D'OLIV.

Citations

Quoique toujours, sous son empire, L'usurpateur nous ait chassés, Nous avons laissé, sans mot dire, Aboyer tous les plus pressés, Requête. dans ABOYER
Si notre accueil le touche, Si, par nous abrité, Il [l'exilé] s'endort sur la couche De l'hospitalité...., Exilé. dans ABRITÉ, ÉE
De tes grandeurs tu sus te faire absoudre, France, et ton nom triomphe des revers, Enf. de la France. dans ABSOUDRE
Les bons mots ne sont qu'un abus ; Pourtant, messieurs, permettez-nous d'en dire, Gourmands. dans ABUS
Trinquer est un plaisir fort sage Qu'aujourd'hui l'on traite d'abus, Trinquons. dans ABUS
Ses gais refrains vous égalent en nombre, Fleurs d'acacia qu'éparpillent les vents, Ém. Debraux. dans ACACIA
Enfin sa bouche flétrie Ose prendre un noble accent, Judas. dans ACCENT
Non, plus d'accès Aux procès ; Vidons, joyeux Français, Nos caves renommées, Gr. org. dans ACCÈS
Dans une accolade bien tendre Nous mêlerons nos cheveux blancs, Bouquet. dans ACCOLADE
Il [le diable] emporte polichinelle ; Autre accroc fait à la douleur [nouvelle distraction], Les Nègres. dans ACCROC
Faites achat d'un vin qui pousse à vivre, Mon tombeau. dans ACHAT
Mourir noyé ! dit-il, lorsqu'au rivage J'entends le feu, je vois luire l'acier, Poniatowski. dans ACIER
Proclamons la Sainte Alliance, Faite au nom de la Providence Et que signe un congrès ad hoc Entre Alger, Tunis et Maroc, Sainte Alliance. dans AD HOC
Momus a pris pour adjoints Des rimeurs d'école, Gaudriole. dans ADJOINT
Du magister fille adorée, Par son bon coeur elle plaisait, Jeanne la Rousse. dans ADORÉ, ÉE
Vite un prix au sot qui l'adule, Denys. dans ADULER
Vous avez fardé la peinture ; Vous affadissez l'opéra, Pauvres am. dans AFFADIR
Que dans mes mains pleuve de l'or, De l'or, De l'or, Et j'en fais mon affaire, Él. de la rich. dans AFFAIRE
Enfin j'ai fait mes affaires, Je suis procureur du roi, Ventru. dans AFFAIRE
Un ministre veut m'enrichir Sans qu'au Moniteur on m'affiche, Refus. dans AFFICHER
[Le peuple] Pour qui nos fontaines Versent, toujours pleines, Le beaune et l'aï, Cocagne dans
Quoi Lisette, est-ce vous ? Vous avec des bijoux ! Vous avec une aigrette !, Ce n'est plus Lisette. dans AIGRETTE
Cette prétendue règle, à la prendre sans restriction, est évidemment fausse, Prosod. fr. dans À
Ces deux médecins de Molière, l'un qui allonge excessivement les mots et l'autre qui bredouille, ne laissent pas d'observer également la quantité, Prosod. franc. dans BREDOUILLER
Les notions et les principes qu'un dictionnaire ne peut débrouiller à chaque mot, Préface dans DÉBROUILLER
Au milieu des mots composés comme déharnacher, l'h s'y conserve aspirée, Pros. franç. dans DÉHARNACHER
L'accent grave ne nous sert que pour différencier certains mots, Prosod. franç. dans DIFFÉRENCIER
Furetière, après avoir été de l'Académie pendant vingt-trois ans, en fut exclu le 22 janvier 1685, Hist. Acad. t. II, p. 48, dans POUGENS dans EXCLURE
On les peut rendre ainsi [quelques mots de l'Évangile] : êtes-vous fils de Dieu ? ou ainsi : êtes-vous le Fils de Dieu ? or, ce sont deux propositions essentiellement distinctes, puisque le mot fils, en tant que précédé de l'article, est dans la seconde un substantif individualisé, Ess. gramm. II, 3 dans INDIVIDUALISÉ, ÉE
Ô que n'est-il déjà jour ! Ô ! si la sagesse était visible, de quel amour les hommes s'enflammeraient pour elle !, Trad. de Cic. dans GIRAULT-DUVIVIER dans Ô
Une chose assez singulière et qui peut-être ne se trouve que dans notre langue, c'est que nous avons deux manières de prononcer : l'une pour la conversation, l'autre pour la déclamation ; celle-ci donne la force et du poids aux paroles, et laisse à chaque syllabe l'étendue qu'elle peut comporter ; au lieu que celle-là, pour être coulante et légère, adoucit certaines diphthongues, et supprime des lettres finales, Rem. Racine, § X dans PRONONCER
Distinguons l'accent prosodique, l'accent oratoire, l'accent musical, Prosod. franç. dans PROSODIQUE