Philippe DESPORTES (1546 - 1606)

Citations

poète

J'attends à ce soir M. de Villars et ma niece, lett. XCVII dans À
Pensant vous voir à ces pasques, ai attendu à vous escrire, lett. CVII dans À
Le comte de Carman, à ce que j'ai entendu, vous mene une bande de bons hommes et bien esperimentés, lett. CXIV dans À
Le roy de Navarre, lequel je pense estre à chemin...., lett. CXXIII dans À
Si est-ce qu'il se resolut d'en avoir raison, à peril que ce fust, Nouv. 44 dans À
Dieu n'est point accepteur de personne, lequel elit ce qu'il veut, Nouv. 2 dans ACCEPTEUR
Sachant que sa femme estoit retrouvée par l'admonition du bon archidiacre, Nouv. 61 dans ADMONITION
J'espère, si le temps s'adoulcist ou qu'elle fasse une pierre, que ce sera la guerison, Lettr. 40 dans ADOUCIR
Toutes fois, monseigneur, je la vois sans cesse affoiblir ; en sorte que, si je le vous celois, je ne vous serois telle que je suis, Lett. 99 dans AFFAIBLIR
On verra defaillir.... Au soleil ses rayons bannisseurs de l'ombrage, Diane, II, 68 dans BANNISSEUR
M'egarant par les champs, du bon-heur adressé, Je decouvre à mes pieds un jouvenceau blessé, Roland furieux. dans BONHEUR
J'ay le coeur si comblé d'amertume et d'oppresse, Que, par contagion, je rens pleins de tristesse Ceux qui parlent à moy, Épitaphes, complainte pour Henri III dans CONTAGION
Au gré des passions contrairement poussé, Oeuvres, p. 274, dans LACURNE dans CONTRAIREMENT
Que de plaisir de voir sous la nuit brune, Quand le soleil a fait place à la lune, Au fond des bois les nymphes s'assembler, Monstrer au vent leur gorge descouverte, Danser, sauter, se donner cotte verte, Et sous leur pas tout l'herbage trembler, Oeuvres, p. 587, dans LACURNE dans COTTE
Qui te retient, disoy je, ainsi tard endormie ? Tu ne dois si longtemps en paresse couver ; La femme d'un vieillard matin se doit lever, Oeuvres, p. 327, dans LACURNE dans COUVER
Moy je mets simplement le plaisir en avant, Et l'heureux paradis de ceste jouissance Qui vous dust decharmer de la feinte apparance De ces ombres d'honneur qui vous vont decevant, Oeuvres, p. 511, dans LACURNE dans DÉCHARMER
....Jouyssance Qui vous deust decharmer de la feinte apparance De ces ombres d'honneur qui vous vont decevant, Diverses amours, Sonnet V dans DÉCHARMER
Et mon ame déconsolée Se nourrit en l'obscurité, Diane, II, 28 dans DÉCONSOLÉ, ÉE
Bien que le ciel, l'envie et la fortune pleuve Sur nous tout ce qu'ils ont d'angoisseux et d'amer, Jamais ils ne pourront nos coeurs desenflamer, Oeuvres, p. 102, dans LACURNE dans DÉSENFLAMMER
Le chien engloutisseur [Cerbère], Rodomont. dans ENGLOUTISSEUR
Icy tomba son corps [d'Icare] degarny de plumage, Laissant tous braves coeurs de sa chute envieux, Amours d'Hippolyte, I dans ENVIEUX, EUSE
À faire mal gist son entendement, Peu de cervelle et moins de jugement La font [une dame] superbe, erratique, inconstante, Diverses amours, XXX dans ERRATIQUE
Quelqu'un de ces pensers contre moy conjuré Me dresse l'ecamourche et va pressant mon ame, Élégies, I, 6 dans ESCARMOUCHE
Car plus il [l'Amour] est prié, moins il est exorable, Imit. de la compl. de Bradamant. dans EXORABLE
Ô Dieu, toujours vivant, j'ay ferme confiance, Qu'en l'extreme des jours, par ta toute-puissance, Ce corps.... prendra nouvelle vie...., Oeuv. chrest. XVIII, Plainte dans EXTRÊME
Loin, loin, bien loin de moy, pensers fallacieux, Espoirs faux et trompeurs...., Diane, II, 57 dans FALLACIEUX, EUSE
La colere indomptée et le forcenement Qui troublerent l'esprit d'un miserable amant, Oeuvres, p. 443, dans LACURNE dans FORCÈNEMENT
....Enfin tout gaigné [pénétré] de noire poison, Après le sens troublé s'egara la raison, Oeuvres, p. 457, dans LACURNE dans GAGNER
Vous qui n'aimez que par coustume, Caressiez un nouvel amant.... Jamais legere girouette Au vent si tost ne se vira, Bergeries, VI, Villanelle. dans GIROUETTE
Ce qu'est le mouvement au ciel qui tout dispose, La lumiere au soleil, au plomb la gravité, Diane, II, 75 dans GRAVITÉ
La mort en bien aimant est tousjours honorable, Diane, I, 69 dans HONORABLE
Qui meurt pour le public meurt honorablement, Amours d'Hippolyte, IX, Fantaisie. dans HONORABLEMENT
Car, durant mes travaux, je prendroy patience, Voire et m'honoreroy de beaucoup endurer...., Diane, I, 68 dans HONORER
Huguenots qui courez la France, De grâce faitesmoi vengeance D'une aussi mauvaise que vous, Diane, II, 40 dans HUGUENOT, OTE
Ah ! la fable a menty, les amoureuses flammes N'echaufferent jamais ta froide humidité [de toi, lune ou Diane], Diverses amours, contre une nuict trop claire dans HUMIDITÉ
Leur forme idéale [des beaux pensers], Cléonice, XX dans IDÉAL, ALE
Sur la plus belle idée au ciel vous fustes faite, Voulant nature un jour monstrer tout son pouvoir ; Depuis vous lui servez de forme et de miroir, Diane, II, 67 dans IDÉE
L'ayse enivroit mon ame, et m'estimois heureux D'estre idolatrement de vos yeux amoureux, Élégies, I, 7 dans IDOLÂTREMENT
L'honneur tant désiré n'est qu'une vision, Qui, troublant nos esprits par son illusion, Fait quitter l'heur present.... , Diverses amours, XL, Complainte pour le duc d'Anjou. dans ILLUSION
Or' il reve immobile, et or' il se destourne, Roland furieux. dans IMMOBILE
Je lui ay fait dresser et la veue et les ailes Au bien-heureux sejour des choses immortelles, Diane, I, 69 dans IMMORTEL, ELLE
Mon coeur est immuable, et mon amour certaine, Amours d'Hippolyte, 5 dans IMMUABLE
Et la dure impitié dont son âme est couverte, Diane, 1, 15 dans IMPITIÉ
Et que les cieux peut-estre, en mes voeux implorez, Ordonnoient cet exil..., Élégies, II, 5 dans IMPLORER
Poignante, aspre, importune et fiere souvenance, Veux-tu donc nuict et jour mon esprit tourmenter ?, Cléonice, LXXVIII dans IMPORTUN, UNE
Tant ce coup impreveu trouble son jugement, Roland furieux. dans IMPRÉVU, UE
Quelle extresme fureur hors de toi te transporte.... Que tu veuilles perir d'une mort si cruelle Pour l'impudicité d'une dame infidele ?, Élég. I, 19 dans IMPUDICITÉ
Une Alcine impudique, en tous charmes instruite, Diverses amours, XXXVI dans IMPUDIQUE
L'autre moins courageux, d'avarice incité, Cherche aux ondes sa mort, fuyant la pauvreté, Amours d'Hippolyte, XXXIII, Elégie. dans INCITER
Quoi qu'on me dist de vos moeurs inciviles, De vos habits, de vos meschantes villes, Diverses amours, XLIII, Adieu à la Pologne. dans INCIVIL, ILE
S vous la prenez pauvre [une femme], avec la pauvreté Vous espousez aussi mainte incommodité, Diverses amours, XLI, Stances du mariage, 17 dans INCOMMODITÉ
Je senty mal et bien [à la vue de ma dame].... J'esperay sans espoir, j'eu peur, j'osay pourtant, Et parlay dans mon coeur mainte chose inconnue, Am. d'Hippol. XL. dans INCONNU, UE
