Paul Louis COURIER (1772 - 1825)

Citations

Je fus étonné de voir jusqu'à sept ou huit personnes se rassembler sous ce même toit, 13 dans À
Il ne songe plus qu'à vivre et avoir de la santé, 8 dans À
Son grand dessein a été d'affermir l'autorité du prince et la sûreté des peuples par l'abaissement des grands, 10 dans ABAISSEMENT
Qui peut concevoir que certains abbés, à qui il ne manque rien de l'ajustement, de la mollesse et de la vanité des sexes et des conditions, qui entrent auprès des femmes en concurrence avec le marquis et le financier, et qui l'emportent sur tous les deux, qu'eux-mêmes soient, originairement et dans l'étymologie de leur nom, les pères et les chefs de saints moines et d'humbles solitaires, et qu'ils en devraient être l'exemple ?, 14 dans ABBÉ
Replonger dans de nouveaux abîmes, 1 dans ABÎME
Dix têtes viennent ab intestat partager sa succession, 11 dans AB INTESTAT
Si la sûreté, l'ordre et la propreté ne rendaient pas le séjour des villes si délicieux, et n'y avaient pas amené, avec l'abondance, la douceur et la société, 10 dans ABONDANCE
Les difficultés où les commentateurs et les scholiastes eux-mêmes demeurent court, si fertiles d'ailleurs, si abondants et si chargés d'une vaine et fastueuse érudition dans les endroits clairs, 14 dans ABONDANT, ANTE
Si vous voyez deux chiens qui s'aboient..., 12 dans ABOYER
Les autres enfants lui défèrent [à un autre enfant], et il se forme alors un gouvernement absolu, qui ne roule que sur le plaisir, 11 dans ABSOLU, UE
Théocrine est abstrait, dédaigneux, et il semble toujours rire en lui-même de ceux qu'il croit ne le valoir pas, 1 dans ABSTRAIT, AITE
Que deviennent les lois et le prodigieux accablement de leurs commentaires ?, 12 dans ACCABLEMENT
Si c'est trop de se trouver chargé d'une seule famille, si c'est assez d'avoir à répondre de soi seul, quel poids, quel accablement que celui que donne un royaume !, 10 dans ACCABLEMENT
Ceux au contraire que la fortune, aveugle, sans choix et sans discernement, a comme accablés de ses bienfaits, en jouissent avec orgueil et sans modération, 11 dans ACCABLER
L'air de cour est contagieux ; il se prend à Versailles, comme l'accent normand à Rouen ou à Falaise, 8 dans ACCENT
Il fait de fausses offres, mais extraordinaires, qui donnent de la défiance et obligent de rejeter ce que l'on accepterait inutilement, 10 dans ACCEPTER
Leurs yeux [des gens que leur fortune aveugle], leur démarche, leur ton de voix et leur accès marquent longtemps en eux l'admiration où ils sont d'eux-mêmes, 11 dans ACCÈS
Pensées ou réflexions sensibles, familières, instructives, accommodées au simple peuple, qu'il n'est pas permis de négliger, Prologue. dans ACCOMMODÉ, ÉE
Peu d'écrivains s'accommodent de ce style, 1 dans ACCOMMODER
Sa voix, son geste accompagnent son visage, 8 dans ACCOMPAGNER
La mode qui fait la tête des femmes la base d'un édifice à plusieurs étages.... qui éloigne les cheveux du visage, bien qu'ils ne croissent que pour l'accompagner, 13 dans ACCOMPAGNER
Il faut, pour accomplir cette course, que la lune aille cinq mille six cents fois plus vite qu'un cheval de poste, 16 dans ACCOMPLIR
Ils ne nient ces choses ni ne les accordent ; ils n'y pensent point, 16 dans ACCORDER
Il semble que l'on n'entre dans un emploi que pour pouvoir obliger et n'en rien faire ; la chose la plus prompte et qui se présente d'abord, c'est le refus ; et l'on n'accorde que par réflexion, 11 dans ACCORDER
Il est si ordinaire à l'homme de n'être pas heureux, et si essentiel à tout ce qui est un bien d'être acheté par mille peines, qu'une affaire qui se rend facile devient suspecte, 11 dans ACHETÉ, ÉE
Une femme de qui il achetait des herbes au marché, Disc. sur Théoph. dans ACHETER
M'habiller de bonnes étoffes et me nourrir de viandes saines, et les acheter peu, 10 dans ACHETER
Les huit ou dix mille hommes sont au souverain comme une monnaie dont il achète une place ou une victoire ; s'il fait qu'il lui en coûte moins...., 10 dans ACHETER
Si les hommes ne sont point capables d'une joie plus sensible que de connaître qu'ils sont aimés, et si les rois sont hommes, peuvent-ils jamais trop acheter le coeur de leurs peuples ?, 10 dans ACHETER
Quelques-uns achèvent de se corrompre par de longs voyages, et perdent le peu de religion qui leur restait, 16 dans ACHEVER
Achevez de vous convaincre par cette méthode d'étudier, que c'est la paresse des hommes qui...., 14 dans ACHEVER
J'ai tout Calot hormis une seule estampe, qui n'est pas, à la vérité, de ses bons ouvrages ; au contraire, c'est une des moindres, mais qui achèverait Calot, 43 dans ACHEVER
Il est certain que la lune n'achève par jour que cinq cent quarante mille lieues, 16 dans ACHEVER
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage, 2 dans ACHEVER
Et, à mesure que l'on acquiert d'ouverture dans une nouvelle métaphysique, y perdre un peu de sa religion, 16 dans ACQUÉRIR
Si l'on me dit que je puis du moins acquiescer à cette doctrine, 16 dans ACQUIESCER
Il est vrai, dit-on, cette somme lui est due, et ce droit lui est acquis ; mais je l'attends à cette petite formalité...., 14 dans ACQUIS, ISE
Que j'avoue que je ne sais pas où et comment se peuvent conclure les mariages, les contrats, les acquisitions, la paix, la trêve, les traités, les alliances, 11 dans ACQUISITION
Après avoir signé l'acquit de toutes vos dettes...., 14 dans ACQUIT
Une détermination volontaire au bien ou au mal, et aussi une action bonne ou mauvaise, est ce qu'on appelle vertu ou crime, 16 dans ACTION
Un extérieur simple est l'habit des hommes vulgaires ; il est taillé pour eux et sur leur mesure ; mais c'est une parure pour ceux qui ont rempli leur vie de belles actions, 2 dans ACTION
Interrompre les avocats au milieu de leur action, 14 dans ACTION
On le leur amène, cet homme propre à parer les avenues d'une foire, et à être montré en chambre pour de l'argent ; ils l'admettent dans leur familiarité, 13 dans ADMETTRE
L'esprit docile admet la vraie religion, et l'esprit faible ou n'en admet aucune ou en admet une fausse, 16 dans ADMETTRE
Admettre les pensées creuses, écartées des notions communes, ou tout au plus les subtiles et les ingénieuses, ib. dans ADMETTRE
Les admettre tous [les récits de magie] ou les nier tous, paraît un égal inconvénient, 14 dans ADMETTRE
Entrerai-je dans le huitième denier ou dans les aides ? Serai-je avare partisan ou administrateur ?, 14 dans ADMINISTRATEUR, TRICE
Tout est grand et admirable dans la nature ; il ne s'y voit rien qui ne soit marqué au coin de l'ouvrier, 16 dans ADMIRABLE
Combien d'hommes admirables et qui avaient de très beaux génies sont morts sans qu'on en ait parlé !, 2 dans ADMIRABLE
La vertu a cela d'heureux qu'elle se suffit à elle-même et qu'elle sait se passer d'admirateurs, de partisans, de protecteurs, 13 dans ADMIRATEUR, TRICE
Un homme dévoué à l'État, à sa famille, au chef de sa famille ; autant admirateur du mérite que s'il lui eût été moins propre et moins familier...., 2 dans ADMIRATEUR, TRICE
Quel excellent maître que celui qui fait des ouvrages, je ne dis pas que les hommes admirent, mais qu'ils craignent !, 16 dans ADMIRER
Le peuple écoute avidement, les yeux élevés et la bouche ouverte. Croit que cela lui plaît, et, à mesure qu'il y comprend moins, admire davantage, 1 dans ADMIRER
N'admirerons-nous pas plutôt que d'une hauteur si prodigieuse elles [les étoiles] puissent conserver une certaine apparence et qu'on ne les perde pas toutes de vue ?, 16 dans ADMIRER
Nous admirerons de nous y reconnaître nous-mêmes [dans la peinture du peuple athénien], nos amis, nos ennemis, ceux avec qui nous vivons, et que cette ressemblance avec des hommes séparés par tant de siècles soit si entière, Disc. sur Théoph. dans ADMIRER
Loué, exalté et porté jusqu'aux cieux par de certaines gens qui se sont promis de s'admirer réciproquement, 1 dans ADMIRER
Les conversations légères, les cercles, la fine plaisanterie, les lettres enjouées et familières, les petites parties où l'on était admis seulement avec de l'esprit, tout a disparu, 13 dans ADMIS, ISE
L'essai et l'apprentissage d'un jeune adolescent qui passe de la férule à la pourpre et dont la consignation a fait un juge, est de décider souverainement des vies et des fortunes des hommes, 14 dans ADOLESCENT, ENTE
Ce qu'il y a de certain dans la mort est un peu adouci par ce qui est incertain, 11 dans ADOUCI, IE
Il ne faut quelquefois qu'une jolie maison dont on hérite, qu'un beau cheval ou un joli chien dont on se trouve le maître, pour adoucir une grande douleur, 11 dans ADOUCIR
Il a un mouvement de tête et je ne sais quel adoucissement dans les yeux, dont il n'oublie pas de s'embellir, 13 dans ADOUCISSEMENT
N.... est moins affaibli par l'âge que par la maladie ; car il ne passe point soixante-huit ans, 11 dans AFFAIBLI, IE
Quelques jeunes personnes ne connaissent point assez les avantages d'une heureuse nature ; elles affaiblissent les dons du ciel, si rares et si fragiles, par des manières affectées et par une mauvaise imitation, 3 dans AFFAIBLIR
Ma vue s'affaiblit, dit Irène. Prenez des lunettes, dit Esculape. Je m'affaiblis moi-même, continue-t-elle ; je ne suis ni si saine ni si forte que j'ai été. C'est, dit le dieu, que vous vieillissez, 11 dans AFFAIBLIR
Cliton n'a jamais eu, toute sa vie, que deux affaires, qui est de dîner le matin et de souper le soir, 11 dans AFFAIRE
Nous devons travailler à nous rendre très dignes de quelque emploi : le reste ne nous regarde point, c'est l'affaire des autres, 2 dans AFFAIRE
Il parle bas dans la conversation, et il articule mal, libre néanmoins sur les affaires publiques, 6 dans AFFAIRE
Personne presque n'a assez de fonds pour remplir le vide du temps sans ce que le vulgaire appelle des affaires, 2 dans AFFAIRE
Il plaide depuis quarante ans, plus proche de sortir de la vie que de sortir d'affaires, 11 dans AFFAIRE
Il ne leur épargne aucune de ces malpropretés dégoûtantes, capables d'ôter l'appétit aux plus affamés, 11 dans AFFAMÉ, ÉE
L'affectation dans le geste, dans le parler et dans les manières est souvent une suite de l'oisiveté ou de l'indifférence ; et il semble qu'un grand attachement ou de sérieuses affaires jettent l'homme dans son naturel, 11 dans AFFECTATION
La mignardise et l'affectation l'accompagnent [une femme coquette] dans la douleur et dans la fièvre, elle meurt parée et en rubans de couleur, 3 dans AFFECTATION
Il a du bon et du louable, qu'il offusque par l'affectation du grand et du merveilleux, 11 dans AFFECTATION
La fausse délicatesse de goût et de complexion n'est telle au contraire, que parce qu'elle est feinte et affectée ; c'est Émilie qui crie de toute sa force sur un petit péril qui ne lui fait pas peur, 11 dans AFFECTÉ, ÉE
Le souvenir de la jeunesse est tendre dans les vieillards ; ils aiment les lieux où ils l'ont passée ; ils affectent quelques mots du premier langage qu'ils ont parlé, 11 dans AFFECTER
S'il fait un payement, il affecte que ce soit dans une monnaie toute neuve, Théophr. 21 dans AFFECTER
Nous nous affectionnons de plus en plus aux personnes à qui nous faisons du bien, 4 dans AFFECTIONNER
Quand on est détrompé, il parle encore pour l'affirmative, 10 dans AFFIRMATIF, IVE
[Dans la magie] Il y a des faits embarrassants affirmés par des hommes graves qui les ont vus, ou qui les ont appris de personnes qui leur ressemblent, 14 dans AFFIRMÉ, ÉE
Les enfants ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très petits sujets ; ils ne veulent point souffrir de mal et ils aiment à en faire : ils sont déjà des hommes, 11 dans AFFLICTION
Si, de tous les hommes, les uns mouraient, les autres non, ce serait une désolante affliction que de mourir, 11 dans AFFLICTION
Quoi que j'aie pu dire ailleurs, peut-être que les affligés ont tort ; les hommes semblent être nés pour l'infortune, 11 dans AFFLIGÉ, ÉE
L'on s'insinue auprès de tous les hommes, soit en les flattant dans les passions qui occupent leur âme, ou en compatissant aux infirmités qui affligent leur corps, 11 dans AFFLIGER
Un affranchi vient lui parler en secret : c'est Parménon, qui est favori, qu'elle soutient...., 3 dans AFFRANCHI, IE
J'ai recueilli les voix et je leur prononce [aux femmes] de la part de tous les hommes, ou de la plus grande partie, que le blanc et le rouge les rendent affreuses et dégoûtantes, 3 dans AFFREUX, EUSE
Si vous voyez deux chiens qui s'aboient, qui s'affrontent, qui se mordent...., 12 dans AFFRONTER
Le marchand surfait sa marchandise pour la vendre plus cher qu'elle ne vaut ; il a des marques fausses et mystérieuses, afin qu'on croie n'en donner que son prix ; un mauvais aunage, pour en livrer le moins qu'il se peut ; et il a un trébuchet, afin que celui à qui il l'a livrée, la lui paye en or qui soit de poids, 6 dans AFIN
Le marchand fait des montres pour donner de sa marchandise ce qu'il y a de pire ; il a le cati et les faux jours, afin d'en cacher les défauts et qu'elle paraisse bonne, 6 dans AFIN
De cette fleur il passe à l'agathe, 13 dans AGATHE
Celui qui continue de cacher son âge pense enfin lui-même être aussi jeune qu'il veut le faire croire aux autres, 14 dans AGE
Ce vice [l'avarice] est plutôt l'effet de l'âge et de la complexion des vieillards, qui s'y abandonnent aussi naturellement qu'ils suivaient leurs plaisirs dans leur jeunesse ou leur ambition dans l'âge viril, 11 dans AGE
Ce n'est pas une honte ni une faute à un jeune homme que d'épouser une femme avancée en âge ; c'est quelque fois prudence, c'est précaution ; l'infamie est de...., 14 dans AGE
Les fils des dieux n'attendent presque rien du temps et des années ; le mérite chez eux devance l'âge, 2 dans AGE
La dévotion vient à quelques-uns, et surtout aux femmes, comme une passion ou comme le faible d'un certain âge, ou comme une mode qu'il faut suivre, 3 dans AGE
Où ils croient découvrir les grâces du corps, l'agilité, la souplesse, la dextérité, ils ne veulent plus y admettre les dons de l'âme, la profondeur, la réflexion, la sagesse, 2 dans AGILITÉ
[Un grand homme] il a fait, il a agi avant que de savoir, ou plutôt il a su ce qu'il n'avait jamais appris, 2 dans AGIR
Il faut suer, veiller, fléchir, dépendre, pour avoir un peu de fortune, ou la devoir à l'agonie de nos proches, 6 dans AGONIE
Des gens sages me disaient d'une part : la matière est solide, utile, agréable, inépuisable, vivez longtemps et traitez-la sans interruption pendant que vous vivez, Prologue. dans AGRÉABLE
Il lui amena un jour son fils, qui était jeune, d'une physionomie agréable, et qui avait une taille fort noble, 3 dans AGRÉABLE
Où ils voient l'agréable, ils en excluent le solide, 2 dans AGRÉABLE
[Le maître d'une maison délicieuse] Il n'est plus, il n'en a pas joui si agréablement ni si tranquillement que vous ; il n'y a jamais eu un jour serein...., 6 dans AGRÉABLEMENT
