Philippe Néricault DESTOUCHES (1680 - 1754)

Citations

dramaturge

Elles estoient belles à l'oeil et delitieuses on goust, Pant. II, 1 dans À
À les veoir, eussiez dit que c'estoient....., ib. II, 1 dans À
Donnez dessus à [avec] vostre mast, ib. II, 29 dans À
Puis à tout son baston de croix, guaigna...., Garg. I, 27 dans À
Les pierres moyennant lesquelles Deucalion et Pyrrha restituoient le genre humain aboly par le deluge, Pant. III, 8 dans ABOLIR
Je ferai de beaux acquestz ung de ces matins, n'en doute, et d'abondant seray grant retireur de rentes, Pant. III, 9 dans ABONDANT, ANTE
Chacun abunde en son sens, mesmement en choses foraines, externes et indifferentes, Pant. III, 7 dans ABONDER
Ce lieu abonde en sorciers, Pant. III, 16 dans ABONDER
Lors on envoye ces noveaulx mariez veoir leur oncle, pour les absenter de leurs femmes, quoique souvent ilz n'ayent ne oncle ne tante, Pant. III, 4 dans ABSENTER (S')
Il s'estoyt absenté de toutes compaignies et vivoyt en son privé, Pant. IV, Prol. dans ABSENTER (S')
Absolu et parfaict tant en vertus comme en tout sçavoir liberal, Pant. II, 8 dans ABSOLU, UE
Il leur remonstra qu'ilz n'estoyent mie absouldz de leurs promesses, Garg I, 20 dans ABSOUDRE
Cet enfant nous abuse, car les estables ne sont jamais on hault de la maison, Garg. I, 12 dans ABUSER
C'estoyent divinateurs, enchanteurs et abuseurs du simple peuple, Pant. IV, 58 dans ABUSEUR
A tant de gens qui sont acariatres, Garg. I, 2 dans ACARIÂTRE
Il n'a pu accorder avecques le pape, parce que il y demandoit excessive somme d'argent pour l'investiture de ses terres, Epi. 14 dans ACCORDER
Force haims [hameçons] dont il accouployt souvent les hommes et les femmes, en compaignies où ils estoyent serrez, Pant. II, 16 dans ACCOUPLER
Il acoubla les doigz, de mode que le pouce dextre touchoyt le guausche, et le petit guausche touchoyt le dextre, Pant. II, 19 dans ACCOUPLER
Il se veaultroyt par les fanges, acculoyt [mettait à cu, éculait] ses souliers, Garg. I, 11 dans ACCULER
De sa lance, rompoyt ung huis, enfonceoyt ung harnois, aculoit une arbre, Garg. I, 23 dans ACCULER
De sa lance asserée verde et roide rumpoyt un huys, Garg. I, 23 dans ACÉRER
Ilz ont les gryphes tant fortes, longues et asserées, que rien ne leur eschappe, depuys que une foys l'ont mis entre leurs serres, Pant. V, 11 dans ACÉRER
Il en achapte force mestayryes, force granges...., Pant. IV, Nouv. Prol. dans ACHETER
Si ma femme se mocquoit de ma calamité, ce seroit pour m'achever de peindre, Pant. III, 9 dans ACHEVER
Facilement j'acquiesceoys [je me reposais] en la doulce recordation de vostre auguste majesté, engravée en mon cerveau, Pant. IV, 4 dans ACQUIESCER
L'hermite nous bailla une lettre adressante à ung que il nommoyt Albian Camar, Pant. V, 2 dans ADRESSANT, ANTE
Le premier à qui il s'adressa estoit vestu d'une robe...., Pant. V, 18 dans ADRESSER
Marchands usuriers, faulsaires, billonneurs, adulterateurs de marchandises, IV, 46 dans ADULTÉRATEUR
Enfans, avez-vous encores affaire de mon ayde ?, Pant. IV, 24 dans AFFAIRE
Juppiter tenoyt conseil sus certains urgens affaires, ib. IV, Nouv. prol. dans AFFAIRE
Affectation [désir], Nouv. prol. liv. IV dans AFFECTATION
Tel est vestu de cappe hespaignolle, qui, en son couraige, nullement affiert à Hespaigne, Garg. 1, Prol. dans AFFÉRENT, ENTE
J'en suyz grandement scandalizé, je vous affie, et ne m'en peux pas taire, Pant. III, 22 dans AFFIDÉ, ÉE
Deux millions d'or affiné à 24 karatz, Garg. I, 50 dans AFFINER
