D'OLIVET

Citations

Quele ribaudaille sont ceux-là qui nous veullent acroupir ?, t. I, col. 49 dans ACCROUPIR (S')
Un Romain aurait sifflé un acteur qui eût allongé ou accourci une syllabe mal à propos, Pros. Fr. dans ACCOURCIR
La voix se durcit ou s'amollit, elle s'enfle ou se rétrécit, elle va même jusqu'à s'aigrir, Prosodie franç. dans AIGRIR
Il est inutile de tant anatomiser les sons, Pros. franç. dans ANATOMISER
Regardons le latin comme un superbe édifice détruit par le temps, mais dont les pierres artistement retaillées ont servi à construire un nouvel édifice, Préf. dans ARTISTEMENT
Aspirer, suivant le Dictionnaire de l'Académie, c'est...., Prosod. fr. dans ASPIRER
L'exercice et la tempérance sont capables de conserver aux vieillards quelque chose de leur première jeunesse, Pensées de Cicéron. dans CAPABLE
Je porte envie aux Grecs dont la langue était si abondante en conjonctions, au lieu que la nôtre n'en conserve que très peu ; encore voudrait-on nous en priver, Prosodie fr. art. V, § 2 dans CONJONCTION
Il produisit coup sur coup divers ouvrages qui certainement devaient lui faire honneur, Hist. acad. t. II, p. 173, dans POUGENS dans COUP
Il faut couper vos phrases à propos ; mais il y a une manière de les couper qui, bien loin d'interrompre l'harmonie, sert à la continuer, Prosodie fr. art. V, § 2 dans COUPER
Il y a peu de bons livres dont on ne puisse faire une critique très bonne, Hist. Acad. t. II, p. 322, dans POUGENS dans CRITIQUE
Même ses parents, à ce que dit M. Perrault, agirent pour obtenir qu'il fût mis en curatelle, Hist. Acad. t. II, p. 191, dans POUGENS dans CURATELLE
Je ne dois pas oublier ici le service qu'il rendit aux lettres, en nous procurant cette suite de commentaires qui se nomment communément les dauphins, quoique la première idée en fût venue à M. de Montausier ; on est redevable à M. Fenet d'en avoir tracé le plan et dirigé l'exécution, Hist. Acad. t. II, p. 394, dans POUGENS dans DAUPHIN
On aime un tissu de petites phrases isolées, décousues, hachées, déchiquetées, Prosod. franç. art. V, § 2 dans DÉCHIQUETÉ, ÉE
Un mot est déclinable, lorsqu'il peut et doit varier sa terminaison ; c'est ce qui n'arrive en notre langue que lorsqu'un nom passe du singulier au pluriel ou du masculin au féminin, Ess. gramm. ch. I, § 2 dans DÉCLINABLE
Une définition sèche est souvent plus capable d'embrouiller que d'éclaircir les idées qui tiennent immédiatement au goût et au sentiment, Prosod. franç. art. V, § 2 dans DÉFINITION
Il fallait non-seulement un grand usage de la cour, mais une liberté bien circonspecte, une hardiesse bien mesurée, de peur qu'un degré de moins ne gâtât l'ouvrage, et qu'un degré de plus ne perdît l'auteur, Hist. Acad. t. II, p. 265, dans POUGENS dans DEGRÉ
Le P. Pétau, bien moins âgé, mais naturellement plus rigide que son confrère, se dérida le front en faveur d'un jeune provincial qui...., Hist. de l'Acad. t. II, p. 393, dans POUGENS dans DÉRIDER
C'était à l'Académie à s'en faire justice elle-même, puisque ses statuts l'autorisent et même l'obligent à destituer un académicien qui aura fait quelque action indigne d'un homme d'honneur, Hist. de l'Acad. t. II, p. 47, dans POUGENS dans DESTITUER
Il ne fit plus que jeter sur le papier des pensées détachées, travail proportionné à son état, Hist. Acad. t. II, p. 400 dans DÉTACHÉ, ÉE
Tant qu'on a cru voir dans ce livre [les Caractères de la Bruyère] les portraits de gens vivants, on l'a dévoré pour se nourrir du triste plaisir que donne la satire personnelle, Hist. Acad. t. II, p. 354, dans POUGENS dans DÉVORER
Le sentiment, guide aussi sûr, disons incomparablement plus sûr qu'un savoir mal digéré, Hist. Acad. t. II, p. 164, dans POUGENS dans DIGÉRÉ, ÉE
Un domestique d'un grand seigneur employa l'intercession de M. le dauphin, j'entends de celui qui mourut en 1711, pour se faire nommer à une place vacante, Hist. Acad. t. II, p. 33, dans POUGENS dans DOMESTIQUE
Il [l'abbé Cotin] achevait de lire ses vers ; Ménage entra ; Mademoiselle les fit voir à Ménage, sans lui en nommer l'auteur ; Ménage les trouva ce qu'effectivement ils étaient, détestables ; là-dessus nos deux poëtes se dirent à peu près l'un à l'autre les douceurs que Molière a si agréablement rimées, Hist. de l'Acad. t. II, p. 190, dans POUGENS dans DOUCEUR
Un doute éclairé peut quelquefois servir de flambeau, Hist. Acad. t. II, p. 140, dans POUGENS dans DOUTE
