Jacques DELILLE (1738 - 1813)

Citations

poète (Voyez JANSÉNISTE)

C'est à vous à qui je boy, XX dans À
Il n'a point de regret Au cidre qu'il nous donne ; En eust-il une tonne, Il l'abandonneroit, 42 dans ABANDONNER
.... En vain de ton départ Les tiens impatients accusent le retard, Énéide, III dans ACCUSER
Tendre épouse, c'est toi qu'appelait son amour, Toi qu'il pleurait la nuit, toi qu'il pleurait le jour, Géorg. liv. IV dans ANAPHORE
Son armée à grands cris applaudit son courage, Én. X dans APPLAUDIR
Il parle, il adoucit la superbe Carthage, De sa puissante reine apprivoise l'orgueil, Én. I dans APPRIVOISER
Au lieu d'apprivoiser ses moeurs, L'âge n'a fait qu'aigrir ses farouches humeurs, Conversation, 2 dans APPRIVOISER
Le dragon qu'annonçait sa prophétique voix Vint sur la race humaine assouvir sa vengeance, Parad. perdu, ch. IV dans ASSOUVIR
Et moi je fus aussi pasteur dans l'Arcadie, Jardins, IV dans AUSSI
Dirai-je à quels désastres De l'automne orageux nous exposent les astres ?, Géorg. I dans AUTOMNE
Aussi voyez comment l'automne nébuleux, Tous les ans, pour gémir nous amène en ces lieux, Imaginat. ch. VII dans AUTOMNE
Heureux ou malheureux, l'homme a besoin d'autrui ; Il ne vit qu'à moitié s'il ne vit que pour lui, l'H. des champs, II dans AUTRUI
Tel que ce frais bouton, Timide avant-coureur de la belle saison, Jardins, I dans AVANT-COUREUR
D'autres veulent crier ; et leur voix défaillantes Expirent de frayeur sur leurs lèvres béantes, Énéide, VI dans BÉANT, ANTE
Et les rapides dards de leur langue brûlante S'agitent en sifflant dans leur gueule béante, ib. II dans BÉANT, ANTE
L'eau blanchit sous la rame et le vaisseau fend l'onde, Én. V, 1052 dans BLANCHIR
Imitez le Poussin : aux fêtes bocagères Il nous peint des bergers et de jeunes bergères, Les bras entrelacés, dansant sous des ormeaux, Jardins, ch. IV dans BOCAGER, ÈRE
Le Léthé baigne en paix ces rives bocagères, Énéide, VI, 943 dans BOCAGER, ÈRE
Quand pourrai-je.... Boire l'heureux oubli des soins tumultueux, L'hom. des ch. IV dans BOIRE
Elle-même, tonnant du milieu des nuages, Bouleversa les mers, déchaîna les orages, Énéide, I dans BOULEVERSER
.... De lourds marteaux Qui tombent en cadence et domptent les métaux, Énéide, VIII dans CADENCE
C'est toi, divin café, dont l'aimable liqueur, Sans altérer la tête, épanouit le coeur, Les trois règnes, VI dans CAFÉ
Oh ! que ne puis-je, instruit des principes des choses, Connaître les effets, approfondir les causes, Géorg. II dans CAUSE
Sévère dans la ferme, humain dans la cité, Il [le chien] soigne le malheur, conduit la cécité, dans LAVEAUX dans CÉCITÉ
J'irai, je charmerai la discorde inhumaine, Ma triste cécité les cris de mes rivaux, Paradis perdu, VII dans CÉCITÉ
La justice, fuyant nos coupables climats, Sous le chaume innocent porta ses derniers pas, Géorg. III dans CHAUME
Et ses hardis vaisseaux, flottantes citadelles, cité dans BESCHERELLE dans CITADELLE
Dans les clubs ébranlés par leurs rauques accents Il laisse s'enrouer leurs gosiers glapissants, Conversation, III dans CLUB
Peut-être du Très haut rayon coéternel, Parad. perdu, III dans COÉTERNEL, ELLE
Il dit, baise mes pieds, les inonde de larmes, Se colle à nos genoux, Énéide, III, 830 dans COLLER
Que d'un prétexte heureux la trompeuse apparence Colore ces apprêts...., Énéide, IV, 416 dans COLORER
Si ce coeur, trop puni d'avoir été sensible, Ne s'était commandé de rester inflexible, Énéide, IV, 27 dans COMMANDER
Il entre, il se confie à ces lugubres voûtes, Trois règnes, I dans CONFIER
Et des mots consolants sont sortis de sa bouche, Imag. ch. VIII dans CONSOLANT, ANTE
L'humanité te vit et sourit consolée, Pitié, IV dans CONSOLÉ, ÉE
Il pense déjà voir les flammes triomphantes Embraser leurs drapeaux et consumer leurs tentes, Parad. perdu, V dans CONSUMER
Et que ses yeux mourants contemplaient son vainqueur, Énéide, X dans CONTEMPLER
Souvent vous raisonnez, lorsque nous contemplons, Parad. perdu, V dans CONTEMPLER
Comme les vieux rochers contemporains du monde, Imagin. VIII dans CONTEMPORAIN, AINE
Le contempteur des dieux, l'exemple des tyrans, Mézence le premier conduit ses fiers Toscans, Énéide, VII dans CONTEMPTEUR, TRICE
Et dans de longs récits la vieillesse conteuse En troublait le repos de l'enfance peureuse, Homme des ch. I dans CONTEUR, EUSE
On chercherait en vain dans les vers de Lucrèce cette finesse de goût, cette continuité d'élégance, surtout cette aimable sensibilité que l'auteur des Géorgiques a répandue dans toutes ses compositions, Trois règnes, Disc. prél. dans CONTINUITÉ
Ces contours d'un beau sein, ces bras voluptueux, Homme des champs, IV dans CONTOUR
Les contradictions ne sont pas des contrastes, Jardins, I dans CONTRASTE
Dans l'asile honteux des amours mercenaires Il cherche une Vénus qu'il copie au hasard, L'opprobre de son sexe et la honte de l'art, Imagin. V dans COPIER
Au milieu d'eux le coq, d'un air de majesté, Marche, sûr de sa force et fier de sa beauté, Par. perdu, VII dans COQ
Voyez au fond des eaux ces brillants coquillages ; La terre a moins de fruits, les bois moins de feuillages, Trois règnes, VII dans COQUILLAGE
....De ses frêles coquilles En foule on voit sortir le peuple des oiseaux, Sous le sein maternel couvés dans leurs berceaux, Par. perdu, VII dans COQUILLE
Éponges, polypiers, madrépores, coraux, Des insectes des mers miraculeux travaux, Homme des champs, III dans CORAIL
Qu'un ver emprisonné formerait le corail ; Mais ce noble arbrisseau, ces pierres, cet émail Ne sont que l'ornement et le luxe du monde, Trois règnes, V dans CORAIL
Et des affreux corbeaux les noires légions Fendent l'air qui frémit sous leurs longs bataillons, Géorg. I dans CORBEAU
Flore sur leur tapis a versé sa corbeille, Jardins, IV dans CORBEILLE
L'if en arc est ployé, le cormier fait des dards, Géorg. II dans CORMIER
Qui croirait avilir l'honneur de ses châteaux, Si de cinquante cerfs les cornes menaçantes N'ornaient pompeusement ses portes triomphantes ?, Homme des champs, I dans CORNE
L'autre [porte des enfers] est faite de corne, et du sein des lieux sombres Elle donne passage aux véritables ombres, Énéide, VI dans CORNE
Seule errante à pas lents sur l'aride rivage, La corneille enrouée appelle aussi l'orage, Géorg. I dans CORNEILLE
L'autre [insecte] roule en cornet une feuille docile Et dans ce simple abri choisit son domicile, Trois règnes, VII dans CORNET
. Et sur le cornouiller la prune se colore, Géorg. II dans CORNOUILLER
Cependant le cerf vole ; et les chiens sur la voie Suivent ces corps légers que le vent leur envoie, Homme des champs, I dans CORPS
Le costume imposant régnait dans les comices ; Le costume entourait le lieu des sacrifices, Imagin. VII dans COSTUME
Toujours en grand costume elle suivait ses pas, Et plaçait les sujets à leur juste distance, ib. dans COSTUME
.... Les arbres parlent peu, Dit le bon la Fontaine ; et ce qu'un bois m'inspire, Je veux à mes côtés trouver à qui le dire, Homme des ch. I dans CÔTÉ
Près du grand L'Hôpital montrer le grand Caton, D'un côté Condillac et de l'autre Platon, Imagin. VII dans CÔTÉ
Près du feu, deux amants, pleins d'un tendre délire, D'un regard de côté se parlent sans rien dire, Trois règnes, I dans CÔTÉ
Vu que par l'homme en place un mot dit de côté D'un faux air de crédit flatte leur vanité, Homme des ch. I dans CÔTÉ
.... Ô coteaux du Taygète, Par les vierges de Sparte en cadence foulés, Oh ! qui me portera dans vos bois reculés !, Géorg. II dans COTEAU
Et, comblant les vallons et rasant les coteaux. D'un sol heureux formait d'insipides plateaux, Jardins, I dans COTEAU
Et le coteau renvoie Bien avant dans la nuit les éclats de leur joie, Imagin. VII dans COTEAU
Là, chaque coterie a ses arrangements ; Chacun y fait emplette et d'amis et d'amants, Trois règnes, III dans COTERIE
À peine adolescent, de son léger coton La jeunesse en sa fleur ombrage son menton, Énéide, IX dans COTON
Tapisse de duvet la pêche cotonneuse, Trois règnes, VI dans COTONNEUX, EUSE
Nous côtoyons d'abord ces sommets escarpés Que les traits de la foudre ont si souvent frappés, Énéide, III dans CÔTOYER
Leur cotte à maille d'or et la gaîne éclatante Où repose l'épée à leur côté pendante, Énéide, VII dans COTTE
.... Et perce, avec son sein, Sa riche cotte d'or, ouvrage de sa mère, ib. X dans COTTE
Elle offre, en détournant sa tête éblouissante, D'un cou semé de lis la beauté ravissante, Géorg. I dans COU ou COL
L'aurore matinale Vient frapper de ses feux la couche nuptiale, Trois règnes, VI dans COUCHE
Sur sa couche de mort il vit pour sa famille, Sent tomber sur son coeur les larmes de sa fille, ib. VIII dans COUCHE
À ces mots, sur sa couche imprimant son visage, Énéide, IV dans COUCHE
Les coudriers noueux, les palmiers toujours verts, Géorg. II dans COUDRIER
L'acier, l'or et l'argent coulent en longs ruisseaux, Énéide, VIII dans COULER
Dans sa coupe légère, avec solidité, Il réunit la force à la rapidité, Imagin. V dans COUPE
La coupe aux larges bords est vide en un moment, Énéide, I dans COUPE
Tu peux jeter ta coupe, orgueilleux Diogène, Et boire dans tes mains ; moi je garde la mienne, Imagin. VI dans COUPE
Mais sur d'heureux contours glissant avec mollesse, D'une courbe facile elle aime la souplesse, Imagin. III dans COURBE
Ce Dieu, tyran cruel, monarque imaginaire, Sous le sceptre odieux du pouvoir arbitraire, Devait courber nos fronts...., Parad. dans COURBER
Et la mer se courbant sous vos flottes puissantes, Énéide, IV dans COURBER
Son lit [d'un fleuve] en longs courants, des vallons sinueux Suivra les doux contours et la molle courbure, Jardins, III dans COURBURE
Elle eût, des jeunes blés rasant les verts tapis, Sans plier leur sommet, couru sur les épis, Énéide, VII dans COURIR
Là courent à la ronde et les propos joyeux Et la vieille romance et les aimables jeux, Trois règnes, I dans COURIR
L'immortelle forêt qui couronne l'Ida, Énéide, X dans COURONNER
.... Leur armure guerrière Semble éclipser des nuits la brillante courrière, Paradis perdu, IV dans COURRIÈRE
Déchaîner la tempête et courroucer les flots, Énéide, I dans COURROUCER
Le Tibre, dont le ciel favorise la course, Énéide, VIII dans COURSE
Et fier de porter l'homme et sensible à sa gloire, Le coursier partagea l'orgueil de la victoire, Homme des champs, IV dans COURSIER
Et, tel qu'un souverain, De loin et sur la foi d'une vaine peinture, Par ses ambassadeurs courtisa la nature, Homme des champs, III dans COURTISER
Mais je vois en pitié le Crésus imbécile Qui jusque dans les champs me transporte la ville ; Avec pompe on le couche, on l'habille, on le sert, Et Mondor au village est à son grand couvert, Homme des ch. I dans COUVERT
De quels métaux fondus la pâte blanchissante Forma d'un riche enduit leur couverte brillante, Trois règnes, IV dans COUVERTE
Fuis de ce tuf ingrat la rudesse indocile, Et le fonds plein de craie où gît l'affreux reptile, Géorg. II dans CRAIE
Et boive avec plaisir dans des crânes sanglants, Pitié, II dans CRÂNE
Quelquefois dans la crèche une affreuse vipère Loin du jour importun a choisi son repaire, Georg. III dans CRÈCHE
Un ange, dans la nuit, aux pasteurs qu'il éveille, D'un Dieu né dans la crèche annonce la merveille, Parad. perdu, XI dans CRÈCHE
Habile à soulever le crédule vulgaire, Énéide, X dans CRÉDULE
La nature est à vous, et votre main féconde Dispose pour créer des éléments du monde, Jardins, I dans CRÉER
Ainsi l'éclat douteux du crépuscule sombre Semble insensiblement se dégager de l'ombre, Pitié, III dans CRÉPUSCULE
Et leur tête hideuse Dépasse encor son front [de Laocoon] de sa crête orgueilleuse, Énéide, II dans CRÊTE
Une crête de pourpre en relève l'orgueil [du casque], Paradis perdu, IX dans CRÊTE
Ici d'affreux débris, des crevasses affreuses, Des ravages du temps empreintes désastreuses, Homme des champs, III dans CREVASSE
Tout est trouble et discorde, et les cris de l'école Égalent en fracas les cavernes d'Éole, Trois règnes, II dans CRI
Le cri de leur remords est monté jusqu'à moi, Parad. dans CRI
La poule qui partage un ver à ses enfants N'a pas le même cri que la poule éperdue Dont l'horrible faucon vient de frapper la vue, Trois règnes VIII dans CRI
Tantôt, aigre et criard, parle en maître irrité, Trois règnes, VIII dans CRIARD, ARDE
D'autres veulent crier, et leurs voix défaillantes Expirent de frayeur sur leurs lèvres béantes, Énéide, VI dans CRIER
Les crins de son cheval, en aigrettes flottantes, Balancent sur son front leur ornement guerrier, Enéide, X dans CRIN
Et secouant dans l'air sa crinière flottante, Géorg. III dans CRINIÈRE
Un marais aboutant d'un bout aus marais de l'abbé de Fecamp, et, de l'autre bout, à la crigue de Vateville, Agriculture du moyen âge, p. 291 dans CRIQUE
Colore les métaux, et forme le cristal, Frère du diamant et son brillant rival, Passage du St-Gothard. dans CRISTAL
Au bord d'un frais ruisseau dont les eaux cristallines Tombaient, parmi des rocs, du sommet des collines, Trois règnes, III dans CRISTALLIN, INE
Et tantôt, dans la nuit des antres souterrains, En blocs cristallisés il se livre à nos mains, Trois règnes, I dans CRISTALLISÉ, ÉE
Ces flots cristallisés en montagnes de glace, ib. III dans CRISTALLISÉ, ÉE
Comparez.... Le corbeau qui croasse au brillant rossignol, Trois règnes, VII dans CROASSER
Eh bien ! cet animal aux longs crocs, au pas lent [l'écrevisse], Montre au sage étonné que ce spectacle enchante, Les débris renaissants de sa serre tranchante, Trois règnes, VII dans CROC
De son double séjour équivoque habitant, Le crocodile sort de l'arène féconde, Et balance indécis entre la terre et l'onde, Parad perdu, VII dans CROCODILE
Du monde des humains inexplicable histoire ! Partout c'est le besoin d'adorer et de croire, Imagin. VIII dans CROIRE
Le fer croise le fer, les coups suivent les coups, Énéide, X dans CROISER
Au dixième croissant de la lune nouvelle, On peut du fier taureau dompter le front rebelle, Géorg. I dans CROISSANT
Et les maux de l'exil et de l'oppression Croissent au souvenir de sa chère Sion, Pitié, IV dans CROÎTRE
Faut-il payer si cher cette paix d'un moment Qui croîtrait à la fois ma honte et mon tourment ?, Par. perdu, IV dans CROÎTRE
Et, d'une infâme croix souffrant l'ignominie, Doit la mort aux ingrats qui lui devront la vie, Par. perdu, XI dans CROIX
....Ailleurs de vieux guerriers, Échangeant pour du pain, en les baignant de larmes, Ces croix prix de leur sang et l'honneur de leurs armes, Homme des champs, IV, Var et add. dans CROIX
Quoi ! ni leurs murs croulants n'ont pu les écraser, Ni leurs remparts en feu n'ont pu les embraser !, Énéide, VII dans CROULANT, ANTE
Tes greniers crouleront sous tes grains entassés, Géorg. I. dans CROULER
Sur la croupe du mont ses mains allaient chercher L'eau qui tombait des cieux dans le creux du rocher, Trois règnes, V dans CROUPE
Le terrain qui s'étend sous son front escarpé, D'une croûte brillante au loin enveloppé, Trahissait le trésor des mines souterraines, Paradis perdu, I dans CROÛTE
Des vins d'un cru céleste épanchent leurs trésors, Parad. perdu, V dans CRU
Contemplez ces armets, ces casques, ces cuissards Des Nemours, des Clissons, des Coucis, des Bayards ; J'aime à les revêtir de ces armes antiques, Imag. IV dans CUISSARD
Eh ! qui pourrait compter tous les cultes divers Qui font de l'intérêt le dieu de l'univers ?, Imag. VIII dans CULTE
Le fer cultivateur et le bronze qui tonne, Trois règnes, V dans CULTIVATEUR, TRICE
Et ceux qui, de nos arts utiles inventeurs, Ont défriché la vie et cultivé les moeurs, Énéide, VI, 893 dans CULTIVER
À leur tête s'avance et nage avec fierté Le cygne au cou superbe, au plumage argenté, Jardins, III dans CYGNE
À leurs chants on croirait entendre dans les cieux De cygnes argentés un choeur mélodieux, Énéide, VII dans CYGNE
....Et toi, triste cyprès, Fidèle ami des morts, protecteur de leur cendre, Ta tige, chère au coeur mélancolique et tendre, Laisse la joie au myrte et la gloire au laurier, Jardins, IV dans CYPRÈS
Le cyprès joint son deuil au deuil de ces mystères, Énéide, III dans CYPRÈS
Tel des Alpes nous vient le cytise riant, Homme des champs, II dans CYTISE
Notez encore et n'imitez pas : Ces sages Qui dans un noble exil sur des lointains rivages...., Jardins, IV dans DE
Déïphobe soudain frappa ses yeux surpris, De la race des rois misérable débris, Énéide, VI dans DÉBRIS
Au moment où sa bouche, Comme un gouffre profond, revomit sur sa couche Parmi des flots de sang la chair des malheureux, Effroyable débris de son festin affreux, Énéide, III dans DÉBRIS
Ce potentat jadis si grand, si vénérable, N'est plus qu'un tronc sanglant, qu'un débris déplorable, Énéide, II dans DÉBRIS
Telle autrefois dans son brillant déclin J'ai vu la célèbre Geoffrin, Convers. III dans DÉCLIN
C'est là [dans les mines], c'est encor là que, cachant sa puissance, L'éternel ouvrier, dans un profond silence, Compose lentement et décompose tout, Trois règnes, v. dans DÉCOMPOSER
De ces riches atours une autre [plante] dédaigneuse Laisse à ses soeurs l'azur, la pourpre, le saphir, Et se livre sans voile aux baisers du zéphyr, Trois règnes, VI dans DÉDAIGNEUX, EUSE
Et ceux qui, de nos arts utiles inventeurs, Ont défriché la vie et cultivé les moeurs, Énéide, VI dans DÉFRICHER
Les grains les plus heureux.... Dégénèrent enfin, si l'homme avec prudence Tous les ans ne choisit la plus belle semence, Georg. I dans DÉGÉNÉRER
Voyez cet homme déhonté Qui va portant dans tout son voisinage Et son impudent verbiage Et son caractère effronté, Convers. II dans DÉHONTÉ, ÉE
On parle de banquet ? il vous cite sa table ; De vin ? le sien est délectable, Conversation, II dans DÉLECTABLE
Le riant Épicurien Y déridait l'âpre Stoïcien, Convers. Prologue. dans DÉRIDER
Atinas même fuit, et de ses vétérans Un tumulte confus désordonne les rangs, Énéide, XI, 1161 dans DÉSORDONNER
Mais à son Dieu déjà tous ses sens s'abandonnent ; Ses cheveux, son regard, ses traits se désordonnent, ib. VI dans DÉSORDONNER
Là brillaient sans orgueil mais non sans dignité Les Périclès, et les Alcibiades, Convers. Prol. dans DIGNITÉ
L'aimable discoureur jamais ne nous occupe De ses talents, de son emploi, Convers. III dans DISCOUREUR, EUSE
La mer a disparu sous leurs nombreux vaisseaux, Énéide, IV dans DISPARAÎTRE
L'échange des pensers veut une âme plus vive, Des sens moins paresseux, un esprit plus dispos, Convers. II dans DISPOS
Mais je n'ai point encor tracé le disputeur, Dans le choc des avis intrépide lutteur, Convers. II dans DISPUTEUR, EUSE
Du coeur humain sombres dominatrices, C'est vous surtout, fougueuses passions...., Convers. II dans DOMINATEUR, TRICE
Tantôt son bras actif desséchant les marais, De leurs dormantes eaux délivre les guérets, Géorg. I dans DORMANT, ANTE
Le soir, de nos jardins parcourez les carreaux ; Voyez, ainsi que nous, sur leurs tiges baissées S'assoupir de ces fleurs les têtes affaissées, Et, dormant au lieu même où veilleront leurs soeurs, Du nocturne repos savourer les douceurs, Trois règnes, VI dans DORMIR
Ainsi, de tous côtés lorsque souffle l'orage, La mer doute à quels vents doit obéir sa rage, Trois règnes, V dans DOUTER
Tel d'un coup incertain par un prêtre frappé, Mugit un fier taureau de l'autel échappé, Én. II dans ÉCHAPPÉ, ÉE
Neuf guerriers éclatants de beauté, de jeunesse, Brillaient au premier rang, Énéide, XI dans ÉCLATANT, ANTE
Déjà, pour secourir son oreille un peu dure, Orgon vers lui tourne son écoutoir, Conv. I, 370 dans ÉCOUTOIR
Vers elle [Vénus] doucement il [Jupiter] incline la tête, Sur sa bouche de rose effleure un doux baiser, Én. I dans EFFLEURER
Elle dit : le nectar coule en l'honneur des dieux ; Didon au même instant de ses lèvres l'effleure, ib. dans EFFLEURER
[Une plante] Court vêtir les rochers, égayer les tombeaux, Trois règnes, VI dans ÉGAYER
Eh ! qui aurait pu écrire cela ? Eh ! qui n'a pas pleuré quelque perte cruelle ?, Én I dans EH !