Le dyable ne m'affineroyt [tromperait] pas, car je suis de la lignée de Zopire, Pant. II, 24 dans AFFINER
Ce sont quelques fines gens, je dy fins à dorer, fins comme une dague de plomb, fins non affinez, mais affinans, passez par estamine fine, ib. V, 27 dans AFFINER
Vous nous affolerez de coups, monsieur, cela est seur, Pant. IV, 16 dans AFFOLER
Aprèz, les afusta justement vene contre vene, nerf contre nerf, spondyle contre spondyle, affin que il ne feust torty colly, Pant. II, 30 dans AFFÛTER
Or mouchez vos nez, petits enfans, et vous aultres, vieulx resveurs, affustez voz besicles, et pesez ces motz ou poys du sanctuaire, Progn. Pant. préf. dans AFFÛTER
Avoyt il mangé prunes aigres sans peler ? avoyt il les dens esguassées ?, Pant. IV, nouv. prol. dans AGACER
Les années enclouses entre ceste eage courante, l'an 1550, Pant. V, prol. dans AGE
Je ne veidz oncques tant de sandeaulx, tant de flambeaulx, de torches, de glimpes et d'agiaux, Pant. V, 10 dans AGIAU
Retirez-vous, et nous ayderons ici à Panurge, Pant. II, 25 dans AIDER
Avoyt il mangé prunes aigres sans peler ? Avoyt il les dens esguassées ?, Pant. IV, nouv. prol. dans AIGRE
J'eus un maître autrefois que je regrette fort Et que je ne sers plus, attendu qu'il est mort, le Glorieux, I, 3 dans ATTENDU, UE
Et conseillez-lui fort de s'armer de courage, Afin de recevoir galamment aujourd'hui Certains petits brocards qui vont fondre sur lui, Philosophe marié, IV, 9 dans BROCARD
Chacun est prosterné Devant les plus heureux ; sont-ils dans la misère, On les plaint tout au plus...., Dissip. V, 15 dans CHACUN, CHACUNE
Le comte de Tufière est-il ici, mon coeur ? - Oui, monsieur, le voici. - Cher comte, serviteur, le Glorieux, II, 14 dans COMTE
C'est sa tante ; pourquoi ne la verrait-il pas ? Il en doit recueillir un fort gros héritage, le Médis. II, 7 dans EN
Autant que je puis m'y connaître, Vous êtes factotum de monsieur notre maître, Glor. I, 3 dans FACTOTUM
Ah ! vous allez lâcher quelque fadeur, Phil. mar. II, 2 dans FADEUR
C'est le faible commun des gens de qualité, Leurs titres bien souvent font tout leur patrimoine, Glor. v, 5 dans FAIBLE
Cléon fait chaque jour de nouvelles maîtresses, Dissip. I, 2 dans FAIRE
D'accord, mais il a l'air un peu trop fanfaron, Homm. sing. III, 3 dans FANFARON, ONNE
Le faste nous tient lieu d'une haute noblesse, Diss. IV, 4 dans FASTE
Autrefois sur l'honneur on était délicat ; Un mari qui s'en pique à présent est un fat, Irrésolu, I, 7 dans FAT
J'aurai pour confidents la ville et les faubourgs, Phil. marié, I, 2 dans FAUBOURG
Non, il vous a trompé pour se venger de vous, Et ses feintes douceurs vous cachaient son courroux, Diss. IV, 7 dans FEINT, EINTE
Ma femme est toute aimable ; oui, mais elle est ma femme, Phil. marié, I, 1 dans FEMME
J'aime à dormir le jour, puis à courir la nuit, à jurer, à médire, à ferrailler, à battre, Irrésolu, II, 10 dans FERRAILLER
S'il dit vrai, je suis folle et coquette fieffée, Phil. mar. II, 3 dans FIEFFÉ, ÉE
Vous n'avez non plus de fiel qu'un pigeon, Fausse Agn. II, 2 dans FIEL
Et quoi cette vieille figure Viendra-t-elle toujours troubler nos entretiens ?, Glor. IV, 2 dans FIGURE
Et, riche en apparence, Je fais une figure égale à ma naissance, Glor. IV, 7 dans FIGURE
Ne dit-on pas qu'Hercule a filé pour Omphale ?, Hom. sing. IV, 2 dans FILER
Elle est dans ses grands airs, il me faut filer doux, Phil. mar. II, 2 dans FILER
Il y a trop longtemps que je suis fille, et il me faut un mari pour m'ôter ce titre ennuyeux, le Tambour nocturne, III, 1 dans FILLE