Il ne se fait point dans sa chambre un concours de monde de tous les états et de tous les sexes pour le féliciter sur l'agrément et la politesse de son langage, 15 dans AGRÉMENT
Je ne sais si l'on pourra jamais mettre dans les lettres plus d'esprit, plus de tour, plus d'agrément et plus de style que l'on en voit dans celles de Balzac et de Voiture, 1 dans AGRÉMENT
Il avait de l'esprit et de l'agrément, 12 dans AGRÉMENT
Tous les étrangers ne sont pas barbares, et tous nos compatriotes ne sont pas civilisés : de même que toute campagne n'est pas agreste, et toute ville n'est pas polie, 12 dans AGRESTE
Entrerai-je dans le huitième denier ou dans les aides ?, 14 dans AIDE
Ne point aider au mérite, faire servir la piété à son ambition, 13 dans AIDER
On ne connaît point la hauteur d'une étoile ; elle est, si j'ose ainsi parler, immensurable ; il n'y a ni angles, ni sinus, ni parallaxes dont on puisse s'aider, 16 dans AIDER
Hélène adorée vit les peuples et les dieux combattre à qui la posséderait, I, 39 dans À
Château, chapelle, donjon, tout s'en va, tout s'abîme, 1, 176 dans ABÎMER
L'enfer a trouvé cette invention de distribuer, chaque matin, à 20 ou 30 mille abonnés une feuille où se lit tout ce que le monde dit et pense, I, 211 dans ABONNÉ, ÉE
Dans ce qui s'écrit sur la religion maintenant, de quoi est-il question ? De la lumière du Thabor, de l'immaculée conception, de l'accessibilité, I, 195 dans ACCESSIBILITÉ
Si le maire était noble de son chef, nous le trouverions accostable, II, 297 dans ACCOSTABLE
L'intendant qui devait accompagner le roi fut choqué de l'accoutrement de MM. les Scrittori, Lettr. II, 81 dans ACCOUTREMENT
L'obligation de raconter le fait lui rappelle la mémoire plus vive de l'acerbité d'un événement qui...., I, 71 dans ACERBITÉ
De l'acétate de morphine, un grain dans une cuve se perd, en une cuillerée tue, II, 381 dans ACÉTATE
C'est une pièce achevée dans le style de Diafoirus, I, 80 dans ACHEVÉ, ÉE
Je montrerai la copie de votre inscription d'Oropus aux adeptes, s'il y en a en ce pays-ci, Lett. I, 52 dans ADEPTE
La princesse de Santa-Croce a lancé son fils dans l'armée française ; et le voilà digne d'être adjudant général, Let. I, 30 dans ADJUDANT
Ils [le procureur du roi et le commandant de la gendarmerie] sont serviteurs l'un de l'autre contre l'administré qui les paye tous deux, I, 175 dans ADMINISTRÉ, ÉE
Adonc Darius pousse sa dague, et d'aventure n'atteignit que le mage, II, 191 dans ADONC
Ce raisonnement parut si fort, si lumineux, si ad rem.... que veux-tu ? j'entraînai l'assemblée, Lett. I, 61 dans AD REM
Je ne doute pas que ce grand pays [la Grande-Grèce], où tout est grec, ne me fournît aisément de quoi vous intéresser et rendre mes lettres dignes de leur adresse, Lettr. I, 149 dans ADRESSE
L'adjudication est remise à quinzaine ; mais je crois que je ferai affaire avant ce temps, Lettr. II, 123 dans AFFAIRE
On ne voit pas grande affiliation apparente entre la famille de Rosny de Sully et la vôtre, II, 369 dans AFFILIATION
Il n'est fils de bonne mère qui n'abandonne tout pour être présenté, avec l'espoir fondé d'emporter pied ou aile, comme on dit, du budget, I, 205 dans AILE
Ce fut bien pis quand l'homme de Mayence [Gutenberg] eut imaginé de serrer entre deux ais la feuille qu'un autre fit de chiffons réduits en pâte, I, 210 dans AIS
Votre lettre me trouvera bien sain et me fera bien aise, Lett. I, 27 dans AISE
J'aurais pu rester longtemps dans les griffes des alguazils, si on n'eût pas parlé de moi, Lett. II, 73 dans ALGUAZIL
Il s'en va temps, monsieur, que je parte, II, 298 dans ALLER
Cambyse embrassant Nitétis l'appelait du nom de son père, et elle s'en va lui dire : ô roi, tu ne vois pas qu'on te trompe, II, 132 dans ALLER
Emprisonnez, tuez, on n'aurait jamais fait, s'il fallait tant d'ambages et de circonlocutions, I, 173 dans AMBAGES
Pâris n'ignorait aucune de ses amours [d'Hélène] quand il lui sacrifia les siennes, I, 41 dans AMOUR
L'un écrivait sous sa dictée [de Napoléon] les phrases ampoulées dont il amplifiait ses ordres du jour, Lett. II, 240 dans AMPLIFIER
Théophraste raconte que Périclès malade montrait à un de ses amis certains amulettes que les femmes lui avaient attachés au cou, Lett. II, 376 dans AMULETTE
Nous payons [au gouvernement], bon an mal an, 900 millions, I, 190 dans AN
Cette tache était d'une encre tout extraordinaire, qui résistait à l'analyse, I, 79 dans ANALYSE
De pareilles âneries font grand tort, et voilà ce que c'est que d'enchaîner la presse, I, 216 dans ÂNERIE
Nous avons un colonel aide de camp de Masséna, assez mal plaisant animal, Lett. I, 133 dans ANIMAL
La maison du garde fait partie de la forêt ; c'est une raillerie de prétendre avoir vendu le pot et non l'anse, Lett. II, 119 dans ANSE
M. de La Rochette nous donnera-t-il enfin cette anthologie ?, Lett. II, 57 dans ANTHOLOGIE
Le comte de Bussy traduisit de l'antique les amours d'Hélène, I, 82 dans ANTIQUE
Vous verrez des officiers qui passent leur vie à apostiller en marge les lettres à répondre, Lett. I, 76 dans APOSTILLER
Votre respectable père signa toujours de Rony, ainsi qu'il appert sur votre propre extrait de baptême, II, 368 dans APPAROIR
Je mange chez moi ; on m'apporte de chez un restaurateur assez passable, Lett. II, 171 dans APPORTER
Dès l'enfance appris à cela [mendier], I, 311 dans APPRIS, SE
Vous vous rappelez le mot des Espagnols : Non comme Français, mais comme hérétiques ; ces messieurs [Furia, etc.] disent bien ici quelque chose d'approchant, I, 85 dans APPROCHANT, ANTE
Jean Choinart, approchant l'août, va voir ses blés, trouve sa moisson trop belle, II, 286 dans APPROCHANT, ANTE
Voilà dans quelle misère il m'a fallu travailler ; dans les transes d'un homme qui voit les archers à ses trousses, Lett. II, 32 dans ARCHER
Les charges nécessaires pour faire partie de l'aréopage, c'étaient celles d'archonte, de thesmothète et de polémarque, Lett. II, 333 dans ARCHONTE
Il n'y a pas un paysan qui ne dise que Bonaparte vit et qu'il reviendra ; c'est entre eux une espèce d'argot, de mot convenu pour narguer le gouvernement, II, 268 dans ARGOT
Au retour de l'expédition, vous recevrez tout l'arriéré des coups de bâton qui vous sont dus depuis 1789, II, 274 dans ARRIÉRÉ, ÉE
Je n'ai fait que 40 visites, 80 révérences ; ce n'est rien pour un aspirant aux emplois académiques, I, 136 dans ASPIRANT, ANTE
Les filles n'étaient pas chères à l'assemblée de Veretz, les garçons hors de prix, II, 278 dans ASSEMBLÉE
Insensé qui croit asservir et se dispenser d'obéir !, I, 226 dans ASSERVIR
La fille de Périandre disait à Lycophron ce qu'elle croyait plus capable de l'attraire et fléchir son coeur, II, 172 dans ATTRAIRE
Les gentilshommes de la garnison attaquent les donneurs d'aubade, I, 267 dans AUBADE
Aucuns disent, et je n'ai pas de peine à le croire, que...., I, 102 dans AUCUN, UNE
Par maints propos, il [Courier] aurait essayé de troubler aucunement les gens de cour dans l'antique possession où ils sont de tout temps de partager entre eux les revenus publics, I, 330 dans AUCUNEMENT
Il faut employer quelque moyen tel qu'en fournit l'art oratoire pour avoir audience de l'assistance, I, 222 dans AUDIENCE
Je fus condamné sans preuves, sans audition des témoins, I, 149 dans AUDITION
Les autres princes connus sous les noms de héros ou de princes d'aventure ne valent rien du tout, I, 328 dans AVENTURE
M'est avis que cet enchaînement de sottises et d'atrocités qu'on appelle histoire ne mérite guère l'attention des hommes sensés, Lett. I, 145 dans AVIS
Parle, écris, je t'avouerai de tout, pourvu que tu m'aides à sortir de cette botte [l'Italie], Lett. I, 164 dans AVOUER
Je vais à l'autre bout de la ville, on se met à rire, et l'on me dit : Poisson d'avril !, Lett. II, 56 dans AVRIL
Je m'en vais musant et baguenaudant jusqu'à Naples, Lett. II, 64 dans BAGUENAUDER
Je veux vous bailler ici quelque petite signifiance de ce que j'ai remarqué de la littérature actuelle, Lett. 39 dans BAILLER
Napoléon ne nous baillait pas le lièvre par l'oreille, jamais ne nous leurra de la liberté de la presse, II, 224 dans BAILLER
On coupa et enleva, dans ma forêt de Larçai, quatre gros chênes baliveaux de quatre-vingts ans, I, 141 dans BALIVEAU
Thucydide et lui [Périclès] étant ballottés aux suffrages du peuple pour le ban de l'ostracisme, ce fut Thucydide qui succomba, Lettr. II, 342 dans BALLOTTER
Damon [maître de musique de Périclès] fut mis au ban de l'ostracisme, Lettr. 325 dans BAN
Garde que les Perses un jour ne se bandent contre toi, II, 158 dans BANDER
Voici ce notable discours brièvement, compendieusement traduit de baragouin en français, II, 19 dans BARAGOUIN
Un homme comme Gail doit rire dans sa barbe quand il touche cinq à six traitements, I, 133 dans BARBE
C'est Mme Shoenée qui achète notre filonnière ; mon homme barguignait un peu ; je craignais des difficultés, Lett. II, 197 dans BARGUIGNER
Ceux-ci [J. J. Rousseau, Diderot, d'Alembert] sont tous ânes bâtés, sous le rapport de la langue, pour me servir d'une de leurs phrases, Lett. II, 67 dans BÂTÉ, ÉE
Vous voyez comme je travaille ; tout ce qu'on appelle décousu, bâton rompu, n'est rien en comparaison, Lett. I, 288 dans BÂTON
Anglais, Suisses, Allemands, Russes, Prussiens, tous bâtonnent le soldat, I, 262 dans BÂTONNER
De Maurice de Saxe vainqueur au prince à la bavette il y a quelque différence, I, 300 dans BAVETTE
Nous les avons menés de la belle manière, I, 218 dans BEAU ou BEL, BELLE
Il serait étrange.... Il ferait beau alléguer l'opinion publique à Mademoiselle de Pisseleu, II, 391 dans BEAU ou BEL, BELLE
Faites un soupir ou un sourire, et dites que le temps est au beau, I, 60 dans BEAU ou BEL, BELLE
Toutes vos lettres me font plaisir et beaucoup, mais non pas toutes autant que la dernière, Lett I, 10 dans BEAUCOUP
J'en reviens toujours à vous dire qu'il ne faut jamais se prendre de bec avec la canaille, Lett. I, 383 dans BEC
Chaque paysan possède ce que nous appelons sa goulée de benace, un ou deux arpents de terre en huit ou dix morceaux, I, 187 dans BENACE
Qu'il se vende un quartier de pré, c'est un paysan qui l'achète ; chacun a maintenant sa goulée de benace, Lett. II, 119 dans BENACE
Il faut être sorcier pour le lire [ce manuscrit] ; j'espère pourtant en venir à bout, à grand renfort de besicles, I, 90 dans BESICLES
MM. les gens du roi, entre la chancellerie et la grande aumônerie, n'ont pas besogne faite, II, 291 dans BESOGNE
J'aime bien moins mon peuple et la religion que je ne hais la révolution, qui est proprement ma bête noire, II, 260 dans BÊTE
Il y a en moi, pauvre et simple homme de village, plus de bêtise que de méchanceté, I, 144 dans BÊTISE
Auriez-vous cru que la fureur bibliomaniaque pût aller jusque-là ?, Lett. I, 324 dans BIBLIOMANIAQUE
Ainsi raisonnait Paul-Louis, et cependant écoutait le jeune homme bien-disant, auquel, à la fin, il s'en remet, lui confiant sa cause imperdable, Procès. dans BIEN-DISANT, ANTE
Ces trois exemplaires sont condamnés à toutes les ratures et biffures que j'y pourrai faire, Lett. II, 11 dans BIFFURE
Tout tient au caprice de deux ou trois bipèdes sans plumes qui se jouent de l'espèce humaine, Lett. I, 80 dans BIPÈDE
Le meilleur usage qu'il [le ministre] pût faire de ces 900 millions, ce serait de les jouer au biribi, I, 190 dans BIRIBI
: en tout 71875 : tu me demanderas pourquoi ce compte biscornu...., Lett. II, 197 dans BISCORNU, UE
Les Français, domptés aujourd'hui, abattus, mutilés, bistournés par Napoléon, se laissent ferrer et monter à tous venants, I, 223 dans BISTOURNÉ, ÉE
Certes, quand je bivouaquais sur les bords du Danube, mon domicile n'était pas là, I, 250 dans BIVAQUER ou BIVOUAQUER
Je laissais aux endroits qu'ils [les bibliothécaires] n'avaient pu lire des espaces en blanc, I, 76 dans BLANC
Messire Jean Chouart n'a pas peur, tout prêt à faire feu sur les bleus, au premier signe de son évêque, I, 192 dans BLEU, BLEUE
M. de Colbert trouve dur de suivre le quartier général sans sa voiture bombée, Lett. I, 131 dans BOMBÉ, ÉE
D'Anthouard nous assemble et nous dit de quoi il s'agissait [le vote pour faire Napoléon 1er empereur], mais bonnement, sans préambule ni péroraison, Lettr. I, 60 dans BONNEMENT
M. le marquis sera dispensé de parler, et peut opiner du bonnet, II, 312 dans BONNET
Il me fallut d'abord apprendre le dessin ; je dessinai d'après la bosse ; je dessinai d'après nature, Lett. II, 217 dans BOSSE
Point de politique, tout le monde en bottes [sans gêne] ; quelles délices, Lett. II, 109 dans BOTTE
Les rédacteurs sont gens connus, vignerons, bûcherons et botteleurs de foin, II, 275 dans BOTTELEUR
Une notice d'un livre par quelqu'un qui ne l'a point lu est une bouffonnerie toute neuve, I, 67 dans BOUFFONNERIE
[à Paris] vous avez bien d'autres affaires [que de songer à nous] : la hausse et la baisse, les faillites, la bouillotte, Lett. I, 106 dans BOUILLOTTE
La petite Madelon refuse 25 écus de Jean Bedout, encore elle ne sait ni boulanger ni traire, II, 278 dans BOULANGER
La simplicité des temps héroïques, aussi supérieure à tout le clinquant d'aujourd'hui que la poésie d'Homère l'est aux bouquets à Iris, I, 23 dans BOUQUET
À un si horrible spectacle (il parle de ce pâté que je fis sur son bouquin), mon sang se gela dans mes veines, I, 70 dans BOUQUIN
Si je n'arrivais pas le 2 ou 3 avril, fais vendre les bourrées par Blondeau, Lett. II, 144 dans BOURRÉE
Dieu m'a créé bourru, bourru je dois vivre et mourir, Let. II, 91 dans BOURRU, UE
Éperonné, botté, prêt à monter à cheval, il [Dorante] attend le boute-selle, I, 227 dans BOUTE-SELLE
La duchesse de Bourgogne vint au sermon en habit de chasse qui boutonnait jusqu'au menton, II, 235 dans BOUTONNER
L'écuyer de Darius tint sa main cachée sous ses bragues, II, 199 dans BRAGUE
Je fis entendre aux braillards que je soupçonnais quelque autre [du vol du manteau], Lett. I, 68 dans BRAILLARD, ARDE
Il faut hurler avec les loups, d'autres disent braire avec les ânes, Lett. II, 83 dans BRAIRE
Les Calabraises sont noires dans la plaine, blanches sur les montagnes, amoureuses partout ; Calabraise et braise, c'est tout un, Lett. I, 157 dans BRAISE
J'étais un conjuré, j'avais entrepris de faire passer la couronne dans une autre branche, Lett. II, 76 dans BRANCHE
cierges allumés, faux-bourdon, procession, cloches en branle, I, 268 dans BRANLE
J'étais venu afin de brasser mort à ce mage [Smerdis], II, 185 dans BRASSER
Si j'avais le moindre crédit, quelques bribes à leur jeter, ils seraient tous à mes pieds, I, 86 dans BRIBE
Prends ton briquet, Francisque, et allons assommer ce Benjamin Constant, I, 262 dans BRIQUET
La Tulipe, homme de cour, a quitté son briquet pour se faire talon rouge, I, 227 dans BRIQUET
Chaque coupe forme un carré dont les quatre angles sont marqués par des fossés, des brisées, I, 239 dans BRISÉES
Cherchez parmi mes livres deux volumes in-8°, brochés en carton vert, Lett. I, 12 dans BROCHÉ, ÉE