Quand on aura dit qu'il versifie durement, tout sera dit, Hist. Acad. t. II, p. 158, dans POUGENS dans DUREMENT
Tout ce qui est bon à écrire, c'est une maxime de Vaugelas, est bon à dire ; mais tout ce qui peut se dire ne se doit pas écrire, Rem. sur Racine, § 94 dans ÉCRIRE
Après quatre ans et demi de prison, il [Pellisson] fut élargi, Hist. de l'Acad. t. II, p. 291, dans POUGENS dans ÉLARGIR
Il ne faut pas prendre pour embonpoint et pour vigueur ce qui n'est dans le discours que bouffissure et intempérie, cité dans les Dictionnaires dans EMBONPOINT
Il [la Mothe le Vayer] a tout embrassé dans ses écrits, l'ancien, le moderne, le sacré, le profane, mais sans confusion, Hist. Acad. t. II, p. 137, dans POUGENS dans EMBRASSER
Un autre secours encore, mais le plus efficace qu'il pût opposer à ses adversités, ce fut la dévotion solide, qu'il embrassa pour le reste de ses jours, et même, si cela se peut, avec quelque sorte d'excès, Hist. Acad. t. II, p. 92, dans POUGENS dans EMBRASSER
Il [Pellisson] enchanta tellement son espion qu'il en fit son émissaire ; il eut par là un commerce journalier de lettres avec Mlle de Scudéry, Hist. Acad. t. II, p. 288, dans POUGENS dans ÉMISSAIRE
Il ne se contenta pas d'aiguiser, il empoisonna ses traits, Hist. Acad. t. II, p. 311, dans POUGENS dans EMPOISONNER
Les termes d'emportement et de débauche qui peuvent blesser la religion et la pudeur, Hist. Acad. t. II, p. 82, dans POUGENS dans EMPORTEMENT
Dirait-on, à l'emportement qui règne dans les écrits de Saumaise, que c'était au fond un homme facile et la douceur même, jusque-là qu'il se laissait dominer par une femme hautaine ?, ib. p. 395 dans EMPORTEMENT
C'est au génie seul à enfanter toutes les hardiesses qui contribuent si fort au merveilleux de la poésie et au sublime de l'éloquence, Hist. de l'Acad. t. II, p. 59, dans POUGENS dans ENFANTER
Si je rapporte cette petite histoire de sa jeunesse, c'est pour montrer de combien peu s'engendrent quelquefois les aversions ou les inclinations qui nous dominent toute la vie, Hist. de l'Acad. t. II, p. 321 dans ENGENDRER
Suivons l'avis de Quintilien, et faisons en sorte non-seulement qu'on nous entende, mais qu'on ne puisse pas même, le voulût-on, ne pas nous entendre, Rem. sur Racine, § 65 dans ENTENDRE
C'est ce qui donna lieu à ce mot de Benserade, où le double sens est assez visible : Si quelqu'un de nous, dit-il à Racine, avait pu prétendre d'enterrer M. Corneille, c'était vous, monsieur ; cependant vous ne l'avez pas fait, Hist. Acad. t. II, p. 308, dans POUGENS dans ENTERRER
Entre ces deux conférences, la compagnie [l'Académie française] permit à MM. Racine, la Fontaine et Despréaux, amis de Furetière dès l'enfance, d'aller le voir au nom de tous, pour le disposer à donner des marques de sa soumission, Hist. Acad. t. II, p. 45, dans POUGENS dans ENTRE
Le docteur, l'ayant regardé depuis la tête jusqu'aux pieds, lui dit pour toute raison : Prenez garde, monsieur de la Fontaine, vous avez mis un de vos bas à l'envers ; et cela était vrai, en effet, Hist. de l'Acad. t. II, p. 338, dans POUGENS dans ENVERS
Les bienfaits de M. le duc de Bourgogne épargnèrent à la France et la douleur de perdre un si excellent homme [la Fontaine] et la honte de ne l'avoir pas arrêté par de si faibles secours, Hist. Acad. t. II, p. 331, 3e édit. dans ÉPARGNER
À son retour en France, il quitta l'épée et se mit dans l'état ecclésiastique, non point par ambition, mais par goût et pour jouir d'une vie paisible et réglée, Hist. Acad. t. II, p. 306, dans POUGENS dans ÉPÉE
On a voulu épurer notre langue depuis François 1er, peut-être a-t-on fait comme ces médecins qui, à force de saigner et de purger, précipitent leur malade dans un état de faiblesse d'où il a bien de la peine à revenir, Rem. Racine, § 13 dans ÉPURER
Son esprit [de Pellisson] lui servait non pas à en montrer, mais à en donner ; et l'on sortait d'avec lui, non pas persuadé qu'il eût plus d'esprit qu'un autre, mais se flattant d'en avoir pour le moins autant que lui, Hist. Acad. t. II, p. 285, dans POUGENS dans ESPRIT
L'esprit des grands écrivains doit se chercher non dans un passage seul, qui pourrait n'être qu'une faute d'impression, mais dans l'usage constant et uniforme auquel nous les voyons attachés partout ailleurs, Ess. gramm. I, 2 dans ESPRIT