Oh ! je ne suis pas fille à t'en faire un mystère, Irrésolu, II, 4 dans FILLE
Nous parlerons à fond quand j'aurai bu deux coups, Phil. mar. II, 6 dans FOND
Ce vieux fou de baron voulait se mettre aussi de la partie, Fausse Agn. III, 5 dans FOU ou FOL, FOLLE
Vous seriez cause qu'on me fouetterait jusqu'au sang, Fausse Agn. III, 4 dans FOUETTER
Oui, oui, fourber un fourbe est une oeuvre louable, Diss. I, 3 dans FOURBER
Le portrait de sa mère, un sot, un freluquet, Qui fait le bel esprit et n'a que du caquet, Glor. III, 9 dans FRELUQUET
Au fond les airs que je me donne Frisent l'impertinent, le suffisant, le fat, Glor. II, 9 dans FRISER
Chacun fronde sur sa dépense, Diss. III, 6 dans FRONDER
Oh ! je suis furieusement pour l'attraction ; j'aime tout ce qui attire, Fausse Agn. III, 12 dans FURIEUSEMENT
Sa soeur, votre future, et qui, par parenthèse, Vous donnera tout lieu d'enrager à votre aise, Phil. mar. I, 2 dans FUTUR, URE
Mon fils gagne toujours à se faire connaître, Phil. marié, IV, 3 dans GAGNER
....Dites-lui qu'on sait son mariage, Et conseillez-lui fort de s'armer de courage, Afin de recevoir galamment aujourd'hui Certains petits brocards qui vont fondre sur lui, Phil. marié, IV, 9 dans GALAMMENT
Chassez le naturel, il revient au galop, Glorieux, III, 5 dans GALOP
Sinon, gare l'instant de la conclusion, Phil. marié, I, 4 dans GARE
Pour une fille qui vient de Paris, voilà des révérences bien gauches, Fausse Agnès, II, 6 dans GAUCHE
Et comment, s'il vous plaît, s'appelle cet aimable gentilhomme ? - Il s'appelle M. de la Fleur. - Votre valet de chambre ? - Justement, Tambour nocturne, III, 2 dans GENTILHOMME
Grand soif, bon appétit, et surtout point de gloire, C'est ma devise...., Glor. II, 14 dans GLOIRE
Il ne respecte rien, ne ménage personne, Et plus je le connais, plus sa gloire m'étonne, ib. IV, 3 dans GLOIRE
Sans ce pauvre garçon j'allais me méconnaître, Et me gonfler d'orgueil aussi bien que mon maître, Glor. II, 9 dans GONFLER
....De m'accorder le plaisir et l'honneur De me couper la gorge avec vous...., Glor. III, 7 dans GORGE
Viens, et, sans te gourmer avec moi de la sorte, Laisse en entrant chez nous ta grandeur à la porte, Glor. II, 15 dans GOURMER
Je crois qu'elle m'aura deux grands mois tout au moins, Homme sing. IV, 2 dans GRAND, ANDE
Grand'soif, bon appétit, Glor. II, 14 dans GRAND, ANDE
Ah ! vous voilà bien gras avec votre chimère, Phil. marié, III, 13 dans GRAS, ASSE
Il a l'air bien grêlé ; selon toute apparence, Cet homme n'a pas fait fortune à l'intendance, Glor. IV, 8 dans GRÊLÉ, ÉE
Je veux le faire, moi, mourir sous le bâton, Ou le gueux dès ce soir quittera ma maison, Glor. III, 8 dans GUEUX, EUSE
Mon maître a très souvent la parole si haute, Il est si suffisant...., Glor. IV, 4 dans HAUT, AUTE
Et sa présomption Mérite qu'avec lui prenant le ton de père, Je fasse à ses hauteurs une leçon sévère, Glor. IV, 9 dans HAUTEUR
C'en est fait ; je vois bien que mon heure est venue, Phil. marié, IV, 6 dans HEURE
Hom ! celle-ci n'a pas tant de goût pour la danse, Irrésolu, III, 6 dans HOM
Humble dans le bonheur grand dans l'adversité, Dans la seule vertu trouvant la volupté, Phil. marié, III, 3 dans HUMBLE
Avec tous nos défauts [nous femmes], nous gouvernons les hommes, Même les plus huppés, Phil. mar. I, 4 dans HUPPÉ, ÉE
Vous ne vous tairez point ? est-il temps que l'on cause ? Valère, ici ; laissez cette fille ; et pour cause, Glor. V, 5 dans ICI
C'est un vieux idiot, un homme qui végète, Qui ne sait ce que c'est que de rien refuser, Et dont, comme il lui plaît, elle peut disposer, Diss. V, 9 dans IDIOT, OTE