J'ai broché un sous-seing comme j'ai pu ; il fallait bien signer quelque chose, Lett. II, 197 dans BROCHER
Les uns mentent pour abuser, les autres veulent acquérir bruit de sincérité, II, 187 dans BRUIT
Qu'on mette un roi à Genève avec un gros budget, chacun quittera l'horlogerie pour la garde-robe, II, 264 dans BUDGET
Que deviendront vos Mémoires [de l'Académie], quand ils ne présenteront plus que le rituel du Lamisme ou l'ennuyeux bulletin des conquérants tartares ?, I, 128 dans BULLETIN
L'éloquence est ce caducée de Mercure qui conduit les âmes, Lett. II, 342 dans CADUCÉE
Un dimanche M. le maire chassait aux cailles dans mon pré, II, 296 dans CAILLE
Il n'est sorte de calembours et de mauvaises plaisanteries qu'on n'ait faits là-dessus, Lettr. I, 142 dans CALEMBOUR
Il m'a fallu livrer bataille, sans cela on me campait sur le dos la perte des douze canons, Lett. I, 125 dans CAMPER
C'était [MM. les chambellans], vous disais-je, une canaille qu'il fallait laisser aboyer, I, 57 dans CANAILLE
Dans cette foule trois carabiniers se trouvaient en sale veste d'écurie, II, 282 dans CARABINIER
L'os s'étant carié, la cuisse fut tantôt pourrie et le mal emporta Cambyse, II, 181 dans CARIER
Le duc d'Angoulême a carte blanche pour les récompenses, II, 271 dans CARTE
Les ordres que j'ai reçus m'ont obligé de partir si précipitamment que j'eus à peine le temps de porter chez vous ma carte, Lett. I, 257 dans CARTE
M. Bossi a découvert, je ne sais où, les cartons et les études de Léonard même, Lettres, I, 297 dans CARTON
Voilà Dorante husard, sentant la caserne, si ce n'est peut-être le bivouac, I, 227 dans CASERNE
Ce n'est pas moi qui ai trouvé le secret de faire traîner deux mois cette opération, presque terminée en huit jours, quand le roi et l'état-major me vinrent casser les bras, Lett. I, 113 dans CASSER
Poussez à Marcassus, poussez à Marcellus l'antithèse, l'hypotypose, la catachrèse, I, 120 dans CATACHRÈSE
J'avais deux coupes de bois à vendre, à cause que je n'avais point coupé l'année précédente, I, 233 dans CAUSE
Allez chez le ministre, vous y verrez de vastes bâtiments comblés de nos productions depuis la cave jusqu'au faîte, Lett. I, 76 dans CAVE
Le pauvre homme [Courier] reçut un long papier dans lequel on l'accusait d'avoir offensé la morale publique, et de ce non content, d'avoir provoqué à offenser le roi, II, 7 dans CE
Le parti le plus sûr, c'est de respecter fort les procureurs du roi et leurs clercs, de fuir toute rencontre avec eux, tout démêlé, de leur céder non-seulement le haut du pavé, mais tout le pavé s'il se peut, I, 174 dans CÉDER
Au milieu du procès, dans la plus grande rage de ses persécutions, quand son garde champêtre [du maire], ses cédules, ses huissiers ne me donnaient point de relâche, I, 153 dans CÉDULE
Mes lettres vous pleuvront une page pour une ligne, et bientôt vous en aurez haut comme cela, Lett. I, 25 dans CELA
Le laboureur cultivant pour soi seul, sans ferme ni censive, I, 322 dans CENSIVE
En un mot comme en cent, vous n'aurez jamais dans ce pays une armée à vous, I, 289 dans CENT
Je revois les endroits où j'ai joué à la fossette et au cerf-volant ; ces souvenirs me font plaisir, Lett. II, 95 dans CERF-VOLANT
Vous me tendriez la main, ou bien un bout de votre châle (est-ce le mot ?), sachant que je suis et serai toute ma vie, madame, Lettre du 15 avril 1806, à Madame *** dans CHALE
Vous savez bien qui vous nommâtes à la place de Visconti ; ce fut un noble, un vicomte, un gentilhomme de la chambre, I, 126 dans CHAMBRE
Je m'arrête vraiment à tout bout de champ ; ici, j'y suis depuis huit jours, et ne sais encore quand j'en partirai, II, 63 dans CHAMP
Comme Cambyse sauta sur le cheval, du fourreau de son sabre tombe le champignon, le sabre le blesse à la cuisse, II, 179 dans CHAMPIGNON
Il est vrai que je suis bien chanceux d'avoir cette chambre-ci, Lett. II, 183 dans CHANCEUX, EUSE
Molière était, lui, chef de sa troupe ; moi, je mouche les chandelles, Lett. I, 221 dans CHANDELLE
J'ai encore dîné hier avec le chansonnier [Béranger] ; il imprime le recueil de ses chansons, Lett. II, 173 dans CHANSONNIER, IÈRE
Que les sauterelles, la grêle, les chenilles, le charançon ne nous pillent pas tous les ans, I, 326 dans CHARANÇON
La foi du centenier, la foi du charbonnier sont passées en proverbe ; je suis soldat et bûcheron, c'est comme charbonnier, Lettr. à l'Acad. des inscr. dans CHARBONNIER, IÈRE
Paul Louis amène, d'un bois non fort voisin, cinq cents charges de gazon ou terre de bruyère, II, 182 dans CHARGE
Rendez-moi ce service à la charge d'autant, I, 175 dans CHARGE
Trois mois de fâcheux temps pendant lesquels on n'a pu faire charrois ni labours, II, 277 dans CHARROI
Cela ne vous fait ni chaud ni froid, ni bien ni mal, plaisir ni peine, Lett. I, 209 dans CHAUD, CHAUDE
Jean-François Delagorgue, lieutenant général de la chaussée du Boulonnais, II, 368 dans CHAUSSÉE
Un roi ainsi élevé [aux écoles publiques] jamais ne penserait nous tenir à cheptel de Dieu ni d'aucune puissance, I, 306 dans CHEPTEL
Notre vigne n'est point si chétive qu'on le voudrait bien faire croire, 2e lettre particulière. dans CHÉTIF, IVE
Il est force que le peuple croisse, ayant repos, biens et chevance, peu de soldats et point de moines, I, 189 dans CHEVANCE
Michel chevauche un cheval de prise qu'il a choisi entre tous, Lett. I, 94 dans CHEVAUCHER
Je cours toujours pour ma chienne de vente ; j'ai eu ce matin de bons renseignements, Lett. II, 123 dans CHIEN, CHIENNE
Excusez le chiffon sur lequel je vous écris, rien n'est plus rare que le papier en ce pays-ci, Lett. I, 172 dans CHIFFON
Ce monsieur du journal m'appelle jacobin, homme horrible, ordurier, chiffonnier, I, 281 dans CHIFFONNIER, IÈRE
J'ai très bien pu, par distraction, faire choir sur le bouquin la bouteille à l'encre, I, 93 dans CHOIR
Au lieu de chômer les saints et de faire pénitence, I, 211 dans CHÔMER
On s'aborde, on se choque, on fait feu de part et d'autre, 1re lettre particulière. dans CHOQUER
À quoi vous servait d'irriter des gens qui, sans être grand'chose, tiennent à quelque chose ?, I, 57 dans CHOSE
Vous voudriez voir la haute société et ne point restituer ? garder l'hôtel de chose et y recevoir le marquis ?, I, 276 dans CHOSE
Ta mère le choie ; Zara ne le néglige pas, Lett. II, 102 dans CHOYER
Je veux laisser là mon harnais, comme un papillon dépouille sa chrysalide et s'envole, Lett. I, 261 dans CHRYSALIDE
Par le seigneur lui-même, père des belles filles et mari de Babeau, cette terre fut nommée un clapier de p...., Gazette du village, n° 4 dans CLAPIER
Rome verra sa broderie [de M. Millin], son claque et sa dentelle, Lett. II, 68 dans CLAQUE
Que voudriez-vous que le courtisan fît d'une dame Honesta claquemurée dans son ménage ?, I, 316 dans CLAQUEMURÉ, ÉE
J'ai écrit au clarissime, dont j'ai lu la dissertation avec grand plaisir, I, 48 dans CLARISSIME
Le premier, mourant de faim, a mis la clef sous la porte et s'en est allé, II, 286 dans CLEF ou CLÉ
Que sûtes-vous par le rapport de votre envoyé ? Peu de chose ; à la fin on imprime, tout devient public, et il se trouve qu'il n'y a point eu de conspiration ; cependant les têtes étaient coupées ; voilà un furieux pas de clerc, une bévue qui coûte cher, et que la liberté des journaux vous eût épargnée, I, 216 dans CLERC
L'offense que j'ai faite au seigneur Furia, lui est particulière ; la rage de toute sa clique a une cause plus générale, I, 85 dans CLIQUE
Puzzini ameute sa clique, me dénonce au ministre, arme l'autorité pour me persécuter, Lett. II, 44 dans CLIQUE
Si Foy eût pu soutenir ce style, la scène changeait ; M. Pasquier, surpris comme un fondeur de cloches, eût remis ses lois dans sa poche, et moi, petit propriétaire, ici je taillerais ma vigne sans crainte, Lettre X, t. I, p. 220 dans CLOCHE
Le gouvernement représentatif de la sorte est une cocagne, mon cousin, II, 304 dans COCAGNE
Les vieilles souches [de vigne] sont pourries jusqu'au coeur, et le fruit n'en vaut guère, I, 272 dans COEUR
Un mot du maire du lieu et me voilà coffré, II, 300 dans COFFRÉ, ÉE
Je voudrais que cela [cette aventure de passe-port] vous dégoûtât d'un pays où l'on coffre les gens pour si peu de chose, Lett. II, 79 dans COFFRER
Deux tables de boston et un colin-maillard dans le salon que tu connais ; tu peux t'imaginer comme on était à l'aise, Lett. II, 108 dans COLIN-MAILLARD
Après avoir copié tout le morceau inédit, j'achevai la collation du reste avec ces messieurs, I, 68 dans COLLATION
L'homme élevé dans la crainte des gendarmes, qui craint que son ombre ne le prenne au collet, II, 258 dans COLLET
Toutes ces gardes, comment qu'elles soient établies, ne sont point difficiles à passer, II, 186 dans COMMENT
La veuve Raillard, qui vend du vin aux bateliers, a une cave secrète que nous connaissons tous, mais que les commis ignorent, Gazette du village, n° 4 dans COMMIS
Jules Mazzarini, arrivant de son pays avec peu d'équipage et petit compagnon, estime les Français, I, 202 dans COMPAGNON
Ils [les juges] ont ajourné le dit Paul-Louis à comparoir devant les assises de Paris, I, 330 dans COMPAROIR
Se faire petit pour complaire, s'abaisser, s'effacer devant un supérieur, Lett. II dans COMPLAIRE
J'ai perdu plus que tous les autres en chevaux et en effets, mais j'ai le compte de mes membres, Let. I, 156 dans COMPTE
On prend des conclusions, puis on rend un arrêté conforme au bon plaisir du maire, I, 164 dans CONCLUSION
Un homme se trouvant là, sans fonctions apparentes, m'aborda familièrement et me demanda confidemment si je n'étais point auteur de certaines brochures ; je m'en défendis fort, Pamph. des pamph. dans CONFIDEMMENT
Voyant ce ménage, mon herbe confondue, perdue, si le ne dis mot...., II, 296 dans CONFONDU, UE
Hérodote parle congrûment et surtout noblement, II, 128 dans CONGRÛMENT
Mme Pepe veut passer pour connaisseur en peinture et en musique, Lett. I, 29 dans CONNAISSEUR, EUSE
On savait où ils étaient [les manuscrits perdus] ; c'était matière à exercer le zèle des conservateurs, I, 82 dans CONSERVATEUR, TRICE
La petite fille n'a fait que languir depuis [l'emprisonnement de son père], et se consume peu à peu, I, 107 dans CONSUMER
Si vous me promettiez de tenir votre langue, je vous conterais.... mais non, car vous iriez tout dire, 2e lettre particulière. dans CONTER
Tous les efforts que je ferais pour paraître aimable, ne seraient que des contorsions qui me rendraient plus maussade, Lett. II, 91 dans CONTORSION
Mon tant bon ami sir John, sur les pamphlets pense et me conseille au contraire de M. Arthus Bertrand, Pampl. des pamph. dans CONTRAIRE
Je vis bien que je déplaisais ; mon camarade, au contraire ; il était de la famille, Lett. I, 212 dans CONTRAIRE
On vit dans l'assemblée une grande contrariété de sentiments et de volontés, Lett. II, 388 dans CONTRARIÉTÉ
Vous pourriez lui faire parvenir à lui [de Gérando], sous le contre-seing, votre ouvrage et celui de M. Coraï, Lett. II, 10 dans CONTRE-SEING
Hélène, la plus célèbre des belles, à laquelle vous devriez, madame, par le même esprit de corps, vous intéresser aussi bien qu'à la dixième muse, I, 21 dans CORPS
Il me semble, sauf correction, que ceci ne vous regarde pas, Lett. I, 61 dans CORRECTION
Nous étions la gent corvéable, taillable et tuable à volonté, nous ne sommes plus qu'incarcérables, I, 164 dans CORVÉABLE
Alexandre, dont nous parlions, c'est le coryphée des destructeurs de l'espèce humaine, Lett. II, 231 dans CORYPHÉE
Il ne fait point bon cosser avec de telles gens et j'en sais des nouvelles, II, 296 dans COSSER
Ce qui m'empêchait de vous écrire, c'étaient les coteries [clubs] auxquelles je me trouve livré aujourd'hui, Lett. I, 16 dans COTERIE
Qui diantre me poussait à vouloir être de l'Académie, moi qui m'étais moqué quarante ans des coteries littéraires ?, I, 121 dans COTERIE
Éconduit, il [le courtisan] insiste ; repoussé, il tient bon ; qu'on le chasse, il revient ; qu'on le batte, il se couche à terre, Simple discours. dans COUCHER
On dansa hors du village, sur le gazon, sous la coudrette, II, 99 dans COUDRETTE
Déduisez les façons, l'impôt, le coulage [du vin], etc. vous trouverez net 140 ou 150 fr. pour le bonhomme, II, 283 dans COULAGE
Nous voilà saufs de la Saint-Anicet, temps critique pour nos bourgeons ; si la vigne peut passer fleur et ne point couler, on ne saura où mettre tout le vin cette année, Gaz. du village, IV dans COULER
On a vu le bossu passer près de la Villeaux-Dames, où il a bu un coup, II, 276 dans COUP
Le fripon qui me vola la moitié d'une coupe de bois, obtient de l'équité des juges un encouragement de 800 francs, I, 148 dans COUPE
Je vis ces Albanais qui sont des coupe-jarrets enrôlés, Lett. I, 69 dans COUPE-JARRET
Pour rassurer les imprimeurs, Courier a fait de grandes coupures [dans le Pamphlet des pamphlets], II, 333 dans COUPURE
J'emploie non la langue courtisanesque, mais celle des gens avec qui je travaille à mes champs, II, 130 dans COURTISANESQUE
Et puis, la sainte alliance, que de coûts ! que de dépenses !, II, 94 dans COÛT
Otanès fit demander à sa fille près de qui elle couchait coutumièrement, II, 183 dans COUTUMIÈREMENT
On m'a déjà adressé quelques volumes sous le couvert du général Miollis, Lett. II, 16 dans COUVERT
Figurez-vous, sur une estrade, un homme tout brillant de crachats, devant lui une table, et sur la table une urne, 2e lettre particulière. dans CRACHAT
Chenonceaux, Blois, Amboise que retracent-ils à l'esprit ? Le luxe et la luxure et la crasse ignorance des abbés et des moines, I, 180 dans CRASSE
Les Grecs et Cariens placent un cratère entre les deux armées, puis, amenant là les enfants de Phanès, les égorgent jusqu'au dernier, II, 137 dans CRATÈRE
Dom Joseph portera l'habit que vous lui voyez, à moins que ses parents crevés de la peste n'en aient laissé dont personne ne veuille, Lett. II, 283 dans CREVÉ, ÉE
Les gens crèveraient plutôt que de ne pas jaser, et vous tout le premier, 2e lettre particulière. dans CREVER
Les étrangers crèvent de rire quand ils voient, dans nos tragédies, le seigneur Agamemnon et le seigneur Achille qui lui demande raison aux yeux de tous les Grecs, et le seigneur Oreste brûlant de tant de feux pour madame sa cousine, Trad. d'Hérod. préface. dans CREVER
Toujours à l'avant-garde, crevant mes chevaux, et me chargeant de toutes les commissions, Lett. I, 163 dans CREVER
Le duc d'Angoulême crève les chevaux sur la route de Bayonne, II, 268 dans CREVER
Je ne vous ferai sur cela aucun commentaire, la chose crie ; vous en serez révolté, I, 109 dans CRIER
Le crispin, c'était Monrose, ne m'a pas paru merveilleux, Lett. II, 137 dans CRISPIN
Leur arme favorite, le crid, est d'un pied et demi de long ; il a la forme d'un poignard dont la lame s'allonge en serpentant, ib. II, 10 dans CRISS
