la superstition effraie les méchants, Opin. des anc. philos. (épicurisme). dans MENSONGER, ÈRE
Menteur comme tous les gens d'esprit, qui ne balancent guère à supprimer ou à ajouter une circonstance légère à un fait lorsqu'il en devient plus comique ou plus intéressant, Opin. des anc. philos. (Pyrrhoniens). dans MENTEUR, EUSE
Le voilà livré à la décoration théâtrale, aux catafalques, aux feux d'artifice, et à toutes les puérilités des menus, Sal. de 1765, oeuv. t. XIII, p. 350, dans POUGENS dans MENU, UE
Rendre chaudement et avec vérité les veines, les articulations, les reliefs et les méplats, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 321, dans POUGENS dans MÉPLAT
Le mépris est un sentiment froid qui ne pousse à aucun procédé violent, Claude et Nér. I, 67 dans MÉPRIS
La préface du Codex juris gentium diplomaticus est un morceau de génie, l'ouvrage est une mer d'érudition ; il parut en 1693, Opin. des anc. phil. (leibnitzianisme). dans MER
Me voilà, grâce à vous, à la merci de mes gens, Père de famille, III, 3 dans MERCI
On voit à gauche arriver le pigeon messager, l'oiseau mercure, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 54, dans POUGENS dans MERCURE
Voilà donc le fruit de cette éducation merveilleuse dont ton père était si vain !, Père de famille, II, 8 dans MERVEILLEUX, EUSE
L'homme aime le merveilleux ; moi-même je me surprends à tout moment sur le point de m'y livrer, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans MERVEILLEUX, EUSE
Le talent de s'immortaliser par les lettres n'est une qualité mésavenante à quelque rang que ce soit, Sur Térence. dans MÉSAVENANT, ANTE
Les préceptes des autres lois [autres que celles de la nature] sont écrits dans des livres sujets à tous les événements des choses humaines, à l'abolition, à la mésinterprétation, à l'obscurité, Suffis. de la nat. n° 20 dans MÉSINTERPRÉTATION
On mésinterpréta la familiarité dont il usait avec ses jeunes élèves, Opin. des anc. philos. (secte cyrénaïque). dans MÉSINTERPRÉTER
À mesure que les phénomènes de la nature les plus frappants se succédèrent, on y attacha l'existence des dieux, Opin. des anc. philos. (Grecs). dans MESURE
Ô Architas, vous qui avez mesuré le globe, qu'êtes-vous ? un peu de cendre, Mém. t. IV, p. 157, dans POUGENS dans MESURER
On demandait un jour : qu'est-ce qu'un métaphysicien ? un géomètre répondit : c'est un homme qui ne sait rien, Interprét. de la nature, n° 3 dans MÉTAPHYSICIEN
Je veux mourir s'il y a dans toutes ces têtes-là le premier mot de la métaphysique de leur art, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 140, dans POUGENS dans MÉTAPHYSIQUE
Elle [Mme de la Chaux] nous avait tant et tant entendus métaphysiquer, que les matières les plus abstraites lui étaient devenues familières, Ceci n'est pas un conte. dans MÉTAPHYSIQUER
Il n'y en a pas un [tableau] où il n'y ait des choses de métier supérieurement faites, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 147, dans POUGENS dans MÉTIER
Ce n'est pas assez que vous sachiez mettre de la vérité dans vos raisonnements, il faut encore que vous sachiez mettre de la sagesse dans vos actions, Opin. des anc. philos. (épicurisme). dans METTRE
Une tête meublée d'un grand nombre de choses disparates est assez semblable à une bibliothèque de volumes dépareillés, Lett. sur les sourds et muets. dans MEUBLÉ, ÉE
Qu'est-ce que la lumière de la nature, sinon une certaine analogie divine de ce monde visible avec le corps microcosmique ?, Opin. des anc. philos. (théosophes). dans MICROCOSMIQUE
J'aime mieux la rusticité que la mignardise, et je donnerais dix Watteau pour un Teniers, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 167, dans POUGENS. dans MIGNARDISE
Se jeter dans les extrêmes, voilà la règle du poëte ; garder en tout un juste milieu, voilà la règle du bonheur, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 219, dans POUGENS. dans MILIEU
Voulez-vous voir les édifices tomber en ruine, la terre se couvrir de ronces, ressuscitez la folie des millénaires, Mém. t. III, p. 365, dans POUGENS dans MILLÉNAIRE
Elle grasseye, elle minaude, Mém. t. II, p. 30, dans POUGENS dans MINAUDER
Je soutiens qu'il n'y a si mince auteur grec, latin, italien, anglais, français, allemand, qui n'ait quelque tour qui lui soit propre, Lett. à Galiani. dans MINCE
Il était [Sénèque] l'orateur du prince ; il dressait les édits, minutait les lettres circulaires, Claude et Nér. I, 42 dans MINUTER
Il [le P. Morin] assure que la misnah ne put être composée que l'an 300, et le talmud de Babylone l'an 700 environ, Opin. des anc. philos. (juifs) dans MISCHNA
Je l'ai lu, sans pouvoir y glaner une misérable ligne qui me servît, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 391, dans POUGENS dans MISÉRABLE
Ce n'est pas par des miracles qu'il faut juger de la mission d'un homme, mais c'est par la conformité de sa doctrine avec celle du peuple auquel il se dit envoyé, Pens. philos. n° 42 dans MISSION
Ce Dieu est dévoré par les mites sur son autel, Nouv. pens. phil. 30 dans MITE
Solon mitigea le système politique de Dracon, Opin. des anc. philos. (grecs). dans MITIGER
Ce qu'on appelle une matière morte, ne serait-ce pas une matière mobile par une autre matière ?, Interprét. de la nat. Question 5 dans MOBILE
La mobilité convient à l'atome, et le repos au monde, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 64, dans POUGENS. dans MOBILITÉ
J'ai connu un jeune homme plein de goût, qui, avant de jeter le moindre trait sur la toile, se mettait à genoux, et disait : Mon Dieu, délivrez-moi du modèle, Essai sur la peint. ch. 1 dans MODÈLE
Oui, vraiment, c'est un art, et un grand art que de poser le modèle, ib. dans MODÈLE
J'ai vu peindre Latour, il est tranquille et froid ; il ne se tourmente point, il ne souffle point, il ne halète point ; il ne fait aucune de ces contorsions du modeleur enthousiaste, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 267, dans POUGENS dans MODELEUR
Il faut chercher la félicité souveraine dans la modération du désir, Opin. des anc. philos. (Thomasius). dans MODÉRATION
Si l'on a appauvri l'architecture, en l'assujétissant à des mesures, à des modules, elle qui ne doit reconnaître de loi que celle de la variété infinie des convenances...., Ess. sur la peint. ch. 6 dans MODULE
La pâte moelleuse du crayon et la chaleur y font pardonner les incorrections, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 102, dans POUGENS dans MOELLEUX, EUSE
Les moeurs consistent dans la conformité d'un grand nombre de volontés, Opin. des anc. philos. (Thomasius). dans MOEURS
Cela est d'une négligence, d'une mollesse de pinceau, d'une paresse de tête qui fait pitié, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 371, dans POUGENS dans MOLLESSE
Lorsque votre impatience aura été suspendue par ces délais momentanés qui lui servaient de digue, avec quelle impétuosité ne se répandra-t-elle pas au moment où il plaira au poëte de les rompre !, Éloge de Richardson. dans MOMENTANÉ, ÉE
Ce méprisable sénat qu'on amusait par des momeries auxquelles il répondait par d'autres momeries, Claude et Nér. I, 79 dans MOMERIE
Je ne suis pas scrupuleux ; je lis quelquefois mon Pétrone, Essai sur la peint. ch. 5 dans MON ou MA ou MES
Il y a dans le stoïcisme un esprit monacal qui me déplaît, Claude et Nér. II, 8 dans MONACAL, ALE
Où il n'y a point de parties, il n'y a ni étendue, ni figure, ni divisibilité ; telle est la monade, l'atome réel de la nature, l'élément vrai des choses, Opin. des anc. philos. (leibnitzianisme). dans MONADE
Grâces aux travaux de ces grands hommes, le monde n'est plus un dieu ; c'est une machine qui a ses roues, ses cordes, ses poulies, ses ressorts et ses poids, Pens. philos. n° 18 dans MONDE
Un amour qui ne demande pas mieux que de lui faire oublier son devoir, comme il fait depuis que le monde est monde, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 75, dans POUGENS dans MONDE
Lorsqu'il [Sénèque] répond à la question : Quelle sera la vie du sage sur une plage déserte, dans le fond d'un cachot ? Celle de Jupiter dans la dissolution des mondes, il montre une âme forte, Claude et Nér. II, 1 dans MONDE
Je vous écrivais tout à l'heure que je brûlais d'aller à Paris ; à présent je tremble d'y trouver un monde d'affaires, Lett. Voland, 28 oct. 1760 dans MONDE
La tête d'un homme sur le corps d'un cheval nous plaît ; la tête d'un cheval sur le corps d'un homme nous déplaira ; c'est au goût à créer des monstres, Pensées sur la peint. Oeuvres, t. XV, p. 176, dans POUGENS. dans MONSTRE
Conjectures qu'il fonde sur la dureté montagnarde et sauvage du style, Opin. des anc. philos. (Zend-Avesta). dans MONTAGNARD, ARDE
Néron monta sur le trône à dix-huit ans, Claude et Nér. II, 50 dans MONTER
Cette solution se gonflait, montait comme le lait, et se serait répandue, si le feu avait été un peu trop poussé, Peint. en cire, Oeuv. t. XV, p. 856, dans POUGENS dans MONTER
Les académiciens qui s'attendaient à être sifflés, honnis, bafoués, n'osaient se montrer, Salon de 1767, Oeuvres, t. XV, p. 157, dans POUGENS. dans MONTRER
Cicéron se montra plutôt péripatéticien qu'académicien, Opin. des anc. phil. (romains). dans MONTRER
La morale est la science des lois naturelles, ou des choses qui sont bonnes ou mauvaises dans la société des hommes, Opin. des anc. philos. (hobbisme). dans MORALE
Le plus beau morceau de Loutherbourg est sa nuit ; je l'ai comparée à celle de Vernet, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 241, dans POUGENS dans MORCEAU
Morceau de réception, morceau d'exclusion, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 130 dans MORCEAU
Autre usage de l'eau de cire : c'est un bon mordant pour la dorure, Peint. en cire, Oeuv. t. XV, p. 393, dans POUGENS dans MORDANT
La fausse dignité ou la morgue, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 147 dans POUGENS dans MORGUE
Que voit-on dans le tableau d'Eudamidas ? le moribond sur la couche, à côté le médecin qui lui tâte le pouls, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 206, dans POUGENS. dans MORIBOND, ONDE
Il est plus facile de souffrir une grande peine que de souffrir toute sa vie de petites mortifications qui se succèdent sans fin, Mém. t. I, p. 421, dans POUGENS dans MORTIFICATION
Quelle perte pour ceux d'entre nos écrivains qui ont l'imagination forte, que celle de tant de mots que nous revoyons avec plaisir dans Amyot et dans Montaigne !, Lett. sur les sourds-muets, Oeuv. t. II, p. 343, dans POUGENS dans MOT
Quelque permission qu'ils [les grands] semblent nous donner d'oublier leur rang, il ne faut jamais les prendre au mot, Principes de polit. 32 dans MOT
Son fils avait donné pour mot du guet : la meilleure des mères, Claude et Nér. I, 38 dans MOT
Ce premier moteur est Dieu, être vivant, éternel, Opin des anc. philos. (péripatéticiens). dans MOTEUR, TRICE
Pauvre, sale, mou de touche, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 47, dans POUGENS. dans MOU, MOLLE
Les sensations qu'il aura prises par le toucher seront, pour ainsi dire, le moule de toutes ses idées, Lett. sur les aveug. dans MOULE
Elle [une robe de chambre] moulait tous les plis de mon corps sans le gêner ; j'étais pittoresque et beau, Sur sa robe de chambre. dans MOULER
L'Asiatique prétendait que les longs plis d'une tunique qui moulerait ses membres, en descendant mollement jusqu'à ses pieds, auraient infiniment plus de grâce, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 190, dans POUGENS dans MOULER
Celui qui connaîtra l'esprit du stoïcisme, ne sera point étonné qu'un amalgame de philosophie et de théologie ait fait des disciples de Zénon des moulins à sophismes, Claude et Nér. II, 8 dans MOULIN
Le bon religieux conçut que le philosophe était résolu de mourir dans la religion de son pays, Opin. des anciens philos. (hobbisme). dans MOURIR
Elle prit une poignée de terre qu'elle répandit en croix sur le corps de son fils qu'elle avait étendu à ses pieds ; son mari comprit le signe et se laissa mourir de faim, Lettre sur les sourds et muets dans MOURIR
À des parterres émaillés de fleurs succèdent de grands tapis de mousse et des gazons dont cent ruisseaux entretenaient la verdure, Mém. t. IV, p. 343, dans POUGENS dans MOUSSE
Si vous croyez que, quand l'homme peut légitimement tirer deux moutures d'un sac, il n'y manque jamais, Mém. t. III, p. 304, dans POUGENS dans MOUTURE
Ils disent d'une figure en repos qu'elle a du mouvement, c'est-à-dire qu'elle est prête à se mouvoir, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 175, dans POUGENS. dans MOUVEMENT
Le premier caractère distinctif d'un bon moyen, c'est d'être suffisant, Suffis. de la relig. nat. n° 16 dans MOYEN
Elle vit sous un toit entre quatre murs tout dépouillés, Père de famille, I, 7 dans MUR
La lecture de ses ouvrages [de Hobbes] demande un homme mûr et circonspect ; personne ne marche plus fermement et n'est plus conséquent, Opin. des anc. philos. Hobbisme. dans MÛR, ÛRE
Le cri des oiseaux nocturnes, celui des bêtes féroces, en hiver, pendant la nuit, surtout s'il se mêle au murmure des vents...., Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 261, dans POUGENS dans MURMURE
Il n'y a pas six vers de suite qu'on puisse musiquer, cité par CASTIL BLAZE, l'Art des vers lyriques, p. 103 dans MUSIQUER
Il [Poiret] fit connaissance étroite à Hambourg avec la fameuse Antoinette Bourignon, qui l'entraîna dans ses sentiments de mysticité, Opin. des anc. phil. (théosophes). dans MYSTICITÉ
L'histoire ne nous a rien raconté de nos mystiques, que nous ne retrouvions dans Jamblique, Opin. des anc. philos. (éclectisme). dans MYSTIQUE
La mythologie des Grecs est un chaos d'idées et non pas un système, Opin. des anc. philos. (Grecs). dans MYTHOLOGIE
Tout ce qui est vrai n'est pas naïf : mais tout ce qui est naïf est vrai, d'une vérité piquante, originale et rare, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 232, dans POUGENS. dans NAÏF, IVE
La nature n'est qu'une succession de naissances et de morts, Claude et Nér. II, 23 dans NAISSANCE
J'avais des ressources, et votre mère avait de la naissance, Père de famille, II, 6 dans NAISSANCE
Bayle naquit dans l'année 1647 ; la nature lui donna l'imagination, la force, la subtilité, la mémoire, Opin. des anc. philos. (pyrrhonienne philos.) dans NAÎTRE
Une naïveté d'expression et de caractère tout à fait piquante, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 161, dans POUGENS. dans NAÏVETÉ
La volupté naît à côté de la vertu, comme le pavot au pied de l'épi ; mais ce n'est point pour la fleur narcotique qu'on a labouré, Claude et Nér. II, 69 dans NARCOTIQUE
Les cours étrangères sont charmées de nasarder un peu notre ministère, et n'en perdent pas la moindre occasion, Mém. t. II, p. 421, dans POUGENS dans NASARDER
Je sais bien que nous sommes enveloppés des fils imperceptibles d'une nasse qu'on appelle police, Lett. à Volt. dans NASSE
Junius Gallion qu'il [Sénèque, frère cadet] appelait son maître ; un titre accordé soit à la reconnaissance.... soit à la simple natu-majorité, si souvent représentative de l'autorité paternelle, Claude et Nér. I, 7 dans NATU-MAJORITÉ
Musulmans, quel culte embrasseriez-vous si vous abjuriez Mahomet ? le naturalisme, Suffis. de la rel. nat. n° 9 dans NATURALISME
On donne le nom de naturalistes à ceux qui n'admettent point de Dieu, mais qui croient qu'il n'y a qu'une substance matérielle revêtue de diverses qualités, Opin. des anc. philos. (naturalistes). dans NATURALISTE
C'est une grande querelle que celle de l'Angleterre avec ses colonies : savez-vous, mon ami, par où nature veut qu'elle finisse ? Par une rupture, Sur les lettres d'un fermier. dans NATURE
Démontrez-leur qu'il est faux, ainsi qu'ils le prétendent, que toute nature soit belle, et qu'il n'y ait de laide nature que celle qui n'est pas à sa place, Lett. sur les sourds et muets. dans NATURE
Si vous prenez des natures énormes, que votre scène soit presque immobile ; si vous prenez des natures petites, que votre scène soit tumultueuse et troublée, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 63, dans POUGENS dans NATURE
Il ne nous est pas libre d'éprouver ou non des nausées à son aspect, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 472, dans POUGENS. dans NAUSÉE
Il [Carle Vanloo] ne savait ni lire ni écrire ; il était né peintre, comme on naît apôtre, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 40, dans POUGENS dans NÉ, NÉE
Une expérience que je proposerais à un homme de soixante-cinq ou soixante-six ans.... ce serait d'emporter avec lui dans la retraite Tacite, Suétone, Sénèque, de jeter négligemment sur le papier les choses qui l'intéresseraient...., Claude et Néron, I, à M. Naigeon. dans NÉGLIGEMMENT
C'est à ce Démétrius [philosophe stoïcien] que Caligula, qui désirait se l'attacher, fit offrir deux cents talents ; c'est ce personnage qui répondit au négociateur...., Claude et Nér. I, 12 dans NÉGOCIATEUR, TRICE
Je voudrais bien, dit-il [Sénèque], que Caton rencontrât un de nos élégants, précédé de ses coureurs, de ses postillons, de ses nègres, tous enveloppés dans le même tourbillon de poussière.... on se croirait presque sur la route de Versailles, Claude et Nér. II, 31 dans NÈGRE
La netteté du travail, et l'excellence du goût, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 350, dans POUGENS dans NETTETÉ
La toile [d'un tableau], comme la salle à manger de Varron : jamais plus de neuf convives, Pensées sur la peinture, Oeuv. t. XV, p. 207, dans POUGENS. dans NEUF
Ô Richardson, si tu n'as pas joui, de ton vivant, de toute la réputation que tu méritais, combien tu seras grand chez nos neveux, lorsqu'ils te verront à la distance d'où nous voyons Homère !, Éloge de Richards. dans NEVEU
Un jeune libertin se promène au Palais-Royal ; il voit là un petit nez retroussé, des lèvres riantes, un oeil éveillé, une démarche délibérée, et il s'écrie : oh ! qu'elle est charmante !, Mém. t. II, p. 169, dans POUGENS dans NEZ
Il n'y a pas d'homme dont les passions se peignent plus vivement sur son visage ; c'est peut-être le seul qui ait le nez expressif ; il loue du nez, il blâme du nez, il décide du nez, ib. t. I, p. 285, dans POUGENS dans NEZ
Déployez-moi cette figure, ce nez un peu au vent, Essai sur la peint. ch. 3 dans NEZ
La nature n'avait donné à personne ni une âme plus élevée, ni un génie plus heureux, qu'à la fille de Théon, Opin. des anc. phil. (éclectisme). dans NI
Les historiettes vont à merveille dans la bouche.... d'un homme qui semble.... marcher en dandinant et nigaudant, Réflex. s. l'esprit. dans NIGAUDER
J'ai lu, j'ai écrit, j'ai rêvé, j'ai nigaudé en famille, c'est un plaisir que j'ai trouvé fort doux, Mém. t. II, p. 299, dans POUGENS dans NIGAUDER
Épouser en secondes noces Les secondes noces qui ont paru illicites et honteuses à beaucoup de chrétiens, Opin. des anc. philos. (Juifs). dans NOCE
J'aurais couvert les os du squelette d'une peau sèche qui en aurait laissé voir les nodus...., Corresp. dans NODUS
La Vénus de Lemnos fut le seul ouvrage auquel Phidias osa mettre son nom, Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. XV, p. 310, dans POUGENS. dans NOM
Et toi, tu aurais cent enfants que je n'en nommerais pas un, Père de famille, V, 12 dans NOMMER
Allant à la mort avec la même nonchalance qu'il aurait continué de vivre, Claude et Nér. II, 65 dans NONCHALANCE
La nonchalance embellit une petite chose, et en gâte toujours une grande, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 231, dans POUGENS. dans NONCHALANCE
Cet homme [Photius] nous a conservé, dans sa Bibliothèque, des notices d'un grand nombre d'ouvrages qui n'existent plus, Op. des anc. philos (Jésus-Christ). dans NOTICE
Quelle notion précise peut-on avoir du bien et du mal, du beau et du laid, du bon et du mauvais, du vrai et du faux, sans une notion préliminaire de l'homme ?, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 218, dans POUGENS dans NOTION
Les notions judaïques et cabalistiques s'y introduisirent sous les Ptolémées, Opin. des anc. philos. (Égyptiens). dans NOTION
La méchanceté notoire et la probité reconnue pèseraient également dans les balances de la justice et dans les nôtres ?, Claude et Nér. I, 60 dans NOTOIRE
Sa passion préparerait votre malheur et le sien, si vous la nourrissiez, Père de famille, II, 4 dans NOURRIR
La draperie de cette maussade figure est bien jetée et dessine le nu, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 300, dans POUGENS dans NU, NUE
On a dit qu'il n'y avait point de grand génie sans une nuance de folie, Essai sur Claude et sur Néron dans NUANCE
Le Philosophe sans le savoir chancelle à la première, à la seconde représentation, et j'en suis bien affligé ; à la troisième il va aux nues, et j'en suis transporté de joie, Mém. t. IV, p. 35, dans POUGENS dans NUE
Cela ferait sauter aux nues ; ils font une sottise, et pour la réparer ils en disent une autre, Est-il bon ? est-il méchant ? III, 5 dans NUE
On voit combien c'est un rôle insensé que de se perdre dans les nues, Claude et Nér. II, 21 dans NUE
C'est le discours qui précède que les Dion Cassius, les Xiphilin, et la nuée des détracteurs de Sénèque depuis son siècle jusqu'au nôtre, ont successivement paraphrasé, Claude et Nér. I, 59 dans NUÉE
La nuit dérobe les formes, donne de l'horreur aux bruits ; ne fût-ce que celui d'une feuille, au fond d'une forêt, il met l'imagination en jeu, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 260, dans POUGENS dans NUIT
La nutation de tête d'un cheval qui chemine attristé, n'est-elle pas imitée dans une certaine nutation syllabique du vers ?, Lett. sur les sourds et muets. dans NUTATION
Ce sophiste manque du moins à la bienséance de la conversation, qui consiste à n'objecter que des choses auxquelles on accorde soi-même quelque solidité, Opin. des anc. philos. (philos. pyrrhonienne). dans OBJECTER
Quel est l'objet de la philosophie ? c'est de lier les hommes par un commerce d'idées et par l'exercice d'une bienfaisance mutuelle, Claude et Nér. II, 2 dans OBJET
La nature n'a fait qu'allonger, raccourcir, transformer, multiplier, oblitérer certains organes, Interprét. de la nat. n° 12 dans OBLITÉRER
Habdilla, tranquille sur le trône de Grenade, ne l'oublia pas ; mais Rasis préféra l'obscurité du séjour de Fez à celui de la cour d'Espagne, Opin. des anc. philos. (Sarrasins). dans OBSCURITÉ
L'observation et l'étonnement sont les premiers pas de l'esprit vers la recherche des causes, Opir. des anc. philos. (Éthiopiens). dans OBSERVATION
Une bonne observation vaut mieux que cent théories, Claude et Nér. II, 97 dans OBSERVATION
Ce Sénèque, que faisait-il entre les rochers de la Corse ? il observait la nature, il écrivait ses Questions de physique, Claude et Nér. II, 9 dans OBSERVER
On obtient la santé par l'exercice et la sobriété, Lett. à la comtesse de Corbach. dans OBTENIR
Nous allons exposer quelques-uns des principes de cette philosophie qu'Agrippa et d'autres ont professée sous le nom d'occulte, Opin. des anc. philos. (Pythagorisme). dans OCCULTE
C'est en encourageant la philosophie qu'on réussira à éteindre dans un État toute confiance dans les arts occultes, ib. (Pythagorisme) dans OCCULTE