Lysimon : Le second de mes fils n'est qu'une franche idole ; Vous le savez. - Pyrante : Eh bien ? - Lysimon : J'en ai fait un abbé, Irrésolu, I, 1 dans IDOLE
Mon ami, l'ignorante ignore son devoir, Et peut s'en écarter sans s'en apercevoir, Homme sing. I, 2 dans IGNORANT, ANTE
.... mais voyez l'impudence ! Qui, moi, j'épouserais un homme sans naissance !, Phil. mar. V, 6 dans IMPUDENCE
D'où lui vient une telle boutade ? Et qui peut m'attirer cette sotte incartade ?, Homm. sing. V, 11 dans INCARTADE
J'ai toujours détesté tout partage inégal, Homm. sing. I, 4 dans INÉGAL, ALE
Si ce n'est que cela, remettez-vous, mesdames, Je ne m'offense point des injures des femmes, Phil. mar. II, 5 dans INJURE
Comment avez-vous pu si bien contrefaire l'innocente, ayant autant d'esprit que vous en avez ?, Fausse Agn. III, 1 dans INNOCENT, ENTE
Bonjour, maman trop adorable, On a beau vous chercher, vous êtes introuvable, Irrésolu, III, 4 dans INTROUVABLE
Croyez donc votre coeur et jamais votre esprit, Phil. mar. II, 2 dans JAMAIS
Je joue ici vraiment un joli personnage, Philos mar. III, 3 dans JOLI, IE
Qu'il s'y joue, il verra, Phil. mar. V, 8 dans JOUER
Je m'en vais vous aider ; là, regardez-moi bien, Irrésolu, II, 2 dans
Laisse en entrant chez nous ta grandeur à la porte, Glor. II, 14 dans LAISSER
Si le parti convient, à quoi bon lanterner ?, Phil. mar. IV, 3 dans LANTERNER
Parasite effronté, menteur comme un laquais, Vivant toujours d'emprunt et ne payant jamais, Diss. II, 1 dans LAQUAIS
Quoi ! par un feint amour vous m'auriez donc leurrée !, Irrésolu, III, 4 dans LEURRER
Vous moquez-vous de moi ? vous lever au dessert ? Et, pour me planter là, sortir l'un après l'autre, Phil. marié, IV, 3 dans LEVER
J'ai mille courtisans [mes livres] rangés autour de moi ; Ma retraite est mon Louvre, et j'y commande en roi, Phil. mar. I, 1 dans LOUVRE
Je m'en vais du soufflet me payer par mes mains, Glor. II, 11 dans MAIN
Finette sous ses doigts malignement sourit, Philos. marié, IV, 6 dans MALIGNEMENT
Je ne vis de mes jours plus maligne femelle, Irrésolu, IV, 4 dans MALIN, MALIGNE
Je refuserais pour mon gendre le plus riche parti de France, qui ne pourrait pas prouver que ses ancêtres ont marché aux premières croisades, Fausse Agn. I, 1 dans MARCHER
....Un menteur qui n'a pas de mémoire Se décèle d'abord ..., Glor. IV, 1 dans MENTEUR, EUSE
Dis-moi un peu, vieux Merlin, ton impudence n'a-t-elle jamais excité quelqu'un à te traîner par la barbe ?, Tambour nocturne, III, 6 dans MERLIN
Il y a quatre cents ans que, dans ma famille, nous sommes gueux de père en fils, pour n'avoir pas voulu nous mésallier, Fausse Agnès, I, 1 dans MÉSALLIER
Vous êtes une gentille mignonne, de vouloir que je me gouverne par l'autorité de votre père, Fausse Agn. I, 3 dans MIGNON, ONNE
Cette migraine-là vient bien subitement ! C'est moi qui l'ai donnée indubitablement, Glor. II, 6 dans MIGRAINE
C'est alors que sied l'art de la minauderie ; Sur l'arrière-saison l'art de la pruderie Convient...., Irrésolu, II, 6 dans MINAUDERIE
Je fais mon plus grand soin du soin de me parer, Rien ne me flatte plus qu'une mode nouvelle, Homm. sing. II, 1 dans MODE
Qui croit qu'on n'est point sage à moins qu'être insensible, Phil. mar. I, 6 dans MOINS
Une femme constante est un monstre nouveau Que le ciel a produit pour être mon bourreau, Phil. marié, III, 5 dans MONSTRE
Vous prendriez une procureuse au Châtelet pour une présidente. - La présidente : Pour une présidente ? mais en vérité cela est monstrueux, Fausse Agnès, I, 7 dans MONSTRUEUX, EUSE