J'ai passé un hiver sur les bords du Rhin ; j'y pensai geler à vingt ans ; je ne fus jamais si près d'une cristallisation complète, dans le Dict. de DOCHEZ. dans CRISTALLISATION
Si Dieu ne change mes résolutions, je mettrai bientôt mon armure au croc, Lett. I, 285 dans CROC
Ce siècle-là [de Louis XIV] est en tout supérieur au vôtre depuis l'astronomie jusqu'à la croix de par Dieu, Lett. II, 210 dans CROIX
M. Furia est un cuistre, ancien cordonnier comme son père, I, 64 dans CUISTRE
Avancer est chose impossible dans la position où nous nous trouvons ; par pitié ou par amitié, tire-moi de ce cul-de-sac [l'extrémité de l'Italie], Lett. I, 164 dans CUL ou CU
Il faut relever d'anciennes familles qui relèveront la monarchie si elle culbute en Espagne, II, 267 dans CULBUTER
Je ne lui ai point fait de visite [à M. de Gérando], parce qu'il m'eût fallu pour cela une culotte et un chapeau d'une certaine façon, Lett. II, 9 dans CULOTTE
Sa femme languit et meurt ; le mari n'en a cure, et c'est là, dit-on, ce qui l'a tuée, Lett. II, 95 dans CURE
Cette convoitise des offices et états (curée autrefois réservée aux nobles limiers) est devenue plus âpre depuis que tous y peuvent prétendre, I, 168 dans CURÉE
De cette espèce d'écriture cursive [des inscriptions] les traits de chaque lettre, à peine ébauchés, se doivent le plus souvent deviner, II, 355 dans CURSIF, IVE
Cambyse tire sa dague, dont lui voulant donner dans le ventre [au boeuf Apis], il l'atteint à la cuisse, II, 152 dans DAGUE
Gobrias aussitôt repart : Dague, dusses-tu tuer les deux [moi et Smerdis], II, 191 dans DAGUER
Hélène fut la seule de son sexe, parmi tant d'enfants de Jupiter, dont ce dieu daigna se déclarer le père, I, 24 dans DAIGNER
Tu as perdu Cyrus qui te crut alors, mais à ton dam, II, 158 dans DAM
Cambyse, ne pouvant darder Crésus, dit à ses serviteurs de le prendre et le tuer, II, 158 dans DARDER
Les mages résolurent de se rendre ami Poréxarpe, parce qu'il avait tout sujet de haïr Cambyse, davantage était homme grandement estimé des Perses, II, 188 dans DAVANTAGE
Il n'est vilain qui faute de mieux ne mette au moins un de à son nom, I, 118 dans DE
C'est sa nouvelle fantaisie de mettre un de avec son nom, depuis qu'il est éligible et maire de la commune, 2e lettre particulière dans DE
De lui copier ce griffonnage, ce serait pour en mourir, Lett. II, 18 dans DE
Les Calabrais en veulent surtout aux Français ; de vous dire pourquoi, cela serait trop long, ib. I, 211 dans DE
Chacun après le dé vous montre comment il fallait jouer, Lett. I, 129 dans
Au vrai, je vois que la grande affaire de ce siècle-ci, c'est le débotté et le petit coucher, Lett. II, 46 dans DÉBOTTÉ, ÉE
La nature, pour les courtisans, se borne à l'oeil de boeuf ; la faveur, la disgrâce, le lever, le débotter, voilà les phénomènes, I, 200 dans DÉBOTTER
Ce héros [Bonaparte] gouvernait à cheval, organisait en poste, et fonda en se débottant un empire qui dure encore, I, 173 dans DÉBOTTER
Excellents ministres des hautes puissances étrangères, ne vous fiez point trop à vos amis de deçà, Lett. x. dans DEÇÀ
Ils achètent de grands biens pour les revendre en détail, et, de profession, décomposent les grandes propriétés, Lettre v. dans DÉCOMPOSER
Le matin nous autres déconfits [battus], nous sortîmes par cette porte [de Scigliane] à la pointe du jour, Lett. I, 137 dans DÉCONFIT, ITE
Les autres [Égyptiens] assis autour de lui [Psamménite] pleuraient, se déconfortaient, II, 140 dans DÉCONFORTER
Il n'est vilain qui, pour se faire un peu décrasser, n'aille du roi à l'usurpateur et de l'usurpateur au roi, I, 118 dans DÉCRASSER
Ils ne songent pas, les bonnes gens qui veulent maintenir toutes choses intactes, qu'à Dieu seul appartient de créer ; qu'on ne fait point sans défaire ; que ne jamais détruire, c'est ne jamais renouveler, Lettre V dans DÉFAIRE
Jean Choinart trouve sa récolte trop belle [il avait spéculé sur la hausse des grains], rentre chez lui et se défait, II, 286 dans DÉFAIRE
Un homme, se trouvant là sans fonctions apparentes, m'aborda familièrement, me demanda confidemment si je n'étais point auteur de certaines brochures, je m'en défendis fort, Pamphl. des pamphl. dans DÉFENDRE
Avec de grandes demi-lunes, des fronts en ligne droite et un bon défilement, on doit tenir un certain temps, I, 278 dans DÉFILEMENT
En le montrant au doigt, vous lui ferez trop d'honneur ; et puis la belle matière à remuer pour vous que son dégobillage ! Fi ! laissez-le là ; jam foetet [il pue déjà], Lett. II, 28 dans DÉGOBILLAGE
Chacun en veut tâter [de la noblesse] ; et ceux qui autrefois firent les dégoûtés, ont bien changé d'avis, I, 118 dans DÉGOÛTÉ, ÉE
Ma petite drôlerie [traduction] dont vous me demandez des nouvelles, est assez dégrossie, Lett. I, 219 dans DÉGROSSI, IE
À Fondettes, delà les deux rivières de la Loire et du Cher, toute danse est pareillement défendue, II, 101 dans DELÀ
Cambyse délibéré d'envoyer des espions [en Éthiopie] manda d'Éléphantis des hommes ichthyophages, II, 144 dans DÉLIBÉRÉ, ÉE
Ce texte a des délicatesses bien difficiles à rendre, et notre maudit patois me fait donner au diable, Lett. I, 219 dans DÉLICATESSE
Il n'y eut pas un ouvrier de la ville que je pusse faire démarrer de l'antichambre ou de l'escalier, Lett. I, 108 dans DÉMARRER
Quand je retrouvais dans la poussière des bibliothèques d'Italie les chefs-d'oeuvre de l'antiquité grecque, je n'étais pas à demeure [domicilié] dans ces bibliothèques, I, 250 dans DEMEURE
Deux cents francs un garçon, sans le denier à Dieu, sabots, blouse et chapeau pour la première année, II, 278 dans DENIER
Je n'ai pas perdu un coup de dent ni une partie de volant, quand j'ai trouvé des joueuses comme Mlles vos filles, Lett. II, 50 dans DENT
Il faut être un peu de son département pour croire qu'il s'agit du roi, lorsqu'on crie : Vengez le roi, I, 24 dans DÉPARTEMENT
Courier satisfit à tout et fut mis en dépôt, c'est le mot, à la salle St-Martin, II, 327 dans DÉPÔT
Les uns [de nos soldats] crevaient d'indigestion, les autres coulaient des jours fort désagréables (expression que me fournit bien à propos le style moderne), Lett. I, 28 dans DÉSAGRÉABLE
Monval m'a conté une affaire vive à la Caldiera ; les nôtres auraient eu du dessous, Lett. II, 87 dans DESSOUS
Je n'ai point d'emploi ; je ne cours aucun risque en ne souscrivant pas [à l'achat de Chambord] d'être destitué, II, 20 dans DESTITUÉ, ÉE
En somme, ces gens-ci [les gens de la bande noire], ces destructeurs de terres font grand bien à la terre, divisent le travail, aident à la production...., Lett. V dans DESTRUCTEUR, TRICE
Sans les autres avanies faites par la police au marchand détaillant, II, 283 dans DÉTAILLANT, ANTE
L'on veut absolument que, contre mon intérêt visible, j'aie mutilé ce morceau, que je venais de détenir et dont j'étais maître, I, 96 dans DÉTENIR
On détrousse les passants, on fait le contraire aux filles ; on vole, on viole, on massacre, Lett. I, 185 dans DÉTROUSSER
Une terre non plus n'est pas détruite, c'est pure façon de parler ; bien le peut être un marquisat, un titre noble, quand la terre passe à des vilains, Lett. V dans DÉTRUIT, ITE
Une escorte de 50 hommes armés qui souvent dévalisent ceux qu'ils accompagnent, Lett. I, 66 dans DÉVALISER
En France j'ai des parents, à Rome j'ai des amis, et je mets l'amitié bien loin devant la parenté, Lett. I, 259 dans DEVANT
Proclès, ayant fait venir ses petits-fils devers lui, les chérissait comme on peut croire, II, 168 dans DEVERS
D'Arlincourt est venu à la cour et a dit : Voilà mon Solitaire et mes autres romans qui n'en doivent guère au Christianisme de Chateaubriand, II, 261 dans DEVOIR
Nous étions à table, plusieurs, joyeux, en devoir de bien faire, Pamphlet des pamphlets. dans DEVOIR
Le grand plaisir que je me promets, c'est de rendre mes devoirs à Mme Clavier, Lett. I, 53 dans DEVOIR
L'offrande n'est jamais pour le saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant, qui sans cesse bourdonne autour d'eux depuis leur berceau jusqu'à St-Denis, Simple discours. dans DÉVORANT, ANTE
Vous saviez bien que vous seriez vengé sans coup férir, et que le diable n'y perdrait rien, I, 57 dans DIABLE
Je ne laisse pas, tout diables qu'ils sont [vos enfants], de leur enseigner quelquefois des polissonneries de mon temps, Lett. II, 77 dans DIABLE
La vérité est diamétralement opposée au ton de la bonne compagnie, II, 393 dans DIAMÉTRALEMENT
Qui diantre me poussait à vouloir être de l'Académie ?, I, 120 dans DIANTRE
On voit que penser traduire Hérodote dans notre langue académique, langue de cour, cérémonieuse, roide, apprêtée, pauvre d'ailleurs, mutilée par le bel usage, c'est étrangement s'abuser ; il y faut employer une diction naïve, franche, populaire et riche comme celle de la Fontaine, Prospectus d'une trad. d'Hérod. dans DICTION
Le citoyen Schweigh aeuser rapporte le titre de l'édition d'Alde [d'Athénée] accompagné d'une espèce de didascalie fort curieuse, II, 339 dans DIDASCALIE
Je te nomme, ou, pour parler diplomatiquement, nous te nommons notre résident à Milan, Lett. I, 236 dans DIPLOMATIQUEMENT
Mais quoi ? vous ne pouvez rien taire ; un peu de discrétion est bien rare aujourd'hui ; les gens crèveraient plutôt que de ne point jaser, 2e lettre particulière. dans DISCRÉTION
C'est pitié de voir quand une terre tombe entre les mains de ces gens-là [ceux qui l'achètent pour la revendre par petits lots] : elle se perd, disparaît, Lettre V dans DISPARAÎTRE
Je ne réponds pas maintenant, parce que, en vérité, je suis d'une humeur de dogue, Lett. I, 111 dans DOGUE
Messire Jean Chouart confortait le dolent, assistait le mourant, I, 192 dans DOLENT, ENTE
Il faudrait, pour détruire ces preuves, m'opposer un acte formel d'élection de domicile ailleurs, Au conseil de préf. à Tours dans DOMICILE
Si je me présentais pour voter à Paris où on me dit domicilié, Au conseil de préfect. à Tours dans DOMICILIÉ, ÉE
Il conserve les ruines, les restes de donjons, les tours abandonnées, tout ce qui pourrit et tombe, Lettres au Censeur, 5 dans DONJON
Sage dans sa vie, dans ses moeurs, il donne un exemple qui prêche mieux que les missionnaires, Réponse aux anonymes, 1 dans DONNER
J'ai cru bonnement à la charte ; j'ai donné dans la charte en plein ; je le confesse, à ma très grande honte, Réponse aux anonymes, 1 dans DONNER
Les bas officiers ont refusé de donner, ayant peu d'envie de combattre avec la noblesse, I, 262 dans DONNER
Des soldats ont détruit le fameux Térence de Bembo, pour avoir quelques dorures dont il était orné, Lett. I, 37 dans DORURE
On me dit que le dossier, les pièces [du procès] sont retournées à Paris, II, 324 dans DOSSIER
Mais que Foy, dans ce moment de verve applaudi de toute la France, prélude une espèce d'apostrophe, on dresse l'oreille aussitôt, l'alarme est au camp, les muets parlent, tout s'émeut, Lett. X, t. I, p. 220 dans DRESSER
Trouvez-moi une tournure plus propre [que l'apostrophe] à étonner la droite, à mouvoir le ventre ?, I, 219 dans DROIT, DROITE
Pendant que je vous fais ces lignes très sensées, voici une drôle d'aventure, Lett. I, 168 dans DRÔLE
Ma petite drôlerie [traduction], dont vous me demandez des nouvelles, est assez dégrossie, Lett. I, 219 dans DRÔLERIE
Catherine de Navarre, dit-on, fut fille amoureuse et drue, qui eut un mari débile, Lett. I, 339 dans DRU, DRUE
M. de Marcellus chérit, dans les forêts, le souvenir des druides, et, pour cela, ne veut pas qu'on exploite aucun bois, qu'on abatte même un arbre, le plus creux, le plus caduc...., Lettre V dans DRUIDE
Ah ! faute irréparable ! moi, domestique renvoyé, lui demander mon dû !, I, 145 dans
S'il vous duit, nous pourrons donner au public un joli volume, Lett. I, 364 dans DUIRE
Vous verrez ces gens-là [les parvenus] armorier leurs équipages, écarteler leurs écussons, II, 308 dans ÉCARTELER
Éconduit, il insiste ; repoussé, il tient bon ; qu'on le chasse, il revient ; qu'on le batte, il se couche à terre, Simple discours. dans ÉCONDUIT, UITE
Toutes deux [ces dames] écorchent l'italien, Lett. I, 29 dans ÉCORCHER
Avec sept hommes nous nous chargeons de tondre et d'écorcher les Français pour votre compte, I, 228 dans ÉCORCHER
Le ridicule est d'un poids écrasant chez la nation qui aime le plus à rire en Europe, II, 365 dans ÉCRASANT, ANTE
Je crois qu'on fit des vers longtemps avant de les savoir écrire ; mais, l'alphabet une fois connu, sans doute on écrivit autre chose que des vers, Préface d'Hérodote. dans ÉCRIRE
Quand l'écriture fut trouvée, plusieurs blâmaient cette invention, non encore justifiée aux yeux de bien des gens ; on la disait propre à ôter l'exercice de la mémoire et à rendre l'esprit paresseux, Préface à Hérodote. dans ÉCRITURE
Des écrivains judicieux et instruits ont à différentes époques écrit l'histoire de votre pays, Lettre à M. Delegorgue. dans ÉCRIVAIN
Il se loue fort du procédé de ces messieurs ; on ne saurait être écroué avec plus de civilité, interrogé plus sagement, ni élargi plus promptement qu'il n'a été, Collection d'articles, 1er nov. 1823 dans ÉCROUER
J'ai vu mille pauvres recevoir mille écuelles de soupe à la porte de Marmoutiers, I, 183 dans ÉCUELLE
Si je citais une phrase comme celle-ci : Qui profitera d'un bon coup ? les honnêtes gens ? laissez donc, ils sont si bêtes ! Vous la croiriez de quelque valet, et des moins éduqués, II, 17 dans ÉDUQUER
Saint Vincent m'emplit une valise de beaux effets qui me furent volés huit jours après, Lett. I, 143 dans EFFET
Si vous me promettiez de tenir votre langue, je vous conterais.... nos élections, comment tout cela s'est passé, 2e lett. particulière. dans ÉLECTION
C'est la nouvelle fantaisie de Cadet de mettre un de avec son nom, depuis qu'il est éligible, et maire de sa commune, I, 275 dans ÉLIGIBLE
Le président, m'appelant, me donna un de ces billets où il fallait écrire deux noms ; pour moi, j'y voulais mettre Aristide et Caton ; mais on me dit qu'ils n'étaient pas sur la liste des éligibles, 2e lett. particul. dans ÉLIGIBLE
Ce n'était pas une chose à faire sans réflexion que de nommer des successeurs à deux hommes aussi savants, aussi célèbres que ceux-là [Clavier et Visconti] ; il y fallait regarder, élire entre les doctes, sans faire tort aux autres, les deux plus doctes, Lett. à l'Acad. des inscr. dans ÉLIRE
Une diatribe que vous ne recevrez point, vu l'embargo mis à la poste sur tout ce qui vient de moi, Lett. II, 28 dans EMBARGO
Ma fiancée, qui avait peur que je ne revinsse pas, étant déjà embarrassée, pensa mourir de tristesse et du regret de sa noce perdue, II, 299 dans EMBARRASSÉ, ÉE
On t'eût admise [à un bal royaliste] à cause de moi, qui suis la pureté même ; car j'ai été pur dans un temps où tout était embrené, Lett. II, 109 dans EMBRENÉ, ÉE
On frémit en voyant la timide gazelle descendre au rivage où le tigre est embusqué, Lett. II, 319 dans EMBUSQUÉ, ÉE
[Un gendarme] ne gagne point de batailles, il empoigne les gens, II, 263 dans EMPOIGNER