Cela a une odeur d'antiquité qui plaît, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 348, dans POUGENS dans ODEUR
Qu'est-ce à votre avis, que des yeux, lui dit M. de.... ? C'est, lui répondit l'aveugle, un organe sur lequel l'air fait l'effet de mon bâton sur ma main, Lett. sur les aveugl. Oeuvr. t. II, p. 183, dans POUGENS dans OEIL
Nous nous sommes arraché le blanc des yeux, Helvétius, Saurin et moi, Mém. t. II, p. 28, dans POUGENS dans OEIL
Le courtisan, en trompant l'oeil jaloux d'Agrippine et l'oeil curieux du peuple romain, Claude et Nér. I, 48 dans OEIL
Un philosophe payen n'a pu voir la conduite de Sérénus de l'oeil d'un prêtre chrétien, ib. I, 50 dans OEIL
Madame d'Épinay me faisait des yeux ; et à la fin, quand j'ai eu tout dit, j'ai compris que je désobligeais...., Mém. t. I, p. 285, dans POUGENS dans OEIL
Je me prosterne aux pieds de maman, et je la supplie de ne me plus faire les gros yeux ; je tâcherai à l'avenir d'être un peu plus joli garçon, Mém. t. III, p. 52, dans POUGENS dans OEIL
Mme R... était vêtue d'un rouge foncé qui lui sied mal ; et notre ami lui disait : Comment ! chère soeur, vous voilà belle comme un oeuf de Pâques, Mém. t. I, p. 339, dans POUGENS dans OEUF
Ce Dion était de Nicée en Bithynie, il s'occupa toute sa vie à décrier le mérite qui l'offusquait, Claude et Néron. I, 99 dans OFFUSQUER
Ils s'oignaient, ils se baignaient, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans OINDRE
Les journées sont longues et les années sont courtes pour l'homme oisif, Claude et Nér. II, 79 dans OISIF, IVE
Par son caractère ombrageux il était sujet à voir mal, Claude et Nér. I, 61 dans OMBRAGEUX, EUSE
Il y a des objets que l'ombre fait valoir, d'autres qui deviennent plus piquants à la lumière, Essai sur la peint. ch. 3 dans OMBRE
C'est là qu'il [Sénèque] dit de la gloire, qu'elle est à la vertu ce que l'ombre est au corps, Claude et Nér. II, 28 dans OMBRE
Il y a là une femme de chambre qui ne me quitte non plus que mon ombre, Père de famille, IV, 13 dans OMBRE
Agités par l'ombre du plaisir qu'ils poursuivent sans cesse et qui leur échappe toujours, Interprét. de la nature, n° 27 dans OMBRE
C'est l'éloquence la plus vigoureuse sans l'ombre d'effort de rhétorique, Lett. à Grimm. dans OMBRE
[Dans un tableau] l'ange qui s'élance des pieds de la Religion.... est d'une légèreté, d'une grâce, d'une élégance incroyables ; il a les ailes déployées, il vole, il ne pèse pas une once, Salon de 1767, t. IX, p. 55, éd. 1821 dans ONCE
La queue ondoyante, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 171, dans POUGENS. dans ONDOYANT, ANTE
Je ne sais ce que je louerai de préférence dans ce morceau ; est-ce le reflet de la lune sur ces eaux ondulantes ?, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 247, dans POUGENS dans ONDULANT, ANTE
Ce qu'il y a de remarquable dans ce morceau, c'est la vapeur ondulante et chaude qu'on voit en haut de l'arcade, ib. p. 410 dans ONDULANT, ANTE
L'éclat de l'astre de la nuit ondulait à leur surface, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 17, dans POUGENS dans ONDULER
Un enchaînement de petites onomatopées analogues aux idées qu'on a, et dont on est fortement occupé, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 474, dans POUGENS dans ONOMATOPÉE
L'éruption d'un fleuve souterrain a fait dresser des autels ; les fontaines d'eaux thermales ont un culte ; l'opacité de certains bois les a rendus sacrés, Claude et Ner. II, 8 dans OPACITÉ
Nos opinions sont nos maîtresses ; et où est l'amant qui souffre patiemment qu'on lui dise que sa maîtresse est laide ?, Mém. t. III, p. 292, dans POUGENS dans OPINION
Quel est celui qui, sans être un sot, ne s'est jamais trompé dans la bonne ou mauvaise opinion qu'il avait conçue des hommes ?, Claude et Nér. I, 120 dans OPINION
Discerner la vérité au milieu de l'erreur générale, c'est le caractère du génie ; opposer son sentiment à celui de tout un peuple, c'est l'indice d'une âme forte, Claude et Nér. II, 40 dans OPPOSER
Il est rare que l'oppression, quand elle est extrême, n'inspire pas aux peuples quelque résolution salutaire, Claude et Nér. I, 107 dans OPPRESSION
Il [Leibnitz] est le fondateur de l'optimisme, Opin. des anc. philos. Leibnitzianisme. dans OPTIMISME
Il [Sénèque] expose [Lettre LXV : Dieu a fait le monde le meilleur possible] les opinions de Platon, d'Aristote et des stoïciens sur le monde : on voit ici que le système de l'optimisme n'est pas d'hier, Claude et Nér. II, 21 dans OPTIMISME
Il n'y a plus de bonheur pour vous dans ce monde ! et vous êtes opulent, et il existe autour de vous tant de malheureux à soulager !, Claude et Nér. II, 42 dans OPULENT, ENTE
Au moment où l'on put arriver à tout avec de l'or, on voulut avoir de l'or, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 159, dans POUGENS dans OR
Il se forme un orage ; je le vois ; je le sens, Père de famille, V, 2 dans ORAGE
Un ciel orageux qui s'éclaircit semble annoncer la fin du fléau, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 29, dans POUGENS dans ORAGEUX, EUSE
L'oraison funèbre était un hommage d'étiquette chez les Romains, ainsi que de nos jours, Claude et Nér. I, 35 dans ORAISON
Cette loi orale qu'on disait que Moïse avait donnée, Opin. des anc. philos. dans ORAL, ALE
L'art oratoire ne pourrait même durer chez des peuples libres, s'il ne s'occupait d'affaires importantes, et ne conduisait l'homme d'une naissance obscure aux premières fonctions de l'État, Claude et Nér. I, 16 dans ORATOIRE
Celui qui méditera avec attention cet abrégé de la vie et de la doctrine d'Empédocle, ne le regardera pas comme un homme ordinaire, Opin. des anc. philos. Pythagorisme. dans ORDINAIRE
Il pensait que la cause universelle, ordinatrice et première était bonne, Opin. des anc. philos. (Pythagorisme). dans ORDINATEUR, TRICE
Chacune de ses faces [d'une idole] est un symbole de ses attributs relatifs à l'ordination et au gouvernement du monde, Opin. des anc. philos. (Malabares). dans ORDINATION
La sagesse et la grandeur de l'ordonnance, l'intelligence de la lumière et des ombres, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 102, dans POUGENS. dans ORDONNANCE
On a prétendu que l'ordonnance était inséparable de l'expression ; il me semble qu'il peut y avoir de l'ordonnance sans expression, Essai sur la peint. ch. 5 dans ORDONNANCE
Ce fut là qu'il annonça la doctrine d'un dieu ordonnateur du monde et protecteur des hommes, sous le nom d'Amida, Opin. des anc. philos. (Japonais). dans ORDONNATEUR, TRICE
Il y a peu d'hommes, même parmi les gens de lettres, qui sachent ordonner un tableau, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 126, dans POUGENS dans ORDONNER
Convenez que, lorsque je vous l'ordonnais ainsi [un tableau], vous aviez tort de m'objecter les limites de votre espace, ib. p. 50 dans ORDONNER
De toutes les machines, il n'y en a aucune qui travaille autant que la langue, aucune d'aussi orgueilleuse et d'aussi passive que l'oreille, Claude et Nér. II, 20 dans OREILLE
Les esprits entre eux se prêtent l'oreille, Ess. sur la vertu. dans OREILLE
On ferme l'oreille aux avis qu'on ne se sent pas la force de suivre ; ils importunent parce qu'ils humilient, Claude et Nér. II, 26 dans OREILLE
Tous ces vers sont pleins de dissonances ; et celui qui ne les sent pas n'a point d'oreille, Lett. sur les sourds et muets. dans OREILLE
Si un élève de l'école de Raphaël ou des Carraches en avait fait autant, n'en aurait-il pas eu les oreilles tirées d'un demi-pied ?, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 87, dans POUGENS dans OREILLE
En attendant, j'ai de la besogne par-dessus les oreilles, Mém. t. III, p. 63, dans POUGENS dans OREILLE
Alexandre mettait Homère sous son oreiller ; Scipion y mit Xénophon, Opin. des anc. philos. (Romains). dans OREILLER
Sénèque dit : l'homme fort se reconnaît jusque sur son oreiller, Claude et Nér. II, 28 dans OREILLER
Homme, songe que c'est à la faiblesse de tes organes que tu dois la qualité qui te distingue des animaux, Claude et Nér. II, 61 dans ORGANE
Ils donnaient des préceptes pour s'acheminer artificiellement à cet état d'orgasme et d'ivresse où ils se trouvaient au-dessus d'eux-mêmes, Opin. des anc. phil. (théosophes). dans ORGASME
Il se relègue dans la classe de ceux qui oscillent entre le vice et la vertu, Claude et Nér. II, 64 dans OSCILLER
Sa raide soutane a été exécutée sur lui par quelque mauvais sculpteur en bois ; elle n'est jamais sortie d'aucun métier d'ourdissage, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 9 dans OURDISSAGE
On dit que le roi n'a jamais le visage plus serein et plus ouvert avec un ministre que la veille de sa disgrâce, Mém. t. III, p. 5, dans POUGENS dans OUVERT, ERTE
Prenons mon ouvrage.... cela me dispensera du moins de le regarder, Père de famille, V, 6 dans OUVRAGE
Ce n'est pas l'ouvrage d'un moment que de faire un philosophe, même quand on l'est ; que sera-ce quand on ne l'est pas ? c'est bien pis, quand on croit l'être, Lett. sur les aveugles. dans OUVRAGE
L'ovale du visage, arrondi dans la femme, dans l'enfant ; caractère de jeunesse, principe de la grâce, Essai sur la peint. ch. IV dans OVALE
Le vainqueur [pour un prix de peinture] élevé sur les épaules de ses camarades.... après avoir joui des honneurs de cette espèce d'ovation, il fut déposé à la pension, Salon de 1767, Oeuvr. t. XV, p. 155 dans OVATION
Une page de Locke contient plus de vérités que tous les volumes de Malebranche, Opin. des anc. philos. (malebranchisme). dans PAGE
Chaque art a ses avantages : lorsque la peinture attaquera la poésie sur son pailler, il faudra qu'elle cède ; mais elle sera sûrement la plus forte, si la poésie s'avise de l'attaquer sur le sien, Salon de 1767, t. IX, p.126, DIDER. 1821 dans PAILLER
Tu remues le sable d'un fleuve qui roule des paillettes d'or, et tu reviens les mains pleines de sable, et tu laisses les paillettes, Pensées sur la peinture, Oeuv. t. XV, p. 171, dans POUGENS. dans PAILLETTE
Il faut regarder la masse énorme de ses écrits comme un grand fumier où l'on rencontre quelques paillettes d'or, Opin. des anc. philos. (scolastiques). dans PAILLETTE
Ils ont donné pour un morceau de pain telle composition que nous offririons inutilement de couvrir d'or, Salon de 1787, Oeuv. t. XIV, p. 7, dans POUGENS dans PAIN
Mme Hébert : Ah ! monsieur, c'est le garçon le plus honnête ! - Sophie : C'est un malheureux qui gagne son pain comme nous, et qui a uni sa misère à la nôtre, Père de famille, II, 4 dans PAIN
À gauche [dans un tableau], une grosse, lourde, massive, ignoble palefrenière de Bellone, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 83, dans POUGENS dans PALEFRENIER
Une palette de fer-blanc, où l'ouvrier avait pratiqué dix-huit à vingt petits enfoncements, c'est à peu près le nombre des couleurs dont un peintre a coutume de composer sa palette, Peinture en cire, Oeuv. t. XV, p. 345, dans POUGENS dans PALETTE
Lorsque la mort aura brisé la palette de cet artiste [Vernet], qui est-ce qui en ramassera les débris ?, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 250 dans PALETTE
C'est alors qu'on se battait sur son palier, Mém. t. III, p. 445, dans POUGENS dans PALIER
Il y a des effets de nature qu'il peut ou pallier ou négliger, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 324, dans POUGENS dans PALLIER
Nous combinons des points colorés ; il [l'aveugle] ne combine, lui, que des points palpables, Lett. s. les aveugles. dans PALPABLE
Le moment de palpitation qui suit un grand plaisir est encore un moment fort doux, Mém. t. I, p. 342, dans POUGENS dans PALPITATION
L'approbateur du pamphlet, Claude et Nér. II, 109 dans PAMPHLET
En tournant de là vers la gauche, fabriques ruinées, colonnes qui tombent de vétusté, et grand pan de vieux mur, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 409, dans POUGENS dans PAN
pratique de tous ces gens qui chantent dans les rues, montés sur des escabeaux, la baguette à la main, à côté d'une longue pancarte attachée à un grand bâton, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 6, dans POUGENS dans PANCARTE
Quelle tâche que le panégyrique d'un prince vicieux !, Claude et Nér. I, 35 dans PANÉGYRIQUE
Et conclure par des réflexions profondes sur une coiffure, une robe, un magot de la Chine, une nudité de Clinschted, une pantine de Boucher, Promenade du sceptique, Allée de fleurs, 11 dans PANTINE
Alors Garrick se mit à pantomimer le désespoir du père, Lettre à Mme Riccoboni. dans PANTOMIMER
Si le papillotage de lumière détruit l'harmonie, le papillotage d'action partage l'intérêt, et détruit l'unité, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 94, dans POUGENS dans PAPILLOTAGE
Mon ami, lorsque vous aurez des tableaux à juger, allez les voir à la chute du jour.... s'il y a des trous, l'affaiblissement de la lumière les fera sentir ; s'il y a du papillotage, il en deviendra plus fort, Salon de 1767, t. IX, p. 57, édit. 1821 dans PAPILLOTAGE
C'est un exemple de l'art de papilloter en grand, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 39, dans POUGENS dans PAPILLOTER
Le chrétien est impie en Asie, le musulman en Europe, le papiste à Londres, Pens. phil. 35 dans PAPISTE
Toutes les idées que vous avez eues me sont aussi venues par la tête ; mais je les ai chassées comme des suggestions du malin esprit, Mém. t. II, p. 111 dans PAR
De par le roi, monsieur l'exempt, faites votre devoir, Père de famille, v, 12 dans PAR (DE)
Il [Diderot] a dit : Tu [Voltaire] as reçu les honneurs du triomphe dans la capitale la plus éclairée de l'univers.... et les critiques ont ajouté avec une hardiesse qui ne se dément pas : parade burlesque !, Claude et Nér. II, 109 dans PARADE
Un auteur paradoxal ne doit jamais dire son mot...., Réfl. sur l'esprit. dans PARADOXAL, ALE
Clément d'Alexandrie parut dans le second siècle ; il avait été l'élève de Pantarnus, philosophe stoïcien, avant que d'être chrétien, Opin. des anc. philos. (Jésus-Christ). dans PARAÎTRE
C'est, vous le répéterai-je, la richesse et la parcimonie de nature, toujours économe, et jamais avare ni pauvre, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 245 dans PARCIMONIE
Claude, proclamé et tranquillement assis sur le trône, annonce le pardon des injures qu'on lui a faites, et pardonne, Claude et Nér. I, 18 dans PARDON
Dans la 94e [lettre de Sénèque], l'union de la philosophie parénétique ou de préceptes avec la philosophie dogmatique ; cette lettre est pleine de sens, Claude et Nér. II, 34 dans PARÉNÉTIQUE
Non, ce n'est pas lui qui parle ainsi ; c'est ainsi qu'on le fait parler, Claude et Nér. II, 91 dans PARLER
Les habitants de Langres ont de l'esprit, de l'éducation, de la gaieté, de la vivacité et le parler traînant, Mém. t. III, p. 175, dans POUGENS dans PARLER
Il [Anquetil] se forma une idée juste de la religion des parsis ; il entra dans leurs temples, et vit le culte qu'ils rendent au feu, Opin. des anc. phil. (Zend-Avesta). dans PARSI, IE
N'admettre à la participation des mystères que des âmes sensibles et des imaginations ardentes et fortes, Opin. des anc. philos. (Grecs). dans PARTICIPATION
Particule émanée de la divinité, Opinion des anciens philosophes (stoïcisme) dans PARTICULE
Le premier pas de la faculté de penser, c'est d'examiner ses perceptions, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 442, dans POUGENS. dans PAS
Je me crois passable moraliste, parce que cette science ne suppose qu'un peu de justesse dans l'esprit, Claude et Nér. II, 109 dans PASSABLE
Alors, les passages de l'obscurité à l'ombre, de l'ombre à la lumière, de la lumière au grand éclat, sont si doux, si touchants, Essai sur la peinture, ch. 3 dans PASSAGE
[Dans un portrait] point de nuances, point de passages, nulles teintes dans les chairs, Salon de 1767, t. IX, p. 36, éd. 1821 dans PASSAGE
C'est Ajax, fils d'Oïlée, le bras gauche passé dans son bouclier, Mém. t. III, p. 286, dans POUGENS dans PASSÉ, ÉE
Il passera sur une planche étroite, il tombera et se cassera une jambe, Salon de 1767, Oeuvres, t. XIV, p. 221, dans POUGENS. dans PASSER
La sagesse de Salomon a passé en proverbe ; il écrivit une multitude incroyable de paraboles, Opin. des anciens philos. (Juifs) dans PASSER
Le temps se passe, et le cours de la vie s'achève sans qu'on s'en aperçoive, Salon de 1767, Oeuv. t. xv, p. 151, dans POUGENS dans PASSER
La raison sans les passions serait presque un roi sans sujets, Claude et Nér. II, 49 dans PASSION
On déclame sans fin contre les passions ; on leur impute toutes les peines de l'homme, et l'on oublie qu'elles sont aussi la source de tous ses plaisirs, Pens. philos. n° 1 dans PASSION
M. et Mme de Trudaine m'ont pris dans une belle passion, Mém. t. III, p. 77, dans POUGENS dans PASSION
Je suis bien fâché contre ce mot de pastiche qui marque du mépris et qui peut décourager les artistes de l'imitation des meilleurs maîtres anciens, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 329, dans POUGENS dans PASTICHE
À moins que la patience ne lui échappât et ne l'exposât à sortir de son caractère, Claude et Nér. II, 109 dans PATIENCE
Vaut-il mieux avoir éclairé le genre humain qui durera toujours, que d'avoir ou sauvé ou bien ordonné une patrie qui doit finir ?, Claude et Nér. II, 75 dans PATRIE
Je ne puis souffrir en aucune circonstance qu'on mette l'homme à quatre pattes, Mémoires, t. III, p. 442, dans POUGENS dans PATTE
Quelques pleurs se présentaient au bord de vos paupières ; ou vous les reteniez, ou vous détourniez la tête pour les essuyer furtivement, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 193 dans PAUPIÈRE
Toute langue en général étant pauvre de mots propres pour les écrivains qui ont l'imagination vive, ils sont dans le même cas que des étrangers qui ont beaucoup d'esprit, Lett. sur les aveug. dans PAUVRE
Ils étaient si pauvres de talents et de ressources..., Opin. des anc. philos. (jésuites). dans PAUVRE
Ceux qui ne connaissent Mme d'Holbach que sur la parole de M. Suard ne la connaissent point, parce que M. Suard n'était pas payé pour en dire du bien, Mém. t. II, p. 411 dans PAYÉ, ÉE
Tout homme qui ne se paie pas par ses mains, en recueillant dans son cabinet, par l'ivresse, par l'enthousiasme du métier, la meilleure partie de sa récompense, ferait fort bien de demeurer en repos, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 157 dans PAYER
J'ai à présent sous mes yeux un paysage que Vernet fit à Rome pour un habit, veste et culotte, et qui vient d'être acheté mille écus, Salon de 1767, au début. dans PAYSAGE
Vous croyez donc que, pour être un paysagiste, il ne s'agit que de jeter çà et là des arbres ?, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 282 dans PAYSAGISTE
Vous en serez châtié par la perte pécuniaire et par le déshonneur, Lett. à M. le Breton. dans PÉCUNIAIRE
On dit que le temps peint les beaux tableaux [qu'il les embellit], Salon de 1767, t. XIV, p. 141 dans PEINDRE
Vien dessine bien, peint bien ; mais il ne pense ni ne sent, Salon de 1767, t. IX, p. 55, éd. 1821 dans PEINDRE
Peines à la campagne, peines à la ville, peines partout ; celui qui ne connaît pas la peine n'est pas à compter parmi les enfants des hommes, Mém. t. I, p. 209, dans POUGENS dans PEINE
Les auteurs d'entre les modernes qui en valent la peine ont été traduits dans notre langue, Lett. sur la chirurg. dans PEINE
Soyez sûr qu'un peintre se montre dans son ouvrage autant et plus qu'un littérateur dans le sien, Essai sur la peint. ch. II dans PEINTRE
Il n'y a, à proprement parler, que trois grands peintres originaux, Raphaël, le Dominicain et le Poussin, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 245, dans POUGENS dans PEINTRE
Montaigne est riche en expressions, il est énergique, il est philosophe, il est grand peintre et grand coloriste, Claude et Nér. II, 17 dans PEINTRE
La peinture se divise en technique et idéale, et l'une et l'autre se sous-divise en peinture de portrait, peinture de genre et peinture historique, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 325, dans POUGENS dans PEINTURE
Ce qui fait bien en peinture fait toujours bien en poésie ; mais cela n'est pas réciproque, Salon de 1767, t. XIV, p. 127 dans PEINTURE
Si nous n'étions pas des pelotons de contradictions, Oeuvr. compl. 1821, t. IX, p. 93 dans PELOTON
Le palais de Numa, le temple de Vesta, les pénates du peuple romain, Claude et Nér. I, 89 dans PÉNATES
Les fleurs croissent à nos pieds, et il faut au moins se pencher pour les cueillir, Opin. des anc. philos. Épicurisme. dans PENCHER
Au pendant, est à droite une colonnade ruinée, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 400 dans PENDANT, ANTE
Lekain-Ninias [dans la Sémiramis de Voltaire] pousse du pied vers la coulisse une pendeloque de diamants qui s'était détachée de l'oreille d'une actrice, Mém. t. IV, p. 44, dans POUGENS dans PENDELOQUE
Son bras droit pend bien et bien négligemment, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 339 dans PENDRE
Il [Sénèque] s'adresse à ses hommes qui feraient peut-être assez peu de cas de la vertu s'il ne leur était permis d'en afficher le faste ; qui en ont toujours, et d'aussi mauvaise grâce, le mot à la bouche que les femmes sauvages leur perle pendue à la lèvre, Claude et Néron, II, 39 dans PENDU, UE
Il y en a un assez grand nombre qui ne savent qu'en penser et qui décideraient volontiers la question à croix ou pile, Pens. phil. 22 dans PENSER
Le roi a renvoyé à l'académie des sciences la pension vacante par la mort de Clairaut, due à d'Alembert, qui n'est pas riche, et contestée par Vaucanson, qui a quarante mille livres de rente, Mém. t. II, p. 265, dans POUGENS dans PENSION
Nous l'aurions vu [le parlement] vendu à l'autorité, la plupart de ses membres pensionnés de la cour, Sur l'hist. du parlement. dans PENSIONNÉ, ÉE
Je le vois se présenter au percusseur, Claude et Néron, I, 86 dans PERCUSSEUR
Mon cher oncle, je m'en irai ; je m'en retournerai ; ne me perdez pas, Père de famille, v, 12 dans PERDRE
Ses parents, qui n'approuvaient pas ce dessein, l'envoyèrent [Juste Lipse] à Louvain, où sa vocation se perdit, Opin. des anc. philos. (Stoïcisme). dans PERDRE
Que fait votre fils ? ce qu'il fait ? il est perdu ; il dessine, il fait des vers, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 12, dans POUGENS dans PERDU, UE
Perdurable, il [Dieu] n'aura point de fin, Opin. des anc. philos. (Sarrasins). dans PERDURABLE
Appellerons-nous postérité deux ou trois siècles ? il nous faut une pérennité bien duement constatée, Mém. t. III, p. 221, dans POUGENS dans PÉRENNITÉ
Si nos prédécesseurs n'avaient rien fait pour nous, et si nous ne faisions rien pour nos neveux, ce serait presque en vain que la nature eût voulu que l'homme fût perfectible, Mém. t. III, p. 360, dans POUGENS dans PERFECTIBLE
Ils [certains peintres] étudient la nature comme parfaite et non comme perfectible, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 22, dans POUGENS dans PERFECTIBLE
Cicéron envoya son fils à Athènes sous le péripatéticien Cratippus, Opin. des anc. philos. (Romains). dans PÉRIPATÉTICIEN, ENNE