L'amiante allongeant ses membranes soyeuses, Qui, se changeant en fil, donnent ce tissu fin, Triomphant de la flamme et l'émule du lin, dans le Dict. de BESCHERELLE dans ÉMULE
Néron, bourreau de Rome, en était l'histrion, l'Homme des champs, I dans EN
Hésiode a écrit sur l'agriculture ; Démocrite, Xénophon, Aristote, Théophraste en ont traité en prose, Préf. aux Géorgiq. dans EN
Tous ont armé leurs bras endurcis aux travaux, Énéide, ch. VII dans ENDURCI, IE
Sans soin du lendemain, sans regret de la veille, L'enfant joue et s'endort, pour jouer se réveille, Imagin. ch. VI dans ENFANT
Quels qu'ils soient, l'Éternel à d'immuables lois Soumet tous les enfants des vergers et des bois ; Lui-même il les nourrit, il veille à leur défense, Trois règnes, VI dans ENFANT
Une laie aux poils blancs, trente enfants blancs comme elle, Vont s'offrir à tes yeux, Énéide, VIII dans ENFANT
.... Tant du coûter de peine Ce long enfantement de la grandeur romaine !, Énéide, I dans ENFANTEMENT
Le chaos se féconde, et la nature enfante, Parad. perdu, VII dans ENFANTER
Devant le vestibule, aux portes des enfers, Habitent les soucis et les regrets amers, Et des remords rongeurs l'escorte vengeresse...., Énéide, VI dans ENFER
Et des rangs enfoncés écrasant les débris, Énéide, X dans ENFONCÉ, ÉE
Là dans l'enfoncement de ces profonds berceaux, Jardins, II dans ENFONCEMENT
Son époux s'enfonça dans un désert sauvage, Géorg. IV dans ENFONCER
D'un trésor enfoui receleur odieux, Convers. ch. 1 dans ENFOUI, IE
Rival de Duhamel, surprenez ses secrets ; Connaissez, employez l'art fécond des engrais, Hom. des ch. ch. II dans ENGRAIS
Ses troupeaux engraissés dans ces beaux pâturages, Énéide, VIII dans ENGRAISSÉ, ÉE
Du sommeil et du vin les vapeurs les enivrent, Énéide, IX dans ENIVRER
L'imprudente Didon tendrement le caresse, Le tient sur ses genoux, entre ses bras le presse, S'enivre de sa vue, Énéide, I dans ENIVRER
Elle enlaçait des fleurs à son front jeune et fier, Énéide, VII dans ENLACER
Le coeur voudrait toujours ennoblir ce qu'il aime, Imagin. II dans ENNOBLIR
Il part, vole, arrive, l'ennui Le reçoit à la grille et se traîne avec lui, Hom. des champs, I dans ENNUI
Si l'homme ennuyeux déplaît tant, L'homme ennuyé prétendrait-il à plaire ?, Convers. I dans ENNUYÉ, ÉE
L'homme ennuyé n'est jamais qu'ennuyeux, ib. dans ENNUYÉ, ÉE
Un âge s'enrichit des pensers d'un autre âge, les Trois règnes, VIII dans ENRICHIR
Il veut qu'au bruit des cors, au son de la cymbale, On déroule à l'instant son enseigne royale, Par. perdu, I dans ENSEIGNE
Allez, et, bénissant le Dieu qui vous rassemble, Chantez, priez, pleurez, consolez-vous ensemble, Pitié, IV dans ENSEMBLE
Le charme des détails, les beautés de l'ensemble, Imagin. III dans ENSEMBLE
Ou, si dans leur fureur le sort ne les seconde, Tomber enseveli sous les débris du monde, Parad. perdu, VI dans ENSEVELI, IE
Et l'Anio paisible, et l'Eridan fougueux, Qui, roulant à travers des campagnes fécondes, Court dans les vastes mers ensevelir ses ondes, Géorg. IV dans ENSEVELIR
Pourquoi de ces mortels sur la rive entassés Les uns sont-ils reçus, les autres repoussés ?, Énéide, VI dans ENTASSÉ, ÉE
Salut, pompeux Jura, terrible Montanvers, De neige, de glaçons entassements énormes, Homme des champs, III dans ENTASSEMENT
D'abord enthousiaste et bientôt imposteur, Un rêve prépara sa future grandeur [de Mahomet], Imag. VIII dans ENTHOUSIASTE
Désormais entonnant la trompette éclatante, Énéide, I dans ENTONNER
Et toujours entraîné, croyait toujours choisir, Trois règnes, V dans ENTRAÎNÉ, ÉE
Son entretien est un échange, Conversation, III dans ENTRETIEN
La terre ainsi devint une image des cieux, Et le séjour de l'homme eût fait envie aux dieux, Parad. VII dans ENVIE
L'oeil n'ose envisager ces antres écumants, Énéide, VI, 753 dans ENVISAGER
À peine enfin les derniers mots, De leur impulsion tardive Frappant son âme inattentive, Du discours envolé lui portent les échos, Convers. II dans ENVOLÉ, ÉE
Satan, sans répliquer, s'envole à ses conquêtes, Paradis perdu, X dans ENVOLER (S')
Tantôt un bois profond, sauvage, ténébreux Épanche une ombre immense, et tantôt, moins nombreux, Un plant d'arbres choisis forme un riant bocage, Jardins, II dans ÉPANCHER
L'onde rafraîchit l'air ; l'air s'épanche en rosée, Hom. des champs, I dans ÉPANCHER
Du printemps près de vous épier les prémices, Paradis perdu, II dans ÉPIER
Son épine [du cheval] se double et frémit sur son dos, Géorg. III dans ÉPINE
J'aime à rêver, mais ne veux pas Qu'à coups d'épingle on me réveille, Convers. II dans ÉPINGLE
Et qu'enfin tout ce bois, éprouvé par les feux, Se durcisse à loisir sur ton foyer fumeux, Géorg. I dans ÉPROUVÉ, ÉE
Par lui tout s'embellit, et s'épure et s'anime, Paradis perdu, XI dans ÉPURER
En peines, en plaisirs l'illusion féconde Rétablit en secret l'équilibre du monde, Imagin. VI dans ÉQUILIBRE
Il laisse errer sans art sa plume et son esprit, Sait peu ce qu'il va dire, et peint tout ce qu'il dit, Imagin. VI dans ERRER
Contez-moi d'Ilion les terribles assauts, Et vos longues erreurs sur la terre et sur l'onde, Én. I dans ERREUR
Où manque un bien réel, la douce erreur abonde, Imagin, II dans ERREUR
Des célestes palais escalier magnifique, Paradis perdu, III dans ESCALIER
Du penchant escarpé de ces antiques monts Le rocher tombe, roule, et s'élance par bonds, Énéide, XI dans ESCARPÉ, ÉE
Sa vie est un combat, son commerce une escrime, Convers. II dans ESCRIME
Où s'arrête l'espace à nos yeux étendu ?, Parad. perdu, VII dans ESPACE
Combien, soigneuse encor de leur postérité, Par des moyens divers la nature puissante Conserve chaque espèce à jamais renaissante, Trois règ. VII dans ESPÈCE
[L'oiseau-mouche] Vif, prompt, gai, de la vie aimable et frêle esquisse, Et des dieux, s'ils en ont, le plus charmant caprice, Trois règnes, VII dans ESQUISSE
Un essaim dont les pieds en mille et mille anneaux, L'un par l'autre attachés à la branche pliante, Montrèrent tout à coup une grappe pendante, Énéide, VII dans ESSAIM
Le regret les répand [les larmes], et l'espoir les essuie, Par. perdu, XI dans ESSUYER
Laissez-le s'estimer pour qu'il soit estimable, Hom. des champs, I dans ESTIMABLE
Qui ne s'estime pas perd ses droits à l'estime, Parad. perdu, VIII dans ESTIMER
Étalant toutes deux l'or, la pourpre et l'hermine, Géorg. IV dans ÉTALER
L'étalon généreux a le port plein d'audace ; Sur ses jarrets pliants se balance avec grâce ; Aucun bruit ne l'émeut ; le premier du troupeau, Il fend l'onde écumante, affronte un pont nouveau, Géorg. III dans ÉTALON
Des plus fraîches beautés une foule choisie Vient étancher leur sang, leur verser l'ambroisie, Imag. VIII dans ÉTANCHER
L'été même, à l'instant qu'on liait en faisceaux Les épis jaunissants qui tombent sous la faux, J'ai vu les vents grondants sur ces moissons superbes Déraciner les blés, se disputer les gerbes, Géorg. I dans ÉTÉ
L'air morne, l'oeil éteint, pourtant dans leur tristesse Se laissait entrevoir un rayon d'allégresse, Paradis perdu, I dans ÉTEINT, EINTE
Sur la face des eaux s'étend la nuit profonde, Énéide, I dans ÉTENDRE
....En vain sous de beaux cieux S'étendaient à tes pieds des champs délicieux, Trois règnes, III dans ÉTENDRE
Qu'une haine éternelle éternise la guerre !, Én. IV dans ÉTERNISER
De vengeance affamé, constant dans son courroux, Voudrait-il, prolongeant son effroyable joie, Ainsi que sa colère éterniser sa proie ?, Parad. perdu, X dans ÉTERNISER
J'ai réservé pour moi L'éternité qui te précède, L'éternité qui s'avance est à toi, Dithyr. dans ÉTERNITÉ
Ta main du paon superbe étoila le plumage, Imagin. V dans ÉTOILER
Et l'étoupe enflammée et la poix odorante D'une lente fumée exhalent la vapeur, Énéide, V dans ÉTOUPE
Homère m'a guidé dans les champs où fut Troie, Imagin. VII dans ÊTRE
Et des plis écaillés qu'avec force il déploie, Saisit, étreint, étouffe et dévore sa proie, Trois règ. VII dans ÉTREINDRE
Enfin, lasse du jour, dans un transport fatal, Change en lien mortel son vêtement royal, S'y suspend et finit dans cette étreinte affreuse Par un trépas cruel une vie odieuse, Én. XI dans ÉTREINTE
Les soleils aux soleils succèdent à mes yeux, Les cieux évanouis se perdent dans les cieux, Imag. III dans ÉVANOUI, IE
Aussitôt des objets les images pressées En foule s'éveillaient dans ses vastes pensées, Imag. X dans ÉVEILLER
Il ranime vingt fois l'auditoire excédé, Convers. I dans EXCÉDÉ, ÉE
Un excès de prudence est souvent un danger, Pitié, IV dans EXCÈS
Il étonne, il éveille, il excite notre âme, Imagin. I, p. 16 dans EXCITER
De ce gouffre infernal l'impure exhalaison Dans l'air atteint l'oiseau frappé de son poison, Énéide, VI dans EXHALAISON
Il exhale sa rage en hurlements horribles, Énéide, II dans EXHALER
[Ce jardin des plantes] Où s'exilent pour nous de leurs terres natales Des règnes différents les familles royales, Le tigre, le lion, le cèdre aux longs rameaux, Et l'énorme éléphant...., Trois règnes, VI dans EXILER
Si des beaux jours naissants on chérit les prémices, Les beaux jours expirants ont aussi leurs délices, Hom. des ch. I dans EXPIRANT, ANTE
D'autres s'exprimeront, l'homme seul sait parler, Trois règnes, VIII dans EXPRIMER
Des monstres, des brigands noble exterminateur, Én. VIII dans EXTERMINATEUR, TRICE
Jadis, quand je traçai les lois du paysage, De notre aimable fablier [la Fontaine] Empruntant le simple langage...., Conversation, III dans FABLIER
Derrière chaque siége exerçant sa faconde, Et d'un vague intérêt fatiguant tout le monde, Convers. II dans FACONDE
Un vain peuple à la fois et féroce et volage, Après l'avoir formé, détruisait son ouvrage, Trois règnes, V dans FÉROCE
Ou ce beau peuplier de qui l'énorme tronc, Lorsque de cent hivers il a bravé l'affront, Se festonnant de noeuds d'où sort un vert feuillage, Semble orné par le temps et rajeuni par l'âge, Jard. I dans FESTONNER
À peine dans la chambre il a fait son entrée, Il flaire votre opinion, Convers. II dans FLAIRER
Flore même en naissant le reçut [Linné] dans ses bras ; Flore sourit d'espoir à sa première aurore ; Non point cette éternelle et ridicule Flore Qui pour les vieux amours compose des bouquets, Mais celle qui du monde enseigne les secrets, Trois règnes, VI dans FLORE
Près d'elle [la génisse] il [le taureau] fond d'amour, il erre triste et sombre, Géorg. III dans FONDRE
Que les fontes de neige ont enflé la Dordogne, Convers. III dans FONTE
Si du forum les fougueuses cabales Ou du sénat les discordes fatales...., Convers. Prolog. dans FORUM
Mais la paix de son front n'était point dans son âme ; L'ardente ambition le brûlait de sa flamme ; Ainsi sous les frimas l'Etna cache ses feux, Trois règnes, V dans FRIMAS
Ainsi que la chaleur, le miel craint la froidure, Géorg. IV dans FROIDURE
Ce papillon lui-même, à nos yeux si futile, Qui sait si de son vol l'erreur n'est pas utile ? Peut-être, en son essor vif et capricieux, Il hâte en se jouant le grand oeuvre des cieux [la fécondation des plantes dioïques], Trois règnes, VI dans FUTILE
Gazetier scandaleux, sur la liste inhumaine Il enregistre à son retour, Nuit par nuit, jour par jour, semaine par semaine, Les revers de l'hymen, les exploits de l'amour, Convers. II dans GAZETIER
De ces monstres des mers, dont la puissante haleine Avec un bruit horrible élance en gerbes d'eaux L'océan revomi par leurs larges naseaux, Trois règnes, VII dans GERBE
Cent présages affreux la glacent d'épouvante, Énéide, IV dans GLACER
Tourmente donc la terre, appelle donc la pluie, Chasse l'avide oiseau, détruis l'ombre ennemie ; Ou bientôt, affamé près d'un riche voisin, Retourne au gland des bois pour assouvir ta faim, Géorg. I dans GLAND
Plusieurs [fruits] furent taillés en nacelle, en gondole ; Sur les champs de Thétis les caprices d'Éole Promènent à leur gré ces fruits navigateurs, les Trois règnes, VI dans GONDOLE
Et des monts du Frioul, des gorges du Tyrol, L'aigle rapide a déjà pris son vol, Convers. ch. I dans GORGE
L'un [végétal, la truffe], caché dans la terre où son destin l'attache, Attend que d'un gourmand le luxe l'en arrache, Trois règnes, VI dans GOURMAND, ANDE
Craignez les Grecs, craignez leurs présents désastreux, Én. II dans GREC, ECQUE
Hélas ! le pampre vert protége en vain son fruit ; La grêle affreuse tombe et l'écrase à grand bruit, Géorg. I dans GRÊLE
Tes greniers crouleront sous tes grains entassés, Géorg. I dans GRENIER
Laissez-le seul [le mécontent], il se gronde lui-même, Conversation, II dans GRONDER
Et d'un papier nouveau qu'il a su copier, L'homme doit le modèle aux travaux d'un guêpier, Trois règnes, VII dans GUÊPIER
Chacun [végétal] a ses penchants, sa saison et sa place, Habite les lieux chauds, ou se plaît sous la glace, Trois règnes, VI dans HABITER
Les besoins répétés amènent l'habitude, Trois règnes, VII dans HABITUDE
Sur les partis rivaux se promenant sans choix, Des bourreaux fatigués la hache indifférente De leur sang confondu sans cesse était fumante, Trois règnes, V dans HACHE
Enfin l'adroit scalpel, le verre officieux Trahirent ces secrets ; le hardi botaniste Devint des végétaux l'habile anatomiste, Trois règnes, VI dans HARDI, IE
....Céléno, la reine des harpies, Infecta ces beaux lieux de ses troupes impies, Depuis que Calaïs à leur brutale faim Du malheureux Phinée arracha le festin.... Leurs traits sont d'une vierge : un instinct dévorant De leur rapace essaim conduit le vol errant ; Une horrible maigreur creuse leurs flancs avides, Qui, toujours s'emplissant, demeurant toujours vides, Surchargés d'aliments sans en être nourris, En un fluide infect en rendent les débris, Et de l'écoulement de cette lie impure Empoisonnent les airs et souillent la verdure, Énéide, III dans HARPIE
Un jour le laboureur dans ces mêmes sillons Où dorment les débris de tant de bataillons, Heurtant avec le soc leur antique dépouille..., Géorg. I dans HEURTER
Des bataillons armés dans les airs se heurtaient, Géorg. I dans HEURTER
Il compile, chaque matin, Quelque sentence ou quelque historiette ; Puis, quand il a rassemblé son butin, De salon en salon, à quiconque l'approche, De son savoir d'emprunt il prodigue l'ennui, Conversation, I dans HISTORIETTE
Vos divers édifices, Des animaux, des fleurs agréables hospices, Jardins, IV dans HOSPICE
Il n'a point oublié les services d'Évandre, Sa table hospitalière et son accueil si tendre, Én. X dans HOSPITALIER, IÈRE
Cet humoriste Dont la hargneuse déraison Dans la société vient verser son poison, Convers. II dans HUMORISTE
Un essaim frémissant.... Hurle son chant barbare aux monts hyperborées, Énéide, X dans HURLER
Plus loin on voit un cirque et le peuple romain, Des Sabines en pleurs l'involontaire hymen, Én. VIII dans HYMEN
Le dogme consolant de l'immortalité, Convers. Prologue. dans IMMORTALITÉ
D'avance il aiguisa tous les traits qu'il décoche, Et tout son esprit impromptu Était en brouillon dans sa poche, Convers. 1 dans IMPROMPTU
Ulysse impunément ne vit pas leur trépas [de ses compagnons], Én. III dans IMPUNÉMENT
Et leurs augustes mânes Erraient inapaisés autour de vos cabanes, dans INAPAISÉ, ÉE
Les mets inapprêtés qui forment leur repas, dans INAPPRÊTÉ, ÉE
Et de la phrase fugitive à peine enfin les derniers mots, Frappant son âme inattentive..., Convers. II dans INATTENTIF, IVE
Je maudis les bibliothèques, Et suis près d'excuser l'incendiaire Omar, Convers. I dans INCENDIAIRE
A leur naissance incertains d'un berceau, D'une goutte de lait, d'un abri, d'un lambeau Qui de leurs membres nus écarte la froidure, la Pitié, II dans INCERTAIN, AINE
L'hymen est inconnu de la pudique abeille, Géorg. IV dans INCONNU, UE