Les pensers des hommes ressemblent à l'air, aux vents et aux saisons Et aux girouettes qui tremblent Inconstamment sur les maisons, Diverses amours, XLI, Chanson. dans INCONSTAMMENT
Que je hay l'inconstance, et que j'estime fous Ceux qui chassent partout d'une queste incertaine ! Quand on n'a point d'amour, tel pourchas n'est que paine ; La seule affection, c'est ce qui le rend doux, Diane, II, 66 dans INCONSTANCE
J' erre égaré d'esprit, furieux, inconstant, Et ce qui plus me plaist me desplaist à l'instant, Am. d'Hippolyte, XXXIII, Élégie. dans INCONSTANT, ANTE
Helas ! ne puny point ceux qui ne les ont faits [les crimes].... Or je me puis vanter incoupable envers toy, Élégies, I, 13 dans INCOUPABLE
Seray-je tousjours butte aux douleurs incurables ?, Diane, II, 53 dans INCURABLE
Purge et guari mon ame, helas ! presque incurable, Oeuv. chrestiennes, Sonnet, 10 dans INCURABLE
J'ay peché devant toy, pere doux et clement ; Je m'appelle ton fils, mais c'est indignement, Oeuv. chrest. XVIII, Prière. dans INDIGNEMENT
Chaste soeur d'Apollon.... Que la force d'amour a connue indontable, Diane, II, 71 dans INDOMPTABLE
Ha ! je mourray plustost, et ma dextre indontée Flechira par mon sang le ciel traistre et jaloux, Diane, II, 72 dans INDOMPTÉ, ÉE
Et le vaillant Caton d'un esprit indonté, Cléonice, X dans INDOMPTÉ, ÉE
J'ay souvent, sans mentir, blasmé vostre rigueur, Je vous nommoy cruelle, inexorable et fiere, Élégies, I, 12 dans INEXORABLE
Que je trouve en mon âme et de crasse et d'ordure ! Que mes sens corrompus sont devenus infects !, Oeuvres chrest. XVIII, prière. dans INFECT, ECTE
Quel charme ou quel dieu plein d'envie A changé ma premiere vie, La comblant d'infelicité !, Amours d'Hippolyte, XIX, Chanson. dans INFÉLICITÉ
Quand nous aurons passé l'infernale riviere, Diane, II, 48 dans INFERNAL, LE
Terroir infertile, Cléonice, 63 dans INFERTILE
....Si mon foible esprit dure assez longuement Pour vous revoir, madame, une seule influence Du soleil de vos yeux guarira mon tourment, Amours d'Hippolyte, XXXIX. dans INFLUENCE
Ma substance, o Seigneur, tu l'as faite aux bas lieux, Et de mon imparfaict l'oeuvre à peine tracée, Matiere encore informe, est visible à tes yeux, Oeuvres chrest. XVIII, psal. 139 dans INFORME
Que je m'appelle ingrat des biens que tu m'as faits !, Oeuvres chrest. XVIII, prière dans INGRAT, ATE
Or, bien que vous m'ayez ingratement laissé...., Élégies, I, 10 dans INGRATEMENT
Du moins, puisqu'à la fin sorti de servitude, Je cognoy ma sottise et leur ingratitude, Oeuvres chrest. Sonnets, 8 dans INGRATITUDE
Au lieu plus chaud d'Afrique et plus inhabité, Cleonice, LXXIV dans INHABITÉ, ÉE
Chaude fievre d'amour inhumaine et contraire, Dont je ne veux guarir quand je le pourroy faire, Am. d'Hippolyte, XXXIII, élégie. dans INHUMAIN, AINE
....Mon iniquité Qui sans cesser devant moy se presente, Oeuvres chrest. priere. dans INIQUITÉ
Si l'amour est un dieu, c'est un dieu d'injustice, Élégies, I, 19, discours dans INJUSTICE
Cette jeune deesse, aussi fiere que belle, Erroit sans passion ainsi qu'il luy plaisoit, Et bien qu'innocemment mille playes faisoit, Élégies, II, 5, advanture premiere. dans INNOCEMMENT
Promethée.... Qui servoit de pasture à l'aigle insatiable, Diverses amours, XLI, Stances du mariage, 3 dans INSATIABLE
Ô paix instable et fausse..., Amours d'Hippolyte, XLII dans INSTABLE
Et comme instablement il [l'Amour] fait tourner sa roue, Amours d'Hippolyte, XXXIII, Élégie. dans INSTABLEMENT
[Seigneur] Un coeur net en moy renouvelle, Afin que plus je ne chancelle, Suivant mon instinct vicieux, Oeuv. chrest. XVIII, Ode. dans INSTINCT
Car tant de maux dont mon ame est coupable... Chargent mon dos d'un poids insupportable, Oeuvres chrest. XVIII, psal. 38 dans INSUPPORTABLE
Des chardons inutils et des herbes mechantes, Élégies, I, 19 dans INUTILE
Ô grand amour, de puissance invincible, Cruel et doux, gracieux et terrible, Amours d'Hippolyte, XIX, prière. dans INVINCIBLE
Ô frere de la mort [sommeil], que tu m'es ennemy ! Je t'invoque au secours, mais tu es endormy, Amours d'Hippolyte, LXXV dans INVOQUER
Et, pour n'y manquer nullement [à un voeu], Chacun jura maint grand serment Qu'il le tiendroit irrevocable, Diane, II, 62, Chanson. dans IRRÉVOCABLE
L'eau qu'on arreste en est plus irritée, Et bruit plus fort plus elle est arrestée, Diverses amours, XV, dialogue. dans IRRITER
Les jaloux desespoirs, le mespris, la rigueur N'effaceront jamais vos beautés de mon coeur, Élégies, II, 5, Pyromance. dans JALOUX, OUSE
Jamais, au grand jamais, on ne verra changer...., Diane, II, 65 dans JAMAIS
Il a le teint jaunastre et la face cavée, Roland furieux. dans JAUNÂTRE
Donne que les esprits de ceux que je soupire N'esprouvent point, Seigneur, ta justice et ton ire ; Rens les purifiez par ton sang precieux, Cancelle leurs pechez et leurs folles jeunesses, Oeuvres chrétiennes, plainte dans JEUNESSE
D'argent il fit jonchée, et ne fut desireux, Pour tout Lien, que de gloire ouvertement acquise, Épitaphes, Loys du Gast. dans JONCHÉE
Quant le vent qui s'y joue [dans une chevelure], Angélique, I dans JOUER
Le jour chasse le jour, comme un flot l'autre chasse, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 4 dans JOUR
Et le somme, enchanteur des peines journalieres, Oeuvres chrest. XVIII, Plainte. dans JOURNALIER, IÈRE
Parmy ses blonds cheveux erroient les amourettes, S'entrelaçants l'un l'autre, et ses yeux, mes vainqueurs, Faisoient par leurs rayons un juillet dans les coeurs, Cléonice, III dans JUILLET
Je ne vous laisse point, je me laisse moy-mesme : Laissant l'ame et le coeur, n'est-ce pas me laisser ?, Diverses amours, XL, Stances pour le duc d'Anjou. dans LAISSER
Veux-je me plaindre une autre fois, Et, par mes accents lamentables, Tascher à rendre pitoyables Les monts, les rochers et les bois ?, Oeuvres chrest. XVIII, Ode. dans LAMENTABLE
Mon oeil sera la lampe ardant continuelle Devant l'image saint d'une dame si belle, Diane, I, 43 dans LAMPE
.... Pourveu que je peusse estre Tousjours auprès de vous doucement langoureux, Diverses amours, XL, Stances pour le duc d'Anjou. dans LANGOUREUX, EUSE
Les douces passions, les delectables peines, Et les cheres langueurs dont les amours sont pleines, Élégies, I, 7 dans LANGUEUR
Ces regards desrobez, brulans de passion, Ces doux languissemens, ces mignardes caresses, Élég. I, 19 dans LANGUISSEMENT
....Tu aurois peu apprendre Que les larcins d'amour veulent estre cachez, Diverses amours, Contre une nuict trop claire. dans LARCIN
Où Lyce tousjours s'est fait voir Mauvaise, inconstante et lascive, Bergeries, VI, imitation d'Horace. dans LASCIF, IVE