....à quoi vont les revenus du comte ? - Je ne saurais vous dire à quoi cela se monte, Glorieux, IV, 8 dans MONTER
Voilà précisément mon histoire en trois mots, le Philosophe marié, I, 4 dans MOT
Si pendant un quart d'heure Vous suivez ce dessein, c'est beaucoup ou je meure, Irrésolu, IV, 1 dans MOURIR
J'ai trouvé le moyen d'apprivoiser le diable ; j'en ai fait un mouton, Homm. sing. II, 2 dans MOUTON
Tiens-toi gai, buvons frais, et nargue du vieillard, Dissip. I, 9 dans NARGUE
Je ne m'accommoderai jamais à cet original-là.... ce qu'il vient de faire mériterait cent nasardes, Tambour nocturne, II, 10 dans NASARDE
Chassez le naturel, il revient au galop, le Glorieux, III, 5 dans NATUREL, ELLE
Ah ! le beau médecin de neige avec ses remèdes, Tambour noct. I, 6 dans NEIGE
Moi, je suis assez neuf sur ces démarches-là, Glorieux, IV, 9 dans NEUF, EUVE
Croiriez-vous qu'à son âge elle est physicienne, Et, pour dire encor plus, grande newtonienne ? Newton, à son avis, est un divin esprit, Et Descartes chez elle a perdu tout crédit, Homme sing. I, 4 dans NEWTONIEN, IENNE
Outre cet argent-là, mes meubles et mes nippes, J'ai de revenu clair trois cents bons mille francs, dans LAFAYE, ib. dans NIPPE
Apprends de moi, vieux Nostradamus, que la science ne se mesure pas à la barbe, Tambour nocturne, III, 6 dans NOSTRADAMUS
Quoi ! cet esprit nourri de la sagesse antique...., Phil. marié, V, 1 dans NOURRI, IE
Jamais aucuns profits, et souvent en hiver Il me laissait aller presque aussi nu qu'un ver, Glorieux, I, 3 dans NU, NUE
Mais je n'y trouve, moi, qu'une difficulté, Le mariage est nul, de toute nullité, Phil. marié, V, 7 dans NULLITÉ
De tant d'objets divers mon âme est obsédée, Qu'à force de penser elle n'a plus d'idée, Phil. marié, IV, 1 dans OBSÉDER
Cet homme prétend être fort profond dans les sciences occultes, le Tambour nocturne, II, 11 dans OCCULTE
Que Damon ne vient-il ? mais vous ferez l'oison, Sitôt qu'il paraîtra...., Phil. marié, II, 1 dans OISON
Vous, monsieur le baron, écoutez de toutes vos oreilles, Fausse Agn. I, 2 dans OREILLE
Quoiqu'il soit, m'a-t-on dit, un franc original, Glor. III, 3 dans ORIGINAL, ALE
Il ne faut rien outrer, quand on veut être sage, Phil. marié, I, 4 dans OUTRER
Vous voyez que je m'ouvre Librement avec vous...., Phil. mar. III, 2 dans OUVRIR
Julie : Il trouve le panier ridicule, incommode, Et pour cet ornement il marque tant d'horreur...., - Lisette : Convenez que le vôtre est d'une riche ampleur : Je ne m'étonne pas qu'il lui choque la vue, Homme singul. II, 1 dans PANIER
Et j'ai dans mon pupitre Des billets au porteur dont je fais plus de cas Que de vieux parchemins, nourriture des rats, Glor. V, 5 dans PARCHEMIN
Moins j'aurai de pareils, et plus j'aurai raison, Homme singul. I, 4 dans PAREIL, EILLE
Vous trouverez partout d'agréables parleuses, Homme sing. I, 2 dans PARLEUR, EUSE
Je sais ce que c'est que ces états-là ; j'y ai passé, Fausse Agnès, I, 2 dans PASSER
Ils vont s'achever de peindre, et je ne serai pas en sûreté, Fausse Agnès, III, 11 dans PEINDRE
Ces amis font de vous la perle des neveux, Dissipat. IV, 4 dans PERLE
Pesez, examinez ; j'ai résolu d'attendre, Et j'approuverai tout, Irrésolu, II, 10 dans PESER
Cet argent-là lui pèse ; il veut s'en dessaisir, Dissip. I, 1 dans PESER
Et les aînés tout seuls peupleront-ils le monde ?, Irrésolu, II, 10 dans PEUPLER
Un mari de votre âge est piètre marchandise, Irrésolu, V, 3 dans PIÈTRE
Pour être un pis aller je ne fus jamais faite, Phil. marié, IV, 8 dans PIS
