Bonaventure DESPÉRIERS (1510 - 1544)

Citations

À ce qui me peut souvenir, Fut un bruit comme l'empereur Devoit vers Pesquiere venir, V, 164 dans À
Amour respond : De traictz grosse habondance Luy ay tiré...., v, 264 dans ABONDANCE
Dites qu'en nous tout bien abonde ; Dames sont les tresors du monde, v, 304 dans ABONDER
Les armes prent, et d'un hardy courage Passe les monts pour venger cest outrage ; Cent ans d'accru [pris à crédit] à une heure se paye, V, 87 dans ACCROIRE
Saichant que cueur d'amye ou vray amant Est aceré trop plus que dyamant Contre infortune, V, 209 dans ACÉRER
Considerez que par nous allaictez Avez esté en vostre adolescence, V, 285 dans ADOLESCENCE
Pour aller veoir un peu noz adversaires, V, 131 dans ADVERSAIRE
Mais si très bien nous nous esvertuerons, Que devant toi noz advers tuerons, V, 18 dans ADVERSE
Chacun se plainct que j'ay perdu Milan En grant enhan par guerre mal menée, V, 231 dans AHAN
Mon très cher fils, je vois que tu ahanes [que tu t'impatientes] D'estre à repos, V, 128 dans AHANER
Ainsi m'aid' Dieux, V, 244 dans AIDER
Ils ne se pressoient pas beaucoup de partir et attendoient la chaleur à s'abaisser [que la chaleur fût tombée], contes, 39 dans ABAISSER
Il fut contraint d'abattre sa barbe, Cont. 19 dans ABATTRE
Et cependant il fit grant chere des escus abbatiaux, Contes, 90 dans ABBATIAL, ALE
Quand on viendroit abreuver la mule sus laquelle montoit sa femme..., Cont. 92 dans ABREUVER
On a dit aussi accoudiere : Il donna de l'esperon à son cheval, et le fit sauter par dessus les accoudieres dedans la Loire, Cont. 57 dans ACCOUDOIR
J'ai bien esprouvé que, pour cent francs de melancolie, n'acquitterons pas pour cent sols de dette, Contes, 1 dans ACQUITTER
Sachant bien les adresses de la maison, Contes, 56 dans ADRESSE
Et puis leur gibier ne s'adresse pas [ne vient pas] par deçà, Cymb. 158 dans ADRESSER
Les nouvelles qui viennent de si lointain pays, ou se buffettent comme les vins, ou sont falsifiées comme les pierreries, ou sont adulterées comme tout, Contes, I dans ADULTÉRER
L'avocat estant affectionné [animé] va dire : Monsieur le president, un mot, Contes, XIX. dans AFFECTIONNER
Un autre respondit de mesme à son confesseur ; mais il sembloit estre un peu plus affaité [rusé], Contes, XLII dans AFFÉTÉ, ÉE
Il étoit bien affetté [sournois, trompeur] et faisoit toujours quelque chatonnie [malice], Contes, XI dans AFFÉTÉ, ÉE
En le frayant contre sa gorge, il se coupe le gosier de ce tranchet, qui estoit si bien effilé, Contes, XX dans AFFILER
Il s'en va le coiffer comme d'un chapeau d'albanois, le lui affublant du costé qu'il estoit rompu, Contes, XXII dans AFFUBLER
À l'heure qu'il vit ce singe en aguet, il commença à se mettre ce tranchet contre la gorge, Contes, XX dans AGUETS
Il aimoit uniquement les saucisses.... les harengs saurs, et tous semblables aiguillons à vin, Contes, LXXIX dans AIGUILLON
Elle vous tire à tous les coups quelque argent de sous l'aile, Contes, X dans AILE
Le regiment de Combelle fut le premier qui arriva en Haynaut avec quelque trouppe de noblesse, qui marcherent sous son aile, ib. II, 385 dans AILE
Je ne sçay s'il le demande [relié] en aix de bois, ou en aix de papier [carton], Cymbal. 74 dans AIS
Les soeurs de Pernette estoient jalouses de son aise, et de ce qu'elle marchait la première, Contes, CXXIX dans AISE
À la fin tout leur cas s'en va en fumée, tellement que leur arquemie se pourroit plus proprement dire art qui mine, ou art qui n'est mie, Contes, XI dans ALCHIMIE
Le commun langage des alquemistes, c'est qu'ils promettent un monde de richesses, Contes, XI dans ALCHIMISTE
Ayant apprins toutes les traverses et algarades [mauvais tours] qu'elle avoit jouées à son mari, Contes, CXXVII dans ALGARADE
Et qu'elles ne se voisent pas coucher de si bonne heure, Cymbal. 127 dans ALLER
Il y avoit une grande quantité de pieces antiques de monnoie, les unes d'argent, les autres d'aloi [alliage], desquelles il ne savoit la valeur, Contes, XX dans ALOI
La mule mouroit d'alteration, Contes, XCII dans ALTÉRATION
Il estoit homme trape, bien amassé, et mesme qui savoit bien jouer des couteaux, Contes, L. dans AMASSER
Elle fit apparoir à Alessio s'amie couchée auprès de lui, Contes, CXXVIII dans AMI, IE
En moins de rien lui furent, que vuidés, que accordés, que amortis, deux ou trois cents procès, Contes, XXXVI dans AMORTIR
Donnant toujours quelques nouveaux attraits à ceux qui la regardoient, et prenant plaisir à faire l'anatomie des coeurs des jeunes gens, Contes, LXVI dans ANATOMIE
Ange de greve [crocheteur], Contes, LXX. dans ANGE
Prenez bien tant de loisir de vouloir escouter la cause d'ung povre animau que je suis, Cymbal. 140 dans ANIMAL
Il a esté si plaisant en sa vie, que, par une antonomasie, on l'a appelé le Plaisantin, Contes, I dans ANTONOMASE
Il commence à presser ce coutelier de quelques propos apostés [préparés, prétextés], et l'embesogna tellement, qu'il...., Contes, LXXXIII dans APOSTER
Qu'elles mangent peu de ce qui est trop appetissant, Contes, I dans APPÉTISSANT, ANTE
Quant il vit son appoint [sa belle, le bon moment], il s'en vint devant le palais, Contes, XXVI dans APPOINT
Elle avoit esté nourrie en maison d'apport [commerce], et savoit suivre et entretenir toutes sortes de bons propos, Contes, XVIII dans APPORT
Par ce moyen le jeune fils approufita le latin que lui avoit apprins M. le curé, Contes, 23 dans APPROFITER
Et que ne me fissiez plus veoir le spectacle de vos amoureux assemblemens, Cymbal. 136 dans ASSEMBLEMENT
Il ne sçauroit dire si peu de parolles, qu'il n'assemblist tantost beaucoup de gens, Cymbal. 170 dans ASSEMBLER
Un maistre d'hostel, en asseyant les plats, lui repandit un potage sur un saye de velours qu'il portoit, Contes, XLIX. dans ASSEOIR
Elle supplia au juge d'asseoir les despens sur sa fille, ib. CXXIII dans ASSEOIR
Une heureuse rencontre, qui puisse assouvir nos longs desirs, Contes, CXXVIII dans ASSOUVIR
En sa maison il n'y avoit rien plus froid que l'atre, et tous les prisonniers s'en estoient fuis de sa bourse, Contes, CXVIII dans ÂTRE
Donnant toujours quelques nouveaux attraits [amorces] à ceux qui la regardoient, Contes, LXVI dans ATTRAIT
Et une aubade que lui donnerez tous les ans, le premier jour du mois de mai, Contes, LI dans AUBADE
Je t'assure que c'est Mercure sans aultre [et non un autre], Cymbal. 78 dans AUTRE
Elle lui disoit mille injures ; mais il les avaloit toutes avec un verre de vin, Contes, LXXIX dans AVALER
On lui attitroit des salueurs, qui lui faisoient de grandes reverences et barrettades, pour voir un peu tel asne en son avertin faire ses gambades, Contes, XXIX. dans AVERTIN
La maniere de faire taire et danser les femmes, lorsque leur avertin les prend, ib. CXV dans AVERTIN
Or, est mort n'a pas longtemps ce preud'homme avertin [malin, bizarre], ib. CXXV dans AVERTIN
Elle dit à un petit poisson d'avril qu'elle avoit auprès de soi : Va-t'en suivre ce gentil-homme...., Contes, XXXIII dans AVRIL
Tu en bailles bien à nos resveurs de philosophes, Cymbal. 92 dans BAILLER
Et il fit une grand balafre à ce tabourin [le creva] avec ce couteau, Contes, XXXII dans BALAFRE
Il avoit dejà bandé sa part de deux douzaines d'esteufs, et jouoit à l'acquit, Contes, XI dans BANDER
Il portoit une cape à l'espagnole, bandée de velours, ib. LXVIII dans BANDER
.... Par despit et par necessité, il s'estoit rendu bandoulier des montagnes et des environs, Contes, LXXXIV dans BANDOLIER ou BANDOULIER
Ce tailleur avoit si bien accoutumé à faire la banniere [voler de l'étoffe], qu'il ne se pouvoit garder d'en faire de toutes sortes de drap, et de toutes couleurs, Contes, XLVIII dans BANNIÈRE
Ils entrent en une gondole.... il se fait mettre à bord par le barquerole [batelier] au quel il avoit donné le mot du guet, Contes, 104 dans BARCAROLLE