Oubli, nouveau plaisir, course du temps leger N'ont pouvoir d'ebranler mes pensers immuables, Diane, II, 75, stances. dans LÉGER, ÈRE
Jamais plus beauté si legere Sur moi tant de pouvoir n'aura ; Nous verrons, volage bergere, Qui premier s'en repentira, Bergeries, VI, Villanelle. dans LÉGER, ÈRE
Combien l'heur des mortels s'enfuit legerement !, Élégies, II, 5, Advanture premiere dans LÉGÈREMENT
Mon travail sans profit est le seau des Belides, Et mes chauds desespoirs les fieres Eumenides, Mais las ! en mon enfer Lethés ne passe point, Diane, II, 53 dans LÉTHÉ
Pour decharger ma nef, j'ay franchement jetté Tout ce qui m'estoit cher, l'ame et la liberté, Et n'ay point de regret d'avoir fait cette perte, Cléonice, XXIII dans LIBERTÉ
Je ne veux rien d'amour, fors qu'il me licencie ; Je l'ay suivy dix ans, les plus beaux de ma vie, Cléon. LXXXVII dans LICENCIER
C'est l'art de bien regner qu'il faut apprendre aux princes, Pour, lieutenans de Dieu, bien regir leurs provinces, Tombeau de Desportes. dans LIEUTENANT
Si de peu de saisons ma vie est limitée, Élégies, II, 5, Advanture seconde. dans LIMITER
Loin des yeux, loin du coeur, c'est la regle ordinaire, Élégies, I, 4 dans LOIN
Heureux loirs, qui dormez la moitié de l'année, Las ! qu'un somme aussi fort ne me peut-il tenir ?, Diane, II, 49 dans LOIR
Elle apparoist tousjours sur toutes les plus belles, Et leurs perfections font lustre à sa beauté, Diverses amours, XL, stances. dans LUSTRE
Seigneur, change et monte ma lyre, Afin qu'au lieu du vain martyre Qui se paist des coeurs ocieux...., Oeuvres chrest. XVIII, Ode. dans LYRE
Meris, le vieux sorcier.... M'apprist une magie aux nochers peu connue, Élégies, II, 5, Pyromance dans MAGIE
Resjouytoi, David.... Ores la France entend, d'un magnifique ton, Bruire divinement ta royale chanson, Tombeau de Desportes. dans MAGNIFIQUE
Vous qui, pipez d'amour, d'erreur et de jeunesse, Adorez vainement une folle maistresse, Élég. I, 19 dans MAÎTRESSE
D'amour, de la fortune et des grands maistrisé, Qui m'ont payé de vent pour toute recompense, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 1 dans MAÎTRISER
Ainsi qu'un vieux guerrier maladif et cassé, Élégies, I, 1 dans MALADIF, IVE
Bienheureux le malheur qui croist la renommée !, Amours d'Hippolyte, 19, Élégie. dans MALHEUR
Les manes font un bruit, et Caron par ses cris Reclame à son secours Pluton et ses esprits, Rodomont. dans MÂNES
Les champs marescageux, qui sont trop abbruvez, Bien souvent à nos chiens ont fait perdre la trace, Cartels et masquarades, chasseurs, 5 dans MARÉCAGEUX, EUSE
Le bleu, c'est jalousie, et la mer en est peinte ; Mariniers, comme amants, vivent toujours en crainte, Diane, II, 23 dans MARINIER
Je dis bien qu'un cas plus mortel Lui donnoit ce nouveau martel, La mélancolie de Catin, dans Oeuvres poétiques de MELLIN DE SAINT-GELAIS, etc. Paris 1719, p. 69. Pour un mot de travers souffrir mille trespas, Quitter pour un martel et repos et repas, Élégies, I, 6 dans MARTEL
Ardant amour la pousse, et la peur la retire ; L'un luy donne plaisir, et l'autre la martire, Élégies, II, 5, Advanture premiere. dans MARTYRISER
Dieu.... J'ay dormi sur tes faicts, aspre à les mediter, Je me suis reveillé sur la mesme pensée, Oeuvres chrest. XVIII, psal. 139 dans MÉDITER
....à l'instant que je m'ose approcher De ma belle Meduse [sa dame] inhumaine et felonne, Un trait de ses regards me transforme en rocher, Amours d'Hippolyte, XLI dans MÉDUSE
....Moy qui voy commencer Ma teste à se mesler, et mes jours se passer, Oeuvres chrestiennes, sonnets, 12 dans MÊLER
Sans m'eslever au ciel et laisser memorable Maint haut et digne exemple aux esprits desvoyez, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 18 dans MÉMORABLE
Dieux, que vous estes mensongere, Maudit soit qui plus vous croira, Villanelle. dans MENSONGER, ÈRE
J'ay fait par art et par nature Tout ce qu'un amant peut penser, Afin d'arrester ce mercure, Sans jamais y rien avancer, Diverses amours, XXIX, Chanson. dans MERCURE
J'ay veu secher mes fleurs en leur prime saison, Le doux miel de mes jours se changer en poison, Épitaphes, Diane, 9 dans MIEL
Puisque le miel d'amour, si comblé d'amertume, N'altere plus mon coeur comme il fit autrefois, Oeuvres chrest. Sonnets, 3 dans MIEL
[La nuit] Des amours et des jeux la ministre fidelle, Amours d'Hippolyte, LXXI dans MINISTRE
Que ne suis-je l'oiseau ministre de l'orage Qui tient l'oeil au soleil sans flechir nullement ?, ib. XVII dans MINISTRE
Si la plus longue vie est moins qu'une journée, Une heure, une minute envers l'eternité, Oeuv. chrestiennes, Sonnets, 2 dans MINUTE
Quand, miroir de moi mesme, en moy je me regarde, Je voy comme le tans m'est sans fruict escoulé, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 17 dans MIROIR
Car ne pouvant mon ardeur moderer Par mes soupirs...., Diverses amours, XVI, Chanson. dans MODÉRER
Qui l'eust jamais pensé qu'une femme de ville, Avec sa modestie et ses douces façons...., Diverses amours, X dans MODESTIE
La seule mort a causé ma tristesse, La seule mort y pourra mettre cesse, Ne m'empeschant plus longuement de suivre Cet autre moy, pour qui j'aimois à vivre, Épitaphe, Diane, Complainte. dans MOI
Ce seroit cesser d'estre moy, Que de cesser d'aimer ma dame, Amours d'Hippolyte, XXII, chanson. dans MOI
Las ! que puis-je avoir fait, o moy, pauvre insensé, Qu'Amour de plus en plus mes douleurs renouvelle ?, ib. XXIII dans MOI
Une beauté cruelle est un monstre en nature, Cartels et masquarade, pour le roy Henri III dans MONSTRE
Ceux qui voyent comment ce mal me met au bas, Comme il revient soudain, n'attendent qu'un trespas Qui ces petites morts d'heure à autre finisse, Diane, II, 60 dans MORT
Un cyprès mortuaire, Rodomont. dans MORTUAIRE
Chant mortuaire, Imitation de la complainte de Bradamant. dans MORTUAIRE
Il [Roland] en hume le sang [des sangliers] dont sa face est tachée ; Sa moustache en degoute...., Roland furieux. dans MOUSTACHE
Ta parole [de Dieu] est seule asseurée : Et, quand plus n'aura de durée Du ciel l'assidu mouvement, Elle encor demeurera ferme, Oeuvres chrest. XVIII, Ode. dans MOUVEMENT
Une ingrate, muable aussi tost que le vent, Angélique, I dans MUABLE
Ô supplice muet [taire son amour], que ta force est terrible !, Amours d'Hippolyte, 1 dans MUET, ETTE
Fuyez aussi toute accointance De ces muguets pleins d'apparance, Qui se paissent de vanité, Et qui fondent leur recompanse Plus au bruit qu'en la verité, Amours d'Hippolyte, LXXXVIII, Chanson. dans MUGUET
Ainsi ton pouvoir decevant Tous les jours s'estend plus avant, De nouveaux muguets caressée, Diverses amours, XXXII, Ode. dans MUGUET