L'abbé Raynal est fort mal à son aise partout où il ne pérore pas colonies, politique et commerce, Lett. à Mlle Voland, 4 oct. 1767 dans PÉRORER
J'aime mieux des persécutions présentes qui honoreront ma mémoire, que des éloges et des récompenses qui la flétriront, Mém. t. III, p. 236, dans POUGENS dans PERSÉCUTION
À peine ai-je parcouru quelques pages de Clarisse, que je compte déjà quinze ou seize personnages ; bientôt le nombre se double, Éloge de Richards. dans PERSONNAGE
C'est un homme d'un grand mérite, et qui écoute comme personne [sous-entendu : n'écoute], S. les caractères dans PERSONNE
Voulez-vous que je vous raconte un fait qui m'est personnel ?, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 195, dans POUGENS. dans PERSONNEL, ELLE
Gaussin, qui débutait alors et qui était la beauté personnifiée, Mém. t. IV, p. 61, dans POUGENS dans PERSONNIFIÉ, ÉE
Dans ce mauvais tableau, il y a pourtant de la perspective, et les figures fuient bien du côté de la porte du fond, Salon de 1767, t. IX, p. 42, éd. 1821 dans PERSPECTIVE
Abandonnons le pervers à sa honte secrète, Claude et Nér. II, 3 dans PERVERS, ERSE
On ne pardonne rien aux hommes d'un certain ordre : on pèse leurs plus indifférentes actions dans une balance rigoureuse, Claude et Nér. I, 95 dans PESER
La vie de l'ignorant ne pèse pas une heure de l'homme qui sait, Opin. des anc. phil. (Sarrasins). dans PESER
Il regrette sincèrement le temps qu'il a perdu avec les grands et les femmes, ces pestes du talent, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 316, dans POUGENS dans PESTE
Il est plus permis à une petite femme d'être belle qu'à un petit homme d'être beau, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. I, p. 468, dans POUGENS. dans PETIT, ITE
Une chose hideuse me blesse moins qu'une petite chose, Salon de 1765, Oeuv. T. XIII, p. 107, dans POUGENS dans PETIT, ITE
Cela est petitement fait, mal agencé, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 273, dans POUGENS dans PETITEMENT
Sa philosophie [du stoïcien] était une espèce de profession religieuse... où l'on faisait voeu d'apathie, et sous laquelle on restait de chair, avec quelque zèle qu'on travaillât à se pétrifier, Claude et Nér. II, 64 dans PÉTRIFIER
Les auteurs d'entre les modernes... un médecin comme il y en a peu, Lett. s. la chirurgie. dans PEU
Reproches que nous avons entendus de nos jours, tant cette énorme bête qu'on appelle le peuple s'est toujours ressemblé, Claude et Nér. I, 75 dans PEUPLE
En corrigeant une peur par une peur, la peur de la mort par celle de la honte, Oeuv. t. III, p. 446, dans POUGENS dans PEUR
La justice, ou cette vertu qui règle le sentiment que les Grecs ont désigné sous le nom de philanthropie, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme). dans PHILANTHROPIE
Je n'accorde le titre de philosophe qu'à celui qui s'exerce constamment à la recherche de la vérité et à la pratique de la vertu, Claude et Nér. II, 6 dans PHILOSOPHE
On dit : vivre d'abord, ensuite philosopher ; c'est le peuple qui parle ainsi ; mais le sage dit : philosopher d'abord, et vivre ensuite si l'on peut, Claude et Nér. II, 2 dans PHILOSOPHER
Jamais philosophie ne fut moins entendue et plus calomniée que celle d'Épicure, Opin. des anc. philos. (Épicurisme) dans PHILOSOPHIE
On disait à l'un d'entre eux [homme de la cour] : On ne vous a point vu à la cour depuis la mort du roi ; il répondit : C'est que je n'ai point encore trouvé ma physionomie d'avénement, Claude et Nér. I, 34 dans PHYSIONOMIE
Personne n'a plus que lui la physionomie de son âme, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 40, dans POUGENS dans PHYSIONOMIE
Nous serions fort embarrassés de dire bien précisément ce que c'est que d'avoir de la physionomie, Lett. sur les aveugles. dans PHYSIONOMIE
Rien de plus rare qu'un homme qui soit homme de toute pièce, Sur les caractères. dans PIÈCE
Aussitôt qu'un méthodiste a mis dans son système l'homme à la tête des quadrupèdes, il ne l'aperçoit plus dans la nature que comme un animal à quatre pieds, Interprét. de la nat. n° 48 dans PIED
Une statue est faite pour être vue de loin ; on lui donnera un piédestal : il faut qu'un piédestal soit solide, Lett. sur les sourds et muets. dans PIÉDESTAL
On a fait d'une pierre deux coups : on s'est ménagé des effets de lumière pour le dessous de ces arcades, et l'on a masqué l'unique défaut d'un des plus beaux morceaux d'architecture qu'il y ait au monde, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 280, dans POUGENS dans PIERRE
Quelques pierres gravées de Gai, qui étonneront les antiquaires à venir, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 27, dans POUGENS dans PIERRE
Ces femmes [convulsionnaires] qui se font aujourd'hui piétiner, donner des coups d'épée, crucifier, frapper à coups de bûches, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans PIÉTINER
Nous sommes allés mettre au pillage les parterres de M. Poultier, Est-il bon ? est-il méchant ? III, 2 dans PILLAGE
Tes folies n'ont-elles pas mis tes jours et tes nuits au pillage, sans que tu t'en sois aperçu ?, Claude et Nér. II dans PILLAGE
Ne confondez point les minauderies, la grimace, les petits coins de bouche relevés, les petits becs pincés, et mille autres puériles afféteries, avec la grâce, moins encore avec l'expression, Ess. sur la peint. 4 dans PINCÉ, ÉE
On prétend qu'elle [une oeuvre] est d'un pinceau vigoureux, Salon de 1767, Oeuvr. t. XV, p. 22, dans POUGENS dans PINCEAU
Celui qui sera curieux de connaître la délicatesse et la vigueur du pinceau de Sénéque, Claude et Nér. II, 33 dans PINCEAU
Il ne fallait pas manquer à un pique-nique qu'on avait arrangé pour le lendemain, Mém. t. II, p. 373, dans POUGENS dans PIQUE-NIQUE
Quand je suis en pique-nique avec mes amis, et que la tête s'est un peu échauffée de vin blanc, Essai sur la peint. ch. v. dans PIQUE-NIQUE
Nous avons fait un piquet à tourner où, par parenthèse, j'ai essuyé un coup unique : quatorze d'as, quatorze de rois, sixième majeure, repic et capot en dernier, Mém. t. I, p. 170, dans POUGENS dans PIQUET
Le temps ne permettait pas de se promener ; Mangogul n'osait proposer un piquet, Bijoux indiscrets, I, 3 dans PIQUET
Quelques pages.... où je l'accusais [Voltaire] de trop de sensibilité pour la piqûre des insectes qui s'attachaient à lui, Claude et Néron, II, 109 dans PIQÛRE
Vous avez entendu parler de ces dévots orientaux dont la pratique religieuse se réduit à pirouetter sur un pied, jusqu'à ce qu'ils tombent par terre sans connaissance, Mém. t. I, p. 202, dans POUGENS dans PIROUETTER
C'est César que cela [dans un tableau].... c'est un fesse-mathieu, un pisse-froid, un morveux dont il n'y a rien à attendre de grand, Salon de 1767, t. IX, p. 69, éd. 1821 dans PISSE-FROID
Je ne m'amuserai point à prouver ici combien sont pitoyables tous ces raisonnements, Opin. des anc. philos. (antédiluvienne philos.) dans PITOYABLE
On a condamné un homme à mort pour des placards [en 1760], et, le lendemain de son exécution, on en trouve aux coins des rues de plus séditieux, Mém. t. I, p. 271, dans POUGENS dans PLACARD
Je me représente la vaste enceinte des sciences, comme un grand terrain parsemé de places obscures et de places éclairées, Interprét. de la nat. n° 14 dans PLACE
Un souverain placé sur le trône, ou par des conjurés, ou par des rebelles, Claude et Nér. I, 73 dans PLACÉ, ÉE
Rien n'est si commun et si difficile à reconnaître que le plagiat en peinture, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 169, dans POUGENS dans PLAGIAT
Cet emprunt de lumière et d'inspiration n'est point un plagiat, ib. p. 274 dans PLAGIAT
Il en est de la frénésie des plaideurs comme des maladies épidémiques ; celles-ci enrichissent le médecin, celle-là fait la fortune de l'avocat, Claud. et Nér. I, 24 dans PLAIDEUR, EUSE
La plainte surfait toujours un peu les afflictions, Claude et Nér. I, 31 dans PLAINTE
Le satyre est dessiné comme il plaît à Dieu, Salon de 1765. Oeuv. t. XIII, p. 94, dans POUGENS dans PLAIRE
Mon ami tant qu'il vous plaira ; moi d'abord, Sur les caractères. dans PLAIRE
Les peines et les plaisirs d'opinion sont sans nombre, Mém. t. III, p. 262, dans POUGENS dans PLAISIR
D'une platitude de couleur à faire plaisir, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 67, dans POUGENS dans PLAISIR
Faites ce que je vous dis, car tel est mon bon plaisir, serait la phrase la plus méprisante qu'un monarque pût adresser à ses sujets, si ce n'était pas une vieille formule de l'aristocratie, Claude et Nér. II, 36 dans PLAISIR
Comme elle est coiffée ! comme cette tête est bien par plans ! comme elle est hors de la toile, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 312, dans POUGENS dans PLAN
Bayle avait formé depuis longtemps le plan de son dictionnaire historique et critique, Opinion des anc. phil. (Pyrrhon. phil.) dans PLAN
Il faut s'être promené longtemps sur les planches, et le rôle exige quelquefois la première jeunesse, Mém. t. IV, p. 29, dans POUGENS dans PLANCHE
De toutes les sectes qui sortirent de l'école de Socrate, aucune n'eut plus d'éclat, ne fut aussi nombreuse, ne se soutint aussi longtemps que le platonisme, Opin. des anc. philos. Platonisme. dans PLATONISME
Ils [les pythagoriciens] poussaient si loin la charité, que l'un d'eux condamné au supplice par Denis le tyran trouva un pleige qui prit sa place dans la prison, Opin. des anc. philos. (juifs). dans PLEIGE
L'espace occupé par un corps est un espace plein ; celui qu'un corps n'occupe point est un espace vide, Opin. des anc. philos. (hobbisme). dans PLEIN, EINE
Les deux rois se sont vus ; ils se sont dit tout plein de choses douces, Mém. t. III, p. 23, dans POUGENS dans PLEIN, EINE
L'abbé Galiani m'a beaucoup déplu, à moi, en confessant qu'il n'avait jamais pleuré de sa vie, et que la perte de son père, de ses frères, de ses soeurs, de ses maîtresses ne lui avait pas coûté une larme, Mém. t. I, p. 255, dans POUGENS dans PLEURER
C'est une espèce d'Héraclite chrétien, toujours prêt à pleurer sur la folie de ses semblables, Mém. t. I, p. 91, dans POUGENS dans PLEURER
La pleureuse de Greuze l'arrêta et le surprit, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 196, dans POUGENS dans PLEUREUR, EUSE
Je serai le plus insigne pleurnicheur vieillard que vous ayez jamais connu, Mém. t. III, p. 124, dans POUGENS dans PLEURNICHEUR, EUSE
Il [Diogène] faisait pleuvoir le sel et l'ironie sur les vicieux, Opinion des anc. philos. (cyniques). dans PLEUVOIR
Elles plient à leur gré la volonté de leur amant, Claude et Nér. I, 47 dans PLIER
On voit tous les jours plier sous les maux des hommes que le ciel n'épargne pas, Claud. et Nér. II, 56 dans PLIER
Malheur à celui que quelqu'une de ces pensées, que je jette au hasard à mesure que la lecture du philosophe me les offre, ne plongera pas dans la méditation !, Claude et Nér. II, 1 dans PLONGER
La plupart des autres ouvrages du philosophe sont des impromptus faits au courant de la plume, Claude et Nér. II, 10 dans PLUME
Des fautes légères échappées à une plume rapide, Claude et Nér. II, 109 dans PLUME
Méfiez-vous de ces gens qui ont leurs poches pleines d'esprit, et qui le sèment à tout propos, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 34, dans POUGENS dans POCHE
Je l'ai vu ; cela n'est absolument que poché ; mais charmant, expressif et plein de vie, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 57, dans POUGENS dans POCHÉ, ÉE
Tous ces rares et divins insensés font de la poésie dans la vie, de là leur malheur, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 220, dans POUGENS dans POÉSIE
Vien dessine bien, peint bien ; mais il ne pense ni ne sent ; Doyen serait son écolier dans l'art, mais il serait son maître en poésie, ib. t. IX, p. 55, édit. 1821 dans POÉSIE
Qu'est-ce qu'un poëte négligé ? c'est celui qui sème de temps en temps de la prose lâche et molle à travers de beaux vers, Pensées sur la peint. Oeuvr. t. XV, p. 231, dans POUGENS dans POËTE
Tous ces groupes insignifiants prouvent évidemment que la poétique des ruines est encore à faire, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 414, dans POUGENS dans POÉTIQUE
Y entrant à mesure que la lumière y poignait, et s'en éloignant à mesure que les ténèbres s'y reformaient, Opin. des anc. philos. (Platonisme). dans POINDRE
La mère est en grande colère : elle a les deux poings sur les côtés, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 177, dans POUGENS dans POING
Il règne ici une secte de faiseurs de pointes dont M. le chevalier de Chastellux est un des premiers apôtres ; elles sont si mauvaises, que c'est presque un des caractères d'un bon esprit que de ne pas les entendre, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 42, dans POUGENS dans POINTE
Il ne faut poursuivre le phénomène à la pointe de l'esprit, que quand il échappe à la portée du sens, Opin. des anc. philos. (secte éléatique). dans POINTE
Si l'on forme, avec une pointe aiguë, des traits ou des hachures, sans recourir à l'eau-forte, ni au burin, cela s'appelle graver à la pointe sèche, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 358, dans POUGENS dans POINTE
On n'est ni ignorant, ni sot, moins encore méchant pour ne voir jamais que la pointe de son clocher, Sur les caract. dans POINTE
On quitte Tartuffe et le Misanthrope pour courir à Jérôme Pointu ; le bon goût est perdu, Est-il bon, est-il méchant ? III, 12 dans POINTU, UE
Allez d'un pôle à l'autre, interrogez les peuples, et vous y verrez partout l'idolâtrie et la superstition s'établir par les mêmes moyens, Opin. des anc. phil. (Japonais). dans PÔLE
Le poli des corps n'a guère moins de nuances pour lui [l'aveugle] que le son de la voix, Lett. sur les aveugles. dans POLI, IE
Il se peut que les Arabes aient poli leur langue, Opin. des anc. phil. (Arabes) dans POLIR
On voit, lettre LVII [de Sénèque], que la langue latine s'était appauvrie, comme la nôtre, en se polissant, Claude et Nér. II, 20 dans POLIR
Celui qui ne veut satisfaire qu'aux besoins de la nature, ne se morfond point à la porte des grands, n'essuie ni leurs regards dédaigneux, ni leur politesse insultante, Claude et Nér. II, 1 dans POLITESSE
Admettre plusieurs intelligences supérieures toutes essentiellement bonnes, c'est être polythéiste, Ess. s. la vertu. dans POLYTHÉISTE
Les taches dont on a voulu moucheter son poitrail imitent très bien le pommelé du ciel, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 58 dans POMMELÉ, ÉE
Il est dangereux en philosophie de s'écarter du sens usuel et populaire des mots, Claude et Néron, II, 69 dans POPULAIRE
Un porte-dais et quelques autres ecclésiastiques assistants avec des cierges, des flambeaux et la croix, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 48, dans POUGENS dans PORTE-DAIS
On sait à quel âge un enfant doit apprendre à lire.... ce n'est qu'en matière de religion qu'on ne consulte point sa portée, Pens. phil. 25 dans PORTÉE
Démocrite prit pour disciple Protagoras, un de ses concitoyens ; il le tira de la condition de portefaix, pour l'élever à celle de philosophe, Opin. des anc. philos. Éléatiques dans PORTEFAIX
Ce vieillard, c'est Jupiter, je le reconnais à l'oiseau porte-foudre qu'il a sous ses pieds, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 19, dans POUGENS dans PORTE-FOUDRE
J'ai de la peine tout ce que j'en peux porter, Père de fam. v, 9 dans PORTER
Au fond du coeur reconnaissant le bienfait porte intérêt, Claude et Nér. II, 29 dans PORTER
Il [Anaximandre] passe pour avoir porté les mathématiques fort au delà du point où Thalès les avait laissées, Opin. des anc. phil. (ioniques). dans PORTER
Robert Sorbon s'est immortalisé par la maison qu'il a fondée, et qui porte son nom, Opin. des anc. philos. (scholastiques). dans PORTER
C'est un tissu d'idées qui ne portent sur rien, Mém. t. IV, p. 312, dans POUGENS dans PORTER
Il [Zénon] s'établit sous le Portique : cet endroit était particulièrement décoré des tableaux de Polygnote et des plus grands maîtres, Opin. des anc. philos. Stoïcisme. dans PORTIQUE
Le Portique, l'Académie et le Lycée de la Grèce n'ont rien produit de comparable à Sénèque pour la philosophie morale, Claude et Nér. I, 121 dans PORTIQUE
Point de grands peintres qui n'aient su faire les portraits : témoins Raphaël, Rubens, Lesueur, Vandick, Essai sur la peinture, ch. 5 dans PORTRAIT
Votre ligne n'eût pas été la véritable ligne, la ligne de beauté, la ligne idéale, mais une ligne quelconque altérée, déformée, portraitique, individuelle, Oeuv. compl. 1821, t. IX, p. 14 dans PORTRAITIQUE
Pourquoi un peintre d'histoire est-il communément un mauvais portraitiste ?, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 270, dans POUGENS dans PORTRAITISTE
Votre Sainte Geneviève est bien posée, bien dessinée, bien coloriée, bien drapée, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 295, dans POUGENS dans POSÉ, ÉE
Le médecin Xénophon, homme supérieur, qui n'aurait pas été, je crois, fort émerveillé de la distinction subtile d'un fameux archiatre de nos jours entre l'assassinat positif et l'assassinat négatif, Claude et Nér. I, 33 dans POSITIF, IVE
Un brelan cher, où j'ai perdu la possibilité [tout ce qu'il était possible de perdre], Oeuvr. choisies, t. II, p. 565 dans POSSIBILITÉ
Tous les possibles ne doivent point avoir lieu en bonne peinture, non plus qu'en bonne littérature, Ess. sur la peint. ch. 3 dans POSSIBLE
La postérité ne commence proprement qu'au moment où nous cessons d'être ; mais elle nous parle longtemps auparavant, Mém. t. III, p. 218 dans POUGENS dans POSTÉRITÉ
La postérité pour le philosophe, c'est l'autre monde de l'homme religieux, ib. p. 224 dans POSTÉRITÉ
Un enfant supposé par des parents entêtés de la postéromanie, Lett. à Mlle Voland, 20 déc. 1765 dans POSTÉROMANIE
Quand il s'est bien barbouillé et qu'il ne sait plus où il en est, gare le pot au noir, s'écrie-t-il, Mém. t. IV, p. 289, dans POUGENS dans POT
Sur le devant et au pied des petites montagnes, un poteau de seigneur qui marque le chemin ; ce poteau est planté à l'entrée d'un pont de bois, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 250, dans POUGENS dans POTEAU
Qui est-ce qui a lu les ouvrages de Richardson sans désirer de connaître cet homme, de l'avoir pour frère ou pour ami ?, Éloge de Richards. dans POUR
Si une truie est pressée de mettre bas, on a tout le soin possible d'elle et de ses pourcelets, Lett. à Mlle Voland, 30 sept. 1760 dans POURCELET
Il s'extasiait, il admirait sottement, il souriait ; il avait la convulsion, il se pourléchait, Salon de 1767, Oeuv. t XIV, p. 457 dans POUGENS dans POURLÉCHER
Qu'il [Néron] me tue, avait-elle [Agrippine] répondu, pourvu qu'il règne, Claude et Nér. I, 77 dans POURVU QUE
Il s'adresse au père infirmier ; celui-ci lui dit... " Il y a un grand garçon qui n'a plus que deux heures à aller... " on tâchera de vous le pousser ", Lett. à Mlle Voland, 1er déc. 1765 dans POUSSER
Il y avait quinze ans qu'ils [M. Bertin et une actrice] vivaient ensemble ; M. Bertin en avait eu une poussinée d'enfants, Lett. à Mlle Voland, 12 sept. 1761 dans POUSSINÉE
C'est leur duvet, leur innocence, leur étourderie poussinière, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 277, dans POUGENS dans POUSSINIÈRE
Le traité de Versailles qui durera ce qu'il pourra, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 27, dans POUGENS dans POUVOIR
Quelque habile que soit un artiste, il est facile de discerner s'il a appelé le modèle ou travaillé de pratique, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 191, dans POUGENS dans PRATIQUE
Il n'y a presque pas un peintre qui appelle le modèle ; ils ne font plus que de pratique, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 47 dans PRATIQUE
Combien de défauts dans leurs ouvrages [de certains peintres] qui m'échappent, faute d'avoir pratiqué, et comme je les leur remontrerais !, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 98 dans PRATIQUER
Un choix de préceptes moraux tirés de Sénèque, et mis en ordre par un habile professeur, fournirait d'excellentes leçons de sagesse à de jeunes élèves, Claude et Nér. I, 122 dans PRÉCEPTE
Que deviendraient les peines et les récompenses, les menaces et les promesses, en un mot tous les préceptes de la loi, s'il ne dépendait pas de l'homme de les accomplir ou de les violer ?, Opin. des anc. phil. (juifs). dans PRÉCEPTE
Si la vérité blesse si fréquemment, c'est un peu la faute de celui qui la dit : ou c'est un orgueilleux qui nous humilie, ou un ignorant qui nous préceptorise, ou un grossier personnage qui nous insulte, Claude et Nér. II, 109 dans PRÉCEPTORISER
Elle se précipitera aux pieds de César, et tiendra ses genoux embrassés, Claude et Nér. I, 25 dans PRÉCIPITER
Le sacrifice que l'on fait de soi-même en idée est une disposition préconçue à s'immoler en réalité, Éloge de Richardson. dans PRÉCONÇU, UE
Il vaut mieux être préconisé par une voix qui loue sans cesse [la postérité], que par une bouche qui se tait quand nous n'avons plus d'oreilles, Lett. à Falconet, janvier 1766 dans PRÉCONISER
Les membres déliés de la mouche ne la destinent pas moins à être la proie, que la force et l'adresse de l'araignée à être le prédateur, Essai sur la vertu. dans PRÉDATEUR
Un rabbin moderne [Manassé] qui avait fort étudié les anciens, assure que la préexistence des âmes est un sentiment généralement reçu chez les docteurs juifs, Opin. des anc. philos. (Juifs). dans PRÉEXISTENCE
Point de notion dans l'âme qui n'ait préexisté dans la sensation, Opin. des anc. philos. Hobbisme. dans PRÉEXISTER
Burrhus était préfet ou gouverneur de Rome, emploi important qui le rendait maître de toute l'Italie, Claude et Nér. I, 42 dans PRÉFET
Il y a longtemps que je pensais, avec l'auteur des Essais [Montaigne], que Cicéron est un grand musicien, mais qui prélude trop longtemps avant que de jouer sa pièce, et qui me semble, en la jouant, trop soucieux d'être écouté, Claude et Nér. II, 17 dans PRÉLUDER
Les funérailles des enfants sont toujours prématurées lorsque les mères y assistent, Claude et Nér. II, 44 dans PRÉMATURÉ, ÉE
Les jeunes gens veulent être pris par les sens, Pens. philos. n° 26 dans PRENDRE
Je ferai ce que je pourrai, je ne promets pas, vous me prendrez si je viens, Mém. t. IV, p. 224 dans PRENDRE
Je gagerais qu'elles ont été prises d'après le même modèle, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 300, dans POUGENS dans PRENDRE
Rien n'est plus commun que de prendre sa tête pour son coeur, Lett. à Mlle Voland, 8 sept. 1767 dans PRENDRE
Cette draperie est une seule et unique pièce d'étoffe qui s'en va prendre les bras, les jambes, le corps, les épaules, le dos, toute la figure, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 332, dans POUGENS dans PRENDRE
L'âge s'avance, les charmes passent, les hommes s'éloignent, la mauvaise humeur prend, Père de famille, II, 2 dans PRENDRE
Cette doctrine eut de la peine à prendre à la Chine et au Japon, Opin. des anc. phil. (Japonais). dans PRENDRE
Sans l'usage convenable des sens, il n'y a point d'idées ou de prénotions ; et sans prénotions, il n'y a ni opinion ni doute, Opin. des anc. philos. (épicurisme). dans PRÉNOTION