Où tout autre aurait trouvé du moins quelque honneur, j'en suis pour mon argent et ma réputation, I, 61 dans EN
Quelque pauvre enamourée va s'y repaître de doux souvenirs, Lett. II, 286 dans ENAMOURÉ, ÉE
Je pleure encore un joli Hermès enfant que j'avais vu dans son entier, vêtu et encapuchonné d'une peau de lion, Lett. I, 36 dans ENCAPUCHONNÉ, ÉE
Ainsi m'a enchargé ton père et recommandé de t'aviser et admonester pour ton bien, II, 158 dans ENCHARGER
Voilà ce que c'est que ce gouvernement représentatif dont vous vous faites une peur ; sottise, enfance, mon cousin, II, 307 dans ENFANCE
Il est fort bon enfant et plus uni à ce qu'il me semble que la plupart des jeunes gens, Lett. II, 103 dans ENFANT
On me payera mes états de perte, dûment certifiés, visés, enfilés et oubliés dans vos paperasses, Lett. I, 82 dans ENFILÉ, ÉE
Si je t'enfile encore celle-là [cette histoire], tu n'en seras jamais quitte, Lett. I, 158 dans ENFILER
Darius fit dresser un type de pierre et y fit engraver des lettres, II, 200 dans ENGRAVER
La liberté d'écrire enjambe sur la licence par l'excessive indulgence des magistrats, II, 22 dans ENJAMBER
Cette rage d'ennoblir, ce jargon, ce ton de cour infectant le théâtre et la littérature sous Louis XIV et depuis, gâtèrent d'excellents esprits, Hérodote, préface. dans ENNOBLIR
Marquez-moi si je puis compter sur votre libraire, il m'ennuierait fort d'en chercher un autre, Lett. I, 58 dans ENNUYER
Ces lentes formalités de justice qui tant de fois le firent enrager [le cardinal de Retz], comme lui-même le raconte, I, 173 dans ENRAGER
Je me suis emparé de vingt paires de mulets que je ne rendrai qu'à bonnes enseignes, Lett. I, 109 dans ENSEIGNE
Les uns disent que j'ai bien fait d'entendre à un arrangement, II, 316 dans ENTENDRE
Je ne regrette rien de cette Babylone impure que vous habitez ; s'entend, je n'en regrette que vous, Lett. I, 323 dans ENTENDRE
Je ne vois plus ni ta mère, ni.... je suis enterré pour tout le monde, Lett. II, 155 dans ENTERRÉ, ÉE
Titus, prince adoré de tout ce qui avait les grandes entrées et qui montait dans les carrosses, I, 302 dans ENTRÉE
On sait qu'Aspasie élevait des filles pour être entretenues, Lett. II, 354 dans ENTRETENU, UE
M. de la Ch.... se charge de vous faire parvenir ce paquet que j'ai mis sous enveloppe avec mon cachet, Lett. I, 144 dans ENVELOPPE
Environ ce temps, je trouvai à me placer très avantageusement, I, 146 dans ENVIRON
Il est certain que l'épanchement des conversations ne se concilie guère avec la gravité, Lett. II, 329 dans ÉPANCHEMENT
Sous le fardeau de deux énormes épaulettes, il [Dorante] jure comme Lannes, I, 227 dans ÉPAULETTE
[Dorante] éperonné, botté, prêt à monter à cheval, il attend le boute-selle, 1, 227 dans ÉPERONNÉ, ÉE
Une petite drôlerie [traduction] dont vous me demandez des nouvelles, est assez dégrossie, j'en suis à l'épiderme, Lett. I, 219 dans ÉPIDERME
On a donné ma dernière brochure à éplucher à un substitut, Lett. II, 180 dans ÉPLUCHER
D'autres invités y sont venus [au bal] et s'en sont allés parce qu'ils n'ont pas trouvé le bal assez épuré, Lett. II, 109 dans ÉPURÉ, ÉE
Il se pourrait que vous m'eussiez écrit, car, dans mes longues erreurs, j'ai perdu des lettres, Lett. I, 322 dans ERREUR
C'est une vieille traduction d'un vieil auteur en vieux français, réimprimé, non pour le public, mais pour mes amis amateurs de ces éruditions, Lett. I, 378 dans ÉRUDITION
Le vilain que ledit procureur du roi par son serviteur le gendarme a fait constituer ès prisons, I, 175 dans ÈS
Croyez-moi, sans esclandre, à nous seuls, étouffons la flamme, I, 260 dans ESCLANDRE
Anglais, dont on nous vante ici l'esprit public, ayant fait le mot, vous avez la chose sans doute...., Lett. X dans ESPRIT
Concevez, monsieur, huit pages sans points ni virgules, des mots estropiés, transposés...., I, 94 dans ESTROPIÉ, ÉE
Faites état de me voir arriver au départ des hirondelles, Lett. II, 6 dans ÉTAT
Cette convoitise des offices et états (curée autrefois réservée aux nobles limiers) est devenue plus âpre depuis que tous les rangs y peuvent prétendre, I, 168 dans ÉTAT
Le ministre, absorbé tout entier dans la contemplation de l'étiquette, des présentations, des tabourets, des préséances, ne nous méprise pas, à proprement parler, il nous ignore, Lett. VIII dans ÉTIQUETTE
Je m'en prends à mon étoile, et j'accuse les dieux qui ne veulent pas nous voir ensemble si près d'eux [au sommet des Pyrénées], non plus que Castor et Pollux, Lett. I, 23 dans ÉTOILE
Il n'est que de s'entendre ; cet homme-là et moi sommes quasi d'accord, I, 282 dans ÊTRE
Ses procès-verbaux [du maire] sont paroles d'Évangile pour MM. les juges de Tours, I, 150 dans ÉVANGILE
J'ai cru suivre un ami et non un protecteur, un homme et non une Excellence, Lett. I, 124 dans EXCELLENCE
Ces gens ne reconnaissent qu'un droit aux emplois littéraires, la capacité de les remplir, qui chez nous est une exclusion, I, 135 dans EXCLUSION
Les droits réunis s'en viennent au milieu d'une fête de village exercer (c'est le mot, nous appelons cela vexer), I, 267 dans EXERCER
Autour de nous toute l'Europe en armes fait l'exercice à feu, II, 109 dans EXERCICE
Il [Béranger] était là [au ministère] simple copiste expéditionnaire, Lett. II, 175 dans EXPÉDITIONNAIRE
M. de Marcellus chérit le souvenir des Druides, et, pour cela, ne veut pas qu'on exploite aucun bois, I, 180 dans EXPLOITER
Labbey a paru assez sensible aux regrets que j'ai témoignés fort expressivement de me le voir enlever, Lett. I, 4 dans EXPRESSIVEMENT
Nous y vîmes [dans les bibliothèques de Toscane] de quoi ravir en extase tous les hellénistes du monde, pour me servir de vos termes, Lett. à M. Renouard, libraire dans EXTASE
J'ai vu Mme la duchesse, marraine de nos cloches, donner à la fabrique cinquante louis en or, et dix écus aux pauvres, I, 184 dans FABRIQUE
Les courtisans enlèvent du produit de nos champs le plus clair, le plus net, dont bien fâche audit seigneur roi, I, 326 dans FÂCHER
Agatharque se vantait d'avoir le travail facile, et de finir promptement ses tableaux, Lett. II, 339 dans FACILE
Que tous ces impôts qu'on lève sur nous en tant de façons vont en leur poche [des courtisans] et non pas dans celle du roi, Aux âmes dévotes. dans FAÇON
Soldat pendant longtemps, aujourd'hui paysan, comment saurais-je donner aux vices des noms aimables et polis ? peut-être aussi ne le voudrais-je pas, s'il était en moi de quitter nos rustiques façons de dire pour vos expressions, vos formules, Procès, t. II, p. 77 dans FAÇON
Pour qu'un homme soit peintre, il y faut plus de façon [que pour qu'il soit général], Lett. II, 223 dans FAÇON
On a laissé Blondeau abattre et façonner tout le bois, I, 142 dans FAÇONNER
Vous savez comment je vivais chez nous, toujours travaillant, labourant ou façonnant ma vigne, et chantant la vendange ou le dernier sillon, 2e lettre particul. dans FAÇONNER
Je vous crois trop raisonnable pour vous en prendre à moi seul de la publication de mon factum littéraire, Avertiss. sur la lettre à M. Renouard. dans FACTUM
Voilà, mes chers amis, en quelle extrémité se trouve réduit le bonhomme Paul que nous avons vu faire tant et de si bons fagots dans son bois de Larçay, Aux âmes dévotes. dans FAGOT
Blondeau est assigné pour le port d'armes ; il est comme un fou ; je crains que mon fagotage n'en souffre, Lett. II, 142 dans FAGOTAGE
Talma était fagoté on ne peut pas plus mal ; des draperies si lourdes et si embarrassantes qu'il ne pouvait faire un pas, Lett. II, 136 dans FAGOTÉ, ÉE
Si je faux [avec ma flèche], dis qu'ils [les Perses] ont raison, et que je ne sais ce que je fais, II, 157 dans FAILLIR
La postérité ne se doutera jamais combien, dans ce siècle de lumières et de batailles, il y eut de savants qui ne savaient pas lire et de braves qui faisaient dans leurs chausses, Lett. I, 132 dans FAIRE
On fait à savoir à tous qu'un tel n'est pas heureux, Lett. II, 12 dans FAIRE
Nous étions à table, plusieurs, joyeux, en devoir de bien faire, Pamphl. des pamphl. dans FAIRE
Quant aux signatures [à apposer à un procès-verbal mensonger], vous pensez bien qu'il ne s'en fera faute, Pierre Clavier à MM. les juges dans FAUTE
Ah ! mes boeufs, mes beaux boeufs ! Fauveau à la raie noire et l'autre qui avait une étoile sur le front, Seconde lettre particulière. dans FAUVEAU
Or est-il qu'Hérodote ne se douta jamais de ce que nous appelons prince, trône et couronne, ni de ce qu'à l'Académie on nomme faveurs des dames et bonheur des sujets, Traduct, d'Hérod. Préface dans FAVEUR
La moindre femmelette de ce temps-là [siècle de Louis XIV] vaut mieux pour le langage que les Jean-Jacques, les Diderot, d'Alembert, Lett. II, 67 dans FEMMELETTE
Beaumarchais était ferrailleur et souvent cherchait noise, Lett. II, 134 dans FERRAILLEUR
Ce ne sont plus ces guerriers, la terreur de l'Europe, l'admiration du monde ; ils furent grands, fiers, généreux ; mais, domptés aujourd'hui, abattus, mutilés, bistournés par Napoléon, ils se laissent ferrer et monter à tous venants, Lett. X dans FERRER
Julie marche avec nous, je vois qu'on rôde autour d'elle, mais ma foi elle ne se laisse pas ferrer à tout le monde, Lett. I, 84 dans FERRER
Apis étant venu amené par les prêtres, Cambyse, féru qu'il était de méchante folie, tira sa dague, Trad. d'Hérod. dans FÉRU, UE
Ariane, ma soeur, de quel amour blessée, n'est point une expression de marquis ; mais nos laboureurs chantent : Féru de ton amour, Je ne dors nuit ni jour, ib. Préface dans FÉRU, UE
Nos aimables barons, formés sur le modèle d'Elleviou, vous enseigneront la belle tenue de l'état-major de Berthier et l'étiquette des maréchaux, sans oublier le dévouement, l'enthousiasme, le feu sacré, Lettr. X dans FEU
Le Français léger ne fait cas que des lourds volumes ; le gros Anglais veut mettre tout en feuilles volantes, Pamphl. des pamphl. dans FEUILLE
Je vous transmets ci-joint la feuille de route qui m'a été délivrée à Marseille, Lett. I, 46 dans FEUILLE
Vous avez le sentiment inné de ses divines beautés [de Racine], et cela vaut mieux que le feuilleton [du Journal de l'Empire], Lettres, II, 50 dans FEUILLETON
La soeur de Cambyse prit une laitue, lui demandant comment il la trouvait plus belle ou dégarnie ou feuillue, II, 155 dans FEUILLU, UE
Le petit Espagnol vous a diverti avec sa mine étique et son feutre à grand poil, Lett. II, 279 dans FEUTRE
Aspathine et Gobrias, les premiers des Perses et de qui plus il se fiait [Otanès], II, 185 dans FIER
Méot, lui dit le roi, tu me pousses ta famille, tes nièces, tes cousins, tes neveux, tes fieux, Lett. I, 169 dans FIEUX
Honorablement employé dans la police, ou gendarme, vous tiendriez un rang, feriez une figure, Pamphl. des pamphl. dans FIGURE
Il n'est fils de bonne mère qui n'abandonne tout pour être présenté, faire sa révérence, avec l'espoir fondé, si elle est agréée, d'emporter pied ou aile, comme on dit, du budget, Lett. VIII dans FILS
Quant à moi, ce n'est pas l'esprit, c'est la sottise qui me fait aller en prison : j'ai cru bonnement à la charte ; je le confesse, à ma très grande honte ; et pourtant de plus fins y ont été pris comme moi, Réponse aux anonymes. dans FIN, FINE
Faire naître les conspirations, les étouffer, c'est le fort et le fin de la science des hommes d'État, Lett. X dans FIN, FINE
L'homme, c'était le président, comte Villemanzy, noble pair, dont le père n'était ni pair ni noble, mais procureur fiscal ou quelque chose d'approchant, 2e lettre particul. dans FISCAL, ALE
Hélène sut fixer tous ses amants et ne se fixa jamais, Éloge d'Hélène. dans FIXER
Je suis monté sur ce ton-là [pastoral] ; il ne me manque qu'un flageolet et des rubans à mon chapeau, Lett. II, 53 dans FLAGEOLET
Après quoi ledit Paul sera détenu ès prisons de Paris.... aussi longtemps qu'il conviendra pour l'entière satisfaction desdits courtisans, gens de cour, flatteurs, flagorneurs flagornant par tout le royaume, Aux âmes dévotes. dans FLAGORNER
Les courtisans exerçant près des rois l'art de la flagornerie, Aux âmes dévotes. dans FLAGORNERIE
Tout ce qui s'appelle en France courtisans, serviteurs, flatteurs, adulateurs, complaisants, flagorneurs et autres gens vivant de bassesse et d'intrigues, Aux âmes dévotes. dans FLAGORNEUR, EUSE
Si la vigne peut passer fleur et ne point couler, on ne saura où mettre tout le vin de cette année, II, 87 dans FLEUR
Permis à vous, monsieur, de trouver ces expressions trop fleuries, Lett. I, 34 dans FLEURI, IE
Deux voulant se jurer la foi, un troisième, avec une pierre tranchante, leur incise le dedans des mains, puis, prenant du vêtement de chacun une floche imbibée de leur sang, il en frotte sept pierres, Trad. d'Hérodote, II, 135 dans FLOCHE
J'ai foi à vos discours où le mensonge n'entre pas, au rédacteur de la Quotidienne dans FOI
La foi du centenier, la foi du charbonnier sont passées en proverbe ; je suis soldat et bûcheron, c'est comme charbonnier, Lett. à l'Acad. des inscr. dans FOI
M. le maire est le télégraphe de notre commune ; en le voyant on sait tous les événements ; lorsqu'il nous salue, c'est que l'armée de la foi a reçu quelque échec, Gazette du village, n° 4 dans FOI
Heureux, cent fois heureux, ceux que Laubardemont faisait condamner à huis clos par ordre de Son Éminence ! ils étaient opprimés, mais non déshonorés, Réponse aux anonymes, n° 1 dans FOIS
Le château, s'il est vieux, se fond en une douzaine de maisons qui ont des portes et des fenêtres, mais ni tours, ni créneaux, ni ponts-levis, ni cachots, ni antiques souvenirs, Lett. V dans FONDRE
Par la révolution, Versailles s'est fondu dans la nation ; Paris est devenu l'oeil-de-boeuf ; tout le monde en France fait sa cour, Pamphlet des pamphlets. dans FONDRE
Hercule eut en partage la force à qui rien ne résiste ; Hélène, la beauté qui triomphe de la force même, Éloge d'Hélène. dans FORCE
Il est donc force, en toute façon, que le peuple croisse ; ainsi fait-il, ayant repos, biens et chevances, Lett. VI dans FORCE
Il [Jupiter] voulait non que le ciel les reçût [ses enfants], mais qu'il les demandât, et qu'à leur égard l'admiration seule forçât les voeux de la terre, Éloge d'Hélène. dans FORCER
Ma coutume est de donner mes griffonnages aux libraires, qui les impriment à leurs périls et fortunes, Lett. II, 24 dans FORTUNE
Les gentilshommes seuls en ont eu l'honneur [d'une affaire politique] ; les officiers de fortune et les bas officiers ont refusé de donner, ayant peu d'envie, disaient-ils, de combattre avec la noblesse, et peu de chose à espérer d'elle, Lett. particulière. dans FORTUNE
Je revois les endroits où j'ai joué à la fossette et au cerf-volant ; ces souvenirs me font plaisir, Lett. II, 95 dans FOSSETTE
Ma brochure a un succès fou, tu ne peux imaginer cela, Lett. II, 165 dans FOU ou FOL, FOLLE
Je projette une fouille à [la bibliothèque de] l'abbaye de Florence qui nous produira quelque chose, Lett. I, 342 dans FOUILLE