Le matin et le soir, en faisant mes regrets, J'apprendray vostre gloire aux murmurans rivages, Élégies, I, 6 dans MURMURANT, ANTE
Son coeur enflé de rage au dedans se mutine, Angélique, 1 dans MUTINER
Tout mystere d'amour merite estre caché, Élégies, II, 1 dans MYSTÈRE
Le desespoir tiroit ces plaintes de ma bouche ; En mes larmes desjà à nage estoit ma couche, Tombeau de Desportes. dans NAGE
Puis, tout ravy de leur grace naïve, Dormir au frais d'une source d'eau vive, Dont le doux bruit semble parler d'amour, Bergeries. dans NAÏF, IVE
Depuis le triste point de ma fresle naissance, Et que dans le berceau, pleurant, je fus posé, Oeuvres chrétiennes, Sonnets, 1 dans NAISSANCE
Si la fin d'un travail d'un autre est la naissance, ib. 13 dans NAISSANCE
Telle erreur si long-tans ne m'eust pas arresté, Comme un second Narcis, amoureux de l'ombrage, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 14 dans NARCISSE
Mais c'est l'erreur des oeuvres de nature : Longtemps le beau sur la terre ne dure, Épitaphes, Diane, Complainte. dans NATURE
Eussé je, o souverain, comme le second pere, Au naufrage du monde une arche à me sauver !, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 9 dans NAUFRAGE
....Tranquillité d'esprit, Vrai nectar qui rend dieux les mortels qu'il abreuve, Tombeau de Desportes. dans NECTAR
Un seul trait de ses yeux, tous mes sens enchantant, Ne suffisoit que trop pour me forcer à croire Que la neige estoit noire, Diverses amours, Plainte. dans NEIGE
Au nid des aquilons, en la froide Scythie, Où jamais le soleil ne se daigne lever, Amours d'Hippolyte, LXXXVII dans NID
Au fond du vieux palais, autres fois le sejour Des demi dieux de France, est un temple d'amour ; à nuaux argentez la voute est toute painte, Élégies, II, 5, Advanture premiere. dans NIELLE
Ô vous, morts, qui gisez nourriture des vers, Laissez les monumens, reprenez la lumiere, Oeuvres chrestiennes, paraphrase sur le Libera me. dans NOURRITURE
Mais que vous servira ceste fleur de beauté, De jeunesse et d'amour richement couronnée, Si, sans estre cueillie, elle devient fennée Et perd sa desirable et chere nouveauté ?, Diane, II, 26 dans NOUVEAUTÉ
Et que tout le passé soit tenu pour perdu ; Noyons-en la memoire et l'amour tout ensemble, Élégies, II, 2 dans NOYER
Tu me vois nu de tout, sinon de vitupere ; Je suis l'enfant prodigue ; embrasse-moy, mon pere, Oeuvres chrest. XVIII, Plainte dans NU, NUE
[Lui] Les pieds et les bras nuds, nud teste et sans ceinture, Élegies, II, 5, Pyromance dans NU, NUE
Ils invoquent la mort.... Blasphement la fortune et les astres nuisans, Angélique, I dans NUISANT, ANTE
Je souhaite le jour pendant l'obscurité, Et souhaite la nuit quand le soleil se leve, Diverses amours, XXI, Complainte dans OBSCURITÉ
Estant laissé d'amour, peu me chaud de la muse ; Et rien d'elle à present ne me peut contenter Que les vers qui sçauroient mes obseques chanter, Élégies, II, 5 dans OBSÈQUES
L'espoir de mes travaux, la fin de mon desir, Par un cruel orage, helas ! se va perdant, Et, dès le point du jour, je voy mon occident, Diverses amours, XL, Complainte pour le duc d'Anjou dans OCCIDENT
Si d'un monde inconstant l'on ne peut s'asseurer, Si c'est un ocean de misere et de peines, Oeuvres chrestiennes, sonnets, 13 dans OCÉAN
Ce grand flambeau du ciel [le soleil] sans fin resplendissant, Oeil visible de Dieu, fils aisné de nature, Diane, II, 71, stances. dans OEIL
Bien que je voye à l'oeil mon malheur préparé, Et que le desespoir soit ma seule esperance, Diverses amours, X dans OEIL
Soit que mon haut desir trop pront et trop ardant M'offusque les esprits...., Cléonice, XXXIII, Stances dans OFFUSQUER
....Nostre opinion seule ne nous contente, Et ce qui rend plus fort un esprit embrasé, C'est de voir que son choix de chacun est prisé, Élégies, II, 3 dans OPINION
Il esprouva du ciel la faveur opportune, Roland furieux. dans OPPORTUN, UNE
Je voudrois estre roy pour faire une ordonnance, Que chacun deust la nuict au logis se tenir ; Sans plus les amoureux auroient toute licence, Diverses amours, XIV, Contre une nuict trop claire. dans ORDONNANCE
En la saison premiere, après que toutes choses Furent de leur chaos ordonnément decloses, Élégies, I, 9 dans ORDONNÉMENT
Ces deux beaux yeux, ma gloire et mon pouvoir, Dont l'orient mes tenebres eclaire, Diane, I, 21 dans ORIENT
Vous sortirez des bois et de devotion, Et jetterez bien-tost vostre froc aux orties, Diane, II, 9 dans ORTIE
...Une union parfaite Que l'oublieuse mort n'eust sceu rendre desfaite, Cartels et masquarades, pour le duc du Maine. dans OUBLIEUX, EUSE
Ourdir, pour s'empestrer, mille nouveaux liens, Estre serf d'un tyran qui rit du mal des siens...., Amours d'Hippolyte, XLIV dans OURDIR
Amours, qui voletiez à l'entour de nos flames Comme gays papillons...., Diverses amours, Sonnet X dans PAPILLON
Je chante une beauté des beautez la premiere, Le paradis des yeux...., Angélique, 1 dans PARADIS
....Elle s'est parjurée : Ce coeur qu'elle dit vostre estoit naguere à moy, Amours diverses, Sonnets, II dans PARJURER (SE)
Suis-je mort ? non, j'ay trop de sentiment, Je suis trop vif et passible au martire, Diane, I, 20 dans PASSIBLE
....Ceux qui ont Leur sçavoir renfermé dans leur pedante estude, Tombeau de Desportes. dans PÉDANT
....Mon coeur troublé de desirs inconstans Et d'espoirs enchanteurs qui m'ont fait si long-tans Battre l'air, peindre en l'onde et fonder sur le sable, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 10 dans PEINDRE
Si je me loge en ces maisons dorées, Au front superbe, aux voutes peinturées, Bergeries, chans. dans PEINTURER
Il forcene de rage, et sent dedans sa teste Pesle-mesle tourner l'orage et la tempeste, Roland furieux. dans PÊLE-MÊLE
Roland tout estonné pensivement regarde, Roland furieux. dans PENSIVEMENT
Si mes ans les plus beaux, hélas ! trop mal perdus Au volage appetit d'amour et d'une dame, Oeuvres chrestiennes, sonnets, 8 dans PERDRE
Dieu des hommes perdus [Amour], sera-ce jamais fait ? Seray-je tousjours butte aux douleurs incurables ?, Diane, II, 53 dans PERDRE
La beauté n'est ainsi, car elle est perissable, Diverses amours, XLIII, pour mettre devant un Pétrarque. dans PÉRISSABLE
Amour donc, de soy foible enfant, qui de nos ames Est contraint desrober ses petillantes flames, Pour maintenir vivant le feu de son flambeau, Tombeau de Desportes. dans PÉTILLANT, ANTE
Pleust au ciel, dont les loix me sont si rigoureuses, Que je fusse entre vous, o grand's masses pierreuses, Un rocher endurcy, Épitaphes, Complainte pour Henri III dans PIERREUX, EUSE
Amour, cruel pirate, incessamment le poind [un amant], Élégies, II, 5, Pyromance. dans PIRATE
