Eustache DESCHAMPS (1346 - 1407)

Citations

Il preschoit que l'estat de l'Eglise seroit reformé à l'espée, VIII, 2 dans À
... en leur faisant à cognoistre et sentir que...., V, 298 dans À
À tort ou à droit, I, 21 dans À
Et du premier revers la fortune l'abat, Cinna, IV, 5 dans ABATTRE
Tout le monde est abîmé [sans argent], 127 dans ABÎMÉ, ÉE
De sa haine aux abois la fierté se redouble, Soph. v, 8 dans ABOI
Ou toutes ces grandeurs après qui l'on abaye, ib. XVI dans ABOYER
Prospérités temp. Que sais-je si, au premier jour, votre fin soudaine et surprenante ne fournira pas à ceux qui m'écoutent de grandes mais d'inutiles réflexions sur l'abus du monde et de ses espérances, ib. Impénitence finale dans ABUS
Toute sorte d'accès m'est fermé auprès d'elle, Médecin malgré lui, II, 9 dans ACCÈS
Oser accompagner ma fuite, Phèdre, v, 1 dans ACCOMPAGNER
... je confesse ce point, Que ce seul don ne t'accorderois point, IV, 59 dans ACCORDER
Tu menais le blond hyménée Qui devait solennellement De ce fatal accouplement Célébrer l'heureuse journée, IV, 5 dans ACCOUPLEMENT
Et quand à l'accroire [à faire crédit] on ne leur faisoit bonne chere, ils disoient : Que nous demandez-vous ? encore vaut il trop mieux que nous despendons les biens de ce pays que les François les trouvent et aient aise, II, II, 36 dans ACCROIRE
Sa vieillesse n'a pas été sans action, Gornay. dans ACTION
Le temps de faire ses derniers adieux à sa famille, ib. XI dans ADIEU
...ou, comme vous parlez quelquefois, les merveilles du hasard que vous admettez seul pour cause première de toutes choses, ib. dans ADMETTRE
Soubtenir hardiement l'effort des adversaires, III, 169 dans ADVERSAIRE
Je suis affamée de jeûne et de silence, 447 dans AFFAMÉ, ÉE
Mettez votre gloire à renouveler l'âge d'or, ib. XXIV dans AGE
L'un vers l'autre desloyaument se mene ; Aux mauvais est la terre abandonnée, Souffrance du peuple. dans ABANDONNER
[choses] Dont Dieux et le ciel s'abhomine, dans RAYNOUARD, abhominar. dans ABOMINER
Temps sans honneur et sans vray jugement, Aage en tristour, qui abrege la vie, Temps présent. dans ABRÉGER
[Un roi] Qui a subgiez, commandement et loy, Et qui moult puet de biens et de maux faire Par son pouvoir absolu, voluntaire, Ce qui est nécess. aux rois. dans ABSOLU, UE
Un poure accès de fievre l'homme efface, Ou aage viel qui est determiné, Profiter de la jeunesse. dans ACCÈS
A quarante ans depuis ce me trouvay Nices et foulz, chetis, poures, dolens ; Tous esbahis, de mon cuidier plouray, Et commençay lors à estre acquerans, Erreurs de la jeunesse. dans ACQUÉRIR
Par la douçour de doulz nourrissement S'aprivoisist mainte beste sauvage, S'adomesche...., dans RAYNOUARD dans ADOMESTIQUER
Qu'est devenu le temps où je cuidai, Quant je me vi en l'aage de vint ans...., Erreurs de la jeunesse. dans AGE
Sur tous les lieux plaisans et agreables Que l'en pourroit en ce monde trouver, Le bois de Vincennes. dans AGRÉABLE
Quant [les sujets] reçoivent familiarités Des souverains, ils en sont ahurtés à faire moins devoir, obedience, Comment les roys et les princes etc. dans AHEURTER (S')
Vous ambasseurs et messagiers, Qui alez par le monde es cours Des grans princes pour besongnier, dans le Gloss. de SAINTE-PALAYE dans AMBASSADEUR
Contre lui à pugnicion De corps et toute amission De biens..., Poés. mss. f° 414, col. 3 dans AMISSION
Vos ancesseurs [il] a servi largement Et tout son temps employé jusques cy, Supplicat. au roi. dans ANCÊTRES
Lors dira : Bien suy à vilté Tenue comme une servente ; Je n'oseroye mectre en vente Une seule asnie de blé, Miroir du mariage. dans ÂNÉE
Force et povoir puist [qu'il puisse] avoir à son chois, Tant qu'apaisier puist son païs et terre, Du nom du roi Charles. dans APAISER
Les apostres ne le doulz Jhesu Crist Ne porterent draps de grant apparance, L'habit ne fait pas l'homme. dans APPARENCE
À apetit d'aucuns fault estre duit Et que francs cuers au felon s'umilie, Douleur advenant à ceux.... dans APPÉTIT
Et se douloit de quoy il luy avoit ainsi couru sus à l'appetit d'autruy, III, 3 dans APPÉTIT
Vignes aussi et les terres arables, Moulins tournans, beaus plains à regarder, le Bois de Vincennes. dans ARABLE
[Les flatteurs des rois] En decevant pour leur argent attraire, Leur consentent ordure et lascheté, Ce qui est necessaire aux rois. dans ARGENT
Et semblablement les chançons natureles sont delectables et embellies par la melodie et les teneurs, trebles et contreteneurs du chant de la musique artificiele, Art de faire chansons. dans ARTIFICIEL, ELLE
Mais cuer et corps et finance ruiner M'a fait du tout femme artificieuse, Femme et enfants. dans ARTIFICIEUX, EUSE
Robes de vair ne de gris n'ont puissance D'assagir nul...., l'Habit ne fait pas l'homme. dans ASSAGIR
Dix et set ans ay au Satan servi, Au monde aussi et à la char pourrie, Oublié Dieu, et mon corps asservi à celle court de tout vice nourrie, De l'intér. des cours. dans ASSERVIR
[Le prince doit] requerir crueusement Son ennemi, et mener doucement Ses vrais subgiez, sans asservir nulli, Des vertus accessoïres. dans ASSERVIR
Uns compains estoit assommez [assoupi] Qui romfloit dessus une escame, le Dit du Jeu des dés. dans ASSOMMER
Fors et appers, convoiteux de vouloir Tout assovir et plus que mon povoir, Erreurs de la jeunesse. dans ASSOUVIR
.... Comme un chat qui est en l'aistre, Qui brûle son poil et qui l'art, dans SAINTE-PALAYE, Gloss. dans ÂTRE
Lasse ! or [je] me voy aujourdui si perie, Que nul ne fait envers moy son devoir, Compl. de la France. dans AUJOURD'HUI
Lors croist aussi et s'enforce li hons ; Autres seize ans l'a jeunesse en sa cure ; Les biens requeult [recueille] autompne...., Poésies mss. f° 29, verso, col. 1 dans AUTOMNE
En tout cas soit gardée auctorité ; Qui trop humble est, c'est default de science, Comment les rois et les princes etc. dans AUTORITÉ
Aies gens hardis et preux.... Non pas avers, convoiteux, Qui ne veulent qu'acquerir, Le lai du roi dans AVARE
Et un point que j'avise, C'est qu'entre touz court voix et renommée De pis avoir pour le peuple et l'Eglise, Souffrance du peuple. dans AVISER
Une fois puet on, quoi qu'on die, Faire une grant feste en sa vie, Une fois fault passer ce bac [se marier], dans SAINTE-PALAYE dans BAC
Chaudiere, baingnoire et cuviaux, Ménage des nouveaux mariés. dans BAIGNOIRE
À treize ans en royauté, En bail [tutelle] de ton parenté, Lay du roy. dans BAIL
Tu as duré et durras sans doubtance, Tant com raisons sera de toy amée ; Autrement non : fay donc à la balance Justice en toy et que bien soit gardée, Sur quels points doit durer ce royaume. dans BALANCE
Bateur à loier [à gages], faulx garçon, Rufien, cabuseur, larron, Poésies, mss. f° 330 dans BATTEUR, EUSE
Et quant je voy que creature humaine à repentir n'à bien faire ne bée, Souffr. du peuple. dans BAYER
Et en tous lieus fuiez noise et tenson, à toutes gens parlez benignement, Conseils aux dames. dans BÉNIGNEMENT
Mais la grant benignité De ta royal majesté, Lay du roy. dans BÉNIGNITÉ
Or ne souffrez que je mendie ; Mais de vostre begnivolence, Me laissiez mes gaiges à vie, Supplication. dans BIENVEILLANCE
Et oÿ crier plusieurs cris, La cote, la chape, vieulz draps, L'engin à prendre les souris, Pastez chaus, le sel blanc, le riz, Bal. dans BLANC
Es grans cours fault souvent faire le sourt, Qu'on ne voit rien, et qu'on ne scet parler, Autrui blandir...., De la manière d'estre à la cour dans BLANDICES
L'en m'asseoit [m'asseyait] le premier sur les rans ; Mais l'en me fait par derriere les bobes, Ballade sur son éducation. dans BOBE
Puisqu'il vous plait que je die de bon [tout de bon], Je le feray à vo commandement, Conseils aux dames. dans BON
Prince, monstrez à ces jeunes enfans Que leurs cuidiers ne les soit decevans ; Car tost verront de vieillesce la bonde, Et mort qui fiert les petiz et les grans, Les err. de la jeunesse dans BONDE
Soit verité en ta bouche ; Car cilz en qui elle touche Est amis de Dieu prouchain, Lay du roy. dans BOUCHE
Marne l'ensaint ; les haulz bois profitables Du noble parc puet l'en veoir branler, Le bois de Vincennes. dans BRANLER
Puis passeront Gauloys le bras marin ; Le poure Anglet destruiront si par guerre, Ball. sur la proph. de Merlin. dans BRAS
Au soir diront qu'ilz sont breneulx, Chetis recreans et faillis, Poésies mss. f° 553, col. 4, dans LACURNE dans BRENEUX, EUSE
On trouve aussi le substantif bril dans le XVe siècle : Que diriez-vous du froit mois de janvier, S'il se vouloit marier à avril, Qui fait les fleurs et printemps verdoier, Arbres et prez et chanter soubz le bril [sous l'éclat de beau temps] Le très plaisant rossignol, Poésies mss. f° 227, col. 3, dans LACURNE SAINTE-PALAYE dans BRILLER
[Pour les cuisines] Faut poz, paelles, chauderons, Broches de fer, hastes de fust, Poésies mss. f° 497, col. 2 dans BROCHE
Et si vray est que dernierement L'ont les Anglois tout ars et tout brui Emprès Vertus [village des Vertus] ; aiez pitié de lui, Supplication au Roi. dans BROUIR
Et de grace que le poure brullé [le pauvre homme dont la maison avait été brûlée] Retenue ait et confirmacion [de sa pension], Supplication au roi. dans BRÛLER
Certes, nennil, vostre vie est trop brune [mauvaise], Poésies mss. f° 357, col. 3, dans LACURNE SAINTE-PALAYE. dans BRUN, BRUNE
Tout doit estre fait net par vo buée, Poésies mss. f° 158, col. 4, dans LACURNE dans BUÉE
Laissive n'ay ne feu en cheminée, Et pas ne puis buer comme je vueil, Poésies mss. f° 304, col. 1, dans LACURNE dans BUER
Il ot estans, boys, et quanqu'il vouloit, Bugles, chamaulx et autres nourretures, poésies mss. f° 27, col 4, dans LACURNE dans BUFFLE
Avoir [je] veulz le vin à la buire, Poésies mss. f° 319, col. 2, dans LACURNE dans BUIRE
Je ne veuil plus à vous, dame, muser, Ne plus n'espoir en vous mon temps user, Quant d'esprevier sçavez faire busart, Art de faire des chans. dans BUSARD
Çà de l'argent ; çà de l'argent, Ballade, Exact. des grands seign. dans ÇA
Carpe au cabaret pour disner, Poésies mss. f° 206, dans LACURNE dans CABARET
Atournez-vous, mes dames, autrement, Sanz emprunter tant de haribouras, Ne de querir cheveux estrangement ; Vostre affubler est comme un grant cabas, Poésies mss. f° 325, dans LACURNE dans CABAS
Ainsi comme on bat le cabas [fait danser l'anse du panier] à ceulx qui ne scevent le prix Du marché...., Miroir de mariage, p. 68 dans CABAS
Biau sire, laissiez me [ma] caboche ; Par la chardieu, c'est villenie, Poésies mss. f° 237, dans LACURNE dans CABOCHE
Ne je ne puis estudier En mon code n'en ma digeste ; Caduque sont ; je doi de reste De ma prevosté dix escus, Et ne treuve homme qui me preste, Poésies mss. f° 434, dans LACURNE dans CADUC, CADUQUE
.... Pour venir au grant miliaire et sçavoir par ce nombre, en querculant, la revolution des temps, Art de faire chans. p. 263 dans CALCULER
Et si desplait à tous communement Tel chief fourré d'estrange chanvenas, Atours des dames. dans CANEVAS
Ilz regardoient aux estoiles et les consideroient, et comptoient les mois, et circuloient, et gettoient pour sçavoir le temps, afin qu'ils canonizassent [prophétisassent] les choses qui estoient advenir, ce dist Dieux par son prophete, Poësies mss. f° 382, dans LACURNE dans CANONISER
Les monnoyes tant en or comme en argent, les dragmes, caras, demi-dragmes, Art de dictier, p. 263 dans CARAT
Par la quarte qu'ils ont marine, Scet chascuns d'eulx où il chemine, Poésies mss. f° 470 dans CARTE
Les grans robes sages ne les font [les hommes], Ne sos aussi ; riens n'y font en ce cas Poures habit, fors science approuvée, L'hab. ne fait pas l'homme. dans CAS
Pourra prendre l'estat du cloistre, Estre chanoine regulier Ou cathedral seculier, Poésies mss. f° 508, dans LACURNE dans CATHÉDRAL
Car il [la fourmi] se pourvoit cautement, Et porte en son trou le froment, Instr. pour la cour dans CAUTEMENT
Artus, Charlemaine, Alixandre, Et maint autre qui sont en cendre, Dont leur renoms est celebrables, Poésies mss. f° 561, dans LACURNE dans CÉLÉBRABLE
L'eaue est à la cendre meslée, Mais elle est par avant coulée Sur le cendier, si que ne passe, Poésies mss. f° 539, dans LACURNE dans CENDRIER
A St-Denis, un chafault et parterre, Joustes très grans où l'or luit et habonde, Poésies mss. f° 298, dans LACURNE dans CHAFAUD
Femme doit dedans ordonner La maison, bestail gouverner, Les chamberieres, les sergens Restraindre, reslargir ses gens Selon les temps, selon leur peine, Poésies mss. f° 528, dans LACURNE dans CHAMBRIÈRE
Grans chaperons et cornette à visiers, Peaulx de chameulx, et draps fors et entiers ; Garnissez-vous avant qu'iver vous fiere [frappe], Poésies mss. f° 234, dans LACURNE dans CHAMOIS
Mais quant ce vint au fait de la despense, Il restraingnit eufs, chandelle et moutarde, Adm. de l'hôte du Pr. dans CHANDELLE
Vuidier vous fault hors de ciens [céans] ; Car paresceux estes et court, Chargant, dormant, annuyant, sourt, ib. f° 449 dans CHARGEANT, ANTE
Congnoistre selon les espaces des charpenteries, à veoir les cours des toiz par un des cours seulement, quans milliers de clou et de late il aura sus au toit, Art de dictier, p. 263 dans CHARPENTERIE
Se chevaulx à chasse marée Estiez, qui chascun jour sont las, S'estable aviez bien aprestée, Coucheriez vous à tout le bas [avec le bât] ?, Poésies mss. f° 439, dans LACURNE dans CHASSE-MARÉE
Prince, on conseille bien souvent, Mais on puet dire com le rat, Du conseil qui sa fin ne prant : Qui pendra la sonnette au chat ?, La souris et le chat. dans CHAT, CHATTE
Veuls-tu espouser chat en sac, Et que nuls tes nopces ne vois, Poésies mss. f° 553, dans LACURNE dans CHAT, CHATTE
Sur ces pilliers fut ceste tour estable Par très longtemps ; or la voi eslochier ; Pourquoi ? pource que j'ay veü clochier Le chastelain, Poésies mss. f° 287, dans LACURNE dans CHÂTELAIN, AINE
Les arondes y font leur nis Et li cahuan soir et main, Ball. sur son bailliage de Senlis dans CHAT-HUANT
Ore prangne chascun ci chastiment ; Saiges n'est pas qui en tel service entre, Femme et enf. dans CHÂTIMENT
Pour enfans fault bers et drapiaux, Nourrice, chaufette et bacin, Paellette à faire le pain, Ball. Ménage des nouv. mariés. dans CHAUFFERETTE
Mais d'orties et ronces y a tant, Cauppetrapes et lierre qui pourpraint, Qu'à l'essarber sa chevance gasta, Ball. Le jardinier. dans CHAUSSE-TRAPE
Se je vous ay en mes dictez [vers] cheri [caressé, célébré], Poésies mss. f° 366, dans LACURNE dans CHÉRIR
Nuz [Dieu] les crea, et puis l'ame leur mist Ou chetif corps, sans faire difference, L'habit ne fait pas l'homme. dans CHÉTIF, IVE
.... Gens qui dissent verité Pour son honour et pour leur conscience, Sanz mal engin et sanz chetiveté, Ce qui est necessaire aux roys. dans CHÉTIVETÉ
Par ma foy, mes chevaulx se lasse, Et dit que les nois [neiges] et la glace L'ont destruit...., Poésies, f° 358, dans LACURNE dans CHEVAL
Qui à nul bien de present ne s'applique, Fors à avoir condition de chien, Poésies mss. f° 244, dans LACURNE dans CHIEN, CHIENNE
Chiens de mer, marsouins, saumons, Congres, turboz et leurs semblables, ib. f° 485 dans CHIEN, CHIENNE
S'il veut du dur, il a du moul [mou] ; S'il veut des pois, il a des choul, Poesies mss. f° 424, dans LACURNE dans CHOU
Se ilz sont bons ouvriers de leurs mestiers, il fault comprendre et avoir en ymagination de leur pensée toute la fourme et la perfection d'un chastel, d'une maison, d'un grant vaissel et des circonstances, avant qu'il soit commencé, Art de dictier, p. 262 dans CIRCONSTANCE
Paisibles soit sans mouvoir guerre, Citacion, contempt, ryote, Poésies mss. f° 557, dans LACURNE dans CITATION
Elles desirent les citez, Les doulz mos à eulx [elles] recitez, Festes, marchiez et le theatre, Poésies mss. f° 528, dans LACURNE dans CITÉ
En pluseurs villes et citez des païs et royaumes du monde, ib. f° 395 dans CITÉ
Fortes sausses, oingnons ne aulx, Civez aguz, poivre ne graigne Ne usez, car trop font mal et paine, Poésies mss. f° 485, dans LACURNE dans CIVET
De boire vous vueillez garder Ypocras, claré et garnache [grenache], Poésies mss. f° 485, dans LACURNE dans CLARET
Car chevaliers ont honte d'estre clers, Poésies mss. f° 137, dans LACURNE dans CLERC
[Paris] C'est la cité sur toutes couronnée, Fontaine et puis de sens et de clergie, Sur les beautés de Paris. dans CLERGIE
Chascun parle de divers gieux jouer, De cliner l'oeil, de porter male honte, Poésies mss. f° 225, dans LACURNE dans CLIGNER
Toujours est le martiaux tout prest Qui fiert sur la cloche et desclique Si fort en mi la droite clique Que lors convient l'eure sonner, Poésies mss. f° 425, dans LACURNE dans CLIQUE
D'aller aussy, quand il vente, par rue, Afin qu'on ait sur sa teste une clique [morceau] D'une tuille qui est tost descendue, Ou cheminée ou pierre qui desclique, ib. f° 314 dans CLIQUE
Prince, mon corps par boire se refet ; Dès le matin et jusques au cliquet [coup] De la mie nuit me fait vins reconfort, Poésies mss. f° 240, dans LACURNE dans CLIQUET
Et fondement qui est fondé sur clisse Ne peut souffrir ne pierre ne mortier, dans le Dict. de DOCHEZ. dans CLISSE
Aux seculiers et en l'estat de cloistre, Poésies mss. f° 46, dans LACURNE dans CLOÎTRE
Plus vit en paix un poure chapelain Aux frais d'autrui ou par sa pourveance, Ou un cloistrier, [que] ne fait son souverain, Poésies mss. f° 253, dans LACURNE dans CLOÎTRIER
Et pour ce est grant cocarderie à ceuls qui teles nopces font, Miroir du mariage. dans COCARDERIE
Le cochelet [coq d'un clocher] tournant...., Poésies mss. f° 314, dans LACURNE dans COCHELET
Et a creste de deux cochès, Poésies mss. f° 440, dans LACURNE dans COCHET
Vieille poule à jeune cochet, ib. f° 4 dans COCHET
Mauvis, mules, chardonneraulx, Cochevis, estournaux, lynettes, Poésies mss. f° 516, dans LACURNE dans COCHEVIS
Verité ne puet nullement Avoir de fait cohercion, Poésies mss. f° 322, dans LACURNE dans COERCION
Promis avez sur le mois de fevrier Que vous serez sa besongne ordonnans, Et le ferez sur vos coffres payer, Poésies mss. f° 208, dans LACURNE dans COFFRE
Le flux des cogitacions, Poésies mss. f° 505, dans LACURNE dans COGITATION
Plus n'ont nulles elections Les abbayes, les colleges, Abatu sont les privileges, Poésies mss. f° 524, dans LACURNE dans COLLÉGE
Chantres, doyens, princes chanoines, Cathedraulx et collegiaulx, Registreurs et officiaulx, Poésies mss. f° 405, dans, LACURNE. dans COLLÉGIAL, ALE
Le mareschal et bon combatable, Mir. du mar. dans COMBATTABLE
Princes, ceulx des citez sont grans, Bien aisiez, riches, combles, frans, Et de jour en jour s'enrichissent, Poésies mss. f° 448, dans LACURNE dans COMBLE
Vous estes alez pluseurs fois Veoir Helot et Eudeline, Et coucher aux femmes communes [filles de joie], Poésies mss f° 516, dans LACURNE dans COMMUN, UNE