Leur ma se indestructible [des pyramides] a fatigué le temps, dans INDESTRUCTIBLE
Ils luttent en grondant, ils s'indignent du frein, Énéide, I dans INDIGNER
L'homme indiscret, par un défaut contraire, Prend plaisir à tout révéler, Convers. II dans INDISCRET, ÈTE
Un indiscret est toujours curieux, Convers. II dans INDISCRET, ÈTE
Leurs germes inféconds, Imagin. V dans INFÉCOND, ONDE
Zone inféconde, Pitié, II dans INFÉCOND, ONDE
N'avez-vous pas souvent aux lieux infréquentés Rencontre tout à coup ces aspects enchantés ?, Jardins, I dans INFRÉQUENTÉ, ÉE
Surpris de voir troubler leurs bords délicieux, Le fleuve infréquenté, le bois mystérieux, Én. VIII, 19 dans INFRÉQUENTÉ, ÉE
Jours inglorieux, Trois règnes, 3 dans INGLORIEUX, EUSE
Lui [le peuple], dans son orageuse et vague inquiétude, Instrument et jouet de vingt partis rivaux, Passait de trouble en trouble à des tourments nouveaux, Trois règnes, V dans INQUIÉTUDE
...Autour de lui tandis que tout sommeille, La lampe inspiratrice éclaire encor sa veille, Homme des champs, I dans INSPIRATEUR, TRICE
Ô toi l'inspiratrice et l'objet de mes chants, la Pitié, I dans INSPIRATEUR, TRICE
Et dans quels lieux le ciel mieux qu'au séjour des champs Nous instruit-il d'exemple aux généreux penchants ?, Homme des ch. II dans INSTRUIRE
Oubliant que ce ton léger Dans un étranger est blâmable, Et que l'amitié seule a droit d'interroger, Convers. II dans INTERROGER
De l'intraitable vérité L'incommode sévérité, Convers. III dans INTRAITABLE
Et l'ironie au ris moqueur, Convers. III dans IRONIE
De sa vanité chatouilleuse La prompte irritabilité D'une exigence pointilleuse Fatigue la société, Convers. II dans IRRITABILITÉ
Là, sur un tapis vert, un essaim étourdi Pousse contre l'ivoire [bille] un ivoire arrondi ; La blouse le reçoit, l'Homme des ch. I dans IVOIRE
Puis tout à coup se jetant sur eux deux : Monsieur, dit-il, s'adressant à l'un d'eux..., Convers. II dans JETER
Sitôt qu'il lâche une parole, [il] Veut lire dans vos yeux l'effet de son discours, Convers. II dans LÂCHER
Plusieurs, pendant l'hiver, près d'un foyer antique Veillent à la lueur d'une lampe rustique, Géorg. I dans LAMPE
Le bocage moins fier, avec plus de mollesse, Déploie à nos regards des tableaux plus riants, Veut un site agréable et des contours liants, Jardins, II dans LIANT, ANTE
Liguez-vous saintement pour le bien mutuel, l'Homme des champs, I dans LIGUER
Tel un sauvage lis, Confiant au désert le parfum qu'il exhale, Cache aux vents indiscrets sa beauté virginale, Trois règnes, V dans LIS
.... Un beau jour, de rentiers naufragés Tous les débris à la fois submergés Allèrent se noyer dans la mer du grand-livre, Convers. II dans LIVRE
Combien de son bonheur l'homme aisément s'enivre ! Sans prévoir l'avenir, au présent il se livre, Én. X dans LIVRER
Loin tous ces conquérants en ravages fertiles !, Jardins, IV dans LOIN
L'orgueil discret, la morgue taciturne De ce savant, lucubrateur nocturne, Convers. III dans LUCUBRATEUR
Vide de vous et rempli de lui-même, Convers. III dans LUI
[Le maître d'école de village] Connaît les lunaisons, prophétise l'orage, l'Homme des champs, I dans LUNAISON
Un jeune arbuste prodigue imprudemment la luxuriance prématurée de son feuillage, dans le Dict. de BESCHERELLE. dans LUXURIANCE
Madrépores, coraux, coquilles et poissons, L'un sur l'autre entassés, composèrent ces monts Dont sur le monde entier se prolonge la chaîne, Trois règn. ch. IV dans MADRÉPORE
Les rois sont condamnés à la magnificence, Jard. I dans MAGNIFICENCE
Un sol maigre est celui qui, prompt à se dissoudre, Sitôt qu'on l'a touché, tombe réduit en poudre, Géorg. II dans MAIGRE
Mais la terre à regret reçoit cette semence, Et de maigres épis trompent leur espérance, Géorg. I dans MAIGRE
Ici, pour réparer la maigreur de vos champs, Mêlez la grasse argile à leurs sables tranchants, Hom. des champs, II dans MAIGREUR
Des vases de Dodone, une riche cuirasse, Où l'or à triple maille avec art s'entrelace, Énéide, III dans MAILLE
Par lui l'homme rompit le joug du préjugé ; Des liens du maillot l'enfant fut dégagé ; La baleine cessa d'emprisonner les belles, Imag. V dans MAILLOT
Rome, reine des rois, reine en héros féconde, La terreur, la maîtresse et l'exemple du monde, Énéide, VI dans MAÎTRESSE
Dans ses traits doux et fiers une mâle beauté Semblait joindre la grâce à la sévérité, Trois règn. I dans MÂLE
Le malheur a sa honte et sa noble pudeur, Pitié, I dans MALHEUR
Malheureuse j'appris à plaindre le malheur, Pitié, IV dans MALHEUREUX, EUSE
Pour nous [Adam et Ève] chaque matin, dans les jardins du ciel La manne tombe en perle et la rosée en miel, Parad. perdu, V dans MANNE
Immobile au milieu de ses dormantes eaux, Le marais paresseux tranquillement sommeille Sur le limon fangeux qui nourrit ses roseaux, Convers. I dans MARAIS
Ô France ! des partis déplorable théâtre ! Que maudit soit le jour, où ta haine marâtre En foule de ton sein rejeta tes enfants !, Pitié, IV dans MARÂTRE
Dans la même place où se vendaient autrefois les bestiaux, se marchandaient publiquement les consulats et les prétures, Trois règ. disc. prél. dans MARCHANDER
Du palais du Soleil les brillantes demeures, Ses coursiers enflammés, attelés par les Heures, En s'évanouissant laisseront sous nos yeux Et l'ordre des saisons et la marche des cieux, Imag. V dans MARCHE
Apprend-il à marcher sur les pas de son père ?, Énéide, III dans MARCHER
Tel est l'arrêt du sort, tout marche à son déclin, Georg. I dans MARCHER
Le Batave à son tour par un art courageux Sut changer en jardins son sol marécageux, Jardins, I dans MARÉCAGEUX, EUSE
Je dirai sous quel signe Il faut ouvrir la terre et marier la vigne, Géorg. I dans MARIER
Et leurs bras vigoureux lèvent de lourds marteaux Qui tombent en cadence et domptent les métaux, Géorg. IV dans MARTEAU
J'entends le lourd marteau retentir sur l'enclume, Imag. V dans MARTEAU
Le médecin coquet élagua ses marteaux, Imag. VII dans MARTEAU
Traînant entre les rangs ses tonnerres affreux Que masquent en tous sens des bataillons nombreux, Par. perdu, VI dans MASQUER
Recélant dans son sein l'appareil des batailles, La masse énorme [le cheval de Troie] avance et franchit les murailles, Énéide, II dans MASSE
Enfin l'heureux vainqueur donne l'échec fatal, Se lève et du vaincu proclame la défaite ; L'autre reste atterré dans sa douleur muette, Et, du terrible mat à regret convaincu, Regarde encor longtemps le coup qui l'a vaincu, l'Homme des champs. dans MAT
D'abord une source de feux, Comme un fleuve éternel répandue en tous lieux, De sa flamme invisible échauffant la matière, Jadis versa la vie à la nature entière, Én. VI dans MATIÈRE
Là, différents de poids, de forme, de figure, Dans la dure épaisseur de leur matrice obscure, Se forment ces métaux qu'on tâche d'arracher Aux veines de la terre, aux fentes du rocher, Trois règnes, V dans MATRICE
Voyez-vous, à l'aspect d'une médaille antique, Palpiter du vieux temps l'amateur fanatique ?, Trois règ. IV dans MÉDAILLE
J'ai médité longtemps, assis sur les tombeaux, Non pas pour y chercher dans la mélancolie Le secret de la mort, mais celui de la vie, Imagin. VII dans MÉDITER
Dès que le désespoir peut retrouver des larmes, à la mélancolie il vient les confier, Pour adoucir sa peine et non pour l'oublier, Imag. III dans MÉLANCOLIE
Et mêlant dans tes yeux les larmes et les ris, Quand tu perds une mère, elle te donne un fils, Jard. ch. II dans MÊLER
Tel, au sein de la nuit et de la forêt sombre, L'oiseau mélodieux chante caché dans l'ombre, Parad. perdu, III dans MÉLODIEUX, EUSE
Les jours sont inquiets, et les nuits menaçantes, Pitié, III dans MENAÇANT, ANTE
Du temps, des eaux, de l'air, n'effacez point la trace ; De ces rochers pendants respectez la menace, Jardins, II dans MENACE
Joas peut le toucher : cependant je n'y voi Qu'un enfant malheureux menacé d'être roi, Imag. V dans MENACÉ, ÉE
La sage ménagère à ses humbles foyers Ranime en haletant la flamme qui sommeille, Énéide, VIII dans MÉNAGER, ÈRE
Ô mer, terrible mer, quel homme à ton aspect Ne se sent pas saisi de crainte et de respect ! De quelle impression tu frappas mon enfance !, Hom. des ch. III dans MER
Que dis-je ? quelquefois sur une armée entière L'affreux orage roule une mer de poussière, Trois règnes, II dans MER
Et de mille bienfaits sa lumière suivie Nous prête son fanal sur la mer de la vie, Trois règnes, IV dans MER
Et le mercure enfin, qui, connu par son poids, En globules roulants glisse et fuit sous nos doigts, Trois règnes, V dans MERCURE
Séjour des feux vengeurs, épouvantable abîme, Où les peines sans fin se mesurent au crime, Parad. perdu, I dans MESURER
Ajoutons le calme stupide, Le ton méticuleux et l'orgueil circonspect De ce mortel, pour lui plein de respect, Qui croit en conversant sa gloire compromise, Convers. II dans MÉTICULEUX, EUSE
Le faucon obéit à notre art meurtrier, Le chien devient chasseur, et l'éléphant guerrier, Trois règn. VIII dans MEURTRIER, IÈRE
....Tout couverts d'horribles meurtrissures, Parad. perdu, VI dans MEURTRISSURE
Vous dirai-je l'oubli de soins plus importants, Les devoirs immolés à de vains passe-temps ?... L'homme fait place au mime, et le sage au bouffon, Homme des champs, I dans MIME
En longs habits de pourpre attirant les regards, Moi-même au bord des eaux ferai voler les chars, Géorg. III dans MOI
À tout propos, dans chaque phrase, Le moi régnant, le moi vainqueur, Est dans sa bouche ainsi que dans son coeur, Convers. II dans MOI
Je chante les moissons ; je dirai sous quel signe Il faut ouvrir la terre et marier la vigne, Géorg. I dans MOISSON
À propos, c'est lundi la fête de Chloé ; Sa maison, on le sait, est l'arche de Noé ; La ville, les faubourgs, chez elle tout abonde ; De ce chaos il faudra faire un monde, Convers. II dans MONDE
Jadis, quand de la scène il imagina l'art, Thespis, dit-on, créa le dialogue ; Mais l'inventeur du monologue Fut probablement un bavard, Convers. I dans MONOLOGUE
J'entends crier la dent de la lime mordante, Géorg. I dans MORDANT, ANTE
Et faisait jaillir à propos Le feu de la saillie et l'éclair des bons mots, Convers. Prolog. dans MOT
.... Un flacon délectable Verse avec son nectar les aimables propos, Et, comme son bouchon, fait partir les bons mots, Homme des champs, I dans MOT
Et sur un lit pompeux la portent loin du jour Mourante de douleur, et de rage, et d'amour, Énéide, IV dans MOURANT, ANTE
Tremble qu'une pensée, une maxime, un mot N'aille mourir dans l'oreille d'un sot !, Convers. II dans MOURIR
Voyez là-haut les bois dont la muette horreur Aujourd'hui même encore inspire la terreur, Én. VIII dans MUET, ETTE
Je demandais... que... Chaque branche en dépit des vieux décorateurs, Et des ciseaux mutilateurs, Pût rendre un libre essor à son luxe sauvage, cité dans NODIER, Crit. des dict. dans MUTILATEUR, TRICE
Mutilait sans pitié les tiges inégales Dont la tête orgueilleuse ombrageait leurs rivales, Conversat. ch. III dans MUTILER
Adieu, déjà je sens dans un nuage épais Nager mes yeux éteints et fermés pour jamais, Géorg. IV dans NAGER
Le rosier maintenant, ô prodiges nouveaux ! Elève vers les cieux sa tête enorgueillie, Et sur des arbres nains la pomme est recueillie, Homme des champs, II dans NAIN, AINE
Son lit [de l'aurore] du jour naissant est nommé le berceau, Trois règnes, I dans NAISSANT, ANTE
Ces fleuves s'épancher en nappes transparentes, Homme des ch. IV dans NAPPE
De ses naseaux brûlants il [le cheval] respire la guerre, Géorg. III dans NASEAU
....Ces monstres des mers dont la puissante haleine Avec un bruit horrible élance en gerbes d'eaux L'océan revomi par leurs larges naseaux, Trois règnes, VII dans NASEAU
Telle sur un rameau durant la nuit obscure Philomèle plaintive attendrit la nature, Géorg. IV dans NATURE
Tel à peine échappé des fureurs de l'orage, Le nautonier pâlit en contant son naufrage, Imagin. II dans NAUTONIER, IÈRE
... Ou d'une agile main Promener la navette errante sur le lin, Géorg. I dans NAVETTE
Plusieurs [fruits] furent taillés en nacelle, en gondole ; Sur les champs de Thétis les caprices d'Éole Promènent à leur gré ces fruits navigateurs, les Trois règnes, VI dans NAVIGATEUR
Tous les flots sont peuplés d'oiseaux navigateurs, Parad. perdu, VII dans NAVIGATEUR
Mais pour lui rien n'émeut son âme appesantie ; N'en soyez pas surpris, il est né fatigué, Convers. II dans NÉ, NÉE
Enfin l'ange de mort fond sur les nouveau-nés ; Tous dans la même nuit meurent exterminés, Parad. perdu, XI dans NÉ, NÉE
Tous ces rois fainéants qui sous ces voûtes sombres Ont changé de sommeil et qu'a jetés le sort Du néant de leur vie au néant de la mort, Imagin. VII dans NÉANT
Là même dans l'été, l'horizon le plus sûr, D'un rideau nébuleux voile encor son azur, Jardins, III dans NÉBULEUX, EUSE
La nef tourne, s'abîme et disparaît aux yeux, Énéide, I dans NEF
Sa nef avait franchi les colonnes d'Alcide, Trois règnes, VI dans NEF
Mais le dédain, la tiède négligence, Et d'un coeur froid le calme injurieux, Convers. ch. III dans NÉGLIGENCE
Mais comment de ces nerfs le mobile faisceau De notre âme à nos sens, de nos sens à notre âme Va-t-il du sentiment communiquer la flamme ?, Trois règnes, VII dans NERF
Que ses derniers neveux s'arment contre les miens ! Que mes derniers neveux s'acharnent sur les siens !, Én. IV dans NEVEU
Là régneront Énée et ses derniers neveux, Et les fils de ses fils, et ceux qui naîtront d'eux, ib. III dans NEVEU
Et des chiens attroupés l'instinct intelligent Déjà d'un nez avide interroge le vent, Én. IV dans NEZ
Et portant à son bec son modeste butin, De son nid babillard revient calmer la faim, Én. XI dans NID
Et le nitre irascible, irrité par les feux, Ébranle au loin les airs, et la terre, et les cieux, Trois règn. I dans NITRE
Nocher, ployez la voile, et redoublez vos voeux, Géorg. I dans NOCHER
Aussitôt d'un serpent il revêt la figure, Il siffle, il s'enfle, il roule, il déroule ses noeuds, Et de ses vastes plis bat ses bords sablonneux, Hom. des ch. II dans NOEUD
Son sommet revêtu d'un plus rare feuillage, Et sa mousse et ses noeuds décèlent son grand âge, Imagin. III dans NOEUD
Quelques-uns à travers leurs noirâtres portiques Du ciel dans le lointain laissant percer l'azur, Jard. III dans NOIRÂTRE
Tous les arcs sont tendus, les traits fendent les airs, Les cieux en sont noircis, les champs en sont couverts, Én. IX dans NOIRCI, IE
Dans ces riches vallons la moisson jaunira, Sur ces coteaux riants la grappe noircira, Géorg. I dans NOIRCIR
Soudain un sombre orage enveloppe les airs, Et, roulant et l'horreur et la nuit sur leurs têtes, Noircit l'onde en courroux de la nuit des tempêtes, Én. V dans NOIRCIR
Ô qu'un grand nom, dit-il, est un poids incommode !, Convers. II dans NOM
La mort entre nous deux nommera le vainqueur, Én. X dans NOMMER
Non, je ne puis, dit-il, égorger Marius, Imag. III dans NON
Le Nord décoloré languit dans un long deuil, Trois règnes, I dans NORD
Du lait qui rafraîchit votre sang enflammé La vache nourricière est-elle donc avare ?, Pitié, I dans NOURRICIER, ÈRE
De là toutes ces plantes, Nourrissons exilés des régions ardentes, Trois règnes, IV dans NOURRISSON
De même que le corps, l'âme a sa nourriture, Parad. perdu, VII dans NOURRITURE
La nouveauté paraît, et son brillant pinceau Vient du vieil univers rajeunir le tableau, Imag. III dans NOUVEAUTÉ
La nouveauté qui suit, vieillit la nouveauté, Imag. III dans NOUVEAUTÉ
Plus d'un Mathieu Garo s'érige en novateur, Pitié, I dans NOVATEUR, TRICE
D'une aile moins novice alors le jeune élève [le jeune oiseau] S'enhardit, prend l'essor, s'abat et se relève, Trois règnes, VIII dans NOVICE