Faites de vostre erreur maintenant penitence ; Mais, pour la bien pleurer, c'est trop peu que deux yeux, les Amours d'Hippolyte, Stances. dans PLEURER
Las ! les plombs ennemis ne m'avoient point blessé ; Les balles de vos yeux sont beaucoup plus à craindre, Qui m'ont en mille endroits cruellement percé, Diverses amours, XVII dans PLOMB
Ores demy lassé je me couche sur l'herbe, Ores plus mesnager j'aide à serrer la gerbe, à faire des plongeons et les bien entasser, De crainte que le vent les fasse renverser, Bergeries, IV, discours. dans PLONGEON
Racontez comme en lui la sainte poesie, Rare present du ciel.... Se maintint pure et nette...., Tombeau de Desportes. dans POÉSIE
Les larmes des amants, leurs soupirs et leurs cris, Soutien trop rebattu des poetiques esprits, la Mort de Rodomont. dans POÉTIQUE
Loin du tumulte et du bruit populaire, Bergeries, chanson. dans POPULAIRE
Longue posterité, ces vers tu pourras lire Avec estonnement ; qui les lit les admire, Tombeau de Desportes. dans POSTÉRITÉ
Quand du doux fruit d'amour je me rens poursuivant, Diverses amours, Sonnet v. dans POURSUIVANT, ANTE
Helas ! je le sçay bien qu'ilne faut que j'espere D'echapper de vos fers, quoy que je puisse faire ; Le ciel à vous servir m'a trop predestiné, Élég. I, 12 dans PRÉDESTINER
Puis des malheurs qui sont predestinez Le seul remede aux coeurs determinés, C'est de n'avoir esperance ni crainte, Diane, I, 17 dans PRÉDESTINER
....Par son sçavoir il devançoit son age, De sa grandeur future infaillible presage, Tombeau de Desportes. dans PRÉSAGE
Ou comme le pasteur, qui, de loin parmy l'air, Entend du premier bruit le foudre grommeler, Suivy d'un peu d'esclair, presage un grand tonnerre, Tombeau de Desportes. dans PRÉSAGER
Chascun d'eux [des grands] de soy tant presume Qu'il pense estre aimé par devoir, Amours d'Hippolyte, LXXXVIII, Chanson. dans PRÉSUMER
Tu [ô Seigneur] les avois prestez et non donnez au monde [ceux que Desportes pleure], Et as peu comme tiens à toy les retirer, Oeuv. chrét. Plainte dans PRÊTER
Je n'aime point ce vent qui, folastre, se joue Parmy ses beaux cheveux et luy baise sa joue ; Si grande privauté ne me peut contenter, Diane, II, 23 dans PRIVAUTÉ
Ou sinon, contre toy je tourneray mes armes, Profanant ma valeur sur tes fresles gendarmes, Rodomont. dans PROFANER
Amour.... Tens l'oreille à la mienne [voix], et te montre propice, Amours d'Hippol. XXXIV dans PROPICE
La marine est plus arrestée [qu'une dame infidèle], Et du ciel les hauts mouvements ; Bref, tout ce qu'on lit de Protée Ne s'egale à ses changemens, Amours diverses, XXIX, Chanson. dans PROTÉE
Et quand plus sa fureur [de Roland] puissamment le domine, Il arrache de terre un grand chesne et un pin, Roland furieux. dans PUISSAMMENT
C'est toy qui d'une main puissante Dardes la foudre punissante, Oeuvres chrest. XVIII, Ode dans PUNISSANT, ANTE
[Dans l'enfer] Tous ces autres tourmens, punisseurs des mesfaits, Rodomont. dans PUNISSEUR
Riche en biens, aux honneurs avancé justement, Pur, sans ambition, qui marchoit droitement, Très fidelle à son prince, Épitaphes, l'Aubespine. dans PUR, URE
Quiconque sois des dieux, cesse d'avoir envie Que deux si beaux soleils fassent luire ma vie, Diane, II, 51 dans QUICONQUE
Il faut un bon limier penible et poursuivant, Nerveux, le rable gros et la narine ouverte, Cartels et mascarades, Chasseurs, 4 dans RÂBLE
Race des dieux de France, honneur de l'univers, Mon prince, mon seigneur, le support de mes vers, Angélique, I dans RACE
Il [l'aigle] soutient de ses yeux Les traits eblouissants du soleil radieux, Amours d'Hippolyte, XXXIII, Élégie. dans RADIEUX, EUSE
[Dieu] Tu m'as pourveu de sens, et, plus haut m'eslevant, Me depars le discours et me fais raisonnable, Oeuvres chrest. XVIII, Prière. dans RAISONNABLE
Chassez la pesanteur qui le rend languissant, Rajeunissez savie, o flambeaux salutaires, Cartels et masquarades, pour les chevaliers du Phenix. dans RAJEUNIR
Or ainsi que la nuit tendit ses larges voiles, Et qu'on voit dans le ciel les premieres estoiles Monstrer leur belle veue et de rang se lever, Élégie, II, 5, Pyromance. dans RANG
Bref, ingrate, j'estois tant tien, Que je mettois mon plus grand bien à te peindre en ma fantaisie Pleine de tant de raretez, Que mesme les divinitez S'en esmouvoient de jalousie, Diverses amours, XXI, Ode. dans RARETÉ
Mais le son de ma voix se change en la voyant [sa dame], Mon oeil se rasserene et n'est plus larmoyant, les Amours d'Hippolyte, LX. dans RASSÉRÉNER
La belle Bradamant.... Rasserene sa face et rallume ses yeux, Rodomont. dans RASSÉRÉNER
Vostre beauté m'a longuement trompé Par sa douce feintise ; Pour l'advenir, si j'en suis ratrapé, N'espargnez ma sotise, Diverses amours, VI, Plainte. dans RATTRAPER
Qu'elle n'espere donc me pouvoir ratraper ; Deux fois un mesme lieu ne me fait point choper, Amours diverses, Plainte. dans RATTRAPER
Chauds regards, propos ravisseurs, Feints soupirs, poignantes douceurs, Bergeries, VI, Imitation d'Horace. dans RAVISSEUR
Hélas ! je connoy bien que j'ay trop entrepris.... Toutesfois, le sçachant, je ne puis me ravoir, Et plus je vay avant, plus j'en pers le pouvoir, Élégies, I, 6 dans RAVOIR
Amour, oyant tant renommer La Venus qui me fait aimer, ....Se fist oster son bandeau Pour mieux voir si parfait ouvrage : Alors ravy de tant d'attraits, Et navré de ses propres traits : " Sus, sus, dit-il, qu'on me rebande, Cléonice, XXXIV, chanson. dans REBANDER
Tant de feux, tant d'esclairs, tant de pluye et de vents, Rebatans à l'envi ma nacelle brisée, Oeuv. chrest. XVIII, prière. dans REBATTRE
Elle sçait, la rebelle ingratement hautaine, Si mon coeur, son esclave, est ferme à l'adorer, Imitation de la complainte de Bradamant. dans REBELLE
Je ne me plains pourtant d'une peine si dure ; Mais, helas ! je me plains de ce que je l'endure Non par rebellion, mais par fidelité, Amours d'Hippolyte, XXIV dans RÉBELLION
Le ver, avorton de la terre, Se rebecque alors qu'on le serre, Oeuv. chrest. Plainte de l'autheur. dans REBÉQUER (SE)
Pensers.... Qui reblessent son ame...., Élégies, II, 5, Advanture première. dans REBLESSER
On croit que Phaeton vient rebruler le monde, Épitaphes, Maugiron. dans REBRÛLER
Celle qui receloit des attraits pour surprendre Les braves qui pensoient contre amour se deffendre, Angélique, I dans RECÉLER
J'estime aussi peu recevable, Au moins pour durer longuement, Cette ardeur qu'on croit veritable, Du premier regard s'allumant, Amours d'Hippolyte, LXXXVIII, Chanson. dans RECEVABLE
Celle [Hélène] qui fut promise au Troyen pour salaire, Cause du long debat si souvent rechanté, Cléonice, XXX dans RECHANTER