Oh ! la belle leçon pour la plupart des pères ! Ils se plaignent souvent les choses nécessaires ; Pour qui ? pour des ingrats, pour des extravagants...., Dissip. I, 7 dans PLAINDRE
Comment pouvez-vous être assez tranquille pour me plaisanter dans l'état où nous nous trouvons ?, Fausse Agnès, I, 5 dans PLAISANTER
Mais est-il vif, alerte, étourdi, bien planté, Bon vivant ? car je veux tout cela pour ma fille, Glor. I, 5 dans PLANTÉ, ÉE
Toujours portant au vent, fier comme un Ecossais, Glor. I, 3 dans PORTER
Mais, bien loin de sauver son amant du pillage, C'est elle qui s'y porte avec plus de courage, Diss. II, 1 dans PORTER
Et souvent les plus fous ont l'air le plus posé, Homme sing. V, sc. dern. dans POSÉ, ÉE
Vous voulez éluder un éclaircissement ; Mais il faut me répondre, et positivement, Phil. mar. II, 6 dans POSITIVEMENT
M. le comte Desguerets s'est enivré dès le potage, Fausse Agnès, III, 2 dans POTAGE
Oh çà, nous sommes parfaitement seuls ; ne me cachez rien, ma petite poule, Fausse Agnès, III, 4 dans POULE
Jusqu'au revoir, Frontin. - Adieu, belle poulette, Irrésolu, II, 8 dans POULETTE
Et ce panier bouffant qui donne un air poupin, Homme sing. IV, 2 dans POUPIN, INE
Je connais une jeune pouponne Qui voudrait vous pouvoir offrir une couronne, Irrés. II, 8 dans POUPONNE
Pour des amants la méthode est nouvelle, Cur. impert. III, 4 dans POUR
Il ne vient de fort loin que pour vous pressurer, Phil. marié, III, 13 dans PRESSURER
Mon cousin est de mon sang, et cela lui suffit pour prêter le collet à tous les godelureaux de Paris, Fausse Agnès, II 1 dans PRÊTER
Lui dire, sans tenir d'inutiles propos, Qu'il s'aille promener, et vous laisse en repos, Phil. marié, III, 9 dans PROMENER
Excusez un terme un peu trop rude ; Je me reconnais mal à cette promptitude, Homm. sing. IV, 2 dans PROMPTITUDE
Je viens donc vous jurer que vous avez en moi Un protestant tout prêt à vous donner sa foi, Irrésolu, III, 4 dans PROTESTANT
Une femme prudente est la source des biens, Diss. v, sc. dern. dans PRUDENT, ENTE
Puisqu'il n'observe pas que c'est être indiscret Que de chasser quelqu'un qui sait notre secret, Surtout si ce quelqu'un est d'un sexe qui penche Au plaisir de jaser et d'avoir sa revanche, Phil. marié, I, 4 dans QUELQU'UN, UNE
Oh bien ! querellez donc, si cela peut vous plaire, Phil. marié, II, 5 dans QUERELLER
Car il est dur, hautain, prompt, entêté, quinteux, Diss. I, 6 dans QUINTEUX, EUSE
Apprenez que mon maître est, en fait de tendresse, Plein de raffinement et de délicatesse, Irrésolu, III, 54 dans RAFFINEMENT
Ils ont le goût trop simple pour raffiner de la sorte, Fausse Agnès, I, 2 dans RAFFINER
La rage de parler est encor plus pressante, Phil. marié, I, 2 dans RAGE
Ce portrait-là n'est pas fort à votre avantage ; Mais, malgré vos défauts, je vous aime à la rage, Phil. marié, II, 2 dans RAGE
Vous avez si souvent loué le célibat, Vous avez tant raillé, déploré la folie De tout homme d'esprit qui pour jamais se lie, Phil. marié, III, 2 dans RAILLER
Tous ceux que j'ai raillés vont railler à leur tour, Phil. marié, IV, 4 dans RAILLER
Épargnez-vous, marquis, ces froides railleries, Phil. mar. V, sc. dern. dans RAILLERIE
Petite raisonneuse, Qui veut parler sur tout et ne dit jamais rien, Glor. II, 13 dans RAISONNEUR, EUSE
Cinq ou six rasades aplanissent bien des difficultés, Fausse Agnès, II, 9 dans RASADE
Un père d'ordinaire à son fils, tout au moins, fournit le nécessaire ; Ici, tout au rebours, le fils depuis dix ans...., Phil. mar. III, 13 dans REBOURS