On lui attitroit des salueurs qui lui faisoient de grandes reverences et barrettades, Contes, XXIX. dans BARRETTADE
Il y eut jadis un chantre qui servoit de basse-contre. - Et de belles paroles ils entretenoient ce basse-contre, Contes, I dans BASSE-CONTRE
Il avoit singulierement bonne voix de basse-contre, ib. IV dans BASSE-CONTRE
Un plaisant bateleur, assez bien reçu en plusieurs des bonnes maisons d'Italie, Contes, CX. dans BATELEUR, EUSE
Il estoit bien aise de faire bateler monsieur le juge, Contes, LXVIII dans BATELEUR, EUSE
Il se mit en l'eau jusqu'aux genoux, avec une selle, tenant un battoir à la main, et lava ses drapeaux bel et bien, Contes, XXXVI dans BATTOIR
Et dès lors recommença plus beau que devant à siffler, Contes, CXV dans BEAU ou BEL, BELLE
Qui est la vraie recette de faire devenir un homme parfait en la science de folie, par B carre et par B mol ; vrai est qu'il faut qu'il y ait de la nature, Contes, LXX dans BÉCARRE
Il ne fut pas en la puissance de ces bescheurs de la pouvoir ouvrir si tost, Contes, X dans BÊCHEUR
Pensant que la mere les dust toujours nourrir à la bechée, Contes, LXXXIX. dans BECQUÉE ou BÉQUÉE
Il n'eust su dire trois mots sans begayer, Contes, XLVII dans BÉGAYER
Les belistres [les gueux] sont de besoing au monde ; car si tous estoient riches, l'on ne trouveroit point à qui donner, Cymbal. 110 dans BÉLÎTRE
Il estoit produit pour temoin en une matiere beneficiale, où il estoit question d'une certaine decision du concile de Latran, Contes, LXVIII dans BÉNÉFICIAL, ALE
Tu m'en bailles bien ; je suis tout bersé [rebattu] de telles matieres, Cymbal. 169 dans BERCER
Les loups ne mangeoient point le bestial, Contes, X dans BÉTAIL
Il se faisoit à tout coup une bigne au front, Contes, LXXIX. dans BIGNE
Quand cette bonne dame eut connu l'humeur de l'homme, elle le laissa avec ses opinions bigearres et lui dit seulement, Contes, XXX dans BIZARRE
Phebus lui donna l'esprit poetique pour repondre promptement en se defendant contre le blason que sa dame avoit si finement et deliberéement songé contre lui, Contes, LXVI dans BLASON
Un pourceau en un blé ; une taupe en un pré ; et un sergent en un bourg ; c'est pour achever de gaster tout, Contes, XXIX dans BLÉ
Il avoit une bosse sur le dos, et l'autre sur l'estomac, qui lui faisoient mal porter son bois [par allusion aux chevaliers], Contes, XXXIX. dans BOIS
Si ne voulut-il perdre son desjeuner, lequel estoit prest, que de bon que de volée, Contes, XLVII dans BOND
Au temps que les soudards vivoient sus le bonhomme, ils vivoient aussi sus la bonne femme, Contes, LXIX dans BONHOMME
Un Picard a la teste près du bonnet, Contes, IV dans BONNET
Les souliers lui semblerent bien venir à ses pieds, comme les bottines à ses jambes. - Or, combien qu'en ce joyeux devis il soit usé de ce mot bottines, toutefois il ne faut pas entendre des bottines à la façon des nostres, puisqu'elles se mettent en des souliers, Contes, XCVI dans BOTTINE
Il va gentiment prendre le chat, et lui aiant attaché un bouchon de paille à la queue met le feu dedans, Contes, XXIII dans BOUCHON
Il la vous bouchonne, il la vous estrille, il la traite si bien, qu'il sembloit qu'elle fust encore bonne beste, Contes, XXVII dans BOUCHONNER
Ils s'esbattoient à la longue boule : l'un, en faisant son coup, faillit à bouler droit, et envoya sa boule dedans un jardin, Contes, LXVII dans BOULE
Courir après une petite pelote de cuir et de bourre, Contes, XL. dans BOURRE
Il y avoit un barbier d'etuves qui estoit fort brave [fier], Contes, XXXII dans BRAVE
Combien qu'ils fussent bretons, toutefois ils n'étoient pas tonnans [Bretons bretonnans ou de la Basse-Bretagne : jeu de mots], et s'estoient meslés de faire de bons tours avec ces brettes [Bretonnes : jeu de mots], qui sont d'assez bonne voulenté, comme l'on dit ; toutefois, hors de combat, Contes, v. Jouer de la brette [recourir à l'épée], OUDIN. dans BRETTE
Il avoit acquis un bon bruit pendant sa vie, Contes, CXXVI dans BRUIT
Voy-tu cestuy-là qui se promene si brusquement ?, Cymbal. 100 dans BRUSQUEMENT
Tu laves ta lessive, dit l'evesque ? es-tu devenu buandier ? est-ce l'estat d'un prestre ?, Contes, 36 dans BUANDIER, IÈRE
Il devint sec comme une busche, et son ventre creux comme une lanterne, Contes, LXXV dans BÛCHE
Une petite garse qui couchoit au buscher, s'en aperçut, Contes, XXX dans BÛCHER
Mon curé de Brou lavoit sa buée, Contes, XXXVI dans BUÉE
Ou il s'en perd la moitié [des nouvelles venant de loin], comme des espiceries, ou se buffettent comme les vins, ou sont falsifiées...., Contes, I dans BUFFETER
Il lui parloit le latin medicinal, qui estoit en ce temps - là fin comme bureau teint, Contes, LXI dans BUREAU
Qu'il n'oublie pas à conjurer, adjurer, excommunier, anathematiser, exorciser, cabaliser, ruiner, Contes, 15 dans CABALISER
On a dit au XVIe siècle cache-mouchet : Je ne pense sinon à jouer un cache-mouchet, Cymbal. 132 dans CACHE-CACHE
Le clerc, ouvrant son escritoire pour signer, laissa tomber deux dés sur la table, qui estoient dans le calemard, Contes, LIII dans CALMAR
Ils se mirent avec d'autres patrias [compatriotes] cameristes [camarades de chambre] près du Boeuf couronné, Contes, LXXIII dans CAMÉRISTE
Mais la femme n'y voulut onques entendre, et fit la cane, au moyen de quoi il n'avoit pu rien faire, Contes, CXXIII dans CANE
Si le savetier avait cousu quelque carrelure, ce singe s'en venoit jouer des coudes comme il avoit vu faire, Contes, XX dans CARRELURE
Ouidà, dit-il, messieurs, je le ferai, mais que j'aie disné ; et cassoit [bâfrait] toujours, Contes, CV dans CASSER
Il frappoit comme un casseur d'acier [et non d'assiettes, qui est ce qui se dit aujourd'hui], Contes, X dans CASSEUR, EUSE
Au moyen de quoi, lui fut facile de causer [motiver] son voyage là dessus, Contes, V dans CAUSER
Le champion et la championne furent tout un temps à se battre si vertueusement que...., Contes, LXV dans CHAMPION
Il s'adressa à cettui-ci duquel nous parlons, qui estoit prest comme un chandelier, Contes, XXIV dans CHANDELIER
Jadis qu'on s'aidoit des branches des arbres pour espargner la chanvre, Contes, XCVII dans CHANVRE
Mais pensez que ce ne fut pas sans lui donner dronos et chaperon de mesme [la rosser complétement], Contes, LXII dans CHAPERON
Ces poussins deviendroient grands, et les feroit chaponner, Contes, XI dans CHAPONNER
Il envoya querir à diner le bonhomme de pere pour lui donner des charbonnées et des boudins, Contes, XXIII dans CHARBONNÉE
Ainsi les alquemistes, après qu'ils ont bien fournayé, charbonné, luté, soufflé...., Contes, XI dans CHARBONNER
Il depescha sa messe, laquelle il dit en chasseur, ayant le coeur à la mangerie, Contes, LXXV dans CHASSEUR, EUSE
Sentir la hart, vaut autant à dire que chatouilleux de la gorge, Contes, XCVII dans CHATOUILLEUX, EUSE
Fouquet lui alla ouvrir et en allant s'avisa de jouer un tour de chatterie à son homme, Contes. XI dans CHATTERIE
Il ne savoit à qui s'en prendre ; mais, à la chaude [tout à coup], vint saisir un gentilhomme le plus prochain de lui...., Contes, LXXXII dans CHAUD, CHAUDE
Ce tailleur avoit une fois fait un manteau, d'un fin gris de Rouen, à un sien compere chaussetier, Contes, XLVIII dans CHAUSSETIER
Il les mena boire à la Meule, et quand ils eurent bien chopiné...., Contes, LXV dans CHOPINER
La botte de la jambe droite lui estoit faite comme un gant ou comme de cire, ou comme vous voudrez ; car les bottes ne seroient pas bonnes de cire, Contes, XX dans CIRE
Ces clabaux de village, Contes, LVI dans CLABAUD
Que les jeunes cochéts, sans estre chastrés, avoient la chair aussi tendre et plus naturelle que les chapons, Contes, LXXXVIII dans COCHET
Le quel vous aimeriez mieux estre cous en herbe ou en gerbe [avant ou après mariage] ?, Contes, v. dans COCU
Ils digerent les pilules du cocuage facilement, Contes, CXXVII dans COCUAGE