Claude s'exprimait avec élégance quand il s'était préparé, Claude et Nér. I, 38 dans PRÉPARER
Il faut qu'une légitime et nécessaire prépondérance devienne la première récompense de la vertu, Claude et Nér. I, 50 dans PRÉPONDÉRANCE
La prérogative la plus belle de l'humanité, la liberté de penser par soi-même, Opin. des anc. philos. (éclectisme) dans PRÉROGATIVE
Il est impossible que le presbyte et le myope, qui voient si diversement la nature, voient de la même manière dans leurs têtes, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 413, dans POUGENS dans PRESBYTE
L'état présent d'une substance simple procède naturellement de son état précédent, Opin. des anc. philos. (leibnitzianisme). dans PRÉSENT, ENTE
Le présent est un point indivisible qui coupe en deux la longueur de la ligne infinie, Mém. t. III, p. 244, dans POUGENS dans PRÉSENT, ENTE
Je ne m'en tiendrai pas à de simples présomptions, et je demanderai si c'est le toucher qui apprend à l'oeil à distinguer les couleurs ?, Lett. sur les aveugles. dans PRÉSOMPTION
Il est quelquefois difficile de discerner le pressentiment de l'instinct de la raison, du tact des vraisemblances, Claude et Nér. I, 92 dans PRESSENTIMENT
Voilà le prestige du rhythme et de l'harmonie, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 76 dans PRESTIGE
Les prestigiateurs redoutent l'oeil du philosophe, Opin. des anc. philos. Pythagorisme. dans PRESTIGIATEUR
Caligula, ennemi de la vertu et jaloux des talents, avait surtout de la prétention à l'éloquence, Claude et Nér. I, 5 dans PRÉTENTION
C'est ainsi que le despotisme et la superstition se prêtent la main, Opin. des anc. philos. (Japonais). dans PRÊTER
Ce sont des visites à recevoir et à rendre.... il faut cependant se prêter et paraître content, Lett. à Mlle Voland, 14 août 1759 dans PRÊTER
Xénophon [un médecin], sous prétexte de faciliter le vomissement, se sert d'une plume enduite d'un poison plus violent, et Claude expire, Claude et Nér. I, 33 dans PRÉTEXTE
Tu engendreras dans la douleur, dit Dieu à la femme prévaricatrice, Nouv. pens. phil. 37 dans PRÉVARICATEUR
Benedetto Lutti donna les premiers principes de l'art à Jean et Charles Vanloo, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 39, dans POUGENS. dans PRINCIPE
Peut-être que César ne se prisait pas moins de ses commentaires que de ses victoires, Sur Térence. dans PRISER
Le père de Bouchardon chercha à son fils, à prix d'argent, les plus parfaits modèles qu'il put trouver, Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. XV, p. 313, dans POUGENS. dans PRIX
En mathématiques, en physique, le plus sûr est d'entrer d'abord en possession, en produisant ses titres au public, Interprét. de la nat. n° 39 dans PRODUIRE
Surtout donne de la profondeur à ta scène ; que tes figures ne soient pas, à mes yeux ; des cartons découpés, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 133, dans POUGENS dans PROFONDEUR
Le lemme, le prolemme et l'épiphore sont les trois parties de l'argument, Opin. des anc. phil. (stoïcisme). dans PROLEMME
Le nu que la sculpture est plus jalouse encore de prononcer que la peinture, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 323, dans POUGENS dans PRONONCER
J'ai prononcé là-dessus autrefois un peu légèrement, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 316 dans PRONONCER
Je crois que Nature.... est toute à deux fins, la conservation de l'individu et la propagation de l'espèce, Lett. à Mlle Voland, 31 juill. 1762 dans PROPAGATION
L'homme de nature n'a rien fait que vivre et propager, Lett. à Mlle Voland, 2 sept. 1762 dans PROPAGER
Le saint prophète ne savait ni lire ni écrire ; de là la haine des premiers musulmans contre toute espèce de connaissance, Opin. des anc. philos. (Sarrasins). dans PROPHÈTE
Il [Crouzas] définit la proportion, l'unité assaisonnée de variété, de régularité et d'ordre dans chaque partie, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 413, dans POUGENS. dans PROPORTION
À proprement parler, les Arabes ou Sarrasins n'ont point eu de philosophie avant l'établissement de l'islamisme, Opin. des anc. phil. sarrasins. dans PROPREMENT
Un lâche proscripteur, un tigre couronné, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 438, dans POUGENS dans PROSCRIPTEUR
Ce traité [de la Providence, par Sénèque] finit par une prosopopée de Jupiter à l'homme vertueux ; elle est très éloquente, Claude et Nér. II, 56 dans PROSOPOPÉE
L'artiste a prosterné les deux soeurs aux pieds du Christ, Salon de 1763, dans GODEFROY, Lex. de Corneille. dans PROSTERNER
On se moque de temps en temps de l'idole de boue devant laquelle on se prosterne ; mais on se prosterne, Claude et Nér. II, 28 dans PROSTERNER
Cet intérêt vrai ou simulé que les hommes protestent aux femmes, les rend plus vifs, plus ingénieux, plus attentifs, plus gais, Lett. à Mlle Voland, 31 juill. 1762 dans PROTESTER
Malheur à l'homme de génie qui foule aux pieds le protocole et ses formules !, Éloge de Richardson. dans PROTOCOLE
Dans toutes les cours, il y a plus de faveur à se promettre du métier de proxénète que des fonctions de grand ministre, Claude et Nér. I, 83 dans PROXÉNÈTE
Maman, bonne, humaine.... heureuse comme le sont presque toujours les personnes prudentes, Lett. à Mlle Voland, 15 nov. 1768 dans PRUDENT, ENTE
Gonflez un peu trop certains muscles de ses joues [d'une belle femme], et la voilà colère ; fixez la prunelle, et la voilà bête ; donnez du feu à cette prunelle fixe, et la voilà impudente, Lett. à Mlle Voland, 2 sept. 1762 dans PRUNELLE
Si tu crains d'être.... un diseur de puérilités sonores, si tu veux connaître les vices, les vertus, les passions, les devoirs de l'homme envers toutes les conditions et les circonstances, lis Sénèque, Claude et Nér. II, 5 dans PUÉRILITÉ
Un soupir, une larme indiscrète serait punie de mort, Claude et Nér. I, 107 dans PUNIR
Racine n'a pas écrit plus correctement ; c'est Despréaux tout pur, Lett. sur les sourds et muets dans PUR, URE
M. Fontaine m'est venu voir purement et simplement pour me rassurer sur son silence et son absence, Lettres Voland, 24 juill. 1769 dans PUREMENT
Bien qu'il y ait des ouvrages bien distribués qui fatiguent, et qu'il y en ait d'écrits avec pureté qui ennuient, Claude et Nér. II, 10 dans PURETÉ
Homme pusillanime, si les deux grands fantômes, la douleur et la mort, t'effrayent, lis Sénèque, Claude et Nér. II, 5 dans PUSILLANIME
Est-il indifférent pour un enfant d'entendre autour de son berceau le murmure pusillanime de la servitude, ou les accents nobles et fiers de la liberté ?, Claude et Nér. I, 10 dans PUSILLANIME
En lui pardonnant sa manière de pyramider, sa disposition est bien entendue, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 508, dans POUGENS dans PYRAMIDER
On connaissait son esprit [de Bayle], ses talents, sa dialectique ; on connut alors l'immensité de son érudition, et son penchant décidé au pyrrhonisme, Opin. des anc. philos. (phil. pyrrhonienne). dans PYRRHONISME
Il faut se précipiter dans un monstrueux pyrrhonisme, traiter les peuples et les historiens de stupides, et brûler les annales, ou convenir de ce fait, Pensées philos. n° 47 dans PYRRHONISME
Un vrai pythagoricien s'interdisait l'usage des viandes, des poissons, des oeufs, des fèves et de quelques autres légumes, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans PYTHAGORICIEN, IENNE
Le pythagorisant Sorion le détermina [Sénèque] à s'abstenir de la chair des animaux, régime qui convenait à sa santé, Claude et Nér. I, 12 dans PYTHAGORISER
Anaxilaüs de Larisse vécut sous Auguste ; il se disait pythagoriste, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans PYTHAGORISTE
Une grande qualité naturelle prend le nom d'un grand vice ou d'une grande vertu, selon le bon ou mauvais usage qu'on en fait, Opin. des anc. philos. (Éclectisme). dans QUALITÉ
Celui qui le premier a mis les colonies dans le cas de prendre leur quant-à-moi, est un fou, Lett. d'un fermier. dans QUANT
Nous ne parvenons à attacher une idée à quantité de termes... que par une suite de combinaisons très fines, Lett. s. les aveugles. dans QUANTITÉ
Je suis excédé de fatigue, j'ai fait aujourd'hui les quatre coins de Paris, et j'ai vu, je crois, toute la terre, Mém. Est-il bon ? est-il méchant ? II, 3 dans QUATRE
C'est un amant qui querelle avec sa maîtresse ; n'allez pas prendre un moment d'humeur pour une rupture, Claude et Nér. II, 5 dans QUERELLER
Docteur, vous éludez plutôt mes questions que vous n'y satisfaites, Mém. t. IV, p. 204, dans POUGENS dans QUESTION
Le courage avec lequel il [Machiavel] résista aux tourments de la question qu'il subit, lui sauva la vie, Opin. des anc. philos. (machiavélisme). dans QUESTION
Ce quiétisme a été attaqué dans les Indes et défendu avec chaleur, Opin. des anc. phil. Bramines. dans QUIÉTISME
Cette secte fut suivie de celle des quiétistes, nihil agentium, Opin. des anc. philos. Chinois. dans QUIÉTISTE
Le sauvage, qui est enchanté à la vue d'une pendeloque de verre, d'une bague de laiton, ou d'un bracelet de quincaille, Rech. phil. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 463, dans POUGENS. dans QUINCAILLE
Vous n'ignorez pas que ces quinquercions étaient des gens qui avaient la vanité de se signaler dans tous les exercices de la gymnastique, Lett. sur les sourds et muets. dans QUINQUERCION
Il [Pythagore] entendit des forgerons qui travaillaient ; les sons de leurs marteaux rendaient l'octave, la quarte et la quinte, Opin. des anc. philos. (Pythagorisme). dans QUINTE
Ils [les éclectiques] avaient tellement quintessencié la théologie païenne que, prosternés aux pieds des idoles, on ne pouvait les convaincre d'idolâtrie, Opin. des anc. philos. Éclectisme. dans QUINTESSENCIER
Rousseau passera ici une quinzaine ; il y attendra le départ de M. Hume, qui le conduira en Angleterre, Lett. à Mlle Voland, 20 déc. 1765 dans QUINZAINE
Ces quouettes de cheveux blonds, éparses sur le front, tout ébouriffées, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 200, dans POUGENS dans QUOUETTE
Qu'est-ce que ce fragment [la Consolation à Polybe, de Sénèque] ? Un carton d'idées ramassées dans les écrits de Sénèque.... la rhapsodie de quelque courtisan, une rabutinade, Claude et Nér. II, 89 dans RABUTINADE
C'est qu'un bâtiment est un ouvrage de règle, et que la symétrie se raccorde avec cette idée ; c'est que la symétrie soulage l'attention et l'agrandit, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 232, dans POUGENS dans RACCORDER
Toute la figure vue de raccourci, Lett. Falconet, sept. 1766 dans RACCOURCI, IE
Carles [Vanloo] modelait sa machine, et il en étudiait les lumières, les raccourcis, les effets, dans le vague même de l'air, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 36, dans POUGENS dans RACCOURCI, IE
J'avais pensé que les fibres du coeur se racornissaient avec l'âge, Lett. à Mlle Voland, 3 sept. 1774 dans RACORNIR
C'est de là que devaient sortir les hommes de la vertu la plus haute et de la méchanceté la plus raffinée, Claude et Nér. I, 50 dans RAFFINÉ, ÉE
D'autres carafes qui rafraîchissent dans un seau de faïence, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 124, dans POUGENS dans RAFRAÎCHIR
La couleur, la finesse de touche, l'effet, l'harmonie, le ragoût, tout s'y trouve, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 350, dans POUGENS dans RAGOÛT
Ma composition serait pleine de vie, de variété, et de ce que les artistes appellent ragoût, ib. p. 99 dans RAGOÛT
Il a de la couleur, il peint d'une manière ragoûtante et facile, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 509, dans POUGENS dans RAGOÛTANT, ANTE
Comment ventrebleu, dit le Sultan, si j'en veux faire usage ? je commence par vous, si vous me raisonnez, Bijoux indiscrets, I, 5 dans RAISONNER
Il y a bien de la différence entre un raisonneur et un homme raisonnable : l'homme raisonnable se tait souvent, le raisonneur ne déparle pas, Pensées sur la peinture, Oeuv. t. XV, p. 172, dans POUGENS. dans RAISONNEUR, EUSE
On parla d'un M. de Saint-Germain qui a cent cinquante à cent soixante ans, et qui se rajeunit quand il se trouve vieux, Lett. à Mlle Voland, 15 oct. 1759 dans RAJEUNIR
Pour vous soulager un peu de ce ramage barbare des grammairiens, Lett. à Gal. dans RAMAGE
Son activité principale se ramassera vers l'odorat ; il aura presque toute son âme dans le nez, Sur le liv. de l'Esprit. dans RAMASSER
Ramenés nous-mêmes sans cesse par nos besoins et par nos plaisirs, de la sphère des abstractions, vers les êtres réels, Lett. sur les sourds et muets. dans RAMENÉ, ÉE
On avait pratiqué sur la rampe de ces montagnes une espèce de chemin assez large, Salon de 1767, Oeuv. t. IV, p. 183, dans POUGENS dans RAMPE
Il arrive [Néron], les pieds et les vêtements déchirés par les ronces, aux murs du jardin de l'affranchi ; il y entre en rampant, Claude et Néron, I, 112 dans RAMPER
En voyant l'un agrandir de petites choses, on sent que l'autre en rapetisse de grandes, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 158, dans POUGENS dans RAPETISSER
Il nous demanda si la machine qui grossit les objets était plus grosse que celle qui les rapetisse, Lett. sur les aveugles. dans RAPETISSER
En 1660, la tyrannie fut accablée, le repos rendu à l'Angleterre, Charles rappelé au trône, Opin. des anc. phil. (hobbisme). dans RAPPELER
M. l'abbé Batteux rappelle tous les principes des beaux-arts à l'imitation de la belle nature, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 429, dans POUGENS. dans RAPPELER
Jean Jacques, qui nous rappelle Sénèque en cent endroits, et qui ne doit pas une ligne à Cicéron, Claude et Nér. II, 17 dans RAPPELER
Toute la morale se rapporte à Dieu ; la vie de l'homme est de l'imiter, Opin. des anc. phil. (Pythagorisme). dans RAPPORTER
Lépida, qui s'était séparée de Messaline dans la prospérité, et qui s'en est rapprochée dans le malheur, Claude et Nér. I, 25 dans RAPPROCHER
Il y a près d'elle [dans un tableau] une vieille femme ou peut-être un eunuque, la tête rase, Lett. Falconet, mai 1766 dans RAS, RASE
Il me semble que tout commence à se rasseoir ici, Père de famille, V, 7 dans RASSEOIR
Prenez vos ciseaux ; coupent-ils bien ? - à ravir, Mém. Rêve d'Alembert. dans RAVIR
Est-ce qu'il est d'un être parfait de se raviser ?, Nouv. pens. phil. 65 dans RAVISER (SE)
Vous auriez l'honneur de reposer sur le même rayon entre Jean Hus, Socin, Zwingle, Luther et Calvin, Mém. Promen. sceptique. dans RAYON
La matière même sera bonne, lucide, analogue à son principe, qui la réabsorbera, Opin. des anc. philos. (Perses). dans RÉABSORBER
Plotin s'engageait à s'y renfermer avec ses amis [dans une cité philosophique], et à y réaliser la république de ce philosophe [Platon], Opin. des anc. phil. Éclectisme. dans RÉALISER
C'est la philosophie péripatéticienne qui a réalisé tous les êtres généraux et métaphysiques...., Lett. sur les sourds-muets. dans RÉALISER
Je sortirai d'une maison où tout va au rebours du sens commun, Père de famille, III, 4 dans REBOURS
On formerait une liste considérable de pièces recélées dans son portefeuille, Regrets sur Galiani. dans RECÉLÉ, ÉE
Nos bibliothèques immenses, le commun réceptacle et des productions du génie et des immondices des lettres, Claude et Nér. II, 37 dans RÉCEPTACLE
La préférence de l'état sauvage sur l'état civilisé, n'est qu'une vieille querelle réchauffée, Claude et Nér. I, 65 dans RÉCHAUFFÉ, ÉE
Tibère lisait les libelles, y répondait dans le sénat, et n'en recherchait pas les auteurs, Claude et Nér. I, 115 dans RECHERCHER
La mère de Pélops, petite mine rechignée, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 21, dans POUGENS dans RECHIGNÉ, ÉE
Je n'aperçois en moi que des mots de réclame pour rechercher certains objets, ou pour les éviter, Opin. des anc. phil. (Locke). dans RÉCLAME
Il y a mille autorités qui réclament contre le témoignage de Posidonius, Opin. des anc. phil. (Phéniciens). dans RÉCLAMER
Comme elle la regarde ! comme une pauvre recluse regarderait au travers des barreaux de sa cellule deux amants tendres et passionnés, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 339, dans POUGENS dans RECLUS, USE
Ces notions privilégiées qu'il appréhende de sonder, et qui sont placées dans un recoin de sa cervelle, Pens. philos. n° 34 dans RECOIN
Lorsqu'on revient sur soi, et qu'on compare les talents qu'on a reçus avec ceux d'un Leibnitz, on est tenté de jeter loin les livres, et d'aller mourir tranquille au fond de quelque recoin ignoré, Opin. des anc. philos. Leibnitzianisme. dans RECOIN
Si l'âme d'un homme ou sa nature a donné à son visage l'expression de la bienveillance, vous le sentirez.... ce visage est une lettre de recommandation écrite dans une langue commune à tous les hommes, Ess. sur la peint. 4 dans RECOMMANDATION
Combien vous souffrîtes ! combien vous aviez souffert jusqu'à ce moment ! c'est à travers des cicatrices que votre sang a recommencé de couler, Cl. et Néron, II, 77 dans RECOMMENCER
Récompensez-vous du temps perdu, et prenez des arrhes pour l'avenir, Lett. à Mlle Voland, 20 oct. 1765 dans RÉCOMPENSER
Au fond du coeur reconnaissant, le bienfait porte intérêt, Claude et Nér. II, 29 dans RECONNAISSANT, ANTE
De son temps [de Molière] le janséniste reconnaissait le jésuite dans Tartufe, et le jésuite y reconnaissait le janséniste, Claude et Nér. I, 50 dans RECONNAÎTRE
Il se regarda dans un miroir, et se reconnaissait à peine, tant il était changé ! Qui est-ce qui ne se reconnaît pas dans Molière ; et, si l'on ressuscitait les héros de nos tragédies, ils auraient bien de la peine à se reconnaître sur notre scène, Essai sur la peinture, ch. 5 dans RECONNAÎTRE
La difficulté qu'ont les aveugles à recouvrer les choses égarées, les rend amis de l'ordre, Lett. sur les aveug. dans RECOUVRER
L'homme entre en colère, il est attentif.... l'oeil s'allume, s'éteint, languit, s'égare, se fixe ; et une grande imagination de peintre est un recueil immense de toutes ces expressions, Ess. sur la peint. 4 dans RECUEIL
Ces peuples [les Japonais] ont eu aussi la manie de reculer leur origine, Opin. des anc. philos. [Japonais]. dans RECULER
Il ne s'agit pas toujours de s'assujettir à la forme du syllogisme ; mais il faut que tout raisonnement soit réductible à cette forme, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme). dans RÉDUCTIBLE
Vous n'auriez pas été tenté de réduire les beaux-arts à un même principe, s'ils ne vous étaient pas tous à peu près également connus, Lett. sur les sourds et muets. dans RÉDUIRE
Il [Pythagore] exigeait qu'ils [ses disciples] se réduisissent à une pauvreté spontanée, Opin. des anc. phil. Pythagorisme. dans RÉDUIRE
Toute leur sagesse se réduisait à quelques sentences que l'expérience journalière leur avait dictées, Opin. des anc. phil. (socratique philos.) dans RÉDUIRE
Un homme d'esprit qui lit avec réflexion les ouvrages de Richardson, refait la plupart des sentences des moralistes, et avec toutes ces sentences il ne referait pas une page de Richardson, Élog. de Richards. dans REFAIRE
Il prétend qu'on refait aussi aisément un ami perdu, que Phidias une statue brisée ; je n'en crois rien, Cl. et Nér. II, 1 dans REFAIRE
Cette Aglaure que vous refaisiez sans cesse et qui était toujours à refaire, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 313, dans POUGENS dans REFAIRE
Quoi ! l'homme à qui je confierai mes pensées les plus secrètes.... cet homme se refait en un jour, en un mois, en un an ! eh ! malheureusement la durée de la vie y suffit à peine, Claude et Nér. II, 2 dans REFAIRE
La lumière vraie et directe de l'expression, et la lumière réfléchie de la métaphore, Lett. sur les aveug. dans RÉFLÉCHI, IE
Ce sont ces reflets infinis des ombres et des corps qui engendrent l'harmonie, Essai sur la peint. ch. 3 dans REFLET
Quelque chose dans les êtres animés qui reflétât du sentiment sur les êtres inanimés, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 258, dans POUGENS dans REFLÉTER
Chaque âge écrit et lit à sa manière : la jeunesse aime les événements ; la vieillesse, les réflexions, Claude et Nér. I, à M. Naigeon. dans RÉFLEXION
Il ne faut point oublier cet homme [Thomasius] parmi les réformateurs de la philosophie et les fondateurs de l'éclectisme renouvelé, Opin. des anc. philos. Thomasius. dans RÉFORMATEUR, TRICE
Quelques-uns de ses disciples [de Juda] ayant osé le quitter pour aller faire une intercalation à Lydde, ils eurent tous un mauvais regard, c'est-à-dire qu'ils moururent tous d'un châtiment exemplaire, Opin. des anc. phil. (Juifs) dans REGARD
De regarder le soleil d'un oeil ferme et immobile depuis son lever jusqu'à son coucher, d'avoir les bras élevés toute leur vie, de se regarder sans cesse le bout du nez, Opin. des anc philos. (brachmanes). dans REGARDER
Je crois qu'il faut plus de temps pour apprendre à regarder un tableau, qu'à sentir un morceau de poésie, Pensées sur la peinture. dans REGARDER
Il regardera l'univers comme sa patrie, et tous les hommes comme ses frères, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans REGARDER
Personne, comme lui, n'a le talent de regarder et de ne rien voir, Père de famille, V, 7 dans REGARDER
Nous serions tous bien honteux, si nos parents avaient tenu registre de toutes les choses dures, cruelles même, que nous avons dites ou faites, quand nous étions jeunes, Lett. à Mlle Voland, 11 nov. 1760 dans REGISTRE
Auguste, ce maître de l'univers, cet homme qui réglait d'un mot le sort des nations, Cl. et Néron, II, 75 dans RÉGLER
C'est une grande galerie voûtée et enrichie intérieurement d'une colonnade qui règne de droite et de gauche, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 403, dans POUGENS dans RÉGNER
En passant de la palette sur la scène entière de la composition, la couleur est modifiée, affaiblie, rehaussée, et change totalement d'effet, Essai sur la peint. II dans REHAUSSER
Les rehauts sont des effets nécessaires du reflet, ou ils sont faux, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 219, dans POUGENS. dans REHAUT
Bonsoir, encore une fois ; si je rejette les yeux sur votre lettre, adieu le reste de la nuit, Lett. à Falconet, mars 1766 dans REJETER
Ces anciens philosophes étaient outrés dans leurs préceptes, parce qu'ils savaient par expérience qu'on se relâche toujours assez dans la pratique, Opin. des anc. phil. (cynique, secte). dans RELÂCHER
Ses disciples [d'Edesius] l'empêchent d'aller, par une crainte indigne d'un philosophe [la persécution], se reléguer dans le fond d'une forêt, Opin. des anc. philos. (éclectisme). dans RELÉGUER
Les livres saints, pour relever la sagesse de Salomon, mettent en opposition avec elle la sagesse des Orientaux, Opin. des anciens philos. Arabes. dans RELEVER
Sénèque et Burrhus sont deux soldats en sentinelle qui doivent garder leur poste jusqu'à ce que la mort vienne les en relever, Claude et Nér. I, 46 dans RELEVER
Nous le trouvâmes occupé à faire lire son fils avec des caractères en relief, Lett. s. les av. dans RELIEF
Celui à qui l'on demande quelle est sa religion, et qui répond la religion du prince, se montre plus courtisan que religieux, Opin. des anc. philos. (éclectisme). dans RELIGIEUX, EUSE