J'ai essayé dans nos assemblées publiques une bonne partie des articles qui entrent dans ce volume ; il ne m'est jamais arrivé de contenter tout le monde, Hist. de l'Acad. t. II, p. 387, dans POUGENS dans ESSAYER
Il me semble qu'on pourrait tirer de là que M. d'Avranches [Huet] est peut-être de tous les hommes qu'il y eut jamais celui qui a le plus étudié, Hist. Acad. t. II, p. 402, dans POUGENS dans ÉTUDIER
Plus sa place [de Colbert] l'élevait au-dessus d'eux, plus il s'étudiait à leur témoigner qu'avec eux il n'était que leur confrère ; il leur donnait des fêtes dans sa belle maison de Sceaux, Hist. Acad. t. II, p. 208, dans POUGENS dans ÉTUDIER
Racine suivait exactement le conseil que donnait César, de fuir comme un écueil toute expression qui ne serait pas marquée au coin de l'usage le plus certain et le plus connu, Rem. sur Rac. § 19 dans EXPRESSION
L'histoire, de quelque manière qu'elle soit écrite, a le privilége de se faire lire, Hist. Acad. t. II, p. 2 dans FAIRE
dire françois et françoise, sur peine d'être appelé pédant ; mais faut dire francès et francèse comme anglès et anglèse, Rem. Racine, § 10 dans FRANÇAIS, AISE
Ramus, dans sa grammaire, appelle francisme ce que nous appelons gallicisme, Rem. Racine, § 96 dans FRANCISME
Que si l'on chante gloi-reu, cette désinence acquiert tous les droits des voyelles.... et par conséquent on pourra fredonner sur la dernière syllabe de gloi-reu, Prosodie française. dans FREDONNER
Le cardinal de Richelieu, appliqué à découvrir tout ce qu'il y avait de mérites cachés dans les galetas de Paris, apprit en même temps le nom, les projets, la maladie du jeune historiographe, Hist. Acad. t. II, p. 198, dans POUGENS dans GALETAS
Un bon traité des gallicismes serait un ouvrage important pour notre langue, Rem. sur Racine, § 97 dans GALLICISME
Quelquefois aussi nos gallicismes ne sont autre chose qu'une ellipse ou plusieurs ellipses combinées qui ont fait disparaître peu à peu divers mots, diverses liaisons qu'un long usage rend faciles à sous-entendre, quoiqu'il ne fût pas toujours facile de les suppléer ni même de les deviner, ib. dans GALLICISME
Ajoutons que le génie dans la force même de l'âge n'est pas de toutes les heures, et que surtout il craint les approches de la vieillesse, Hist. Acad. t. II, p. 384, dans POUGENS dans GÉNIE
On appelle genre ce qui distingue un nom d'avec un autre, conformément à la différence que la nature a mise entre les deux sexes ; ainsi, selon cette idée, nous avons deux genres en grammaire : le masculin, comme quand nous disons le soleil ; et le féminin, comme quand nous disons la lune, Ess. gramm. ch. I, § 1 dans GENRE
Oserais-je proposer une nouveauté, qui serait d'assigner au participe actif le nom de gérondif et de conserver le nom de participe, au passif lui seul ?, Ess. gramm. ch. 4 dans GÉRONDIF
La règle subsiste toujours que le gérondif doit se rapporter au substantif qui sert de nominatif au verbe, dont il exprime une circonstance, Rem. Racine, § 67 dans GÉRONDIF
À la grammaire, nous devons la pureté du discours ; à la logique, la justesse du discours ; à la rhétorique, l'embellissement du discours ; quand finirais-je, si j'allais m'étendre sur ce sujet ?, Rem. sur Racine, § 100 dans GRAMMAIRE
Qu'au lieu de travailler en corp à une grammaire, il fallait en donner le soin à quelque académicien qui, communiquant ensuite son travail à la compagnie, profitât si bien des avis qu'il en recevrait, que, par ce moyen, son ouvrage, quoique d'un particulier, pût avoir dans le public l'autorité de tout le corps, Hist. Acad. t. II, p. 63, dans POUGENS dans GRAMMAIRE
Par nos grammairiens, qu'il faut nommer suivant leur ordre d'ancienneté, j'entends Vaugelas, Ménage, le P. Bouhours, et M. l'abbé Régnier ; voilà du moins les plus célèbres, Ess. gramm. sect. 1 dans GRAMMAIRIEN
Toujours de grandes et de belles idées, toujours vérité et variété dans les images ; hardiesse, ou plutôt audace dans les figures ; propriété, naïveté, noblesse, énergie dans la diction ; vivacité, nouveauté dans les tours ; continuité d'harmonie, il y aurait bien là de quoi faire un auteur divin, Rem. Rac. p. 54 dans HARDIESSE
On ne peut trop leur redire [aux écrivains en prose] qu'ils sont obligés d'avoir une attention infinie à la propriété des termes ; quant aux poëtes, sachons-leur gré de leurs hardiesses, lorsqu'elles sont dictées par le goût et avouées par le bon sens, Rem. sur Racine, § 42 dans HARDIESSE