Les Italiens ont plus souvent porté les marques des François colerés, que les François n'ont porté les marques des Italiens desesperés, Contes, CXXI dans COLÉRER (SE)
Puis, se colerant en lui mesme, de ce que...., ib. CIII dans COLÉRER (SE)
J'ai prins coutume de ne souper plus, et de faire seulement un petit de collation au soir, Contes, LIX. dans COLLATION
S'il la veut venir voir à ce soir, elle luy donnera la collation entre huit et neuf heures, ib. XXXIII dans COLLATION
Faisant collation d'une bourrée [fagot], devant qu'aller au lit, ib. XCVII dans COLLATION
Et de quoi collationnez-vous ?, Contes, LIX. dans COLLATIONNER
Beaux lutteurs, qui n'en eussent crainct homme collet à collet, Contes, V dans COLLET
Lesquels il fit encore couvrir de terre, jusqu'à ce que la fosse fust comble, Cont. X dans COMBLE
Il ne pouvoit bonnement prendre la peine d'aguetter ses commodités, comme font les jeunes gens, Contes, X dans COMMODITÉ
Il se rendoit fort communicatif à toutes personnes, et s'en trouvoit bien, Contes, VI dans COMMUNICATIF, IVE
Il estoit seul de sa compagnie, et avoit la contenance d'un nouveau venu, Contes, L. dans COMPAGNIE
Ce renard, sous ombre de comperage, trompoit les pauvres renards et les mettoit en la gueule des chiens, Contes, XXX dans COMPÉRAGE
Acheter un estat de conseiller en la cour de parlement. - La cour de parlement delegue deux conseillers d'icelle, Contes, CXXVI dans CONSEILLER, ÈRE
Il y a des gens qui ont un esprit de contradiction dedans le corps ; et qui voudroit contester avec eux, ce ne seroit jamais fait, Contes, XXXIX dans CONTRADICTION
C'est aller à la boucherie, et pour un affaire qui n'est point si fort contraint qu'il ne se puisse bien differer à un autre temps, Contes, XLVI dans CONTRAINDRE
Puis, se recordant du moyen que feu son oncle lui avoit delaissé pour tromper ses ennuis, se mit à contre-pointer [mettre en contre-point] une chanson, Contes, CII dans CONTRE-POINTER
Voici qu'il y avoit une vieille accroupie au coin d'une muraille, qui vint lui donner sa copie [imitation moqueuse], en lui disant en son vieillois...., Contes, XXVIII dans COPIE
Une fois un grand seigneur entreprint d'y passer sans estre copié [contrefait par moquerie], Contes, XXVIII dans COPIER
Les copieux de la Fleche qu'on dit avoir esté si grands gaudisseurs que jamais homme n'y passoit qu'il n'eust son lardon...., Contes, XXVIII dans COPIEUR
Il disoit cela de telle grace qu'il provoquoit un chasun de la compagnie à rire, tant il estoit copieux en dits et faits, ib. CI dans COPIEUR
Ils lui envoyoient mille presens, comme gibiers ou flaccons de vin, et ses femmes lui faisoyent des maucadons et des camises ; il estoit traitté comme un petit coq au panier, Contes, LXI dans COQ
Quand ces trois bonnes qualités sont en un personnage, on ne se doit pas esmerveiller s'il est un petit coquelineux, Contes, IV dans COQUELINER
Quand ces trois bonnes qualités sont en un personnage, on ne se doit pas esmerveiller s'il est un petit coquelineux, Contes, IV dans COQUELINEUX, EUSE
Jaloux de la gibeciere comme un coquin de sa poche, Contes, t. II, p. 107, dans LACURNE dans COQUIN, INE
Et si faisoit [en lavant son linge] du cul et de la pointe comme une corneille qui abat noix, Contes, XXXVI dans CORNEILLE
Les hommes mal vestus, quand ils seroient plieurs de corporaux, si sont-ils à tous coups prins pour espies, Contes, LXXXII dans CORPORAL
Il invita à disner les principaux parens de sa femme, sans toutefois appeler ceux du costé de lui, Contes, VI dans CÔTÉ
Il avoit assez souvent ouï dire quel coucheur c'estoit, Contes, XLIII dans COUCHEUR. EUSE
Vulcanus en est encor boiteux du coup qu'il print [de la chute qu'il fit], et sera toute sa vie, Cymbal. 121 dans COUP
Il n'y a pas mestier au monde qui ait besoin de plus grande habileté, que celui des coupeurs de bourses, coupeurs de pendants, Contes, LXXXI dans COUPEUR, EUSE
Un de ces venerables coupeurs de cuir [bourses], ib. LXXXIII dans COUPEUR, EUSE
Et, approchant de la courtine, lui demanderent comme il avoit reposé celle nuit, Contes, CXXVIII dans COURTINE
Ces contes sont fort plaisants ; mais il faudroit savoir le courtisan [patois] du pays, pour les faire trouver tels, Contes, LXXII dans COURTISAN
Après disner, ayant toujours continué ses premiers propos, ils furent incontinent cousins, Contes, LXI dans COUSIN, INE
Ce cousturier cousoit aussitost une manche par derriere comme par devant ; tout lui estoit un ; de sorte qu'il renonça du tout à ce fascheux cousturage, pour se retirer au plaisant mestier de boire, Contes, LXXIX. dans COUTURIER
Il le fit lever, lui priant de lui donner le couvert pour cette nuit. - Endurez que je demeure ici à couvert, attendant qu'il soit jour, Contes. XLIII dans COUVERT
Quand il eut bien fait du mauvais, il fut contraint de s'apaiser pour une couverte de Catalogne que lui donna le sire André, Contes, X dans COUVERTE
Les nappes, les couvertures du lit, il vendoit tout cela, Contes, LXXIX. dans COUVERTURE
Elle trouva les huis couverts, entre autres, celui de la cave, et la serrure et les crampons par terre, Contes, XLVII dans CRAMPON
Courez vitement me querir ma robe fourrée d'agneau crespée, Contes, XVIII dans CRÊPER
De se presenter au pape sans latin, c'estoit aller aux mures sans crochet, Contes, VII dans CROCHET
Quelque crocheteur, en portant un faix par la ville, le heurta assez indiscretement, Contes, LXX. dans CROCHETEUR
Et, pour cela, il s'en faisoit croire, et parloit. d'une braveté grande, Contes, XLII dans CROIRE
Mon frere, marquez-moi ceux qui ne sont pas bons, et y faites une croix, Contes, I dans CROIX
Vrai est que ces os lui croquoient parfois sous les dents ; mais ils passoient nonobstant, Contes, LXXV dans CROQUER
Ils le serroient, le tournoient, le viroient en la foule, pour trouver moyen de croquer [escroquer] cette gibeciere, ib. LXXXI dans CROQUER
La cruche va si souvent à la fontaine, qu'à la fin elle se rompt le col, Contes, LXXXI dans CRUCHE
Il s'en alloit par les rues, tantost habillé en marinier, tantost en magister, tantost en cueilleur de prunes, et toujours en fou, Contes, LXX. dans CUEILLEUR, EUSE
Un de ces venerables coupeurs de cuir [bourse], Contes, LXXXIII dans CUIR
Il y en eust deux qui se lasserent de trotter, pource qu'ils estoient un petit chargés de cuisine [d'embonpoint], Contes, XXVIII dans CUISINE
Voici un exemple de courée : Le curé incontinent s'en va acheter force courées [mou] de veau et de mouton, et les mit toutes cuire en une grande oulle, Contes, XXXVI dans CURÉE
Il alloit chancelant, dandinant, trebuchant, Contes, LXXIX. dans DANDINER
De moi [quant à moi], si je pensois...., Contes, XCII dans DE
Or s'il s'en courrouce, qu'il s'en deschausse, Cymbal. 123 dans DÉCHAUSSER
La bonne femme, toute maudolente, lui dit : Au diable soit le dechiqueté, Contes, LXIX. dans DÉCHIQUETER
Il prend son arc et sa fleche, et vous decoche rasibus l'image du saint, Contes, CXXIV dans DÉCOCHER
Il lui prenoit quelquefois defaillement de coeur, avec tels autres accidents qui prennent aux femmes enceintes, Contes, X dans DÉFAILLEMENT
Il se fait amener cette mule, et baille la sienne vieille à Didier pour en trouver la desfaite, Contes, XXVIII dans DÉFAITE
L'homme s'oublie ès choses qu'il doit tenir pour les plus defensables [prohibées], Contes, XCII dans DÉFENSABLE
Un cheval encloué ou deferré par les chemins, ou qui se fait piquer à tous les pas, et cent mille autres malheurs qui arrivent, Contes, LXXI dans DÉFERRER
Le nez lui degouttoit, principalement en hiver, comme la poche d'un pescheur, Contes, LXXXV dans DÉGOUTTER
Il se laissoit maintes fois tomber du haut d'un degré, ou en la trappe d'une cave, Contes, LXXIX. dans DEGRÉ
Toutefois le mari ne delaissa à jouer de sa flute, comme il souloit, Contes, CXV dans DÉLAISSER