L'être que Dieu fit nu dut inventer les arts, Il file ses habits, il bâtit des remparts, Trois règnes, VIII dans NU, NUE
Un nuage éclatant d'or, de pourpre et d'azur, Én. VII dans NUAGE
Tu n'y vas point chercher les combats des systèmes, Les nuages du doute et la nuit des problèmes, Trois règnes, I dans NUAGE
De Leucate bientôt les sommets nuageux.... de loin nous apparaissent, Én. III dans NUAGEUX, EUSE
Ainsi le peintre unit de nuance en nuance La teinte qui finit à celle qui commence, Imag. III dans NUANCE
De la peine au bonheur délicate nuance, Ce n'est point le plaisir, ce n'est plus la souffrance, Imag. III dans NUANCE
L'homme ne sait pas mieux dans ses nobles désirs Provoquer, varier, nuancer les plaisirs, Les hâter, les calmer, les quitter, les reprendre, Trois règnes, ch. 8 dans NUANCER
Eh ! quel bien, dites-moi, vaut le charme suprême D'obéir à son âme et de plaire à soi-même ?, Imag. VI dans OBÉIR
L'orgueilleux obélisque au loin couché sur l'herbe, Jardins, IV dans OBÉLISQUE
De ma longue obligeance enfin je me sens las ; Pour y suffire il faudrait un Atlas, Convers. II dans OBLIGEANCE
Et, déployant les voiles, D'un souffle plus oblique il fait enfler leurs toiles, Én. V dans OBLIQUE
Mais quel coeur ne pardonne aux consolants abus, Qui des vivants aux morts apportent les tributs, Le miel, le vin, l'encens, l'obole du voyage ?, Imag. VII dans OBOLE
Observez ces regards où la flamme étincelle, Cette marche, ce port et cet éclat divin, Én. V dans OBSERVER
Tant le voile et l'obstacle ont un charme suprême, Par qui tout s'embellit, jusqu'à la beauté même, Imag. IV dans OBSTACLE
Invoquons l'Océan, le vieux père du monde, Géorg. IV dans OCÉAN
Cet océan de feux [de l'enfer] Qui, brûlant tristement sous ces voûtes funèbres, Sans répandre le jour, laissent voir les ténèbres, Paradis perdu, I dans OCÉAN
L'odorat sert le goût, et l'oeil sert l'odorat, Imagin. I dans ODORAT
L'oeil marque le remords, la paix d'une âme pure ; Du noble enthousiasme il exprime le feu ; Il s'attendrit sur l'homme, il s'élève vers Dieu, Imag. III dans OEIL
Que dis-je ? ces accents tantôt fiers, tantôt doux ; C'est l'oeil, oui c'est l'oeil seul qui les rassemble tous ; Dans sa noble structure, en prodiges féconde, Le plus frappant n'est pas de retracer le monde, De réfléchir les cieux, les forêts et les mers, Mais de peindre cette âme où se peint l'univers, ib. dans OEIL
L'enfer est dans ton coeur et le ciel dans tes yeux, Parad. perdu, X dans OEIL
....Puisque ton oeil embrasse Et les cieux et l'enfer, et le temps et l'espace, Parad. perdu, I dans OEIL
Mets tes feux dans mon coeur, mets des yeux dans mon âme, Parad. perdu, III dans OEIL
La reine sans ceinture, un pied sans brodequin, Déjà tient son offrande en sa tremblante main, Én. IV dans OFFRANDE
Cependant, tout le jour, un peuple d'oiselets, De rameaux en rameaux volant dans les bosquets, Parad. perdu, VII dans OISELET
Mais non : il faut que le public essuie Le mal contagieux d'un oisif qui s'ennuie, Convers. I dans OISIF, IVE
Une coupe à la main, l'olive sur la tête, Le héros, pour calmer le dieu de la tempête, Des intestins sanglants qu'il jette dans les mers Et des flots d'un vin pur rougit les flots amers, Én. V dans OLIVE
Viens, de mes propres fleurs mon front va s'ombrager, Jard. I dans OMBRAGER
Déjà tout se noircit des ombres de la mort, Én. X dans OMBRE
Trois fois l'ombre divine échappe à ses transports, Énéide, VI dans OMBRE
Il se lève, un long dard s'agite dans sa main, Une ombre de couronne est sur son front hautain, Paradis perdu, II dans OMBRE
Dans la nuit ténébreuse Dont un bois vaste entoure une vallée ombreuse, D'un rameau précieux se cache le trésor, Énéide, VI dans OMBREUX, EUSE
On relit tout Racine, on choisit dans Voltaire, l'Homme des champs, I dans ON
Et du gras olivier L'onctueuse liqueur arrose le brasier, Én. VI dans ONCTUEUX, EUSE
L'onde rajeunit l'arbre, et l'arbre orne son cours ; Et tous deux, s'alliant sous des formes sans nombre, Font un échange aimable et de fraîcheur et d'ombre, Jardins, III dans ONDE
Son nom était Zoé ; de sa taille élégante Le jonc n'égale pas la souplesse ondoyante, Imag. I dans ONDOYANT, ANTE
Des forêts de drapeaux, d'enseignes, de bannières, Marquant les rangs, les chefs, les bataillons divers, Au centre de l'armée ondoyaient dans les airs, Parad. perdu, V dans ONDOYER
Ce n'est plus un serpent En replis onduleux sur le sable rampant ; C'est un taureau superbe au front large et sauvage, Hom. des ch. II dans ONDULEUX, EUSE
Tel ce terrible oiseau qui porte le tonnerre, Par ses ongles tranchants enlève de la terre Le cygne au blanc plumage ou le lièvre peureux, Én. IX dans ONGLE
Que de variété, que de pompe et d'éclat ! Le pourpre, l'orangé, l'opale, l'incarnat, De leurs riches couleurs étalent l'abondance ; Hélas ! tout cet éclat marque leur décadence [des jardins], Jard. II dans OPALE
Sous des rocs entassés le superbe Encelade, La bouche haletante et le sein enflammé, Soulève le fardeau dont il est opprimé, Trois règnes, IV dans OPPRIMER
Ces superbes rideaux, ces coussins fastueux, Des amours opulents trône voluptueux, Trois règnes, V dans OPULENT, ENTE
L'or flottant des moissons, et le vert des feuillages, Et le changeant émail qui peint les coquillages, Trois règnes, I dans OR
Sur l'orbe éblouissant de son bouclier d'or L'art présente un tableau plus magnifique encor, Én. VII dans ORBE
Tel qu'un peintre, arrêtant ses indiscrets pinceaux, D'avance en sa pensée ébauche ses tableaux, Ainsi de vos dessins méditez l'ordonnance, Jard. II dans ORDONNANCE
Astres qui, poursuivant votre course ordonnée, Conduisez dans les cieux la marche de l'année, Géorg. I dans ORDONNÉ, ÉE
L'organe humain ne veut ni raideur, ni mollesse ; Trop faible il nous échappe, et trop fort il nous blesse, Convers. III dans ORGANE
Aux deux côtés du soc de larges orillons En écartant la terre exhaussent les sillons, Géorg. I dans ORILLON
Le vrai pasteur ressemble à cet antique ormeau Qui, des jeux du village ancien dépositaire, Leur a prêté cent ans son ombre héréditaire, Hom. des ch. I dans ORMEAU
Un jour le laboureur, dans ces mêmes sillons, Où dorment les débris de tant de bataillons, Heurtant avec le soc leur antique dépouille, Trouvera sous ses pas des dards rongés de rouille, Entendra retentir les casques des héros, Et d'un oeil effrayé contemplera leurs os, Géorg. I dans OS
Et de nos bataillons Les ossements épars ont blanchi les sillons, Én. XI dans OSSEMENTS
Ôte-moi du passé le cruel souvenir, Et la douleur présente et les maux à venir, Paradis perdu, X dans ÔTER
Déjà l'obscure nuit versait l'oubli des maux, Én. IX dans OUBLI
L'oubli de tous les droits né de l'oubli des dieux, Imag. I dans OUBLI
Le terrible ouragan mugit, part et s'élance, La ruine le suit et l'effroi le devance, Trois règnes, II dans OURAGAN
Des révolutions tel l'ange désastreux Va semant la terreur sur son passage affreux ; Moeurs, lois, trônes, autels, tout tombe, et d'un long âge L'ouragan politique anéantit l'ouvrage, Trois règnes, II dans OURAGAN
Par lui, des fils d'Éli la brutale luxure Outragea le saint lieu, les lois et la nature, Parad. perdu, I dans OUTRAGER
Sur un nuage d'or Junon du haut des airs Sur ces fameux rivaux tenait les yeux ouverts, Én. XI dans OUVERT, ERTE
Et dans le même jour, et dans les mêmes lieux, Où des scènes de sang avaient frappé les yeux, Le bal était ouvert et le plaisir barbare Passait des cris de mort aux sons de la guitare, Trois règnes, V, 5 dans OUVERT, ERTE
Combien l'Europe a vu d'illustres ouvriers S'exercer avec gloire aux plus humbles métiers !, Pitié, IV dans OUVRIER, IÈRE
C'est là [dans les mines], c'est encor là que, cachant sa puissance, L'éternel ouvrier, dans un profond silence, Compose lentement et décompose tout, Trois règnes, V dans OUVRIER, IÈRE
....Et d'agiles vaisseaux Ouvriront les combats sur la scène des eaux, Én. V dans OUVRIR
Puissent de frais gazons, puissent de claires ondes Dans un riant pacage arrêter mes brebis !, Imag. VIII dans PACAGE
Là, la paille docile, Prend mille aspects nouveaux sous une main agile, Imag. VI dans PAILLE
Le dieu puissant des ondes, Dont il [Protée] paît les troupeaux dans les plaines profondes, Géorg. IV dans PAÎTRE
Là paissent la génisse et le taureau superbe, Géorg. II dans PAÎTRE
Que nos langues séchées à nos palais brûlants demeurent attachées !, Pitié, IV dans PALAIS
Il tient l'urne terrible en ses fatales mains, Et juge sans retour tous les pâles humains, Én. IV dans PÂLE
Mais sur son palefroi s'avance un chevalier Beau, jeune, et précédé de son noble écuyer, Imag. IV dans PALEFROI
Ce beau front que flétrit une pâleur mortelle, Én. X dans PÂLEUR
L'or et le diamant, l'art, la nature même, Ce qu'enferme la terre et l'humide séjour Pâlit près d'un rayon du grand astre du jour, Parad. perdu, III dans PÂLIR
Des spectres pâlissants, de livides fantômes, Géorg. IV dans PÂLISSANT, ANTE
Prismes éblouissants, dont les pans azurés, Défiant le soleil dont ils sont colorés, Peignent de pourpre et d'or leur éclatante masse, Hom. des ch. III dans PAN
Après lui vient le paon de lui-même ébloui ; Son plumage superbe, en cercle épanoui, Déploie avec orgueil la pompe de sa roue : Iris s'y réfléchit, la lumière s'y joue, Paradis perdu, VII dans PAON
Art charmant ! j'aime à voir la mouche papetière, Du bel art de Didot inventant la matière, Des cuves d'Annonay suppléer les chiffons, Trois règnes, VII dans PAPETIÈRE
Et l'art consolateur Qui confie au papier les sentiments du coeur, l'Imag. VI dans PAPIER
Voyez ce papillon échappé du tombeau ; Sa mort fut un sommeil, et sa tombe un berceau, Trois règnes, VII dans PAPILLON
Et, suivant dans les airs son léger tourbillon, Flore attend ses destins des jeux d'un papillon, ib. VI dans PAPILLON
[Le babillard] Parce qu'il fait du bruit, il croit faire merveille, Papillote à mes yeux, et lasse mon oreille, Convers. II dans PAPILLOTER
D'Homère et de Platon durant les premiers âges Le papyrus du Nil conservait les ouvrages, Trois règnes, VI dans PAPYRUS
Et toi, fils de Vénus, Vois par ce que je suis ce qu'autrefois je fus, Én. v. dans PAR
Il enregistre à son retour Nuit par nuit, jour par jour, semaine par semaine, Les revers de l'hymen, les exploits de l'amour, Convers. VI dans PAR
Voilà mon sort ; mais vous, par le flambeau du monde, Par sa douce clarté que je ne verrai plus, Par votre cher Ascagne et ses jeunes vertus, Par les mânes d'Anchise, abrégez ma misère !, Én. VI dans PAR
Souvent la froide main de la paralysie Dans un débile corps joint la mort à la vie, Trois règn. I dans PARALYSIE
Quel plaisir, entouré d'un double paravent, D'écouter la tempête et d'insulter au vent !, Trois règnes, I dans PARAVENT
Moi-même, comparant le parc anglais au nôtre, J'hésitai, je l'avoue, entre Kent et Le Nôtre, Hom. des ch. II dans PARC
Et de ce beau tissu brodé par son amante, L'or flexible parcourt la trame éblouissante, Én. IV dans PARCOURIR
Le changement parcourt ce théâtre mobile [la terre] ; Strabon méconnaîtrait le globe de Danville, Trois règnes, IV dans PARCOURIR
Mille doux souvenirs parcourent ce rivage, Én. III dans PARCOURIR
L'amour même est timide, et dans cet abandon La nature est sans voix sous des lois sans pardon, Pitié, III dans PARDON
Bien digne de pardon, si l'enfer pardonnait, Géorg. liv. IV dans PARDON
On pardonne les maux, mais non pas les injures, Parad. perdu, IV dans PARDONNER
Le sort fait les parents, le choix fait les amis, Pit. I dans PARENT
C'est peu de charmer l'oeil, il faut parler au coeur, Jard. I dans PARLER
Le doux parler nous plaît ; et, toujours redouté, L'homme le plus bruyant est le moins écouté, Convers. III dans PARLER
Ainsi nous plaît le parleur agréable ; Son amabilité rend tout le monde aimable, Convers. III dans PARLEUR, EUSE
Parmi les traits, les chars et les rênes pendantes, Les vases renversés et les vins répandus, Les soldats au hasard sommeillaient étendus, Én. IX dans PARMI
Là des troupeaux parqués en de gras pâturages, Parad. perdu, X dans PARQUÉ, ÉE
Leur céleste travail [des cyclopes] vient d'ébaucher un foudre, Un des foudres sous qui tombent les monts en poudre ; Une part est finie, et l'autre est brute encor, Én, VIII dans PART
Ah ! les biens les plus doux sont les biens qu'on partage, Parad. perdu, VIII dans PARTAGER
Son parterre brodé, son maigre filet d'eau, Jard. I dans PARTERRE
Tel enfin, triomphant de sa digue impuissante, Un fier torrent s'échappe, et l'onde mugissante Traîne...., Énéide, II dans PARTICIPE
Il a partout affaire, il a partout accès, Convers. II dans PARTOUT
Seule, sous l'oeil de Dieu, dans sa douleur obscure, Ses maux étaient sa gloire et ses fers sa parure, Imag. VIII dans PARURE
Nos rires passagers, nos passagères larmes, Dithyr. dans PASSAGER, ÈRE
Seul, il passe du front leurs fronts audacieux, Parad. perd. II dans PASSER
Si nous ne voyons plus, dans les jeux funéraires, Les fleurs s'entrelacer aux urnes cinéraires, La pastourelle encore en forme ses bouquets, Trois règnes, VI dans PASTOUREAU, ELLE
Deshoulières m'endort aux chants des pastoureaux, Épît. à la duchesse Devonshire dans PASTOUREAU, ELLE
L'evesque de Lisieux disoit estre patron de l'escole de la ville de Touques, Agricult. norm. p. 177 dans PATRON, ONNE
Et ravis en naissant aux baisers de leurs mères, N'ont qu'entrevu le jour et fermé leurs paupières, Énéide, VI dans PAUPIÈRE
Pauvre de couleur, mais riche de sa voix, Le rossignol encor enchantera nos bois, l'H. des champs, IV dans PAUVRE
J'aime la pauvreté qui n'est pas la misère, Imag. VI dans PAUVRETÉ
Si Lucrèce eût exprimé ce qu'on savait alors de positif, nous aurions aujourd'hui le plaisir, en le lisant, de comparer la pauvreté des connaissances anciennes avec la richesse des connaissances modernes, Trois règnes, Préface dans PAUVRETÉ
Loin donc ces froids jardins, colifichet champêtre, Insipides réduits dont l'insipide maître Vous vante, en s'admirant, ses arbres bien peignés, Jardins, I dans PEIGNÉ, ÉE
Aussi gardez-vous bien D'imiter le faux goût qui mêle en son ouvrage L'inculte, l'élégant, le peigné, le sauvage, Jard. II dans PEIGNÉ, ÉE
Tel, du haut de son char, le dieu de la lumière S'empare, en se montrant, de la nature entière, Et, sur tous les objets répandant ses couleurs, Peint les monts et les champs, et l'insecte et les fleurs, l'Imag. V dans PEINDRE
Apprends donc que ton fils, non sans peine, protége Tes remparts impuissants que le Rutule assiége, Énéide, x. dans PEINE
D'heureux troupeaux tondant les pelouses fleuries, Pa rad. dans PELOUSE
Des têtes au front pâle et de sang dégouttantes à sa porte [de Cacus] homicide étaient toujours pendantes, Én. VIII dans PENDANT, ANTE
On pense voir des fruits, des fleurs fraîches écloses, Et boire le nectar dans un bouquet de roses, Trois règ. IV dans PENSER
Et mes pensers, nourris dans l'ombre solennelle, Deviennent grands, profonds, majestueux comme elle, Imag. III dans PENSER
Pensif, il méditait le grand ordre du monde, Parad. perdu, III dans PENSIF, IVE
Les femmes, perçant l'air d'horribles hurlements, Dans l'enceinte royale errent désespérées, Énéide, II dans PERCER
Ô douleur ! dans ses mains [d'ève] il [Adam] voit les pommes d'or, Et la branche où pendait ce perfide trésor, Parad. perdu, IX dans PERFIDE
Tous entonnent un hymne ; et, couronné de chêne, Chacun d'un pied pesant frappe gaiement la plaine, Géorg. I dans PESANT, ANTE
Sur lui pèse d'en haut une invisible main, Parad. perdu, IV dans PESER
Tout le fort des combats pèse aujourd'hui sur moi, Én. XI dans PESER