Ces sortes de hardiesses font un merveilleux effet dans la poésie, lorsqu'elles sont placées à propos et de loin à loin, ib. § 41 dans HARDIESSE
Quatre ou cinq de nos poëtes nous ont fait sentir parfaitement que notre langue se prêtait à l'harmonie ; quelques morceaux choisis de nos orateurs ne laissent pas lieu d'en douter, Prosod. franç. art. V, § 2 dans HARMONIE
Pasquier, dans ses recherches, nous apprend qu'en l'année 1555, le comte d'Alsinois [c'est-à-dire Nicolas Denisot, qui déguisait ainsi son nom] fit des vers hendécasyllabiques à la louange d'un poëme dont lui, Pasquier, était auteur, Prosod. franç. art. II, p. 22, dans POUGENS dans HENDÉCASYLLABIQUE
La conversation des honnêtes gens est pleine d'hiatus volontaires, qui sont tellement autorisés par l'usage, que, si l'on parlait autrement, cela serait d'un pédant ou d'un provincial, Prosod. fr art. III, § 5 dans HONNÊTE
Pour ce qui est du sujet [l'histoire de l'Académie], on a bien pu le trouver ingrat et difficile à remplir, parce qu'en effet il ne reste là-dessus que peu de mémoires, Hist. de l'Acad. t. I I, p. 2, dans POUGENS dans INGRAT, ATE
Le torrent de ses invectives ne peut être arrêté, Hist. Acad. t. II, p. 50, dans POUGENS dans INVECTIVE
" On accuse en secret cette jeune Éryphile Que lui-même captive amena de Lesbos : " Que lui-même amena captive, serait l'arrangement de la prose ; mais, Que lui-même captive amena, est une inversion forcée, dont je crois n'avoir vu d'exemple que dans Marot ; encore n'en suis-je pas sûr, Rem. Racine, § 79 dans INVERSION
Ne croyons pas que notre langue soit l'ouvrage de l'ignorance ou du hasard ; elle a ses principes, et qui sont très uniformes, dès le temps de François 1er, Rem. Racine, § 9 dans LANGUE
On se permet quelquefois de mettre l'article à des noms propres, et surtout en parlant de certaines femmes extrêmement connues, soit en bien soit en mal ; ainsi l'on dira la Champmeslé, fameuse actrice ; la Brinvilliers, célèbre empoisonneuse, Ess gramm. ch. II, § 2 dans LE, LA, LES
Si l'on veut s'arrêter aux licences de la conversation, c'est le vrai moyen d'estropier la langue à tout moment, Ess. gramm. 2e sect. § 6 dans LICENCE
Ces sortes de hardiesses font un merveilleux effet dans la poésie, lorsqu'elles sont placées à propos de loin à loin, Rem. sur Racine, § 41 dans LOIN
Toute syllabe masculine, qu'elle soit brève ou non au singulier, est toujours longue au pluriel, Prosod. franç. art. 4, récap. dans LONG, ONGUE
Pendant ce temps-là, il eut des lueurs de fortune, dont il ne fut point ébloui, Hist. Acad. t. II, p. 396, dans POUGENS dans LUEUR
Racine me paraît incomparable dans le lyrique : une diction précise et serrée ; de la douceur, mais avec de l'énergie ; des figures variées ; de riches et nobles images ; une mesure libre qui pourtant ne marche pas au hasard, Rem. Racine, § 62 dans LYRIQUE
Il fut élevé comme la plupart des Parisiens, avec trop de mollesse, Hist. Acad. t. II, p. 175, dans POUGENS dans MOLLESSE
Il ne s'y trouve pas [dans Racine] un mot nouveau, c'est-à-dire pas un de ces mots qui se faisaient de son temps, comme il s'en est toujours fait et comme il s'en fera toujours, Rem. Racine, § 13 dans MOT
Un jeune Grec employait à l'étude des choses les précieuses années qu'un jeune Français consacre à l'étude des mots, Hist. Acad. t. II, p. 163, dans POUGENS dans MOT
Si le grammairien sait peu de musique, le musicien sait encore moins de grammaire, Prosodie franç. art. II, § 2 dans MUSICIEN, IENNE
Peut-on mieux narrer que M. Pellisson ? quelle naïveté jointe à un art infini !, Hist. Acad. t. II, p. 281, dans POUGENS dans NARRER
Quelle est donc la nature de ces voyelles nasales ? je les reconnais pour des sons vraiment simples et indivisibles, Pros. franç. III, 6 dans NASAL, ALE
Ces terminaisons nasales qu'on nous donne pour de simples voyelles, conservent tellement la consonne N, que c'est de la position qu'il dépend que cette consonne soit muette ou sonore : on arriva hier, la voilà sonore ; arriva-t-on hier ? la voilà muette, ib. dans NASAL, ALE
Pour caractériser les premières [voyelles aspirées], nous avons le terme d'aspiration ; et, puisqu'il n'y en a point encore d'établi pour les secondes [voyelles nasales], on me permettra celui de nasalité, Pros. franç. III, 6 dans NASALITÉ