La cour du Parlement delegue deux conseilleurs d'icelle, lesquels avoient charge de faire telles remontrances que de raison.... Les delegués lui firent entendre leur charge, Contes, CXXVI dans DÉLÉGUER
Du temps que les arrests se delivroient en latin, Contes, XLIX. dans DÉLIVRER
Et un autre demain, il lui apprint le nom des drogues les plus vulgaires, Contes, LXI dans DEMAIN
En une paroisse du diocese du Mans, laquelle se demande St-Georges, il y avoit...., Contes, XXIV dans DEMANDER
Tant qu'elle vesquit, le sobriquet pau d'asne lui demeura, Contes, CXXIX. dans DEMEURER
Je suis d'advis qu'elles devoient toutes trois departir [partager] les deux cents escus, Contes, V dans DÉPARTIR
Le prevost le fit dependre, Contes, LXIII dans DÉPENDRE
L'honneur d'un homme tiendroit à bien peu de chose, s'il dependoit du fait d'une femme, Contes, VI dans DÉPENDRE
Allez-vous-en à la despense [office] demander à desjeuner, Contes, LXXV dans DÉPENSE
Desrobber ung larron [voler un voleur], Cymbal. 78 dans DÉROBER
Nous avons desrobé le prince et patron des robeurs, ib. 89 dans DÉROBER
Ce singe commença à aller du derriere [foirer] tout le long de la chambre et sus les tapisseries, Contes, XCI dans DERRIÈRE
Elle eut tel remords, que, dès lors en là, elle ferma la porte à tous ses amoureux. - Et dès l'heure [le roi] lui donna l'estat de procureur general, Contes, VI dans DÈS
Les uns disent, quand il eut prins son pli, que depuis il ne desenivra, Contes, LXXIX. dans DÉSENIVRER
Il lui faschoit fort, qu'après avoir travaillé toute la matinée, il fust desservi, avant se mettre à table, Contes, XX dans DESSERVIR
Ils se mettent en la teste de ces vieilles simpiterneuses, et les rendent diablesses parfaites, Contes, X dans DIABLESSE
Lequel quidam diablotin mit en l'entendement de ce roi de...., Contes, X dans DIABLOTIN
Il couroit à travers pays, comme si le diantre l'eust emporté, Contes, XXIX. dans DIANTRE
Aimé et honoré de ses diocesains, comme prince qu'il estoit, Contes, XVII dans DIOCÉSAIN, AINE
En une paroisse du diocese du Mans, Contes, XXIV dans DIOCÈSE
Lui qui estoit homme de bon discours [sensé], raisonnoit en soi mesme que...., Contes, VI dans DISCOURS
Il les trouverent toutes trois belles, disposes et esveillées, Contes, V dans DISPOS
Et quelquefois alloit par villes en habit dissimulé, pour mieux entendre la verité de toutes sortes d'affaires, Contes, VI dans DISSIMULER
Sejournant quelque peu à Villeneuve pour boire un doigt, Contes, XXVI dans DOIGT
On me frotteroit, on me pigneroit, on m'accoustreroit, on m'adoreroit, on me doreroit, on me dorlotteroit, Cymb. mundi, 163 dans DORLOTER
Juno m'a chargé en passant que je luy apporte quelque dorure, quelque jaseran, ou quelque ceinture, Cymbal. 75 dans DORURE
Il disoit que, pour devenir riche, il ne falloit que tourner le dos à Dieu, cinq ou six bons ans, Contes, LV dans DOS
Mais pensez qu'en chaude colere, M. de Rachaut lui donna à dos [la battit], ib. t. I. p. 273, dans LACURNE dans DOS
Il lui apprint à doser, à mixtionner, à brouiller, et toutes telles besognes, Contes, LXI dans DOSER
Elle estoit jeune et n'avoit point encore ouï dire ce mot de dot ; lequel ils disent en certains endroits du royaume, et principalement en Lyonnois, pour douaire ; et pensoit qu'on eust dit que cet homme eut mangé le dos ou l'eschine de la femme, Contes, XLV dans DOT
Il estoit si petit qu'on l'eust bien mis dans une bourse d'un double, Contes, XLIII dans DOUBLE
Une medecine douceatre, Contes, XCI dans DOUCEÂTRE
Il s'en va porter un fais de drapeaux [langes] à un douet qui estoit sur le chemin, Contes, XXXVI dans DOUET
Le meilleur remede que je sache pour les douleurs presentes, c'est d'oublier les joies passées, Cymbal. 157 dans DOULEUR
Elle cuida lui avoir fait avaler sa colere aussi douce que sucre, Contes, CXXVII dans DOUX, DOUCE
Un avocat en parlement, qui estoit bien au compte de la douzaine [du commun], Contes, XI dans DOUZAINE
.... Et s'en va porter un faix de drapeaux [linge] à un douet...., Contes, XXXVI dans DRAPEAU
Et ce disant, avec un gros baston et à tour de bras commença à ruer sur sa draperie [son dos], Contes, VIII dans DRAPERIE
La plus agée qui estoit mure et drue, Contes, V dans DRU, DRUE
Vous avez le sang trop chaud, qui vous cause par son ebullition tous ces caprices, Contes, CXXVII dans ÉBULLITION
Il se chausse, il s'habille, et fut aussitost prest qu'un chien auroit sauté un eschalier, dans le Dict. de DOCHEZ. dans ÉCHALIER
Il lui estoit avis que son drap n'eust pas esté bien employé, s'il n'en east eschantillonné [enlevé] quelque lopin et caché en la liette ou coffre, Contes, XLVIII dans ÉCHANTILLONNER
À la fin, à force de tirer [ses chausses], il esclata [déchira] tout, Contes, XXIX. dans ÉCLATER
Un bassin de plomb qui estoit jouxte la fenestre dudit grenier, et servoit à recevoir les eaux des egouts de la pluie, Contes, XCV dans ÉGOUT
Le chat les egratignera tant, que..., Contes, XLIII dans ÉGRATIGNER
S'estant noué la gorge et embeguiné comme auparavant, Contes, CX dans EMBÉGUINER
Mon ami, va remettre cette botte à l'embouchoir, je t'attendrai plutost une heure, Contes, XX dans EMBOUCHOIR
Le vilain, comme il a emboué ma paillasse de ses pieds !, Contes, VIII dans EMBOUER
Elle s'oublioit entre les bras de son ami, le laissant en ce grand et eminent danger, Contes, CXXXVIII dans ÉMINENT, ENTE
Avec de telles raisons emmiellées de promesses, Contes, CXXIX. dans EMMIELLER
Et lui faschoit d'avoir perdu sa femme si tost, la quelle estoit encore de bonne emploite, Contes, X dans EMPLETTE
Pere, dit-il, nous avons assez de pinte de vin pour vous et pour moi, encore [pourvu] que vous n'en buviez point, Contes, LII dans ENCORE
Lesquels, à l'ouïr crier, pensoient qu'il fut enormement blessé, Contes, XII dans ÉNORMÉMENT
Il veult que nous nous entraymions l'ung l'autre comme freres, Cymbal. 102 dans ENTR'AIMER (S')
Quand mes deux cordouanniers se trouverent à l'hotellerie, avec chacun une botte à la main, ils s'entredemanderent pour qui estoit la botte, Cont. XX dans ENTRE-DEMANDER (S')
Ils s'entredirent chacun une centaines de bonnes et fortes injures d'arrache-pied, Contes, LXV dans ENTRE-DIRE (S')
Par fervens messages des yeux, ils s'entredonnerent signes de leurs mutuelles volontés, Contes, XVIII dans ENTRE-DONNER (S')
Les femmes s'entre-regardoient et se cachoient les yeux à doigts entr'ouverts, Contes, XXXVII dans ENTRE-REGARDER (S')
Il mit sa bosse contre celle d'un cardinal, en lui montrant que deux montagnes s'entre-rencontroient bien, contre le commun dire, Contes, XXXII dans ENTRE-RENCONTRER (S')
.... Des personnes qui s'entretinssent par la main, et qui sautassent, qui virassent, Contes, XL. dans ENTRETENIR
Ils s'entre-estoient vus aux universités, Contes, XVIII dans ENTREVOIR
Duquel pasté ayant mangé deux ou trois leçhes à l'espargne [parcimonieusement] avec ceux qui dinerent quand lui, Contes, XVI dans ÉPARGNE
Un maistre aux arts est si plein d'ergots qu'on ne sauroit durer auprès de lui, Contes, IV dans ERGO
Cette humeur les rend fantastiques, lunatiques, erratiques, fanatiques, Contes, XLIII dans ERRATIQUE
Le cler le disoit de tel escient [si serieusement] que la pauvre garse n'eust osé faillir à le croire, Contes, X dans ESCIENT
Il y en a [des contes] de tous bois, de toutes tailles, de tous estocs, à tous prix et à toutes mesures, fors que pour pleurer, Contes, I dans ESTOC
Cela n'estoit que mettre le feu auprès des estoupes, Contes, VI dans ÉTOUPE
Il eut depesché cela en moins qu'une horloge aurait sonné dix heures ; car il ne faisoit qu'estourdir ses morceaux, Contes, LXXV dans ÉTOURDIR
Homme de bonnes lettres, mais tout extenué, partie de sa naturelle complezion, et partie de l'etude, Contes, XLIX. dans EXTÉNUER
Il jappoit comme un petit chien, a quoi la chambriere estoit faite, qui lui ouvroit incontinent la porte, Contes, LVI dans FAIRE