Voulez-vous que je vous reconduise ? Il n'est point, à mon sens, de plus haute sottise Que cet usage-là, Homme sing. I, 4 dans RECONDUIRE
Je crois qu'il ne peut plus reculer sur ce point, Irrésolu, I, 2 dans RECULER
En grosse redingote et le fouet à la main, Sur sa vieille jument il s'est mis en chemin, Homme sing. V, 11 dans REDINGOTE
La vieillesse est toujours sujette à radoter ; Cependant les vieillards veulent nous régenter, Irrésolu, II, 10 dans RÉGENTER
À vous parler sans fard, Ma reine, au rendez-vous vous venez un peu tard, Glor. I, 2 dans REINE
Me venir relancer jusqu'en mon cabinet !, Phil. marié, III, 2 dans RELANCER
Et dites-moi, monsieur, la remarierez-vous ?, Homme sing. I, 4 dans REMARIER
Ah ! le beau carrosse ! je crois que c'est un fiacre de rencontre qu'il a acheté à Paris, Fausse Agnès, I, 6 dans RENCONTRE
J'ai de revenu clair trois cents bons mille francs, Et n'en dépense pas trois mille tous les ans ; Aussi mon tas s'accroît, il se renfle !, Dissip. III, 5 dans RENFLER
En combien de façons son esprit se replie !, Diss. II, 5 dans REPLIER
Quoi ! ma cousine, vous y revenez, Fausse Agnès, III, 11 dans REVENIR
Je ne la connais pas ; mais j'aime son minois, Et mon air lui revient, à ce que j'aperçois, Homme sing. II, 2 dans REVENIR
Il faut t'armer de fer, avoir un coeur de roc, Dissip. V, 11 dans ROC
Il faut que je sois bien possédé du démon, Pour souffrir les hauteurs d'un pareil rodomont, Glor. III, 10 dans RODOMONT
Je soutiens, moi, qu'il faut être le roi des fous Pour se faire prier d'épouser une fille Jeune, riche héritière et de noble famille, Phil. mar. III, 3 dans ROI
Nous romprons avec lui quand il n'aura plus rien, Diss. I, 2 dans ROMPRE
Le comte a si bien fait que tout était rompu, Glorieux, V, 1 dans ROMPU, UE
Il se promène avec un vieux roquentin qui a la barbe plus longue que ma chevelure, Tambour nocturne, III, 2 dans ROQUENTIN
Je ne m'étonne plus si céans l'argent roule, Et si des emprunteurs il attire la foule, Dissip. II, 1 dans ROULER
Venez promener vos belles pensées dans notre jardin, et nous vous régalerons d'une salade, la fausse Agnès, II, 2 dans SALADE
Sur mon honneur, la terre a fait le saut ; Et cette maison-ci sera bientôt vendue, Dissip. II, 2 dans SAUT
Jamais ces faux amis ne deviendraient nos maîtres ; Et je les ferais tous sauter par les fenêtres, Dissip. I, 1 dans SAUTER
Cela suffit ; je vais vous sauver sa visite, Philos. marié, I, 4 dans SAUVER
Le marquis : Je suis sec, abîmé, mais parbleu J'ai deux bons appuis. - Cléon : Qui ? - Le marquis : Les femmes et le jeu, Dissip. I, 9 dans SEC, SÈCHE
Il joue, et, qui plus est, il y fait bien son compte ; Car il va mettre à sec un franc provincial, Glorieux, I, 3 dans SEC, SÈCHE
Donc ce que je conclus, la belle sérieuse, C'est que depuis trois jours vous êtes amoureuse, Irrésolu, II, 2 dans SÉRIEUX, EUSE
Je suis seul en ce lieu sans être solitaire, Et toujours occupé sans avoir rien à faire, Phil. marié, I, 1 dans SEUL, EULE
Qui pourrait résister à sa voix de sirène ?, Phil. mar. V, 9 dans SIRÈNE
Je sens qu'il m'ennuie à mourir ; Je l'estime beaucoup et ne puis le souffrir, Glorieux, II, 4 dans SOUFFRIR
À la tentation succombez donc de grâce, Glor. II, 2 dans SUCCOMBER
Il prend avec mon frère un ton bien suffisant, Glor. III, 7 dans SUFFISANT, ANTE
Je n'y puis plus tenir, le secret me suffoque, Phil. marié, I, 4 dans SUFFOQUER
On cherche à quereller ? je n'aime pas le bruit ; Je m'en retourne à table, et qui m'aime me suit, Diss. III, 9 dans SUIVRE