J'appelle négligence raisonnée celle qu'on se permettrait avec mûre réflexion et pour donner une sorte de grâce au discours, Rem. Racine, § 45 dans NÉGLIGENCE
Un nom, pour le définir philosophiquement, est un mot qui sert à exprimer ou le sujet ou l'attribut d'une proposition, et souvent aussi des circonstances qui tiennent à l'un ou à l'autre, Ess. gramm. I, 2 dans NOM
La gloire qui lui appartient en prose [à Balzac].... consiste en ce qu'il nous a fait sentir que notre langue, sans le secours du vers, était susceptible d'un tour nombreux, Hist. Acad. t. II, p. 83, dans POUGENS dans NOMBREUX, EUSE
Quand un verbe a deux nominatifs, doit-il toujours être mis au pluriel ?, Rem. Racine, § 87 dans NOMINATIF, IVE
Il y aurait du danger pour un écrivain novice, à trouver ces sortes d'expressions hors du lieu où elles ont été mises originairement ; ce serait l'exposer à s'en servir mal à propos, Hist. Acad. t. II, p. 59, dans POUGENS dans NOVICE
Mais, dira-t-on, pourquoi David et avide, froc et croque, ne riment-ils pas ? Parce que nos poëtes, jaloux de l'oculaire, n'ont voulu compter pour rimes féminines que celles où l'e muet serait écrit, Prosodie franç. art. 2 dans OCULAIRE
Pour éviter un hiatus ou pour rompre la mesure du vers dans la prose, il est très permis d'écrire l'on, et c'est le seul de nos pronoms substantifs qui, par lui-même et sans que cela change rien à sa nature, souffre quelquefois l'article, Ess. gramm. III, 1 dans ON
Alors l'opéra ne faisait que de naître en France ; mais l'art incomparable de Lulli eut bientôt porté ce spectacle à une perfection où les Italiens eux-mêmes, qui en sont les inventeurs, ne l'ont jamais vu chez eux, Hist. Acad. t. II, p. 254, dans POUGENS dans OPÉRA
M. Quinault était opulent ; sa femme lui avait apporté plus de cent mille écus, Hist. Acad. t. II, p. 255, dans POUGENS dans OPULENT, ENTE
Pour obéir à l'oreille, jamais ne négligeons le nombre, mais varions-le souvent, Prosod. franç. V, 2 dans OREILLE
Je ne sais si le nombre de nos excellents originaux, quelque borné qu'il soit, ne l'est pas encore moins que celui de nos bonnes traductions, Rem. Racine, p. 220, dans POUGENS dans ORIGINAL, ALE
Peut-être y a-t-il des défauts dans l'ancienne orthographe ; mais, à la bouleverser comme on voudrait faire aujourd'hui, il y en aurait encore de plus grands, Prosod. franç. art. 2 dans ORTHOGRAPHE
Pourquoi toucher à notre orthographe ? pour faciliter, disent-ils, la lecture de nos livres aux étrangers ; comme si les voyelles portaient toujours à l'oreille d'un Anglais, d'un Polonais, le même son qu'elles portent à la mienne, Rem. Rac. § 12 dans ORTHOGRAPHE
Faites qu'en ce moment je lui puisse annoncer Un bonheur où peut-être il n'ose plus penser : j'avoue que les poëtes n'oseraient dire auquel, et que ce pronom est ordinairement remplacé avec élégance par l'adverbe où ; mais pourtant il me semble qu'un bonheur où je pense ne se dit point ; vous le demanderez à l'usage, Rem. Rac. § 83 dans OU
Au fond, ces adoucissements n'étaient que des palliatifs, Hist. Acad. t. II, p. 200, dans POUGENS dans PALLIATIF, IVE
Avocat par état, mais philosophe par goût, et historien par occasion, n'était-ce point aussi se partager un peu trop ?, Hist. de l'Acad. t. II, p. 242, dans POUGENS dans PAR
Il ne considérait pas qu'entre la paraphrase et la version littérale il y a un milieu ; que celle-ci dérobe toujours des grâces nécessaires, et que celle-là en prête rarement d'utiles, Hist. Acad. t. II, p. 106, dans POUGENS dans PARAPHRASE
Les femmes ordinairement parlent mieux que les hommes ; si l'on en croit Cicéron, cela vient de ce qu'étant moins répandues, elles conservent plus fidèlement l'accent d'une bonne éducation, et risquent moins de le corrompre par un accent étranger, Prosodie franç. art. 5 dans PARLER
Parmi se met devant un pluriel ou devant un mot collectif, qui renferme équivalemment plusieurs choses particulières, Rem. Racine, § 38 dans PARMI
Vaugelas dit que la question des participes est ce qu'il y a, dans toute la grammaire française, de plus important et de plus ignoré ; j'aimerais mieux dire, ce qu'il y a de plus embarrassant, Ess. gramm. sect. IIe, p. 184, dans POUGENS dans PARTICIPE
Voilà du latin que j'emprunte de lui, et qui sera cause que je reviendrai sur mes pas, Préf. dans PAS
Despréaux, parlant à des nobles entichés de leurs aïeux : Savez-vous, dit-il.... si leur sang tout pur, ainsi que leur noblesse, Est passé jusqu'à vous de Lucrèce en Lucrèce ; je crois qu'a passé valait mieux, Rem. Racine, § 28 dans PASSER