D'autres sur des trépieds placent l'airain bouillant, Que la flamme rapide entoure en pétillant, Én. I dans PÉTILLER
Je songe que les sucs alimentent l'abeille, Elle en pétrit son miel, en bâtit son palais, Im. I dans PÉTRIR
Peu dit beaucoup à qui sait écouter, Convers. I dans PEU
Et d'un peuple d'élus la demeure éternelle, Par. perdu, X dans PEUPLE
Telle sur un rameau, durant la nuit obscure, Philomèle plaintive attendrit la nature, Géorg. IV dans PHILOMÈLE
L'un veut qu'on l'aime et l'autre qu'on l'admire ; L'un se fait craindre et l'autre nous attire ; L'un est le phosphore brillant Qui luit sans échauffer...., Convers. II dans PHOSPHORE
Plus loin un suc pierreux, distillé dans leurs veines, Incruste lentement des forêts souterraines, Trois règn. IV dans PIERREUX, EUSE
Chez ces graves Romains, qui de nous se peindrait Cornélie en pierrot, et César en gilet ?, Imagin. VII dans PIERROT
C'est le piéton modeste, un bâton à la main, à qui la rêverie abrége le chemin, Jard. ch. II dans PIÉTON, ONNE
Et comme ces pinces fidèles, Qui des tisons de mon ardent foyer, De temps en temps, pour m'égayer, Font pétiller les vives étincelles, Convers. prologue. dans PINCE
Au lieu d'être piquant, souvent on est bizarre, Jard. ch. I dans PIQUANT, ANTE
Qui regarde en pitié les fables du Tenare, Et s'endort au vain bruit de l'Achéron avare, Géorg. II dans PITIÉ
La nature est mon plan, mon tableau l'univers, Trois règnes, ch. II dans PLAN
Le Temps, un cercle en main, plane sur l'univers, Trois règnes, IV dans PLANER
Que de plants inconnus, d'arbustes étrangers Ombragent nos jardins et peuplent nos vergers !, Trois règnes, IV dans PLANT
Heureux donc qui jouit d'un bois formé par l'âge ! Mais plus heureux celui qui créa son bocage, Ces arbres, dont le temps prépare la beauté ! Il dit comme Cyrus : c'est moi qui les plantai, Jard. II dans PLANTER
Sur le damier.... Les cases, les couleurs, et le plein et le vide, Hom. des ch. I dans PLEIN, EINE
César pleure à l'aspect du buste d'Alexandre ; Pleurs affreux, que de sang vous avez fait répandre !, Imag. VII dans PLEUR
L'homme pleure, et voilà son plus beau privilége, Pit. ch. I dans PLEURER
Alexandre pleura de n'avoir point d'Homère, Imag. v. dans PLEURER
Lorsque l'habit jaloux qui cache ton amante Descend, glisse à longs plis sur sa taille élégante, Trois règnes, III dans PLI
Zéphir vient se jouer dans ses flottants habits, Et la pudeur craintive en arrange les plis, Hom. des ch. I dans PLI
Il [le jeune oiseau] sort, et, balancé sur la branche pliante, Il hésite, il essaie une aile encor tremblante, Trois règnes, VIII dans PLIANT, ANTE
Que je plains les nochers, lorsqu'aux prochains rivages, Les plongeons effrayés, avec des cris sauvages, Volent du sein de l'onde !, Géorg. I dans PLONGEON
L'oeil plonge avec effroi sous sa profonde voûte, Én. VI dans PLONGER
Là, l'homme avec son coeur revient s'entretenir, Médite le présent, plonge dans l'avenir, Jard. ch. IV dans PLONGER
Quelquefois de l'orage avant-coureur brûlant, Des cieux se précipite un astre étincelant.... Tantôt on voit dans l'air des feuilles voltiger, Et la plume en tournant sur les ondes nager, Géorg. I dans PLUME
Voyez cet arbre aux cieux monter avec audace ; Son feuillage est peuplé d'harmonieux oiseaux ; Ses fleurs parfument l'air, ses ondoyants rameaux Amusent les zéphirs ; mais sa base profonde Attache sa racine aux fondements du monde ; Telle est la poésie...., Imag. v. dans POÉSIE
Je ne te suivrai point dans cette mer profonde Où chaque astre est un point, et chaque point un monde, Trois règnes, I dans POINT
Lorsque insensiblement un point noir et douteux De loin paraît, s'élève, et s'agrandit aux yeux, Én. III dans POINT
Sur un fragile amas d'arguments pointilleux Bâtit du faux savoir le trophée orgueilleux, Trois règnes, I dans POINTILLEUX, EUSE
On voit sur son poitrail ses muscles se gonfler, Et ses nerfs tressaillir, et ses veines s'enfler, Géorg. III dans POITRAIL
Le discoureur aimable est ce mortel charmant Qui, poli sans fadeur, confiant sans audace, Répond avec justesse, interrompt avec grâce, Convers. III dans POLI, IE
Et parer le couchant des pompes de l'aurore, Parad. perdu, IV dans POMPE
M. de Buffon surtout, ayant à peindre les merveilles de la nature, était plus autorisé à déployer, dans son ouvrage, toute la pompe de son style et toute la richesse de son imagination, Trois règnes, Disc. prélim. dans POMPE
Roulant pompeusement ses flots majestueux, Convers. I dans POMPEUSEMENT
Soudain, de monts en monts s'élançant vers les cieux, Le pompeux Saint-Gothard apparaît à mes yeux, Passage du Saint-Gothard. dans POMPEUX, EUSE
Il [un érudit] sait par coeur les noms des princes du sénat, Tous les Romains promus au grand pontificat, Convers. I dans PONTIFICAT
Il [le rabâcheur] hante tous les lieux propres à son métier, Et des salons Trublet populacier, Emmagasine à l'aventure Le bel esprit dont il est le courtier, Convers. I dans POPULACIER, IÈRE
Le moins populaire de tous les langages [la poésie] a seul le droit de populariser ce qu'il y a dans le monde de plus brillant et de plus utile, Trois règnes, Disc. prél. dans POPULARISER
Versailles s'occupa de popularité ; Chacun eut ses wiskys, ses vapeurs et son thé, Hom. des ch. ch. II dans POPULARITÉ
Ainsi de tige en tige, ainsi de race en race, De ces troncs populeux [du figuier des pagodes] la famille vivace Voit tomber, remonter ses rameaux triomphants, Du géant leur aïeul gigantesques enfants, Trois règnes, VI dans POPULEUX, EUSE
Pour ce terrain poreux où l'air trouve un passage, Qui pompe sa vapeur et l'exhale en nuage, Georg. II dans POREUX, EUSE
Deux portes qu'on nomma les portes de la guerre, Se rouvrant, se fermant, font le sort de la terre ; Janus en est le garde, et Mars le souverain, Én. VII dans PORTE
Tout entre dans l'esprit par la porte des sens, Imaginat. I dans PORTE
Hélas ! à notre sort ne portez point envie, Un seul de vos printemps vaut toute notre vie, Trois règ. VII dans PORTER
Et leurs casques brillants, et leur marche poudreuse, Én. VIII dans POUDREUX, EUSE
La misère est pour nous, et pour eux l'opulence, Pitié, IV dans POUR
Là, sans suite, sans faste et sans vain appareil, Pour temple les arceaux de cette voûte obscure, Ces prismes pour flambeaux, pour témoin la nature, Pour offrande leur coeur, un rocher pour autel, Le dieu d'hymen reçut leur serment mutuel, Trois règ. V dans POUR
Le pourpre éblouissant, le tendre azur des cieux, Le blanc pur et le vert, sont le charme des yeux, Imag. III dans POURPRE
Le zéphyr se jouait dans leurs voiles pourprées, Imag. VIII dans POURPRÉ, ÉE
Tous naissent pour détruire ; et, par un triste accord, L'hyménée est partout pourvoyeur de la mort, Trois règnes, VIII dans POURVOYEUR, EUSE
Et tantôt à ses pieds courbant sa tête altière, De ses pas adorés il baise la poussière, Par. perdu, IX dans POUSSIÈRE
Aux lieux où l'Anio, dans sa chute rapide Verse au loin la fraîcheur de sa poussière humide, Imag. IV dans POUSSIÈRE
Et, pour prêcher d'exemple, éteint une bougie Qui brûle sans nécessité, Convers. II dans PRÊCHER
Mais il hait encor plus le jargon précieux, Convers. III dans PRÉCIEUX, EUSE
Les torrents bondissants précipitent leur onde, Et des mers en courroux le noir abîme gronde, Géorg. I dans PRÉCIPITER
Sa précoce valeur, son berceau glorieux, Én. VIII dans PRÉCOCE
Mais une mort précoce, une couche inféconde...., Parad. perdu, X dans PRÉCOCE
L'impétueux autan, précurseur du naufrage...., Imag. II dans PRÉCURSEUR
La pitié préleva la part de l'indigent, Le luxe fut humain, le pouvoir indulgent, Pit. I dans PRÉLEVER
...Jeune alouette, habitante des airs, Tu meurs en préludant à tes tendres concerts, l'H. des ch. I dans PRÉLUDER
Le soleil, sur son char demi-plongé dans l'onde, De ses feux en glissant effleurait notre monde, Éclairait l'orient, et sur ce beau séjour, Tout brillant de rosée, il préludait au jour, Parad. perdu, v. dans PRÉLUDER
Cette tendre lueur, prémice de l'aurore, dans le Dict. de BESCHERELLE. dans PRÉMICES
Où le désir trompé ne sait plus où se prendre, Imagin. II dans PRENDRE
Ainsi, dans le sommeil l'âme préoccupée, Obéit aux objets dont elle fut frappée, Imag. I dans PRÉOCCUPÉ, ÉE
Enfin j'honore en eux jusques à la folie Qui place près des morts les besoins de la vie, Imag. VII dans PRÈS
Aussi du grand Leibnitz l'aimable fantaisie Osait aux animaux promettre une autre vie, Un destin plus heureux et presque un paradis, Trois règn. VII dans PRESQUE
Le bataillon volant S'élance, aussi pressé que ces gouttes nombreuses Qu'épanche un ciel brûlant sur les plaines poudreuses, Géorg. IV dans PRESSÉ, ÉE
Du ruisseau qui murmure ou du torrent qui gronde Les flots pressent les flots et l'onde pousse l'onde, Parad. perdu, VII dans PRESSER
Réclame le mot s'il prospère, Et, s'il déplaît, le laisse au prête-nom, Convers. I dans PRÊTE-NOM
Qui prévient le besoin, prévient souvent le crime, Hom. des ch. I dans PRÉVENIR
Prévoir pour sa raison [de l'homme mûr] n'est que se souvenir, Imag. VI dans PRÉVOIR
Où l'espoir est perdu la prévoyance est vaine, Parad. perdu, X dans PRÉVOYANCE
Et la douce prière Mit le ciel en commerce avec l'humble chaumière, Imag. VIII dans PRIÈRE
Cessez donc, en priant, d'offenser ma tendresse ; La prière est un doute, et ce doute me blesse, Én. VIII dans PRIÈRE
Ils partent : des zéphyrs l'haleine printanière Souffle, et vient se jouer dans leur riche bannière, Pit. IV dans PRINTANIER, IÈRE
Et du prisme magique, armant sa main savante, Développe d'Iris l'écharpe éblouissante, Trois règ. I dans PRISME
Hélas ! dans la prison, triste soeur de la tombe, Ta main vient soutenir le malheur qui succombe, Pit. II dans PRISON
Gros-Jean fait le procès au Dieu de ses ancêtres, Pit. I dans PROCÈS
En vain des animaux se proclamant le roi, Trois règ. VIII dans PROCLAMER
De la terre étonnée enfant prodigieux, Én. VI dans PRODIGIEUX, EUSE
Regardez cet avare en proie à sa richesse, Et d'un gros revenu puni par sa tristesse, Convers. II, Prologue. dans PROIE
De parents et d'amis un groupe tout en larmes D'un adieu prolongé goûte les tristes charmes, Imag. IV dans PROLONGÉ, ÉE
Et dans l'être qu'il aime il prolonge son être, Imag. VI dans PROLONGER
Aux rives du Silare, où des forêts d'yeuses Prolongent dans les champs leurs ombres ténébreuses, Géorg. III dans PROLONGER
Je promène mes jours Du loisir au travail, du repos à l'étude, Dithyr. sur l'immort. de l'âme. dans PROMENER
Brûlez ces poupes et ces mâts Qui promènent vos maux de climats en climats, Énéide, v. dans PROMENER
[Il connaît] Tous les Romains promus au grand pontificat, Au rang d'édile, au tribunat, Convers. I dans PROMU, UE
L'instinct propagateur de leur race amoureuse Sans cesse reproduit leur foule populeuse, Trois règnes, VIII dans PROPAGATEUR, TRICE
Le tact de l'à-propos, le soin des convenances, Convers. III dans PROPOS
De la proscription le génie odieux, Ayant partout des bras, des oreilles, des yeux, Des cités aux hameaux parcourt la France entière, Comme au palais des grands frappe à l'humble chaumière, Pitié, III dans PROSCRIPTION
Les lieux où nous priions les puissances célestes, Des proscrits entassés sont les dépôts funestes, Pitié, III dans PROSCRIT, ITE
[Un asile] Refuge des proscrits et berceau de sa ville, Én. VIII dans PROSCRIT, ITE
Ces bosquets de Saint-Pierre, île délicieuse, Qu'embellit de Rousseau la prose harmonieuse !, Pitié, IV dans PROSE
Sous l'abri protecteur d'un énorme rocher, Parad. perdu, VII dans PROTECTEUR, TRICE
La nature, toujours avare pour notre curiosité, et toujours prodigue pour nos besoins, semble avoir traité ces deux poëtes, Virgile et Lucrèce, avec une partialité providentielle, Trois règn. Disc. prél. dans PROVIDENTIEL, ELLE
Et les ceps provignés sont plus chers à Bacchus, Géorg. II dans PROVIGNÉ, ÉE
Tous deux, les bras levés d'un air audacieux, Se provoquent du geste et s'attaquent des yeux, Én. v. dans PROVOQUER
Mais je vois la pudeur s'avancer sur sa trace ; Ah ! qui peut séparer la pudeur de la grâce ?, Imag. III dans PUDEUR
Et la pudeur enfin est la grâce de l'âme, ib. dans PUDEUR
Tous les enfants d'Adam, tous les peuples du monde Viendront puiser la foi dans sa source féconde, Parad. perdu, XI dans PUISER
Et je commande en maître aux puissances de l'onde, Énéide, I dans PUISSANCE
Déjà de tous côtés naît, pullule et fourmille Des insectes, des vers l'innombrable famille, Par. perdu, VII dans PULLULER
De festons d'un blanc pur leurs têtes se couronnent, Én. VI dans PUR, URE
Des aveux, des remords quel confident plus sûr ? Il [le prêtre] écoute le vice et reste toujours pur, Imag. VIII dans PUR, URE
Quelquefois sans chaleur nous sentons la clarté ; Tel le poisson dissous par la putridité Luit, sans nous échauffer, en écailles brillantes, Trois règnes, I dans PUTRIDITÉ
Que son maître [du chien] paraisse, et ses sens sont calmés, Trois règ. VIII dans QUE
L'avenir du présent se venge quelquefois, Pit. IV dans QUELQUEFOIS
Un sot questionneur, Malgré nous introduit, trouble notre bonheur, Convers. I dans QUESTIONNEUR, EUSE
Le bonheur appartient à qui fait des heureux, Pitié, II dans QUI
Mais où trouver des antidotes Contre ce rabâcheur d'anciennes anecdotes... ?, Convers. I dans RABÂCHEUR, EUSE
Des aspects raboteux, sombres, secs et sans grâces, Des arbres africains nous décèlent les races, Trois règnes, VI dans RABOTEUX, EUSE
Là sous des traits hideux s'offre la race humaine ; Plus forts sont les liens, et plus forte est la haine, Pitié, II dans RACE
Je ne pouvais nombrer ces races innombrables, Qui, diverses de port, de formes, de couleurs, De feuilles, de parfums et de fruits, et de fleurs, Filles des monts, des bois, de la terre et de l'onde, Sont les trésors de l'homme et l'ornement du monde, Trois règ. VI dans RACE
Pense, à force de bruit, racheter sa bêtise, Et m'afflige de sa gaieté, Convers. I dans RACHETER
Il va pour voir, revient pour raconter, Et raconte pour qu'on l'admire, Convers. I dans RACONTER
Elle dit, et soudain de son aile brillante Trace en arc radieux sa route étincelante, Énéide, IX dans RADIEUX, EUSE
Les glaces en été rafraîchissent ses vins, Imag. VI dans RAFRAÎCHIR
À chaque pas qu'il fait, un souvenir flatteur Rafraîchit sa pensée et rajeunit son coeur, Imag. VI dans RAFRAÎCHIR
Bacchus se rafraîchit dans les eaux des naïades, l'Hom. des ch. III dans RAFRAÎCHIR
... Une raison hardie, De ce vieil univers nouvelle maladie, Calcule ses devoirs, et discute vos droits, Sous la pourpre avilie interroge les rois, Pitié, IV dans RAISON
Du monde rajeuni l'aspect délicieux, Imag. III dans RAJEUNI, IE
À ses rameaux féconds pend un fruit que colore Un or pur où se joint la pourpre de l'aurore, Parad. perdu, IX dans RAMEAU
Hélas ! que lui servit [au cerf] son port majestueux, Et sa taille élégante et ses rameaux superbes, Et ses pieds qui volaient sur la pointe des herbes ?, Hom. des champs, I dans RAMEAU
Et des corps enterrés dans leur couche profonde, Le tombeau le ramène au vieux berceau du monde, Trois règn. IV dans RAMENER
Que la vigne en rampant gagne ces colonnades, Monte à ces chapiteaux et pende à ces arcades, Hom. des ch. Var. et add. ch. IV dans RAMPER
De l'immense rançon qu'attend le roi des rois Le fils de l'Éternel peut seul porter le poids, Parad. perdu, XI dans RANÇON
Eh ! qui n'a pas connu ces rapports invisibles Des corps inanimés et des êtres sensibles ?, Imag. IV dans RAPPORT
Ailleurs, par deux rivaux la raquette empaumée, Attend, reçoit, renvoie une balle emplumée, Trois règnes, I dans RAQUETTE
L'objet le plus futile, S'il est rare, est bientôt dispensé d'être utile, Imag. III dans RARE