Philinte : Madame, je crains bien de vous importuner. - Lisette : Cet homme a sûrement le don de deviner, Glor. II, 5 dans SÛREMENT
Item le susdit maître, en ce susdit moment, Dit au susdit Frontin que..., Irrésolu, I, 7 dans SUSDIT, ITE
Et nous sympathisons très peu l'un avec l'autre, Diss. IV, 2 dans SYMPATHISER
Coupez, taillez, rognez en pleine liberté, Diss. IV, 4 dans TAILLER
Un blondin favori Qui prend en tapinois la place du mari, Irrésolu, v, 10 dans TAPINOIS, OISE
Toujours taupe à l'égard de sa propre personne, Méprisant tout le monde, et n'admirant que lui, Homme sing. I, 4 dans TAUPE
Un rival comme lui n'est pas fait, que je crois, Pour traverser les voeux d'un homme tel que moi, Glorieux, III, 4 dans TEL, ELLE
Ah ! monsieur, sur mon compte on tient bien des propos, Hom. sing. I, 4 dans TENIR
Ah ! c'est l'original De mes airs de grandeur qui vient tête levée ; Mon éclat emprunté cesse à son arrivée, Glor. II, 9 dans TÊTE
... Pour fuir un éclat, monsieur, je vous conjure, De me tirer d'ici dès demain, dès ce soir, Pour que Valère et moi nous cessions de nous voir, Glor. I, 9 dans TIRER
Voilà mon glorieux bien tombé ! sa hauteur Avait, ma foi, besoin d'un pareil précepteur, Glor. II, 15 dans TOMBÉ, ÉE
Allons faire un tour de cuisine ; Quand j'aurai déjeûné, j'irai voir la cousine, Homme sing. I, 8 dans TOUR
Ce palsambleu est impayable ; c'est un petit tour cavalier qui frappe, qui saisit ; j'aime les tours cavaliers, Fausse Agnès, III, 6 dans TOUR
Oui, oui, défaites-vous de cette tracassière, Irrésolu, v, 9 dans TRACASSIER, IÈRE
Est-il joli, Quand on traite quelqu'un, de s'ennuyer à table, D'en sortir le premier ?, Phil mar. IV, 3 dans TRAITER
Le comte : Quant à moi, j'aime la politesse. - Lisimon : Moi je ne l'aime point, car c'est une traîtresse Qui fait dire souvent ce qu'on ne pense pas, Glor. II, 15 dans TRAÎTRE, ESSE
Finette : .... pour l'expédier il lui propose un jeu Dont l'inventeur, je crois, mériterait le feu. - Le baron : De quel jeu parles-tu ? - Finette : C'est au trente et quarante, Dissip. v, 2 dans TRENTE
Sais-tu que la plaisanterie Convient ici fort mal ? trêve de raillerie, Irrésolu, IV, 6 dans TRÊVE
Vous ne tutoierez plus un gendre de ma sorte, Glor. III, 9 dans TUTOYER
Un déluge d'écrits, tant en prose qu'en vers, Qui vont à mes dépens réjouir l'univers, Phil. marié, v, 1 dans UNIVERS
Les femmes valent bien messieurs les beaux esprits, Phil. marié, II, 5 dans VALOIR
Enfin, vaille que vaille, L'ennemi se soumet, j'ai gagné la bataille, Glor. v, 3 dans VALOIR
Allons donc, tout coup vaille, épousons sans amour, Irrésolu, IV, 1 dans VALOIR
Par la ventrebille, je puis me vanter de lui avoir été tout dévoué, Tambour nocturne, I, 2 dans VENTREBLEU
Crachez des vers tout votre soûl ; mais, par la ventregoi, ne gesticulez pas, la Fausse Agnès, II, 2 dans VENTREBLEU
Ah ! que vous en savez long ! mais je vous vois venir : vous voulez me tirer les vers du nez, Fausse Agnès, III, 4 dans VER
Te voilà vraiment libre et vis-à-vis de rien, Dissip. v, 9 dans VIS-À-VIS
Eh quoi ! pour un mari vous serez complaisante Jusqu'à vouloir pour lui vous enterrer vivante, Phil. marié, v, 4 dans VIVANT, ANTE
Vivent les provinces pour les manières ; on se pique à Paris d'un petit air aisé, qui est la grossièreté même, Fausse Agnès, I, 7 dans VIVRE
Moi, je ne veux rien ; c'est ma femme qui veut, Fausse Agnès, I, 1 dans VOULOIR
Et zeste! si quelqu'un vous pouvait prendre au mot, Vous diriez : serviteur, je ne suis pas si sot, Phil. marié, I, 4 dans ZEST