Allées d'arbrisseaux et de fleurs, tout cela morcelé entre dix paysans ; l'un y va fouir des haricots, l'autre de la vesce, Lett. V dans FOUIR
M. Furia en veut sa part [de la découverte du passage de Longus].... Vous, monsieur, vous voyez la fourbe, et, bien loin de la découvrir, vous tâchez d'en profiter pour vous glisser entre nous deux, Lettres à M. Renouard dans FOURBE
Lucius par ces additions de pièces battues à froid et hors de propos aura gâté son premier jet, Préf. de la trad. de la Luciade. dans FROID, OIDE
Avoir donné le fouet jadis à un duc et pair, cela vous pousse furieusement, Lett. à l'Acad. des inscr. dans FURIEUSEMENT
Voilà un furieux pas de clerc, une bévue qui coûte cher, et que la liberté des journaux vous eût certainement épargnée, Lett. X dans FURIEUX, EUSE
J'ai deux ministres à mes trousses, dont l'un veut me faire fusiller comme déserteur, Lett. II, 18 dans FUSILLER
Je vous donne gagné, et je tombe d'accord de tout ce que vous voudrez, Lett. II, 236 dans GAGNÉ, ÉE
On voit, dans nos campagnes, des gens qui, ne gagnant rien, dépensent gros, étrangers, inconnus, Gaz. du village, n° 4 dans GAGNER
Grands préparatifs, avec ordre aux scrittori de se mettre en gala pour le jour fixé, Lett. 2, 80 dans GALA
Ce métier [de soldat] sous les nobles est une galère, un supplice à qui ne peut s'en exempter, Gazette du village, n° 4 dans GALÈRE
Un général emploie chez nous son galon et sa broderie à couvrir une si grossière incapacité, Lett. II, 249 dans GALON
Qu'on mette à Genève un roi avec un gros budget, chacun quittera l'horlogerie pour la garde-robe, Livret. dans GARDE-ROBE
Ceux [le parti royaliste sous la Restauration] qui haïssent tant le travail du dimanche veulent des traitements, envoient des garnisaires, augmentent le budget, Pétition pour les vill. qu'on empêche de danser dans GARNISAIRE
M. le maire prit à Christophe sa fille unique, et au bout de huit jours la lui rendit gâtée, Gazette du village. dans GÂTÉ, ÉE
Les orateurs de gauche, admirables dans tout ce qu'ils ont dit pour la défense de nos droits, Lettre X dans GAUCHE
Un ouvrier, un misérable ignoré dans son atelier, de quelques guenilles fait une colle, et de cette colle du papier qu'un autre rêve de gaufrer avec un peu de noir, et voilà le monde bouleversé, Lett. IX dans GAUFRER
Pierre s'arrête, rit, et en gaussant me dit : La voilà bonne ton herbe ! [sur laquelle passait une compagnie de chasseurs], Gazette du village. dans GAUSSER (SE)
Moi vous sabrer, bonhomme ! quiconque vous l'a dit est un.... - Oui, mon ami, c'est un gazetier censuré, 2e lett. particul. dans GAZETIER
Un mot avec paraphe....et aussitôt gendarmes de courir, prison de s'ouvrir ; quand vous y serez, la charte ne vous en tirera pas, Lett. IV dans GENDARME
Parmi les causes d'accroissement de la population, il ne faut pas compter pour peu le repos de Napoléon ; depuis que ce grand homme est là où son rare génie l'a conduit, trois millions de jeunes gens seraient morts pour sa gloire, qui ont femme et enfants maintenant, Lettre v. dans GÉNIE
S'il se rencontrait des obstacles imprévus dans la carrière du génie, peut-être pourrais-je tourner mes idées d'un autre côté, Lett. I, 5 dans GÉNIE
On demandera peut-être (car on devient curieux) combien de gens en France ont le droit ou le pouvoir d'emprisonner qui bon leur semble, sans être tenus de dire pourquoi, Lett. IV dans GENS
Les procureurs du roi ne sont pas seulement d'honnêtes gens ; ce sont encore des gens fort honnêtes ; leur correspondance est civile, Lett. IV dans GENS
Le gentilhomme de Louis XVI dit j'attendrai ; le gentilhomme de Bonaparte dit j'attendrons, Lett. VIII dans GENTILHOMME
Si la roture en France n'eût jamais dérogé, ni dégénéré en gentilhommerie, jamais nos femmes n'eussent entendu battre vos tambours [étrangers], Lettre X dans GENTILHOMMERIE
Toute la gentilhommerie se sauve des campagnes de peur des paysans [lors de l'insurrection vendéenne en 1815], Lett. II, 96 dans GENTILHOMMERIE
Par calcul, méthode géodésique et trigonométrique, je suis parvenu à connaître la cour mieux que ceux qui n'en bougent, Lett. VIII dans GÉODÉSIQUE
Avancer est chose impossible dans la position où nous nous trouvons [au fond de l'Italie] ; cela est vrai, moralement et géographiquement parlant, Lett. I, 164 dans GÉOGRAPHIQUEMENT
Le vilain acquiert le sol, et n'en demande pas davantage, content de posséder la glèbe à laquelle il fut attaché, il la fait valoir à sa mode, c'est-à-dire par le travail ; or, plus la glèbe est divisée, plus elle s'améliore et prospère, Lett. V dans GLÈBE
Concevez, monsieur, huit pages sans points ni virgules, les gloses confondues avec le texte, Lett. à M. Renouard. dans GLOSE
Hésychius et tous les autres glossateurs ou lexicographes se sont servis nécessairement d'Athénée, Art. sur une nouv. édit. d'Athénée. dans GLOSSATEUR
Chaque paysan possède ce que nous appelons sa goulée de benace, un ou deux arpents de terre en huit ou dix morceaux, Lett. VI dans GOULÉE
[Au début de la Restauration] On rêve non les conquêtes, mais la grande parade.... le prince de *** couche en bonnet de police ; la vieille garde grasseye et porte des odeurs, Lettre x. dans GRASSEYER
Si vous voulez faire à ces gredins l'honneur de leur répondre, attendez ma demi-feuille de Naples, Lett. I, 384 dans GREDIN, INE
Sept couples d'éperviers parurent, lesquels donnaient la chasse à deux couples de vautours, les plumaient et griffaient en l'air, Prospect. d'une trad. nouv. d'Hérod. dans GRIFFER
Ce monsieur du journal m'appelle jacobin, homme horrible, ordurier, grimacier, chiffonnier, 2e lettre particul. dans GRIMACIER, ÈRE
Oui, madame, j'ai pris en grippe l'amitié comme la médecine, Lett. II, 62 dans GRIPPE
Ce théâtre [les Variétés] jouera seul les pièces qu'on appelle grivoises, c'est-à-dire sales, Livret. dans GRIVOIS
Il y a des gens dont la récolte ne craint ni temps ni grêle, et ce ne sont pas ceux qui, versant, labourant, font le meilleur guéret, mais qui, ayant une place, ne font rien ou font la cour, Gazette du village dans GUÉRET
Vous repartirez sans doute la veille de mon retour ; ce guignon-là, j'espère, ne me durera pas toujours, Lett. I, 379 dans GUIGNON
C'est vraiment une plaisante chose à voir que cette cour [de Bonaparte] et comme tout cela se guinde peu à peu, Lett. I, 125 dans GUINDER
Les habiles en littérature sont ceux qui, comme les Jésuites de Pascal, ne lisent point, écrivent peu et intriguent beaucoup, Lett. à M. Renouard dans HABILE
....il [Millin] arrive n'ayant que trois habits habillés.... M. Millin projette d'aller jusqu'en Calabre, pays où l'on n'a jamais vu d'habits habillés ; à peine y habille-t-on les hommes, Lett. II, 67 dans HABILLÉ, ÉE
De fort honnêtes gens ont cru honorer Hérodote, en nous le présentant sous les livrées de la cour, en habit habillé, Trad. d'Hérod. Préface dans HABILLÉ, ÉE
En Amérique, aucune hâblerie ne saurait subsister [à cause des journaux] ; le public n'est point trompé, n'y ayant là personne en pouvoir de mentir et d'imposer silence à tout contradicteur, Pamphl. des pamphl. dans HÂBLERIE
Hérodote mit plus d'art [que les premiers prosateurs] dans sa diction moins incohérente, moins hachée, Trad. d'Hérod. Préface dans HACHÉ, ÉE
Respectons les gens du roi ou les gens de l'empereur qui happent au nom du roi, Lettre III dans HAPPER
C'est à la faveur de mon harnais que j'ai parcouru l'Italie, où l'on ne pouvait voyager qu'avec une armée, Lett. I, 115 dans HARNAIS ou HARNOIS
Affronter le haro, l'indignation publique ! pour qui ? pour des ingrats qui vous payent d'un cordon, et disent...., Lett. particulière. dans HARO
La canaille [dans le royaume de Naples] est le parti du roi [le prince Bourbon chassé], et tout propriétaire est jacobin : c'est le haro de ce pays-ci, Lett. I, 66 dans HARO
Bourgean le promit bien et signa ; et moi, qui me fiais à cela, je m'en allai.... persuadé qu'il n'oserait couper une seule hart au delà de ce qui lui revenait, à MM. les juges de Tours. dans HART
Depuis qu'il n'y a plus ni fief ni haubert ; qu'affranchis, peu s'en faut, de l'antique servitude, nous travaillons pour nous quand l'impôt est payé, nous ne saurions chômer qu'à nos propres dépens, Pétition pour les villageois qu'on empêche de danser dans HAUBERT
Paul-Louis sur les hauts de Veretz fait des choses admirables, Gazette du village, n° 4 dans HAUT, AUTE
Elle fut la seule de son sexe, parmi tant d'enfants de Jupiter, dont ce dieu daigna se déclarer le père ; quelque tendresse qu'il eût pour le fils d'Alcmène, Hélène lui fut encore plus chère ; et, dans les dons qu'il leur fit, les plus précieuses faveurs furent d'abord pour sa fille ; car Hercule eut en partage la force à qui rien ne résiste, Hélène la beauté qui triomphe de la force même, Éloge d'Hélène. dans HÉLÈNE
Je ne suis point non plus helléniste, ou je ne me connais guère ; si j'entends bien ce mot, qui, je vous l'avoue, m'est nouveau, vous dites un helléniste, comme on dit un dentiste, un droguiste, un ébéniste, Lett. à M. Renouard libraire (20 sept. 1810). dans HELLÉNISTE
Nous y vîmes [dans une bibliothèque de Florence] de quoi ravir en extase tous les hellénistes du monde, pour me servir de vos termes, ib. dans HELLÉNISTE
La biche [qui a perdu son faon] dissipe son chagrin en cherchant d'autres herbages et d'autres forêts, Lett. II, 169 dans HERBAGE
Où en serais-je, si chacun de ceux à qui je puis devoir s'en venaient cueillir avant le temps mes fruits ou ma vendange, et couper mon blé en herbe ?, à messieurs les juges. dans HERBE
Vous serez bien aises de savoir que j'arrivai ici hier (voilà un affreux hiatus dont je vous demande pardon), Lett. I, 305 dans HIATUS
Voilà ce que me dit mon voisin ; mais, moi, tous ces discours me persuadent peu ; je ne suis pas né d'hier, et j'ai mes souvenirs, Lett. V dans HIER
Nous venons de faire un empereur, et, pour ma part, je n'y ai pas nui : voici l'histoire, Lett. I, 60 dans HISTOIRE
Heureux sont les esclaves inconnus à leur maître ; ce bonheur-là vous est hoc, et c'est là peut-être de quoi vous enragez, Lett. II, 20 dans HOC
Recomposez un peu l'ancien fief, et que chaque portion retourne du propriétaire laboureur à ce bon seigneur adoré de ses vassaux, pour être substitué à lui et à ses hoirs, de mâle en mâle, à perpétuité ; ses hoirs ne laboureront pas, ses vassaux peu, Lett. V dans HOIR
Simon Gabelin, ne voulant point aller à l'armée, a vendu tout son bien pour acheter un homme, et se fait remplacer, Gazette du village, n° 4 dans HOMME
Le garde-champêtre est l'homme du maire, comme le maire est l'homme du préfet, Pierre Clavier aux juges de Blois dans HOMME
Que voudriez-vous qu'il [le courtisan] fit d'une dame Honesta, sans amants, sans intrigues, qui, sous prétexte de vertu, claquemurée dans son ménage, s'attacherait à son mari ?, Simple discours. dans HONESTA
Les procureurs du roi ne sont pas seulement d'honnêtes gens, ce sont encore des gens fort honnêtes, Lett. IV dans HONNÊTE
Les battus n'ont point porté de plainte : l'un garde son soufflet, l'autre ses horions, Gaz. du village, n° 4 dans HORION
Tout propriétaire veut l'ordre, la paix, la justice, hors qu'il ne soit fonctionnaire ou pense à le devenir, Lett. V dans HORS
Heureux, cent fois heureux ceux que Laubardemont faisait condamner à huis clos par ordre de Son Éminence ! ils étaient opprimés, mais non déshonorés, Réponse aux anonymes dans HUIS
Plusieurs Français, non des plus huppés, tiennent table ouverte à tous venants, Lett. I, 35 dans HUPPÉ, ÉE
Il faut hurler avec les loups, d'autres disent braire avec les ânes, Lett. II, 33 dans HURLER
Je prêchais toujours mes hurleurs, qui criaient : Mort aux Jacobins, Lett. I, 68 dans HURLEUR, EUSE
Le curé ayant appris que j'avais une femme jeune et jolie fit là-dessus des commentaires à la housarde, Lett. II, 100 dans HUSSARD
Poussez à Marcassus, poussez à Marcellus [députés attachés au parti royaliste sous la Restauration] la métaphore, l'antithèse, l'hypotypose, Lett. X dans HYPOTYPOSE
Le dévouement doit toujours être un peu idiot ; cela plaît bien plus à un maître que ces gens qui tranchent du capable, Livret I, n° 3 dans IDIOT, OTE
Il défend tant qu'il peut, en mémoire du vieux âge, les ronces, les broussailles, les landes féodales que d'ignobles guérets chaque jour envahissent, Lett. V dans IGNOBLE
Mais quoi ! je vous le dis, ce sont les gens de cour dont l'imaginative enfante chaque jour ces merveilleux conseils, Simple discours. dans IMAGINATIF, IVE
À l'oeuvre on connaît l'ouvrier, sans qu'il faille pour cela être immatriculé dans la profession, Lettres, Conversat. chez la comtesse d'Albany dans IMMATRICULÉ, ÉE
Quand tous ses gouvernants [du peuple français] s'en allèrent un jour, croyant lui faire pièce et le laisser en peine, d'autres se présentèrent qu'on ne demandait pas, et s'impatronisèrent, Lettre VI dans IMPATRONISER
Ainsi raisonnait Paul-Louis ; et cependant écoutait le jeune homme bien disant, auquel à la fin il s'en remet, lui confiant sa cause imperdable ; il la perdit, comme on va voir, Procès. dans IMPERDABLE
On plaçait auprès des alliés des surveillants capables de leur imposer et de les tenir dans le devoir, Lett. II, 337 dans IMPOSER
L'ascendant de son génie [de Buffon] lui soumit tous les esprits.... son nom seul en imposait aux factieux de la littérature, Lett. II, 310 (Buffon). dans IMPOSER
Je copiai de ce manuscrit ce qui manquait dans les imprimés, Lettre à M. Renouard. dans IMPRIMÉ, ÉE
Nous étions la gent corvéable, taillable et tuable à volonté, nous ne sommes plus qu'incarcérables, Lett. 1re. dans INCARCÉRABLE
Deux [Arabes] voulant se jurer la foi, un troisième se met entre eux deux, et avec une pierre tranchante leur incise le dedans des mains, Prospect. d'une trad. d'Hérodote. dans INCISER
Nos billets [électoraux] remplis, le président les reprenait avec le doigt index et le pouce seulement, Seconde lettre particul. dans INDEX
C'est toi qui l'as nommé, docte abbé : notre mal et le tien, l'indifférence pour la religion ; il en a fait un livre, comme ces médecins qui composent des traités sur une maladie dont eux-mêmes sont atteints, et en raisonnent d'autant mieux, Lett. VIII dans INDIFFÉRENCE
Des gens ont aimé la liberté et Bonaparte à la fois, indivis, Procès de P. Louis, Discours de Courier. dans INDIVIS, ISE
Polissez votre style et choisissez vos termes ; à la force du sens unissez l'harmonie infuse dans vos périodes pour charmer l'oreille...., Lett. X dans INFUS, USE
Toutes vos pensées sont comme infuses de l'un et de l'autre [l'utile et l'agréable], Lett. I, 114 dans INFUS, USE
Chacun se lance ; non : à la cour, on se glisse, on s'insinue, on se pousse, Lett. VIII dans INSINUER
Je n'approuve aucunement qu'il [le duc de Bordeaux] ait ses Invalides avant de sortir du maillot, Simple discours. dans INVALIDE