[Un oiseau qui] Rase tantôt la rive et tantôt les prairies, Én. XI dans RASER
La foule des méchants rassasiera l'enfer, Alors se fermeront ses cent portes de fer, Parad. perdu, III dans RASSASIER
De leurs ongles de fer on arme les râteaux, Géorg. I dans RÂTEAU
Et poussant vers le ciel un cri rauque et sauvage, Én. VII dans RAUQUE
Le rayon de la vie en ses yeux étincelle, Trois règ. III dans RAYON
Tout rayonnant encor des honneurs qu'il n'a plus, Oseras-tu, barbare, égorger Marius ?, Imag. III dans RAYONNANT, ANTE
La mélancolie.... telle qu'en automne à travers des vapeurs un jour plus doux rayonne, Jard. II dans RAYONNER
Le souvenir au temps fait rebrousser son cours, Imag. II dans REBROUSSER
Son air [de Charon] est rebutant, et de profondes rides Ont creusé son vieux front de leurs sillons arides, Énéide, VI dans REBUTANT, ANTE
Eurydice fuyait, hélas ! et ne vit pas Un serpent que les fleurs recélaient sous ses pas, Géorg. IV dans RECÉLER
... quand l'aquilon nous souffle la froidure, Ces chênes, ces ormeaux, dont les feuillages verts Rafraîchissaient l'été, réchauffent nos hivers, Trois règn. I dans RÉCHAUFFER
Récits charmants, pourquoi n'êtes-vous que des fables ?, Pit. IV dans RÉCIT
La nature... décompose, construit, fond, désordonne, arrange.... Et dans ce grand chaos recompose les mondes, Trois règnes, II dans RECOMPOSER
Et [le Rédempteur] réconciliera, par son sang précieux, L'homme avec l'Éternel, la terre avec les cieux, Parad. perdu, XI dans RÉCONCILIER
Quels sons harmonieux, quels accords ravissants, De la reconnaissance égalent les accents ?, Jard. I dans RECONNAISSANCE
Montrez-vous dignes d'eux [de vos aïeux] ; osez par la victoire, Surtout par la vertu reconquérir leur gloire, Imag. IV dans RECONQUÉRIR
Il [le serpent blessé].... Courbe et recourbe en vain ses restes mutilés, Én. V dans RECOURBER
D'un repos occupé le doux recueillement, Hom. des ch. I dans RECUEILLEMENT
En cercles redoublés De son corps sinueux les replis sont roulés, Paradis perdu, IX dans REDOUBLÉ, ÉE
Ses serpents [de la Furie], redressés sur sa tête effroyable, Poussent tous à la fois d'horribles sifflements, Énéide, VII dans REDRESSÉ, ÉE
J'aimais à voir les bois battus par les tempêtes Abaisser tour à tour et redresser leurs têtes, Hom. des ch. I dans REDRESSER
Tantôt au fond des bois, à l'entour du vieux tronc, Il [le boa] enlace sa queue et redresse son front, Trois règnes, VII dans REDRESSER
Une immense vapeur tombe réduite en goutte, Trois règ. II dans RÉDUIT, ITE
Je goûte, retiré dans mon heureux réduit, L'étude, le repos, le silence et la nuit, Trois règn. I dans RÉDUIT
Voyez-le [l'homme] se créer des dieux de fantaisie ; Ses malheurs, ses succès, sa haine, son amour, Font, défont et refont ces déités d'un jour, 1mag. VIII dans REFAIRE
Le mercure et l'étain, l'un sur l'autre étendus, Recueillent les rayons surpris à leur passage, Et des traits réfléchis vous présentent l'image, Trois règ. IV dans RÉFLÉCHI, IE
Plus loin, c'est un beau lac qui réfléchit les cieux, Jard. IV dans REFLÉCHIR
Tels, dans l'airain brillant où flotte une eau tremblante, Le soleil..., croise son jeu mobile.... Et des murs aux lambris rapidement promène Des reflets vagabonds la lueur incertaine, Én. VIII dans REFLET
Le perfide reflet [de la lune sur les armes] les a trahis tous deux, ib. IX dans REFLET
Et les eaux refoulées Se soulevant en masse et brisant leurs remparts, Hom. des ch. III dans REFOULÉ, ÉE
Puis renfrognant sa maigre et dolente effigie, Qui par le chambertin ne fut jamais rougie, Convers. II dans REFROGNER ou RENFROGNER
Du souvenir la faculté puissante, Donnée à l'animal, refusée à la plante, Trois règnes VII dans REFUSÉ, ÉE
Un silence profond règne au loin dans Pergame : Tout dort, Én. II dans RÉGNER
Et le Tibre effrayé regorgeant de carnage, Én. VI dans REGORGER
Quel homme.... à l'espoir d'un regret ne sent pas quelques charmes, Et des yeux d'un ami n'attend pas quelques larmes ?, Jard. IV dans REGRET
Le talent rehaussé par d'aimables dehors, La vertu qu'embellit la grâce d'un beau corps, Trois règnes, V dans REHAUSSÉ, ÉE
[Des eaux] De cascade en cascade au loin rejaillissantes, Jard. III dans REJAILLISSANT, ANTE
Les flots rejaillissants arrivent jusqu'à moi, Passage du St-Gothard. dans REJAILLISSANT, ANTE
D'où vient que l'homme épouvanté à l'aspect du néant se rejette en arrière ?, Dithyr. dans REJETER
Et la mort, en grondant, a relâché sa proie, Parad. perdu, XI dans RELÂCHER
Ainsi, lorsque, du cerf poursuivant le trépas, Un chien tout haletant le relance dans l'onde, Én. XI dans RELANCER
Qui tombe sans frayeur se relève intrépide, Parad. II dans RELEVER
Son temple se relève et ses fêtes renaissent, Pit. IV dans RELEVER
D'un pourpre rembruni l'étrangère teinture Couvre ses vêtements...., Én. X dans REMBRUNI, IE
De tableaux sérieux quelque fois rembrunie, L'imagination, pour égayer sa cour, Permet aux ris légers d'y paraître à leur tour, Imag. V dans REMBRUNI, IE
Les bois peuvent s'offrir sous des aspects sans nombre ; Ici des troncs pressés rembruniront leur ombre, Là...., Jard. II dans REMBRUNIR
La tristesse, à son tour, par de plus fortes ombres Rembrunit ses couleurs et ses nuances sombres, Imag. III dans REMBRUNIR
Tels que vous les voyez [des oiseaux] dans les airs rassemblés, Et remis de l'effroi qui les avait troublés, Énéide, I dans REMIS, ISE
Tel aux derniers canaux arrivé dans sa course, Le sang revient au coeur et remonte à sa source, Imag. IV dans REMONTER
Les Hébreux, dont la race en prodiges féconde Remonte dans les temps jusqu'au berceau du monde, Imag. VIII dans REMONTER
Le remords quelquefois fait mieux que la vertu, Pit. II dans REMORDS
Tous à leur infortune ajoutant le remord, Séparés par l'effroi, sont rejoints par la mort, Pitié, III dans REMORDS
Remplir les voeux d'un père et les ordres d'un roi, Én. I dans REMPLIR
Il [un coupable dans les enfers] périt pour renaître, il renaît pour souffrir ; Il joint l'horreur de vivre à l'horreur de mourir, Én. VI dans RENAÎTRE
Sa rencontre [d'un homme chagrin] est un choc, sa visite un danger ; On l'évite avec soin, on l'aborde avec crainte, Convers. II dans RENCONTRE
Le supplice d'un Dieu leur rendra l'innocence [aux humains], Paradis perdu, X dans RENDRE
Son armure en marchant rend un son plus horrible, Én. IX dans RENDRE
Et la destruction renouvelait le monde, Trois règn. I dans RENOUVELER
[Ulysse] Répandit les soupçons, éveilla les alarmes, Én. II dans RÉPANDRE
Tu verras ma victoire étendre ton empire, Le monde réparé, tes ennemis en deuil, L'enfer lâchant sa proie, et la mort au cercueil, Parad. perdu, III dans RÉPARÉ, ÉE
Ainsi l'eau, l'air, le feu, la terre se répondent, L'océan se répare, et nos champs se fécondent, Trois règ. III dans REPARER
Là cesse l'entretien ; ils repartent tous deux, Adam pour son berceau, Raphaël pour les cieux, Parad. perdu, VIII dans REPARTIR
Mais tout récit déplaît s'il est trop répété, Convers. I dans RÉPÉTÉ, ÉE
L'onde respectueuse, à ces mots suspendant sa course impétueuse, S'ouvre, et, se repliant en deux monts de cristal, Le porte [Aristée] mollement au fond de son canal, Géorg. IV dans REPLIER
Promener sur les eaux leur troupe vagabonde, Se plonger dans leur sein, reparaître sur l'onde, S'y replonger encore, et par cent jeux divers Annoncer les torrents suspendus dans les airs, Géorg. I dans REPLONGER
Une lame argentée [chez le végétal].... Chassant l'air altéré, repompe un air plus frais, Trois règnes, VI dans REPOMPER
L'étonnement, l'effroi, le plaisir se confondent, Et par un même cri tous les coeurs se répondent, Trois règ. 1 dans RÉPONDRE
L'Olympe en retentit, et les monts lui répondent, Én XI dans RÉPONDRE
Au discours de Vénus jusqu'ici tout répond, Én. I dans RÉPONDRE
De minces feuillets d'or, Tout à coup animés [par l'électricité], semblent prendre l'essor, Attirés, repoussés, s'approchent, se retirent, Trois règnes, I dans REPOUSSÉ, ÉE
C'est par eux [des massifs, dans les jardins] que l'on peut varier ses dessins, Rapprocher et tantôt repousser les lointains, Jard. II dans REPOUSSER
[Les corps célestes] Sans cesse s'attirant, se repoussent sans cesse, Imag. V dans REPOUSSER
Autour de lui, le temps, sous mille aspects nouveaux, Achevait, renversait, reprenait ses travaux, Trois règn. I dans REPRENDRE
Tout renaît ; son séjour est plus doux, l'air plus pur, Et la voûte céleste a repris son azur, Parad. perdu, VI dans REPRENDRE
Lorsque en proie aux besoins qui pèsent sur leurs têtes, Le cri de leur douleur vous reproche vos fêtes, Pit. I dans REPROCHER
Ainsi, de mille objets en silence nourris, Mes vers coulent sans peine, et ma plume féconde Reproduit dans mes chants les merveilles du monde, Parad. perdu, III dans REPRODUIRE
Et la froide réserve au visage boudeur, Trois règ. I dans RÉSERVE
L'art des corps les plus durs dompte la résistance, Trois règnes, IV dans RÉSISTANCE
Oubliant cette adroite et molle résistance, Qu'oppose aux doux ébats la pudeur qui balance, Parad. perdu, IX dans RÉSISTANCE
[Les Troyens] Résistaient en désordre et fuyaient au hasard, Én. X dans RÉSISTER
L'ange aspire à monter, et résiste à descendre, Parad. perdu, II dans RÉSISTER
La voix d'Énée encor résonne à son oreille, Én. IV dans RÉSONNER
Reçois un malheureux qui se résout à l'être, Parad. perdu, I dans RÉSOUDRE
Ainsi, prêtant sa force au saint noeud qui nous lie, Le respect pour les morts gouverne encor la vie, Imag. VII dans RESPECT
Énée en ce moment, couvert d'épais rameaux, Respirant la fraîcheur et de l'ombre et des eaux, Énéide, VIII dans RESPIRER
Quand du fer, de l'airain le brillant appareil Éclate et resplendit aux rayons du soleil, Le soldat avec joie affronte les tempêtes, Imag. IV dans RESPLENDIR
Tel, le tigre en jouant, dans sa barbare joie, Mord, lâche, ressaisit et dévore sa proie, Pitié, III dans RESSAISIR
Son myrte armé de fer qui dans ses mains légères Fait ressembler la lance au sceptre des bergères, Én. VII dans RESSEMBLER
Ainsi tout se ressemble, ainsi l'erreur voyage, Passe d'un monde à l'autre, et vole d'âge en âge, Imag. VIII dans RESSEMBLER
Gardant du bienfait seul le doux ressentiment, Trois règn. VIII dans RESSENTIMENT
Et mieux que leur foyer, de leurs jeunes amours Le doux ressouvenir réchauffe leurs vieux jours, Trois règnes, I dans RESSOUVENIR
Ces doux ressouvenirs et ces tendres pensées, Par qui le coeur jouit des voluptés passées, Imag. II dans RESSOUVENIR
Il veut que par ses mains soient offerts à la reine Les restes somptueux de la grandeur troyenne, Énéide, I dans RESTE
Le monde apprit sa fin, la tombe sait le reste, Pitié, III dans RESTE
Rien ne lui reste plus que les chagrins et l'âge, Én. V dans RESTER
Le coeur vole au plaisir que l'instant a produit, Et cherche à retenir le plaisir qui s'enfuit, Hom. des ch. I dans RETENIR
Et le cri de la mort retentit dans mon âme, Parad. perdu, X dans RETENTIR
Et soudain Tous les pieds des chevaux qu'un même ordre rassemble Vont tombant, remontant et retombant ensemble, Et, d'un essor égal battant le champ poudreux, D'un tourbillon de sable obscurcissent les cieux, Én. VIII dans RETOMBER
Malheureux ! lui rendant tout à coup sa douleur, L'affreuse vérité retombait sur son coeur, Imag. ch. II dans RETOMBER
Et dans ses souvenirs le présent retracé Lui montrant l'avenir écrit dans le passé, Trois règn. V dans RETRACÉ, ÉE
Ainsi de nos pensers nos rêves sont l'écho, Imag. 1 dans RÊVE
Le rêve du méchant est son premier supplice, ib. dans RÊVE
....réveiller les feux sous la cendre assoupis, Én. v. dans RÉVEILLER
Les ans, les mois, les jours, par une sage loi, Tout revient ; mais le jour ne revient pas pour moi [Milton aveugle], Parad. perdu, III dans REVENIR
Un songe le fait roi, lui donne des sujets ; Il rêve des trésors, des sceptres, des palais, Imagin. I dans RÊVER
Par la pensée encor je jouirai des cieux, Je rêverai les bois, les monts, la terre et l'onde ; Et dans mes souvenirs j'habiterai le monde, Trois règnes, ch. I dans RÊVER
Sa feuille renaissante et ses bras reverdis, Én. XI dans REVERDI, IE
De ces lieux s'exilent pour toujours La douce rêverie et les discrets amours, Jard. II dans RÊVERIE
Aimable d'innocence et belle de candeur, Son corps [d'ève] est revêtu de sa seule pudeur, Parad. perd. V dans REVÊTIR
Revêts la forme humaine et deviens l'homme-Dieu, Parad. perdu, III dans REVÊTIR
Qu'ils [les suicides] voudraient bien revivre et revoir la lumière ! Recommencer cent fois leur pénible carrière !, Énéide, VI dans REVIVRE
Pendue aux buissons de ce coteau riant, La chèvre aventurière a quitté l'Orient, H. des champs, II dans RIANT, ANTE
Riche de ses forêts, de ses prés, de ses eaux, Le Germain...., Jard. I dans RICHE
Nos riches d'autrefois, nos pauvres Lucullus, Errants sur les débris d'un luxe qui n'est plus, Hom. des Ch. I dans RICHE
Quoi ! ton or t'importune ? ô richesse impudente ! Pourquoi donc près de toi cette veuve indigente, Ces enfants dans leur fleur desséchés par la faim, Et ces filles sans dot, et ces vieillards sans pain ?, Hom. des ch. I dans RICHESSE
Il [le fleuve] vient, il se partage en fertiles rigoles ; Ses limpides filets sont autant de pactoles, Hom. des ch. Var. et add. II dans RIGOLE
Et Despréaux rima contre les plats rimeurs, Trois règ. VII dans RIMER
Quand tout rit de bonheur, d'espérance et d'amour, Jard. I dans RIRE
Et par des rits impurs, des fêtes criminelles Profanaient de Sion les pompes solennelles, Par. perd. I dans RIT ou RITE
Ces vers miraculeux Qui, citoyens obscurs de notre grand domaine, Rivalisent d'adresse avec la race humaine, Trois règnes, VII dans RIVALISER
Ainsi fut adopté par la moitié du monde Le riz, fils de la terre et nourrisson de l'onde, Trois règnes, VI dans RIZ
Il commande, et soudain La terre, qui d'abord sombre, informe et hideuse, Découvrait tristement sa nudité honteuse, Prend sa robe de fête, et de riants gazons Ont tapissé la plaine, ont habillé les monts, Paradis perdu, VII dans ROBE
Un roc, séjour chéri des oiseaux de carnage, Én. VIII dans ROC
Là des rocs décharnés, vieux ossements du monde...., Hom. des ch. III dans ROC
Alors, battant ses flancs, la lionne inhumaine Quitte ses lionceaux et rôde dans la plaine, Géorg. III dans RODER
Froids, monotones, morts, du fer qui les mutile Ils [les arbres taillés en ifs] semblent avoir pris la roideur immobile, Jard. I dans ROIDEUR ou RAIDEUR
Ainsi, de la nature audacieux romans, Périront, renversés sur leurs vains fondements, Tant de rêves fameux, Trois règnes, I dans ROMAN
Là courent à la ronde et les propos joyeux Et la vieille romance et les aimables jeux, Rec. FEUGÈRE, p. 338 dans ROMANCE
D'autres assez longtemps ont chanté les guerriers, La valeur romanesque et les vieux chevaliers, Paradis perdu, IX dans ROMANESQUE
Sachons ce qui peut rompre ou servir ses projets, Parad. perdu, VI dans ROMPRE
L'humble ronce embrassant la colonne superbe, Jard. IV dans RONCE
Un chevalier.... Le casque sur le front, surmonté d'un panache, Sur ses yeux la visière, à son bras la rondache, Imag. IV dans RONDACHE
Les rondeurs de la joue et celles d'un beau sein, Imag. dans RONDEUR
Les mets demi-rongés, et son odeur impure [de la harpie], Én. III dans RONGÉ, ÉE
Et de ces vers rongeurs qui dévorent nos bois, Trois règnes, VIII dans RONGEUR, EUSE
Chaque jour dans son sein verse un poison rongeur, Pit. III dans RONGEUR, EUSE
Et des remords rongeurs l'escorte vengeresse, Én. VI dans RONGEUR, EUSE
Jusqu'à l'heure où l'aurore humide de rosée...., Imag. IV dans ROSÉE