Je ne scay que faire de croire que ce le soit [je ne puis croire que c'est lui], Cymbal. 77 dans FAIRE
Nous ne faisons que partir de boire, toutefoys...., ib. 79 dans FAIRE
Il est pour faire un present [digne d'être offert en présent] au roy, ib. 141 dans FAIRE
La mule que tu m'as baillée n'est pas bonne ; elle est par trop fantastique [fantasque], Contes, XXVII dans FANTASTIQUE
Il ne se print garde qu'en tirant le vin le fausset lui echappa dedans le pot, Contes, XLVII dans FAUSSET
De beau latin ferré à glace, Contes, XLIX. dans FERRER
Tout le monde y accouroit comme au feu, Contes, XXX dans FEU
....Avec une colere telle qu'ont voulentiers ces gens de feu [il s'agit d'un maréchal], ib. LXII dans FEU
Il portoit un de ces grands feutres d'Espagne pour se defendre du soleil, Contes, XXXIX. dans FEUTRE
[Le voleur] fut incontinent représenté devant M. de la Voulte, homme qui a fait passer les fievres en son temps à maintes personnes [fait exécuter], Contes, LXXXII dans FIÈVRE
S'attendant qu'elle auroit son petit picotin pour le fin moins, Contes, XXXIV dans FIN, FINE
Il fit tant, qu'il accorda ses flutes avec cette jeune femme, Contes, LXII dans FLUTE
Danseurs d'Orleans, fluteurs de Poitiers, braves d'Avignon, Contes, LVI dans FLÛTEUR, EUSE
La carpe demenoit la queue fois à fois, Contes, XXXVII dans FOIS
La dame print patience moitié par force et moitié par ciseaux [jeu de mots sur force et forces], Contes, XXXIV dans FORCE
C'estoit l'homme du monde le plus fort [difficile] à tenir, car il ne se passoit jour qu'il ne fist quelque folie, Contes, IV dans FORT, ORTE
Il trouvoit le vin assez fort sans eau, buvant sicut terra sine aqua, ib. LXXXVII dans FORT, ORTE
Une fortune ne vient jamais seule, Contes, v. dans FORTUNE
Après sa mort vous aurez la maison, si elle n'est vendue, alienée, ou tombée en fortune de feu, ib. LI dans FORTUNE
Un homme ne se fie pas voulentiers à une fille qui lui a presté un pain sus la fournée, Contes, V dans FOURNÉE
Y avoit un levrier fort meffaisant qui entroit partout, et ne trouvoit rien trop chaud ne trop pesant ; pain, chair, fourmage, tout luy estoit fourrage, Contes, t. I, p. 136, dans LACURNE dans FOURRAGE
Il lui donnoit de bon vin, et le fournissoit quelque fois de compagnie françoise [de filles], Contes, t. I, p. 226, dans LACURNE dans FRANÇAIS, AISE
Cestui sieur de la Roche estoit homme joyeux.... et quand il estoit en ses bonnes [en belle humeur], qui estoit bien souvent, il latinisoit le françois et francisoit le latin, Contes, XVI dans FRANCISER
Il avoit les jambes frangées et toute sa personne blessée de coups de fouet, Contes, XLIII dans FRANGER
L'un desquels boeufs vint frayer un petit contre sa robe, Contes, XII dans FRAYER
Un jour ce gentil frerot...., Contes, t. II, p. 188, dans LACURNE dans FRÉROT
Le mari, sachant que c'estcit de vivre, ne se montroit point avoir du froid aux pieds [être jaloux], Contes, XVIII dans FROID
Il avoit le visage froncé comme un parchemin, Contes, LXXXV dans FRONCER
Et ainsi print congé, gai comme Perot, Contes, XXIV dans GAI, GAIE
Quelques passages trop gaillards [libres], Contes, I dans GAILLARD, ARDE
Le vin lui remettoit sa haute game en la teste, qui le faisoit toujours retourner à ses bonnes coutumes, Contes, IV dans GAMME
Avez vous bien gardé les commandemens de Dieu ?... Je n'ai gardé que mes brebis, dit le berger, Contes, XLII dans GARDER
....Pour depescher le pays de ce mechant garnement de renard, Contes, XXX dans GARNEMENT
Les gaudisseries retournent quelquefois sur les gaudisseurs, Contes, XXVIII dans GAUDISSEUR, EUSE
Votre grace, votre maintien Me gluent en votre entretien, Contes, CII dans GLUER
Crier à gorge rompue, Contes, LXXI dans GORGE
J'ai fait une gorge chaude d'une couple de perdrix, ib. LXXIV dans GORGE
Apporte-moi ce gril qui est là-bas ? L'apprenti pensoit qu'il demandoit ce drap gris qui estoit resté du manteau.... La faute vint que l'apprenti avoit toujours ouï dire grille, feminin ; et non pas gril, Contes, XLVIII dans GRIL
Du chevalier agé, qui fit sortir les grillons [caprices] de la teste de sa femme par une saignée-Tandis que le sang decouloit du bras de cette damoiselle, son mari sentoit oculairement les grillons s'affoiblir, Contes, CXXVII dans GRILLON
Il avoit mené deux siens fils à Poitiers, pour estudier en grimauderie [à l'université], Contes, LXXIII dans GRIMAUDERIE
De la civette, de la ceruse, une grosse de lunettes, Cymbal. 25 dans GROSSE
Il lui dist en latin, en le guignant de la teste : accipe, Contes, LXXXVI dans GUIGNER
....Courant tout d'une halenée, Contes, LXV dans HALENÉE
Ils sont si pesans, qu'on auroit plus tost apprins à un boeuf à aller à la haquenée, qu'à eux à danser, Contes, XL. dans HAQUENÉE
Et sortez de ceans hardyment [vite], car...., Cymbat. 84 dans HARDIMENT
Hardiment [certes], il ne s'en fera rien, puisque vous ne l'avez pas voulu, ib. 87 dans HARDIMENT
Hart, donc, est le lien d'un fagot, ou d'une bourrée à Paris ; qu'on appelle une riorte en mon benoit pays ; parquoi j'entends que quand on crie de par le roi, sur peine de la hart (hart est feminini generis) vaut autant à dire que sur peine de la corde ; je dis qu'on s'aidoit des branches des arbres pour espargner le chanvre. - Sentir la hart, vaut autant à dire que chatouilleux de la gorge, Contes, XCVII dans HART
Il [Jupiter] me [moi Mercure] haste si fort, et me donne tant de choses à faire à ung coup, que j'oublie l'une pour l'autre, Cymbal. 74 dans HÂTER
La folie d'avoir, sur le haut de son age, prins une fille si jeune d'ans, Contes, VI dans HAUT, AUTE
Elle y avoit mis toutes les herbes de la Saint-Jean, Contes, LXVI dans HERBE
Un renard, qu'il avoit fait nourrir petit ; et lui avoit-on fait couper la queue, et pour ce on l'appeloit le here, Contes, XXX dans HÈRE
Si je m'en fusse apperçu d'heure [à temps], j'y eusse pourveu plus tost, Contes, VI dans HEURE
Elle fongna au clerc plus d'un jour et une nuit, Contes, XVI dans HOGNER
Le bon seigneur que voici, averti de notre pauvreté honteuse, m'a fait dire..., Contes, VIII dans HONTEUX, EUSE
....à quoi ils ne faillirent d'une seule minute d'horloge, Cont. CXXVIII dans HORLOGE
Luy dist en riant, mais c'estoit ris d'hostelier, Contes, t. II, p. 117, dans LACURNE dans HÔTELIER, IÈRE
Et tout incontinent, il laisse sa limande et print une houssine en la main, qui n'estoit pas plus grosse que le doigt, longue d'une aune ou environ, Contes, XX dans HOUSSINE
Il est encore pour le jour d'hui à ouïr des nouvelles de lui et de ces cent escus, Contes, CIV dans HUI
Ce vertueux fils estoit planté devant lui comme une image à regarder son pere sans rien faire, Contes, LXXVI dans IMAGE
Je crois qu'il m'ont bien veu prendre ce petit image d'argent, Cymbal. 87 dans IMAGE
Comment pourra-telle tenir contre un homme importun en demandes, obstiné en poursuites, inventif en moyens ?, Contes, XCII dans IMPORTUN, UNE
Or vous feroys-je voluntiers une requeste, c'est que vous ne m'importunassiez plus par vos menuz jargons, Cymbal. 135 dans IMPORTUNER
De se rendre à l'obstinée importunité d'un amant, Contes, XCII dans IMPORTUNITÉ
....La Roche-Thomas lui va dire : viens çà, idiote, inepte...., Contes, XVI dans INEPTE
Il s'ingenia tant qu'il en avisa une qui luy sembloit assez bonne, Contes, t. I, p. 127, dans LACURNE dans INGÉNIER (S')
Perroquets injurieux, non entendans ce qu'ils jargonnent, Cymbal. 98 dans INJURIEUX, EUSE
Un curé, de par le monde assez remarqué par ses faceties et insuffisance de la charge à lui commise, Contes, CIII dans INSUFFISANCE
Ce qui engendra une tres grande et intrinseque amitié entre eux, Contes, CXXVIII dans INTRINSÈQUE
La jeune veuve, la quelle estoit femme inventive et de bon esprit, dans le Dict. de DOCHEZ. dans INVENTIF, IVE
Ne vous chagrinez point d'une chose irremediable, Contes, I dans IRRÉMÉDIABLE