Je ne relis point les ouvrages de Sénèque sans m'apercevoir que je ne les ai point encore assez lus, Claude et Nér. II, 2 dans RELIRE
J'aime mieux rembourser une brusquerie qui me profite, que de garder une erreur qui me nuirait, Lett. à Falconet, sept. 1766 dans REMBOURSER
Ce courtisan [à Rome] à qui l'on demandait comment il était parvenu à une si longue vieillesse, et qui répondit : En recevant des outrages, et en en remerciant, Cl. et Nér. II, 48 dans REMERCIER
Tout ce qu'il fait est de réminiscence ; il copie Wouvermans et Berghem, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 145, dans POUGENS dans RÉMINISCENCE
J'ai vu ici deux vieillards qui ont eu, jusqu'à présent qu'ils sont un peu sous la remise..., la plus grande influence dans les affaires du gouvernement, Lett. à Mlle Voland, 20 nov. 1770 dans REMISE
Elle [la qualité] admet intensité et rémission, et c'est elle qui fait que les choses sont dites semblables ou dissemblables, Opin. des anc. philos. (péripatét. philos.). dans RÉMISSION
À peine fut-on remonté en carrosse...., Mém. Prom. scept. dans REMONTER
Sa goutte lui est remontée dans la tête, la poitrine et les yeux, Lett. Mlle Voland, 8 oct. 1768 dans REMONTER
Démocrite revint dans sa patrie rempli de la sagesse de toutes les nations, Opin. des anc. philos. (secte éléatique). dans REMPLI, IE
Sa fille me dit qu'elle avait été aussi fortement remuée qu'aucun des spectateurs, Lett. à Mlle Voland, 2 sept. 1769 dans REMUÉ, ÉE
Et moi, je répondais tout bas à l'homme froid que j'avais remué...., Lett. à Mlle Voland, 9 oct. 1759 dans REMUER
Cochin n'aime pas Greuze, et celui-ci le lui rend bien, Lett. à Falconet, 1767 dans RENDRE
Le cabinet de M. de Julienne a rendu à la vente beaucoup au delà de ce qu'il avait coûté, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 7, dans POUGENS dans RENDRE
Voilà ce que le papier ne peut jamais rendre ; voilà où le geste triomphe du discours !, Lett. sur les sourds et muets dans RENDRE
J'ai parlé à d'Alembert comme un ange ; je vous rendrai cette conversation au Grandval, Lett. à Mlle Voland, 9 oct. 1759 dans RENDRE
Il n'y a rien ici de rendu, mais rien du tout, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 65, dans POUGENS dans RENDU, UE
Il [Burrhus] se renferme dans le devoir de sa place, le soin des armées, Claude et Nér. I, 38 dans RENFERMER
Nous digérons, nonchalamment étendus sur des coussins renflés par le duvet, Cl. et Nér. I, 31 dans RENFLÉ, ÉE
[Sènèque] sorti de son école [du philosophe Attalus], rentré dans la société...., Cl. et Nér. II, 31 dans RENTRÉ, ÉE
Le vieillard, une autre masse informe et sèche, qui rentre en elle-même et tend à se réduire à rien, Ess. sur la peint. I dans RENTRER
Vous n'êtes pas las de tourner autour de cet immense salon ? pour moi, les jambes me rentrent dans le corps, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 148, dans POUGENS dans RENTRER
J'ai, je le vois, un système de déclamation qui est le renversé du vôtre, Lett. à Mme Riccoboni. dans RENVERSÉ, ÉE
Je ne me persuaderai jamais que ni Burrhus ni Sénèque aient approuvé le renvoi d'Octavie, Claude et Nér. I, 68 dans RENVOI
De là il envoya ses disciples dans toutes les Indes, où ils répandirent sa doctrine, Opin. des anciens phil. (asiatiques). dans RÉPANDRE
Il se répand un bruit tumultueux, que les Parthes renouvellent leurs entreprises, Claude et Nér. I, 43 dans RÉPANDRE
Il ne se répandra pas en longs compliments ; mais comptez sur la sincérité de ceux qu'il vous fera, Prom. scept. Mém. t. IV, p. 245, dans POUGENS dans RÉPANDRE
Épicure avait trente-sept ans lorsqu'il reparut dans Athènes, Op. des anc. phil. Épicurisme. dans REPARAÎTRE
Plus travaillez, donnez-vous bien de la peine, effacez, peignez, repeignez, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 156 dans REPEINDRE
La fable dit que Deucalion et Pyrrha repeuplèrent le monde en jetant des pierres derrière eux, Opin. des anc. philos. (Locke). dans REPEUPLER
Peut-être la constitution lâche, molle et replète étant bien d'un Silène, d'une bacchante et d'autres êtres crapuleux, conviendrait-elle tout à fait dans une bacchanale, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 145, dans POUGENS dans REPLET, ÈTE
Puis, se repliant suivant son usage sur la morale, il [Sénèque] gourmande avec beaucoup d'éloquence l'avarice, l'abus de la richesse et l'extravagance du luxe, Claude et Nér. II, 33 dans REPLIER
Vous prétendez que, si votre Démosthène était chargé de votre cause, il la mettrait hors de réplique, Lett. à Falconet, févr. 1766 dans RÉPLIQUE
Je ne tiens pas votre dernière lettre pour répondue, Lett. à Falconet, janvier 1766 dans RÉPONDU, UE
Le repos est la privation du mouvement dans un corps considéré comme mobile, Opin. des anc. philos. (philos. péripatéticienne). dans REPOS
La grande fabrique des tours de Notre-Dame [à Paris], malgré la multitude infinie des petits repos qui en divisent la hauteur et aident l'oeil à les mesurer...., Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p. 234, dans POUGENS, au mot fabrique. dans REPOS
Van Swieten a eu ordre de l'empereur et de l'impératrice de faire compliment à Marmontel, et il s'en est reposé sur son fils, qui s'en est acquitté on ne peut mieux, Lett. à Mlle Voland, 11 oct. 1767 dans REPOSER
Il faut en peinture que les objets essentiels se tournent en repoussoirs, Essai sur la peint. chap. 3 dans REPOUSSOIR
D'après ce discours artificieux, l'accusation d'adultère est reprise, Claude et Nér. I, 85 dans REPRENDRE
C'est un titre accordé soit à la reconnaissance.... soit à la natu-majorité, si souvent représentative de l'autorité paternelle, Claude et Nér. I, 7 dans REPRÉSENTATIF, IVE
Gardez-vous bien d'attaquer le caractère d'Iphigénie [dans Racine] ; sa résignation est un enthousiasme de quelques heures, Lett. à Mlle Voland, 6 nov. 1760 dans RÉSIGNATION
Les holocaustes ne sont utiles que quand ils sont la marque de la résipiscence, Opin. des anc. philos. Éclectisme dans RÉSIPISCENCE
Le ciel continue de se résoudre en eau, Lett. à Mlle Voland, 15 oct. 1760 dans RÉSOUDRE
Ou les parties sont très ressenties, ou elles ne le sont point du tout, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 146, dans POUGENS dans RESSENTI, IE
On ne lit jamais l'un sans être tenté de l'étendre ; l'autre, sans être tenté de le resserrer, Claude et Nér. II, 10 dans RESSERRER
Anatolius qui ressuscite le péripatétisme, Opin. des anc. philos. (Jésus-Christ). dans RESSUSCITER
Je resterai dans mon opinion, et vous dans la vôtre, Mém. t. IV, p. 84, dans POUGENS dans RESTER
Vous ne doutez pas, bonnes amies, que je ne sois aussi pressé de me restituer à ceux qui me sont chers, qu'ils peuvent l'être de me revoir, dans le dict. de DOCHEZ. dans RESTITUER
C'était un homme qui ne voyait rien dans ce monde de quelque importance en comparaison de la restitution d'un passage, S. les caractères. dans RESTITUTION
Les fortunes divisées restreignent les sciences et les arts à l'utile, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 165, dans POUGENS dans RESTREINDRE
Magnifique retable d'autel à tourner la tête à tout un petit couvent de religieuses, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 468 dans RETABLE
Il [Pyrrhon] ne retint de la doctrine de ses maîtres que les principes qui favorisaient son penchant naturel à ce doute, Opin. des anc. philos. Pyrrhonisme philos. dans RETENIR
Pour de la logique, si nature vous en avait départi, à égale mesure, il n'y aurait plus qu'à vous écouter et vous retenir par coeur, Lett. à Falconet, sept. 1766 dans RETENIR
Ne craignez rien pour ma santé ; nous nous retirons de bonne heure, nous ne soupons presque pas, Lett. à Mlle Voland, 15 juin 1774 dans RETIRER
Si les grands maîtres se retirent, les subalternes se retireront, ne fût-ce que pour se donner un air de grands maîtres, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 6, dans POUGENS dans RETIRER
Toute ma tendresse s'est retirée sur toi, ma chère nièce, Père de famille, III, 4 dans RETIRER
L'ouvrage est rapporté dans l'atelier de l'artiste, et le jour pris pour le retoucher, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 38, dans POUGENS dans RETOUCHER
Les eaux de la mer baignaient le pied du phare et d'une autre longue fabrique adjacente, en retour d'équerre, qui s'enfuyait dans le lointain, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 226, dans POUGENS dans RETOUR
La Providence n'avait permis cette retraite de Moïse chez les Arabes que pour y porter la connaissance du vrai Dieu et de sa religion, Opin. des anc. philos. Arabes. dans RETRAITE
Il [Sénèque] n'eut pour ennemis.... parmi les modernes que des têtes rétrécies par un fanatisme détracteur des vertus païennes, Claude et Nér. II, 106 dans RÉTRÉCI, IE
C'est un état bien singulier que celui du rêve, aucun philosophe que je connaisse n'a encore assigné la vraie différence de la veille et du rêve, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 253, dans POUGENS dans RÊVE
Les artistes appellent réveillons des accidents de lumière qui rompent la monotonie d'un endroit de la toile, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 209, dans POUGENS. dans RÉVEILLON
Le peintre revient sur son travail, et le corrige tant qu'il lui plaît, Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. XV, p. 309, dans POUGENS. dans REVENIR
Que peut-on attendre de précis de celui qui n'a aucune habitude de réfléchir et de revenir sur lui-même ?, Lett. sur les aveugles. dans REVENIR
Ennemi du tumulte et des embarras, il [Héraclide] revint des affaires publiques à l'étude de la philosophie, Opin. des anc. phil. Héracl. dans REVENIR
Ma soeur est vive, agissante, gaie, décidée, prompte à s'offenser, lente à revenir, Lett. à Mlle Voland, 31 juill. 1759 dans REVENIR
Le commandeur : Sais-tu ce qui te revient du bien de ta mère ? - Saint-Albin : Je n'y ai jamais pensé, et je ne veux pas le savoir, Père de famille, II, 8 dans REVENIR
Tel peut-être veille comme un sot et rêve comme un homme d'esprit, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 257, dans POUGENS dans RÊVER
Comme il était révérencieux, et comme, un moment après, il était violent, emporté, bourru, impoli !, Lett. à Mlle Voland, 25 nov. 1760 dans RÉVÉRENCIEUX, EUSE
Cette flétrissure [imprimée par les magistrats aux livres et aux personnes], est-ce que vous ne savez pas que le temps l'enlève et la reverse sur le magistrat injuste ? la ciguë valut un temple au philosophe d'Athènes, Claude et Nér. II, 109 dans REVERSER
Ce fut [Malebranche] un rêveur des plus profonds et des plus sublimes, Opin. des anc. philos. (Malebranchisme). dans RÊVEUR, EUSE
La vue d'un beau visage ou d'un beau tableau affecte plus que celle d'une seule couleur ; un ciel étoilé, qu'un rideau d'azur, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 464, dans POUGENS dans RIDEAU
Mal appliquer le ridicule, c'est souffler sur une glace : l'humidité de l'haleine disparaît d'elle-même, et le cristal reprend son éclat, Mémoires, Prom. d'un scept. dans RIDICULE
S'il y avait un homme alors auprès duquel la philosophie d'Eusèbe devait réussir, c'était l'empereur Julien ; cependant il n'en fut rien, Opin. des anc. phil. (Éclectisme). dans RIEN
On rit par occasion, mais on n'est pas rieur par état, Essai sur la peint. ch. 5 dans RIEUR, EUSE
À parler rigoureusement, Jésus-Christ ne fut point un philosophe, ce fut un Dieu, Opin. des anc. phil (Jésus-Christ). dans RIGOUREUSEMENT
Celui qui ne riait pas aux comédies de Regnard, n'avait pas le droit de rire aux comédies de Molière, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 183, dans POUGENS dans RIRE
Ce sera à leurs risques et fortunes, je les en avertis, Pensées philos. § 43 dans RISQUE
Sénéque arrive à Rome sous Auguste ; il était dans l'âge de l'adolescence, au temps où les rites judaïques et égyptiens furent proscrits, la cinquième année de Tibère, Cl. et Nér. I, 9 dans RIT ou RITE
Néron plaide pour les habitants d'Ilion ; il prend la robe virile avant l'âge, Claude et Néron, I, 32 dans ROBE
L'espèce de chaussée rocailleuse que le pied du rocher formait en se prolongeant, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 175, dans POUGENS dans ROCAILLEUX, EUSE
Les profès [chez les jésuites] ont renoncé à toute dignité ecclésiastique ; ils ne peuvent accepter la crosse, la mitre ou le rochet que du consentement du général, Opin. des anc. philos. (jésuites). dans ROCHET
Ne pourrait-il pas me dire, comme Diogène à celui qui lui reprochait d'avoir rogné les espèces : il est vrai ; ce que tu es à présent, je le fus autrefois, mais tu ne deviendras jamais ce que je suis, Claude et Nér. I, 22 dans ROGNER
Cette volumineuse compilation.... n'est qu'un ramas d'insipides rognures, Lett. à M. le Breton. dans ROGNURE
Un contrat social où l'on montre le pouvoir souverain comme résultant de toutes les petites rognures de la liberté de chacun, Lett. de Ramsay. dans ROGNURE
Les principes les plus raides de sa secte [stoïcienne], Claude et Nér. II, 88 dans ROIDE ou RAIDE
Bouchardon a vêtu Louis XV à la romaine, et il a bien fait, Ess. sur la peinture, ch. 5 dans ROMAIN, AINE
Je voudrais qu'on trouvât un autre nom pour les ouvrages de Richardson, qui élèvent l'esprit, qui touchent l'âme, qui respirent partout l'amour du bien, et qu'on appelle aussi des romans, Élog. de Richardson. dans ROMAN
Ce qui m'inclinerait à croire que le roman historique est un mauvais genre : vous trompez l'ignorant, vous dégoûtez l'homme instruit, vous gâtez l'histoire par la fiction et la fiction par l'histoire, Claude et Nér. II, 101 dans ROMAN
Le bonheur de mon espèce m'est si cher, que je suis toujours tenté de croire aux romans qu'on m'en fait, Claude et Nér. II, 33 dans ROMAN
Le Nil rompait ses digues ; il se fit des ouvertures qui submergèrent une grande partie de la contrée, Opin. des anc. phil. (Égyptiens). dans ROMPRE
Si l'artiste introduit une façade dans son tableau, il ne manquera pas d'en rompre la monotonie par quelque artifice, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 199, dans POUGENS. dans ROMPRE
Je rompis cette partie, où elle aurait été appréciée au-dessous de sa valeur, S. la princ. d'Ashkow. dans ROMPRE
Entre tous les liens qui serrent les hommes, un des plus difficiles à rompre est celui du bienfait dont l'amour-propre est flatté, Claude et Nér. I, 66 dans ROMPRE
Suspendez par la patte un oiseau de rivière sur un buffet, au-dessous supposez des biscuits entiers et rompus, Salon de 1766, Oeuv. t. XIII, p. 125 dans ROMPU, UE
La sculpture de ronde bosse me paraît autant au-dessus de la peinture, que la peinture est au-dessus de la sculpture en bas-relief, Observ. sur la sculpture, Oeuv. t. XV, p. 311, dans POUGENS. dans ROND, ONDE
Je n'ai même encore aujourd'hui foi qu'en quelques bonnes âmes d'hommes tout ronds et de femmes sans prétention, Lett. à Mlle Voland, 20 déc. 1765 dans ROND, ONDE
Un ventre très rondelet et une face lunaire qu'il a rapportés de son voyage, Lett. à Mlle Voland, 18 oct. 1769 dans RONDELET, ETTE
Un pâté sur un rondin de bois, avec un verre à moitié plein de vin, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 125, dans POUGENS dans RONDIN
Sa femme s'en ronge les poings de fureur, Lett. à Mlle Voland, 1er oct. 1769 dans RONGER
La rose de Fontenelle, qui disait que, de mémoire de rose, on n'avait vu mourir un jardinier, Mém. Rêve d'Alembert. dans ROSE
Des ignorants qui n'en ont examiné qu'une roue [de la nature], dont ils connaissent à peine quelques dents, forment des conjectures sur leur engrenure dans cent mille autres roues, dont ils ignorent le jeu et les ressorts, Mém. Prom. scept. dans ROUE
Les applaudissements qui s'élevèrent autour d'elle lui faisaient monter au visage une rougeur, et lui causaient un embarras charmant, Lettre à Mlle Voland, 15 sept. 1760 dans ROUGEUR
Lisons tant que nos yeux nous le permettront, et tâchons d'être au moins les égaux de nos enfants ; plutôt s'user que se rouiller, Claude et Nér. II, 79 dans ROUILLER
Le poëte arrive.... un rouleau sous le bras, S. Térence. dans ROULEAU
Qu'il y ait parmi nous un homme [Damiens] qui ait osé attenter à la vie de son souverain.... qu'on l'ait condamné à être déchiré avec des ongles de fer.... démembré par des chevaux ; qu'on lui ait lu cette sentence terrible, et qu'après l'avoir entendue, il ait dit froidement : la journée sera rude, Lett. à Mlle Voland, 15 oct. 1760 dans RUDE
Deux choses nous annoncent notre sort et nous font rêver : les ruines anciennes et la courte durée de ceux qui ont commencé de vivre en même temps que nous, Lett. à Mlle Voland, 14 août 1759 dans RUINE
Les ruines doivent être solennelles, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 284, dans POUGENS dans RUINE
Je me trouve dans le cas des gens ruinés sans qu'il y ait de leur faute ; tout le monde les excuse, personne ne les assiste, Claude et Nér. II, 1 dans RUINÉ, ÉE
Il faut ruiner un palais pour en faire un objet d'intérêt, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 421, dans POUGENS dans RUINER
Avez-vous le diable au corps, monsieur Falconet, de me faire saboter comme un pot, et d'enfourner dans un courant d'études ma tête que d'autres appellent ?, Lett. à Falconet, janv. 1766 dans SABOTER
Dans un exercice public, un pédant de collége, tout gonflé de son savoir, fut mis ce qu'ils appellent au sac par un capucin qu'il avait méprisé, Mém. Rêve de d'Alembert. dans SAC
Ils [les prêtres égyptiens] présidaient à la répartition des impôts, et les livres sacerdotaux qui contenaient leur science étaient au nombre de dix, Opin. des anc. philos. (Égyptiens). dans SACERDOTAL, ALE
Il n'y a rien de sacré pour la sottise, la méchanceté et l'envie, Lett. à Mlle Voland, 25 nov. 1760 dans SACRÉ, ÉE
Dans cette année malheureuse [1757], M. de la Rochefoucauld sacrifia soixante mille francs à faire travailler tous les habitants de sa terre, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 151, dans POUGENS dans SACRIFIER
Les saducéens, uniquement attachés à l'Écriture sainte, rejetaient la loi orale, Opin. des anciens philos. (Juifs). dans SADUCÉEN
Tel homme se croit sage, tandis que sa folie sommeille, Claude et Nér. II, 5 dans SAGE
La condition de sage est bien dangereuse : il n'y a presque pas une nation qui ne soit souillée du sang de quelques-uns de ceux qui l'ont professée, Opin. des anc. phil. (Pythagorisme). dans SAGE
La Grèce eut sept sages ; on entendait alors par un sage, un homme capable d'en conduire d'autres, Opin. des anc. philos. (Grecs). dans SAGE
La sagesse n'est autre chose que la science du bonheur, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme). dans SAGESSE
Nous voudrions converser avec les sages dont les travaux ont augmenté le pouvoir de la vertu et les trésors de la vérité ; sans ce tribut, la sagesse accumulée des siècles serait un don gratuitement accordé à des ingrats, Claude et Nér. II, 3 dans SAGESSE
Rendre la vertu aimable et le vice odieux, le ridicule saillant, voilà le projet de tout honnête homme qui prend la plume, le pinceau ou le ciseau, Essai sur la peint. 5 dans SAILLANT, ANTE
Qui est-ce qui a plus de pensées remarquables, qui est-ce qui a plus écrit par lignes saillantes que la Bruyère et la Rochefoucauld ?, Claude et Nér. II, 10 dans SAILLANT, ANTE
Sur une saillie de ce rocher j'observai deux figures que l'art n'aurait pas mieux placées pour l'effet, Oeuv. t. XIV, p. 175, dans POUGENS dans SAILLIE
Il y porta la main [sur un tableau], et fut bien étonné de n'y rencontrer qu'un plan uni et sans aucune saillie, Lett. sur les aveug. dans SAILLIE
Une espèce de petit balcon vers le haut, en saillie et soutenu en dessous par deux chevrons et deux poutres debout, Salon de 1767, Oeuv. p. 360, dans POUGENS dans SAILLIE
Le bras du Jupiter foudroyant d'Apelle saillait hors de la toile, menaçait l'impie, Essai sur la peint. 3 dans SAILLIR
Il [Dieu] est le principe de tout ; il est impassible, invisible, incorruptible, il n'y a que l'entendement qui le saisisse, Opin. des anc. philos. (Pythagorisme). dans SAISIR
On entend par visible ce qui est fait pour être aperçu par l'oeil, et M. Hutcheson entend par beau ce qui est fait pour être saisi par le sens interne du beau, Oeuv. t. II, p. 413, dans POUGENS dans SAISIR
Le temps de l'usage du remède s'appelle une saison ; la durée d'une saison est de vingt-sept jours, Mém. Voy. Bourbonne dans SAISON
Grâce à l'extrême confiance que j'ai en ma raison, ma foi n'est point à la merci du premier saltimbanque, Pens. phil. 50 dans SALTIMBANQUE
Les hommes ont banni la divinité d'entre eux ; ils l'ont reléguée dans un sanctuaire ; les murs d'un temple bornent sa vue ; elle n'existe point au delà, Pens. philos. n° 26 dans SANCTUAIRE
Outre les dessins dont j'ai parlé, il y en a d'autres à la sanguine et sur papier bleu, qui sont jolis et d'un bon crayon, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 24, dans POUGENS dans SANGUINE
Des secours continus, des satisfactions réciproques [dans la famille], Père de famille, II, 2 dans SATISFACTION
Rien n'est plus satisfaisant que de voir deux grands artistes s'honorer d'une estime mutuelle, Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. IV, p. 318, dans POUGENS. dans SATISFAISANT, ANTE
Pour la vieille qui l'a attiré chez elle, et la jeune dont il a la tête tournée, il y a beaux jours que j'aurais fait sauter tout cela, Père de famille, III, 7 dans SAUTER
Sautez tout de suite aux vingt dernières pages de Clarisse, Élog. de Richardson. dans SAUTER
Ensuite, il ouvre une fenêtre, il prend son coussin, il le saute et le baise, Lett. à Riccoboni. dans SAUTER
Le plus grand effort de l'art consiste souvent à sauver la difficulté, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 175 dans POUGENS. dans SAUVER
Où tout doit être pressenti, préparé, sauvé, montré, annoncé, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 128 dans SAUVER
Ayez, mademoiselle, le courage d'être savante ; il ne faut que des exemples tels que le vôtre pour inspirer le goût des langues anciennes, Lett. sur les Sourds et muets dans SAVANT, ANTE
Quatre cent soixante savants qui s'étaient réfugiés dans des montagnes avec ce qu'ils avaient pu emporter de leurs bibliothèques, furent pris et expirèrent au milieu des flammes, Opin. des anc. philos. (Chinois). dans SAVANT, ANTE
Chinois, qu'est-ce qui soutient le monde ? Un gros éléphant. Et l'éléphant, qui le soutient ? Une tortue. Et la tortue ? Je n'en sais rien, Suffis. de la nat. n° 22 dans SAVOIR
Quintilien sera-t-il plus excusable de n'être pas éloquent en donnant des préceptes d'éloquence.... que Sénèque d'être laconique et scabreux en philosophant ?, Claude et Nér. II, 103 dans SCABREUX, EUSE
Il [Malebranche] se livra tout entier au cartésianisme, au grand scandale de ses confrères, Opin. des anc. philos. (Malebranchisme). dans SCANDALE
Votre mère a l'âme scellée des sept sceaux de l'Apocalypse ; sur son front est mis Mystère, Lett. à Mlle Voland, 10 mai 1759 dans SCEAU
On a dit qu'il n'y avait point de grand génie sans une nuance de folie ; cela me paraît du moins aussi vrai de toute grande scélératesse, Claude et Nér. I, 69 dans SCÉLÉRATESSE