Peut-être l'introduction du patois sur la scène française n'est-elle qu'un reste de ce misérable goût que nos pères ont eu pendant un temps pour le burlesque, Rem. Racine, I, § 49 dans PATOIS
Quelle pitié de voir que M. Bayle, un si beau génie, se plaise à déterrer les plus méprisables brochures...., Hist. Acad. t. II, p. 203, dans POUGENS dans PITIÉ
Tout le mal qu'on dit d'elle [de la langue française] n'est vrai qu'entre les mains d'un homme sans génie ou qui plaint sa peine, Prosod. franç. V, 1 dans PLAINDRE
Notre langue ne ressemble pas à quelques autres où la poésie et la prose sont, pour ainsi dire, deux langages différents, Rem. Rac. p. 220, dans POUGENS dans POÉSIE
Racine et Despréaux sont-ils jamais plus poëtes que dans les endroits où il ne se trouve pas une expression qui puisse effaroucher le plus timide grammairien ?, Rem. Rac. § 54 dans POËTE
Le sujet à qui convient la possession, si par accident ce n'est pas une personne, est cependant regardé toujours comme une personne, Ess. gramm. III, 2 dans POSSESSION
Mais admire avec moi le sort dont la poursuite Me fait courir alors au piége que j'évite : peut-on dire la poursuite du sort ? un exemple fera entendre ma difficulté : quand on dit la poursuite des ennemis, la poursuite des voleurs, cela signifie l'action par laquelle les ennemis, les voleurs sont poursuivis ; mais, si par la poursuite des ennemis on voulait signifier les mouvements que les ennemis font eux-mêmes pour atteindre ceux qui les attaquent, je crois que l'expression serait obscure, Rem. Rac. § 37 dans POURSUITE
Je ne sais si praticien ne serait pas mieux de quatre syllabes ; à cet égard, les poëtes doivent être juges en leur propre cause, Rem. Rac. § 11 dans PRATICIEN
L'emploi des prépositions demande une attention infinie, Rem. sur Racine, § 46 dans PRÉPOSITION
Plus on étudiera notre langue, plus on admirera l'usage qu'elle sait faire de ses prépositions ; entre lesquelles distinguons-en deux, à et de, qui soutiennent presque tout l'édifice du langage français, ib. § 48 dans PRÉPOSITION
Termes primitifs, soldat, arbre, cheval, par rapport à soldatesque, arbuste, chevalerie, qui en dérivent, Ess. gramm. I, 2 dans PRIMITIF, IVE
Elle [l'Académie] n'a dû faire entrer dans son ouvrage ni les termes.... ni les vieux mots, à moins que ce ne soient les primitifs de quelques autres conservés par l'usage, Hist. Acad. t. II, p. 52, dans POUGENS dans PRIMITIF, IVE
Une chose assez plaisante et dont la reine [Christine de Suède visitant l'Académie française] se mit à rire toute la première, ce fut que, le secrétaire voulant lui montrer un essai du Dictionnaire qui occupait dès lors la compagnie, il ouvrit par hasard son portefeuille au mot jeu, où se trouva cette phrase : jeux de prince qui ne plaisent qu'à ceux qui les font, pour signifier des jeux qui vont à fâcher ou à blesser quelqu'un, Hist. de l'Acad. franç. dans PRINCE
Jamais la Fontaine n'avait été impie par principes ; mais il avait vécu dans une prodigieuse indolence sur la religion, comme sur le reste, Hist. Acad. t. II, p. 343, dans POUGENS dans PRODIGIEUX, EUSE
J'avoue que cette particule prohibitive paraît redondante en notre langue ; mais elle y est de temps immémorial, Rem. Racine, § 73 dans PROHIBITIF, IVE
Tous ces pronoms personnels sont de vrais substantifs, ni plus ni moins que les noms mêmes à la place desquels ils sont mis, Ess. gramm. III, 1 dans PRONOM
Vaugelas nous a suffisamment avertis que le plus grand de tous les vices contre la netteté du style, ce sont les équivoques, dont la plupart, dit-il, se forment par les pronoms, ib. III, 3 dans PRONOM
En parlant d'une chose inanimée ou de quelque bête, sans qu'il y ait rien qui la personnifie, on doit remplacer le pronom possessif par les particules destinées à cela, en ou y, qui sont mises elles-mêmes au rang des pronoms ; témoin ce proverbe : Quand on parle du loup, on en voit la queue, Ess. gramm. III, 2 dans PRONOM
Plus la prononciation est lente, plus la prosodie devient sensible, Prosod. franç. art. v. dans PRONONCIATION
On lit plus lentement qu'on ne parle ; ainsi la prosodie doit être plus marquée dans la lecture et bien plus encore au barreau, dans la chaire, sur le théâtre, Prosod. franç. 5 dans PROSODIE