Ils se firent bailler une petite chambre jacobine [nattée] où ils coucherent très bien, et commencerent à jouer à la roufle, Contes, XXIX. dans JACOBIN, INE
Voulant esprouver un collet de buffle qu'il avoit vestu, ou un jaque de maille, Contes, LVII dans JAQUE
Une jaquette ballant jusqu'au gras de la jambe, Contes, LXXXV dans JAQUETTE
Il usoit quelque fois de si rudes termes que les poules s'en fussent levées de juc, Contes, XVI dans JUC
La bonne femme, ne sachant que vouloit dire un conseiller lai, entendit que ce dut estre un conseiller laid, Contes, XLIV dans LAI, LAIE
Il jouoit ses chevaux quand il estoit remonté.... et maintes fois alloit à beau pied sans lance, Contes, XLVI dans LANCE
C'estoit l'un de ceux qui l'avoient si bien lardé [brocardé] à sa venue, Contes, XX dans LARDER
Jamais homme ne passoit à la Fleche qui n'eut son lardon [brocard], Contes, XXVIII dans LARDON
La rue ne lui estoit pas assez large, tant ivre estoit, Contes, LXXIX. dans LARGE
Lors ils commencerent à parler le latin de leur mere [français] et à dire qui ils estoient, Contes, XXII dans LATIN, INE
Vos regens de Paris sont grans latins, ib. XXIII dans LATIN, INE
De beau latin ferré à glace, ib. XLIX. dans LATIN, INE
Il obtint sa grace du roi, pour avoir craché quelques mots de latin rosti, ib. CXI dans LATIN, INE
Il latinisoit en françois, et francisoit le latin, Contes, XVI dans LATINISER
Voire mesme, quand il [un tailleur] tailloit un habillement pour soy, il lui estoit avis que son drap n'eust pas esté bien employé, s'il n'en eust eschantillonné quelque lopin, et caché en la liette, ou au coffre des bannieres, Contes, XLVIII dans LAYETTE
Il le te semble, povre homme, Cymbal. p. 76 dans LE, LA, LES
Duquel pasté ayant mangé deux ou trois leches à l'espargne, Contes, XVI dans LÈCHE
De là m'en iray aux libraires, pour chercher quelque chose de nouveau à Pallas, Cymb. 76 dans LIBRAIRE
S'il avoit poissé du ligneul, aussi faisoit ce singe, Contes, XX dans LIGNEUL
Il s'en va après le levrier, sans faire grand bruit, avec une grosse limande [pièce de bois de sciage carrée en long et plate] carrée en sa main, Contes, XX dans LIMANDE
Et à grands coups de poing il lorgnoit dessus lui, Contes, XCVIII dans LORGNER
Il y estoit connu comme le loup gris, Contes, XX dans LOUP
Ma demoiselle ma femme et moy [dit un gentilhomme], Contes, t. II, p. 77, dans LACURNE dans MADEMOISELLE
.... Et va dire à l'abbé, sans oublier les reverences, excellences et magnificences...., Contes, X dans MAGNIFICENCE
Il estoit vieux et malaisé de sa personne, Contes, XXVI dans MALAISÉ, ÉE
Entre ces chiens, y avoit un levrier fort mefaisant, Contes, XX dans MALFAISANT, ANTE
Mon mallier s'arresta contre sa coutume, et commença à faire pouf, pouf ; je dis à mon varlet : pique, pique, Contes, CIX. dans MALLIER
Je vous gardois ces joyeux propos à quand la paix seroit faite.... mais quand j'ai veu qu'il s'en faloit le manche [qu'on en était loin], et qu'on ne sçavoit par où le prendre...., Contes, I dans MANCHE
Il depecha sa messe, laquelle il dit en chasseur, ayant le coeur à la mangerie, Contes, LXXV dans MANGERIE
C'estoit un mangeur excessif, Contes, LXXV dans MANGEUR, EUSE
L'apothicaire commença à lui montrer comment s'escrivoit une once, une drachme, un scrupule, une pongnée, un manipule, Contes, LXI dans MANIPULE
Janin avoit pris une femme qui jouoit des mannequins, laquelle ne s'en cachoit point pour lui, Contes, LXXVII dans MANNEQUIN
Il se fit maquignon de chevaux, Contes, XXVII dans MAQUIGNON
Ainsi le pauvre curé s'en alla mauvais marchand de son blé, estant blessé en la jambe, et ayant perdu sa gibeciere et son argent, Contes, LXXXI dans MARCHAND, ANDE
C'est par la vertu des mots que je t'ay veu ce pendant marmonner entre tes levres, Cymbal. 99 dans MARMONNER
Matin, matin, de peur des mouches, t. I, p. 178, dans LACURNE dans MATIN
Il commença à devenir mechantement fin, Contes, XXX dans MÉCHAMMENT
À la fin, comme toutes mechancetez se decouvrent, Contes, XXX dans MÉCHANCETÉ
Sa femme lui fit defendre par medecin d'eau douce, qu'il ne bust point de vin, Contes, LXXIX. dans MÉDECIN
Advint que familierement la medecine [femme de medecin] conta son affaire à une sienne voisine, ib. XCV dans MÉDECIN
Elle devint toute melancolique et pensive, Contes, XLI dans MÉLANCOLIQUE
C'estoit un prince de grande deliberation et d'une execution de mesme, Contes, LIII dans MÊME
De grand menaceur peu de fait, Contes, X dans MENACEUR
En nostre dicte ville de Paris il y avoit au dist mestier et estat de grosserie-mercerie [épicerie et mercerie] quatre gardes jurés, Ordonn. 2 mars, 1507. Et Dieu sait comment il plut sur sa mercerie [comment on le rossa], Contes, XI dans MERCERIE
Messire Jean la crut, le pauvre homme, Contes, LXII dans MESSIRE
Quand le barbier eut vu la jambe à nu, il ne trouva point de lieu entamé, ni meurdri, Contes, XII dans MEURTRIR
En ma presence ils font bonne mine et mauvais jeu, et sont prests de faire ce que je leur commande, Contes, CXVII dans MINE
Le marchand, faisant bonne mine et plus mauvais jeu, lui dit qu'il lui vouloit tenir promesse ; mais que...., ib. CXXIX. dans MINE
Un chantre a toujours quelques minimes en son cerveau, Contes, IV dans MINIME
À quoy ils ne faillirent d'une seule minute d'horloge, Contes, CXXVIII dans MINUTE
La monnoie n'est pas de mise ; je n'en saurois avoir ni pain ni vin, Contes, XX dans MISE
Mitis, pour le chat, Contes, XXIII dans MITIS
Il en vouloit fort aux moines et moinesses, Contes, CXII dans MOINESSE
Vous promettez monts et vaux, Contes, III dans MONT
Mon ami, je t'en prie, depeche les moi, je te paierai à tes mots [ce que tu me demanderas], Contes, XX dans MOT
Usant de mots qui remplissoient la bouche, afin de se faire estimer un grand docteur, ib. XLII dans MOT
Il n'en tastoit point, tellement qu'il mouroit tout en vie auprès d'elle, Contes, t. II, p. 47, dans LACURNE dans MOURIR
Et de se presenter au pape sans latin, c'estoit aller aux mures sans crochet, Contes, VII dans MÛRE
On porte son diner et son souper, tellement que l'hoste n'est point foulé, sinon qu'il met la nappe, Contes, XVI dans NAPPE
Qu'elles ayent plusieurs ouys aux yeulx, et force nennys en la bouche, Cymbal. 127 dans NENNI
Ung collier n'est jamais si neuf que le premier jour qu'on le met ; car le temps envieillit toutes choses, Cymbal. 165 dans NEUF, EUVE
Vrai est que ces os lui croquoient parfois sous les dents ; mais ils passoient nonobstant, Contes, LXXV dans NONOBSTANT
L'intention du fondateur estoit qu'ils vequissent en humilité, chasteté et obedience, Contes, XLIX. dans OBÉDIENCE
Tandis que le sang decouloit du bras de cette damoiselle, son mari, qui sentoit oculairement [à vue d'oeil] les grillons [caprices] s'affaiblir...., Contes, CXXVII dans OCULAIREMENT
Quand ce fut à l'offerte, ledit curé se retourna devers le peuple avec sa plataine, pour recevoir les offrandes, Contes, XXXVII dans OFFERTE ou OFFERTOIRE
Monsieur le curé, je ne sais pas où vous avez apprins à officier, Contes, XXX dans OFFICIER
Mon mary, passez vostre colere, et, au lieu de faire ainsi l'olibrius, remerciez maistre Itace, Contes, t. I, p. 59, dans LACURNE dans OLIBRIUS
Cet asne estoit un petit ombrageux, Contes, XXIX. dans OMBRAGEUX, EUSE
À l'heure du disner, chascun envoie son ordinaire chez le chantre, Contes, III dans ORDINAIRE
Eh bien ! dit le coutelier, l'appelant monsieu, car il le voyoit bien en ordre [bien mis], Contes, 83 dans ORDRE
Vous aurez sur l'oreille, Contes, CXVIII dans OREILLE
Il mit parmi ces pois deux grandes poignées de ces osselets ronds de moulue [morue] qu'on appelle patenostres, Contes, LXXV dans OSSELET
Si eust-il discerné un page entre cent autres ; car il le sentoit à son pageois [façon de page], incontinent qu'il entroit en la salle, Contes, XC. dans PAGE