Les chevaulx frais vont mieux à droit compas, Poésies mss. f° 234, LACURNE dans COMPAS
Premier il doit Dieu et l'Eglise amer ; Humble cuer ait, pitié, compassion, Des vertus nécess. au prince. dans COMPASSION
Ainz le mentir en pluseurs [j'] apperçoy, Qui aux princes cuident par ce complaire, Ce qui est nécess. aux rois. dans COMPLAIRE
Comme il soit que quatre elemens Soient avec quatre saisons, Aussi quatre complexions Sont en un corps encorporées, Poésies mss. f° 434, dans LACURNE dans COMPLEXION
Fortune ainsy des compaignons s'esbat, Qui au delit de la char les comprent, Puis les destruit con [comme] la souris le chat, Poésies mss, f° 208, dans LACURNE dans COMPRENDRE
Et que ceux où loquence habonde, Et qui ont belle theorique Et de parler bonne pratique En faiz de beaus comptes compter, Choses nouvelles rapporter, Et l'estat des pays voisins, Poésies mss. f° 413, dans LACURNE dans COMPTE
Qui a le monde ainsi destruit, Et par qui sueffre il tant de maulx ? Je le diray, entendez tuit : Puis qu'il vint tant de cardinaux, De compteurs [gens de finances], de divers papaux...., Poésics mss. f° 267, dans LACURNE dans COMPTEUR, EUSE
La profondeur des puis et des concaves [cavités] de la terre, Art de dictier, p. 263 dans CONCAVE
Et Glaucus li dieux de la mer Dist que, pour tout faire perir, Feroit des concaves issir Ses mers et par les champs espandre, Poésies mss. f° 469, dans LACURNE dans CONCAVE
Adieu, court ; je te lesse ; Trop m'as tenu ; et pour conclusion, Foulz la poursuit, et saiges la delesse, Intérieur des cours. dans CONCLUSION
Aucune fois la concurrence Des signes et les mocions Avec les opposicions, Poésies mss. f° 450, dans LACURNE dans CONCURRENCE
Et le roy lui eust donné à sa vie certaine pension ; Qu'il vous plaise, seigneur très redoubté, Retenue ait et confirmacion, Supplicat. au roi. dans CONFIRMATION
Chiens de mer, marsouins, saumons, Congres, turboz et leurs semblables, Qui sans escailles sont nuisables, Poésies mss. f° 485, dans LACURNE dans CONGRE
L'ame s'en duelt ; ah ! com dolente vie De laisser Dieu en congregation De telz pechiez !, Intérieur des cours. dans CONGRÉGATION
Courre les daims et les connins aller, Le bois de Vincennes. dans CONNIL ou CONNIN
....Fouls est et fole Qui conchie [salit] sa conscience ; Tien toudis vraie ta parole, Il faut toujours tenir. dans CONSCIENCE
[Le corps ressuscitera] Pour recevoir la consequence De ses maulx et de ses merites, Poésies mss. f° 433, dans LACURNE dans CONSÉQUENCE
Uns saiges homs considerans en soy Quel chose estoit à prince necessaire, Ce qui est nécessaire aux rois. dans CONSIDÉRER
Il n'est chose que femme ne consumme [ne vienne à bout], Ball. de l'empire des femmes. dans CONSOMMER
Quelz lettres sont les voieulx, et queles les liquides et les consonans, Poésies mss. f° 396, dans LACURNE dans CONSONNANT, ANTE
Maistre Pierre Chevalier.... Vieille contagieuse, Voulez-vous donc gouverner la contrée En beguinant, faire la precieuse Pour empescher toute vie amoureuse ?, Poésies mss. f° 334, dans LACURNE dans CONTAGIEUX, EUSE
Goute d'yaue fait la pierre caver ; Si fait aussi continuacion De parsuir, retenir, demander, Poésies mss. f° 244, dans LACURNE dans CONTINUATION
Et qu'on le paye sans contradicion, Supplicat. au roi dans CONTRADICTION
Par vraie amour qui l'enyvra [Jésus] Et qui le contraint [contraignit] à ce faire [souffrir la passion] Pour nous et no vie refaire, Poésies mss. f° 540, dans LACURNE dans CONTRAINDRE
Mais aujourd'hui tout le contraire [je] voy ; Car nul ne veult la verité retraire, Ce qui est nécessaire aux rois. dans CONTRAIRE
D'Arras, Noyon et des païs divers Vont les princes pour lui contrarier [s'opposer à lui], Conseils des François. dans CONTRARIER
Dam d'enfer, de tous biens amoureuse, Contrefaire vo lez la precieuse, Poésies mss. f° 255, dans LACURNE dans CONTREFAIRE
Je vous montreray la figure Du contre-point et la mesure Des semibreves accorder, De feindre la voix, de monter, Et deschanter à rebours, Poésies mss. f° 311, dans LACURNE dans CONTRE-POINT
Arethuse.... Qui en eaue fut par plour convertie, Mort de Guesclin. dans CONVERTIR
Car logique sert de ceste oeuvre, Et fait par argument sembler Ce qui n'est pas et ressembler Une chose à l'autre opposite, Et fait de la copulative Division estrangement, Poésies mss. f° 457, dans LACURNE dans COPULATIF, IVE
Mais s'un homme a troicens livres de rente, Tant soit cocart, chascun sera parez En dissimulation De li faire grant inclination, Poésies mss. f° 213, dans LACURNE dans COQUARD
Bien resemblez une coque fague ; Barbe n'avez...., Poésies mss. f° 221, dans LACURNE dans COQUECIGRUE
Truans coquins qui par feintise Faingent maulx en mainte guise En ces moustiers et font tel presse Qu'a peine y puet [peut] l'en oïr messe, Poésies mss. f° 342, dans LACURNE dans COQUIN, INE
Par femme fut en la corbaille à Rome Virgile mis, dont ot moult de hontaige ; Il n'est chose que femme ne consumme [d'après le conte du moyen âge de Virgile mis dans une corbeille par une femme], Ball. de l'empire des femmes. dans CORBEILLE
Car les exemples anciens Nous sont et cordes et liens De nous garder des grans perils Que nous trouvons, par leurs escripts, Poésies mss f° 529, dans LACURNE dans CORDE
.... Cy est uns homs, Voire deux meurdriers et larrons.... Donnez-leur l'ordre du cordier [pendez-les], Poésies mss. f° 235, dans LACURNE dans CORDIER
Contre l'aigle trop ont cuer chault, Quant prandre voient leur poulaille à brehiers, à villenaille, à cosmarans qui se font baux [hardis] Pour l'aigle et ne sont que ribaux, Poésies mss. f° 319, dans LACURNE dans CORMORAN
Moult est uns clers qui a bon benefice, Dont il se puet seurement gouverner, Foul et cornart [sot], oultrecuidé et nice, Qui mondains veult au secle retourner, Poésies mss. f° 357 dans CORNARD
Grans chaperons et cornette à visiere, Peaulx de chameulx, et draps fors et entiers, Garnissez-vous avant qu'iver vous fiert, Poésies mss. f° 234, dans LACURNE dans CORNETTE
Je fu l'autrier [dernièrement] trop mal venuz, Quant j'alay pour voir Calais ; J'entray dedans comme cornus [comme un sot] Sans congié [permission] ; lors vint deux anglois...., Poésies mss. f° 230 dans CORNU, UE
Et s'elle veult aller au corps [enterrement] De Gautier, hersant ou Jehannette, Poésies mss. f° 496 dans CORPS
Et que sa femme soit de corps [serve], ib. f° 551 dans CORPS
Car seignourir [il] se doit premierement, Et corrigier pour l'exemple d'autrui, Des vertus nécessaires au prince. dans CORRIGER
Le corps ne puet au monde demourer, Qu'à certain temps ne le faille pourir ; Corrompable est ; si le faut retourner, Corrupcion et cendre devenir, Poésies mss. f° 145, dans LACURNE dans CORROMPABLE
Trente deux ans ara [aura] le cerf volant Des grans forests de Gaule et de Bourbon, Au chief leger et au corps remuant ; à huit cors jà fera craindre son nom, Et à vint cors sera de tel renom Qu'il destruira, ce dit la lettre escripte, L'isle aux geans et l'asne, veuille ou non ; Tele est de lui la prophecie dite, Poésies mss. f° 16 dans CORS
Lors a congié d'aller en ville, Au marchié, au corps [aux enterrements], aux nopces, Aux poys, aux feves et aux cosses, Au moustier, aux festes, aux champs, Poésies mss. f° 513, dans LACURNE dans COSSE
Quant j'apperçoy que veoir [elle] ne me daigne, Fors que de coste et trop estrangement...., Poésies mss. f° 142, dans LACURNE dans COTE
Finirons nous de guerroier ? Tout est destruit en plaine et en costiere, Poésies mss. f° 228, dans LACURNE dans CÔTIÈRE
Selon l'esté et les yvers Et la saison des temps divers, Fault chauces et cotte hardie [sorte de vêtement], Courtelette, afin que l'en die : Vez là biau pié et faiticet, Poésies mss. f° 497, dans LACURNE dans COTTE
Et douce main pour remuer Le pacient et le ruer Doucement en lit ou en couche, Poésies mss. f° 420, dans LACURNE dans COUCHE
À deux coups ay perdu six francs ; Pour autres six voulez-vous bien ? Couche, je ne refuse rien, ib. f° 375 dans COUCHE
Après ce coup là veïssiez Autres coups aller et tenir, Et flourins aller et venir ; L'un couchoit de seize tous francs, Poésies mss. f° 392, dans LACURNE, au mot effacer. dans COUCHER
Qui au gieu mourra, je conclus, Sur lui chantera li cucus, Et tuit li tavernier aussi ; Atant fine le gieu joli, le Dict du jeu de dés. dans COUCOU
Plus que Pithon merveilleux à oultrage, Escorpion qui seult poindre les nus, Cuer plus coulant que couleuvre en marage [marais], Souriecte qui a les dens agus, Poésies mss. f° 38, dans LACURNE dans COULANT, ANTE
De tous poissons ot illec [à un repas] cours pleniere, Poésies mss. f° 134, dans LACURNE dans COUR
C'est qu'entre tous court voix et renommée De pis avoir pour le pueple et l'eglise, Souffrances du peuple. dans COURIR
.... tant d'ordure y a cours [à la cour] Qu'eureus est cils qui ne la poursuit mie, dans COURS
Douleur advenant à ceux qui suivent la cour. à vostre mort [vous] courez plus que le cours ; Trop me merveil comment vie vous dure, Vie dissipée. dans COURS
Pour congnoistre selon les espaces des charpenteries, à veoir le cours des tois par un descours seulement, quans milliers de clou et de latte et de tieulle il aura sur un toit, Poésies mss. f° 394, dans LACURNE dans COURS
Pour moy n'avez rien fait encor ; Et s'espeluchiez si l'argent, Ilz sont de bon or et de gent, Du coing du roy, et ont leur course [leur cours], Poésies mss. f° 373, dans LACURNE dans COURSE
Trois manieres sont de chevaux qui sont Pour la jouste, les uns nommez destriers, Haulz et puissans et qui tres grant force ont ; Et les moyens sont appellez coursiers, Ceulx vont plus tost pour guerre et sont legiers ; Et les derrains sont roncins, et plus bas Chevaulx communs qui trop font de debas, Au labour vont, c'est du gendre villain, Poésies mss. f° 234, dans LACURNE dans COURSIER
Foin, avoine ; sel, courtillage ; Porrée, lart, oingnons, porreaulx, Chambres, tapis, carreaulx d'ouvraige, Poésies mss. f° 442, dans LACURNE dans COURTILLAGE
Car je sçay qu'entre deux courtines Est tout le bien, toute la joie D'amours, de soulas et la voie, Poésies mss. f° 563, dans LACURNE dans COURTINE
Passez, passez hardiement. - C'est donc par commandement ? - Certes non est, mais courtoisie, Poésies mss. f° 512, dans LACURNE dans COURTOISIE
Estre l'un chapuis [menuisier] ou maçon, L'un fevre et autre vigneron, L'un cousturier estre failloit ; Ly autres les bestes gardoit, Poésies mss. f° 548, dans LACURNE dans COUTURIER
Leur lit, leur habitation Estoit soubz arbres ; les rainsel [rameaux] Furent leur toit et couversel, Poésies mss. f° 387, dans LACURNE dans COUVERSEAU
Ja pour mesdit, barat ne jenglerie, Ne cesserai de vous craindre et amer De plus en plus, chiere dame sans per, Poésies mss. f° 141, dans LACURNE dans CRAINDRE
Mais la crance Ont ceulx dehors, s'il est qui y prent garde, Administ. de l'hôtel du prince. dans CRAMPE
Chascun me fuit, ne nulz ne me parente ; Les riches voy [je vois] trop bien emparentez ; Ceulx ont indignacion De moi veoir, de qui creation [famille] Je sui estrais...., Poésies mss. f° 213, dans LACURNE dans CRÉATION
S'amours voloient aussi bien Comme cercelles et faucons, Poésies mss, f° 440, dans LACURNE dans CRÉCERELLE
Ostoirs, faucons et espreviers, Gerfaux, saieres, butors, lanniers, Aigles, voultoirs, hobes, cresselles, Esmerillons, huas, cercelles, Et maint autre gendre d'oyseaulx, ib. f° 488 dans CRÉCERELLE
Homme, femme, tant soit blanc ne poli, Crespe ne blont, fort, appert ne joli, Profiter de la jeunesse. dans CRÊPE
L'en ne restraint buche, espices, boisson, Chambres, ne dons, ne la desordonnance, Fors purée, poys, cresson...., Admin. de l'hôtel du prince. dans CRESSON
Plus saiges est que Salemon, Et plus riche que ne fut Crise, Poésies mss. f° 66, dans LACURNE dans CRÉSUS
Sain est mon corps, blanc sont mi crin, Poésies ms. f° 31, dans LACURNE dans CRIN
Je vueil gaigner mon pain en toute place, Sans ressongnier [craindre] justice ne ses cros, Poésies mss. f° 236, dans LACURNE, au mot cros. dans CROC
[Il faut en cuisine] Crochet, havet ; car se ne fust, L'en s'ardist [se brûlât] la main à saichier [tirer] La char du pot sans l'acrochier, Poésies mss. f° 497, dans LACURNE dans CROCHET
Et pour ce à vous bien confesser me doy De croire [prêter] ainsi, dont j'ai grant repentance, Quant on n'a pas renvoyé devers moy Un prest que fis...., Poésies mss. f° 343, dans LACURNE dans CROIRE
La lune estoit à neuf jours de croissance, Naiss. de Charles VI dans CROISSANCE
Estez nourrist et croist selon raison Vignes et blez et tous biens de nature, Adieu jeunesse. dans CROÎTRE
Afin que chascun soit engrant [désireux] De croistre [enchérir], et que au plus offrant...., Poésies mss. f° 407, dans LACURNE dans CROÎTRE
Par despit [l'hôtelier] m'a dit : est-ce maniere De delivrer trois chevaulx la sepmaine Sans croix avoir ; vuidez, allez arriere ; Vous n'arez plus de moy ne foing n'aveine, Poésies mss. f° 208, LACURNE dans CROIX
Deux crosses [abbayes crossées], college ensement [dans la ville de Vertus], Poésies mss. f° 364, dans LACURNE dans CROSSE
Tout homme armé doit estre par effect Crueulx devant, piteus après victoire, Poésies mss. f° 109, dans LACURNE dans CRUEL, ELLE
[Le prince doit] Requerir crueusement Son ennemi, et mener doucement Ses vrais subgiez, sans asservir nulli, Des vertus nécess. au prince. dans CRUELLEMENT
On a dit au masculin dans le XVe siècle : Soit la terre labourée Et la revenue en cueil, Poésies mss. f° 69, dans LACURNE dans CUEILLE
Jamais mestier aprendre ne voudray ; Car ces ouvriers ont trop courbes les dos ; Je voy qu'ils n'ont que le cuir et les os, Poésies mss. f° 238, dans LACURNE dans CUIR
Veuillent au roy monstrer que je suis cuis ; Il m'aidera par leur bonne raison De trois cens frans ; d'autre chose ne ruis [je ne demande], Poésies mss. f° 223, dans LACURNE dans CUIRE
Il en est temps, car vo biauté decline, En charité donnez de vo cuisine Aux povres gens, Poésies mss. f° 206, dans LACURNE dans CUISINE
Or a bonne pane de gris, De menu vair et de cuissettes, Poésies mss. f° 514, dans LACURNE dans CUISSETTE
Tu seras partout diffamé ; Car, quant l'en te monstroit les voies De marier, tu respondoies à ceuls qui t'en parloient lors, En ce blasmant, le cul dehors, Alleguant franchise, franchise ; Et tu as fait de femme prise, Poésies mss. f° 418, dans LACURNE dans CUL ou CU
On en a de vache et brebis, De buefs, de pourceaulx, de moutons, Boyaulx culliers, pance et le pis, Teste de veau...., Poésies mss. f° 346, dans LACURNE dans CULIER
Et en cumulant mal sur mal, Li mastins.... Vint son orde pence alachier, Tellement que par son outraige Nous despissa sur le visaige, Poésies mss. f° 406 dans CUMULER
Or et argent sont cause de grant mal Qui tousjours va cumulant, ib. f° 433 dans CUMULER
Cupidité commande, Richesse est honorée, dans le Dict. de DOCHEZ. dans CUPIDITÉ
Ô curial, tant en court a d'envie Et de tourment qui d'accroistre ne cesse, Que dire puis partout sans villenie : Foulz la poursuit, et sages la delesse, Poésies mss. f° 26, dans LACURNE dans CURIALE
Dieux, qu'à ces cours ont de dueil et de peine Ces curiaux qui dedans sont boutés, ib. f° 103 dans CURIALE
Et [elle] si dira : encor je vueil Une futaine, monseigneur, Et me faut un mantel greigneur, Que je n'ay adroit fons de cuve [nom d'une sorte d'habillement de femme], Poésies mss. f° 496, dans LACURNE dans CUVE
Qui fait vignes, li coux [le coût] est grans ; Car bastons y fault à oultraige, Cuves, cuvaux, queux, reliaige...., Poésies mss. f° 363, dans LACURNE dans CUVEAU
Engineurs, maçons, charpentiers, Que fumée suit voulentiers, Joueurs d'orgues ou de cymbale Feront mestier es maistres sales, Poésies mss. f° 405, dans LACURNE dans CYMBALE
Ages de plour, d'envie et de tourment, Temps de langour et de dampnacion, Du temps present. dans DAMNATION
Et de voler [chasser au vol], et de tournoiement, De dame avoir et de mener la dance, Plais. de l'étude. dans DANSE
....Bartolomieu, helas, Fu escorchiez ; de St Andrieu lisons Qu'en croix mouru ; decapitations Fu à Jacques...., Poésies mss. f° 124, dans LACURNE dans DÉCAPITATION
Je periray ; c'est ce pour quoi je crie, Quant nulz ne veut fors l'autre decevoir, Complainte de la France. dans DÉCEVOIR
Deschanter par figures de notes, dans RAYNOUARD dans DÉCHANTER
Tousjours est le martiaux tout prest Qui fiert sur la cloche et desclique, Poésies mss. f° 425, dans LACURNE dans DÉCLIQUER
Car li maistre en theologie, Li juriste, li clerc lettré, Logicien, decretalistre, Poésies mss. f° 526, dans LACURNE dans DÉCRÉTALISTE
Quant madame et ma deesse...., Poésies ms. f° 100, dans LACURNE dans DÉESSE
Prince qui veult que le bon temps reviengne, Les trois estas en bonnes meurs repringne, Et que nul seul des trois ne se desguise, Souffrance du peuple. dans DÉGUISER
Foulz la poursuit [la cour] et saiges la delesse, De l'intér. des cours. dans DÉLAISSER
Car en servant y sont maint envieilli Sanz bien avoir ; leur chevance ont perie, Dieu delaissié ; l'espoir leur est failli...., ib. dans DÉLAISSER
Elle fut garie et lavée, Et l'orde boe deslavée Dont elle avoit esté pourprise Du pechié de char et reprise, Poésies mss. f° 506, dans LACURNE dans DÉLAVER
Le veoir fait de la beauté Concevoir delectableté, Poés. mss. f° 544, col. 1 dans DÉLECTABILITÉ
La flour en may et son odeur delecte Aux odorans, non pas jour et demi ; En un moment vient li vens qui la guette, Cheoir la fait ou la couppe par mi, Profiter de la jeunesse. dans DÉLECTER
Car leurs regnes perdent par cas soudain Roy terrien ; l'un fait à l'autre effroy, Et par pechié n'ont rien d'ui à demain, De l'amour de Dieu. dans DEMAIN
Moult sont belles les euvres de nature, Laides aussi quant au desnaturer ; Une jument n'aroit d'un toreau cure, Ne la chievre n'a cure d'un sangler, dans DÉNATURER
Par le lien de mariaige, Non desnouable et plus estraint Qui toute franchise restraint, Poésies mss. f° 495, dans LACURNE dans DÉNOUABLE
Chascuns promet, mais que vaut telz convenz, Quant sur mentir le principe est entez ? Telz prometteurs sont de ceus decepvenz, Qui de voir dire n'ont plus les dens dentez, Poésies mss. f° 222, dans LACURNE dans DENTÉ, ÉE
J'aim par amour la plus belle figure Que nulz homs puist de ses yeux regarder ; Courte et grosse est, et s'a la denteüre, Groin et cheveux com hure de sanglier, Barbe au menton ; elle me fait trembler, Poésies mss. f° 220, dans LACURNE dans DENTURE
Ne fay passer despens ta revenue, Poésies mss. f° 12, dans LACURNE dans DÉPENS
Mais quant ce vint au fait de la despence, Il restraingnit eufs, chandelle et moustarde, Et oublia pain, vin, char et finance : Tout se detruit, et par default de garde, Admin. de l'hôtel du prince. dans DÉPENSE