Puisque nous avons certainement une prosodie, on parviendra tôt ou tard à la bien connaître, ib. IV dans PROSODIE
Prospère ne se dit presque plus en prose ; mais en vers il est toujours beau, et ce mot n'est pas le seul qui, à mesure qu'il vieillit pour la prose, n'en devient que plus poétique, Rem. Rac. 12 dans PROSPÈRE
J'aime à voir que ce grammairien [Vaugelas].... mettait une différence infinie entre un puriste et un homme qui sait sa langue, Rem. Racine, § 96 dans PURISTE
Son principe [d'Érasme] qu'entre accent et quantité il n'y a nulle relation, nulle dépendance essentielle, ne regarderait-il pas toutes les langues en général ?, Prosod. franç. II, 1 dans QUANTITÉ
On ne dirait : le bâton sur qui je m'appuie, la plante à qui je crois le plus de vertu ; on dira ; le bâton sur lequel je m'appuie, la plante à laquelle je crois..., Ess. gramm. III, 3 dans QUI
À sa réception, M. Patru prononça un fort beau remercîment, dont on demeura si satisfait, qu'on a obligé tous ceux qui ont été reçus depuis d'en faire autant, Hist. Acad. t. II, p. 179, dans POUGENS dans RÉCEPTION
"Ma colère revient, et je me reconnois ; Immolons en partant deux ingrats à la fois, RAC. Mithr. IV, 5". L'usage, dès le temps de Racine, avait décidé qu'il fallait toujours prononcer je reconnais ; et, par conséquent, l'autre prononciation [celle comme fois] ne doit être regardée, dans Racine, que comme on regarde les archaïsmes dans Virgile, Rem. Racine, § 12 dans RECONNAÎTRE
Régir, c'est obliger un mot à occuper telle ou telle place dans le discours, Ess. gramm. I, 1 dans RÉGIR
En prose, comme rien n'empêche d'être régulier, aussi rien ne permet de ne l'être pas, Rem. Rac. 60 dans RÉGULIER, IÈRE
Il [Chapelain] soutenait, il rehaussait par la sagesse de sa conduite l'opinion que l'on avait de son esprit, Hist. Acad. t. II, p. 153, dans POUGENS dans REHAUSSER
Toute équivoque est vicieuse, sans doute ; mais on ne doit pas remédier à une faute par une autre, Ess. gramm. I, 2 dans REMÉDIER
Il [Racine] se remit à la poésie, mais seulement pour composer des tragédies saintes et des cantiques spirituels, Hist. Acad. t. II, p. 381, dans POUGENS dans REMETTRE
L'âge où Racine produisit Athalie répond précisément à l'âge où Corneille produisit Oedipe, Hist. Acad. t. II, p. 385, dans POUGENS dans RÉPONDRE
Rien de plus contraire à l'harmonie que des repos trop fréquents, et qui ne gardent nulle proportion entre eux ; aujourd'hui pourtant c'est le style qu'on voudrait mettre à la mode, Pros. franç. V, 2 dans REPOS
Le roi, au retour de la campagne de 1667, ayant été harangué par les compagnies supérieures, alla ensuite à la chasse ; et, comme il permettait qu'on l'entretînt librement au débotté, les harangues du matin y furent toutes ressassées l'une après l'autre, Hist. Acad. I, 1 dans RESSASSÉ, ÉE
Ressentiment n'est plus employé que pour exprimer le souvenir des outrages, et non celui des bienfaits, Rem. Rac. § 19 dans RESSENTIMENT
La règle étant ainsi restreinte, elle n'en devient que plus facile à retenir, Ess. gramm. I, 2 dans RESTREINT, EINTE
Platon, à l'âge de quatre-vingts ans, retouchait encore ses dialogues, Pros. franç. V, 2 dans RETOUCHER
La révision de ce grand ouvrage [le Dictionnaire de l'Académie], mais révision bien plus longue et bien plus pénible qu'une première façon, ne commença qu'en 1672, et il fut achevé d'imprimer en 1694, Hist. Acad. t. II, p. 41, dans POUGENS dans RÉVISION
Le rhythme, c'est-à-dire l'assemblage de plusieurs temps qui gardent entre eux certain ordre et certaines proportions, Prosod. franç. V, 1 dans RHYTHME
Une brève, à la rigueur, ne doit rimer qu'avec une brève, ni une longue qu'avec une longue, Prosodie franç. V, I dans RIMER
Je conviendrai qu'en effet, lorsqu'un vers ronfle bien dans la bouche d'un acteur, quelquefois le parterre ne demande rien de plus, Rem. Rac. 75 dans RONFLER
Une sorte de modulation qui fait que le discours n'a rien de dur ni de lâche, rien de trop long ni de trop court, rien de pesant ni de sautillant, Pros. franç. V, 2 dans SAUTILLANT, ANTE
Il [Mézeray] écrivit sur l'origine des Français ; et cette dernière production, estimée de tous les connaisseurs, mit le sceau à la gloire qu'il s'était acquise, Hist de l'Acad. t. II, p. 200, dans POUGENS dans SCEAU
La charge de secrétaire perpétuel n'avait encore vaqué depuis l'établissement de l'Académie que trois fois ; et M. Conrart avait succédé à M. de Mezeray, et à celui-ci M. l'abbé Regnier, Hist. Acad. t. II, p. 32, dans POUGENS dans SECRÉTAIRE