Tu marches, et, des plis de ta robe flottante Secouant la rosée et versant les couleurs, Tes mains sèment les fruits, la verdure et les fleurs, Homme des champs, IV dans ROSÉE
Écoutez du pigeon épris de sa maîtresse Le doux roucoulement exprimer sa tendresse, Trois règn. VIII dans ROUCOULEMENT
Vous mentirez pour moi, je rougirai pour vous, Conversat. II dans ROUGIR
Qu'un soc longtemps rouillé brille dans le sillon, Géorg. I dans ROUILLÉ, ÉE
Ainsi l'ancre s'attache où paissaient les troupeaux, Ainsi roulent des chars où voguaient des vaisseaux, Hom. des ch. III dans ROULER
Alors, de son destin sentant toute l'horreur, Son coeur tumultueux roule de rêve en rêve, Imag. IV dans ROULER
Fils d'Anchise, pourquoi, souillant des mains si pures, Viens-tu troubler mon ombre et rouvrir mes blessures ?, Én. III dans ROUVRIR
.... ce ruban frisé qui va s'amincissant Sous le rabot léger qui l'enlève en glissant, Imag. VIII dans RUBAN
Et leurs pieds, en glissant sur la terre arrosée, En liquides rubis dispersent la rosée, Pitié, IV dans RUBIS
Plus loin, la torche en main, et rugissant de joie, Alecton...., Én. IV dans RUGIR
En vain autour de lui les vents ligués rugissent, Én. VII dans RUGIR
Bien loin d'eux vont mourir les clameurs populaires Et le rugissement des factions contraires, Trois règ. V dans RUGISSEMENT
Un docile ruisseau, qui sur un lit pierreux Tombe, écume, et, roulant avec un doux murmure, Des champs désaltérés ranime la verdure, Géorg. I dans RUISSEAU
[Le pilote qui était tombé dans l'eau] Reparaît, et, montant sur la roche prochaine, S'assied tout ruisselant, Én. V dans RUISSELANT, ANTE
Ces petits intérêts, ces nouveautés futiles, Qui des grandes cités composent les rumeurs, Convers. Prolog. dans RUMEUR
Ses yeux ont d'un regard saisi le monde entier, Parad. perdu, III dans SAISIR
Salut, s'écria-t-il, terre longtemps promise ! Salut, dieux des Troyens !, Én. VII dans SALUT
De tout son corps dégoutte une sueur sanglante, Énéide, II dans SANGLANT, ANTE
Quand César expira, plaignant notre misère, D'un nuage sanglant tu [soleil] voilas ta lumière, Géorg. I dans SANGLANT, ANTE
Par lui [Jésus] les yeux verront les dangers sans horreur, La douleur sans faiblesse, et la mort sans terreur, Parad. perdu, XI dans SANS
Et le sapin qui croît pour affronter les mers, Géorg. II dans SAPIN
Deux cercelles, Agric. norm. au moyen âge, p. 58 dans SARCELLE
Quatre cerceulles, ib. Espreviers d'yver prent, quand il est bon, la pie, la cercelle... Modus, f° XCV, verso. dans SARCELLE
Le soir, pour son retour, sa femme vigilante Préparait du sarment la flamme pétillante, Trois règ. III dans SARMENT
Les lieux chers aux vivants sont aussi chers aux morts ; Qui vous empêchera de placer sur ces bords, Près d'un ruisseau plaintif, sous un saule qui pleure, D'un ami regretté la dernière demeure ?, H. des champs, I dans SAULE
La saussaie encor fraîche et de pluie arrosée, Hom. des ch. IV dans SAUSSAIE
Un lieu sauvage plaît par sa mâle âpreté, Imag. IV dans SAUVAGE
Cultivés, protégés par vos secours propices, Ces jeunes sauvageons croîtront sous vos auspices, Hom. des ch. Var. et add. ch. I dans SAUVAGEON
Plus savamment cruel, par quelques grains de poudre L'homme imite l'éclair, son bras lance la foudre, Trois règn. I dans SAVAMMENT
Lausus, savant dans l'art de dompter les coursiers ; Lausus, après Turnus, le plus beau des guerriers, Én. VII dans SAVANT, ANTE
Laisse ce qu'à tes yeux le ciel défend de voir : Ton sort est d'admirer, et non pas de savoir, Parad. perdu, VIII dans SAVOIR
Dans les mains d'un enfant, un globe de savon Dès longtemps précéda le prisme de Newton, Trois règ. I dans SAVON
Enfin l'adroit scalpel, le verre officieux Trahirent ces secrets ; le hardi botaniste Devint des végétaux l'habile anatomiste, Trois règnes, VI dans SCALPEL
[Il] Met son âme en parade et son esprit en scène, Convers. I dans SCÈNE
Mais j'ai vu scintiller le diamant.... Il rayonne à vos doigts, il pare vos cheveux, Trois règnes, IV dans SCINTILLER
Souvent encore avec délices, De nos scolastiques essais Nous nous rappellions les esquisses, Convers. Prolog. dans SCOLASTIQUE
Le Scorpion brûlant déjà loin d'Érigone S'écarte avec respect, et fait place à ton trône [d'Auguste], Géorg. I dans SCORPION
Quelques pleurs.... Versés par le regret, et séchés par la rage, Imag. IV dans SÉCHÉ, ÉE
Le second des Césars, le premier des humains, C'est Auguste...., Én. VI dans SECOND, ONDE
Les âmes généreuses Respectent le secret des âmes malheureuses, Imag. VIII dans SECRET
Son vieux tronc, par sa durée séculaire, insultant à la fragilité des générations humaines, Trois règ. Disc. prél. dans SÉCULAIRE
Oh ! que le temps sait bien, dans sa marche féconde, Sous mille aspects nouveaux reproduire le monde ! Qui l'eût cru qu'un amas de légers sédiments Brillerait en cristaux, luirait en diamants ?, Trois règnes, V dans SÉDIMENT
Ce fruit séditieux [le fruit défendu] Qui le séduit [Adam] bien moins qu'un regard de ses yeux [d'ève], Parad. perdu, IX dans SÉDITIEUX, EUSE
Né dans le sein des arts, il aimait la nature, Imag. I dans SEIN
Des murailles de sel [dans les mines de Wiliska] se montrent à sa vue [du voyageur] : Le sel se forme en voûte, en colonne, en statue ; Le sel se creuse en temple, et se dresse en autel ; Le travailleur s'assied à des tables de sel, Trois règnes, V dans SEL
De sel sans âpreté, de gaîté sans grimace [il] Assaisonne ses moindres mots, Convers. III dans SEL
C'est lui [un démon] qui, le premier déguisant sa malice, D'un semblant de vertu sut habiller le vice, Parad. perdu, IV dans SEMBLANT
Tant d'îles renommées Qui sur les vastes mers en cercle sont semées, Én. III dans SEMÉ, ÉE
J'ai vu dans le marc d'huile et dans une eau nitrée Détremper la semence avec soin préparée, Géorg. I dans SEMENCE
L'arbre qu'on a semé, croissant pour un autre âge, à nos derniers neveux réserve son ombrage, Géorg. II dans SEMER
Le jour venait de naître, et semait en riant Les calices des fleurs des perles d'Orient, Parad. perdu, X dans SEMER
[Dans l'émigration] Le marquis sémillant au comptoir est tranquille ; Plus d'un jeune guerrier tient le rabot d'Emile, Pit. IV dans SÉMILLANT, ANTE
....Chaque sens par un heureux concours Prête aux sens alliés un mutuel secours, Imag. I dans SENS
Sur toi pèse en tout sens sa fluide colonne [de l'air], Trois règnes, II dans SENS
Qui ne croit reconnaître une vierge craintive Dans cette délicate et tendre sensitive Qui, courbant sous nos mains son feuillage honteux, De la douce pudeur offre l'emblème heureux ?, Trois règnes, VI dans SENSITIVE
Que dans vos frais sentiers doucement on s'égare !, Jard. I dans SENTIER
Cette Botany-Bay, sentine d'Albion, Où le vol, la rapine et la sédition En foule sont vomis, et, purgeant l'Angleterre, Dans leur exil lointain vont féconder la terre, Pit. II dans SENTINE
Sur leurs corps et leurs ailes Brillent des yeux sans nombre, assidus sentinelles, Parad. perdu, X dans SENTINELLE
Mais, du sol maternel une fois séparée, Sa feuille se flétrit et meurt décolorée, Én. X dans SÉPARÉ, ÉE
Que dis-je ? quand septembre, aux Français si fatal, Du massacre partout donnait l'affreux signal, Pit. III dans SEPTEMBRE
Ainsi, sur les confins de la nuit sépulcrale, L'affreuse mort au fond de la coupe fatale Laisse encore pour lui quelques gouttes de miel, Trois règn. VIII dans SÉPULCRAL, ALE
Ne pouvais-je saisir, déchirer le parjure, Donner à ses lambeaux la mer pour sépulture ?, Énéide, IV dans SÉPULTURE
Déjà d'un fer courbé la serpette tranchante Taille et forme à son gré la vigne obéissante, Géorg. II dans SERPETTE
Ses enfants l'attendaient, et briguaient sur le seuil Et son premier souris, et son premier coup d'oeil, Pit. I dans SEUIL
Les si, les mais, les oui, les non, Toujours à contre-sens, toujours hors de saison, Échappent, au hasard, à sa molle indolence, Conv. II dans SI
La nymphe était si belle, et son amant si tendre, Trois règnes, III dans SI
Le sifflement des fouets dans l'air au loin gémit, Én. VI dans SIFFLEMENT
Mais quand il se promet des applaudissements, L'air soudain retentit d'horribles sifflements, Paradis perdu, X dans SIFFLEMENT
[Le vent] Siffle et frappe la voile à grand bruit déchirée, Én. I dans SIFFLER
Il regarde, il écoute ; hélas ! dans l'ombre immense, Il ne voit que la nuit, n'entend que le silence, Imaginat. IV dans SILENCE
Vois-tu ce laboureur, constant dans ses travaux, Traverser ses sillons par des sillons nouveaux ?, Géorg. I dans SILLON
La terre obéissante et les flots étonnés Par la rame et le soc déjà sont sillonnés, Géorg. I dans SILLONNER
Alors, en se jouant, des pieds armés de fer Vont sillonnant ces flots endurcis par l'hiver, Trois règn. III dans SILLONNER
Des travers étrangers [il] fait nos amusements, Singe les lords anglais, les barons allemands, Convers. I dans SINGER
[Un oiseau funèbre].... Et bat le bouclier de son aile sinistre, Én. XI dans SINISTRE
Un feu noir et sinistre allume son regard, Imag. II dans SINISTRE
Dans les plis sinueux de son corps emprunté, Vers la jeune beauté [ève] doucement il [le serpent] s'avance, Parad. perdu, IX dans SINUEUX, EUSE
Cléopâtre elle-même, au milieu des combats, Du sistre égyptien anime ses soldats, Én. VIII dans SISTRE
Il fut un temps funeste où, tourmentant la terre, Aux sites les plus beaux l'art déclarait la guerre, Jard. I dans SITE
Je ne vois plus ces soeurs dont les soins délicats Apaisaient la souffrance, ou charmaient le trépas, Pit. II dans SOEUR
L'homme ne doit le vice et la vertu qu'à soi, Parad. perdu, III dans SOI
Azélie épuisait tous ces soins délicats Qui voudraient être vus, mais ne se montrent pas, Imag. II dans SOIN
L'arbre suce la terre, et ses rameaux flétris à leur sol maternel vont mêler leur débris, Homme des ch. I dans SOL
Quelquefois à la langue, en dépit du purisme, Ose faire présent d'un heureux solécisme, Scandale du grammairien, Convers. III dans SOLÉCISME
Quelque chose manquait à ce coeur solitaire, Parad. perdu, VIII dans SOLITAIRE
L'âge mûr, à son tour, solstice de la vie, S'arrête et sur lui-même un instant se replie, Imag. VI dans SOLSTICE
Tantôt, dans un cylindre où l'homme l'amoncelle, Il [le fluide électrique] sommeille, il attend la rapide étincelle, Trois règn. I dans SOMMEILLER
Les lacs ont leurs oiseaux, la mer a ses serpents, Et ses poissons ailés et ses poissons rampants, Trois règnes, VIII dans SON
La vie, en commençant, t'a fait d'heureux mensonges ; Je ne veux point t'ôter, mais te choisir tes songes, Imag. VI dans SONGE
Glaive divin, sorti des arsenaux du ciel, Parad. perdu, VI dans SORTI, IE
....Les mains dont sortit l'univers, Imag. VIII dans SORTIR
Et ces mots sont sortis de l'enceinte divine, Én. III dans SORTIR
Comme par une vague une vague est poussée, La sottise du jour est bientôt remplacée, Imag. V dans SOTTISE
Le néant seul, hélas ! ignore la souffrance, Parad. perdu, X dans SOUFFRANCE
Et son supplice encor [de Laocoon], objet de nos douleurs, Sur un marbre souffrant nous fait verser des pleurs, Trois règ. VII dans SOUFFRANT, ANTE
[Il] Souille ses cheveux blancs d'une horrible poussière, Én. XI dans SOUILLER
Et la terrible loi de la nécessité D'un peuple trop nombreux soulage leur cité, Trois règ. VIII dans SOULAGER
Se soûler de carnage, les Trois règnes, VIII dans SOÛLER
Comptant treize ans à peine et ne soupçonnant pas Tout ce qu'elle nous cache ou découvre d'appas, Imag. III dans SOUPÇONNER
Et sur sa bouche encor, s'il erre un vain soupir, Que ma bouche du moins puisse le recueillir !, Én. IV dans SOUPIR
Le sang de Dardanus vient retrouver sa source, Én. VII dans SOURCE
Tantôt court sur la plage un long mugissement, Et les noires forêts murmurent sourdement, Géorg. I dans SOURDEMENT
Le seul printemps sourit au monde en son aurore, Géorg. II dans SOURIRE
Flore a souri, ma voix va chanter les jardins, Jard. I dans SOURIRE
L'Araxe au loin mugit sous un pont qui l'outrage, Én. VIII dans SOUS
C'est un ange en effet sous les traits d'une femme, Parad. perdu, IX dans SOUS
Veuillez bien m'inscrire d'avance Sur la liste des souscripteurs, Convers. II dans SOUSCRIPTEUR
Ces formidables monts Dont les feux souterrains vivent sous les glaçons, Imag. III dans SOUTERRAIN, AINE
Et tel que ce serpent que tranche un fer barbare, Fidèle à la moitié dont l'acier le sépare, à ses vivants débris cherche encor de s'unir, Ainsi vers le passé revient le souvenir, Imag. II dans SOUVENIR
Le spleen gagne partout, sitôt qu'on vous annonce, Convers. I dans SPLEEN
D'une affreuse beauté son style étincelant [de Dante] Est, comme son Enfer, profond, sombre et brûlant, Imag. v. dans STYLE
Leur substance [des anges], fluide et pure comme l'air, Comme lui peut braver les atteintes du fer, Parad. perdu, VI dans SUBSTANCE
Où, sur un mol amas de coussins fastueux, Le superbe Ottoman, triste et voluptueux, Enivré de ces sucs dont la vertu l'inspire, De ses rêves charmants entretient le délire, l'Imag. IV dans SUC
Harassé, fatigué, je succombe au sommeil, Convers. 1 dans SUCCOMBER
Ils [Romulus et Rémus] sucent sans effroi leur nourrice sauvage [une louve], Én. VIII dans SUCER
L'écrivain à la mode, entre un double flambeau, Et son verre, et son sucre, et sa carafe d'eau, Convers. I dans SUCRE
La pompe du style, les idées exaltées, cette diction brillante et poétique, qui, après avoir fait la fortune de son ouvrage [de Buffon], sont devenues, pour beaucoup de lecteurs, un sujet de reproche, Trois règ. Disc. prél. dans SUJET
La superstition sied bien au paysage ; Triste dans les cités, elle est gaie au village, Et le sage lui-même aime voir, en ces voeux, La terre à ses travaux intéressant les cieux, Imag. VIII dans SUPERSTITION
Son maintien suppliant, ses remords, ses malheurs, Parad. perdu, x. dans SUPPLIANT, ANTE
Après un long exil, le bonheur doit venir ; Supportez le présent, espérez l'a venir, Parad. perdu, XI dans SUPPORTER
Est-il quelque mortel, à son heure suprême, Qui n'expire appuyé sur le mortel qu'il aime ?, Imag. VI dans SUPRÊME
J'ai vu, j'en tremble encor, tomber ces fiers esprits, Phalange sur phalange, et débris sur débris, Parad. perdu, II dans SUR
[Le décorateur] De surprise en surprise et l'amuse et l'entraîne, D'une scène qui fuit fait naître une autre scène, Jard. IV dans SURPRISE
Ces spectres, ces lutins rôdant dans les ténèbres, Vieux récits, dont le charme, amusant les hameaux, Abrège la veillée et suspend les fuseaux, Imag. IV dans SUSPENDRE
Et son âme éperdue Aux lèvres du héros demeure suspendue, Én. IV dans SUSPENDU, UE
Un long poil tacheté sur son dos étendu, Jadis d'un léopard la superbe parure..., Én. VIII dans TACHETÉ, ÉE
Phidias sur le tien [le Jupiter d'Homère] tailla son Jupiter, Tel que tu peins ce dieu sur le trône de l'air, Bien loin des autres dieux qui devant lui s'abaissent, Imag. V dans TAILLER
Tout se calme à l'instant, les foudres se sont tus, Parad. perdu, X dans TAIRE
Le père en lui se tait, et le Romain l'emporte, Én. VI dans TAIRE
Tant dut coûter de peine Ce long enfantement de la grandeur romaine !, Én. I dans TANT
Que l'aube au tapis vert surprend à son retour, Veillant toute la nuit, se plaignant tout le jour, Trois règnes, III dans TAPIS
L'impétueux Turnus, avide de combats, De sa troupe tardive a devancé les pas, Én. IX dans TARDIF, IVE
Si ta voile tardive attend ici l'aurore, Bientôt tu la verras armer tous ses vaisseaux, Te suivre, t'arrêter, t'attaquer sur les eaux, Én. IV dans TARDIF, IVE
Je dis : voilà le vice ; il use le bonheur, Il tarit l'avenir, Imag. VI dans TARIR
Tâte tous les sujets et guette tous les mots, Convers. I dans TÂTER
Des couleurs du sujet je teindrai mon langage, Jard. I dans TEINDRE