Y est Colart de Tangues desplumez [sans cheveux], Poésis mss. f° 224, dans LACURNE dans DÉPLUMER
.... Cuer de noblesse Doit accomplir sa convenance [promesse] ; Qui ne le fait, il desavance Son honneur.... , Qu'il faut tenir sa parole. dans DÉSAVANCER
Quant il vit la seignourie Et le jugement de sa vie Desertable [odieuse] par le cours...., Poésies mss. f° 471, dans LACURNE dans DÉSERTABLE
Deux mille frans et plus lui a cousté Ceste guerre, dont il [Deschamps] est deserté [ruiné], Suppl. au roi. dans DÉSERTER
Sera l'isle de tous poins desolée, Qui depuis fut Albions appellée, Proph. de Merlin. dans DÉSOLER
Prince, chascun doit en son josne aé [âge] Prandre le temps qui lui est destiné, Profiter de la jeun. dans DESTINER
Peuples s'esmuet, l'Eglise est subournée ; Noblesce fault, tant est mal ordonnée ; Dont il s'ensuit chose determinée, De pis avoir pour le pueple et l'Eglise, Souffr. du peuple. dans DÉTERMINER
Un poure acès de fievre l'omme efface, Ou aage viel qui est determiné, Profiter de la jeun. dans DÉTERMINER
Là est orgueil, luxure et glotonnie, Convoitise, mentir, detraction, De l'intérieur des cours. dans DÉTRACTION
Il n'a riens de bon en la ville Dont je ne soye devanciere [que je n'aie le premier], Poésies mss. f° 378, dans LACURNE dans DEVANCIER, IÈRE
Hors du sens devainne [devienne], Qui me requerra de combattre, Poésies mss. f° 349, dans LACURNE dans DEVENIR
Or a fillé [filet], or a serans, Desvodoirs et petiz et grans, Poésies mss. f° 513, dans LACURNE dans DÉVIDOIR
Lasse ! or [je] me voy aujourd'hui si perie, Que nul ne fait envers moy son devoir, Complainte de la France. dans DEVOIR
Maint homme [les femmes] ont fait briser s'entencion, Que l'en tenoit de très ferme couraige, Et delaissier toute devocion, L'un par amours, l'autre par mariage, Empire des femmes. dans DÉVOTION
Cy commence l'art de dicter [composer des vers], et faire des chansons, balades, virelais et rondeaux, Poésies mss. f° 394, dans LACURNE dans DICTER
Maintes gens ont esté peris Et suffoquez par trop soupper, Par trop boire et par trop laper D'ypocras, de viande et de vin ; Si fais à ma diette fin, Poésies mss. f° 486, dans LACURNE dans DIÈTE
S'en paix veulx ta vie finir, Quelque chiere que femme face, Il te fault encliner sa face [t'incliner devant elle] Soit belle, ou laide, ou difformée, Poésies mss. f° 277, dans LACURNE dans DIFFORMER
Le bien commun [il] doit sur touz preferer, Son peuple avoir en grant dilection, Des vertus du prince. dans DILECTION
[Dans la cour].... ami n'y a, n'amie, Congnoissance, diligence, raison, Maniere, sens, honeur, discretion, De l'intér. des cours dans DILIGENCE
Le bien commun doit [le prince] sur touz preferer, Son peuple avoir en grant dilection, Estre saige et diligent, Des vertus du prince. dans DILIGENT, ENTE
De jour en jour va en diminuant De ce monde la revolucion ; Et les estas vont en continuant De mal en pis à leur destrucion, Poésies mss. f° 122, dans LACURNE dans DIMINUER
.... ami n'y a [dans la cour], n'amie, Congnoissance, diligence, raison, Maniere, senz, honeur, discretion, Intér. des cours. dans DISCRÉTION
Pour laisser le gouvernement Avec la dispensacion [administration] De l'ostel et de la maison, Poésies mss. f° 501, dans LACURNE dans DISPENSATION
S'on n'y pourvoit, royaumes, tu te pers ; Un cuer vaillant puet ton fait radrecier ; Sinon, partout sera cilz mos dispers : François perdent leur temps à conseillier, Conseils des François. dans DISPERSER
Foulz est vieulz homs qui jeune famme prent.... dissemblés sont en leur marier, Ballade du temps présent dans DISSEMBLER
Es grans cours fault souvent faire le sourt, Qu'on ne voit rien et qu'on ne scet parler, Faire plaisir, soufrir, dissimuler, De la manière d'estre à la cour. dans DISSIMULER
Tu n'es femme que de despence Et dissiperesse de biens, Poésies mss. f° 379, dans LACURNE dans DISSIPATEUR, TRICE
De leurs meurs ne te distrais, Ains y soies entendus, Lay du roy. dans DISTRAIRE
Petis enfans fait doubteus [il est difficile] dotriner ; Car dotrine leur est trop haïneuse, Femm. et enfants. dans DOCTRINE
Nuz com le doy [nu comme la main], Poésies mss. f° 561, dans LACURNE dans DOIGT
Faisons raison et justice à dix doigts [de tout notre pouvoir], ib. f° 104 dans DOIGT
Yvre valet et enragié qui tue, Et ennemi privé et domestique, Poésies mss. f° 314, dans LACURNE, au mot lunatique dans DOMESTIQUE
.... Nulz ne peut mieulz secourir Ne ne doit, tant com sa personne, Autruy ; car nature le donne [le suggère], Poésies mss. f° 133, dans LACURNE dans DONNER
Quant ta femme, qui plaint et pleure, Quant tu te gis au lit mortel, En ta maison, en ton hostel, Et se complaint de son douaire [gémit de se voir veuve], Poésies mss. f° 501, dans LACURNE dans DOUAIRE
Par ces six notes qui sont appellées ut re mi fa sol la, l'on puet aprendre à chanter, acorder, doubler, quintoyer, tiercoier, tenir, deschanter, Poésies mss. f° 395 dans DOUBLER
Le premier jour du doubteux mois de mars, Poésies mss. f° 128, dans LACURNE dans DOUTEUX, EUSE
Car telz a hui bien de quoy, Qui n'ara vaillant une drame, Poésies mss. f° 89, dans LACURNE dans DRACHME
Les chambres tendre de drapz d'or De haulte lice ; y ot encor Draps faitz de l'istoire de Troye, Poésies mss. f° 455, dans LACURNE dans DRAP
Uns preudoms fut en un villaige, Qui devoit donner à disner à un homme de son linaige ; Si ot fait feves atorner Au lart ; mais, quant il fit drecier, Les feves trouva seulement Sanz le lart...., Poésies mss. f° 285, dans LACURNE dans DRESSER
Poudre de duc [sorte d'épicerie] pour l'ypocras Te convient, et maint lopin cras ; Sucre blanc pour les tartelettes, Poésies mss. f° 497, dans LACURNE dans DUC
Or pren garde à la durté De ton aage [jeunesse] et l'orfenté, Poésies mss. f° 95, dans LACURNE dans DURETÉ
De bon duvet faictes vostre litiere, Poésies mss. f° 234, dans LACURNE, au mot litière. dans DUVET
Je voy faucon quant il gette sa croe, Et lanneret, que pluseurs sont si mos [mous], Qu'il faillent bien ; car le temps les esbloe, Poésies mss. f° 229, dans LACURNE, au mot lanneret. dans ÉBLOUIR
L'escaille [croûte] dudit pain ostée, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCAILLE
Ailleurs avez escaillé noix, Vous sçavez tout le sens du monde ; Tout science en vous habonde, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCAILLER
.... Mariez qui autre femme prent Est eschellez selon le droit des cours ; Dame à ami, qui fait un autre amant, Doit estre mise en l'eschielle d'amours, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCHELER
Encore ara [il aura] nape trop mal buée, Orde, crasse, noire com cornillat ; Aucune foiz à la table clouée, Sans plus oster, tant qu'il en dure esclat [lambeau], Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCLAT
.... D'or sera et d'argent grant esclipces, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCLIPSE
De vivre toute policie.... lors estoit toute esclipcie, S'Aristote n'y eust ouvré, Qui a, par son sens, recouvré Le peuple de vivre à raison, Poés. mss. dans LACURNE dans ÉCLIPSER
[Il doit] le poure oïr, le plaintif escouter, Des vertus nécessaires au prince dans ÉCOUTER
[Je] vi reculer et tenir les sentiers D'escrevisse qui en allant recule, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCREVISSE
Crevices que on cuit en vin, No table enseignement. dans ÉCREVISSE
La cloche qui point ne se muet [meut], Com les contrepois et les roes, Qui tous dis vont par leurs escroes, En tournant jusqu'à certaine heure, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCROU
J'ai veu partout honourer mon escu, Et en tous lieux doubter ma seigneurie, Compl. de la France. dans ÉCU
Honneur est ses droiz escus, Poésies mss. f° 45, dans LACURNE dans ÉCU
Dont je puis bien conclure sans pechier, Par les signes que l'euvangile escure. Que le monde veut sa fin adressier, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCURER
Escuirie de beau gouvernement, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉCURIE
À ma dame [je] faiz supplication, Que lui plaise moy tant faire d'amours, Qu'en sa nouvelle edification Soye logiez...., Poésies mss. f° 214, dans LACURNE dans ÉDIFICATION
Sains, très sains appeller se font ; Mais dont ceste saincteté vient ? Quant à present ne me souvient ; Je ne voy miracle qu'ilz facent, Ne maladie qu'ilz effacent, Poésies mss. f° 526, dans LACURNE dans EFFACER
Tout homme armé doit estre, par effort, Crueulx avant, piteux après victoire, Poésies mss. f° 109, dans LACURNE dans EFFORT
Effruitier, Poésies mss. f° 292, dans LACURNE dans EFFRITER
Envie le ronge et esgraine, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉGRENER
Mais avoir [je] vueil femme benigne, Humble, simple, pou [peu] emparlée, Bien besongnant, pou eslevée, Juene et chaste de bouche et mains, Poésies ms. dans LACURNE dans ÉLEVER
Ors est [maintenant il est] sales et deslavez, Et de pou de chose emblavez [fourni], Poésies mss. f° 554, dans LACURNE dans EMBLAVER
Mais cil qui veult tout emmuier Et, d'avoir, fait un trop grant mule, Poésies mss. f° 222, dans LACURNE dans EMMEULER
L'un ravist tout, l'autre pert son demaine ; Peuples s'esmuet, l'eglise est subournée ; Noblece fault, tant est mal ordonnée, Souffr. du peuple. dans ÉMOUVOIR
[le roi Charles] D'empereurs est et de ceuls de Valois, Sur le nom du roi Charles dans EMPEREUR
Sçavoir la maniere du pays et de la loy des monnoyes tant en or comme en argent, les dragmes, caras, demi-dragmes et les empirances, Art de faire chansons, etc. dans EMPIRANCE
.... tousdis [toujours] est il d'emprunteurs Plus assez qu'il n'est de presteurs, Poésies mss. f° 407, dans LACURNE dans EMPRUNTEUR, EUSE
Marne l'ensaint ; les haulz bois profitables Du noble parc puet l'en veoir branler, Le bois de Vincennes. dans ENCEINDRE
Puisqu'ainsy est, mettez vous à l'enchiere ; J'offreray tant que je devray partir [avoir part], Poésies mss. f° 182, dans LACURNE dans ENCHÈRE
.... Adviser doit le mareschal Qui ferre d'autruy le cheval ; Car par l'enclouer ou retraire Puet trop le maistre avoir contraire, Poésies mss. f° 443, dans LACURNE dans ENCLOUER
Jusqu'à midi estes ou [au] lit bouté, Lors vous levez et avez mal enduit Vostre manger ; s'en est enfermeté, Vie dissipée. dans ENDUIRE
.... Amour descent aux enfans Des peres ; beau filz, or m'entens, L'amour aux peres ne remonte Des enfans...., Poésies mss. f° 503, dans LACURNE dans ENFANT
Et ne fussent lasches ne engourdelis, Mais fors, et preux, et à chiere hardie, Poésies mss. f° 25, dans LACURNE dans ENGOURDIR
L'un machoit gros, l'autre, comme fourrez ; Je n'oy onques tans de joye ne riz Que de veoir leurs morceaulx ensachez, Poésies. mss. f° 219, dans LACURNE dans ENSACHER
Un chascun d'eulx [des trois ordres] son droit estat maintiengne ; Car l'exceder est monstre et droicte ensaigneDe pis avoir pour le peuple et l'Eglise, Souffr. du peuple. dans ENSEIGNE
Plns heurte li vens aux clochiers Qu'il ne fait aux petits planchiers, Et par fouldre sont crevantez Plus que les celiers bas entez, Poésies mss. f° 567, dans LACURNE dans ENTER
Ô Bretaingne, pleure ton esperance ; Normandie, fai son entierement ; Guyenne aussi, et Auvergne, or t'avence, Et Languedoc, quier lui son monument, Sur la mort de Guesclin. dans ENTERREMENT
D'entour lui [il] doit tous menteurs rebouter, Vertus nécess. au prince. dans ENTOUR
Il est entrant [d'un facile accès], il a ses loix, Il accorde à chascun ses droiz, Poésies mss. f° 205, dans LACURNE dans ENTRANT, ANTE
De tout cerchier en ce temps m'efforçay, Je fus hastis, chaux et entreprenans, Err. de la jeunesse. dans ENTREPRENANT, ANTE
Lasse ! or [je] me voy aujourd'hui si perie Que nul ne fait envers moy son devoir, Complainte de la France. dans ENVERS
Envieuse non enviable, Poésies mss. dans LACURNE dans ENVIABLE
Que mal temps, tonnoire n'espart Ne puent [peuvent] longuement durer, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉPARS
Long col ai, mal suy espaulez [j'ai mauvaises épaules], Poésies mss. dans LACURNE dans ÉPAULER
De mauvais air corrompu, de pourceaulx, Font en maint lieu causer l'epidemie, Poésies mss. f° 350, dans LACURNE dans ÉPIDÉMIE
Ruffien, mourdeur et larron, Espierres qui bien sçavez Aler es bois, où il fait bon Desrober...., poésies mss. dans LACURNE dans ÉPIEUR, EUSE
....Je vouldroy Qu'ilz fussent mors du mal d'espilencie, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉPILEPSIE
Humbles furent, coies et simples, Ne sçurent que ce fut d'espingles, Ne d'orgueil ; car humilité Estoit en leur simplicité, Poésies mss. dans LACURNE dans ÉPINGLE
D'entour lui [il] doit touz menteurs rebouter, Justice avoir, equité et raison, Des vertus nécess. au prince. dans ÉQUITÉ
Ce monde est vain, decourant, erratique ; Tuyt y mourront, et li fol et li saige, Poésies mss. dans LACURNE dans ERRATIQUE
De bons harnois, de bons chauçons velus, D'escafilons, de sollers d'abbaye, Poésies mss. dans LACURNE dans ESCAFIGNON
Trop de gens sont qui honourent l'abit Et ne tiennent compte de esperit, L'habit ne fait pas l'homme. dans ESPRIT
Estoc d'oneur et arbres de vaillance, La flour des preux et la gloire de France, Sur la mort de Guesclin. dans ESTOC
Prince, qui veult que le bon temps reviengne, Les trois estas en bonnes meurs repringne [reprenne], Souffrance du peuple. dans ÉTAT
Bailler sans nul engin, comme heritier, Les diz lieus, sans faire l'estrange [sans faire de difficulté], Poésies mss. f° 576, dans LACURNE dans ÉTRANGE
Dame, je suy vostre serf ligement ; D'amour me plaing, mais de vous bien me loue ; Ne m'escripvez plus si estrangement, Poésies mss. f° 171, dans LACURNE dans ÉTRANGEMENT
Tuit estrangier l'ament et ameront [Paris] ; Car pour deduit, et pour estre jolis, Jamais cité tele ne trouveront ; Rien ne se puet comparer à Paris, Sur les beautés de Paris. dans ÉTRANGER, ÈRE
Ballade sur l'estrangeté de l'atour, et du chief que plusieurs dames font à present, Poésies mss. f° 237 dans ÉTRANGETÉ
On auroit une lieue alée, Avant qu'on soit hors de cel estre, Poésies mss. f° 512, dans LACURNE dans ÊTRES
Colleges, n'attendez demain ; Estudes [universités], vous deussiez aler Devers le roy pour enhorter Le concille, et chercher le voir [le vrai], dans POUGENS dans ÉTUDE
Je puis assez ethimologier Le noble nom de la fleur des François, Sur le nom du roi Charles. dans ÉTYMOLOGISER
Je faiz doubles conclusion, Je treuve [trouve] tant d'evasions, D'escriptures en parchemin, Poésies mss. f° 373, dans LACURNE dans ÉVASION
Un chascun d'eux [des trois ordres] son droit estat maintiengne ; Car l'exceder est monstre et droicte enseigne De pis avoir pour le peuple et l'Eglise, Souffr. du peuple. dans EXCÉDER
Vous excitez tous excès en nature Que ne pourroit souffrir chevaulx ne ours, Vie dissipée. dans EXCÈS
[Maison] Où serviteurs ot en grande habondance, Qui gaiges ont excessis sanz raison, Administr. de l'hôtel du prince dans EXCESSIF, IVE
Et puis querez joustes et les bouhours [tournois], Et excitez tous excès en nature, Ballade, Vie dissipée. dans EXCITER
Advisez vous, toutes gens de pratiques, Marchans d'argent, exigeurs de finance, Poésies mss. f° 331, dans LACURNE dans EXIGEUR, EUSE
À conseiller sont ces Galois expers, Mais ne scevent leurs consaulx exploiter, Conseils des François. dans EXPERT, PERTE
Mais l'en ne verra jà tant faire D'abus, d'excès, d'extorcions, Comme l'en fait aux cours d'eglises, Poésies mss. f° 523, dans LACURNE, au mot prise. dans EXTORSION
Qui sires est vueille ci garde prendre ; Pour ce furent les rois et princes fais, Gouvernement des rois. dans FAIRE
Car pour rimer.... N'est aujourd'hui, bien le puis soustenir, Si grant faiseur ne si noble pouette, Poésies mss. f° 225, dans LACURNE, au mot pui. dans FAISEUR, EUSE
Les connins, les lievres, leurs faons, Poésies mss. f° 112, dans LACURNE dans FAON
Dont St Christophe et son fardel [J. Christ qu'il porta]...., Poésies mss. f° 393, dans LACURNE dans FARDEAU
Prince qui veut vivre en temps et saison, Pour son hostel fasse sa garnison, De gens d'honneur et prodommes se farde [se charge], Admn. de l'hostel du prince. dans FARDER
Mais on attent dissimulation Qui leur fera droit comme une faucille, Poésies mss. f° 17 dans FAUCILLE
Chascun a sa jurisdiction, Son degré, sa subjection, Sans sa faulx en autrui blef mettre, Poésies mss. f° 556, dans LACURNE dans FAUX
Prince, qui veut vivre en felicité, En l'amour Dieu, en honeur, en vaillance, Ce qui est nécessaire aux rois. dans FÉLICITÉ
Plusieurs joustans veïssiez sur les rens Lances brisier ; mainte dame jolie Aux fenestres [loges] pour le pris aviser, Poésies mss. f° 162, dans LACURNE dans FENÊTRE
Son poys me fait estre bossu [c'est un cheval qui parle], Et je ne sui pas si fessu Que je fu anciennement ; Plus ne vueil servir tel pansu, Poësies mss. f° 270, dans LACURNE, dans FESSU, UE
Là [en tournois] se doit bouter, Soy maintenir et fors jouster, Tant qu'il ait le prix de la feste, Poésies mss. f° 503, dans LACURNE dans FÊTE
Mais nous tirerons au festu, Et cilz qui le plus grant ara, Le gieu pour jouer eslira, Poésies mss. f° 374, dans LACURNE dans FÉTU
Fy de l'avoir, se beauté n'est en femme Et la bonté ; je ne veuil que gent corps, Doulz et courtois ; il n'est si biaux tresors D'omme, d'avoir courtoise et belle dame, Poésies mss. f° 439, dans LACURNE dans FI
De saint Fiacre puist estre pelerin. Et de saint Mor qui par goutes fina, Poésies mss. f° 220 dans FIACRE (SAINT-)
Mais jà pour ce trop ne vous y fiez ; C'est tout neant des choses de ce monde, Néant du monde dans FIER
J'aim par amours la plus belle figure Que nulz homs puist de ses yeux regarder, Poésies mss. f° 220 dans FIGURE
On dit qu'eschaudez yave [eau] craint ; Poissons batu fuit le fillé, Et cerf qui a esté empaint, Poësies mss. f° 221, dans LACURNE dans FILET
Et voulentiers tient, par saint Pierre, Le chemin fille de sa mere, Poésies mss. p. 511, dans LACURNE dans FILLE
Brusselle, adieu, où les bains sont jolys, Les estuves, les fillettes plaisans ; Adieu beauté, leesse et tous deliz, Poésies mss. f° 173 dans FILLETTE
Buche vert sans famble qui fume, Poësies mss. f° 428 dans FLAMBE
Mais ly menteur et ly flateour N'y [à la cour] osent plus faire demour : Je ne dis pas quanque je pense, Double entendement. dans FLATTEUR, EUSE
Dieux scet que ma vieillesse endure De froit et reume, jour et nuit, De fleume, de toux et d'ordure, Poés. mss. f° 442, dans LACURNE dans FLEGME
La fleur des fleurs, c'est madame m'amie, Poésies mss. f° 146, dans LACURNE dans FLEUR
Cilz jours estoit un mondain paradis ; Car maint firent des arbres chalemeaulx [chalumeaux] Et flojolez, dont floustoient toudis [toujours], Poésies mss. f° 75, dans LACURNE dans FLÛTER
Cappitaine de la foire aux chetifs [misérable, ruiné], Poésies mss. f° 216, dans LACURNE dans FOIRE