Le seul vice que je connaisse dans l'univers est l'avarice ; tous les autres, quelque nom qu'on leur donne, ne sont que des degrés de celui-ci ; c'est le Protée de tous les vices ; analysez la vanité, l'orgueil, l'ambition, la fourberie, la tartuferie, le scélératisme, tout cela se résout en ce subtil élément, le désir d'avoir, dans LAVEAUX dans SCÉLÉRATISME
Sénèque ne ferme presque pas une de ses lettres sans la sceller de quelques maximes d'Épicure, Claude et Nér. II, 4 dans SCELLER
Quand il n'en coûte aucun sacrifice à l'art, ne vaut-il pas mieux mettre la vertu que le vice en scène ?, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 180, dans POUGENS dans SCÈNE
Le scepticisme est le premier pas vers la vérité, Pens. philos. n° 31 dans SCEPTICISME
Le scepticisme ne convient pas à tout le monde, il suppose un examen profond et désintéressé, ib. 24 dans SCEPTICISME
Pyrrhon, disciple d'Anaxarque de la secte éléatique, exerça le premier cette philosophie pusillanime et douteuse, qu'on appelle de son nom pyrrhonisme, et, de sa nature, scepticisme, Opin. des anc. philos. (philos. pyrrhonienne). dans SCEPTICISME
Le scepticisme n'eut ni chez les anciens, ni chez les modernes, aucun athlète plus redoutable que Bayle, ib. dans SCEPTICISME
Le mot sceptique, qui est grec dans son origine, signifie proprement contemplatif, c'est-à-dire un homme qui balance les raisons de part et d'autre, sans décider pour aucun côté, Opin. des anc. philos. scepticisme. dans SCEPTIQUE
D'Alembert : Sceptique je me serai couché, sceptique je me lèverai. - Diderot : sceptique ? est-ce qu'on est sceptique ?, Mém. Entret. d'Alemb. dans SCEPTIQUE
Qu'est-ce qu'un sceptique ? c'est un philosophe qui a douté de tout ce qu'il croit, et qui croit ce qu'un usage légitime de sa raison et de ses sens lui a démontré vrai, Pens. philos. n° 30 dans SCEPTIQUE
Il n'y a plus qu'un bouleversement général du globe qui puisse éteindre les sciences, les arts, et ensevelir les noms des hommes célèbres qui les ont cultivés, Lett. à Falconet, janv. 1866 dans SCIENCE
De cascade en cascade, j'étais tombé là [chez un financier] ; j'y étais comme un coq en pâte ; j'en suis sorti ; il faudra de rechef scier le boyau, le Neveu de Rameau. dans SCIER
La philosophie qu'on appelle scolastique, a régné depuis le commencement du XIe ou XIIe siècle jusqu'à la renaissance des lettres, Opin. des anc. philos. (scolastiques). dans SCOLASTIQUE
La scolastique est moins une philosophie particulière, qu'une méthode d'argumentation syllogistique, sèche et serrée, sous laquelle on a réduit l'aristotélisme fourré de cent questions puériles, Opin. des anc. philos. (scolastiques). dans SCOLASTIQUE
L'aristotélisme s'étendit peu à peu, et ce fut la philosophie régnante pendant le XIIIe et le XIVe siècles entiers ; elle prit alors le nom de scolastique, Opin. des anc. philos. (Jésus-Christ). dans SCOLASTIQUE
Sculpter, c'est dessiner avec l'ébauchoir et le ciseau ; graver, c'est dessiner, soit avec le burin, soit avec le touret, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 355, dans POUGENS dans SCULPTER
Comme disait au salon un homme du peuple : tout ce qui n'est pas de la sculpture est de la sculpterie, Oeuvr. compl. 1821, t. X, p. 82 dans SCULPTERIE
Les sculpteurs sont proprement les artistes du souverain ; c'est du ministère que leur sort dépend, Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. XV, p. 316, dans POUGENS. dans SCULPTEUR
En sculpture point de milieu, sublime ou plat, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 119, dans POUGENS dans SCULPTURE
Ce sont des ouvrages de sculpture qui transmettent à la postérité les progrès des beaux-arts chez une nation, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 349 dans SCULPTURE
Si la sculpture ne souffre point une idée commune, elle ne souffre pas davantage une exécution médiocre, ib. p. 320 dans SCULPTURE
M. Rousseau est éloquent et pathétique, Hobbes sec, austère et vigoureux, Opin. des anc. philos. (Hobbisme). dans SEC, SÈCHE
Les premiers législateurs de la Grèce ne proposèrent pas à ces peuples des doctrines abstraites et sèches, Opin. des anc. phil. (Grecs). dans SEC, SÈCHE
Malgré toutes les attentions de mes hôtes, malgré la beauté du séjour de la Haye, je sèche sur pied ; il faut que je vous revoie tous, Lett. à Mlle Voland, 3 sept. 1774 dans SÉCHER
Secouons, s'il se peut, de mon âme l'impression que cet enfant y a faite, Père de famille, II, 5 dans SECOUER
Il y a des bienfaits qui doivent être secrets, ce sont ceux qui secourent ; il y en a qui doivent être publics, ce sont ceux qui honorent, Cl. et Nér. II, 58 dans SECOURIR
Nous en serions encore à la recherche des arts les plus simples et les plus importants, si ceux qui les ont découverts en avaient toujours fait des secrets, Peinture en cire, Oeuv. t. XV, p. 329, dans POUGENS. dans SECRET
Lorsqu'on présenta à Voltaire Denys le Tyran, première et dernière tragédie de Marmontel, le vieux poëte dit : il ne fera jamais rien, il n'a pas le secret, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 209, dans POUGENS dans SECRET
Nicolas Malebranche naquit à Paris, le 16 août 1638, d'un secrétaire du roi, Opin. des anc. philos. (Malebranchisme). dans SECRÉTAIRE
Pourquoi les tyrans n'ordonnaient-ils pas la blessure au coeur ou la section des artères, dont on périt si rapidement ?, Claude et Nér. I, 14 dans SECTION
Il faut montrer de la sécurité quand on en jouit ; il en faudrait montrer bien davantage si l'on n'en jouissait pas, Claude et Nér. I, 69 dans SÉCURITÉ
La séité ou le soi, la quiddité ou le ce, Opin. des anc. philos. (éclectisme). dans SÉITÉ
L'autre bras posé sur la selle à modeler, l'ébauchoir à la main ; il y a sur la selle un buste commencé, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 31, dans POUGENS dans SELLE
Juges, quel est celui que vous avez assis sur la sellette ?, Claude et Nér. I, 123 dans SELLETTE
[Dans un tableau] un grand personnage sémillant est ridicule ; un petit personnage grave ne l'est pas moins, Salon de 1767, t. IX, p. 60, édit. 1821 dans SÉMILLANT, ANTE
Il y a trois sortes de substances, deux naturelles, dont l'une est corruptible, comme les animaux, et l'autre sempiternelle, comme le ciel ; la troisième immobile, Opin. des anc. philos. Philos. péripatéticienne. dans SEMPITERNEL, ELLE
Je trouvais que, de tous les sens, l'oeil était le plus superficiel ; l'oreille, le plus orgueilleux ; l'odorat, le plus voluptueux ; le goût, le plus superstitieux et le plus inconstant ; le toucher, le plus profond, Lett. sur les sourds-muets. dans SENS
Pour distinguer le sens interne des facultés corporelles connues sous ce nom, j'appelle sens interne du beau, la faculté qui discerne le beau dans la régularité, l'ordre et l'harmonie, Rech. philos. sur le beau, Oeuvr. t. II, p. 415, dans POUGENS. dans SENS
Le sens interne du beau est une faculté par laquelle nous distinguons les belles choses, comme le sens de la vue est une faculté par laquelle nous recevons la notion des couleurs et des figures, ib. p. 413 dans SENS
Il me reste à parler, dans les livres suivants, de la culture d'une espèce de sixième sens appelé sens commun, moins parce qu'il est commun à tous les hommes, que parce qu'il résulte de l'usage bien réglé des autres sens, Ém. II dans SENS
Croire avec Hutcheson, Smith et d'autres, que nous ayons un sens moral propre à discerner le bon et le beau, c'est une vision dont la poésie peut s'accommoder, mais que la philosophie rejette, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 41, dans POUGENS dans SENS
M. de Saint-Lambert est un homme d'un sens exquis ; on n'a ni plus de finesse, ni plus de sensibilité que Mme d'Houdetot, Lett. à Mlle Voland, 10 sept. 1760 dans SENS
Toute expression qui ne trouve pas hors de notre esprit un objet sensible auquel elle puisse se rattacher, est vide de sens, Opin. des anc. philos. (Locke). dans SENS
Berkeley [l'idéaliste] attend encore une réponse : lier l'existence réelle de son propre corps avec la sensation n'est point une chose facile, Claude et Nér. II, 31 dans SENSATION
Les sensations n'ayant rien qui ressemble essentiellement aux objets...., Lett. sur les aveug. dans SENSATION
La sensibilité n'est jamais sans faiblesse d'organisation, Parad. coméd. Mém. t. IV, p. 13, dans POUGENS dans SENSIBILITÉ
À la moindre circonstance inopinée, l'homme sensible la perd [la tête] ; il ne sera ni un grand roi, ni un grand ministre, ni un grand capitaine, ni un grand avocat, ni un grand médecin, Parad. coméd. Mém. t. IV, p. 12, dans POUGENS dans SENSIBLE
Ou il est présenté à une troupe d'ignorants qui ne sont pas en état de le sentir, ou il est senti par quelques envieux qui se taisent, Rech. phil. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 465, dans POUGENS. dans SENTIR
La demeure de l'oisif est un sépulcre, Claude et Nér. II, 29 dans SÉPULCRE
La sérénité n'habite que dans l'âme de l'homme de bien ; il fait nuit dans celle du méchant, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 182, dans POUGENS. dans SÉRÉNITÉ
Le censeur que M. de Sartine nous a donné pour l'ouvrage [l'Encyclopédie], est un capucin renforcé qui joue de la serpe à tort et à travers, Lett. à Mlle Voland, 2 sept. 1769 dans SERPE
Le Laocoon souffre, il ne grimace pas ; cependant la douleur cruelle serpente depuis l'extrémité de son orteil jusqu'au sommet de sa tête, Ess. sur la peint. 4 dans SERPENTER
Rameau, qui ne laisse rien et à qui la charité fournira la serpillière dont on l'enveloppera, le Neveu de Rameau. dans SERPILLIÈRE
N'oublions jamais que le serviteur peut valoir mieux que son maître, Claude et Nér. II, 67 dans SERVITEUR
Du plus loin qu'il [mon père] m'aperçut [chargé de prix du collége], il laissa son ouvrage, il s'avança sur sa porte, et se mit à pleurer ; c'est une belle chose qu'un homme de bien et sévère qui pleure, Lett. à Mlle Voland, 18 oct. 1760 dans SÉVÈRE
À quoi servent les lois, si vous vous mettez à leur place, et si vous sévissez pour des crimes inconnus ?, Lett. à Mlle Voland, 28 sept. 1761 dans SÉVIR
Je vous félicite d'avoir obtenu pleine et entière justice, et d'avoir été loué de vos contemporains sans si, ni mais, ni car, Lett. à Falconet, févr. 1766 dans SI
Arnauld prétend que la doctrine de Malebranche n'est ni nouvelle ni sienne, Opin. des anc. philos. (Malebranchisme). dans SIEN, SIENNE
C'est le vrai caractère que nature a gravé sur le front de ceux qu'elle a signés poëtes, sculpteurs...., sur Térence. dans SIGNER
Le secret et le silence sont les conditions d'un pacte entre le bienfaiteur délicat et son obligé, Claude et Nér. II, 58 dans SILENCE
En général, la scène silencieuse nous plaît plus que la scène bruyante, Pensées sur la peint. dans SILENCIEUX, EUSE
La simplicité est un des principaux caractères de la beauté ; elle est essentielle au sublime, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 230 dans SIMPLICITÉ
Il [Juste-Lipse] simula une maladie, Opin. des anc. phil. Stoïcisme. dans SIMULER
Il jugera chaque homme selon la loi qu'il aura sincèrement admise, Relig nat. 7 dans SINCÈREMENT
Un certain niais qui a l'air plat et bête, mais qui a de l'esprit comme un démon, et qui est plus malin qu'un vieux singe, le Neveu de Rameau. dans SINGE
La fricassée d'anges de Fragonard est une singerie de Boucher, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 24, dans POUGENS dans SINGERIE
Une longue et habituelle singerie de bravoure lui avait imposé, le Neveu de Rameau. dans SINGERIE
Dans la cinquième lettre sur la singularité, il [Sénèque] adresse à Lucilius des conseils dont quelques-uns d'entre nous pourraient profiter, Claude et Nér. II, 51 dans SINGULARITÉ
ôtez à Watteau ses sites, sa couleur, la grâce de ses figures, de ses vêtements, ne voyez que la scène et jugez, Essai sur la peint. ch. 5 dans SITE
Point d'assemblées, point de bal ; je gage qu'on n'use pas là deux sixains de cartes dans toute une année, Mém. Est-il bon ? est-il méchant ? I, 4 dans SIXAIN
La honte d'une action rejaillit sur les parents.... il est rare qu'on ne fasse du mal qu'à soi, Claude ct Nér. II, 23 dans SOI
La soif la plus ardente est celle de la richesse, Opin. des anc. philos. Sarrasins. dans SOIF
L'autre plus propre à commander dans un camp à la soldatesque qu'à représenter dans un palais, Claude et Nér. I, 47 dans SOLDATESQUE
Quel eût été le sort des anciens écrivains, entre les mains d'un homme qui solécisait par principe de religion, qui s'imaginait qu'observer les règles de la grammaire, c'était soumettre Jésus-Christ à Donat ?, Pens. phil. 44 dans SOLÉCISER
La Société [l'ordre des jésuites] est déclarée solidaire du P. la Valette [qui avait fait banqueroute], Opinion des anc. philos. (Jésuites). dans SOLIDAIRE
Il [Sénèque] s'écrie de deux amis : Ce sont deux hommes solidaires sous le destin, Claude et Nér. II, 8 dans SOLIDAIRE
Il [Sénèque] parle du soliloque, la pratique habituelle de Sextius : à la fin de la journée, retiré dans sa chambre à coucher, Sextius.... s'interrogeait et se répondait, Claude et Nér. II, 49 dans SOLILOQUE
En mathématiques, on entend par une belle solution, la solution simple et facile d'un problème difficile et compliqué, Rech. phil. sur le beau. dans SOLUTION
Il [Leibnitz] était sombre, et passait souvent les nuits dans un fauteuil, Opin. des anc. phil. (Leibnitzianisme). dans SOMBRE
Petit à petit cela fait somme, Entretien avec la maréchale dans SOMME
Tout le monde connaît son sophisme [de Buridan] de l'âne placé entre deux bottes égales de foin, Opin. des anc. phil. scolastiques. dans SOPHISME
Il nous reste de lui [Eunape] un commentaire sur les vies des sophistes qu'il faut lire avec précaution, Opin. des anc. philos. Éclectisme. dans SOPHISTE
Voilà. ma tendre et solide amie, l'ouvrage [Lettre à d'Alembert] du grand sophiste [J. J. Rousseau], Lett. à Mlle Voland, 1er juin 1759 dans SOPHISTE
Selon les lois de l'analyse des sorts.... je ne dois point être surpris qu'une chose arrive lorsqu'elle est possible, Pens. phil. 21 dans SORT
Dieu soit loué, m'en voilà sorti, Salon de 1767, Oeuvr t. XV, p. 164, dans POUGENS dans SORTI, IE
Elles [déclarations] font sortir d'une manière si forte la partialité des détracteurs de Sénèque, Cl. et Nér. I, 86 dans SORTIR
On pardonne un mauvais ouvrage à un ouvrier indigent, on ne le pardonne point aux dieux : tout ce qui sort de leurs mains doit être parfait, Cl. et Nér. II, 54 dans SORTIR
La maxime est sortie de la tête du poëte, comme Minerve de la tête de Jupiter, Claude et Nér. II, 67 dans SORTIR
Je m'étais persuadé que j'avais du génie ; au bout de ma ligne, je lis que je suis un sot, un sot ! un sot !, le Neveu de Rameau. dans SOT, OTTE
Je crains que les assiduités que vous avez ici ne rendent soucieuse une personne à laquelle je serais bien fâché de causer la moindre peine, Lett. à Mlle Voland, 19 sept. 1767 dans SOUCIEUX, EUSE
Ces anges sont des espèces de Cupidons soufflés et transparents, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 296, dans POUGENS dans SOUFFLÉ, ÉE
Elle a le front grand et haut, de grosses joues soufflées, des yeux ni grands ni petits, Princesse d'Askow. dans SOUFFLÉ, ÉE
Je leur enjoindrai bien de ne vous pas souffler un mot de moi, ni à moi un mot de vous, Lett. à Mlle Voland, 28 août 1768 dans SOUFFLER
Le livre de Boulanger est très rare ici ; nous en avons fait venir par la poste deux ou trois exemplaires, qu'on nous a soufflés, Lett. à Mlle Voland, 25 juill. 1762 dans SOUFFLER
Je suis et nous sommes tous comme le souffleur de l'orgue qui disait : aujourd'hui nous avons été sublimes, Lett. à Falconet, févr. 1766 dans SOUFFLEUR, EUSE
M. de Lauraguais est de retour de Genève ; il a passé huit jours auprès de Voltaire : nous avons bien fait, dit-il, de nous séparer ; deux grands poëtes ne peuvent se souffrir plus longtemps, Lett. à Mlle Voland, 12 oct. 1761 dans SOUFFRIR
Il ne restait rien d'honnête dans une âme souillée, aucune force dans une âme flétrie par la volupté, Cl. et Nér. I, 25 dans SOUILLÉ, ÉE
Paracelse avait soulevé contre lui toute la médecine, en opposant la pharmacie chimique à la pharmacie galénique, Opin. des anc. phil. syncrétistes. dans SOULEVER
Cela fait frissonner d'horreur, ou soulever le coeur de dégoût à celui qui a le moindre sentiment de l'élégance, de la noblesse, de la grâce, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 108 dans SOULEVER
Ce sera quelque parente de ce Germeuil qui n'aura pas de souliers à mettre à ses pieds, Père de famille, v, 10 dans SOULIER
Les jésuites restent sous le soupçon d'avoir dirigé sa main [de Ravaillac], Opin. des anc. phil. (Jésuites). dans SOUPÇON
Moi : J'ai peur que vous ne deveniez jamais riche. - Lui : Moi, j'en ai le soupçon, Neveu de Rameau. dans SOUPÇON
Là se forment ces délicieuses parties, suivies de ces petits soupers plus délicieux encore, qui se passent à médire d'une femme, à relever l'excellence d'un ragoût, à raconter des aventures apprêtées, et à se persifler réciproquement, Prom. sceptiq. dans SOUPER
Compagnons, leur dit-il [Léonidas aux trois cents], dînez comme des hommes qui ce soir doivent souper aux enfers, Claude et Nér. II, 29 dans SOUPER
M. Le Sage était devenu si sourd dans sa vieillesse, qu'il fallait, pour s'en faire entendre, mettre la bouche sur son cornet, et crier de toute sa force, Lett. sur les sourds et muets. dans SOURD, SOURDE
Ce tableau est sombre, il est terne, il est sourd, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 167, dans POUGENS dans SOURD, SOURDE
Si tout ce que l'auteur a écrit eût été entassé comme pêle-mêle, qu'il n'y eût eu que dans l'esprit de l'auteur un ordre sourd, son livre eût été.... plus agréable...., Réfl. sur l'Esp. dans SOURD, SOURDE
La sagacité des hommes a donné au temps une voix qui les avertit de sa fuite sourde et légère ; mais à quoi bon l'heure sonne-t-elle ?, Lett. à Mlle Voland, 18 oct. 1760 dans SOURD, SOURDE
Ce malade a je ne sais quoi d'égaré dans les yeux, il sourit d'une manière effrayante, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 298, dans POUGENS dans SOURIRE
Je ne sais si vous connaissez un certain souris passager, compagnon du désespoir ; je le voyais de temps en temps sur ses lèvres, Lett. à Mlle Voland, 1er déc. 1765 dans SOURIS
Qu'il [Pythagore] avait été, et qu'il s'en souvenait bien, jeune garçon, jeune fille, plante immobile, poisson phosphorique, oiseau léger, puis philosophe, Op. des anc. philos. (Pythagorisme) dans SOUVENIR
Celui-là est souverain qui jouit d'une puissance et d'une liberté telles, qu'il en est autorisé à intervenir aux affaires des nations par ses armes, et à assister dans leurs traités, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme). dans SOUVERAIN, AINE,
À propos des spectacles de son temps, qui n'étaient que des exécutions, Sénèque dit : un homme a-t-il volé, qu'on le pende.... mais toi, malheureux spectateur, qu'as-tu fait pour assister à la potence ?, Claude et Nér. II, 1 dans SPECTACLE
Les spectateurs au jeu ne manquent guère de prendre parti pour le plus fort, de se liguer avec la fortune, Salon de 1767, Oeuv t. XIV, p. 223, dans POUGENS dans SPECTATEUR, TRICE
ôtez la crainte des spectres, et vous bannirez de la société la superstition, Opin. des anc. philos. (Hobbisme). dans SPECTRE
Ceux qui sont profonds dans la pratique et dans la partie spéculative de l'art, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 61, dans POUGENS dans SPÉCULATIF, IVE
Il importe de savoir l'énorme différence du style de celui qui a pratiqué et de celui qui n'a que spéculé, Lett. sur la chirurg. dans SPÉCULER
Il est aussi aisé d'être un homme d'esprit et d'avoir l'air d'un sot, que de cacher un sot sous une physionomie spirituelle, le Neveu de Rameau. dans SPIRITUEL, ELLE
Ce jeune prince [Britannicus], spolié de ses droits à l'empire, Claude et Nér. I, 28 dans SPOLIÉ, ÉE
On devrait défendre de faire chanter le stabat de Pergolèse ; ce stabat, il fallait le faire brûler par la main du bourreau [parce que la musique italienne ruine la musique nationale], Neveu de Rameau dans STABAT
Rien de stable dans ce monde ; aujourd'hui au sommet, demain au bas de la roue, le Neveu de Rameau. dans STABLE
Il me semble, mon ami, que les statuaires tiennent plus à l'antique que les peintres, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 317, dans POUGENS dans STATUAIRE
Il ne faut pas qu'il y ait beaucoup de statues dans un jardin.... il faut regarder les statues comme des êtres qui aiment la solitude et qui la cherchent, Lett. Mlle Voland, 10 mai 1759 dans STATUE
Je crois qu'il est plus difficile à un homme du monde de bien juger d'une statue que d'un tableau, Observ. sur la sculpt. dans STATUE
Sénèque faisait grand cas des stoïciens rigoristes ; mais il était stoïcien mitigé, et peut-être même éclectique, Claude et Nér. I, 13 dans STOÏCIEN, IENNE
Le stoïcisme sortit de l'école cynique : Zénon, qui avait étudié la morale sous Cratès, en fut le fondateur, Opin. des anc. philos. (stoïcisme). dans STOÏCISME
Il y a dans le stoïcisme un esprit monacal qui me déplaît, Claude et Nér. II, 8 dans STOÏCISME
Plus j'y réfléchis, plus il me semble que nous aurions tous besoin d'une teinte légère de stoïcisme, ib. II, 86 dans STOÏCISME
Le stoïcisme est une affaire de tempérament, Opin. des anc. philos. (stoïcisme) dans STOÏCISME
Tout ce qui n'est pas outré, forcé, strapassé, est froid pour ceux qui ont perdu le goût de la vérité, Lett. à Mme Riccoboni. dans STRAPASSÉ, ÉE
Tout irait assez bien, sans un certain nombre de gens qu'on appelle assidus, exacts, remplissant rigoureusement leur devoir strict, Neveu de Rameau. dans STRICT, ICTE
Ayez d'abord la pensée, et vous aurez du style après, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 45, dans POUGENS dans STYLE
Sénèque est ici grand moraliste, excellent raisonneur, et de temps en temps peintre sublime, Claude et Nér. II, 45 dans SUBLIME
élèverait des autels, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 498 dans SUBLIME
C'est [une lettre de Diderot à Voltaire] une critique assez sensée de son Tancrède ; c'est un éloge de ses ouvrages, surtout de son Histoire universelle, dont ils [Damilaville et Thiriot] pensent que j'ai parlé sublimement, Lett. à Mlle Voland, 1er déc. 1760 dans SUBLIMEMENT
L'existence de la mouche est nécessaire à la subsistance de l'araignée, Ess. sur la vertu. dans SUBSISTANCE
Il y a plus de substance dans une de ses pages que dans tous les volumes des détracteurs de Sénèque, Claude et Nér. II, 34 dans SUBSTANCE
Ce prince [Caligula] faisait transporter de la Grèce en Italie les plus parfaites statues des dieux, auxquelles on coupait la tête pour y substituer la sienne, Cl. et Nér. I, 5 dans SUBSTITUER
Hélène est pâle, blafarde, tirée, sucée, l'air d'une catin usée et malsaine, Salon de 1765, Oeuvres, t. XIII, p, 118, dans POUGENS. dans SUCÉ, ÉE
Cet air pincé de la bouche lui donne un petit air sucré, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 204, dans POUGENS dans SUCRÉ, ÉE
Jusqu'à ce que la suffisance soit devenue la mesure du mérite, il faudrait se garder d'en prendre le ton, Claude et Nér. II, 17 dans SUFFISANCE