Un chef homme de bien.... usant de conseils selon son caractère, gouverne le peuple irréprochablement, Prospect. d'une trad. d'Hérodote. dans IRRÉPROCHABLEMENT
S'il peint d'autres climats, une autre nature, sous les zones brûlées de l'Afrique et de l'Asie, on se croit transporté au milieu des déserts de l'Arabie, et l'on distingue, à travers les sifflements des reptiles, la voix de l'onocrotale et le cri du jabiru, Éloge de Buffon, Lett. t. II, p. 318 dans JABIRU
Jamais de dragonnades ni de Saint-Barthélemy, quand les rois, élevés au milieu de leurs peuples, parleront la même langue... ; de jacquerie non plus, de ligues, de barricades, Simple discours. dans JACQUERIE
Mais quoi ! vous ne pouvez rien taire ; un peu de discrétion est bien rare aujourd'hui ; les gens crèveraient plutôt que de ne point jaser, et vous tout le premier, Seconde lettre particulière. dans JASER
je sers ; mais à quoi sers-je ?, 2e lettre particulière dans JE
Le premier jet d'un ouvrage. Lucius, ayant d'abord composé ce joli ouvrage [l'Ane de Lucius de Patras] tel à peu près que nous l'avons, y aura voulu joindre depuis différents morceaux, et, par ces additions de pièces battues à froid et hors de proportion, aura gâté son premier jet, Préface de la traduction de la Luciade dans JET
Leurs excellences européennes veulent, dit-on, se couper la gorge ; l'Anglais défie l'Allemand ; celui-ci plus rusé lui joue d'un tour de diplomate, 2e lett. particulière. dans JOUER
C'est l'imprimerie qui met le monde à mal ; c'est la lettre moulée qui fait qu'on assassine depuis la création ; et Caïn lisait les journaux dans le paradis terrestre, Lett. IX dans JOURNAL
Le président [du bureau d'élection] nous donna des billets... mais il fallait jurer d'abord ; nous jurâmes tous, nous levâmes la main de la meilleure grâce du monde et en gens exercés, Lett. partic. II dans JURER
Douze mille arpents de terre enclos, c'est un joli cadeau à faire à qui les saurait labourer, Chambord. dans LABOURER
Mon père avait toujours quelque procès, c'était pour ne pas se laisser manger la laine sur le dos, Lett. II, 111 dans LAINE
Les autres [les Grecs], plutôt que de la perdre [Hélène], se laissèrent vieillir loin de leur patrie, Éloge d'Hélène. dans LAISSER
Jamais tant de lame ne s'est vue au cep ni si bien préparée, Gaz. du village, IV dans LAME
La princesse de Santa Croce a lancé son fils dans les troupes françaises, Lett. I, 30 dans LANCER
Chacun se lance ; non, à la cour, on se glisse, on s'insinue, on se pousse, Lett. VII dans LANCER
Le temps d'Hérodote fut l'aurore de cette lumière, et, comme il a peint le monde encore dans les langes, s'il faut ainsi parler, d'où lui-même il sortait..., Hérodote, préface du traducteur dans LANGE
Si vous me promettiez de tenir votre langue, je vous conterais..., 2e lettre particulière. dans LANGUE
En déliant la langue [grecque] du rhythme poétique, Hécatée, Hérodote lui conservèrent les formes de la poésie, les expressions et les mots hors du dialecte commun, Hérodote, Préface du traducteur dans LANGUE
Platon, poëte, s'il en fût, Platon qui n'aimait pas le peuple, l'appelle son maître de langue, Hérodote, Préface du traducteur dans LANGUE
Penser traduire Hérodote dans notre langue académique, langue de cour, cérémonieuse, roide, apprêtée, pauvre d'ailleurs, mutilée par le bel usage, c'est étrangement s'abuser, Hérodote, Préface du traducteur dans LANGUE
La Grèce avait de grands poëtes, Homère, Antimaque, Pindare, et, parlant la langue des dieux, bégayait à peine celle des hommes, Hérodote, Préface du traducteur dans LANGUE
Que ces conteurs des premiers âges de la Grèce aient conservé la langue poétique dans leur prose, on n'en saurait douter après le témoignage des critiques anciens ou d'Hérodote, qu'il suffit d'ouvrir seulement pour s'en convaincre, Hérodote, Préface du traducteur dans LANGUE
Combien de Laridons passent pour des Césars, sans parler de César Berthier !, Lettres, 12 août 1806 dans LARIDON
Quand on veut être le maître, pour la fin le moyen ; maître et bon, maître et juste [il s'agit de cruautés commises en Italie par Napoléon Ier], ces mots s'accordent-ils ? oui, grammaticalement, comme honnête larron, équitable brigand, Lettres, I, 202 dans LARRON, ONNESSE
Préfets, télégraphes, gendarmes... rien n'y sert ; missionnaires, jésuites, aumôniers, y perdent leur peu de latin, Lettres au réd. du Censeur, X dans LATIN, INE
On veut donner Chambord au prince [duc de Bordeaux] pour sa layette, Simple discours dans LAYETTE
Voilà le début d'Hécatée [ancien historien grec] ; et il continuait de ce ton, assorti d'ailleurs au sujet ; ce n'étaient guère que des légendes fabuleuses de leurs anciens héros ; peu de faits noyés dans des contes à dormir debout, Hérodote, Préface du traducteur dans LÉGENDE
À cette légende de titres que vous trouvâtes si comiques, il vient d'en ajouter un qui donne du lustre à tous les autres, Lett. II, 280 dans LÉGENDE
Le Français léger ne fait cas que des lourds volumes ; le gros Anglais veut mettre tout en feuilles volantes : contraste singulier, bizarrerie de nature !, Pamphlet des pamphlets. dans LÉGER, ÈRE
C'est un si brave homme que ce dom Joseph ; que de lésine, que d'usure il va inventer !, Lett. II, 283 dans LÉSINE
Il [un officier] mettait assez bien l'orthographe, si ce n'est dans certains noms peu familiers jusque-là aux secrétaires de l'état-major ; Salamine et les Thermopyles revenant à chaque ligne lui firent d'abord un peu de peine.... mais il se mit bientôt au fait, et devint à la fin si habile qu'il écrivait toute la Grèce dans l'ordre du jour, comme il le disait lui-même, aussi lestement que la distribution de l'eau-de-vie et du vinaigre, sujet ordinaire de ces pièces d'éloquence, Conseils à un colonel. dans LESTEMENT
L'emploi de garde des manuscrits, d'habiles gens le demandaient ; on le donna à Gail, qui ne lit pas même la lettre moulée, Lett. à MM. de l'Académie dans LETTRE
Et vous aimez les Provinciales, petites Lettres, comme alors on les appelait, quand elles allaient de main en main, Pamphl. des pamphl. dans LETTRE
Il nous le faut lire [Homère], non pour l'imiter, mais pour apprendre de lui à lire dans la nature, aujourd'hui lettre close à nous, qui ne voyons que des habits, que des usages, Prosp. d'une trad. d'Hérod. dans LETTRE
Bonaparte ne nous baillait pas le lièvre par l'oreille, jamais ne nous leurra de la liberté de la presse, ni d'aucune liberté, Réponse aux anonymes. dans LEURRER
Cambyse un jour faisait combattre ensemble un lionceau et un jeune levron, Trad. d'Hérod. dans LEVRON
Hésychius et tous les autres glossateurs ou lexicographes s'en sont servis nécessairement [d'Athénée], Art. sur une nouv. édit. d'Athénée. dans LEXICOGRAPHE
Bêtise, oui bêtise, j'en demeure d'accord, c'est du style à deux liards, Lett. I, 167 dans LIARD
Au lieu de variantes d'un seul manuscrit, vous en avez de quatre, et le tout forme une énorme liasse, grand in-folio, Lett. I, 337 dans LIASSE
Chapitre le plus long de tous sur la différence qu'il y a de l'historien au pamphlétaire, qu'il [le procureur du roi] appelle aussi libelliste, Procès de P. L. Courier dans LIBELLISTE
Aspasie prêtait son entremise aux intrigues de Périclès avec des femmes libres, Lett. II, 366 dans LIBRE
Si la paresse vous lie les doigts, faites-moi écrire par l'ami commun, Lett. I, 185 dans LIER
Aux premières nouvelles de son apparition [du boeuf Apis], tous les Égyptiens en liesse mirent leurs plus beaux vêtements, Trad. d'Hérodote. dans LIESSE
Il [Napoléon] ne nous baillait pas le lièvre par l'oreille, jamais ne nous leurra de la liberté de la presse ni d'aucune liberté, Réponse aux anonymes. dans LIÈVRE
Pendant que je vous fais ces lignes très sensées, voici une drôle d'aventure, Lett. I, 168 dans LIGNE
Cette convoitise des offices et états (curée autrefois réservée aux nobles limiers) est devenue plus âpre depuis que tous y peuvent prétendre, 2e lettre. dans LIMIER
Il faut mettre de l'encre et tirer avec soin ; dites cela, je vous prie, de ma part à votre imprimeur, s'il a quelque envie que ses feuilles sortent lisibles de la presse, Lettre VI dans LISIBLE
Un libraire veut avoir mon portrait pour le faire lithographier : je l'ai envoyé promener, Lett. II, 192 dans LITHOGRAPHIER
Fi ! ne m'en parlez pas, opprobre de la littérature, honte du siècle et de la nation, qu'il se puisse trouver des auteurs, des imprimeurs et des lecteurs de semblables impertinences [les pamphlets politiques], Pamphlet des pamphlets dans LITTÉRATURE
La littérature grecque est la seule qui ne soit pas née d'une autre, mais produite par l'instinct et le sentiment du beau chez un peuple poëte, Préface d'une trad. d'Hérodote dans LITTÉRATURE
Ce garçon-là ira loin, Lett. I, 136 dans LOIN
Au bout d'un quart d'heure qui fut long [qui me parut long], Lett. 1er nov. 1807 dans LONG, ONGUE
Maintenant je lorgne la Sicile, je ne rêve que les prairies d'Enna, Lett. I, 116 dans LORGNER
J'ai vite donné toutes les copies dont je me suis pu aviser, pour me tirer, moi, de la gueule du loup, Lett. II, 50 dans LOUP
Dans une marche, quand le loustig a ri, toute la colonne rit, et demande : qu'a-t-il dit ?, 2e lettre particulière. dans LOUSTIC ou LOUSTIG
Ce monsieur du journal m'appelle loustic, et c'est là-dessus que je le prends : il dit, et croit bien dire, parlant de moi, le loustic du parti national, et fait là une faute sans s'en douter, le bonhomme ! ce mot est étranger ; lorsqu'on prend le mot des puissances étrangères, il ne faut pas le changer ; les puissances étrangères disent loustig, non loustic, et je crois même qu'il ignore ce que c'est que le loustig dans un régiment Teustche ; c'est le plaisant, le jovial qui amuse tout le monde et fait rire le régiment, je veux dire les soldats et les bas officiers ; car tout le reste est noble, et, comme de raison, rit à part, 2e lettre particulière. dans LOUSTIC ou LOUSTIG
Psamménite eut le loyer de ses méchants desseins, car il avait tenté de faire soulever l'Égypte, Traduct. d'Hérod. dans LOYER
Je n'ai pas, comme Don Quichotte, des intervalles lucides, Lett. I, 114 dans LUCIDE
Longus m'embrasserait pour avoir enfin remis en lumière son oeuvre amoureuse, Lett. I, 99 dans LUMIÈRE
Non ! la postérité ne se doutera jamais combien, dans ce siècle de lumières.... il y eut de savants qui ne savaient pas lire...., Lettre du 12 août 1806 dans LUMIÈRE
C'est folie de lutter contre sa destinée, Lettre à MM. de l'Académie. dans LUTTER
Comme si c'était peu de toutes ces machinations contre les bonnes moeurs, Lettre IX dans MACHINATION
Avant de proscrire le grec, y avez-vous pensé ?... quitterez-vous la Vénus de Praxitèle pour les magots de Fo-hi-can ?, Lett. à l'Acad. des inscr. dans MAGOT
Ma chemise faite et mise sur mon maigre corps...., Corresp. 10 sept. 1806 dans MAIGRE
Je n'approuve aucunement qu'il [le duc de Bordeaux] ait ses Invalides avant de sortir du maillot, Simple discours. dans MAILLOT
Il s'en contente [de sa fortune], et vivait dans cette médiocrité, quand les ministres, le voyant homme à la main, d'humeur facile, comme sont les savants, le firent entrer au parlement, Pamphlet des pamphlets. dans MAIN
M. d'Autichamp est vraiment aimable, tout uni et fort à la main, Lett. II, 108 dans MAIN
Tous les cabarets pendant la messe doivent être fermés ; le maire y tient la main, Lett. II, 113 dans MAIN
Ayant dit mainte fois, nous valons mieux que nos pères, il m'a fallu dire les moeurs du temps passé, Procès de P. L. Cour. Discours. dans MAINT, MAINTE
Nous comptons ici par milliards, ou, pour dire la vérité, par ma foi, nous ne comptons plus, depuis que nous avons des députés à nous, une majorité, comme on l'appelle, compacte ; dépense à faire, mais petite, Pièce diplomatique. dans MAJORITÉ
Ils [les gens de la cour, dans un château royal, à la campagne] chassent à travers nos blés avec leurs chiens et leurs chevaux, ouvrent nos haies, gâtent nos fossés, nous font mille maux, mille sottises, Simple disc. dans MAL, ALE
C'est l'imprimerie qui met le monde à mal, c'est la lettre moulée qui fait qu'on assassine depuis la création, et Caïn lisait les journaux dans le paradis terrestre, Lett. au réd. du Cens. 9 dans MAL, ALE
Mon ami, tu es triste, tu te promènes seul tu fuis tes camarades, tu as le mal du pays, Seconde lett. partie. dans MAL, ALE
Tu pourras lui dire, que sans ma maladie de Naples (qui n'était pas le mal de Naples), j'aurais fait il y a six mois cette demande, Lett. 27 juill. 1808 dans MAL, ALE
Chardon de la Rochette.... se présente à l'Académie, qui toute d'une voix le refuse ; non, c'est mal dire : on ne fit nulle attention à lui, Lettre à messieurs de l'Académie dans MAL, ALE
Si vous suivez son avis, vous mourrez tous de malemort, Trad. d'Hérod. dans MALEMORT
Ce sont des artichauts dont vous déjeunez là ? - Oui, général. - Vous, Rapp, vous les mangez à l'huile ? - Oui, général. - Et vous, Savary, à la sauce ? Moi je les mange au sel, Pamphlet des pamphlets dans MANGER
Va, tu en mangeras de la prison, je te le promets, Lett. particul. dans MANGER
Me voici dans mon nouveau logement.... la jardinière me fait mon manger, Lett. II, 187 dans MANGER
Pour m'ôter le droit de voter dans ce département où est mon manoir paternel, il faudrait prouver que j'ai fait élection de domicile ailleurs, à MM. du conseil de préfecture dans MANOIR
Quand un Phénicien (ce fut, je m'imagine, quelque manufacturier, sans titre, sans naissance) eut enseigné aux hommes de peindre la parole, 9e lettre au censeur dans MANUFACTURIER
On lui dit [en Italie, à un homme qu'on assassine], avant de le tuer : recommande ton âme à Dieu, pardonne-moi, et fais un acte de contrition ; il dit son in-manus, pardonne, et on l'égorge ; il va en paradis, 2e réponse aux anonymes dans MANUS (IN-)
Le marché paraît d'or pour lui, car nous donnons et il reçoit, Chambord. dans MARCHÉ
Je vous embrasse, vous et eux, j'entends la marmaille et M. Pigalle, Lett. II, 55 dans MARMAILLE
La marmite à vapeur qui donne chaque minute un potage gras, lorsqu'on sait la gouverner, mais éclate et vous tue si vous n'y prenez garde, voilà l'affaire, voilà mon représentatif.... si vous l'eussiez eue, cette marmite représentative, au temps de l'île de Léon, l'argent ne vous eût point manqué, Pièce diplomatique. dans MARMITE
Autrefois on nous tuait [nous paysans] pour cinq sous parisis.... maintenant il en coûte à un maire sept sous et demi de papier marqué pour seulement mettre en prison l'homme qui travaille, Lett. 1re. dans MARQUÉ, ÉE
Je t'ai marqué, dans une lettre que Guérin te remettra, comme on m'a reçu, Lett. I, 125 dans MARQUER
Ce ne serait rien d'avoir tué quinze ou vingt mille hommes, par exemple ; avec cela on est à peine nommé dans l'histoire ; pour y faire quelque figure, il faut massacrer par millions, Conversation chez Mme d'Albany dans MASSACRER