Quatre pechiés plains de toute laidure, Que Dieu het trop et qui les a en cure.... Le tiers pechié [est] vie contre nature, Dont Dieux fondit les cinq cités jadis, Poésies mss. f° 440 dans FONDRE
Robes de nouvelle forge [façon], Poésies mss. f° 497 dans FORGE
Bailler ses faiz, ou les escripre Sans forge [sans controuver]...., ib. f° 414 dans FORGE
Les jeunes chiens faut enseignier Et les mener par droite trace, Pour mieulx aprendre leur mestier ; Et s'il est qu'aucuns se defface, On le bat, forhuie et menace, Poésies mss. f° 444 dans FORHUER ou FORHUIR
Et il viendra pestilence du haut, Soudaine mort et de prince default ; Ainsi seront maint regne deserté Par forligner de la droite couronne, Et en autrui lignie transporté, Poésies mss. f° 340 dans FORLIGNER
Mi sers [mes serfs] en moy font formacion [complot] Pour moy occir...., Poésies mss. f° 52 dans FORMATION
[Les maçons ne peuvent] Faire ouvraige qui ne soit vain, S'esquierre n'ont ou ligne en main Et fourme, selon leur ouvraige, Poésies mss. f° 382 dans FORME
Ce seroit aussi forte chose, Passer par le tro d'une aguille Un chamel, teste [texte] est d'evangile, Com d'un riche mondain seroit Qui en paradis entreroit, Poésies mss. f° 269 dans FORT, ORTE
Il convient le fol foloier ; Et puis compere il [il paye] sa folie, Quant on le fait comme fo loier [lier], Poésies mss. f° 242, dans LACURNE dans FOU ou FOL, FOLLE
Tempest du ciel, toute male aventure Descende là, tant que tout se foudroie, Poésies mss. f° 208, dans LACURNE dans FOUDROYER
Et qui pis est, au lac vont les pourceaulx, Qui l'ont gasté à tout par leur fouillis, Poësies mss. f° 292 dans FOUILLIS
Les fous à estas elever, Les saiges laisser en destour, Les vaillans mettre au cul du four, Faire inimisté et deraison.... , Comment le roi aura juste maison. dans FOUR
Vous avez tuit bouche à court ; Mais l'on vous fait d'avoir gaiges le sourt [on fait la sourde oreille pour vos gages] ; Et si n'avez rien pour fourbir vos dens, Fors bouche à court, sans rien mettre dedans, Poésies mss. f° 218, dans LACURNE dans FOURBIR
Dormi long temps ont en leur fromiere, Sans eulx mouvoir, li froumi remuant, le Lion et les fourmis. dans FOURMILIÈRE
... qu'uns homs soit bien vestus et forrés, Et qui sache faire un petit le grant, On ly dira : sires, passez avant, Pour son habit, et c'est ce qui me tue, Poésies mss. f° 261 dans FOURRER
Du conseil a chascun s'oppinion ; Tuit dient bien ; mais, quant vient au servir, D'executer nul n'y a vision ; Leur consaulx est de fourrée pelice, ib. f° 54 dans FOURRER
Panneterie, eschançon, cuisine, fruiterie et fourriere [certain office dans la maison du roi], Poésies mss. f° 436, dans LACURNE dans FOURRIÈRE
Maison des champs l'ont pluseurs appellé ; Mais, Dieu merci, toute plaine de blé, Ont les Anglès le feu bouté dedens ; Deux mille francs m'a leur guerre cousté, Domaine brûlé par les Anglais. dans FRANC
Par saint Fiacre, ce sont bons frans à cheval, armés pour la guerre, Poésies mss. f° 374, dans LACURNE dans FRANC
C'est lui [Jésus] qui nous ama tant Qu'il se fit sers pour nous franchir, Poésies mss. f° 548 dans FRANCHIR
Lierres [voleur], par la vierge honourée, Vo gueule sera estranglée, Ja vous livrerai au frapart [bourreau], Poésies mss. f° 236 dans FRAPPART
Princes qui boit chascun jour de fort vin, Par son boire devient frere frappart, ib. f° 206 dans FRAPPART
[Elle] Les armes fait prendre et le non, à ce bastart, de son baron [mari], ....fraudant la ligne du pere à l'enfant putatif, Poésies mss. f° 568 dans FRAUDER
....à grant peine sont gens de court loyaulx, Et je vous puis assez monstrer comment ; Car où li uns appelle l'autre frere, Il le traïst par derrier feintement, Poésies mss. f° 289 dans FRÈRE
Quant me souvient des bons jours.... De dueil li corps me fretille, Poésies mss. f° 70 dans FRÉTILLER
N'alez aux champs, tenez vous à la ville, Se vous veez que le temps soit frileux, Poésies mss. f° 227, dans LACURNE dans FRILEUX, EUSE
Tant que je suis de vieillesce acrapé, Gouteux, frileux...., ib. f° 332 dans FRILEUX, EUSE
Je vous souhaite, entre vous gens de mer, Qui avez chaut dedenz vostre galée, De ce bon vin frisque, friant et cler, Dont à la cour est ma gueule arrousée, Poésies mss. f° 19 dans FRISQUE
[Malgré ce] Qu'a en armes chevalier de tourment, Ainçois qu'il puist à grant fais adrecier, Clers de labour, ouvrier de froissement, ....Leur grant travail en la fin po leur vault, Poésies mss. f° 42, dans LACURNE dans FROISSEMENT
Je voy d'amour requerir largement Amans, amans qui ne l'ont desservi [mérité], Et à autres voy cueillir le frument Qu'ils n'ont semé, labouré ne nourri, Poésies mss. f° 277 dans FROMENT
....Il tient son front Par devant eulx, comme orgueilleux et fiers, f° 234, dans LACURNE dans FRONT
[à une fille il faut] Manteaux, anneaux, peleteries, Menu ver, gris, chapel d'or gay, Fronteaulx, couronne...., Poésies mss. f° 305 dans FRONTEAU
En acquitant aucune debte Aux bons chevaliers de la terre Pour la frontiere et pour la guerre, Poésies mss. f° 523 dans FRONTIÈRE
On est amé tant qu'on fait fruit [qu'on est utile], Poésies mss. f° 16 dans FRUIT
Il y a trois fois trop de gens Qui happent le fruit et la fleur, ib. f° 294 dans FRUIT
Certes la femme d'un fruitier Qui vent son fruit en my la ville Seroit plus aise que telz mille Comme je suy, et est sanz doubte, Miroir du mariage dans FRUITIER, IÈRE
Qui fuit toudis, treuve bien qui le chace, Poésies mss. f° 235 dans FUIR
...lesquels se turent Et point de fumée [querelle] n'esmurent, Poésics mss. f° 409, dans LACURNE dans FUMÉE
Fumeusement menrai [je mènerai] fumeuse vie, Poésies mss. f° 213 dans FUMEUSEMENT
À tels chanteurs respondez courte messe ; Du fust qu'ils font, rendez leur le merien [rendez-leur bois pour bois, ce que nous dirions rendez-leur la monnaie de leur pièce], Poésies mss. f° 225 dans FÛT
Onques ne vi plus grant ordure Que de mangier en ces plateaux De fustaille, où chascuns, com veaux, A sa barbe et sa main brouillie, Poésies mss. f° 360 dans FUTAILLE
Et si dira [la femme] encor : je vueil Une fustaine, monseigneur, Et me faut un mantel greigneur Que je n'ay, à droit fons de cuve, Miroir du mariage. dans FUTAINE
[Maison] Où serviteurs ot en grant habondance Qui gaiges ont excessis sans raison, Admin. de l'ostel du prince. dans GAGE
Ou com les flots font plongier la nasselle Par le tempest et par le souflement De bise, austere [vent du midi] et galerne ensement, poésies mss. f° 60 dans GALERNE
Vignes aussi et les terres arables, Moulins tournans, beaus plains à regarder, Et beaus sauvoirs pour les poissons garder, Galatas grans et adrois, Et belle tour qui garde les detrois, Où l'on se peut retraire à sauveté, Le bois de Vincennes. Or, sus, sus, banquet et soupper, Saillez hors de ce galathas, Rec. de farcès, p. 411 dans GALETAS
Queux [cuisiniers], escuiers, galopins, Poésies mss. f° 436 dans GALOPIN
Isle aux geans [l'Angleterre], Poésies mss. f° 16 dans GÉANT, ANTE
Esmerillons, huas, cercelles, Et maint autre gendre d'oyseaulx, Poésies mss. f° 488 dans GENRE
Or et argent sont dieux en terre ; Las ! com faulx dieus et decepvans, Qui tiennent prins à leur geole Par convoitise maintes gens, Poésies mss. f° 433 dans GEÔLE
Chascuns pense de glainer sa moisson, Et d'amasser joiaulx, or et finance, Administrat. de l'hôtel du prince. dans GLANER
D'autre part, frans à femme franche Ne puet [peut] batre blef sur la granche, à gloser honourablement [pour me servir de termes honnêtes], Qu'ambdeux [que tous deux] ne pechent mortelment, Poésies mss. f° 433 dans GLOSER
Or comparons proprement L'ome à l'eaue, et vitement Se verra vil plus que gomme, Poés. mss. f° 82 dans GOMME
Or convient un large colet Es robes de nouvelle forge, Par quoy les tettins et la gorge, Par la façon des entrepans, Puissent estre plus apparans, Miroir de mariage, p. 27 dans GORGE
Le bon plant ne fait que changier ; Gouais devient le morillon, Poésies mss. f° 111 dans GOUAIS
Vieulx barbiers, vieulx phisiciens, Vieulx menestrels qui estes gourt, Vieulx queulx [cuisiniers], vous ne valez plus riens, Poésies mss. f° 449 dans GOURD, OURDE
....Trop fort redoute Celle qui ainsi me reboute, Qui me fait le visaige maigre, Et qui m'est vers la nuit si aigre Qu'elle vient toudiz sans mander, Pour mon corps nuire et gourmander, Poésies mss. f° p. 422 dans GOURMANDER
Il faut blandir, il faut larder [flatter] Ceuls qui ont le gouvernement, Et dire qu'ils font saigement, Poésies mss. f° 293 dans GOUVERNEMENT
Car seignourir [il] se doit premierement Et corrigier pour l'exemple d'autrui, Qui veut avoir commun gouvernement, Des vertus nécess. au prince dans GOUVERNEMENT
Jardins y a, riviere pour voler [chasser au vol], Sauvoirs [réservoirs à poissons] dedenz garenne proufitable, Vignes entour pour l'ostel gouverner [entretenir], Poésies mss. f° 158 dans GOUVERNER
....Les vaillans.... Mors et occis en la bataille ; Le bon grain perit, et la paille Demoura en vent sur la terre, Miroir de mariage, p. 131 dans GRAIN
Oez, oez l'oneur et la louenge, Et des armes grantdissime prodon, Ball. du tournoi. dans GRANDISSIME
Tous chevaliers bannieres et estendart Ont les pluseurs ; saiges est qui depart à tels barons le sien, et fait grenier De tel tresor ; des mauvais n'a regart ; Veuillez tousjours tel gent accompaigner, Poésies mss. f° 300 dans GRENIER
De Cisteaux qui est ordre grise [ordre portant le gris ou plutôt le blanc], Poésies mss. f° 559 dans GRIS, ISE
Je voy envis rire et jouer, J'ay grant plaisir à grumeler, Poésies mss. f° 344 dans GROMMELER
Quant l'esprevier vole bien pour l'aloe [l'alouette], Il souffist bien, sans voler pour le gros, Poésies mss. f° 229 dans GROS, OSSE
Tu sasses le gruis chascun jour, Poésies mss. f° 375 dans GRU
Or faut pour la guerre civile Advocat clerc qui soit habile Pour le droit des gens demonstrer Aux juges en chascune ville, Poés. mss. f° 79 dans GUERRE
Lierres [voleur], par la vierge honourée, Vo gueule sera estranglée, Je vous livrerai au frapart [bourreau], Poésies mss. f° 236 dans GUEULE
En tel temps doit prince ses gens guier, Et si leur doit toute seureté querre, Ball. Paix avec l'Anglais. dans GUIDER
Trop de gens sont qui honourent l'habit, Et au corps font pour robe reverence, Et ne tiennent compte de l'esperit, Ball. dans HABIT
Haiche à martel, Poésies mss. 1° 350 dans HACHE
Long conseil orgueil et envie, Grant haïne, et petit confort, Du noble royaume de France. dans HAINE
Prince, parler senestrement D'autrui et haïneusement à juif, sarrasin, chrestien Est grant folie et grant tourment, Poés. mss. f° 447 dans HAINEUSEMENT
Petis enfans fait doubteus doctriner ; Car doctrine leur est trop haïneuse, Femme et enfans. dans HAINEUX, EUSE
Marie toy donc et me croy, Qu'à mener vie solitaire A l'en plus de mal et de haire [affliction, peine], Mil fois plus que mariés n'ont, Poésies mss. f° 360 dans HAIRE
À nos amez happe-lopin, Sert de brouet et Galopin, Poésies mss. f° 416 dans HAPPE-LOPIN
Chascun qui puet [peut] prent, hape et pique, Pour avoir grant estat et mise, Poésies mss. f° 337 dans HAPPER
Grans chevaulx, roncins, haguenées, Miroir de mariage, p. 24 dans HAQUENÉE
Bon paintre pour faire banniere, Bon armurier fault que l'en quierre, Chevaucheur qui va main et tart En peril avant et arriere ; Chascun est hardi en son art, Poésies mss. f° 356 dans HARDI, IE
Appartient il que les harnas Porte un corbeau ou un huas [chat-huant] De l'aigle et le noble courroy ?, Poésies mss. f° 320 dans HARNAIS ou HARNOIS
C'estoit [certains conseils] la chançon et la herpe Dont la saincte femme le berse, Miroir de mariage, p. 121 dans HARPE
Lors dit l'un : gettez, c'est raison, Pour veoir qui le dez aura. Hasart beau dé or y parra [paraîtra], Dist cilz qui getta dix et huit, Poésies mss. f° 391 dans HASARD
....Pour les cuisines Fault poz, paelles, chauderons, Cramaulx, rostiers et sausserons, Broches de fer, hastes de fust, Poésies mss. f° 491 dans HASTE
Potagiers, hasteurs, gens d'espices, tailleurs, cordouenniers, secretaires, Poésies mss. f° 378 dans HÂTEUR
La nature des Allemans Est où ilz scevent bien roumans, Puisqu'il i ait un seul François, Si demourroit entre eulx dix ans, Jà n'i parleront que thyois [allemand], Et l'esgardent sur le travers ; D'un hault langaige chascun crie, Poésies mss. f° 354 dans HAUT, AUTE
Nulz ne voit [va] oïr haulte messe ; Car le dimenche pour la presse Tous ensemble et chascun se passe Moult legierement d'une basse, ib. f° 408 dans HAUT, AUTE
Or me convient porter hebergement, Pour reposer quant seray endormi, Draps à couvrir, chars et vaissellement, Harnois entier contre mon ennemi, Poésies mss. f° 221 dans HÉBERGEMENT
Car selon loy hebrée et en latin, Tuit sommes faiz trespassans par ce monde, Poésies mss. f° 105 dans HÉBREU
Je n'ai mais bon seneschaut, Ne pour moi louer herault, Poésies mss. f° 79 dans HÉRAUT
Pour quoi fait dont dame ne pucelette Si grant dangier de s'amour à ami, Qui sechera soubz le pié com l'erbette ? C'est grant foleur...., Ball. Profittez de la jeunesse dans HERBETTE
Ne nulz ne vit plus belle heronniere Qu'à St Aubain ne d'oiseaux de riviere, Poésies mss. f° 134 dans HÉRONNIÈRE
Et ceulx qui ont tout le temps labouré [travaillé] Et qui ont sens et diligence bonne, Sont soufraiteux et de dure heure né, Car ils ne sont remeris [récompensés] de personne, Poésies mss. f° 28 dans HEURE
Foulz est vieulz hons qui jeune femme prant, Fou est vieux homme, etc. dans HOMME
On fait de quatre causes mille, Escriptures de grant argent, Onques ne fut tant de hoquès [obstacles, chicanes] Qu'il y a, et finablement Onques ne vy tant de procès, Poésies mss. f° 326 dans HOQUET
Il ne scet rien qui ne va hors, Poés. mss. f° 256 dans HORS
Vertu est reposte et celée, Nulz ne veult honour hosteler, Poésies mss. f. 283 dans HÔTELER
Et les hoyaux à racler par chemins, Poésies mss. f° 385 dans HOYAU
Exemple en avons et figure D'un oisel de douce nature Qui hupe a nom en no langaige, Poésies mss. f° 535 dans HUPPE
Groin et cheveux com hure de sanglier, Poésies mss. f° 220 dans HURE
Il faut heurler avec les leux, Poés. mss. f° 566 dans HURLER
Advisez vous, toutes gens de pratique, Marchans d'argent, exigeurs de finance ; Qui en estes devenus ydropiques, Purger vous fault, vivre par ordonnance, Poésies mss. f° 331 dans HYDROPIQUE
Donnez pour Dieu ; faictes secretement Vos aumosnes, non par ypocrisie, Conseils aux dames. dans HYPOCRISIE
Sur les petiz [il] fist la restinction [économie], Qui monte à pou ; vez ci large ignorance : Es grans cas chiet la bonne pourvoiance : Plus despent loups que brebis ne oustarde, Adm. de l'hôtel du prince dans IGNORANCE
Selon le bruit de l'isle des geans, Qui depuis fut Albion appellée, Poésies mss. f° 45 dans ÎLE
J'oy à douze ans grant ymaginative ; Jusqu'à trente ans je ne cessai d'apprendre, Son éducat. dans IMAGINATIF, IVE
D'ordures grans, de fians par monceaux, D'immondices..., Poésies mss. f° 350 dans IMMONDICE
Que dient li juge royal ? Que justice n'a lois ne dis. Que dient clerc imperial ? Que li empires est laidis, Et qu'om applique les escrips Au rebours de l'entendement, Poésies mss. f° 385 dans IMPÉRIAL, ALE
Impetracion, Poés. mss. f° 526 dans IMPÉTRATION
Et en après voy l'autre cas, Qui leur est dur et impropice, Poésies mss. f° 552 dans IMPROPICE
Aucune aussi, incestes en leurs fais, Poésies mss. f° 300 dans INCESTE
Nul fors son mari [elle] ne congneut ; D'inchasteté voulenté n'eut, Poésies mss. f° 565 dans INCHASTETÉ
À ceux convient cent fois le jour plaidier, Et en plaidant prennent un incident Pour la paye longuement delayer [retarder], Poésies mss. f° 215 dans INCIDENT
L'un meurt par un cas d'accident, L'autre meurt par un incident De mangier chose qui lui nuit, Miroir de mariage, p. 100 dans INCIDENT
Congnoissance face devoir ; C'est ce qui le bon cuer [coeur] attrait Pour faire tous biens apparoir, Maugré qu'incongnoissance [ingratitude] en ait, Poésies mss. f° 441 dans INCONNAISSANCE
Cheoir les voy [je les vois] en indigence, Et leurs terres estre vendues, Miroir de mariage, p. 114 dans INDIGENCE
La despense ne soit tenue Si grande com ta revenue Pour doubte d'aucun accident ; Car lors seroies indigent, Si ta despense estoit pareille à revenue...., Miroir de mariage, p. 68 dans INDIGENT, ENTE
Et personnes de touz mestiers Sont tuit fraint par beauté de femme ; Et maint en ont esté infame, Mutilé, mors et affolez, Miroir de mariage, p. 92 dans INFÂME
[Femme] Qui soit toujours près de ma coste, Se non pour aler au moustier Quant aux jours qu'il sera mestier [besoin], Et qui ne soit pas infestée Ni de saillir à la volée Es rues pour ouir le bruit..., Miroir de mariage, p. 10 dans INFESTER
Ingrades non cognoissans ses bienfaiz, Poésies mss. f° 101 dans INGRAT, ATE
Est bien raison que je regarde, Qu'envers vous ne soie entechié De ce faulx et mauvais pechié Que l'on reprouche en toute estude, Et qui est dit ingratitude, C'est à dire mal pour bien rendre, Poés. mss. f° 484 dans INGRATITUDE
Elle [la femme illégitime] degette les foulez, Et n'a cure des affolez, Sains les prant, et rent inhabiles, Miroir de mariage, p. 98 dans INHABILE
.... Oster vie inique, Et ramener à droicte voie Cellui qui contre droit desvoie, Miroir de mariage, p. 109 dans INIQUE
Les sotes qui par inscience...., Poésies mss. f° 544 dans INSCIENCE
Las ! où est honneur et vaillance ? Eslevez sont les insciens [ignorants] En maint païs et en maint regne, Poésies mss. f° 446 dans INSCIENT, ENTE
Vous [avocats] acquestez maintes richesces, Vous usez de toutes noblesces, Vous estes franz sans servitute Plus que n'est le droit d'institute, Poésies mss. f° 423 dans INSTITUTES
Prince, li homs qui [cui, que] suffisance instruit, Vit liement, et n'eust c'un seul pain cuit, Douleur advenant à ceux qui suivent la cour dans INSTRUIRE
Les interessés serviteurs Sont leurs hoirs et executeurs [des vieilles gens], Et les demainent durement, Mir. de mar. p. 4 dans INTÉRESSER
Telz poursuites [d'amours illégitimes] sont inutiles Destructions d'ame et de corps, Mir. de mar. p. 98 dans INUTILE
Femmes trouvay enmi ma voye, Dont l'une filloit sa coulongne, Et l'autre qui estoit yvrongne, Poésies mss. f° 110 dans IVROGNE
Là vient la mort en sa figure Noire et hydeuse à moy japper : Je n'attens que ma sepulture, Poésies mss. f° 71 dans JAPPER
J'ay mon mari qui se rigole De moi et s'en va jardinant Avecques mainte femme fole Chascun jour ou le plus souvent, poésies, f° 334 dans JARDINER
Jeun estomac ne se doit point partir, Poésies mss. f° 308, dans LACURNE dans JEUN (À)
Et afin qu'elle semble droiste, Luy fault faire sa robe estroicte Par les flans, et soit bien estraincte Afin qu'elle semble plus joincte, Poésies mss. f° 497 dans JOINDRE