Un clin d'oeil, un propos mon coeur viennent reprendre, Rechassent ma raison, r'enserrent mes esprits, Diane, II, 45 dans RECHASSER
De mon premier accez je me suis peu [pu] guarir, Mais je n'espere plus cet autre secourir ; Car, las ! presque toujours la r'encheute est mortelle, Amours d'Hippolyte, 7 dans RECHUTE
Non pour y [à Paris] voir la cour, le palais ou la Seine, Ny de tant d'habitants le reflus nompareil, Élégies, II, 5 dans REFLUX
Comme on voit un caillou refrappé maintes fois Par force avec du fer servir d'amorce au bois, les Amours d'Hippolyte, LIV dans REFRAPPER
C'est l'art de bien regner qu'il faut apprendre aux princes, Tombeau de Desportes. dans RÉGNER
Comblé des saints desirs, si du ciel le sejour Donnoit place au regret, j'auroy regret au jour, Et voudroy...., Tombeau de Desportes. dans REGRET
Je rehume à longs traits l'amoureuse poison, Cléonice, LXXXIV dans REHUMER
Conseil, raison, esperance et remede, Comme ennemis mon esprit vous rejette, Épitaphes, Diane, complainte. dans REJETER
De clameurs, o Seigneur, j'ay comblé tes oreilles.... Vas-tu donc pour les morts tes hauts faits reser vant ? Se releveront-ils pour chanter tes merveilles ?, Oeuv. chrét. XVIII, psal. 88 dans RELEVER
Sans que le cours des ans, la peur, la jalousie Eussent pu dedans moi reloger la raison, Diverses amours, XXXII dans RELOGER
Remarquable, epithete de livrée, Epith. de M. de la Porte. Les lieux hauts elevés, les palais remarquables, Retraites de pensers, d'ennuis et de douleurs, Bergeries, 1 dans REMARQUABLE
Si je me cache en l'obscur de la nuit, Ton oeil divin par les ombres reluit, Et tout soudain remarquera ma trace, Oeuvres chrestiennes, prière. dans REMARQUER
Que d'estranges chaos en moy se remesloient !, Cléonice, XI dans REMÊLER
Je sors d'une prison, tu r'enchaînes mon ame, Je suis guari d'un trait, un autre me rentame, Diane, II, 4 dans RENCHAÎNER
Ô nuict, jalouse nuict, contre moy conjurée, Qui renflammes le ciel de nouvelle clarté, Div. amours, XIV, contre une nuict trop claire. dans RENFLAMMER
Couvrir mille douleurs d'une allegresse fainte, Renouer son lien après l'avoir desfait, Diverses amours, XL, stances pour Charles IX dans RENOUER
Un clin d'oeil, un propos mon coeur viennent reprendre, Rechassent ma raison, r'enserrent mes esprits, Diane, II, 45 dans RENSERRER
Puis il revient un peu, rentr'ouvrant la paupiere, Et monstre qu'à regret il voit nostre lumiere, Elégies, I, 19 dans RENTR'OUVRIR
Si le jour le faschoit [l'amant], la frayeur solitaire Et le silence coy rentament sa misere, Renveniment sa plaie et frappent ses douleurs, Diane, I, 19 dans RENVENIMER
Repenser cent fois l'heure un semblable penser, Pour les ombres du faux la verité chasser..., Cléonice, LXV dans REPENSER
Je suis muet, quand leur langue me poind ; Toute replique est tarie en ma bouche, Oeuv. chrest. XVIII, psal. 38 dans RÉPLIQUE
La mer qui gronde et se courrousse, Quand maint vent la pousse et repousse, Oeuvr. chrest. XVIII, Ode. dans REPOUSSER
Au jour que tu viendras en ta majesté sainte, Pour juger ce grand tout, qui fremira de crainte, Le repurger de neuf par tes feux allumez, Oeuv. chrest. Paraphrase du Libera me. dans REPURGER
Faire enceinte es devant, rembuscheret lancer, Requester, redresser, mettre bien sa brisée, Cartels et masquar. chasseurs, 2 dans REQUÊTER
Pourquoi me reservéje à languir davantage ?, les Am. d'Hipp. LX. dans RÉSERVER
....Mon ardeur retenue, Au lieu de s'amortir, plus chaude est devenue, Et de ma resistance a pris accroissement, Diverses amours, IX, Stances pour Charles IX dans RÉSISTANCE
[Ma lyre] Resonnant tes hautes merveilles, Quand de rien tu formas les cieux, Oeuv. chrét. XVIII, Ode. dans RÉSONNER
Cesse, amour, tes rigueurs, mets fin à ta poursuite ; Voy que devant ton vol je retarde ma fuite, Et retourne au chemin que j'avoy delaissé, Diverses amours, XL, Stances pour Charles IX dans RETARDER
Or' que tout dedans moy je me suis retiré, Oeuvres chrest. XVIII, Prière. dans RETIRER
Ô Seigneur, à qui je m'adresse, Ne souffre, helas ! que ma jeunesse Retombe plus en ceste erreur, Oeuvres chrest. XVIII, Ode. dans RETOMBER
Mais que sert tant de peine, o mortels insensez ? Il faut tous à la fin retourner à la terre, Oeuvres chrestiennes, sonnets, 4 dans RETOURNER
Las ! ce qui m'a tant pleu n'estoit rien qu'un faux songe, Et mon mal au contraire est un ferme reveil, Imit. de l'Arioste. dans RÉVEIL
La constance et la foy, de moy tant reverée, Épitaphes, Diane, 7 dans RÉVÉRER
En la mort.... l'ame demeure entiere, Franche et libre du corps, et s'en revolle aux cieux, Amours d'Hippolyte, LXXXVIII, Stances. dans REVOLER
Et tous les jours passez les plus noirs de ma vie, Comme oiseaux de la nuit, devant moi revoloient, Élégies, II, 5 dans REVOLER
Venus, qui trompoit tout ainsi, S'en mocque, et ses nymphes aussi En ont les graces plus riantes, Diverses amours, XXXII, Ode. dans RIANT, ANTE
Je n'agrandirai point, riche d'inventions, Vos beautez, vos dedains, ma foy, mes passions, Diane, I, 1 dans RICHE
Tant d'amours, tant d'attraits, rigoureusement doux, Ce teint, ce ris, ce front où la grace est emprainte, Cleonice, LXIX. dans RIGOUREUSEMENT
Ô devoir rigoureux ! , Diverses amours, XXI, Complainte en allant en Pologne. dans RIGOUREUX, EUSE
Durant la saison belle Que les prez et les bois prennent robe nouvelle, Roland furieux. dans ROBE
Le robuste animal dont l'Inde est nourriciere, Diane, II, 58 dans ROBUSTE
Pour courir à clos yeux aux hasards de la guerre, Chercher toutes les mers, rauder toute la terre, Élégies, I, II dans RODER
Quand quelquesfois je pense à ma premiere vie, Du tans que je vivois seul roy de mon desir, Amours d'Hippolyte, X dans ROI
Barbare peuple, arrogant et volage, Vanteur, causeur, n'ayant rien que langage, Qui, jour et nuict dans un poisle enfermé, Pour tout plaisir se joue avec un verre, Ronfle à la table ou s'endort sur la terre, Diverses amours, XLIII, Adieu à la Poloigne. dans RONFLER
L'heur du monde n'est rien qu'une roue inconstante, D'un labeur eternel montant et descendant, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 12 dans ROUE
La royauté [c'est Charles IX qui parle] me nuit et me rend miserable ; Jamais à la grandeur amour n'est favorable, Diverses amours, XL, Stances pour Charles IX dans ROYAUTÉ
Ainsi comme un vieux chesne agité rudement Par deux vents ennemis, Angélique, I dans RUDEMENT
Et si l'erreur de ma jeunesse Merite la grande rudesse Des traits contre moy decochez, Oeuvres chrestiennes, Plainte de l'autheur. dans RUDESSE
Las ! je n'esteins par mes pleurs ruisselans De ces beaux yeux une seule estincelle, Amours d'Hippolyte, XXXII dans RUISSELER
Pour jeter, sacrilege, au vent ma cendre esteinte, Cléonice, XXXVII dans SACRILÉGE