Tout écrivain qui ne fait pas son capital du bon sens renonce à l'immortalité, Hist. Acad. t. II, p. 109, dans POUGENS dans SENS
Il [Harlay, archevêque de Paris] rassemblait.... tout ce qui peut fixer agréablement les yeux, une physionomie solaire, un grand air de majesté, un geste libre et régulier, Hist. Acad. t. II, p. 350, dans POUGENS dans SOLAIRE
Combien de lettres supprimées par la prononciation, mais dont la suppression dans l'écriture serait un solécisme !, Ess. gramm. I, 7 dans SOLÉCISME
Je n'entends qu'erre partout, en supposant qu'on ne fera pas mal à propos et contre l'usage sonner les s d'airs et de mers, où elles ne sont que signes de pluriel, Prosod. franç. II, 2 dans SONNER
Avant que de se mettre à la composition d'un ouvrage, il faut avoir travaillé à se faire un style ; rien de plus utile pour cela que de traduire, Hist. Acad. t. II, p. 197, dans POUGENS dans STYLE
L'article substantifie et modifie des mots de toute espèce, Ess. gramm. II, 2 dans SUBSTANTIFIER
Pour ne pas laisser cette hardiesse impunie dans un auteur de nom [Mézerai], d'abord on supprima une moitié de sa pension ; et, comme il en murmura, peu de temps après on supprima l'autre, Hist. Acad. t. II, p. 200, dans POUGENS dans SUPPRIMER
Donner au discours cette sorte de modulation qui résulte non seulement de la valeur syllabique, mais encore de la qualité et de l'arrangement des mots, Pros. franç. v, 2 dans SYLLABIQUE
On ne saurait être trop réservé à faire des règles générales ; et cela me regarde plus que personne ; mais pourtant notre syntaxe ne se fera pas toute seule, Vaugelas ne l'a pas épuisée, à beaucoup près, Rem. Rac. 78 dans SYNTAXE
Placé ainsi sur le trône de l'éloquence, il [Bossuet] vit, ce qui peut-être ne s'était jamais vu entre auteurs, la jalousie de tous ses contemporains se taire devant lui, Hist. Acad. t. II, p. 76, dans POUGENS dans TAIRE
Il est peut-être aussi rare de connaître son talent que d'en avoir un bien décidé, Hist. Acad. t. II, p. 243, dans POUGENS dans TALENT
Ce qu'on ne s'imaginerait pas, il [La Fontaine] faisait ses délices de Platon et de Plutarque ; j'ai tenu les exemplaires qu'il en avait, Hist. Acad. t. II, p. 340, dans POUGENS dans TENIR
Il [Huet] prétendait que tout ce qui fut jamais écrit depuis que le monde est monde, pourrait tenir dans neuf ou dix in-folio, si chaque chose n'avait été dite qu'une fois ; il en exceptait les détails de l'histoire, Hist. de l'Acad. t. II, p. 278, dans POUGENS dans TENIR
Que si l'on chante gloi-reu, cette désinence acquiert tous les droits des voyelles, modulation, tenue, port de voix, Pros. franç. II, 2 dans TENUE
Il [Huet] avait lu vingt-quatre fois le texte hébreu [de la Bible], en le conférant avec les autres textes orientaux, Hist. Acad. t. II, p. 400, dans POUGENS dans TEXTE
M. de Segrais écrivit au nom de l'Académie de Caen, pour inviter l'Académie française à décider s'il fallait dire bo-n à monter, bo-n à descendre, ou ne point faire tinter la consonne finale de bon, Pros. franç. III, 6 dans TINTER
Il est d'une nécessité absolue que nous sachions démêler quel est, dans le tissu d'un discours, l'emploi grammatical de chaque mot, Essai gramm. I, 3 dans TISSU
Un habile traducteur doit être un Protée qui n'ait point de forme immuable, Hist. Acad. t. II, p. 315, dans POUGENS dans TRADUCTEUR
Vingt ans après, il [Harlay] fut transféré à l'archevêché de Paris, Hist. Acad. t. II, p. 350, dans POUGENS dans TRANSFÉRER
Quand sera le voile arraché, Qui sur tout l'univers jette une nuit si sombre ? aujourd'hui nos poëtes n'osent presque plus employer de transpositions, qui cependant ne peuvent faire qu'un bon effet, Rem. Racine, 15 dans TRANSPOSITION
Quand il s'agit d'une langue vivante, le chemin de l'usage est plus court que celui des préceptes, Rem. Rac. 81 dans USAGE
Le bon plaisir de l'usage, maître absolu des langues, Ess. gramm. III, 1 dans USAGE
Vivacité et douceur, c'est ce qui fait le caractère du Français ; et il faut que son caractère se retrouve dans son langage, Pros. franç. 5 dans VIVACITÉ
Un rien détermine souvent la vocation d'un écrivain, Hist. Acad. t. II, p. 150, dans POUGENS dans VOCATION
Un zèle faux et amer, passion la plus aveugle de toutes, Hist. Acad. t. II, p. 78, dans POUGENS dans ZÈLE