Du mau St-Leu, de l'evertin, Du St Josse et St Matelin, Poésies mss. f° 212 dans JOSSE
Venez à mon jubilé ; J'ay passé la cinquantaine ; Tout mon bon temps est allé ; Venez à mon jubilé, Poésies mss. f° 184 dans JUBILÉ
Par verité [le roi] sera garni de foy, Et droiturier en fait judiciaire, Ce qui est nécessaire aux roys. dans JUDICIAIRE
Et aux mauvais rendre droit jugement, Des vertus nécess. au prince. dans JUGEMENT
Ly uns se vest court d'un juppon ; Ly autres long jusqu'au talon, Poésies mss f° 404 dans JUPON
Mauvais labour et semence pourrie, Foibles chevaux, et le laboureur crie, Chacun ne pense qu'à soi. dans LABOUR
Le peuple doit chascun jour labourer Pour les estas des nobles soustenir, Gouv. des rois. dans LABOURER
Eaues courrans et de pluseurs ruisseaulx Firent un lac si grant en un païs. Qu'il se peupla de lus [brochets] et de carreaulx, Poésies mss. f° 292 dans LAC
Ô Dieu ! helas ! que m'est-il advenu ? Orgueil me suist, lascheté, villenie, Compl. de la France. dans LÂCHETÉ
Laisses de poil pour tenir chiens, Poésies mss. f° 452 dans LAISSE
L'autre dit : il faut escorchier Un buef qui s'est laissé mourir, Miroir de mariage, p. 39 dans LAISSER
Et qui n'a vaillant un navet, Triste, dolent se doit clamer, Et son temps perdu lagmenter, Poésies mss. f° 196 dans LAMENTER
La court des grans est uns essains qui bruit Comme mouches en trop grant habondance ; Puis vient un vent qui les destruit et lance Soudainement et les fait periller, Poésies mss. f° 337 dans LANCER
Amoureuses et amoureux, Qui d'amour savez la couvine [avez l'intelligence], Faictes secours au langoureux, Ball. sur le sein des femmes. dans LANGOUREUX, EUSE
Ne on n'ose ceuls approuchier Qui ont mains d'or, langues d'argent ; L'on ne tient compte d'autre gent, poésies mss. f° 522 dans LANGUE
Maintes gens ont esté peris Et suffoquez par trop soupper, Par trop boire et par trop laper D'hypocras, de viande et de vin, Poésies mss. f° 486 dans LAPER
Il faut blandir, il faut larder [flatter] Ceux qui ont le gouvernement, Poésies mss. f° 293 dans LARDER
Lardouere fault et cheminons, Petail [pilon], mortier, aulx et oignons, Estamine, paelle trouuée, Pour plus tost faire la porée, Poésies mss. f° 497 dans LARDOIRE
Il n'est delit, joie, feste, soulas, Joustes, tournois, deduit, esbatement, De quoy chascuns ne soit à la foiz las, Combien que tout plaise au commencement, Plaisirs de l'estude. dans LAS, LASSE
Par ma foy, lerres [voleur], vous mentez ; Mais je vous ferai le menton Rougir ; je vous congnois assez, Je vous compterai vo leçon Devant le prevost de Laon ; Juges sera de no querelle, Poésies mss. f° 330 dans LEÇON
...Tel doit estre regent, Lent de punir, aux bons non faire ennui, Des vertus nécess. au prince. dans LENT, ENTE
Ceste balade est moitié leonime et moitié sonant, si comme il appert par monde, par onde, par homme, par Romme, qui sont plaines syllabes et entieres ; et les autres sonans tant seulement où il n'a point entiere sillabe, si comme clamer et oster, où il n'a que demie sillabe, ou si comme seroit presentement et innocent ; et ainsi es cas semblables puet estre congneu qui est leonime ou sonnant, l'Art de dicter et faire chansons, etc. dans Poésies mss. f° 396 dans LÉONIN, INE
En treizieme an vient à seignourier Et à garder son regne des Anglois, Et, si ami le veulent bien aidier, Vuidier fera le lieppart de son bois, Sur le nom du roi Charles. dans LÉOPARD
Roy sans lettres comme un asne seroit, S'il ne savoit l'escripture ou les lois, Poésies mss. f° 263 dans LETTRE
Je fais tourtel d'autruy levain, Poésies mss. f° 269 dans LEVAIN
Car qui poure [pauvre] est et vuiz [vide, exempt] de villenie, Devant tous puet bien sa teste lever, Fais ce que dois. dans LEVER
Petit menton, lefres et nez traitis, Vos joettes font deux fosses toudis En soubzriant, o belle plus que belle, Poésies mss. f° 250 dans LÈVRE
Pourquoy dit l'en les sept ars liberaulx ? Pour ce que nuz [nul], s'il n'estoit liberal, Noble homme et franc ou attrait [issu] des royaulx Le temps passé, ou en especial Donné aux dieux, n'osast en general Nuls de ces ars retenir ne aprendre, Poésies mss. f° 338 dans LIBÉRAL, ALE
Et la loy faut escripre à un libraire [il faut qu'un copiste écrive la loi], Poésies mss. f° 219 dans LIBRAIRE
Trop à doubter sont notre malefice, Ce que la char est trop habandonnée à touz deliz sans avoir frain ne lice, Poésies mss. f° 299 dans LICE
Et quant vient au licencier [à faire un licencié]...., Poésies mss. f° 451 dans LICENCIER
En buvant vin de grant liqueur, Poésies mss. f° 408 dans LIQUEUR
Et sont les dictes liquides, comme l, m, n, r, qui font la sillabe brieve, Poésies mss. f° 396, col. 2 dans LIQUIDE
Fut establi qu'en remembrance De ce miracle et celle pais [des barons et de la reine Blanche, qui leur présenta Louis IX enfant], Seroit le lit à tousjours mais, En tous lieux où les roys seroient Pour jugement et que tendroient [tiendraient] De France la saincte couronne, Fait, et pour ce encore on l'ordonne Et l'appell'on lit de justice, Qui est à ramembrer propice, Toutefois que roys proprement Doit venir en son parlement, Ou qu'il siet pour justice aillours, Miroir de mariage, p. 120 dans LIT
[à la cour du prince] Livroison n'ont, ne logis qu'en debat, Pour deux chevaux ; un chascun les forconte, Ball. Huiss. d'armes. dans LIVRAISON
Ou j'arderay tous les livres que j'ay, Qui ont traitté de vertus et de vices ; Ou en brief temps le jugement verray Des grans menteurs qui tiennent les offices, Poésies mss. f° 289 dans LIVRE
Et s'ilz veulent avoir marée, On en fait es halles livrée Pour l'argent trois fois la sepmaine, Poésies mss. f° 411 dans LIVRÉE
Si tost que viellesse nous prand, Toujours avons un fer lochant, Poésies mss. f° 252 dans LOCHER
Il n'a [n'y a] rien en mon fait qui loche, ib. f°237 dans LOCHER
Quant l'en me fait quelqu'assignation, à moi payer est tout le monde lent ; L'en ne me sert que de locucion, Poés. mss. f° 367 dans LOCUTION
Quant Julius Cesar, dus des Romains, Vint en Gaule la terre conquerir, Un jour loga entre Soissons et Rains, Sur un hault mont, Conseils des François. dans LOGER
Les chevaulx ont lors tout bien à plenté, Et le logeis de mal en bien se mue, Saison de guerre. dans LOGIS
Ma lettre escrivi et scellay, Et à mon ami l'enveai, Qui la lut, et, trois jours après, Petit loing ou petit plus près [un peu plus ou un peu moins], Me rescrivi en tel maniere, Poés. mss. f° 495 dans LOIN
Bon orfevre et soutil lombart, Prestant or à autrui priere, Poésies mss. f° 356 dans LOMBARD, ARDE
Mais quant il vient une fort mouche à la toile, cil [l'araignée ou le juge] fait le louche, Qui la deüst prandre et happer...., Miroir de mariage, p. 83 dans LOUCHE
À une grant court très notable Alay pour vir [voir] seoir les gens, Dont maint se mistrent à la table, Les uns lourdes, les autres gens, Poésies mss. f° 286 dans LOURD, OURDE
Pour ouvrir deux lucannes, Poésies mss. f° 213 dans LUCARNE
De chien qui mort et de cheval qui rue, De saige foul et d'omme lunatique, Poésies mss. f° 314 dans LUNATIQUE
Lors laisseront li vieillart ce lutin [la passion des femmes] ; Mais je me doubt que ce ne soit trop tart, Poésies mss. f° 206 dans LUTIN
De bonne heure ce nom a été pris pour signifier un homme dangereux, en raison de la chanson de geste : Las ! quel peril de croire losangier Sur son ami ! cil vaut pis que Macaire, Poesies mss. f° 289 dans MACAIRE ou ROBERT MACAIRE
Je sçai tel femme de masson, Qui n'est pas à moi comparable, Qui meilleur l'a [une robe] et plus coustable, Quatre fois que la mienne n'est, Miroir de mariage, p. 21 dans MAÇON
Sires, qui veult faire aucun maçonnaige Doit son vouloir aux maçons decouvrir, Aux charpentiers parler du charpentage, Et aux couvreurs marchander du couvrir, Poésies mss. f° 304 dans MAÇONNAGE
Use du maigre par dedens ; Car la gresse pourrist les dens, Notable enseignement. dans MAIGRE
Je ne suy pas du lieu venue Que pour fole soye tenue ; En mon linaige n'a [n'y a] putain ; Prenez les vostres par la main Et celles de vostre linaige, Poés. mss. f° 517 dans MAIN
Ne te pars plus de la maison, Si ce n'est pour ton grant honeur ; Quand ton maistre et ton droit seigneur Chevauchera, là yras-tu, Poésies mss. f° 520 dans MAÎTRE
Amour m'a fait par sa douce maistrie Penser à lui ; et veult que tous siens soye ; Si le feray tous les jours de ma vie ; à li me dong [je me donne] ; pourquoy ne le feroye ?, Poésies mss. f° 174 dans MAÎTRISE
Mais la grant benignité De ta royal majesté, Lay du roy. dans MAJESTÉ
Se puet chascun net maintenir qui veult, Ne pour nul grief ne doit à mal tourner : Fay ce que doiz et aviengne que peut, Ball. Fais ce que dois. dans MAL, ALE
Temps sans douceur et de maleïsson, Ball. du temps présent. dans MALÉDICTION
N'acquierre jà chevance malostrue : Mieulx vault honneur que honteuse richesce, Ballade, Mieux vaut honneur. dans MALOTRU, UE
En mains perils [je] fu mainte fois manans ; Folie amay, je fis tous ses commans, Erreurs de la jeunesse. dans MANANT
Ore est li temps qu'on ne fait que mander [appeler les hommes au service militaire] ; Mais li mandez destruisent leur contrée, Prennent, pillent quan qu'ils peulent trouver, Poésies mss. 275 dans MANDER
Mal fait mangier à l'appetit d'autrui, Poésies mss. f° 358 dans MANGER
Sans sausse mangue l'en bien rost, ib. f° 379 dans MANGER
[Dans la cour] ami n'y a, n'amie, Congnoissance, diligence, raison, Maniere, senz, honeur, discretion, De l'intérieur des cours. dans MANIÈRE
Se harens vueil [je veux], j'ai maquereaux, Miroir de mariage, p. 12 dans MAQUEREAU
Ô tu [Paris] cité de justice aournée, Qui onques jour n'ouvras de tirannie, Fille de Dieu et par Dieu gouvernée, Mere de foy, mairastre d'eresie, Le vrai escot de la theologie, Poésies mss. f° 37 dans MARÂTRE
Ne croire en tant de marioles, De babouins ou de fioles, Où trop de fois ydolatrons Contre les divines escoles ; Tels simulacres n'aourons [n'adorons], Poésies mss. f° 453 dans MARIONNETTE
Chiens de mer, marsouins, saumons, Congres, tourboz et leurs semblables, Poésies mss. f° 485 dans MARSOUIN
Il y avait un adjectif massu, qui, voulant dire massif, venait de masse 1 : Or voist tout à la massue [que tout aille en bloc], Poésies mss. f° 46 dans MASSUE
Et sces tu qu'il faut aux matrones Nobles palais et riches trones ?, Miroir de mariage, p. 20 dans MATRONE
[Il] Fut maugraé villainement, Poésies mss. f° 393 dans MAUGRÉER
Demandez à vo chamberiere, Se j'ay en mauvais lieu esté, Poésies mss. f° 514 dans MAUVAIS, AISE
Adonc mandent les medecins, Qui les vuident comme poucins Par sirops et par leurs cristeres, Poésies mss. f° 474 dans MÉDECIN
Loyauté soit en vostre compaignie, Pitié aussi, et ne medittes mie, Conseils aux dames. dans MÉDIRE
Par membres doit diviser sa matere En tout moien, montrer s'intencion Par douce voix et par seure maniere ; Rethorique a en ce perfection, Poësies mss. f° 383 dans MEMBRE
Plorez sa mort, soiés memoratis Quels homs ce fu en joie et en delis, Et que de tous vouloit l'amour acquerre, Poésies mss. f° 161 dans MÉMORATIF, IVE
Se je di : gardez le mesnaige ; Or [ma femme] me faint un pelerinaige, Miroir de mariage, p. 12 dans MENAGE
Menstre est appellé et flus, Qui cesse lors à la mere [devenue enceinte], Poésies mss. f° 84 dans MENSTRUES
D'entour lui [il] doit touz menteurs rebouter, Vertus nécess. au prince. dans MENTEUR, EUSE
Puis se trouverent trois estas, Qui firent grant division Du peuple, et grant commocion Des menus encontre noblesse, Poésies mss. f° 572 dans MENU, UE
Au soir diront qu'ilz sont breneulx, Chetis, recreanz et faillis, Quant ils sont d'aucuns assaillis, Eschars, merdeux, lasches et chiches, Poésies mss. f° 553 dans MERDEUX, EUSE
L'en voit les cerfs naturelment muer L'an une fois le merien..., Poésies mss, f° 327 dans MERRAIN
Nulz ne voit [va] oïr haulte messe ; Car le dimanche, pour la presse, Tous ensemble et chascun se passe [se contente] Moult legierement d'une basse, Poésies mss. f° 408 dans MESSE
Des trois mestiers qui sont d'armes tenus, Joustes, tournois et la guerre n'oublie, Poésies mss. f° 204 dans MÉTIER
En ces flours a moult de delis [délices], De deduit, de joliveté ; Au mieulx venir n'ont qu'un esté, Poésies mss. f° 531 dans MIEUX
Pour mon costé crie hahay Maintes fois, et à l'aventure Une migraine ou [au] chief aray [j'aurai], Poésiès mss. f° 442 dans MIGRAINE
Princes, li mondes s'envieillit, De jour en jour anientit ; Septan miliaire s'avance, Poésies mss. f° 446 dans MILLIAIRE
Li grant, li moyen, ly menour, Ne sont pas chascun à par soy, Mais sont conjoint en une amour, Ball. sur le temps prés. dans MINEUR, EURE
Sçavoir les heures, les temps, les minutes et les momens pour sçavoir le commencement des jours et des nuis, Art de dictier, p. 263 dans MINUTE
Or vous suppli, très humbles columbelles, Qu'après ma mort ayez de moi merci ; Dites pour moy pseaumes et miserelles, Poés. mss. f° 365 dans MISÉRÉRÉ
Princes, mieux vault encor tart que jamais En son grant mal prendre un mitigatif, Poésies mss. f° 23 dans MITIGATIF, IVE
S'en soy meismes [il] ne povoit refrener Les meurs mauvais de sa condicion, Des vertus nécess. au prince. dans MOEURS
Heritaige certain ne vray demaine [vrai domaine] N'y puet [ne peut dans le temps] nulz homs acquerir ne garder ; Heure, moment, jours, mois, an ne sepmaine, Qui soit vray sien, qu'on ne luy puist oster, Poésies mss. f° 105 dans MOIS
Car il n'en est aujourd'hui nul en vie Tel comme il fut, ne ne sera des mois [de longtemps], ib. f° 28 dans MOIS
Sçavoir les heures, les temps, les minutes et les moments, pour sçavoir le commencement des jours et des nuits, Poés. mss. f° 394 dans MOMENT
C'est uns mondains paradis Que d'avoir dame toudis [toujours] Ainsy fresche, ainsy nouvelle, Poésies mss. f° 174 dans MONDAIN, AINE
Ne me sembloit qu'il fust homme en ce monde Qui me vausist [valût] de sens et de povoir, Ball. sur les erreurs de la jeunesse. dans MONDE
France qui a longtemps souffert meschief, Qui se plaingnoit et regrettoit montjoye, Poés. mss. f° 131 dans MONT-JOIE
Ô Bretaigne, ploure ton esperance ! Normandie, fai son entierrement ; Guyenne aussi et Auvergne, or t'avence ; Et Languedoc, quier lui son monument, Mort de du Guesclin. dans MONUMENT
À grant moqueur fault grande moqueresse, Poésies mss. f° 225 dans MOQUEUR, EUSE
De philosophie morele, Et celle qui est naturele, Poésies mss. f° 419 dans MORAL, ALE
Fiction moralisée, ib. dans MORALISER
Toujours veult mortier qu'on besongne, Poésies mss. f° 333 dans MORTIER
Morfonduz sont vos chevaulx et morveux, Poésies mss. f° 227 dans MORVEUX, EUSE
À nous te fault les armes rendre ; Ren toy, car tu es desconfis ; Dy le mot, plus ne puez [tu ne peux] attendre, Poésies mss. f° 451 dans MOT
Elles [les femmes] desirent les citez, Les doulx mos à eulx [elles] usitez, Festes, marchiez et le theatre, ib. f° 528 dans MOT
Tendres et mols comme un petit oison, Poe sies mss. f° 207 dans MOU, MOLLE
[Ils] scevent bien là les noms nommer Des estoilles, de pluseurs vens, Et sçavoir en leurs nefs dedens Par la mouche [boussole] à la transmontaine Où le patron la nave maine, Poésies mss. f° 450 dans MOUCHE
Et l'autre dit que je sois bien rentez, Qui maintes fois n'a vaillant une moufle, Poésies mss. f° 222 dans MOUFLE
Or dit qu'elle vient du marchié, Or dit qu'elle a partout cerchié.... Or dit que trop souvent se mouille Pour le proufit de sa maison, Miroir de mariage, p. 70 dans MOUILLER
Mais quant ce vint au fait de la despence, Il restraignit eufs, chandelle et moustarde, Et oublia pain, vin, char et finance : Tout se detruit et par defaut de garde, Administration de l'hôtel du prince dans MOUTARDE
L'en cognoist bien le monton à la laine, Poésies mss. f° 218 dans MOUTON
Neige et gresil sont en terre bouté ; On oit chanter chascun parmi la rue ; Arme toy lors ; tien toi l'iver en mue, Saison de guerre. dans MUE
Aveugle fault estre, muet et sourt ; Trop de perilz sont à suir [suivre] la court, Douleur advenant à ceux qui suivent la cour. dans MUET, ETTE
... Car lors chiet [tombe] le muraige [la muraille], Poésies mss. f° 314 dans MURAGE
Vin grec et du vin muscade, Poésies mss. f° 516 dans MUSCAT
Je ne veul plus, dame, sur vous muser ; Vous povez bien querir autre musart ; Car m'aperçoy qu'on m'a fait amuser, Poésies mss. f° 182 dans MUSER
Et personnes de tous mestiers Sont tuit fraint par beauté de femmes, Et maint en ont esté infame, Mutilé, mors et affolez, Miroir de mariage, p. 92 dans MUTILER
Le perdant les dez a frapez... Maudisoit le jour qu'il fut nez ; En disant : mal suy fortunez, le Dit du jeu des dés. dans NAÎTRE
...Riens n'y font en ce cas Povres habiz, fors science aprouvée, Sens naturel et le bien faire, l'Habit ne fait pas l'homme dans NATUREL, ELLE
Et aujourd'hui [les enfants] se seulent encliner Natuselment à vie dolereuse, Femme et enfants. dans NATURELLEMENT
... Necessaire a ou jardin [il y a un privé au jardin], Où l'on pourra chascun matin Aler une fois par licence, Poésies mss. f° 411 dans NÉCESSAIRE
Car au povre tout perdre fault [en justice], Pour faire un très povre default, Ou une povre negligence Qui est faitte par indigence, Miroir de mariage, p. 85 dans NÉGLIGENCE
Femme n'est qui plus m'ait chier, Pour ce que mon corps est vain ; Bien sçay quant il doit negier Ou plouvoir, tout de certain, Poés. mss. f° 221 dans NEIGER
Neté de corps vous soit contribuée, Poésies mss. f° 158 dans NETTETÉ
Et li oiselet ne sont lent, Chascun an, de leur nid niser, Et, par nature, eulx aviser De pondre, couver et esclore, Poésies mss. f° 487 dans NICHER
Au petit ru [ruisseau] boit tourterelle Plus aise qu'en riviere isnelle ; Son nif en lieu moien enserre, Poésies mss. f° 286 dans NID
Car quant vieulx est, chascun lui fait la nique ; Chacun le veut arguer et reprendre, Son éducation. dans NIQUE
Vous acquestez maintes richesces, Vous usez de toutes noblesces, Poésies mss. f° 427 dans NOBLESSE
Et sy ay veu ailleurs escript Un proverbe qui sur ce dit Que les grans noces font li sot, Et li saige homme sans escot, Poésies mss. f° 498 dans NOCE
Le bon plant se destruit et mue ; Dont le blanc lis devendra noir Par le faulx plant qui tout remue ; Bonne herbe est mise en non chaloir, Poésies mss, f° 7 dans NOIR, OIRE
Toute joye est descendue sur my, Quant j'ai oy de ma dame nouvelle ; Car elle m'a appelé nom d'amy, Poésies mss. f° 180 dans NOM
Oez [écoutez] de la nonnette Comme a le cuer joly, Poésies mss. f° 199 dans NONNETTE
On lieve ce qui ne vaut ; Et ainsi tout perdre faut Par non sens et par folye, Poésies mss. f° 175 dans NON-SENS
Boire à chascunh comme font les Normans, Ce fait adonc fievre et mal concepvoir, Poés. mss. f° 325 dans NORMAND, ANDE