Depuis quatre ans entiers vous m'appastez ainsi ; Je vieillis cependant, vous vieillissez aussi, Et perdons de nos ans la saison mieux aimée, Diane, II, 56 dans SAISON
Tout ainsi qu'un flambeau, quand l'humeur nourriciere Commence à luy faillir, jette haut sa lumiere, Et scintille plus fort sur le point qu'il defaut, Amours d'Hippolyte, LXXXVIII, Stances. dans SCINTILLER
Le sculpteur excellent desseignant pour ouvrage Une plante, un lion, un homme, un element...., Cléonice, XVI dans SCULPTEUR
Ô desirs qui teniez ma je unesse asservie, Semant devant le temps des rides sur mon front, Oeuvres chrestiennes, sonnets, 14 dans SEMER
Les traistres, les mutins, les semeurs de querelles, Rodomont. dans SEMEUR
Ces mille ans devant toy sont comme la journée Qui fut hier finie, ou l'espace ordonnée Pour une sentinelle en sa garde de nuit, Oeuv. chrest. XVIII, Prière de Moyse. dans SENTINELLE
Ostezvous du serein, craignez-vous point le rheume ? , Diverses amours, XIV, contre une nuit trop claire. dans SEREIN
[Une dame] ....pour le nom d'amant que merite ma paine, Du seul tiltre de serf ne me daigne honorer, Imitation de la complainte de Bradamande. dans SERF, ERVE
[Dieu,] La flamme, l'air, la terre et l'onde Sont serfs de ton commandement, Oeuv. chrest. XVIII, ode. dans SERF, ERVE
Un bois.... Où couloit en serpent une eau luisante et claire, Angélique, I dans SERPENT
Et des anges la troupe sainte N'oseroit paroistre, en la crainte De ta juste severité, Oeuvres chrest. XVIII, ode. dans SÉVÉRITÉ
Du siecle jusqu'au siecle à jamais tu es Dieu, Oeuvres chrest. XVIII dans SIÈCLE
Soit que la nuict, toute chose appaisant, Couvre la terre et guide le silence...., Oeuv. chrét. Prière dans SILENCE
Moy, je mets simplement le plaisir en avant, Diverses amours, Sonnet V dans SIMPLEMENT
Tant il sceut finement ma simplesse abuser, Imitation de la complainte de Bradamant. dans SIMPLESSE
Simulacres divins, flammes saintes et claires, Qui luisez dans le ciel...., Cléonice, XXXII dans SIMULACRE
Un chacun la desire [une belle femme] ; et vouloir l'empescher, C'est egaler Sisiphe et monter son rocher, Diverse amours, XLI, Stances du mariage, 18 dans SISYPHE
Las ! dès le point du jour mon soir est arrivé, Amours d'Hippolyte, LXXXVIII, Stances. dans SOIR
Et m'esloignant du monde, afin de vous complaire, Je vivray dans un antre, hermite solitaire, Elégies, I, 4 dans SOLITAIRE
Amour, roy des sanglots, prison cruelle et dure.... Sophiste injurieux, artisan de malice, Diane, I, 69 dans SOPHISTE
Les traits d'une jeune guerriere.... Hauts discours, divines pensées, Et mille vertus amassées Sont les sorciers qui m'ont charmé, Amours d'Hippolyte, IX, chanson. dans SORCIER, IÈRE
À ces mots de Pluton, on voit de toutes parts Sortir du creux manoir les plus braves soldarts, Rodomont. dans SOUDARD ou SOUDART
....Venus la belle.... Renouvella l'obseque et le dueil d'Adonis, Et pour mourir sur lui se souhaita mortelle, Épitaphes, Quelus. dans SOUHAITER
Il n'y a rocher si sauvage, Bois si dur, ne si sourd rivage, Qui n'ait pitié de ma langueur, Amours d'Hippolyte, XLIX, chanson. dans SOURD, SOURDE
Encor on se contente en cest esloignement ; Car l'esprit s'entretient de douces souvenances, Diane, I, 69 dans SOUVENANCE
Tel spasme [pâmoison] luy dura tant sans revenir à soy.... Don Flores de Grece, f° 146. Un spasme, une foiblesse, un morne estonnement Qui pallit mon visage, Oeuvres, p. 281, dans LACURNE dans SPASME
Qu'on voye, o tout-puissant, Ton oeuvre en tes servans, ta splendeur sur leur race, Oeuv. chrest. XVIII, Prière de Moyse. dans SPLENDEUR
Et le reste des ans que tu me feras vivre, En si sterile champ ne soit ensemencé, Oeuv. chrétiennes, sonnets, 8 dans STÉRILE
Voyant tant de grands flots et de vents s'eslever Pour submerger ma barque errante et passagere, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 9 dans SUBMERGER
Comme on void parmy l'air un esclair radieux Glisser subtilement et se perdre en la nue, Épitaphe, Diane, 5 dans SUBTILEMENT
Plustost le premier ciel perdra son mouvement, Plustost se confondra la suite universelle, Que ma foy se corrompe ou j'adore autre qu'elle, Cléonice, XXXIII, Stances. dans SUITE
Ô devoir rigoureux, grande est la tyrannie Que si superbement tu exerces en moi, Diverses amours, XXI, Complainte allant en Pologne. dans SUPERBEMENT
De ma soif près des eaux Tantale est la figure, Diane, II, 53 dans TANTALE
Taxant et maudissant par cris desesperez Les astres sans raison contre lui conjurez, Angelique, 1 dans TAXER
Je ne me plains du vol que j'ay tenté, Jeune Dedale, aux perils temeraire, Diane, I, 28 dans TÉMÉRAIRE
Si par vostre rigueur je meurs avant le tans, Veu ma temerité, j'auray ce que j'attans, Élégies, I, 16 dans TÉMÉRITÉ
Tout ainsi comme un corps fort et sain de nature, S'alterant à la longue en sa temperature, Cartels et mascarades pour le duc du Maine. dans TEMPÉRATURE
Car ils prennent pour grand' louange Quand on les estime inconstants, Et disent que le tans se change, Et que le sage suit le tans, Diverses amours, XLI, Chanson. dans TEMPS
Je laisse au philosophe et aux gens de loisir à mesurer le tans par mois et par journées ; Je conte, quant à moi, le tans par le desir, Cleonice, IV dans TEMPS
Et le poignant regret qui tenaille mon ame, Diane, II, 8 dans TENAILLER
Pour alleger mon esprit languissant, Qu'amour tenaille à secrettes attaintes, Cléonice, XXXIV dans TENAILLER
À mon terrestre ciel j'ose faire la guerre, Comme un nouveau geant que l'orgueil va touchant, Amours d'Hippolyte, LXIX. dans TERRESTRE
Puisque tant de labeurs, de soupirs et de cris, Tous ont esté semez en terroir infertile, Cléonice, 63 dans TERROIR
Vous avez trop d'esgard, de conseil, de sagesse ; Mon humeur n'est pas propre à si tiede maistresse, Élég. II, 1 dans TIÈDE
Tousjours l'excès d'amour se change en jalousie ; Quand j'aime tiedement, je ne suis point jaloux, Cléonice, LXXI dans TIÈDEMENT
Tant cette ame [de Rodomont] enragée, inhumaine et terrible Faisoit de tintamarre et se monstroit horrible, Mort de Rodomont. dans TINTAMARRE
....avoir pour tout guide un desir temeraire, Et, comme les Titans, au ciel vouloir monter, Amours d'Hippolyte, XLIV dans TITAN
Veiller, pleurer, jurer, s'appaiser, se fascher, Lettres, faveurs, regards, ce sont tours de jeunesse, Diverses amours, XXXIX. dans TOUR
La mer.... N'escume point en tant de flots, Comme je portois dans la teste, Durant l'amoureuse tempeste, D'orageux tourbillons enclos, Oeuv. chrest. XVIII, Ode. dans TOURBILLON
Au jour que tu viendras en ta majesté sainte Pour juger ce grand tout, qui fremira de crainte...., Oeuv. chrestiennes, Paraphrase du Libera me. dans TOUT, TOUTE