Ainsi, par une teinte avec art assortie, Vernet de deux couleurs éteint l'antipathie, Jard. II dans TEINTE
De son céleste éclat tempérant la lumière, Il se montre couvert d'une armure guerrière, Parad. perdu, X dans TEMPÉRER
Heureux qui, dans le sein de ses dieux domestiques, Se dérobe au fracas des tempêtes publiques !, Homme des champs, II dans TEMPÊTE
Et toi, terrible mer, séjour tempêtueux, Déjà j'ai célébré tes champs majestueux, Imag. III dans TEMPÊTUEUX, EUSE
Le temps instruit le temps, Trois règn. VIII dans TEMPS
Dans les cieux, à ma voix, la nuit tendra ses voiles, Én. IV dans TENDRE
L'un tend ses petits bras au papillon qui vole, Imag. III dans TENDRE
Ici, du haut des monts une colonne d'eau Se précipite en masse, ou se tend en rideau, Trois règ. III dans TENDRE
L'homme passionné.... Donne aux fleurs la gaîté donne aux mers leur courroux, La mémoire aux rochers, aux myrtes la tendresse, Imag. IV dans TENDRESSE
Plus loin, non sans frayeur, dans les airs suspendue, Eglé monte et descend sur la corde tendue, Hom. des ch. I dans TENDU, UE
Je chante l'homme en proie aux piéges tentateurs, Parad. perdu, I dans TENTATEUR, TRICE
Ces dieux, ces demi-dieux, cette famille immense, Que termine César, que Jupiter commence, Géorg. III dans TERMINER
Ces rocs tout calcinés, cette terre noirâtre, Tout d'un grand incendie annonce le théâtre, Hom. des ch. III dans THÉÂTRE
De huit pieds en avant que le timon s'étende, Géorg. I dans TIMON
La mémoire ! à ce nom se troublent tous nos sages : Quelle main a creusé ces secrets réservoirs ? Quel dieu range avec art tous ces nombreux tiroirs, Les vide ou les emplit, les referme ou les ouvre ?, Imag. I dans TIROIR
J'agace mes tisons ; mon adroit artifice Reconstruit de mon feu le savant édifice, Trois règ. I dans TISON
Je reconnais Numa, prêtre saint et roi juste, Qui, créateur du culte et fondateur des lois, Passa d'un toit obscur dans le palais des rois, Én. VI dans TOIT
Qui tombait avec art ne tombait point sans gloire, Et souvent le vaincu remportait la victoire, Imag. v. dans TOMBER
Non, Je ne verrai point le tombereau du crime, Ces licteurs, ce vil peuple, outrageant leur victime, Pit. III dans TOMBEREAU
Monsieur, dit-il, haussant le ton, Je ne suis plus de mon opinion, Convers. II dans TON
Simple et grand, fort et doux, Unissez tous les tons pour plaire à tous les goûts, Jard. I dans TON
Et, le prisme à la main, l'audacieux Newton Des diverses couleurs distingua chaque ton, Trois règ. IV dans TON
Ses petits salons verts bien tondus, bien soignés, Jard. I dans TONDU, UE
Dans ce moment encor le fils de Jupiter A fait sur moi des dieux tonner l'ordre suprême, Én. IV dans TONNER
Montre-moi cette Athènes Où méditait Platon, où tonnait Démosthènes, Imag. IV dans TONNER
De ses bras tortueux la vigne les embrasse [les ormeaux], Par. perdu, IV dans TORTUEUX, EUSE
[Ils] Mettaient la langue à la torture, Et triomphaient de n'être pas compris, Convers. III dans TORTURE
Mais ces pleurs bienfaisants, ces pleurs délicieux Que donne aux coeurs touchés l'indulgence des cieux, Imag. VIII dans TOUCHÉ, ÉE
D'autres touchent la lyre ; à leur tête est Orphée, Én. VI dans TOUCHER
Le toucher, roi des sens, les surpasse en richesse, Imag. I dans TOUCHER
Et des pampres touffus le luxe infructueux, Géorg. II dans TOUFFU, UE
Et, dans ce long tourment de la terre et de l'onde, Un nouveau monde éclos des débris du vieux monde !, Jard. II dans TOURMENT
Et quand vous conterez votre longue infortune, Les tourments de l'espoir et l'attente importune, Hom. des ch. var. et add. ch. 4 dans TOURMENT
Et des brûlants débris du globe tourmenté, Le désordre enfantant la régularité, Trois règ. IV dans TOURMENTÉ, ÉE
Il [le vent] frappe, élève, abaisse et tourmente les ondes, Trois règn. II dans TOURMENTER
Les champs te prodiguaient leurs tributs volontaires : Il faudra tourmenter un avare terrain, Parad. perdu, x. dans TOURMENTER
Elle parlait : soudain avec un bruit terrible, Sur ses gonds mugissants tourne la porte horrible, En. VI dans TOURNER
Dès lors on ne vit plus que lignes ondoyantes, Que sentiers tortueux, que routes tournoyantes, Jard. IV dans TOURNOYANT, ANTE
Et d'une horrible toux les accès violents Étouffent l'animal qui s'engraisse de glands, Géorg. III dans TOUX
Voyez, pour gagner temps, quelles lenteurs savantes Prolongent de ses mots les syllabes traînantes, l'Homme des champs, I dans TRAÎNANT, ANTE
C'est alors qu'emporté par un coursier rapide, Court le traîneau léger sur la neige solide, Trois règnes, III dans TRAÎNEAU
Tantôt l'affreux hibou, seul au sommet des toits, Traîne en accents plaintifs son effrayante voix, Én. IV dans TRAÎNER
[Il] Rêve de longs succès, rêve de longs amours, Et d'une trame d'or file en riant ses jours, Imag. VI dans TRAME
Ainsi rien n'est tranchant, ainsi rien n'est mêlé ; Ainsi sont réunis sur cette échelle immense Le degré qui finit et celui qui commence, Trois règ. VIII dans TRANCHANT, ANTE
C'est toi que j'en atteste, ô divin Raphaël, dont le pinceau céleste Osa représenter, par un sublime essor, Le Christ transfiguré sur le mont de Thabor ?, l'Imag. v. dans TRANSFIGURÉ, ÉE
Les plaisirs du travail manquaient à l'âge d'or ; J'en hais l'oisiveté, j'en aime l'innocence, Pitié, IV dans TRAVAIL
Le travail veut un but : au bout de la carrière On s'anime à sa vue et surtout on espère, Imag. VI dans TRAVAIL
Il traverse en tremblant ces effroyables scènes, Trois règnes, III dans TRAVERSER
Maraudeurs obstinés, faméliques rongeurs, En vain s'arment contre eux les trébuchets vengeurs, Trois règ. VIII dans TRÉBUCHET
Le pardon sur la bouche et le verre à la main, Se verser en riant le doux jus de la treille, Convers. II dans TREILLE
Et, pour guider son cours, la lune complaisante Éclaire au loin les eaux de sa clarté tremblante, Én. VII dans TREMBLANT, ANTE
Où tremblent dispersés quelques pâles rayons, De ces lacs enflammés lumière ténébreuse [en enfer], Parad. perdu, I dans TREMBLER
Cet amour innocent, pur et délicieux, Veut des pinceaux trempés dans les couleurs des cieux, Imag. v. dans TREMPÉ, ÉE
Tantôt, nous déployant ta pompe éblouissante, Pour colorer l'arbuste et la fleur et la plante, D'or, de pourpre et d'azur tu trempes tes pinceaux, Imag. v. dans TREMPER
Quel art bâtit leurs murs [des abeilles], quel travail peut suffire à ces trésors de miel, à ces amas de cire ?, Trois règnes, VII dans TRÉSOR
Ou les serpents tressés dont se coiffe Alecton, Trois règn. VIII dans TRESSÉ, ÉE
L'un tresse son panier, et l'autre sa corbeille, Imag. VI dans TRESSER
Mais, lorsqu'un chêne antique ou lorsqu'un vieil érable, Patriarche des bois, lève un front vénérable, Que toute sa tribu, se rangeant à l'entour, S'écarte avec respect, et compose sa cour, Jardins, II dans TRIBU
Quel qu'il soit, il paiera son tribut aux douleurs, Imag. III dans TRIBUT
Ce signe tricolor à peine est arboré...., Imag. VII dans TRICOLORE
Ces dépouilles des rois, ces pompes triomphales, Én. II dans TRIOMPHAL, ALE
Le Fils de Dieu reprend sa marche triomphale, Parad. perdu, VI dans TRIOMPHAL, ALE
Et mon ombre aux enfers descendra triomphante, Én. IV dans TRIOMPHANT, ANTE
Ces arcs triomphateurs, ces dépouilles des rois, Imag. VII dans TRIOMPHATEUR
Nos vaisseaux, Heureux triomphateurs et des vents et des eaux, Én. III dans TRIOMPHATEUR
D'Alcide ai-je oublié l'audace téméraire, Qui, sous l'oeil de Pluton, s'empara de Cerbère, L'arracha tout tremblant du palais des enfers, Dompta sa triple tête et le chargea de fers ?, Én. VI dans TRIPLE
Par vous tout s'embellit, et l'heureuse sagesse Trompe l'ennui, l'exil, l'hiver et la vieillesse, Trois règ. 1 dans TROMPER
Trompette formidable et qu'Horeb entendit, Quand sur le mont sacré l'Éternel descendit, Et qui, des morts un jour réveillant la poussière, Doit du monde embrasé sonner l'heure dernière, Parad. perdu, X dans TROMPETTE
Son corps [de Déiphobe] tout mutilé n'est plus qu'un tronc hideux, Én. VI dans TRONC
Du fond de nos caveaux, du haut de nos greniers La gent trotte-menu s'assemble par milliers, Trois règnes, VIII dans TROTTE-MENU
Les deux pieds suspendus sur son double étrier, Assise de côté, l'une trotte à l'anglaise ; L'autre va sautillant sur la selle française, Trois règ. III dans TROTTER
Le chasseur prend son tube, image du tonnerre, Hom. des ch. Var. et add. ch. 1 dans TUBE
Alors, de son destin sentant toute l'horreur, Son coeur tumultueux roule de rêve en rêve, Imagin. IV dans TUMULTUEUX, EUSE
Vos parcs sont séparés, et vos coeurs ne sont qu'un, Jard. I dans UN, UNE
Plus d'un Mathieu Garo s'érige en novateur ; Lucas est usurier, Colas agioteur, Pitié, ch. I dans UN, UNE
Comme l'air avec l'air, l'âme s'unit à l'âme, Paradis perdu. VIII dans UNIR
Et le jeune univers commençant ses beaux jours, Et le premier hymen et les premiers amours, Imag. v. dans UNIVERS
L'urne aux flancs arrondis se durcit dans le feu, Imag. v. dans URNE
[Le maître d'école du village] Connaît les lunaisons, prophétise l'orage, Et même du latin eut jadis quelque usage, L'homme des champs, 1 dans USAGE
User fait le bonheur, abuser le détruit, Imag. VI dans USER
Ainsi, précipitant leur course vagabonde, La vague suit la vague et l'onde pousse l'onde, Trois règnes, III dans VAGABOND, ONDE
La vague s'aplanit, et l'humide séjour, Comme un vaste miroir, renvoie au loin le jour, Parad. perdu, X dans VAGUE
Il veut, il se repent, et cette incertitude Égare en cent projets sa vague inquiétude, Én. IV dans VAGUE
Dans le vague des airs leurs clameurs se confondent, Én. v. dans VAGUE
Et ces hardis vaisseaux, flottantes citadelles, à qui les vents vaincus semblaient céder leurs ailes, Trois Règn. VI dans VAISSEAU
Eh ! pourrais-je oublier la faiblesse honteuse De cet homme alarmé d'un rien, Qui, de sa crainte vaniteuse, Trouble le plus doux entretien ?, Convers. II dans VANITEUX, EUSE
Telle, à peine marquant sa trace passagère, Vole sur les marais une vapeur légère, Parad. perdu, XI dans VAPEUR
Là viennent se confondre La belle vaporeuse et le triste hypocondre, Homme des ch. III dans VAPOREUX, EUSE
Tel, dans l'airain brillant où flotte une eau tremblante, Le soleil, variant sa lumière inconstante, Va, vient, monte, descend, et se relève encor, Én. VIII dans VARIER
Riche variété, délices de la vue, Accours ; viens rompre enfin l'insipide niveau, Brise la triste équerre et l'ennuyeux cordeau, Jard. II dans VARIÉTÉ
Dans les champs parfumés le jeune arbuste étale De son luxe naissant la pompe végétale, Parad. perdu, VII dans VÉGÉTAL, ALE
Tout naît, végète, et meurt pour végéter encore, Trois reg. VII dans VÉGÉTER
Vieux récits qui, charmant la foule émerveillée, Des crédules hameaux abrègent la veillée, Jard. III dans VEILLÉE
Sur l'émail velouté d'une fraîche verdure, Jard. I dans VELOUTÉ, ÉE
L'intérêt marchandant des épouses vénales, Parad. perdu, X dans VÉNAL, ALE
Et déjà sur les bords de la cuve fumante S'élève en bouillonnant la vendange écumante, Géorg. II dans VENDANGE
Satan se croit heureux, si Satan est vengé, Parad. perdu, IX dans VENGÉ, ÉE
L'éléphant, pour venger sa grossière structure, De la raison sublime obtint quelques rayons, Trois règnes, VIII dans VENGER
Du haut de ce balcon votre malheureux frère Vint tomber tout sanglant..., Homme des ch. IV, variantes. dans VENIR
Leur chevelure au vent, et le feu dans les yeux, Én. VII dans VENT
Son courage naissant et ses jeunes vertus Par le vent du malheur languissent abattus, Pit. III dans VENT
Et que jamais n'arrive à cette tendre fleur Le souffle de la haine et le vent du malheur !, Jard. II dans VENT
En replis tortueux le ver rampant se traîne, Trois règ. VII dans VER
Les mers ont moins de flots, les fleurs moins de familles Qu'il n'est de vers ailés, jadis humbles chenilles, Trois règ. VII dans VER
Près d'elle [Téthys], en ce moment, les nymphes de sa cour Filaient d'un doigt léger des laines verdoyantes, Géorg. IV dans VERDOYANT, ANTE
Des vergers odorants l'ombre voluptueuse, Les prés délicieux et les bocages frais, Én. VI dans VERGER
Il tombe, un sang vermeil rougit ce corps charmant ; Il succombe...., Én. IX dans VERMEIL, EILLE
[Lui dans le fond de son docte réduit] De ses tablettes vermineuses Ayant compilé jour et nuit Les richesses volumineuses, Convers. III dans VERMINEUX, EUSE
Et quel miel, ô Virgile, est plus doux que tes vers ?, Imag. v. dans VERS
Mais à sa verte audace, à son oeil plein de feu, On reconnaît d'abord la vieillesse d'un dieu, Én. VI dans VERT, ERTE
Le vert, fils du printemps, peint la douce espérance, Imag. III dans VERT, ERTE
Leurs légers vêtements brillent de pourpre et d'or, Parad. perdu, X dans VÊTEMENT
Mais, enfin succombant aux injures de l'âge, Le vaisseau vétéran, couché sur le rivage, Cédait à la coignée...., Imag. IV dans VÉTÉRAN
Leur corps paré de grâce et vêtu d'innocence, Tout en eux est céleste, Parad. perdu, IV dans VÊTU, UE
Sur des coursiers vêtus avec magnificence, Dans un ordre pompeux la jeunesse s'avance, Én. v. dans VÊTU, UE
Que n'ai-je pu, grands dieux ! dans un chaste veuvage, Conserver de mon coeur la rudesse sauvage !, Én. IV dans VEUVAGE
Vide de vous et rempli de lui-même, Son amour-propre extrême, Au plus touchant récit, au trait le plus brillant, à l'éloquence la plus vive Refuse de prêter une oreille attentive, Convers. II dans VIDE
Ébloui, mais lassé de l'éclat de nos villes, Souvent il s'écriait : rendez-moi mes forêts, Jard. II dans VILLE
Et les derniers soleils sur les côtes vineuses Achèvent de mûrir les grappes paresseuses, Géorg. II dans VINEUX, EUSE
Rien ne peut violer la porte inviolable, Parad. perdu, II dans VIOLER
Ce choeur où résonnaient les cantiques pieux, Ces vitraux colorés, précieux à l'histoire, Qui des faits du vieux temps ont gardé la mémoire, Imag. IV dans VITRAIL
Leurs usages, leurs lois, leurs noms vivent encore, Én. v. dans VIVRE
Là sont los voeux du luxe, ici ceux du besoin, Imagin. II dans VOEU
Des maux que j'ai prédits voici venir le temps, Parad. perdu. VI dans VOICI
Tantôt la nymphe plonge, et le frais élément Voile, sans le cacher, cet objet si charmant, Trois règn. III dans VOILER
Ô combien la nature est plus sage que toi ! En nous voilant la mort, elle en bannit l'effroi, Imagin. VI dans VOILER
Et la nuit peut voiler un odieux mystère, ib. II dans VOILER
Chacun d'eux [végétaux] a sa grâce et son utilité ; Volutes, chapiteaux, fuseaux, navette, aiguilles, Quelles formes n'ont pas leurs nombreuses familles ! Partout le grand artiste a varié son plan, Trois règnes, VII dans VOLUTE
Là, l'Achéron bouillonne, et, roulant à grand bruit, Dans le Cocyte affreux vomit sa fange immonde, Én. VI dans VOMIR
Le ciel qui les vomit [les anges déchus], ne les recevra plus, Parad. perdu, VII dans VOMIR
L'histoire de ses maux voudrait un long discours, Én. I dans VOULOIR
Ainsi votre forêt prend un aspect moins rude ; Vous charmez son effroi, peuplez sa solitude, Animez son silence, et goûtez à la fois Les charmes d'un bienfait et le charme des bois, Jard. II dans VOUS
Dis quel art a des cieux courbé l'immense voûte, Paradis perdu, VII dans VOÛTE
Sous un toît d'arbrisseaux, Dont les rameaux fleuris se voûtent en berceaux, Parad. perdu, IX dans VOÛTER
Le lierre étend ses bras ; la vigne qui serpente Montre ses fruits de pourpre et sa vrille grimpante, Parad. perdu, VII dans VRILLE
Les rapides wiskis, les magnifiques chars, Jard. II dans WISKI
Ainsi croissent l'yeuse, Qui redouble des bois l'horreur religieuse, Le châtaignier...., Géorg. II dans YEUSE
Zéphire nous portait ses fleurs fraîches écloses, De son aile embaumée il secouait les roses, Parad. perdu, VIII dans ZÉPHIRE ou ZÉPHYR