Vous qui tournez lumiere en obscurté, Et qui voulez du jour faire la nuit, Ballade, Vie dissipée. dans NUIT
Vous qui tournez lumiere en obscurté, Et qui voulez du jour faire la nuit, Vie dissipée dans OBSCURITÉ
Si qu'à pechié nul ne vous puist attraire, Et que de ce puissiez avoir l'ottri : Soiez humble, courtoise et debonnaire, Bal. comment le père marie sa fille. dans OCTROI
Le bon fruit d'operacion Qui par son odoracion Et par les fleurs de bonnes oeuvres...., Poés. mss. fo 541 dans ODORATION
Se tu la prens qu'elle soit belle, Tu n'aras jamais paix à elle ; Car chascun la convoitera ; Et dure chose à toy sera De garder ce qu'un chascun voite [sic], Et qu'il poursuit et qu'il convoite ; Car tu as contre toy cent oeulx, Poésies mss. f° 499 dans OEIL
Puis qu'ainsy est, mettez vous à enchiere ; J'offerray tant que j'y devray partir [avoir part], Poésies mss. f° 182 dans OFFRIR
Roys qui ne scet est comme oisel en caige, Poés. mss. f° 118 dans OISEAU
Son aïeul [de ta femme], son frere et son oncle Et son pere doiz tu à l'ongle Honourer, amer, conjouir, Miroir de mariage, p. 38 dans ONGLE
[Les flatteurs des princes] En decevant pour leur argent attraire, Leur consentent ordure et lascheté, Ce qui est nécessaire aux roys. dans ORDURE
De touz ouvriers d'armes, d'orfaverie, De tous les ars c'est la flour, quoi qu'on die, Sur les beautés de Paris. dans ORFÉVRERIE
Et encor seroit bon, nature, Que vous cessissiez vostre forge Dorenavant, et que tel orge, C'est à dire bestes et gens Et la semence des vivans Qui tant est mauvaise et despite...., Poésies mss. f° 432 dans ORGE
Fille que j'ay, puis que vous fustes née, Orphenine de mere defaillant, Dix et sept ans nourrie et gouvernée...., Ball. Comment le père.... dans ORPHELIN, INE
Par eulx convient le timon ordener ; à pouge, à ourse est la flette tournée, Poésies mss. f° 215 dans ORSE
Treuvent un os qu'il vont rongant ; Dont entre eulx mut [s'éleva] trop grant rios [querelle], Et se combatent rudement ; Deux chiens sont mauvais à un os, Poésies mss. f. 367 dans OS
....Or hoste ton cuer d'elle, Poésies mss. f° 251 dans ÔTER
Car je voy bien, qui aime à tart oublie, Poésies mss. f° 366 dans OUBLIER
Sur les petiz [il] fist la restrinction [économie] Qui monte à pou ; vez ci large ignorance : Es grans cas chiet [tombe] la bonne pourvoiance ; Plus despent loup que brebis ne oustarde, Administration de l'hôtel du prince. dans OUTARDE
Et touz outieulx pour charpenter, Poésies mss. f° 356 dans OUTIL
Chambres, tapis, carreaulx d'ouvraige [ouvrés], Poésies mss. f° 442 dans OUVRAGE
L'an mil trois cens un avec quatre vins, Le premier jour du douteus mois de mars, Leva grant vant de paillars et coquins, Qui à Paris couru de toutes pars.... Fuyez, fuyez pour les maillez de plomb, Poésies mss. f° 128 dans PAILLARD, ARDE
Quant guerre et tournoi ne sont mie, Ne joustes, qu'il ne s'entroublie à paillardise...., Poésies mss. f° 503 dans PAILLARDISE
Hardi fu, moult de maulx souffri, De froit pain plusieurs fois manga, Miroir de mariage, p. 14 dans PAIN
Pourement ay esté peüz ; De pain secont vivoit mon maistre, Et cellui dont me faisoit paistre Fut presque quart, nel vueil noier [nier], Poésies mss. f° 457 dans PAIN
Tel a pou blet [peu de blé], qui a assez pain cuit, ib. f° 36 dans PAIN
Chascun se doit à son per assembler, Pour vivre jà non dissemblablement, Fou est vieux homme. dans PAIR, AIRE
Et li poisson.... De leurs chars [les chairs des hommes] feront leurs paissons, Poésies mss. f° 469 dans PAISSON
Vivre du sien et qu'on puist demourer En paix de cueur.... , Manière d'estre à la cour. dans PAIX
Car le fort au foible toloit [enlevait] Et par tyrannie acqueroit Ce qu'il avoit dedans son pal [son enclos], Poésies mss. f° 438 dans PAL
Au trou où le conin [lapin] se glice, Ma bourse et mon pannel tendroie, Poésies mss. f° 438 dans PANNEAU
Entre les choses de jeunesse Que l'on m'aprinst dès mon enfance, Mon maistre me blasma yvresse Et à trop emplire ma pence, Qu'il faut tenir sa parole. dans PANSE
Se chasteté la papelarde Avoitainsi le monde duit Et à sa cordelle seduit, Jamais ne seroit creature, Et ainsi defaudroit nature, Poés. mss. f° 555 dans PAPELARD
Ce n'est pas honte de devoir ; En desfine l'en par papier, Poés. mss. f° 407 dans PAPIER
Vous regarder est un droit paradis ; De jour en jour vo beauté renouvelle, Poésies mss. f° 250 dans PARADIS
Quand madame et ma deesse Et mon paradis mondain..., ib. f° 100 dans PARADIS
Onques pour ce ne desista ; En derrain part s'est embatu ; Des quilles toutes y getta, Poésies mss. f° 280 dans PARC
Faictes vous servir grandement, Et servez paresceusement, Poésies mss. f° 408 dans PARESSEUSEMENT
Mais je me suy si bien gardée, Dieu mercy, qu'onques resgardée Ne fu pour chose que feïsse ; Et s'eusse bien, se je voulsisse [et j'aurais bien, si j'avais voulu], Trouvé qui eust parlé à moy, Poésies mss. f° 511 dans PARLER
Et mesmement selon science Se doit purgier la conscience Des vices parmi les vertus, Poésies. mss. f° 542 dans PARMI
À Saint-Denis un chafault et parterre, Joustes très grans, où l'or luit et habonde, Poésies mss. f° 298 dans PARTERRE
Nes [même] le bien commun Laissierent du tout li Rommain, Dont ils furent perdu à plain, Quant ils furent particuler [égoïstes], Miroir de mariage, p. 130 dans PARTICULIER, ÈRE
Car resister n'est pas de ma partie [n'est pas mon lot], Poésies mss. f° 213 dans PARTIE
Pour ce du cuer humblement luy supply, Que mon amour ne soit point sans partie [sans retour], ib. f° 166 dans PARTIE
Se jeunes est et a jeune partie [femme], ib. f° 363 dans PARTIE
Prince, depuis qu'Adam fut nez, Ne fut gens plus desordonnez, Ne plus desloyaux patarins.... Que sont partout les maronniers [les mariniers], Poésies ms. f° 356 dans PATARINS
Patiaument, sans reveler, Poésies mss. f° 565 dans PATIEMMENT
Vous qui tenez cinq prouvendes ou six, Tant cathedraux comme coilegiaux, Patronaiges, chapelles neuf ou dix...., Poés. mss. f° 357 dans PATRONAGE
Et puis querez joustes et les bouhours, Gieux de palme...., Vie dissipée. dans PAUME
Et ains que li ans fust passez, De ces escuz que vous sçavez [rançon du roi Jean], En deut quatre cent mille avoir, Et ainsi, ce devez sçavoir, Chascun an jusqu'à fin de paye, Miroir de mariage, p. 175 dans PAYE
Pour quoi veult estre un païsant à un noble homme ressemblant ?, Poésies mss. f° 519 dans PAYSAN, SANNE
Prince, après ce qu'on ot mangié, Et beu tant qu'on estoit blecié, Vont estuver li pelerin [les bons compagnons], Poésies mss. f° 365 dans PÈLERIN, INE
Preudons seras, poures, penibles [laborieux, qui se donne du mal], Poésies mss. f° 525 dans PÉNIBLE
Trop mauvais y fait, quand j'y pense, Chevauchier par leur païs, Virelai contre le pays de Flandres. dans PENSER
Et le roy luy eust donné à sa vie certaine pension, Suppl. au roi. dans PENSION
Se desir estoit esprevier, Et volast en toute saison, En quele chambre en vo maison Li feriez-vous perche à perchier ?, Poésies mss. f° 439 dans PERCHE
.... l'avoir acquesté [le bien qu'on a acquis] Par cas soudain est à un coup perdable, Poésies mss. f° 105 dans PERDABLE
Le perdant les dez a frappez. Maudisoit le jour qu'il fut nez, le Dit du jeu des dés. dans PERDANT, ANTE
Temps sans cremeur [crainte], temps de perdicion, Aage tricheur, tout va desloiaument, Du temps présent. dans PERDITION
Perilleuse es et perissable, Poésies mss. f° 17 dans PÉRISSABLE
Si suy en grant proplexité, Miroir de mariage, p. 9 dans PERPLEXITÉ
.... Use porées Qui soient faictes au persil, Pour ce qu'il est de pierre essil, Et qu'il descombre les conduis, Noble enseignement dans PERSIL
Vous qui voulez du jour faire la nuict, Pervertissans par dormir la clarté Du beau soleil, qui pour besongner luit, Vie dissipée. dans PERVERTIR
Es grans gaages [il] ne mist provision, Ne sur les gens dont l'ostel a grevance ; Sur les petiz fist la restrinction [l'économie] Qui monte à pou...., Mauvaise admin. dans PETIT, ITE
Bien m'a amours prins au saut de la pye Soudainement en passant mon chemin, Poésies mss. f° 181 dans PIE
Dont quant à moy je tien que c'est grant sens, D'avoir à court un pié hors et l'autre ens, Ball. s. la cour. dans PIED
Et aussi me fust bien mestiers [besoin] D'avoir bourses de pierreries, Cousteaulx à ymagierie, Poés. mss. f° 496 dans PIERRERIES
On parle de paons rostis, De turterelles, de pigons, Poés. mss. f° 345 dans PIGEON
....Tous boutent dedens [le plat] Leurs mains jusqu'aux pinces des doys, Poés. mss. f° 354 dans PINCE
Très chier et très amé cousin, Tant avez pincé le raisin Et la purée de Bourgoingne, Que mal a alé vo besoingne ; Souffert en avez maladie, Poésies mss. f° 420 dans PINCER
Chascun qui puet [peut] prent, hape et pique, Pour avoir grant estat et mise, Poésies mss. f° 337 dans PIQUER
Chascuns qui puet [peut] y pille ou emble ; Nulz n'y craint Dieu piteusement, Poésies mss. f° 336 dans PITEUSEMENT
Plaines gens sont sans decepvoir, Qui ayment justice et droiture, Poés. mss. f° 449 dans PLAIN, AINE
[Le prince doit] Le poure ouïr, le plaintif escouter, Des vertus nécess. au prince. dans PLAINTIF, IVE
Princes, yvers les poures gens guerrie [guerroie], Les mauvestus et les chetis estrie [combat], Perdre leur fait planche, pont et barriere [c'est-à-dire tout], Poésies mss. f° 234 dans PLANCHE
Planne d'acier dont on fait les cerceaux, Poésies mss. f° 385 dans PLANE
Tant que ce mot soit de tous poins plané [expliqué], Poésies mss. f° 140 dans PLANER
Mais amours fiert [frappe] et d'estoc et de plat Maint dolent cuer [coeur] qui pleure à chaudes larmes, Poésies mss. f° 142 dans PLAT, ATE
Car par tel tribulacion Vont toutes les choses de plat, ib. f° 386 dans PLAT, ATE
Apprenez-moi comment j'aray estat, Et en quel lieu je trouveray bon plat Pour gourmander et mener glote vie, Poésies mss. f° 282 dans PLAT
S'à nopces vont bailli ou pleur [enterrement], Poésies mss. f° 294 dans PLEUR
La mer, Notus, li vens plugeux, Poésies mss. f° 24 dans PLUVIEUX, EUSE
On dit qu'eschaudez yaue [eau] craint ; Poissons batu fuit le fillé, Poésies mss. f° 221 dans POISSON
Si n'osera nullement Choses celestiaument Comparer ne que une pomme, Poésies mss. f° 82 dans POMME
En mon vergier et en ma pommeroie, Poés. mss. f° 26 dans POMMERAIE
Quant j'oy [j'eus] mon aage premerain, Entre mes quinze et vingt quatre ans, Les pommettes avoie ou [au] sain, Poésies mss. f° 33 dans POMMETTE
Et quant je voy que pas n'en rient [les maris], Mais dient que, leurs femmes mortes, Ne passeront jamais telz portes [ne se remarieront pas], Miroir de mariage, p. 13 dans PORTE
Quant vostre terre est endebtée, Qui ne restraint [économise], chose est prouvée Qu'on pert adonc le possessoire [la possession], Poésies mss. f° 319 dans POSSESSOIRE
Oultre ta possibilité [plus que tu ne peux], Miroir de mariage, p. 20 dans POSSIBILITÉ
Nous fault queux [cuisiniers] et de mainte guise, Hasteurs [rôtisseurs], potagiers [faiseurs de potages] et soufleurs, Poésies mss. f. 413 dans POTAGER, ÈRE
Pouldre de duc pour l'ypocras, Poésies ms. f° 497 dans POUDRE
Et nous sommes jusqu'à sept ans poupart, Poésies mss. f° 293 dans POUPARD
S'on n'y pourvoit, royaumes, tu te pers ; Un cuer vaillant puet [peut] ton fait redrecier, Conseils des François. dans POURVOIR
Mais aujourd'hui vois maint homme encliné Pourvir aux gens et non pas à l'office, Poés. mss. f° 140 dans POURVOIR
Ensengnez moi, beau seigneur et voisin, Où je pourrai ces trois choses trouver, Femme constant, sage homme et gras poussin, Poés. mss. f° 183 dans POUSSIN
Riens ne se puet comparer à Paris ; C'est la cité sur toutes couronnée, S. les beautés de Paris. dans POUVOIR
Et s'on sent son corps empirer, Aler fault aux praticiens, Qui soient bons phisiciens, Notable enseign. dans PRATICIEN
Princes, prelas grans et moyens, Maistres de la divine escole ; Clers, conseilliers, praticiens...., Poésies mss. f° 433 dans PRATICIEN
Advisez-vous, toutes gens de pratique, Marchans d'argent, exigeurs de finance, Poésies mss. f° 331 dans PRATIQUE
[Juriste] Qui a très po [peu] pratique et heritaige, ib. f° 366 dans PRATIQUE
Que ne suivoies tu la pratique. Des droiz civils, foul frenetique ?, ib. f° 419 dans PRATIQUE
Qui bien savoir veult l'art de theorique, Avant qu'il soit bon rhetoricien, Quatre poins fault avoir en sa pratique, ib. 383 dans PRATIQUE
Tu n'as maison, terre, eritaige, Pratique, vray sens ne usaige, Pour pratiquer [gagner] un seul denier, Poésies mss. f° 418 dans PRATIQUER
Les prez sont près, les jardins deduisables, Les beaux preaulx, fontenis bel et cler, le Bois de Vincennes. dans PRÉAU
Elle apaisa la grant discorde Des barons françois vile et orde, Qu'ilz avoient de gouverner, Non pas pour bien, mais pour regner ; Car chascuns tenoit une bende, Chascuns vouloit avoir prebende, Et tenir le royaume en bail, Poésies mss. f° 558 dans PRÉBENDE
.... Vieille contagieuse, Voulez-vous donc gouverner la contrée En beguinant, faire la precieuse Pour empescher toute vie amoureuse ?, Poésies mss. f° 334 dans PRÉCIEUX, EUSE
Ainsi fine [finit] lors sa preface, Et fait son fil entendre et croire Que tout lui a dit chose voire [vraie], Miroir de mariage, p. 69 dans PRÉFACE
Le bien commun [le prince] doit sur touz preferer, Des vertus nécess. au prince. dans PRÉFÉRER
Et vestus comme uns drois prelas, Poésies mss. f° 514 dans PRÉLAT
Ou [au] moien tems [de ma vie] oy [j'eus] la prerogative, Je sceu les lois et les decrez entendre, Et soutilment arguer par logique, Et justement tous vrais jugements rendre, Son éduc. dans PRÉROGATIVE
Ma lettre escrivi et scellay, Et à mon amy l'enveai, Qui la lut et trois jours après, Petit loing ou petit plus près, Me rescrivi en tel maniere, Poésies mss. f° 491 dans PRÈS
S'il voit les biens et les iniquités à son miroer prescient, pardurable...., Poés. mss. f° 104 dans PRESCIENT, ENTE
Mais je m'en debat pour noyant [en vain], Qu'autre chose ne s'en fera, Jusqu'à tant qu'un pappe sera Que Dieux a preservé saint homme Qui son trosne mettra à Romme, Poésies mss. f° 525 dans PRÉSERVER
Les parens et amis sont mors, L'un par glaive, l'autre en vieillesce ; L'un par malage [maladie], l'autre en presse [bataille], L'un en bois et l'autre en riviere, Poésies mss. f° 525 dans PRESSE
Se nulz m'en scet dire aucun bien, Je le tendray [tiendrai] secret com prestre, Poésies mss. f° 247 dans PRÊTRE
Ceulx qui avoient et ont accoustumé de faire en ceste musique naturelle serventois de nostre dame, chançons royaux, pastourelles, ballades et rondeaulx, portoient chascun ce que fait avoit devant le prince du puy, et le recordoit par cuer ; et ce recort estoit appellé en disant après qu'ils avoient chanté leur chancon devant le prince, Poésies mss. f° 395 dans PRINCE
Dame d'orgueil et de tout mal princesse, Poésies mss. f° 345 dans PRINCESSE
En la saison et ou [au] printemps d'esté, Ou [au] gentil mai, qui est si noble mois, le Bois de Vinc. dans PRINTEMPS
De femme nuit prochienneté [accointance], Poésies mss. f° 532 dans PROCHAINETÉ
Aujourd'hui li tems est felons ; Car par mentir chascun procure Or et argent ; c'est chose dure, Poésies mss. f° 245 dans PROCURER
....Les haulz bois profitables [qui donnent du profit] Du noble parc puet l'en veoir branler, le Bois de Vincennes. dans PROFITABLE
Pour vaillance, honneur et sçavoir N'est aucuns sans promoteur trait, Poés. mss. f° 441 dans PROMOTEUR
Par la promocion [exhortation] des quatre dessus nommez, Poés. mss. f° 492 dans PROMOTION
Dont leur prophete Merlin Pronostica la douloureuse fin Quand il escripst : vie perdrez et terre, Ball. Proph. de Merl. dans PRONOSTIQUER
Et ce qu'elles ont, habandonner En commun sanz propreté, Poésies mss. f° 408 dans PROPRIÉTÉ
Proe qui fend les ondes, dans le Dict. de DOCHEZ. dans PROUE
[Paris] C'est la cité sur toutes couronnée, Fontaine et puis de sens et de clergie, Sur les beautés de Paris. dans PUITS
Les prouesses que fit li bons Bertrans Connestable du Guesclin qui engrans [désireux] Fut de garder l'utilité publique, Et qui maintint si sa guerre punique Sur les Anglois, que France reformée En fut...., Poés. mss f° 198 dans PUNIQUE
On trouve au XVe siècle punissable, au sens actif de capable de punir : Justice est là fort, dure et pugnissable Aux malfaicteurs qui veulent offenser, Poésies mss. f° 358 dans PUNISSABLE
Très chier et très amé cousin, Tant avez pincé le raisin Et la purée de Bourgoingne, Que mal a alé vo besoingne ; Souffert en avez maladie, Poésies mss. f° 420 dans PURÉE
Chascuns dort plus que il ne veille Par force de prendre purée ; Las ! ce n'est à coupe dorée, à tasse, au voire, mais au pot, ib. f° 421 dans PURÉE
Je lesse aux ordres mandiens Mon grant escrins où il n'a riens, Excepté le bois et le fer ; Car ils gettent les gens d'enfer, Et font aler en purgatoire Dès leur vivant qui les veult croire, Poésies mss. f° 424 dans PURGATOIRE
Or regardez le grant desroy Que Clithemetra la putain Fit à son seigneur souverain, Poésies mss. f° 506 dans PUTAIN
Et qui pis est, il advenrra Que celle femme ja n'ara Hoir ne enfant de son espoux, Qui cuide que cilz sien soit toux [tel], Et il n'est que fils putatis, Li maris peres vocatis, Poésies mss. f° 568 dans PUTATIF, IVE
Par astrologie, par geomancie, par nygromancie, par pyromancie...., Poésies mss. f° 380 dans PYROMANCIE
De pain secont vivoit mon maistre, Et cellui dont me faisoit paistre, Fut presque quart, nel vueil noier [nier], Poésies mss. f° 457 dans QUART, ARTE
Adonc un bourgeois honourable, Qui Jehan Maillart fut appelez, Qui estoit quartier de ce lez [côté], Et garde d'un quart de la ville, De la porte et de la bastille, Poésies mss. f° 573 dans QUART
Il n'est qu'un roy qui ait titre certain, Et tous regnes procedent de ce roy : C'est un seul Dieu, qui est le souverain, Ball. Amour de Dieu. dans QUE
Chaudement son gieu [de quilles] commença ; Ou premier part a abattu ; Mais quant vint au passer de là, Son gieu luy fut moult debattu Pour le grant peril qui y fu De hasart, lors du baston quille, Tant qu'à pou qu'il n'a tout perdu, En disant : à ce coup la quille, Poésies mss. f° 280 dans QUILLE
Les aveugles que fonda saint Loys, Qui quinze vins sont en une maison, Poésies mss. f° 286 dans QUINZE-VINGTS
Et sur ce point ai je donné à Galehault mon compaignon Chambre et estable en ma maison, à Paris, tant comme il vourra, Et, la demeure lui plaira, Par la maniere dessus dite, Et, s'il ne luy plaist, quitte à quitte, Poés. mss. f° 412 dans QUITTE
[L'avocat au client :] Amis, fay la geline pondre, Et apporte assez, c'est de quoy ; Car en ton faict goute ne voy, dans Hist. litt. de la Fr. t. XXIV, p. 416 dans QUOI
[La femme] Une heure brait, une autre crie ; En ce monde n'a tel tourment ; Pour ce l'appell'on rabat joye, Poés. mss. f° 452 dans RABAT-JOIE
[Vous] Qui ainsy m'alez rabrouant, Poésies mss. f° 378 dans RABROUER