Il a exposé la doctrine des stoïciens, dont le suicide était un des points fondamentaux, Claude et Nér. II, 109 dans SUICIDE
Quelle passion que l'envie ! c'est la plus cruelle des Euménides ; elle suit l'homme de mérite jusqu'au bord de sa tombe, Élog. de Richards. dans SUIVRE
Il [Hobbes] fut honnête homme, sujet attaché à son roi, citoyen zélé, homme simple, droit, ouvert et bienfaisant, Opin. des anc. phil. (hobbisme). dans SUJET, ETTE
Le père Malagrida a été supplicié, comme faux prophète, par une sentence de l'inquisition, Lett. à Mlle Voland, 19 oct. 1761 dans SUPPLICIER
On promit la vie à celui d'entre eux qui consentirait à supplicier ses camarades, c'est-à-dire au plus méchant, Cl. et Nér. II, 2 dans SUPPLICIER
Voyez ces énormes trophées qu'on a placés sous les chevaux de la terrasse des Tuileries ; quelle contradiction entre ces animaux ailés qui s'en vont à toutes jambes, et ces supports immobiles qui restent !, Observ. sur la sculpt. Oeuv. t. XV, p. 311, dans POUGENS dans SUPPORT
Il y a trois choses à distinguer dans toute question mêlée de physique et de géométrie : le phénomène à expliquer, les suppositions du géomètre et le calcul qui résulte des suppositions, Lett. sur les aveugl. dans SUPPOSITION
Voilà cette lettre vraie ou supposée du roi de Prusse au marquis d'Argens.... il est sûr qu'elle est de son style ; mais cette preuve suffit-elle contre un grand nombre d'autres qui semblent constater la supposition ?, Lett. à Mlle Voland, 8 oct. 1760 dans SUPPOSITION
L'attention singulière que les Pères de l'Église ont eue de supprimer les ouvrages de leurs ennemis, Pens. philos. n° 44 dans SUPPRIMER
Tout ce qui est ordonné de manière à produire le plus parfaitement l'effet qu'on se propose est suprêmement beau, Rech. philos. sur le beau. dans SUPRÊMEMENT
Elle est logée sur le Palais-Royal, Lettre à Mlle Voland, 30 déc. 1765 dans SUR
Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il ne tient qu'à lui d'être heureux, Sur le livre d'Helvétius. dans SÛR, ÛRE
Nous avons un si violent penchant à surfaire nos qualités et à diminuer nos défauts...., Lett. sur les aveugles. dans SURFAIRE
La vertu a perdu de son prix pour celui qui se surfait celui de la vie, Cl. et Nér. II, 1 dans SURFAIRE
Vers le milieu de sa profondeur, la voûte s'est brisée, et montre au-dessus de sa fracture les débris d'un édifice surimposé, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 403, dans POUGENS dans SURIMPOSER
Elle surmonta sa timidité naturelle en faveur de son neveu, Claude et Nér. I, 14 dans SURMONTER
Combien de fois ne me suis-je pas surpris.... criant...., Él. de Richards. dans SURPRENDRE
Passer son temps à surveiller aux fraudes des marchands de blé, à la négligence des magasiniers..., Claude et Nér. II, 82 dans SURVEILLER
Que les ombres de nos neveux se suscitent, se forment et se montrent, Lett. IV à Falconet, t. XVIII, p. 116, éd. Assézat. dans SUSCITER
Le génitif, étant un cas suspensif, leur fait attendre [aux auditeurs] toutes ces idées que l'orateur ne pouvait leur présenter à la fois, Lett. sur les sourds et muets. dans SUSPENSIF, IVE
Les syllabes longues ou brèves n'ont aucune durée fixe, pas même de rapport déterminé entre leur durée, le Neveu de Rameau. dans SYLLABE
Tout symbole doit avoir un caractère propre et distinctif, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 32, dans POUGENS dans SYMBOLE
Sachez qu'en général le symbole est froid, et qu'on ne peut lui ôter ce froid insipide, mortel, que par la simplicité, la force, la sublimité de l'idée, ib. p. 88 dans SYMBOLE
Sa philosophie [de Pythagore] était énigmatique et symbolique pour les uns, claire, expresse et dépouillée d'obscurités et d'énigmes pour les autres, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans SYMBOLIQUE
La nature a fait l'animal symétrique, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 233, dans POUGENS dans SYMÉTRIQUE
Ne soyez donc plus symétrisés, raides, fichés, compassés et plantés en rond, Lett. à Mme Ricoboni. dans SYMÉTRISÉ, ÉE
Pourquoi, ayant élevé une arcade à une des ailes de son bâtiment, il en fait autant à l'autre, il me répondra sans doute que c'est afin que les membres de son architecture symétrisent bien ensemble, Rech. philos. sur le beau, Oeuvr. t. II, p. 409, dans POUGENS. dans SYMÉTRISER
Un grand éclat de rire qui était échappé à Alcine.... fut brusquement syncopé par l'opération de l'anneau..., Bijoux indiscrets, I, 6 dans SYNCOPÉ, ÉE
Le syncrétiste était entre les philosophes ce que serait entre les hommes qui disputent, un arbitre captieux qui les tromperait, et qui établirait entre eux une fausse paix, Opin. des anc. philos. (syncrétistes). dans SYNCRÉTISTE
Les chrétiens ne reconnaissaient qu'un Dieu ; les syncrétistes, qui s'appelèrent alors éclectiques, n'admirent qu'un premier principe, ib. (éclectisme). dans SYNCRÉTISTE
Les idées systématiques de la philosophie rationnelle, Interprét. de la nat. n° 29 dans SYSTÉMATIQUE
Ayez un système, j'y consens ; mais ne vous en laissez pas dominer, Interprét, de la nat. n° 27 dans SYSTÈME
Il ne faut qu'un fait pour renverser un système, Rech. philos. sur le beau. dans SYSTÈME
L'âme humaine est une table de cire où la nature imprime son image, Opinion des anc. philos. (Platonisme). dans TABLE
Vous aviez la table, le lit, l'habit, veste et culotte, les souliers et la pistole par mois, Neveu de Rameau. dans TABLE
Des tables de jeu, des fiches, des jetons, les tableaux d'un cavagnole, et tous les apprêts nécessaires pour se ruiner en s'amusant, Promen. sceptique. dans TABLEAU
Lorsque vous aurez des tableaux à juger, allez les voir à la chute du jour : c'est un instant très critique, Salon de 1767, Oeuvr. t. XIV, p. 60, dans POUGENS dans TABLEAU
Le philosophe qui donne le précepte sans l'exemple ne remplit que la moitié de sa tâche, Claude et Nér. I, 46 dans TÂCHE
Il y a un pacte tacite qu'on nous fera du bien, et que, tôt ou tard, nous [parasites] rendrons le mal pour le bien qu'on nous aura fait, Neveu de Rameau. dans TACITE
L'exemple de cet illustre aveugle prouve que le tact peut devenir plus délicat que la vue, lorsqu'il est perfectionné par l'exercice, Lett. sur les aveug. dans TACT
Ce tact fin que nous tenons de l'observation continue des phénomènes, Ess. sur la peint. I dans TACT
Ce sont les secondes et troisièmes tailles qui donnent à la peau sa mollesse, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 359, dans POUGENS dans TAILLE
Dans la taille-douce, tout est éclairé, le travail introduit l'ombre et la nuit, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 361 dans TAILLE
Il y a des chrétiens qui, à l'imitation des juifs, regardent le Talmud comme une mine abondante d'où l'on peut tirer des trésors infinis, Opin. des anc. phil. (Juifs). dans TALMUD
Celui qui est attaché aux opinions du Talmud Les juifs sont convaincus que les talmudistes n'ont jamais été inspirés, et ils n'attribuent l'inspiration qu'aux prophètes, Opin. des anc phil. (Juifs) dans TALMUDISTE
Qui pouvait imaginer que, pour une fille comme il y en a tant, tu tomberais dans l'état où je te vois ?, Père de famille, III, 5 dans TANT
Le petit abbé y sera avec ses contes ; je ne sais où il les prend, mais il ne tarit point, Lett. à Mlle Voland, 26 sept. 1762 dans TARIR
Son tartare vint me dire qu'il m'attendait à onze heures, Lett. à Mlle Voland, 18 oct. 1769 dans TARTARE
Il faut que les chirurgiens soient les égaux ou les tartares des médecins, Lett. dans TARTARE
Tronchin [célèbre médecin] ne sait où il en est ; car il a abandonné son premier traitement : il tâtonne, Lett. à Mlle Voland, 24 nov. 1768 dans TÂTONNER
Le sophiste trompe ou par des choses fausses, ou par des paradoxes, ou par le solécisme, ou par la tautologie, Opin des anc. phil. (Philos. péripatéticienne). dans TAUTOLOGIE
Le jugement du moral appartient à tous les hommes de goût, celui du technique n'appartient qu'aux artistes, Pensées sur la peint. dans TECHNIQUE
Ce peintre [Latour] n'a jamais rien produit de verve, il a le génie du technique ; c'est un machiniste merveilleux, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 268, dans POUGENS dans TECHNIQUE
Si la richesse de la langue s'y prêtait et qu'elle possédât huit cent dix-neuf mots correspondants aux huit cent dix-neuf teintes de la palette, il faudrait qu'il employât le seul qui rendrait précisément la teinte de l'objet, Pensées sur la peint. dans TEINTE
La tête des brunes s'embellit dans la demi-teinte, celle des blondes à la lumière, Essai sur la peint. III dans TEINTE
L'ombre du baldaquin les couvrait, et il se détachait en demi-teinte sur cette architecture grisâtre, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 30 dans TEINTE
Dans l'ombre, comme disent les voyageurs ; dans la demi-teinte, comme disent les artistes, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 183 dans TEINTE
Il me semble que nous aurions tous besoin d'une teinte légère de stoïcisme, Cl. et Nér. II, 86 dans TEINTE
Helvia était instruite ; son père lui avait donné une assez forte teinture des beaux-arts, Cl. et Nér. I, 2 dans TEINTURE
Telle est la condition malheureuse des tyrans : ils ne peuvent se confier ni dans les gens de bien qu'ils éloignent, ni dans les méchants qui leur restent, Cl et Nér. I, 55 dans TEL, ELLE
L'abbé aime la compagnie telle quelle et la table, Lett. à Mlle Voland, 10 août 1759 dans TEL, ELLE
Sénèque parle de ce fait comme un témoin oculaire, Claude et Nér. I, 2 dans TÉMOIN
La mort d'un ami ravit à l'homme vertueux un témoin de ses vertus, Cl. et Nér. II, 7 dans TÉMOIN
Tandis que les conjurés de Pison temporisent entre l'espérance et la crainte, la conjuration se découvre et ils périssent tous, Cl. et Nér. I, 111 dans TEMPORISER
Le temps est le calcul du mouvement relatif à la priorité et à la postériorité, Opin. des anc. philos. (péripatéticienne philos.) dans TEMPS
L'immobilité des êtres, la solitude d'un lieu, son silence profond, suspendent le temps ; il n'y en a plus, rien ne le mesure ; l'homme devient comme éternel, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 187, dans POUGENS dans TEMPS
Les temps sont durs ; accordez-lui le délai qu'il demande, Père de famille, II, 1 dans TEMPS
Il s'échappe seul à pied, toutes les nuits, par toute sorte de temps, à toute heure, Père de famille, I, 5 dans TEMPS
Les tortures, les roues, les tenaillements, le fond des cachots, Lett de Ramsay. dans TENAILLEMENT
La lumière tendre de la lune adoucit encore la blancheur de leur peau, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 17, dans POUGENS dans TENDRE
Mercure tendit des embûches à Prométhée, le surprit, et le jeta dans le fond d'un cachot, Opin. des anc. phil. (Grecs). dans TENDRE
Il tend en souriant un morceau de son pain à une vache blanche qui s'avance vers lui, Salon de 1767. Oeuv. t. XIV, p. 499, dans POUGENS dans TENDRE
Maître des nations, tendez la main à Cérès [favorisez l'agriculture], relevez ses autels, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 163, dans POUGENS dans TENDRE
C'est en France, dans le pays de la politesse, des sciences, des arts, du bon goût, de la philosophie, qu'on nous persécute [nous encyclopédistes] ! et c'est du fond des contrées barbares et glacées du Nord qu'on nous tend la main, Lett. à Mlle Voland, 3 oct. 1762 dans TENDRE
Je ne sens rien là de ces ténèbres visibles avec lesquelles la lumière se mêle, et qu'elle rend presque lumineuses, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 454, dans POUGENS dans TÉNÈBRES
Hasarder une opinion qui tende à blanchir un personnage illustre, contre des autorités que contredisent la teneur de sa vie, de sa doctrine, et l'estime générale dont il a joui, Cl. et Nér. I, 36 dans TENEUR
M. Damilaville a de l'amitié pour moi, et il sait l'intérêt que je prends à M. de Saint-Géni et à tout ce qui vous tient par le fil le plus léger, Lett. à Mlle Voland, 3 nov. 1760 dans TENIR
Je t'ai promis ma fortune et ma nièce ; c'est notre traité, et il tient, Père de famille, III, 6 dans TENIR
Le vrai, le bon et le beau se tiennent de bien près, Essai sur la peint. ch. 6 dans TENIR
Si des cordes sonores sont tendues, la tension étant la même, plus ces cordes seront longues, plus les sons qu'elles rendront seront graves, Musiq. des anc. dans TENSION
Une tenue incroyable dans les idées avec toute la grâce et la légèreté possible de l'expression, Lett. à Mlle Voland, 15 juin 1774 dans TENUE
Le rossignol déploie sa voix.... ce sont des cadences ou des tenues à perte d'haleine, Lett. à Mlle Voland, 20 oct. 1760 dans TENUE
L'essence de térébenthine noircit les couleurs, gâte l'effet du tableau, et en rend la touche aride, Peint. en cire, Oeuv. t. XV, p. 354, dans POUGENS dans TÉRÉBENTHINE
On lui reproche [à Hobbes] d'avoir introduit dans sa philosophie des termes nouveaux ; mais, ayant une façon particulière de considérer les choses, il était impossible qu'il s'en tînt aux mots reçus, Opin. des anc. phil. (hobbisme). dans TERME
Tracez sur votre toile le cercle terminateur de la lumière et de l'ombre, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 211, dans POUGENS. dans TERMINATEUR, TRICE
Ainsi trois sortes de lignes préliminaires : la ligne terminatrice de la lumière, la ligne de la balance des figures, et les lignes de la perspective, ib. p. 212 dans TERMINATEUR, TRICE
Pourquoi me harceler par des prodiges, quand tu n'as besoin pour me terrasser que d'un syllogisme ?, Pens. philos. n° 50 dans TERRASSER
En général, les terres cuites de Le Moine valent mieux que ses marbres, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 110, dans POUGENS dans TERRE
Kempfer a très bien remarqué que tous les peuples situés à l'orient de l'Asie donnent le nom d'Indes à toutes les terres australes, Opin. des anc. philos (Asiatiques). dans TERRE
Elle n'avait plus rien et devait à toute la terre : à son boucher, à son boulanger, à ses femmes, à ses valets, à sa couturière, à son cordonnier, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 325, dans POUGENS dans TERRE
J'ai fait aujourd'hui les quatre coins de Paris, et j'ai vu, je crois, toute la terre, Est-il bon, est il méchant ? II, 3 dans TERRE
Celui qui conseilla au philosophe de laisser un testament de mort, eut une idée utile et grande, Cl. et Nér. II, 7 dans TESTAMENT
En général les grosses têtes raccourcissent les figures, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 60, dans POUGENS dans TÊTE
Le dérangement de la tête influe sur le coeur, et le dérangement du coeur sur la tête, Lett. à Mlle Voland, 1er juin 1759 dans TÊTE
C'est ici que toute la rage antiphilosophique s'est déployée ; elle a dit : Sénèque veut mourir théâtralement, Cl. et Nér. I, 94 dans THÉÂTRALEMENT
On cite parmi les théogonistes et les fondateurs de la philosophie fabuleuse des Grecs, Épiménide de Crète et Homère, Opin. des anc. phil. (Grecs). dans THÉOGONISTE
Le patriotisme et la théophobie sont les sources de grandes tragédies et de tableaux effrayants, Oeuvr. compl. 1821, t. X, p. 69 dans THÉOPHOBIE
Il n'y a [suivant les pyrrhoniens] aucun caractère théorétique du vrai et du faux, il y en a un pratique, Opin. des anc. philos. (pyrrhonienne philos.). dans THÉORÉTIQUE
Il suit de ce qui précède que les théosophes ont été des hommes d'une imagination ardente ; qu'ils ont corrompu la théologie, obscurci la philosophie, Opin. des anc. philos (Théosophes) dans THÉOSOPHE
Valentin Weigel, qui parut dans le quinzième siècle, laissa des ouvrages de théosophie, qui firent grand bruit dans le seizième et le dix-septième, Opin. des anc. philos. (Théosophes). dans THÉOSOPHIE
Morus passa successivement de l'aristotélisme au platonisme, du platonisme au scepticisme, du scepticisme au quiétisme, du quiétisme à la théosophie et à la cabale, ib. (Pythagorisme). dans THÉOSOPHIE
L'application de la philosophie à la révélation engendra parmi les musulmans une espèce de théosophisme, le plus détestable de tous les systèmes, Opin. des anc. philos. (Sarrasins) dans THÉOSOPHISME
Les thérapeutes s'enfermaient toute la semaine sans sortir de leurs cellules, et même sans oser regarder par les fenêtres, Opin. des anc. philos. (Juifs) dans THÉRAPEUTES
Séparer la philosophie de la théurgie, et renvoyer celle-ci aux diseurs de bonne aventure, aux saltimbanques, aux fripons et aux prestidigitateurs, Opin. des anc. philos. (Éclectisme). dans THÉURGIE
Julien quitta ce philosophe sensé pour se livrer aux deux plus violents théurgistes que la secte éclectique eût encore produits, Maxime d'Éphèse et Chrysanthius, Opin. des anc. philos. (Éclectisme). dans THÉURGISTE ou THÉURGITE
On lui répond [à Claude] qu'il serait assez riche, s'il plaisait à ses affranchis de l'admettre en tiers, Cl. et Nér. I, 19 dans TIERS, ERCE
Les yeux s'éteignirent, les oreilles tintèrent, l'esprit se perdit, les défaillances se succédèrent, et nous crûmes qu'il touchait à la fin de sa vie et de ses douleurs, Lett. à Mlle Voland, 1er oct. 1768 dans TINTER
Dans l'antre de la bête féroce.... devant elle, sous ses yeux étincelants, ses ongles tirés, Cl. et Nér. I, 108 dans TIRÉ, ÉE
Sa soeur cadette a beau la tirer par son vêtement, elle n'entend rien, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 178, dans POUGENS dans TIRER
Croyez-vous de bonne foi que, si vous eussiez eu un compte rapide à rendre d'un aussi grand nombre d'artistes et d'ouvrages, vous vous en seriez mieux tiré que lui ?, Lett. à Falconet, sept. 1766 dans TIRER
De quoi ne se tire-t-on pas avec des distinctions ?, Opin. des anc. philos. (Chinois). dans TIRER
Après les tireurs d'horoscopes, marchaient les scribes des choses sacrées, Opin. des anc. philos. (Égyptiens). dans TIREUR, EUSE
Une tisane dont un jésuite d'Ingolstadt lui avait donné [à Leibnitz] la recette lui causa des convulsions et des douleurs excessives, dont il mourut le 14 novembre 1716, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme) dans TISANE
Pour votre Germeuil, je vous avertis que nous ne pouvons plus loger lui et moi sous un même toit, Père de famille, III, 7 dans TOIT
Il est minuit ; je tombe de sommeil, Lett. à Mlle Voland, 28 sept. 1767 dans TOMBER
Après avoir traité de la mort et de la brièveté de la vie, il [Sénèque] tombe sans ménagement sur les puérilités de la dialectique de son école, Cl. et Nér. II, 58 dans TOMBER
Le jour commençait à tomber ; nous ne laissions pas que d'avoir du chemin à faire jusqu'au château, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 188, dans POUGENS dans TOMBER
Il a bien fait de laisser à la haine de ses camarades le temps de tomber, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 163, dans POUGENS dans TOMBER
Il nous est tombé entre les mains un exemplaire anglais de Clarisse, accompagné de réflexions manuscrites, Éloge de Richardson. dans TOMBER
Je ne me suis pas aperçu que votre silence tombât précisément au temps de l'arrivée de notre chère soeur, Lett. à Mlle Voland, 6 sept. 1762 dans TOMBER
L'impératrice le crut fou et en parla sur ce ton à ses familiers, Sur la princ. d'Askow. dans TON
Ce qui donne le ton chez ce peuple léger [les Français], c'est un certain nombre de femmes charmantes, Mém. Promen. scept. dans TON
Du reste, sans détails de nature et rouge de ton, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 79, dans POUGENS dans TON
Il [un voiturier] propose son prix, on y tôpe ; il demande à voir la malle, elle était à l'ordinaire, Lett. à Mlle Voland, 25 nov. 1760 dans TÔPER
Je lève les yeux au ciel, je baise le louis devant lui [un enfant] ; et, pour lui faire entendre mieux encore l'importance de la pièce sacrée, je lui bégaye de la voix, je lui désigne du doigt tout ce qu'on peut acquérir, un beau fourreau, un beau toquet, un bon biscuit, le Neveu de Rameau. dans TOQUET
Sa mine est bien torchée (passez-moi ce mot, il est de l'art), largement peinte, et d'un faire très ragoûtant, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 352, dans POUGENS dans TORCHÉ, ÉE
L'une, penchée vers la surface de l'eau, y trempe son linge ; l'autre, accroupie, le tord, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 199. dans POUGENS dans TORDRE
Échevelée, étendue sur le cercueil de son amie, se tordant les mains, Él. de Richardson. dans TORDRE
Je vous assure que j'aurais crié plus d'une fois, au lieu qu'il a fallu soupirer, se mordre les lèvres et se tordre, Lett. à Mlle Voland, 25 oct. 1761 Satan boit, et, pris de colique, Il jure, il grimace. dans TORDRE
Et cela avec une franchise de caractère peu commune et qui prête au torquet des courtisans envieux et malins, Mém. Lettre 138, 15 juin 1774 dans TORQUET
Que ne voit-il pas dans ce tronçon d'homme qu'on appelle le torse ?, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 315, dans POUGENS dans TORSE
Une scène violente entre le baron et moi, scène dans laquelle le tort était de mon côté, Lett à Mlle Voland 20 nov 1770 dans TORT
Cette armée, qui part du sentier étroit qu'on a pratiqué sur le sommet des roches, et qui conduit laborieusement et tortueusement les hommes du haut de ces roches sur le pont qui les unit au château, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 164, dans POUGENS dans TORTUEUSEMENT
Elle [Hypatie] joignait la vertu la plus pure à la beauté la plus touchante, Opin. des anc. philos. (Éclectisme). dans TOUCHANT, ANTE
Ici le coloris du peintre et sa touche sont beaucoup plus fermes, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 256, dans POUGENS dans TOUCHE
Les têtes sont ici mieux touchées, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 337, dans POUGENS dans TOUCHÉ, ÉE
Le peintre aura été plus sûr de l'effet de son pinceau, aura touché plus fièrement, plus librement, aura moins remanié, tourmenté sa couleur, Essai sur la peinture, ch. 2 dans TOUCHER
Notre séparation sera moins longue, et nos coeurs ne cesseront pas de se toucher, Lett. à Mlle Voland, 13 août 1773 dans TOUCHER
Ô que le génie et la folie se touchent de bien près !, Opin. des anc. philos. (Théosophes) dans TOUCHER
Son toupet gris, avec sa mignardise, lui donne l'air d'une vieille coquette, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 35, dans POUGENS dans TOUPET
S'il avait mal fait et qu'on le grondât, il allait se coucher dans un coin ; il demandait à faire son petit tour et son grand tour, Mém. Rêve d'Alembert. dans TOUR
Elle fit le tour de l'Europe, et retrouva la santé sur les grands chemins, Mém. Rêve d'Alembert. dans TOUR
La première fois qu'il [le perroquet] se vit dans une glace, il en approcha son bec, et, ne se rencontrant pas lui-même, qu'il prenait pour son semblable, il fit le tour de la glace, Lett. sur les Aveug. dans TOUR
Sans compter une infinité de petits gains malhonnêtes, connus dans tous les métiers sous le nom de tour du bâton, Mém. t. III, p. 189, dans POUGENS dans TOUR
Le graveur Gai avait son touret chez elle (Mme de Pompadour), Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 24, dans POUGENS dans TOURET
Agrippine, tourmentée de tous les délires d'un pouvoir illégitime, Cl. et Nér. I, 42 dans TOURMENTÉ, ÉE
Point d'attitudes tourmentées ni recherchées, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 215, dans POUGENS dans TOURMENTÉ, ÉE