Appelle à disner les plus apparens du palais du Mans, qui ne s'appeloit pour lors que la Salle, Contes, t. I, p. 104, dans LACURNE dans PALAIS
Ils s'y attendoient comme à leurs oeufs de Pasques, Contes, XXVIII dans PÂQUE
Il estoit devenu fort riche, et ne se parloit que de lui autour du pays, Contes, LV dans PARLER
Ne voulez-vous qu'une parole ? je sçay bien qu'il ne vous faut pas surfaire, Contes, LXXI dans PAROLE
Nous ne faisons que partir [nous sortons] de boire, toutefoys...., Cymbal. 79 dans PARTIR
Trois gentils-hommes bretons, beaux danseurs de passe-pieds et de trihoris, Contes, V dans PASSE-PIED
Il estoit de cette bonne paste de gens, qui ne prennent point trop les matieres à coeur, Contes, v. dans PATE
La faute vint, que l'apprenti avoit toujours ouï dire grille, feminin, et non pas gril ; qui fut ce qui descouvrit le pasté [le pot aux roses], Contes, XLVIII dans PÂTÉ
Il mit parmi les pois deux grandes poignées de ces osselets ronds de moulue [morue] qu'on appelle patenostres, Contes, LXXV dans PATENÔTRE
Celui qui la lui appresta, connaissant le patient [le personnage, le pèlerin], Contes, LXXV dans PATIENT, ENTE
Il monte après le lit, defait le beau pavillon de sarges de diverses couleurs qui y estoit, Contes, VIII dans PAVILLON
Hostesse, tenez, payez-vous, prenez là ce qu'il vous faut, Cymbal. 85 dans PAYER
Et sont ceux du mestier toujours attrapés tost ou tard : car les renards se trouvent tous à la fin chez le pelletier, Contes, LXXXIII dans PELLETIER, IÈRE
Le gentilhomme fut bien penaud, quand...., Contes, LXXIV dans PENAUD, AUDE
Te voyla bien peneux de ce que ton cheval a si bien parlé à toy, Cymbal. 144 dans PENAUD, AUDE
Un jour les coupeurs de pendants [bourses], les quels estoient bien dix ou douze de bande, Contes, LXXXI dans PENDANT, ANTE
Vous avez mangé de bons perdreaux, Contes, LXXIV dans PERDREAU
Il est net comme une perle, Contes, LXVI dans PERLE
Je serois d'opinion que nous pesissions nos escus, Contes, CIV dans PESER
Son pere, le voyant ainsi vicié, le recommanda, dès sa petitesse [enfance], au vicaire de Saint-Didier, Contes, XLVII dans PETITESSE
C'estoit une pie qui conduisoit ses petits piaux par les champs, pour leur apprendre à vivre, Contes, LXXXIX. dans PIAT
L'avis des medecins estoit qu'elle changeast d'air ; et ce, en attendant que les petits pieds sortissent [qu'elle accouchât], Contes, V dans PIED
Et prenant pied [croyant, s'arrêtant] à ce que les autres filles lui avoient dit, il voulut...., ib. CXXIX dans PIED
Je puisse mourir de male mort, si je ne vous fais mettre en lieu où vous ne verrez vos piedz de troys moys [en prison], Cymbal. 84 dans PIED
Poulets, pigeonneaux, perdriaux, Contes, III dans PIGEONNEAU
Le pique-boeuf ne se haste pas trop de respondre, il parle à ses boeufs, Contes, LXXI dans PIQUE-BOEUF
Changer des escus au soleil contre des escus-pistolets [demi-pistoles]. - Vos escus au soleil ne vous vaudroient ici non plus que des pistolets, Contes, CIV dans PISTOLET
L'abbé dit à son pitancier : qu'on donne à dejeuner à messire Jean, Contes, LXXV dans PITANCIER
Quand ce fust à l'offerte, le dit curé se tourne devers le peuple avec sa platine pour recevoir les offrandes, t. I. p. 234, dans LACURNE dans PLATINE
On lui avoit mis son lit au long du feu, sur le plastre du foyer, pour estre plus chaudement, Cont. I dans PLÂTRE
Il ne faut point pleurer de tout cecy que je vous conte ; car peut estre qu'il n'est pas vrai, Contes, t. I, p. 5, dans POUGENS dans PLEURER
Les hommes mal vestus, quand ils seroient plieurs de corporaux, si sont-ils à tous coups prins pour espies, Contes, LXXXII dans PLIEUR, EUSE
Il ne vous dict chose qu'il ne fasse, si vous luy eschauffez gueres le poil, Cymbal. 85 dans POIL
Qu'avez-vous, monsieur ? - J'ai la teste plus gross que le poing, Contes, LXXXV dans POING
Si se pensa que le lendemain estoit jour de poisson [maigre], Contes, XXXVI dans POISSON
Il prenoit son passe-temps à leur jouer plusieurs tours, qui estoient (comme on dit en proverbe) jeux de pommes, c'est à dire jeux qui plaisent à ceux qui les font, Contes, CXII dans POMME
L'un avoit envoyé un chapon aux poireaux ; l'autre au safran, Contes, III dans PORREAU ou POIREAU
Ce conte est vieil comme un pot à plume, mais il ne peut estre qu'il ne soit nouveau à quelqu'un, Contes, XLII dans POT
Il avoit la teste comme un pot à beurre, ib. LXXXV dans POT
Il mettoit de bon matin sa petite potée au feu, que sa fille faisoit cuire, Contes, XX dans POTÉE
Piece de boeuf poudrée aux naveaux, Contes, III dans POUDRER
Le precheur se mit en colere, et va dire tout haut par une autorité de predicant...., Contes, XXXII dans PRÉDICANT
Cap de bieu, encore avez-vous à choisir, à prendre ou à laisser, Contes, LII dans PRENDRE
Par cette response, elle appresta à rire à toute la presence [assistance], Contes, XVI dans PRÉSENCE
Il la prioit, il la conjuroit, il lui presentoit [faisait des présents], mais il ne pouvoit rien avoir, Contes, LXVI dans PRÉSENTER
En sa maison il n'y avoit rien plus froid que l'atre, et tous les prisonniers s'en estoient fuis de sa bourse, Contes, CXVIII dans PRISONNIER, IÈRE
Les nouvelles ne sont pas comme les marchandises, on les donne pour le prix qu'elles coustent, Contes, I dans PRIX
Je les laisse aux faiseurs de contrats et aux intenteurs de procès, Cont. 1 dans PROCÈS
A propos de l'ambiguité des mots qui gist en la prolation, les François prononcent assez doucement, et, en la plupart de leurs parolles, on n'entend point la derniere lettre ; dont bien souvent les mots se prendroient les uns pour les autres, si ce n'estoit qu'ils s'entendent par la signification des autres qui sont parmy, Contes, XLV dans PROLATION
L'abbé, estant au fort de sa maladie, lui promettoit chiens et oiseaux [monts et merveilles], Contes, CVI dans PROMETTRE
Quand il eust eu un calepin, un vocabulaire, un dictionnaire, un promptuaire, un tresor d'injures, il n'eust pas eu la derniere de cette diablesse, Contes, LXV dans PROMPTUAIRE
L'homme mesme, qui s'attribue la constance pour une chose naturelle et proprietaire, Contes, XCII dans PROPRIÉTAIRE
Il avoit du savoir en sa teste, mais non pas plus qu'il lui en falloit pour sa pourvision, Contes, CXVI dans PROVISION
Il le faisoit psalmodier à l'eglise, chanter des leçons de matines et de vigiles, Contes, XLVII dans PSALMODIER
Les lits se font : les trois pucelles de Marolles [qui n'étaient plus pucelles] se couchent, et les maris après, Contes, V dans PUCELLE
Je vous gardois ces joyeux propos à quand la paix seroit faite, Contes, I dans QUAND
Il [un habit] n'estoit pas si neuf comme il l'avoit prins ; car il l'avoit fait servir ses trois quartiers, Contes, XXVI dans QUARTIER
Puis après lui avoir coupé la bourse, il lui coupe la queue [part comme un joueur qui fait Charlemagne] ; et s'en va chercher sa pratique, deçà, delà, par la ville, Contes, LXXXIII dans QUEUE
[Vieux deniers] il ne chantoit plus ; il ne songeoit plus qu'en ce pot de quincaille, Contes, XX dans QUINCAILLE
[Quincaillerie] Et alloit toujours levant le museau, comme un vendeur de cinquailles, ib. LXXXV dans QUINCAILLE
Ah ! mes fillettes, ne vous y fiez pas, ils vous tromperont, il vous feront lire un quid pro quod, Contes, I dans QUIPROQUO
Une chambriere, qui se disoit Picarde (combien qu'elle fust Normande), de laquelle il avoit prins un peu auparavant que ramon estoit un balai, et ramonner, balier, en la chansonnette : Ramonnez-moi ma cheminée, Contes, XCVIII dans RAMONER
Elle se fit un peu prier, mais à la fin elle se rapprivoisa, Contes, XLI dans RAPPRIVOISER
Il prend son arc et sa flesche, et vous descoche rasibus l'image du saint, Contes, CXXIV dans RASIBUS
Et par mon serment, je ne sçay comment ce vieulx rassoté [radoteur] n'a honte, Cymb. 123 dans RASSOTER