Racaille du mau saint Martin Et de tous maulx de plus en plus, Poésies mss. f° 212 dans RACAILLE
Et un racheux [galeux], gendre un tigneux, Poésies mss. f° 481 dans RACHEUX, EUSE
Pardonnez au poure chetif, Et par plus fort raison aux bestes, Qui n'ont nul sens acquis es testes, Poésies mss. f° 479 dans RAISON
À tout un ramon de behourt [avec une lance de tournoi], Poésies mss. f° 561 dans RAMON
Telz loups rapaux valent pis que gabelle, Poésies mss. f° 232 dans RAPACE
De venir les queues [tonneaux] raser [racler], Poésies mss. f° 474 dans RASER
D'eulx regarder [je] fu de joye ravis, Poésies mss. f° 219 dans RAVIR
Seoir veillier, avoir aux dez recours, Rebanqueter, c'est la vie des cours, Le jour dormir...., Poésies mss. f° 61 dans REBANQUETER
D'entour lui [il] doit touz menteurs rebouter, Des vertus nécess. au prince dans REBUTER
Et convendra que tout premiers Se facent presentacions Par ordre et recitations L'endemain des faiz advenus, Poés. mss. f° 413 dans RÉCITATION
Les dons et gaiges recoupper Excessis et les moderer, Ainsi doit tout vaillant roy faire, Poésies mss. f° 314 dans RECOUPER
Seoir, veillier, avoir aux dez recours, Rebanqueter, c'est la vie des cours, Vie dissipée. dans RECOURS
Tout se destruit, comment puet il recroistre ? Vray pape n'est n'empereur en l'eglise, Poesies mss. f° 326 dans RECROÎTRE
Tu qui deffendoies jadis, Comme docteur, de femme prendre, Par escripture et par tes dis Monstrant les perils d'y descendre, Te voy cele doleur emprendre En redarguant ta parole, Poésies ms. f° 451 dans RÉDARGUER
Prince, tenez que soubz le firmament, En temps d'esté, n'a place plus plaisant ; Car des beaux prez et des flours y redonde La douce odeur, Poés. mss. f° 324 dans REDONDER ou RÉDONDER
Noz redoubtées damoiselles, Aujourd'hui avons seu nouvelles Du grief, du mal.... [redoubtées est ici un terme de respect], Poésies mss. f° 425 dans REDOUTER
Car telz gens [les hérauts] sont referendaire De dire le bien et non taire Ce qui leur a esté donné, Poésies mss. f° 553 dans RÉFÉRENDAIRE
Toute la premiere vertu Est de sa langue refrener ; Car taire en temps a plus valu à pluseurs que le trop parler, Poésies mss. f° 447 dans REFRÉNER
.... S'on labour tart, Le fruit ne peut avoir si bon regart Pour la terre, quant elle est desertée, Comme celle qui en bon temps s'espart, Poésies mss. f° 146 dans REGARD
Tel doit estre regent, Lent de pugnir, aux bons non faire ennui, Et aux mauvais rendre droit jugement, Vertu nécess. au pr. dans RÉGENT, ENTE
Pour hoirs avoir, pour vivre et pour regner [vivre en honneur], Sages est cilz qui ainsy se marie, Poésies mss. f° 261 dans RÉGNER
Edifier fay de paix un autel, Du jou [joug] pesant fay relaxation, Poésies mss. f° 59 dans RELAXATION
Ains que [avant que] nappes soient lavées, Put en ta chambre li relans, Tes linges sont ors et puans, Poésies mss. f. 378 dans RELENT
Qui fait vignes, li coux est grans ; Bastons il y fault à oultraige, Cuves, cuveaux, queux, reliaige, Poésies mss. f° 363 dans RELIAGE
Mais soit bonne et religieuse, Et de sa besongne songneuse De son hostel à droit tenir, Poés. mss. f° 492 dans RELIGIEUX, EUSE
Tout n'est pas or ce qui reluit, Poésies mss. f° 55 dans RELUIRE
C'est quarte et la derreniere Et plus perilleuse maniere [de gravelle], Qui est moins remediable Quant à medecine et curable, Poésies mss. f° 473 dans REMÉDIABLE
Et mainte foiz, qui bien n'y remedie, Plus y despent qui plus a de mesgnie, Douleur de ceux qui suivent la cour. dans REMÉDIER
Quant [une femme] bien promet, c'est trop grant faulcetez De rendre mal, et d'estre remuable [à qui on ne peut se fier], Poés. mss. f° 162 dans REMUABLE
On doit aller guerroier en esté Et ou printemps que l'erbette point drue, Que li chaut vient, et yver se remue, Poésies mss. f° 49 dans REMUER
Le trop d'officiers remue [réforme], Que tu as comme oiseaulx en mue ; Et si ne te servent de rien Fors de gaster peuple et le tien, ib. f° 320 dans REMUER
Mais l'ami de vraie amitié Suit l'ami en adversité, Non pour remuneracion...., Miroir de mariage, p. 1 dans RÉMUNÉRATION
Car, en servant, se sont remuneré, Et ont acquis rente ou possession, Ballade, la fourmi et le criquet. dans RÉMUNÉRER
Dieux punit mal ; le bien remunerer Vourra [il voudra] aux bons, ainsi faire le suelt, Fais ce que dois. dans RÉMUNÉRER
Ô les coulons [avec les pigeons] fault vivre simplement, Ô les renars renarder ensement, Poés. mss. f° 13 dans RENARDER
Balade que bonne renommée vault mieux à l'homme que fin or, Poésies mss. f° 368 dans RENOMMÉE
Et pour ce ai voulu entreprendre, Qu'on ne m'en puisse renommer [accuser d'ingratitude], De venir vers vous de çà mer, Poésies mss. f° 484 dans RENOMMER
Servirons et conseillerons, En renunçant à tous les drois Que nous y avons par les lois Et establissemens de France, Miroir de mariage, p. 119 dans RENONCER
À ce bon jour de renouvellement Je ne vous sçay d'autre chose estrener, Poésies mss. f° 141 dans RENOUVELLEMENT
Troie la grant fut à perdicion Par convoiter ce qu'elle ne deust mie ; Du monde fut grant renovacion ; Aux Romains vint après la monarchie, Poésies mss. f° 107 dans RÉNOVATION
Fuyez, truant, caymant et coquin, Maquerelles, ribaudes repenties, Poésies mss. f° 353 dans REPENTIR (SE)
Mais ailleurs en est jà l'ystoire Escripte au long par repertoire, Pour donner exemple aux mauvais, Miroir de mariage, p. 146 dans RÉPERTOIRE
Confusion te suit et deshoneur ; Ty fait [tes actions] à tes diz repliquent, Poésies mss. f° 229 dans RÉPLIQUER
Orgueil n'i a, ne vice reprimable ; Verité regne, et le mentir desplaist, Poésies mss. f° 207 dans RÉPRIMABLE
N'as-tu pas oÿ reprouchier [dire en proverbe], Que l'arbre qui ne porte fruit Sera arrachée et destruit ?, Poésies mss. f° 488 dans REPROCHER
Après ce repudiement, Lui depria tres humblement Qu'à femme voulsist [il voulût] sa suer [soeur] prendre, Poésies mss. f° 505 dans RÉPUDIEMENT
Les humeurs et choses resoltes Par grant froit, par trop grant chaleur, Poésies mss. f° 473 dans RÉSOUDRE
[Nous] Qui querons estre resaisis Des biens...., Poésies mss. f° 347 dans RESSAISIR
L'en luy donne bien d'une masse [à un homme mal vêtu], Quant il s'avance en poure habit, Si grand coup qu'il s'en ressortit [retire, recule], Tout confus et à sa grant honte, Poésies mss. f° 553 dans RESSORTIR
Qu'ils soient restituteurs [qu'ils fassent restitution], Poés. mss. f° 310 dans RESTITUTEUR
Mais quant ce vint au fait de la despense, Il restraingnit eufs, chandelle et moustarde, Admin. de l'hostel du prince dans RESTREINDRE
Es grans gaages [il] ne mit provision, Ne sur les gens dont l'ostel a grevance, Sur les petiz fist la restrinction, Qui monte à pou...., Admin. de l'hôt. du prince. dans RESTRICTION
Le trop d'officiers remue [congédie], Que tu as, comme oiseaulx en mue.... Ils ont sans cause retenue [gages, salaires], Poésies mss. f° 320 dans RETENUE
Et le roy lui eust donné, à sa vie, certaine pension ; Qu'il vous plaise, seigneur très redoubté, Retenue ait et confirmacion, Suppl. au roi. dans RETENUE
Qui s'en part [de la cour], au retournement Luy fault nouvel recointement, Poésies mss. f° 66 dans RETOURNEMÉNT
S'iert [ma femme sera] le retret de ma jonesse, S'iert le baston de ma vieillesse, Miroir de mariage, p. 11 dans RETRAIT
Equivocation retrogradée [mise sous forme de vers rétrograde], Poésies mss. f° 397 dans RÉTROGRADER
Plus lui fist de derision Sa femme crueuse et perverse, Et plus son couraige reverse, Que chose qu'il eust à souffrir, Poésies mss. f° 532 dans REVÊCHE
[que le roi Charles soit] Riches sur tous, reverens et adrois ; Or lui doint Dieux bien achever sa guerre, S. le nom du roi Charles. dans RÉVÉREND, ENDE
Je sceu les loys et les decrez entendre.... J'estoie adonc reverens, Son éducation. dans RÉVÉREND, ENDE
Ne cure n'ot [le corbeau] de revoler, Pour notifier dedans l'arche Comment la terre se descarche [décharge], Poés. mss. f° 481, 2e col. dans REVOLER
Mais en lieu de mon bailliaige Me fist l'en tresorier sauvaige Qui fors huit jours ne me dura, Revoquez fu ; avisez là Comment et à qui vous servez, Poésies mss. f° 339 dans RÉVOQUER
Tout bon rethoricien doit parler et dire ce qu'il veut monstrer saigement, briefment, substancieusement et hardiement, Art de dictier. dans RHÉTORICIEN
Que fait chanoine qui ricanne Comme nos asnes en moustier ? Certes je croy que tout se damne ; Chascun fait contre son mestier, Poésies mss. f° 293 dans RICANER
inv Certes vous amez autre part, Et voy que vous ne m'amez rien, Poésies mss. f° 493 dans RIEN
Li autres rit si très orriblement Qu'il semble folz ; tant li siet son ris mal, Que ce semble le ris d'un cardinal, Poésies mss. f° 218 dans RIS
Et puis, une autre journée, Sera la chasse cornée ; Une autre, en rivière yray [j'irai chasser les oiseaux aquatiques sur le bord de l'eau], Poésies mss. f° 200 dans RIVIÈRE
[Quand on couche deux] L'un veult dormir, l'autre veillier ; L'un veut sa robe [couverture] entourtiller Pour le froit ; l'autre contregaige Et tire à soy...., Poésies mss. f° 448 dans ROBE
Car comme uns asnes couronnez Est uns rois terriens sans lettre, Poésies mss. f° 550 dans ROI
Maleureus suis par toute lettre, Voire, par Dieu, roy des mescheans [ceux qui ont mauvaise chance], ib. f° 382 dans ROI
Cent mille foiz vous doy remercier, Chiere dame, de vostre doulz octroy ; Car vous m'avez fait plus riche d'un roy, Art de faire des chansons. dans ROI
Li homs qui vit en leesce et en joie, Sanz soi troubler des fortunes du monde, Vit longuement s'il maine vie ronde, Poés. mss. f° 330 dans ROND, ONDE
On a dit rondelet dans le sens de rondeau : Chansons, lettres et rondelez, Poésies mss. f° 499 dans RONDELET
Puisqu'il me faut ainsi ronger mon frain, Poésies mss. f° 179 dans RONGER
Et n'est nulle chose plus vraye, Que telz prelaz moult se resjoient, Quant grosses tourbes de gens voient Après eulx, là monstrant leur roe, Poés. mss. f° 522 dans ROUE
J'ay par ma convoitise Tout perdu, argent et chemise, Pour vingt francs que je vi si rouges ; Mettre les cuiday en mes bouges, Poésies mss. f° 375 dans ROUGE
Car li serpent plains de desloiauté, Roussiaulx et fel, quant il se voit garis...., Poésies mss. f° 9 dans ROUSSEAU
Au petit ru boit tourterelle, Plus aise qu'en riviere isnelle, Poés. mss. f° 286 dans RU
Comment sont li noble si rude Qu'ilz ont la science en despit ? Dont ilz sont de venu petit, Miroir de mariage, p. 110 dans RUDE
Encores, quant à mariage, Tendroie cellui à plus saige Qui la laide femme prendroit, Que cil qui la belle tendroit ; Car à la belle chascuns rue, Poés. mss. f° 501 dans RUER
Mais grans chevaulx s'arreste et va le pas, Quant il est fait, sanz ruer en tout cas, Ball. des chevaux. dans RUER
Li josne enfant deviennent rufien, Joueurs de dez, gourmans et plein d'yvresse, Poés. mss. f° 307 dans RUFIEN
Mais cuer et corps et finance ruiner M'a fait du tout femme artificieuse, Femme et enf. dans RUINER
Jehan de Lille et Gilles Marcel Furent mors et occis ce jour Semblablement en la rumour, Comme le prevost [Marcel] dessus dit, Miroir de Mariage, p. 150 dans RUMEUR
Mais plus y suis et moins ay de puissance, Et suis de tous escharnis et rusez, Poés. mss. f° 239 dans RUSER
Or veons se li homs refuse Sa femme à aucun qui la ruse [pourchasse] Plus grand de li...., ib. f° 499 dans RUSER
[Une femme] Tant se scet de la langue aidier, Qu'ele ara droit, par son plaidier, Encontre cellui qui l'accuse ; Il n'est rien que femme ne ruse, ib. f° 509 dans RUSER
Car tant savoit de menterie, Qu'il se departoit franchement, Sans paine, de ses accuseurs, Tenir les faisoit pour ruseurs [trompeurs], Et ainsi demouroit en grace, Poés. mss. f° 483 dans RUSEUR
Aussitost muert homs qu'on puet dire clac ; Que devendra la poure ame esbahie ? Car nul ne tent qu'à remplir son sac, Ball. dans SAC
De ce sacre sont tous les roys de France Oint et sacré, et non autre lignée, Sur quels points doit durer ce royaume. dans SACRE
Encore ay-je d'autres veüs Jurer le sang que Dieux jecta, Et par le ventre Dieu le plus, Par le sacre que Dieux sacra, Par cil qui sa mort pardonna, Poés. mss. f° 32 dans SACRE
Tendre vous fault la main aux sains ; Tendez. - Voulentiers, beau compains. - Or jurez le saint sacrement, Vostre foy, vo baptisement, Tous les sains et toutes les saintes, Sans penser à paroles faintes, Poésies mss. f°. 374 dans SAINT, AINTE
[Saint Louis] Ce est li glorieus patrons Qui par ses prieres protege Ledit royaume, et qui l'alege De pluseurs maulx par sa sainté, Poésies mss. 1° 559 dans SAINTETÉ
Bien pert son temps, son parler, sa saison, Qui me blasme mon doulx loyal amy, Poésies mss. f° 187 dans SAISON
On dit qu'elle a lin de saison Pour filler et chanvre moult fine, ib. f° 513 dans SAISON
De tant que plus y a roit, Et qu'on l'oit [l'entend] plus en mi la rue, La feste en est meilleur tenue ; Noble chose est de bruit en sale, Poésies mss. f° 553 dans SALLE
Le mal Saint Leu le puist abatre ; Dieux lui doint la sanglante estraine !, Poésies mss. f° 349 dans SANGLANT, ANTE
Mais la sanglante mort te prangne [prenne] !, ib. f° 282 dans SANGLANT, ANTE
Princes qui plus riches se sent En ce monde, est le plus dolent, Quant de mort lui vient le sanglous, Poés. mss. f° 55 dans SANGLOT
Car tresor n'est qui vaille sapience ; Rien ne se peut comparer à science, Poésies mss. f° 58 dans SAPIENCE
Et Dieux, qui vengence suelt querre Des mauvès, fist les desloyaulx Tous nuz trainer sur les carriaux En satisfaction condigne, Miroir de mariage, p. 149 dans SATISFACTION
Du sel puis bien saupoudrer...., Poésies mss. f° 230 dans SAUPOUDRER
....savetier, chien Suy appellez, chascun m'injure, Poés. mss. f° 324 dans SAVETIER
Qui veult avoir les avocas, Avant qu'om leur die son cas, C'est un noble office du bec, Où il convient payer tout sec, Poésies mss. f° 372 dans SEC, SÈCHE
Pour quoi fait donc dame ne pucelette Si grant dangier de s'amour à ami, Qui sechera soubz le pié com l'erbette ?, Profiter de la jeunesse. dans SÉCHER
De li veoir m'appareil, Car second n'a ne pareil, Poésies mss. f° 201 dans SECOND, ONDE
Seconde n'a ne premiere En biens, en sens, en maniere, N'en gentil corps fait à tour, ib. f° 196 dans SECOND, ONDE
Tu ne me fus pas secoureres, Quant tu regnoies es delices, Poésies mss. f° 90 dans SECOUREUR, EUSE
Se nulz m'en scet dire aucun bien, Je le tendray [tiendrai] secret com prestre, Poésies mss. f° 247 dans SECRET, ÈTE
Quant me souvient des bons jours, Des sejours, Des grans festes, des estours, Qui furent en mainte ville, Poésies mss. f° 70 dans SÉJOUR
Et my bon jour sont à present cessé.... Dont mon cuer est triste, las et cassés ; Car mes bons jours sont au sel et à l'yaue, Poésies mss. f° 171 dans SEL
Et si devez toudis voz selles Evacuer...., Préc. d'hygiène. dans SELLE
Fevre convient, je n'en doubt mie, Pour tous ars, pour charpenterie, Pour faire tout mondain ouvrage ; C'est le premier selon [après] clergie, Poésies mss. f° 79 dans SELON
Le sens acquis profite plus, Quant au naturel est unis, Poés. mss. f° 242 dans SENS
Huissiers d'armes, cirurgiens, Chappellains, clercs de chapelle, Et sert de l'eau, tout m'appelle, Poésies mss. f° 378 dans SERDEAU
Je voy seigneurie descendre Es sers par science affranchis ; Je voy les povres enrichis, Et les riches nobles tout perdre, Pour ce qu'ilz ne veulent aerdre Leurs cuers à apprendre science, Miroir de mariage, p. 114 dans SERF, ERVE
De toute honeur [du Guesclin] estoit la droicte serre : Plourez, plourez, flour de chevalerie, Mort de du Guesclin. dans SERRE
Et aussi moins est femme en serre, Et moins est du mari guettée, Et tant sera meilleur trouvée, Que celle à la quelle on deffent D'aler au marchié où l'en vent, Poés. mss. f° 554 dans SERRE
N'a home nul qui ait esté restraint [à qui on ait fait des retranchements], Fors Eustace, qui de ce se complaint, à qui on a vingt jours serré le ventre, Sans croix avoir. .., Poésies mss. f° 210 dans SERRER
Gouvernement fut en une maison, Où serviteurs ot en grande abondance, Admin. de l'hostel du prince. dans SERVITEUR
L'on doit faire servir le sien, Non pas qu'homs ou femme s'asserve à son avoir...., Poésies mss. f° 553 dans SIEN, SIENNE
Les antaynes.... Proe qui fend les undes... Committre [comites] y sunt, qui font maint sifflement, Poés. mss. f° 215 dans SIFFLEMENT
Et quant aux signes especiaulx, Li capricornes, li toreaulx, La Vierge, le mouton, l'acaire [aquarius], Poésies mss. f° 471 dans SIGNE
Mais non pourquant tint il au fort Sa silence jusqu'à la mort, Poésies mss. f° 509 dans SILENCE
Envoya la cornaille querre, Le chat-huant et le corbeaut, Et le renard, qui est trop baut, Chascun à un jour singulier, Pour parler en particulier...., Poésies mss. f° 482 dans SINGULIER, IÈRE
Roy terrien, fault qu'il soit maistre, Et n'ait condition senestre, S'ilz doit estre plein comme un flun De pité...., Poésies mss f° 80 dans SINISTRE
Mais qu'uns hons soit bien vestus et forrés... On ly dira : sires, passez avant, Pour son habit. et c'est ce qui me tue, Poésies mss. f° 261 dans SIRE
Jamais sire ne se face subjet Mais ses subgez tiengne en subgecion, ib. f° 127 dans SIRE
Cyrop leur fault [aux enfants] ou lectuaire, Miroir de mariage, p. 41 dans SIROP
Jusqu'à six ans que nostre enfance endure, Poésies mss. f° 29 dans SIX
Soit roys songneus de son regne garder ; Ses barons doit et prodommes chierir, Gouvern. des rois. dans SOIGNEUX, EUSE
Argent monte de l'ut en sol Ceuls qui bas et poures estoient, Poésies mss. f° 106 dans SOL
De trop parler me fist deffense, Et à mouvoir de chaude sole, Et me dist par belle sentence : Tien toudis vraie ta parole, Ball. dans SOLE
Leur titre n'est qu'ainsi comme la noi [neige], Qui hui appert, demain font au souloy, De l'amour de Dieu. dans SOLEIL
Marion, qui bien s'entendi, à solfier mist cuer et cure, Ball. Leçon de mus. dans SOLFIER
Princes saiges est qui aprent, Qui parle pou et qui entent, Qui se taist et qui en soy somme Le parler d'autruy saigement, Poés. mss. f° 359 dans SOMMER
Saint Bernart puis à tesmoin traire, Qui dit que nopces sumptueuses Aux marians sont dommageuses, Miroir de mariage, p. 29 dans SOMPTUEUX, EUSE
Il n'est paintre, tant soit subtil, Qui sceüst la flour d'un courtil à droit seulement contrefaire, Ainsi que vous le sçavez faire Naturelment, dame nature ; Il vont près de la pourtraiture, Et la font comme sophistique, Poésies mss. f° 480 dans SOPHISTIQUE
Ne l'esperit ne fait sa sorte [société] Nulle fois avec chose morte, Poésies mss. f° 425 dans SORTE
.... Les sotes vierges, Qui n'avoient oille ne cierges, Quant aux noces entrer cuiderent, Poésies mss. f° 490 dans SOT, OTTE
L'un est menestrel, et l'autre a Semblant de faire le sot saige [ce qu'on a nommé plus tard un fou] ; Ces deux ont par tout l'avantaige, L'un en janglant, l'autre à corner, ib. f° 313 dans SOT, OTTE