Son ouvrage, écrit d'un style tourmenté, obscur, entortillé...., Mém. Parad. com. dans TOURMENTÉ, ÉE
Une chose qui me surprend toujours également, c'est l'infatigable et cruel acharnement à tourmenter Tacite pour trouver des torts à Sénèque, Cl. et Nér. I, 52 dans TOURMENTER
L'artiste a tant consulté, si changé, si tourmenté sa composition, que je ne sais plus ce qu'il en reste, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 121 dans TOURMENTER
Le troisième se tourmentant sur sa chaise, cherchant une bonne posture et n'en trouvant point, Lett. à Mlle Voland, 17 août 1759 dans TOURMENTER
J'ai vu ces chênes orgueilleux toucher le ciel de leur cime ; j'ai tourné la tête, et ils n'étaient plus, Opin. des anc. philos. (Jésuite). dans TOURNER
On joue à présent à Marseille le Père de famille ; je suis désolé de ne pouvoir vous envoyer la gazette qui fait mention de son succès ; toutes les têtes en sont tournées, Lett. à Mlle Voland, 1er déc. 1760 dans TOURNER
Vous tournez à tout vent, vous faites flèche de tout bois, Lett. à Falconet, févr. 1766 dans TOURNER
Il y a, au moment où j'écris, plusieurs personnes qui tournent autour du secret de M. Bachelier, Peint. en cire, Oeuv. t. XV, p. 372, dans POUGENS dans TOURNER
Une espèce d'écheveau où le moindre brin ne peut être cassé, rompu.... devrait se nouer, s'embarrasser encore plus souvent dans le lieu de sa formation, que mes soies sur ma tournette, Mém. Rêve d'Alemb. dans TOURNETTE
Le monde étant de toute éternité, ce qui fait sa beauté et son harmonie est aussi éternel, Opin. des anc. philos. (pythagorisme). dans TOUT, TOUTE
De temps en temps je me tracasse sur des choses que je sens et que j'aperçois seul, Lett à Mlle Voland, 29 août 1759 dans TRACASSER
Une petite femme tracassière qui se mêle de tout et qui brouille tout, parce qu'elle se croit bonne à tout et que, dans le vrai, elle n'est bonne à rien, Lett. à Mlle Voland, 20 nov. 1770 dans TRACASSIER, IÈRE
Voilà quelle a été et quelle sera la récompense de l'impie qui préféra la philosophie à la tradition et au divin Alcoran, Opin. des anc. philos. Sarrasins. dans TRADITION
Il n'y a qu'un moyen de rendre fidèlement un auteur d'une langue étrangère dans la nôtre : c'est d'avoir l'âme bien pénétrée des impressions qu'on en a reçues, et de n'être satisfait de sa traduction que quand elle réveillera les mêmes impressions dans l'âme du lecteur, Mélanges, Térence dans TRADUCTION
Un auteur dont les ouvrages pleins de sentiment, de vérité, d'élégance et de noblesse ont été traduits dans toutes les langues, Claud. et Nér. II, 11 dans TRADUIRE
C'est que du train dont nous y allons, on effleure tout et l'on n'approfondit rien, Mém. Rêve d'Alembert dans TRAIN
Mon ami, du train dont vous rêvez, savez-vous qu'un seul de vos rêves suffirait pour une galerie entière ?, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 285, dans POUGENS dans TRAIN
Sur-le-champ on traîne le malheureux au supplice, Claude et Nér. I, 20 dans TRAÎNER
Dans le cours du règne de cette grande reine [Elisabeth], cinq conspirations sont tramées contre sa vie par des jésuites, Opin. des anc. philos. (jésuite). dans TRAMER
Les voeux de l'homme reconnaissant qui ne peut s'acquitter d'un bienfait, transfèrent sa dette aux dieux, Cl. et Nér. II, 59 dans TRANSFÉRER
Le soleil penche à son couchant, il transforme en autant de diamants les gouttes d'eau qui pendent attachées aux extrémités inégales des pierres, Essai sur la peint. ch. 6 dans TRANSFORMER
Socrate ne tint point école, et n'écrivit point ; nous ne savons de sa doctrine que ce que ses disciples nous en ont transmis, Opin. des anc. philos. (socratique philos.) dans TRANSMETTRE
Il est démontré que la question de la transmutation des métaux n'avait point été agitée avant le règne de Constantin, Opin. des anc. philos. (Égyptiens). dans TRANSMUTATION
Fait-on la chair vivante, animée, sans glacis et sans transparents ?, Salon de 1767, Oeuv t. XIV, p. 92, dans POUGENS dans TRANSPARENT, ENTE
Ceux qui font des transparents se sont servis de tout temps de la cire dissoute par l'essence de térébenthine, Peint. en cire, Oeuv. t. XV, p. 350 dans TRANSPARENT, ENTE
La vie, le sang et son incarnat transpirent à travers, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 104, dans POUGENS dans TRANSPIRER
L'aveugle.... estime.... la plénitude des vaisseaux au bruit que font en tombant les liqueurs qu'il transvase, Lett. sur les aveugles. dans TRANSVASER
Le travail, entre autres avantages, a celui de raccourcir les journées et d'étendre la vie, Cl. et Nér. II, 79 dans TRAVAIL
Les malades ont des bizarreries ; on le sait, leur tête travaille, ils attachent quelquefois leur soulagement à des choses qui n'ont pas le sens commun, Lett. à Mlle Voland, 23 sept. 1762 dans TRAVAILLER
Qui verrait sans horreur un géant tenant un homme en travers dans sa bouche énorme, et le sang ruisselant sur sa barbe et sur sa poitrine ?, Lett. sur les sourds et muets. dans TRAVERS
Il sifflait les petites flûtes [les imitait en sifflant], il roucoulait les traversières, criant, chantant, se démenant comme un forcené, le Neveu de Rameau. dans TRAVERSIER, IÈRE
La distance infinie de l'astre à demi voilé, dont les rayons tremblaient à leur surface [des eaux], Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 243, dans POUGENS dans TREMBLER
Sénèque disait en confidence à ses amis, que le lion [Néron] reviendrait promptement à sa férocité naturelle, s'il lui arrivait une fois de tremper sa langue dans le sang, Cl. et Név. I, 46 dans TREMPER
Épicure était Athénien, du bourg de Gargette, et de la tribu d'Égée, Opin. des anc. phil. (Épicurisme). dans TRIBU
Qui est-ce qui peut s'assujétir à un rôle pareil, si ce n'est le misérable qui trouve là, deux ou trois fois la semaine, de quoi calmer la tribulation de ses intestins ?, le Neveu de Rameau. dans TRIBULATION
Quand on a fini son triennat, on passe à Rome où nous avons une autre école, Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 154, dans POUGENS dans TRIENNAT
L'Angélique est une petite tripière ; oh ! le vilain mot ! d'accord, mais il peint, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 49, dans POUGENS dans TRIPIER, IÈRE
L'épaule est prise si juste, qu'on la voit toute nue à travers le vêtement, et ce vêtement est à tromper, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 274, dans POUGENS dans TROMPER
Plus loin, sur le devant, deux hommes poussant un tronçon de colonne, que quatre chevaux n'ébranleraient pas, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 413, dans POUGENS dans TRONÇON
Mademoiselle, votre approbation est de trop, Père de famille, III, 4 dans TROP
Un art où le moindre intervalle mal ménagé fait un trou, où une figure trop éloignée ou trop rapprochée de deux autres alourdit ou rompt une masse, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, P. 128, dans POUGENS dans TROU
Il y a des yeux tellement accoutumés aux ténèbres, qu'ils voient trouble au grand jour, Claude et Nér. II, 1 dans TROUBLE
Une femme nue n'est point indécente ; c'est une femme troussée qui l'est, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 93, dans POUGENS dans TROUSSÉ, ÉE
et vantez-vous d'avoir tué un poëte, sur Térence. dans TUER
[Des femmes] iront interroger, sous les tuiles, quelque vieille à qui elles persuaderont elles-mêmes que le présent, l'avenir et le passé sont ouverts à ses yeux, Opin. des anc. philos. (Pythagorisme). dans TUILE
Ceux-ci craignent d'offenser, ceux-là redoublent de turpitude pour plaire, Claude et Nér. I, 83 dans TURPITUDE
Pourquoi me montrer toute votre turpitude ?, Neveu de Rameau. dans TURPITUDE
Nous nous tutoierons, quand nous serons ivres, Neveu de Rameau. dans TUTOYER
Arcadius et Honorius publièrent une loi contre le tyrannicide, Princ. de polit. 142 dans TYRANNICIDE
Ce qui surtout m'avait ulcéré, c'est un mot de Grimm, Lett. à Mlle Voland, 19 sept. 1767 dans ULCÉRER
Lucius Annaeus Sénèque naquit à Cordoue, ville célèbre de l'Espagne ultérieure, Cl. et Nér. I, 1 dans ULTÉRIEUR, EURE
Geber, un des pères de la chimie, Opin. des anc. philos. (Sarrasins). dans UN, UNE
Il faut être l'ami d'un Tacite : c'est par un Tacite qu'il faut être loué, Claude et Nér. I, 50 dans UN, UNE
Cette douce uniformité qui tranquillise la vue, Peint. en cire, Oeuv. t. XV, p. 381, dans POUGENS dans UNIFORMITÉ
C'était, Dieu lui pardonne, une femme unique pour gâter ses enfants, Père de famille, I, 3 dans UNIQUE
Ne faut-il pas reconnaître qu'il y a au-dessus de nos esprits une certaine unité originale, souveraine, éternelle, parfaite, qui est la règle essentielle du beau ?, Rech. philos. sur le beau, Oeuv. t. II, p. 410, dans POUGENS. dans UNITÉ
Il y a cette différence entre le monde et l'univers, que l'univers est infini, Opin. des anc. philos. (stoïcisme). dans UNIVERS
Il y a des hommes dont les lumières sont tellement bornées que l'universalité des sentiments est la seule preuve qui soit à leur portée, Suffis. de la relig. nat. n° 8 dans UNIVERSALITÉ
Il ne faut qu'un instant pour rendre à la vérité de ma proposition toute son universalité, Lett. à Falconnet, sept. 1766 dans UNIVERSALITÉ
Il [Stilpon] prétendait qu'il n'y avait point d'universaux, et que ce mot homme, par exemple, ne signifiait rien d'existant, Opin. des anc. phil. (secte mégarique). dans UNIVERSAUX
Quelle différence y a-t-il pour un aveugle entre un homme qui urine et un homme qui verse son sang ?, Lett. sur les aveugles. dans URINER
Pour celui qui a les regards attachés sur l'urne de sa femme ou de sa fille, est-il rien de plus importun que la présence de celui qui rit ?, Cl. et Nér. II, 19 dans URNE
Il fut [Leibnitz] chargé par M. de Montausier de l'édition de Martius Capella, à l'usage du Dauphin, Opin. des anc. philos. (Leibnitzianisme). dans USAGE
Des phrases d'usage dont on se paye réciproquement, Lett. à Mlle Voland, 7 oct. 1760 dans USAGE
Il n'usait de sa femme que très modérément, et après des préparations relatives à la santé de l'enfant, Opin. Des anc. phil. (pythagorisme). dans USER
L'utile circonscrit tout ; ce sera l'utile qui, dans quelques siècles, donnera des bornes à la physique expérimentale, Interprét. de la nat. n° 6 dans UTILE
L'utilité générale et le consentement commun doivent être les deux grandes règles de nos actions, Opin. des anc. philos. (Épicurisme). dans UTILITÉ
Il était [Sénèque] âgé d'environ quarante ans, sage, prudent et valétudinaire, Cl. et Nér. I, 22 dans VALÉTUDINAIRE
Personne ne connut comme Tibère la valeur des expressions, clair lorsqu'il n'était pas obscur à dessein, Cl. et Nér. I, 37 dans VALEUR
Conservant ses usages gothiques et vandales, et proscrivant le sens commun, Sur l'hist. du parlem. dans VANDALE
Vernet balance Claude le Lorrain dans l'art d'élever des vapeurs sur la toile, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 147, dans POUGENS dans VAPEUR
Dans le lointain, sur les eaux, un vaisseau à la voile ; fort au delà, des montagnes vaporeuses et très éloignées, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 195, dans POUGENS dans VAPOREUX, EUSE
Il y a aussi derrière la tête du berger un nuage pesant et brun qu'on aurait pu faire plus vaporeux, ib. t. XIII, p. 76 dans VAPOREUX, EUSE
Je consens que vous me preniez pour un vaurien, mais non pour un sot, Neveu de Rameau. dans VAURIEN
Il n'est bon ni pour vous ni pour moi que je sache que la nature m'a fait vautour, Ess. sur la vertu. dans VAUTOUR
C'est le plus véhément des poëtes satiriques ; c'est Juvénal, qui vivait à Rome au commencement du règne de Néron, sous le ministère de Sénèque, Claude et Nér. I, 102 dans VÉHÉMENT, ENTE
Si la calomnie disparaît à la mort de l'homme obscur, la célébrité lui sert de véhicule, et la porte jusques aux siècles les plus reculés, Claude et Nér. à M. Naigeon. dans VÉHICULE
Ils [les pharisiens] faisaient de longues veilles, et se refusaient jusqu'au sommeil nécessaire, Opin. des anc. Phil. (Juifs) dans VEILLE
Vous aurez l'Apollon du Belvédère, vigoureux d'en haut, véloce par en bas, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 133, dans POUGENS dans VÉLOCE
Vous ne sentez pas cela ? - Non, j'ai le coeur velu, S. les caract. dans VELU, UE
Un délateur vénal et formidable [sous Néron]... Suilius..., Cl. et Nér. I, 59 dans VÉNAL, ALE
Avec votre égal la vengeance est douteuse ; avec votre supérieur, c'est une folie ; avec votre inférieur, c'est une lâcheté, Claude et Nér. II, 48 dans VENGEANCE
Je crains que ce groupe ne vienne pas assez sur le devant, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 302, dans POUGENS dans VENIR
Il y a quelques parties à l'envers qui sont venues presque aussi nettes qu'à l'endroit, Peint. en cire, t. XV, p. 469, dans POUGENS dans VENIR
Nous en donnerons sur dos et ventre à tous ces petits Catons comme vous, qui nous méprisent par envie, Neveu de Rameau. dans VENTRE
Pâtre étendu à plat ventre sur la paille, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 500 dans VENTRE
Qu'on s'avise de remarquer en eux quelques-uns des défauts dont ils se reprennent, on y sera bien venu, Père de famille, I, 12 dans VENU, UE
Dans cet instant où le ver de terre qu'on foule aux pieds montre quelque énergie, Opin. des anc. philos. (Jésuites). dans VER
On doit exiger de moi que je cherche la vérité, mais non que je la trouve, Pensées philos. n° 29 dans VÉRITÉ
La vérité offense dans la bouche de l'envie, Lett. à Mlle Voland, 12 août 1762 dans VÉRITÉ
N'est-il pas de la nature de toute vérité d'être claire et d'éclairer ?, Suffis. de la relig. nat. n° 5 dans VÉRITÉ
J'ai compris ce que c'était que finesse de dessin et vérité de nature, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 3 et 4, dans POUGENS. dans VÉRITÉ
Déjections vermiculaires, Mém. Voy. Langres dans VERMICULAIRE
Les vernis ont plusieurs mauvais effets ; ils jaunissent, ils s'écaillent, ils altèrent les couleurs, Peint. en cire, Oeuv. t. XV, p. 387 et 388, dans POUGENS. dans VERNIS
C'est là qu'il [Sénèque] dit de la gloire, qu'elle est à la vertu ce que l'ombre est au corps, Cl. et Nér. II, 28 dans VERTU
Il a fallu que j'achevasse mal ce soir ce que j'aurais exécuté de verve ce matin, sans la cohue des importuns, Salon de 1767, (Oeuv. t. XV, p. 83, dans POUGENS dans VERVE
Une vestale est un être en même temps historique, poétique et moral, Salon de 1765, Oeuv. t. XIII, p. 38, dans POUGENS dans VESTALE
Rien n'est si mesquin, si pauvre, si maussade, si ingrat que nos vêtements, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 100, dans POUGENS dans VÊTEMENT
Mécène écrivait comme il s'habillait ; son discours fut mou, négligé, lâche comme son vêtement, Cl. et Nér. II, 40 dans VÊTEMENT
Ce fut un homme de grande pénétration ; personne ne saisissait plus rapidement et plus sûrement le vice d'un raisonnement, Opin. des anc. philos. (pyrrhonisme philos.) dans VICE
On dit qu'il avait fait pendre un cheval vicieux dans son écurie, pour servir d'exemple aux autres, Lett. à Mlle Voland, 8 oct. 1760 dans VICIEUX, EUSE
Les vices des rois encouragent les vicieux, et rendent pusillanimes les gens de bien qui les approchent, Cl. et Nér. I, 83 dans VICIEUX, EUSE
Comment aurait-il [Sénèque] fait pour dérober à ses entoures la connaissance de sa vie privée vicieuse ? de quel front aurait-il prêché la vertu à son élève ?, Cl. et Nér. I, 104 dans VICIEUX, EUSE
Saunderson avait de commun avec l'aveugle du Puiseaux d'être affecté de la moindre vicissitude qui survenait dans l'atmosphère, Lett. sur les aveugles. dans VICISSITUDE
Les vicissitudes des composés ne sont que des modes du mouvement, Opinion des anc. phil. (Épicurisme). dans VICISSITUDE
Tout le monde sait sa réponse à ceux qui lui reprochaient [à Bias] de sortir les mains vides de sa ville abandonnée au pillage des ennemis : J'emporte tout avec moi, Opin. des anc. phil. (Grecs). dans VIDE
On peut donner à la première corde à vide le nom qu'on veut, Musiq. des anc. dans VIDE
Il est défendu de quitter son poste sans la volonté de celui qui commande ; le poste de l'homme est la vie, Opin. des anc. philos. (Pythagorisme). dans VIE
Pourquoi ces meubles recherchés, ces vins plus vieux que vous ?, Cl. et Nér. II, 71 dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
Rien de plus commun qu'un vieillard qui commence à vivre ; rien de plus commun qu'un vieillard qui meurt avant que d'avoir vécu, Claude et Nér. II, 1 dans VIEILLARD
Pourriez-vous me dire pourquoi il y a de beaux vieillards et point de belles vieilles ?, Lett. à Mlle Voland, 31 juill. 1762 dans VIEILLARD
Il y a bien de la différence entre être un beau vieillard et avoir une belle vieillesse ; peut-être n'est-on pas un beau vieillard sans avoir une belle vieillesse.... mais on peut certainement... avoir une belle vieillesse et n'être pas un beau vieillard, ib. 15 août 1762 dans VIEILLARD
J'aime les enfants et les vieillards ; je regarde ceux-ci comme des êtres singuliers que le sort a épargnés, ib. 19 août 1759 dans VIEILLARD
L'âme s'échappe du vieillard sans effort ; elle est sur le bord de sa lèvre, Cl. et Nér. II, 7 dans VIEILLARD
Un des jolis tableaux du Salon, si les têtes étaient vigoureuses, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 376, dans POUGENS dans VIGOUREUX, EUSE
La vigueur et l'éclat du coloris sont deux choses diverses ; on est éclatant sans vigueur, et vigoureux sans éclat, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 323, dans POUGENS dans VIGUEUR
Là-dessus je tourne le dos à mon vilain, Lett. à Mlle Voland, 19 sept. 1762 dans VILAIN, AINE
Ils [les hommes] croient qu'elle [la vertu] est à leur disposition, et qu'on devient honnête homme du jour au lendemain ; ils gardent leur linge sale, tant qu'ils ont des vilenies à faire, et ils en font toute leur vie, Lett. à Mlle Voland, 11 oct. 1759 dans VILENIE
Lors même qu'il braverait la vindicte publique, Lett. Falconet, sept. 1766 dans VINDICTE
Celui qui copiera d'après Greuze, sera gris et violâtre, Ess. sur la peint. II dans VIOLÂTRE
L'humble violette qui, dans la forêt, croît au pied des grands arbres, Cl. et Nér. II, 12 dans VIOLETTE
On fit entrer les violons, et l'on dansa, Lett. à Mlle Voland, 15 sept. 1760 dans VIOLON
[Rameau] qui, après avoir enterré le Florentin [Lulli], sera enterré par les virtuoses italiens, le Neveu de Rameau. dans VIRTUOSE
Dans ses tableaux de paysages, il y a quelquefois des figures qui visent un peu à l'épouvantail, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 509, dans POUGENS dans VISER
Ce concours de visitants politiques et curieux qui venaient officieusement épier sa conduite [de Sénèque], Cl. et Nér. I, 90 dans VISITANT, ANTE
Mais, docteur, l'heure de votre visite est passée, et votre malade ne vous attend plus, Mém. Rêve d'Alembert. dans VISITE
Il [Leibnitz] alla d'Altorf à Nuremberg visiter des savants, Opin. des anc. phil. (Leibnitzianisme). dans VISITER
Si bien qu'on n'imagine plus qu'on puisse subsister heureusement sans un vitchoura, Mém. Lett. gén. Betzky. dans VITCHOURA
J'ai apostrophé Saint-Évremond, parce que, devant la justice également à ceux qui sont et à ceux qui ne sont plus, je parle aux morts comme s'ils étaient vivants, et aux vivants comme s'ils étaient morts, Cl. et Nér. II, 37 dans VIVANT, ANTE
Il [Pythagore] n'a point écrit ; il voilait sa doctrine, Opinion des anc. philos. (Pythagorisme). dans VOILER
Qui est-ce qui a vu Dieu ? c'est Raphaël, c'est le Guide ; qui est-ce qui a vu Moïse ? c'est Michel-Ange, Pensées sur la peint. Oeuv. t. XV, p. 229, dans POUGENS. dans VOIR
S'il est arrivé à mes idées d'être voisines des vôtres, c'est comme un lierre à qui il arrive quelquefois de mêler sa feuille à celle du chêne, Lett. sur les sourds-muets. dans VOISIN, INE
Les chrétiens et les païens qui nous ont transmis son histoire et ses malheurs [d'Hypatie], n'ont qu'une voix sur sa beauté, ses connaissances et sa vertu, Opin. des anc. philos. (Éclectisme) dans VOIX
Ce n'est pas à vous ni à Mme de Blacy, qui êtes deux volailles mortes, que je m'adresse ; il vous est permis d'être malades tant qu'il vous plaira, Lett. à Mlle Voland, 8 oct. 1768 dans VOLAILLE
Ce n'est pas un grand ouvrage, mais c'est l'ouvrage d'un grand peintre ; ce qu'on peut toujours dire des feuilles volantes de Voltaire ; on y retrouve le signe caractéristique, l'ongle du lion, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 251, dans POUGENS dans VOLANT, ANTE
Les grandes robes de la magistrature et leurs plis volumineux, Salon de 1765, Oeuvr. t. XIII, p. 334 dans VOLUMINEUX, EUSE
L'affliction devient la volupté lugubre d'une âme infortunée, Cl. et Nér. II, 44 dans VOLUPTÉ
Il paraît que le mot volupté mal entendu rendit Epicure odieux, Cl. et Nér II, 69 dans VOLUPTÉ
Quelle pure volupté on trouve dans la vertu ! Toute volupté naît, ou de la sensation d'un objet présent, et elle est sensuelle ; ou de l'attente d'une chose, de la prévoyance des fins, de l'importance des suites, et elle est intellectuelle, Opin. des anc. phil. (hobbisme). dans VOLUPTÉ
Fénelon, Montausier, Bossuet ont fait un long séjour dans une cour voluptueuse et dissolue, Cl, et Nér. I, 46 dans VOLUPTUEUX, EUSE
Et vous êtes un père de famille, vous ?, Père de famille, III, 10 dans VOUS
La société ressemble à une voûte ; si la clef ou le premier voussoir pèse trop, l'édifice n'est tôt ou tard qu'un amas de ruines, Cl. et Nér. II, 37 dans VOÛTE
C'est une belle chose, mon ami, que les voyages ; mais il faut avoir perdu son père, sa mère, ses enfants, ses amis, ou n'en avoir jamais eu, pour errer, par état, sur la surface du globe, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 387, dans POUGENS dans VOYAGE
Un homme qui passerait sa vie en voyage ressemblerait à celui qui s'occuperait du matin au soir à descendre du grenier à la cave et à remonter de la cave au grenier, Lett. à Mlle Voland, 14 oct. 1760 dans VOYAGE
Animaux vrais, peints et éclairés largement, Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 499, dans POUGENS dans VRAI, AIE
Qu'est-ce donc que le vrai de la scène ? c'est la conformité des actions, des discours, de la figure, de la voix, du mouvement, du geste, avec un modèle idéal, imaginé par le poëte et souvent exagéré par le comédien, Mém. Parad. coméd. dans VRAI, AIE
Je vois le matin la vraisemblance à ma droite, et l'après-midi elle est à ma gauche, Mém. Entret. d'Alemb. dans VRAISEMBLANCE
Le commandeur : Allons, nous verrons. - Saint-Albin : Tout est vu, Père de famille, II, 13 dans VU, UE
Des pluies continuelles nous tiennent renfermés ; Mme d'Holbach s'use la vue à broder, Lett. à Mlle Voland, 15 oct. 1760 dans VUE
Rencontré-je un beau point de vue, je m'arrête et j'en jouis, Claude et Néron, I, 1 dans VUE
À vue de pays, il y a bien quelques bêtises par-ci par-là dans mon ami Pline, Lett. à Falconnet, mars 1766 dans VUE
Porter les livrées du zénonisme à côté d'un Néron...., Cl. et Nér. I, 13 dans ZÉNONISME
La société s'en souciera comme d'un zeste, Lett. Mlle Voland, 19 oct. 1761 dans ZESTE
Peu s'en fallut que le Zoïle couronné [Caligula], condamnant à l'oubli les noms d'Homère, de Virgile et de Tite-Live, ne fit enlever des bibliothèques les ouvrages et les statues des deux derniers, Claude et Nér. I, 5 dans ZOÏLE