Je fais mettre une poire de rateau entre deux braises (ces poires sont grosses comme le poing, et mieulx), Contes, LIX. dans RÂTEAU
Il n'y avoit de ravaudeurs ne de couturiers, Contes, XXIX. dans RAVAUDEUR, EUSE
Voyant ces nonnes fraisches, blanches, refàites, rebondies, Contes, LXIV dans REBONDI, IE
Il craignoit fort une recheute pire que la maladie, Contes, CVI dans RECHUTE
Il fut question de faire des jeux de recreation [petits jeux], par l'avis mesme de la jeune vefve, Contes, LXVI dans RÉCRÉATION
Au moyen de la soudaine et inopinée joie, les esprits se revigorerent, le sang se rectifia, Contes, XCI dans RECTIFIER
Fruits nouveaux.... que le pauvre chantre achetoit au marché vieux ou à la regraterie, Contes, III dans REGRATTERIE
Il m'a commandé que je luy feisse relier ce livre tout à neuf, Cymbal. 74 dans RELIER
Les rencontres, brocards et sornettes qu'il faisoit et disoit, Contes, XXXII dans RENCONTRE
Et puis il n'estoit pas encore bien eveillé, comme sont gens replets, et qui ont repu au soir, Contes XXIX. dans REPLET, ÈTE
Si on lui tendoit quelques trebuchets ou repoussoirs, Contes, XXX dans REPOUSSOIR
Il estoit charitable, et davantage respectif [attentif] d'adresser ses charités et aumones en lieu qui le meritoit, Contes, VIII dans RESPECTIF, IVE
Dedans le ressort de Toulouse, y avoit un fameux bandoulier...., Contes, LXXXIV dans RESSORT
Somme, il fit tant, en tastant et retastant, qu'il vint à bout de cette medecine et la but toute, Contes, XCI dans RETÂTER
Aux chevaux restifs, il ne faut que leur pendre un chat à leur queue.... et perdront la restiveté, Contes, LXVIII dans RÉTIVETÉ
Il avoit le nez beau et long, autant que Maistre Jacques l'avoit court et retroussé, Contes, L. dans RETROUSSER
....Par ambassades, missives, reveils [sérénades] et aubades, Contes, CXXVIII dans RÉVEIL
Le prevost lui dit en riant, mais c'etoit un rire d'hostelier [un rire du bout des dents].... , Contes, LXXXIII dans RIRE
Il n'epargnoit (comme on dit en commun proverbe) ni roi ni roc, Contes, CXXV dans ROC
Il chut du haut d'une echelle et se rompit [se donna une hernie], Contes, XVII dans ROMPRE
On lui attitroit des salueurs qui lui faisoient de grandes reverences et barettades, Contes, XXIX. dans SALUEUR
Il estoit en pique contre ses moines, lesquels lui faisoient tout du sanglant pis qu'ils pouvoient, Contes, XLIX. dans SANGLANT, ANTE
Boeuf sanglant, mouton belant et porc pourri, ib. LXXXIV dans SANGLANT, ANTE
Comme si son cheval ne fust pas bien sanglé, Contes, XXVIII dans SANGLER
Celle de vous qui dira le meilleur savouret [bon mot], Contes, V dans SAVOURET
Il n'estoit pas des plus scientifiques du monde, Contes, LXIII dans SCIENTIFIQUE
Et falloit que la mule, pour boire, se jetast en l'eau, tout de secousse, Contes, XCII dans SECOUSSE
Et se mit en l'eau jusqu'aux genoux, avec une selle, tenant un battoir à la main, et lave ses drapeaux bien et beau, Contes, XXXVI dans SELLE
Encore que son argent fust egaré dedans les semelles de ses souliers [qu'il fût sans le sou], pour cela il ne perdit à disner, Contes, CV dans SEMELLE
.... Que, de tous les actes de recreation, il n'y en avoit point qui sentist moins son homme que la danse, Contes, XL. dans SENTIR
M. le curé estoit monté en chaire pour sermonner, Contes, XXXII dans SERMONNER
Les danses sans instrumens ou sans chansons, seroient les gens en un lieu d'audience sans sermonneur, Contes, XL. dans SERMONNEUR
Elles se laissent quelquefois abuser bien simplement, Contes, X dans SIMPLEMENT
Le cardinal prenant plaisir en la simplicité de la bonne femme, Contes, XVIII dans SIMPLICITÉ
Mais il se songea [s'avisa] de...., Contes, LX. dans SONGER
Les nouvelles qui viennent de si lointain pays, avant qu'elles soient rendues sur le lieu, où elles soupirent [s'éventent] comme le safran, Contes, I dans SOUPIRER
Le greffier lui va lire cette sentence et ces mots substantiels [en substance], Contes, LXIII dans SUBSTANTIEL, ELLE
Et quand ils ont prou esté en ceste sueur [frayeur], ils trouvent à la fin que ce n'est rien, Cymbal. 152 dans SUEUR
Je modere, dit le juge, à un chapon et sa suite [abatis], que le bonhomme paiera demain en sa maison, Contes, LI dans SUITE
Es-tu point superbe ? es-tu point iraconde ? [c'est un curé pédant qui parle], Contes, XLII dans SUPERBE
Il se fit chastrer (qu'on dit plus honnestement tailler), Contes, CXIII dans TAILLER
Un tabourineur qui fluteroit tout seul, seroit estimé comme un precheur qui monteroit en chaire sans assistans, Contes, XL. dans TAMBOURINEUR
Je m'en vengeray, quoy qu'il tarde [quelque tard que ce soit], Cymbal. 104 dans TARDER
L'ane ne failloit point à vous planter le pauvre St Chelent en un fossé, ou en quelque tarte bourbonnoise, Contes, XXIX. dans TARTE
Il haïssoit les femmes et les salades comme poison ; les flannets, les tartelettes, Contes, LXXIX dans TARTELETTE
Vraiment ! vous estes femme de promesse et de tenue, Contes, VIII dans TENUE
Il estoit en voie d'être testonné [rossé] par ledit mari irrité, Contes, VIII dans TESTONNER
Ce veau, ennuyé de perdre la tette de sa nourrice, couroit par la chambre, Contes, CXIX. dans TETTE
Il avoit la gueule torte comme je ne sais quoi, Contes, LXXXV dans TORS, ORSE
Assassinemens et autres cas enormes et tortionnaires par lui commis et perpetrés, Contes, XXX dans TORTIONNAIRE
Qu'elles n'oublient pas leurs tourets de nez [masques, loups], quand elles iront par la ville ; car ilz sont bien bons pour se rire et moquer de plusieurs choses que l'on voit, sans que le monde s'en apperçoive, Cymbal. 127 dans TOURET
Il print l'oreille lu larron, et la lui coupa toute nette, Contes, LVIII dans TOUT, TOUTE
Le singe prenoit son tranchet et decoupoit le cuir de Blondeau comme il l'avoit vu faire, Contes, XX dans TRANCHET
Il se transmua en pluye d'or pour jouyr de Danaé, Cymbal. 121 dans TRANSMUER
Portant avec nous un trebuchet, et nous pesissions nos escus, Contes, CIV dans TRÉBUCHET
Il y avoit fils d'assez bon aage et de belle taille, beaux danseurs de passepieds et de trihoris, beaux luicteurs, et n'eussent craint homme collet à collet, Contes, t. I, p. 34 dans TRIORI
Pour vous donner le moyen de tromper le temps, Contes, I dans TROMPER
Je m'en voys chercher la trompette de la ville, pour faire crier s'il y a personne qui...., Cymbal. 145 dans TROMPETTE
En lui disant : maistre Berthaud, vous l'eussiez fait passer par le trou au chat, Contes, LXX. dans TROU
Tout lui estoit un [égal, indifférent], Contes, XLVI dans UN, UNE
Il ne m'a point dit s'il le veut en veau, ou couvert de veloux, Cymbal. 74 dans VEAU
Nos veaux de philosophes [sots], ib. 95 dans VEAU
Les souliers lui semblerent bien venir à ses pieds, comme les bottines à ses jambes, Contes, XCVI dans VENIR
Quand il fut à mi-chemin, il fut pressé de vider son clystere, Contes, XCIV dans VIDER
C'estoit un mangeur excessif ; car il devoroit la vie de neuf ou dix personnes pour le moins, à un repas, Contes, LXXV dans VIE
La court s'est contentée de vous condamner seulement à perdre la teste. Cambaire, ayant oui ce dicton, respondit incontinent en son gascon : Cap de Dieu, be vous douni lou reste pour un viet d'aze, Contes, t. II, p. 120 dans VIÉDASE
Le curé, qui connoissoit sa complexion, avoit appresté un petit tendron, pour son vin de coucher, Contes, XXXVI dans VIN
Hommes joyeux, contents, gais, vioges, Contes, X dans VIOCHE
Après qu'ils ont bien calciné, congelé, liquefié, vitrefié, putrefié, Contes, XI dans VITRIFIER
Il n'y faut ne vocabulaire ne commentaire, Contes, I dans VOCABULAIRE
Desplie le, et regarde voir que c'est, Cymbal. 167 dans VOIR
Il s'en alla voir un sien voisin, selon la coutume qu'ils avoient de voisiner en leurs maisons, Contes, LXXIV dans VOISINER
Ce qui faisoit s'esbahir davantage de ce larcin, estoit que, pour tout emporter, il lui avoit convenu faire six ou sept voyages, Contes, CXI dans VOYAGE