Tu [le vin] faiz batailles et rios ; Un saiges homs est par toy sos, Car il pert son sens par yvresse, ib. f° 377 dans SOT, OTTE
Et si ay veu ailleurs escript Un proverbe qui sur ce dit Que les grans noces font li sot, Et li saige hommes sans escot, Miroir de mariage, p. 29 dans SOT, OTTE
Au mieulx venir, nostre vie mondaine à soixante ans pou puet oultre passer, Dont vingt ans sont en jeunesse soudaine...., Poés. mss. fe 105 dans SOUDAIN, AINE
Le pouete Virgilius, Es estoiles Tholomeus, Ypocras le phisicien, De la mort n'est eschappez nulz ; Souflez, nostre vie n'est rien, Poés. mss. f° 444 dans SOUFFLER
Chascun parle de divers jeux jouer, De cliner l'oeil, de porter male honte, Et de la briche aux compaignons donner, Et de souffler le charbon...., ib. f° 215 dans SOUFFLER
Il ne vault rien aujourd'hui qui ne souffle [ne mente, ne se vante], ib. f° 222 dans SOUFFLER
M'ont mainte fois assigné au souflet Les generaulx [ne m'ont pas payé]...., Poés. mss. f° 310 dans SOUFFLET
Là ne voit on sens, raison ne mesure, C'est de dancier au son des chalemiaux ; Car un soufleur qui commence à soufler En une piau cornant la turlulure, Fait entour lui mainte gent assembler, Poésies mss. p. 240 dans SOUFFLEUR, EUSE
Assailli m'a vieillesse soufraiteuse, Femmes et enfants. dans SOUFFRETEUX, EUSE
À souper tart trop estes ahurté ; Manger sans faim, boire sans soif, vous nuit...., Vie dissipée. dans SOUPER
Es grans cours fault souvent faire le sourt, Qu'om ne voitrien et qu'om ne scet parler, De la maniere d'estre à la cour. dans SOURD, SOURDE
Et aussy que se vieulx devien, Que ma femme sousteneresse Soit de moy et de ma vieillesse, Poésies mss. f° 495 dans SOUTENEUR
Pou [de femmes] veulent estre en une ville Champestre ; ce n'est pas le style ; Elles desirent les cités, Poés. mss. f° 528 dans STYLE
Adjoute icy qu'il convendra Que vendue du sien soit faite En plain marchié et pour sa debte Par cris et subhastacions, Poésies mss. f° 407 dans SUBHASTATION
Peuples s'esmuet, l'eglise est subournée ; Noblesce fauit, tant est mal ordonnée, Souffrances du peuple. dans SUBORNER
Que le temporel n'actemptast Au clergié, ne de fait ouvrast Contre luy par nul subtrefuge, Poés. mss. f° 466 dans SUBTERFUGE
Je dis toujours la verité, En plaidoyant devant les juges, Mes raisons, mes susterfuges, ib. f° 373 dans SUBTERFUGE
Il n'est paintre, tant soit subtil, Qui sceüst la flour d'un courtil Adroit seulement contrefaire, Poés. mss. f° 480 dans SUBTIL, ILE
Et tant vers Dieu s'umilierent, Que leurs cuers à lui relierent, Et pour leur grant contricion Leur remist la subvercion, Poésies mss. f° 107 dans SUBVERSION
Le juste femme subverti [séduisit], Le saige et le fol departi De Dieu par sa deception, Poésies mss, f° 529 dans SUBVERTIR
Je [France], qui à toy suis par succession, Sur quels points doit durer ce royaume. dans SUCCESSION
Les espices et succres qui s'i font, Les fins draps d'or et soye du pays, Sur les beautés de Paris. dans SUCRE
Princes qui ont peuples à gouverner [St Louis] Ne se doivent pas trop humbles monstrer à leurs subgiez, Comm. les roys et les princes. dans SUJET, ETTE
....si doit l'un l'autre mocquer, Mais doit l'un l'autre supporter, Miroir de mariage, p. 102 dans SUPPORTER
Princes, tel art fait à loer Dont li enfant scevent ouvrer Qui en sont maistres sur trois jours, Poésies mss. f° 311 dans SUR
Se poures est, ait de gros drap cotte ; Et, quant il doit porter la hote, Ou faire aucun labour de bras, Ait un surpeliz de bourras, Qui sa robe honneste luy tiengne, Poésies mss. f° 518 dans SURPLIS
J'ay draps de soye et tabis, Poésies mss. f° 174 dans TABIS
On trouve tascheste, pour petite imposition : Car trop faict aux gens de hutin Par les taschestes qu'il mit sus, Poésies mss. f° 212 dans TÂCHE
Par ceste exemple.... puet estre clerement entendue la forme et la taille d'un lay à tous ceulx qui les vourront faire, Poésies mss. f° 400 dans TAILLE
Les quarante jours dessus diz Du siege faiz et accompliz, Desloga environ minuit Le roy [anglais qui assiégeait Reims], et li autres trestuit à Reims montrerent les talons, Miroir de mariage, p. 155 dans TALON
Basilicon, coq, thanesie, Poés. mss. f° 411 dans TANAISIE
Que comme il ait votre pere servi Et vostre tante en Lombardie aussi, Supplicat. au roi. dans TANTE
Les quelz orent un grant hutin Entr'eulx pour ta force du vin, Qui en cervel les ot tappez, Tant que l'un dist : vous y mentez, Poés. mss. f° 408 dans TAPER
Encor vault mieux tart que jamais Soy repentir de ses meffais, Poés. mss. f° 541 dans TARD
Sucre blanc pour les tartelettes, Poésies mss. f° 497 dans TARTELETTE
Une jument n'aroit d'un toreaux cure, Ne la chievre n'a cure du sengler, Fou est vieux homme, etc. dans TAUREAU
Par le tesmoing [témoignage] monseigneur le dalphin, Poésies mss. f° 180 dans TÉMOIN
Et tant que Philippes Giffars, Qui pour le prevost se mesloit, Et qui très bien armez estoit, Et avoit bacinet en teste, Fut occis en ceste tempeste, Poésies mss. f° 573 dans TEMPÊTE
Il vit du labeur temporel, Miroir de mariage, p. 125 dans TEMPOREL, ELLE
Prince qui veult que le bon temps reviengne, Les trois estas en bonnes meurs repringne, Souffr. du peuple dans TEMPS
L e froid païs de Flandre, Dont le peuple est mouvant, rebelle et tendre [changeant], Poésies mss. f° 213 dans TENDRE
Ne vous chaille de tendre à amasser, Mais ne pensez qu'à mener bone vie, Poésies mss. f° 35 dans TENDRE
... le saige homme Par son sens et par sa clergie Qui sçara l'art d'astronomie, Et qui tend jusques làses voiles...., ib. f° 471 dans TENDRE
Se femme as, qui soit apparens, Juene ou autre, qui ait parens, Et tu la veulz de près tenir, Miroir de mariage, p. 57 dans TENIR
L'un veult couchier [au jeu], l'autre tenir, Jouer à beau ou à lait gieu, Poesies mss. f° 272 dans TENIR
Temps de doleur et de temptacion ; Age de plour, d'envie et de tourment, Du temps présent dans TENTATION
Et ainsi donnent achoison Aux ennemis d'eulx mettre à terre [vaincre], Poésies mss. f° 80 dans TERRE
[L'aigle] D'autre aigle ne veult riens acquerre, Son nif ne son aire conquerre ; Il luy souffist qu'elle surmonte En son païs où elle terre [habite], Poésies mss. f° 317 dans TERRER
Amour, amour, humblement vous mercye, Et à tousjours vostre servant seray Pour vostre honneur, pour vostre courtoisie, Et pour les biens et doulz pensers que j'ay ; Ne jamais jour dieu terrien n'aray Fors vous tout seul où je vueil tout soufrir, Poésies mss. f° 172 dans TERRIEN, IENNE
Autres fois la teste lui fent De doleur...., Poesies mss. f° 252 dans TÊTE
Quand la teste Dieu jurera, ib. f° 32 dans TÊTE
Adonc un bourgois honourable Qui Jehan Maillart fut appelés.... Dist au prevost, teste levée, Que jà clef ne seroit livrée, Miroir de mariage, p. 147 dans TÊTE
Elles [les femmes] desirent les citez, Les doulx mos à eulx [elles] recitez, Festes, marchiez et le theatre, Poésies mss. f° 528 dans THÉÂTRE
Mais assez d'autres femmes voy, Qui vont par tout sans nul convoy, Aus festins, aux champs, au theatre, Pour soulacier et pour esbatre, ib. f° 510 dans THÉÂTRE
D'autre part dit saint themme et glose Que ce seroit aussi fort chose Passer par le tro d'une aguille Un chamel...., Poésies mss. f° 569 dans THÈME
Faire maison de nouvelle fabrique, Thesauriser, estre praticien, Poésies mss. f° 244 dans THÉSAURISER
Tiers hoir ne jouist de chose mal acquise, Poésies mss. f° 60 dans TIERS, ERCE
Plus les grevas encor le tiers [trois fois plus à la bataille de Poitiers qu'à celle de Crecy], ib. f° 572 dans TIERS, ERCE
Au mieux que puet [peut] se paint et pere, Affinque plus belle en appere, Ses cheveulx joint si tire à tire, Que nulz n'y sçaroit que redire, Poésies mss. f° 455 dans TIRE
Fins cuevrechiefs à or batus, à pierres et perles dessus, Tyssus de soie et de fin or, Miroir de mariage, p. 20 dans TISSU
Ceuls-ci tissent la sainte toile De religion et le voile, Poésies mss. f° 545 dans TISTRE
Or refault aler aux charrons Pour roes et pour tumeriaux, Miroir du mariage. dans TOMBEREAU
Pour ce cisme [schisme] est tout le monde perdu ; Guerre en descent entre foibles et fors ; En grant peril en sont prestre et tondu, Poésies mss. f° 248 dans TONDRE
En chambre après les grans mangers, Touailles blanches sans reprouche, à quoy on essura sa bouche, Quant le dragoir yert [sera] descouvert, Poésies mss. f° 497 dans TOUAILLE
[Dans les instruments] la nature des cordes et le touchement des doiz, Art de faire chansons. dans TOUCHEMENT
Mort vint par homme ; et par eulx tous Trespasse mort avec sa toux, Poésies mss, f° 369 dans TOUE
Pour ce vous tien ma dame et ma deesse, Mon refuge, ma fortresse et ma tour, Poésies mss. f° 184 dans TOUR
Seconde n'a ne premiere En bien, en sens, en maniere, N'en gentil cors fait à tour, Poésies mss. f° 196 dans TOUR
Devenus suis maigres, pelez, frilleux, Po [peu] voyant, sourt, sec, ennuyeux, chargent [à charge], Tousseur, roingneux, graveleux et gouteux, Poésies mss. f° 442 dans TOUSSEUR, EUSE
Picardie, Champaigne et Occident Doivent, pour plorer, acquerre Tragediens, Arethusa requerre Qu'en eaue fut par plour convertie, Poés. mss. f° 44, 3e col. dans TRAGÉDIEN, IENNE
[La mer] Que la verge Moyse divisa, Sans eulx mouiller à leur transaction [passage de la mer Rouge], Poésies mss. f° 129 dans TRANSACTION
Mais quant justice y est perie [dans un royaume], Ou y default, meüs [déplacé] sera Ly regnes où elle faurra [manquera], Et sera ailleurs transportez, Mir. de mariage, p. 110 dans TRANSPORTER
Chien et chat, la trape aux souris, Poésies mss. f° 418 dans TRAPPE
Or es tu prins au trebuchet, Poésies mss. f° 451 dans TRÉBUCHET
Qui a les cuers, il a l'avoir ; Mais qui a l'avoir sans les cors [coeurs], Ce n'est pas li plus sains tresors, Miroir de mariage, p. 88 dans TRÉSOR
L'autre, dit l'un, vint desservir, Et oster tables et tretiaulx, Poésies mss. f° 498 dans TRÉTEAU
Il n'y a païs ne triangle [coin de terre], Qu'ils n'aient tout fait affamer, Poésies mss. f° 28 dans TRIANGLE
Temps sans cremeur [crainte], temps de perdicion, Aage tricheur, tout va desloiaument, Ball. sur le temps present. dans TRICHEUR, EUSE
Toudis se craint tricheur qui a trichié, Poésies mss. f° 445 dans TRICHEUR, EUSE
Si tu es prins d'un sergent, Comment fais-tu ? je trume à plain ; Je me rescous bien d'un villain, Poésies mss. f° 269 dans TRIMER
La triplicité des voix pour les teneurs et contre-teneurs necessaires à ycellui chant proferer, Art de faire chansons. dans TRIPLICITÉ
Et s'aucune fritture est fette, Oile, sain [huile, graisse] fault et la palette De fer trouuée au remouvoir, Miroir de mariage, p. 26 dans TROUER
Je ne fusse pas bons truans ; Je ne sçai deux fois demander, Poésies mss. f° 182 dans TRUAND, ANDE
Les truandes font les maqueleries En truandant, en portant leur cofin ; Et pour rober sont maintes fois espies, ib. f° 353 dans TRUAND, ANDE
Qui povres est, chascun vers lui se faint ; Grant doleur a de son pain truander, Honte le suit, indigence le vaint, Poésies mss. f° 51 dans TRUANDER
Tant qu'avoir puist, et sans truanderie, Vivre, vestir...., Poésies mss. f° 325 dans TRUANDERIE
Or a chaperons bons et beaux, Or a chauces et blans trumeaulx [caleçons], Poésies mss. f° 514 dans TRUMEAU
Tu qui veulz aler par païs, Six choses te vueil enseignier, Poésies mss. f° 65 dans TU
Or ne fait rien, et si se tue, Fors soy partout faire escharnir [moquer], Miroir de mariage. p. 64 dans TUER
Homs qui se marie se tue, Ball. dans TUER
Mais tel dit un, qui autre chose a faicte, Poésies mss. f° 186 dans UN, UNE
Comment pourroit princes bien gouverner, Ne grand peuple tenir en union, Des vertus nécessaires au prince. dans UNION
À tous les roys, à l'université De tous princes, à toute creature...., Poésies mss. f° 440 dans UNIVERSITÉ
Et toute la conté enfin, Villes, chastaulx, terres, usines, Poésies mss. f° 556 dans USINE
Et encor me faisoit pis Wacarme, alarme et les cris Des Flamans...., Poésies mss. f° 173 dans VACARME
[Saint Louis] Vrais justiciers sanz vaxiller, Les choses fist à droit aler, Miroir de mariage, p. 123 dans VACILLER
Et des deliz de chacier ensement, Et de voler [chasser au vol] et de tournoiement, Vanitez sunt, croy donc certainement ; Car tout desplait fors estude et science, Plais. de l'étude. dans VANITÉ
Mieulx scevent battre que vanner, à pluseurs font affliction Par leur rude pugnicion, Poésies mss. f° 404 dans VANNER
Combien que pas ne se varie [pèche] Quant à Dieu cilz qui se marie, Poésies mss. f° 546 dans VARIER
Par l'une entre, par l'autre oreille sault [sort] Ce qu'on lui dit ; n'est que riote et ples ; Depportez vous d'enseigner tel vassaut ; Chantez à l'asne, il vous fera des pes, Poésïes anc. f° 23 dans VASSAL, ALE
Et s'avoit illec environ Maint noble oisel sur le velu [gazon], Poés. mss. f° 321 dans VELU, UE
Justice avoir, equité et raison, Le poure oïr, le plaintif escouter, à touz venans avoir large maison, Bal. des vertus nécess. au prince. dans VENANT, ANTE
Dyanira.... Quant la venimeuse chemise Luy bailla [à Hercule]...., Poésies mss. f° 507 dans VENIMEUX, EUSE
L'an mil trois cent un avec quatre vins, Le premier jour du doubteux mois de mars, Leva grant vent de paillars et coquins Qui a Paris couru de toutes pars, Poésies mss. f° 128 dans VENT
Encores oy je d'antre vous Jurer le sang que Dieux jeta, Et par le ventre dieu le plus [la plupart], Poés. mss. f° 32 dans VENTREBLEU
Si fault de faim perir les innocens, Dont les grans loups font chascun jour ventrée, Qui amassent à milliers et à cens Les faulx tresors...., Poésies mss. f° 26 dans VENTRÉE
Il ont pourpoint, godendars et picons, Et ventrieres...., Poés. mss. f° 213 dans VENTRIÈRE
En la forest jadis noble et deserte A le sanglier vermillié la fouchiere [fougère], Poésies mss. f° 49 dans VERMILLER
Chançon royal de cinq vers [couplets], Poésies mss. f° 446 dans VERS
Non regardant la fortune versable, Poésies mss. f° 139 dans VERSABLE
Tant de perils sont à suïr la court, Qu'à grant paine s'en pourroit nul garder ; Qui grace y a, envie sur lui court ; Qui grans y est, en doubte est de verser, De la man. d'être à la cour. dans VERSER
De froit pain plusieurs fois manga ; Mais ains pour ce ne se changa, Tous jours fu folz, juenes et vers, Miroir de mariage, p. 14 dans VERT, ERTE
Ferez [frappez] en eulz, soyez vistes et vers ; François perdent leur temps à conseillier, Ball. cons. des François. dans VERT, ERTE
Je me merveille d'un abus, Quant et pourquoi en commença à jurer Dieux et ses vertus, Poésies mss. f° 32 dans VERTU
L'autre dit : ce n'est [une femme mal élevée], qu'une monstre Et ainsi que buche vestue, Miroir de mariage, p. 63 dans VÊTIR
Or t'a la mort prins, dont c'est grant pité ; Car laissié as mainte poure orphenine, Veufve de toy ; chiere suer et cousine, Je suy pour toy en grant perplexité, Poésies mss. f° 370 dans VEUF, VEUVE
Chascun qui puet prant, hape et pique, Pour avoir grant estat et aise ; C'est un perilleux viatique : Tout se pert, le monde et l'eglise, Poésies mss. f° 337 dans VIATIQUE
Cuer sans vertu, c'est visce lait, Poésies mss. f° 67 dans VICE
Vicieuse non viciable, Poésies mss. f° 17 dans VICIABLE
À vuide main fait on le sourt, Nulz n'a ce qu'il a demandé, Qu'on ne lui die : ostende, Poésies mss. f° 525 dans VIDE
Nulz ne puet estre parfait, Ne mener joieuse vie, S'amour joieux ne le fait, Qui soutient chevalerie ; Elle seroit tost perie.... Il n'est vie que d'amer, Poésies mss, f° 163 dans VIE
Et se ses habis estoit viez, Qu'il ne soit ors [sales] ne descousus, Taichiez, soilliez, ne desrompus, Poésies mss. f° 518 dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
Les laboureurs euvrent des mains Pour les roys et leurs souverains, Et leur paient leur redevance ; Tous les jours sont aux champs empains, Comme bestes, clamez villains, Et telz gens ont moult de meschance, Poésies mss. f° 39 dans VILAIN, AINE
Car, puis ce jour, il doubta tant Sa femme, son plet et sa noise Que, s'elle deïst de cervoise Que ce fust vin, il l'accordast, Miroir de mariage, p. 16 dans VIN
Or et argent sont dieux en terre, Las ! com faulx dieux et decepvans, Qui tiennent prins en leur geole Par convoitise maintes gens Que diable endort à sa viole, Poésies mss. f° 433 dans VIOLE
Pou dure chose violente, Poésies mss. f° 250 dans VIOLENT, ENTE
Le doulz Jhesus qui par sa grace Print en li [la vierge] virginalment place, Comme homs nasquit et vierge fut, Poésies mss. f° 552 dans VIRGINALEMENT
Que se le roy veult faire bon visage [bonne contenance], Et mettre sus gens contre les Anglès...., Poésies mss., f° 120 dans VISAGE
.... Pour ce qu'ilz ne veulent aerdre [attacher] Leurs cuers à aprendre science.... Mais j'en voi trop pou qui i visent, Miroir de mariage, p. 114 dans VISER
L'abit de chiefs [des têtes des femmes] en estrange maniere Fait un auvent com ceulx qui font verriere, Qui leur cuevre leurs visaiges devant Piet et demi, et semble à leur visiere Qu'elles ayent le chief d'un cahuant, Poésies mss. f° 328 dans VISIÈRE
Combien que tous [poissons] soient visqueux ; Carpes, barbeaux sont lymonneux, Poésies mss. f° 486 dans VISQUEUX, EUSE
Ferez en eulx, soyez vistes et vers : François perdent leur temps à conseiller, Conseils des François. dans VITE
Aussi en y a maint de ceauls [ceux] Qui gourmandent, boivent, manguent Sans faim, sans soif, si se tuent, Et veulent vivre pour mangier, Non manger pour vie allongier, Poésies mss. f° 473 dans VIVRE
Vocatif se trouve au XVe siècle dans le sens de qui s'appelle, putatif : Li maris peres vocatif, Poésies mss. f° 568 dans VOCATIF
Voy pour le sang que Dieux raya, Seras-tu asnes, Birrea, Poésies mss. t° 457 dans VOI
Mais au dessoubz [de la taille] faut faire voile, Depuis les reins jusques au pied, Du cul de robe qui leur chiet [tombe, aux femmes] Contreval comme uns fons de cuve, Poésies mss. f° 491 dans VOILE
Prince, aujourd'hui [je] voy tout anientir, Le voir cesser, et regner le mentir, Poésies mss. f° 118 dans VOIRE
Ni de saillir à la volée Es rues pour ouir le bruit, Miroir de mariage, p. 10 dans VOLÉE
Champaigne a Meaulx et Trois sa justiciere, Vitri, Chaumont ; par ces quatre liens Ou par les deux est Brie en voliere, Poésies mss. f° 232 dans VOLIÈRE
Et tournoier [prendre part aux tournois] voulentiers, Et estre grant voyagiers, Poésies mss. f° 100 dans VOYAGER, ÈRE
Comment, en metrifiant, deux voieulx ensuivant l'une l'autre manguent la moitié d'une silabe, Poésies mss. f° 396 dans VOYELLE
Et me destruit par la queue vulpine, Poésies mss. f° 35 dans VULPIN, INE
Je leur donrray, n'en doubtez mie, Pour douce odeur grant punesie ; Pour la belle zone [ceinture] averont Or funicle et s'en couverront, Poésies mss. f° 532 dans ZONE