Quand l'espoir, riant à mes yeux, De mon coeur vous trahit la porte, Oeuv. p. 273 dans TRAHIR
Peintres mal avisez, qui, par vostre peinture, Faites la mort sans yeux, reformez vos portraits ; Toujours au plus beau but elle adresse ses traits, Epitaphes, Sillac. dans TRAIT
Ah ! maudite esperance, à mon mal conjurée, Tu m'as bien cette fois traistrement abusé, Diverses amours, XXVI dans TRAÎTREMENT
Le temps leger s'envolle et nous va decevant, Miserables mortels, qui tramons en vivant Desseins dessus desseins, fallace sur fallace, Oeuvres chrétiennes, Sonnets, 4 dans TRAMER
Seule fin de mes voeux, doux vent de ma navire, Ma claire tramontane, heureux port où j'aspire, Elég. II, 5, Pyromance. dans TRAMONTANE
Tranquillité d'esprit, Dont on a tant parlé, dont on a tant escrit, Tombeau de Desportes. dans TRANQUILLITÉ
Beautez, graces, discours qui m'allez transformant, Diane, II, 61 dans TRANSFORMER
Et les transgressions d'un pecheur miserable, Oeuvres chrest. XVIII, psal. 51 dans TRANSGRESSION
....Une eau luisante et claire, Dont le flot tremblotant sembloit parler d'amour, Angélique, 1 dans TREMBLOTER
La crainte et la tremeur m'ont tout environné, Oeuvres chrest. XVIII, Prière. dans TRÉMEUR
Le phenix, cet oiseau qui tremousse Des ailes à la flamme, Oeuv. p. 244, éd. de Rouen, 1607 dans TRÉMOUSSER
À ce commandement mon coeur tressaute d'aise, dans RAYNOUARD, Lexique. dans TRESSAUTER
...Et ces cheveux frisés Ne sont pas ses cheveux, c'est une fausse tresse, Diverses amours, XXIX. dans TRESSE
Maintenant sans profit on implore mercy, D'une dame cruelle esclave et tributaire, Diverses amours, sonnet VII dans TRIBUTAIRE
C'est toy qui n'as point de naissance, Triple personne en une essence, Oeuv. chrest. XVIII, Ode. dans TRIPLE
Je crains la cruauté de vos fieres maistresses, J'ay part à vos soupirs, je gouste vos tristesses, Bergeries, IV, discours. dans TRISTESSE
Quand le triumvirat tramoit ses factions, Rome ne veit jamais tant de proscripsions, les Amours d'Hippolyte, LVI dans TRIUMVIRAT
Jadis entre les Grecs, quand l'honneur y vivoit, Le vainqueur des vaincus maint trophée elevoit, Cléonice, X dans TROPHÉE
Il faut bien que la rage ait pouvoir dedans moy, Et que le troublement qui me donne la loy Soit d'une estrange sorte, Cléonice, LV, Stances. dans TROUBLEMENT
Le ciel, les elemens alors tous se troublerent, De ce grand univers les fondemens tremblerent, Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 16 dans TROUBLER
Je l'ay fait ennemy du tumulte des villes, J'ay repurgé son coeur d'affections serviles, Compagnon de ces dieux qui sont parmy les bois, Diane, I, 69 dans TUMULTE
Mais vous, belle tyranne, aux Nerons comparable, Diane, I, 16 dans TYRAN
Quand la loi du destin qui, depuis ma naissance, Forte me tyrannise...., Élégies, I, 5 dans TYRANNISER
J'ay trouvé la fontaine, on m'en oste l'usage ; J'ay cultivé la plante, un autre a le fruitage, Diverses amours, XXVI dans USAGE
Miserables travaux, vagabonde pensée, Soucis continuels, espoirs faux et soudains, Cleonice, LXXXV dans VAGABOND, ONDE
.... Faut-il esperer Qu'avec tant de tourments je puisse assez durer Pour attendre un retour vainement favorable ?, diverses Amours, XXI, Complainte. dans VAINEMENT
J'estoy premier entré dans ce val miserable ; Il me semble, o Seigneur, qu'il estoit raisonnable Que, le premier de tous, j'en deslogeasse aussi, Oeuvres chrestiennes, Plainte. dans VAL
Quand le chef d'une armée a valeureusement Desfait ses ennemis estendus sur la plaine, Amours d'Hippolyte, XX dans VALEUREUSEMENT
Loin, loin, bien loin de moy, venin trop dangereux De ce troupeau vanteur qui tout en soy se fie !, Oeuv. chrestiennes, sonnets, 5 dans VANTEUR
C'est le but de mes voeux que je vous fasse lire Le variable estat de ma captivité, Diane, I, 1 dans VARIABLE
La femme est variable, et telle en sa pensée S'accorde à vostre amour, qui s'en monstre offensée, Roland furieux. dans VARIABLE
Au vase estroit maintenant je ressemble, Qui, tout plain d'eau, goute à goute la rend, les Amours d'Hippolyte, LVIII, Complainte. dans VASE
.... L'amour cruel Qui luy ronge le coeur, vautour perpetuel, Angelique, 1 dans VAUTOUR
Le vautour de Titye est la peine où je dure, Diane, II, 53 dans VAUTOUR
[Madeleine] De sa nouvelle amour monstrant la vehemence, Oeuvres chrestiennes, sonnets, 15 dans VÉHÉMENCE
L'aspre fureur de mon mal vehement, Diane, I, 20 dans VÉHÉMENT, ENTE
Effroyables deserts, et vous, bois solitaires, Pour la derniere fois soyez les secretaires De mon dueil vehement, Épitaphes, complainte pour Henri III dans VÉHÉMENT, ENTE
Un mari deffiant, de jalouse nature, Comme un dragon veillant de la voir m'empeschoit, Élégies, I, 19, discours. dans VEILLANT, ANTE
...le triste veiller m'est pire que la mort, Et le songe m'est vie heureuse et favorable, Imitation de l'Arioste. dans VEILLER
Quand le Verbe eternel, par qui tout est formé...., Oeuvres chrestiennes, Sonnets, 16 dans VERBE
La vie est une fleur espineuse et poignante, Belle au lever du jour, seiche en son occident, Oeuvres chrestiennes, sonnets, 12 dans VIE
L'humaine vie à bon droit se compare Aux vaines fleurs dont le printans se pare, Épitaphes, Diane, complainte. dans VIE
....ma peine cruelle, Que le temps deust vieillir, sans fin se renouvelle, Oeuvres chrestiennes, Plainte. dans VIEILLIR
Quelques plus vigoureux et qui mieux se maintiennent, Jusqu'à quatre-vingts ans aucunes fois parviennent ; Encor ceste vigueur Et le mieux de leur tans n'est rien que fascherie, Oeuvres chrest. XVIII, Prière de Moyse. dans VIGUEUR
Jamais legere girouette Au vent sitost ne se vira, Bergeries, Villanelle. dans VIRER
De là [les yeux d'une dame] ce grand vainqueur [l'Amour], tirant visiblement, Ne blesse que les dieux et les rois seulement, Diverses amours, XL, Complainte pour le duc d'Anjou. dans VISIBLEMENT
Donne de l'eau vivante à ma bouche altérée, Oeuv. chrest. XVIII, Plainte. dans VIVANT, ANTE
Je veux mal aux destins dont les loix adversaires M'ont si tard fait sentir vostre aimable rigueur ; Le tans vescu devant ne m'estoit que langueur, Cléonice, LXVIII dans VIVRE
Quand quelquefois je pense au vol de ceste vie, Et que nos plus beaux jours plus vistement s'en vont, Oeuv. chrestiennes, Sonnets, 14 dans VOL
Si j'ay jusques icy vollagement erré, De mille traits divers à toute heure enferré, Ce sont des tours communs de l'aveugle jeunesse, Am. d'Hipp. LXXXVIII dans VOLAGEMENT
Oyseaux qui voletez par ces lieux solitaires, Angélique, 1 dans VOLETER
Et à vous rien que vous ne se doit egaler, Élégies, I, 17 dans VOUS
...Et les halaines douces Des zephyres...., Angelique, 1 dans ZÉPHIRE ou ZÉPHYR