Ce fut un mouvement oratoire des plus beaux, quand, se tournant vers moi qui, foi de paysan, ne songeais à rien moins, il m'apostropha de la sorte : vil pamphlétaire ; coup de foudre, non, de massue, vu le style de l'orateur, dont il m'assomma sans remède, Pamphl. des pamphl. dans MASSUE
Le premier qui gagne dix sous a joué trois heures durant, le deuxième trois minutes ; en trois coups il a donné le mat et gagné dix louis... lequel joue le mieux ?, Conversation chez la comtesse d'Albany dans MAT
La matière était ample à fournir des volumes, je n'en sus tirer qu'une feuille, tant l'éloquence me manqua !, Pamphl. des pamphl. dans MATIÈRE
Vous et nous, en tout vivons mieux que nos anciens, je l'ai dit, le redis, et le dirai, dussiez-vous, messieurs, pour ce délit, me condamner au maximum de la peine, Procès de Paul-Louis Courier. dans MAXIMUM
Dans vos guerres vous avez affaire à des mazettes qui vous laissent conquérir des royaumes en quinze jours, Lett. t. II, Convers. chez la comtesse d'Albany. dans MAZETTE
Lorsqu'on nous couche en joue de près, à bout touchant, lorsqu'autour de nous toute l'Europe en armes fait l'exercice à feu, ses canons en batterie et la mèche allumée, Pétition pour les villageois, etc. dans MÈCHE
Les uns vous semblaient trop habiles, les autres trop ignorants.... vous cherchiez cette médiocrité justement vantée par les sages, Lett. à l'Acad. des inscr. dans MÉDIOCRITÉ
Il m'appelle jacobin, révolutionnaire, plagiaire, voleur, empoisonneur, faussaire, pestiféré ou pestifère... c'est tout, si j'ai mémoire, Lett. particul. II dans MÉMOIRE
Le courtisan mendie en carrosse à six chevaux, et attrape plus tôt un million que l'autre [le besacier] un morceau de pain noir, Simple discours. dans MENDIER
L'armée de Bonaparte, qui alla très bien, étant menée par des vilains, mal aussitôt qu'elle fut commandée par des nobles, 2e lett. partic. dans MENÉ, ÉE
Le préfet s'est avisé d'y trouver à redire ; là-dessus nous l'avons mené de la belle manière, 2e lettre particul. dans MENER
Il [Furia] a tenu, feuilleté, examiné, décrit et noté par le menu chaque page de ce petit volume, sans se douter seulement de ce qu'il contenait, Lettres à M. Renouard. dans MENU, UE
Faire propriétaire, sans dépouiller personne, l'homme qui n'est que mercenaire, donner la terre au laboureur, c'est le plus grand bien qui se puisse faire en France, depuis qu'il n'y a plus de serfs à affranchir, Lettre V dans MERCENAIRE
Vous rougirez de la charrue, vous renierez la terre votre mère, et l'abandonnerez, Simple discours. dans MÈRE
Que ce soit un courtisan fidèle ou un gentilhomme de Bonaparte [qui ait imaginé de donner Chambord au duc de Bordeaux], c'est la même chose pour nous qui n'y saurions avoir jamais d'autre mérite que celui de payer, Simple discours. dans MÉRITE
Dieu, dis-je en moi-même tout bas, Dieu, délivre-nous du malin et du langage figuré ; les médecins m'ont pensé tuer, voulant me rafraîchir le sang ; celui-ci m'emprisonne de peur que je n'écrive du poison.... Jésus, mon Sauveur, sauvez-nous de la métaphore, Pamphlet des pamphlets. dans MÉTAPHORE
Nos métayers sont des fripons qui vendent la poule au renard, 1re lettre particulière. dans MÉTAYER, ÈRE
Son métier [d'un prince], c'est de régner un jour, s'il plaît à Dieu, Simple discours. dans MÉTIER
Quelle intrigue peut-on entamer avec espoir de la mener à bien, si tout est affiché le même jour [dans les papiers publics] ? quelle trame saurait-on mettre sur le métier ?, Lett. X dans MÉTIER
Il [Colbert] n'attacha point de traitement aux places de votre Académie, de peur, disent les mémoires du temps, que les courtisans n'y voulussent mettre leurs valets ; hélas ! ils font bien pis, ils s'y mettent eux-mêmes, Lettre à MM. de l'Académie. dans METTRE
Il se mit bientôt au fait, et devint à la fin si habile...., Conseils à un colonel. dans METTRE
Gardez-vous de les croire [ceux qui vous invitent à intervenir], puissances étrangères, ne les écoutez mie, car ils vous mèneraient loin, Lettre X dans MIE
Si j'avais l'éloquence de M. Furia, j'évoquerais ici l'ombre de Longus.... vous pouvez penser la mine qu'il ferait à M. Furia, qui le laissait manger aux vers dans le vénérable bouquin, Lett. à M. Renouard. dans MINE
Joignez-y une marquise de Céra, figure très agréable, gâtée par des mines et des airs d'enfant qui ont pu plaire en elle à seize ans, et il y a seize ans, Corresp. Rome, 8 janv. 1799 dans MINE
Les [conspirations] faire naître, les étouffer, charger la mine, l'éventer, c'est le grand art du ministère, c'est le fort et le fin de la science des hommes d'État, Lettres au censeur, X dans MINE
Remacle a une grosse mitraille au travers du corps, Lett. I, 498 dans MITRAILLE
Je ne puis du tout approuver sa préface [de Coraï] mixto-barbare, Lett. I, 265 dans MIXTO-BARBARE
Moi, là-dessus : monsieur, je m'en rapporte à vous qui devez savoir ces choses, Pamphlet des pamphlets. dans MOI
Je me suis laissé dire que tu voulais nous sabrer. - Moi vous sabrer, bonhomme ?, 2e lettre particulière dans MOI
Alors [à l'époque de l'invention de l'écriture] commencèrent les inquiétudes vagues de ceux qui se lassaient de travailler pour autrui, et en même temps le dévouement monarchique de ceux qui voulaient à toute force qu'on travaillât pour eux, 9e lettre au Censeur. dans MONARCHIQUE
Je fus condamné dès l'heure dans l'esprit de messieurs, dès que l'homme du roi m'eut appelé pamphlétaire, Pamphlet des pamphlets. dans MONSIEUR
Une fois monté à ce ton, il m'était aisé de continuer, Pamphlet des pamphlets dans MONTÉ, ÉE
Les Français, abattus, bistournés par Napoléon, se laissent ferrer et monter à tous venants, Lett. X dans MONTER
Mais une terre est détruite, mais le château, les souvenirs, les monuments, l'histoire... les monuments se conservent où les hommes ont péri, à Balbek, à Palmyre et sous la cendre du Vésuve, Lett. V dans MONUMENT
La raillerie, la fine moquerie de Pascal a fait ce que n'avaient pu les arrêts, les édits, a chassé de partout les jésuites, Pamphlet des pamphlets. dans MOQUERIE
Je fus en prison deux mois à Sainte-Pélagie, par l'indulgence des magistrats, pour avoir outragé la morale publique, crime de Socrate comme vous savez ; sur la morale particulière, un peu différente de l'autre, je n'ai eu de démêlés avec qui que ce soit, et même n'entends point dire qu'on me reproche rien, Au rédact. de la Quotidienne dans MORALE
Tu ne mangeras plus morceau qui te profite, ayant fâché le maire, Pierre Clavier, dit Blondeau. dans MORCEAU
Adieu bosquets, parterres, gazons, allées d'arbrisseaux et de fleurs ; tout cela morcelé entre dix paysans, Lett. V dans MORCELÉ, ÉE
Je vous soutiendrai mordicus, jusqu'à mon dernier syllogisme, que ce siècle-là [de Louis XIV] est en tout supérieur au vôtre, Lett. II, 210 dans MORDICUS
De l'acétate de morphine, un grain dans une cuve se perd, en une cuillerée tue, Pamphl. des pamphl. dans MORPHINE
Mon père regarde comme mal employé le temps que je donne aux langues mortes, Lett. I, 17 dans MORT, ORTE
Les jeunes gens quelquefois se passionnent pour l'étude : c'est la mort à tout avancement, Lett. à l'Acad. des inscr. dans MORT
Mais l'abus.... sottise que ce mot ; ceux qui l'ont inventé, ce sont eux qui vraiment abusent de la presse, Pamphlet des pamphlets dans MOT
C'est un mérite non commun, ni facile, de clore en peu de mots beaucoup de sens, Pamphl. des pamphl. dans MOT
Prendre le mot de, subir les ordres de... Il dit, et croit bien dire, parlant de moi, le loustic du parti national, et fait là une faute, sans s'en douter, le bonhomme ; le mot est étranger ; lorsque l'on prend le mot des puissances étrangères, il ne faut pas le changer, Lettres particulières, II dans MOT
C'est l'imprimerie qui met le monde à mal ; c'est la lettre moulée qui fait qu'on assassine depuis la création ; et Caïn lisait les journaux dans le paradis terrestre, Lettre IX dans MOULÉ, ÉE
L'emploi de garde des manuscrits, d'habiles gens le demandaient ; on le donne à Gail, qui ne lit pas même la lettre moulée [les imprimés], Lettre à MM. de l'Académie. dans MOULÉ, ÉE
Voyant à mes trousses chiens et gens, j'ai fait le moulinet avec mon bâton, sans trop regarder où je frappais, Lett. II, 40 dans MOULINET
Cette parole fut cause à Cambyse grandement courroucé de mouvoir guerre à l'Égypte, Trad. d'Hérodote. dans MOUVOIR
[Les Français] peuple charmant, volage, muable, variable, mais toujours payant, Lettre VI dans MUABLE
Je m'en vais musant et baguenaudant jusqu'à Naples, Lett. II, 64 dans MUSER
Le 1er livre [de Longus], que tout le monde sait être mutilé dans les éditions, me parut entier dans ce manuscrit, Lett. à M. Renouard. dans MUTILÉ, ÉE
Tu pourras lui dire que, sans ma maladie de Naples (qui n'était point le mal de Naples), j'aurais fait, il y a six mois, cette demande, Lett. à M. Haxo, 1808 dans NAPLES
Dans l'état de nature.... l'homme exempt de tout vice et de la corruption des temps où nous vivons, ne parlait point, mais criait, murmurait ou grognait, selon ses affections du moment, 9e lettre au censeur. dans NATURE
Vos guerriers, leurs équipages, leur suite, leurs tambours, leurs trompettes font tout leur être, et, perdant cela, qu'ils vivent ou qu'ils meurent, les voilà néant, Convers. chez Mme d'Albany. dans NÉANT
Je lui mis, comme on dit, le nez sur ce morceau de grec, qu'il n'avait pu voir sans moi, Lettre à M. Renouard. dans NEZ
Il [un traducteur d'Hérodote] ne nommera pas le boulanger de Crésus, le palefrenier de Cyrus, le chaudronnier Macistos ; il dit grand panetier, écuyer, armurier, avertissant en note que cela est plus noble, Traduction d'Hérod. Préface dans NOBLE
Ils croient que le style noble est celui du blason, Procès. dans NOBLE
Il n'y a de bon que les moines, la noblesse présentée...., Lettre 9e au censeur. dans NOBLESSE
Ne puis-je pas m'appliquer ce que disait Cicéron, ayant proposé aux antiquaires de son temps quelque noeud qu'ils ne pouvaient résoudre ?, Lett. I, 34 dans NOEUD
J'ai ici à ma disposition une bonne bibliothèque, et ce m'est un grand secours pour la petite bagatelle que je vous destine ; cependant il me manque encore des outils pour enlever certains noeuds, Lettre à M. de Sainte-Croix, 27 nov. 1807 dans NOEUD
Voici un petit échantillon de mon histoire ; mais c'est du noir, prenez-y garde, Lett. I, 211 dans NOIR, OIRE
Être Bonaparte, et se faire sire.... il croit monter en s'égalant aux rois, il aime mieux un titre qu'un nom, Corresp. mai 1804 dans NOM
Notre vigne n'est point si chétive qu'on voudrait bien le faire croire.... un jeune plant s'élève.... laissez-le croître cinq ou six ans encore, et vous m'en direz des nouvelles, 2e lett. particul. dans NOUVELLE
Voilà le début d'Hécatée dans son histoire : .... ce n'étaient guère que des légendes fabuleuses.... peu de faits noyés dans des contes à dormir debout, Trad. d'Hérod. Préface du trad. dans NOYÉ, ÉE
J'ai la nue propriété d'un des plus jolis objets qui soient sortis des mains de la nature, Lett. I, 135 dans NU, NUE
Nous venons de faire un empereur, et pour ma part je n'y ai pas nui, Correspond. mai 1804 dans NUIRE
À la vérité, on le chicane [le ministre] sur l'emploi de ces neuf cents millions [du budget] ; le meilleur usage qu'il en pût faire, ce serait, selon moi, de les jouer au biribi ou d'en entretenir des nymphes d'opéra, Lett. VI dans NYMPHE
Périclès avait la tête singulièrement oblongue, Lett. II, 324 dans OBLONG, ONGUE
Périclès se réservait, comme la galère sacrée, pour les grandes occasions, Lett. II, 329 dans OCCASION
La mort fait-elle moins crier l'octogénaire que l'homme de vingt ans ?, Lett. II, 273 dans OCTOGÉNAIRE
Par la révolution Versailles s'est fondu dans la nation ; Paris est devenu l'Oeil-de-boeuf, tout le monde en France fait sa cour, Pamphl. des pamphl. dans OEIL
Ils n'ont, dit-il [Commines], souci de rien, parlant des Français de son temps, sinon d'offices et états... les choses ont peu changé ; seulement cette convoitise des offices et états, curée autrefois réservée à nobles limiers, est devenue plus âpre encore, depuis que tous y peuvent prétendre, Lettre II dans OFFICE
Faites attention ; chaque mot est officiel, approuvé des censeurs, 2e lettre particulière. dans OFFICIEL, ELLE
Les bas officiers ou ceux qui l'ont été, qu'on appelle à présent officiers de fortune, s'accommodent mal avec les officiers de naissance ; et ce n'est pas d'aujourd'hui ; de fait, il m'en souvient, ce furent les bas officiers qui firent la révolution autrefois, 1re lett. particulière. dans OFFICIER
Vîtes-vous onc un plus hardi hâbleur ? Valets aussi bas, aussi rampants que furent onques leurs pères, Aux âmes dévotes. dans ONC ou ONQUES
Messieurs, qu'opinez-vous ?, Correspond. mai 1804 dans OPINER
Réduits au désespoir par ces magistrats mêmes, leurs naturels appuis, opprimés au nom des lois qui doivent les protéger, Pétition aux chambres dans OPPRIMÉ, ÉE
Dieu, dis-je en moi-même tout bas, Dieu, délivre-nous du malin et du langage figuré ! les médecins m'ont pensé tuer, voulant me rafraîchir le sang ; celui-ci m'emprisonne, de peur que je n'écrive du poison.... Jésus, mon Sauveur, sauvez-nous de la métaphore ! après cette courte oraison mentale, je repris...., Pamph. des pamph. dans ORAISON
Ce monsieur du journal m'appelle jacobin, homme horrible, ordurier, grimacier..., 2e lett. particul. dans ORDURIER, IÈRE
Je vous répondrai comme Brunet : Tu veux de l'orthographe avec une méchante plume d'auberge !, Lett. II, 33 dans ORTHOGRAPHE
L'outre-passe est punie d'une amende du quadruple, à raison du prix de la vente, Aux juges du tribunal de Tours dans OUTRE-PASSE
Tout le mal est dans ce peu [le peu de pages d'un pamphlet] ; seize pages, vous êtes pamphlétaire : faites-en seize cents, vous serez présenté au roi, Pamphl. des pamphl. dans PAGE
Oh ! qu'une page pleine dans les livres est rare, et que peu de gens sont capables d'en écrire dix sans sottises !, Pamphl. des pamphl. dans PAGE
J'ai vu des peintres jeter là la palette et conduire des troupes à la guerre, Lett. II, 219 dans PALETTE
Je lui demandai ce que c'était qu'un pamphlet, et le sens de ce mot qui, sans m'être nouveau, avait besoin pour moi de quelque explication : c'est, répondit-il, un écrit de peu de pages, d'une feuille ou deux seulement, Pamphl. des pamphl. dans PAMPHLET
Ce chef-d'oeuvre divin [les Provinciales], ce sont pourtant des pamphlets, des feuilles qui parurent, ib. dans PAMPHLET
Ce fut un mouvement oratoire des plus beaux, quand, se tournant vers moi, qui, foi de paysan, ne songeais à rien moins, il m'apostropha de la sorte : vil pamphlétaire, Pamphlet des pamphl. dans PAMPHLÉTAIRE
Chapitre.... sur la différence qu'il y a de l'historien au pamphlétaire, qu'il [le procureur du roi] appelle aussi libelliste, Procès de P. L. Courier dans PAMPHLÉTAIRE
[Elles] lèveront au ciel leurs innocentes mains en faveur des pandours, Lett. au Censeur, x. dans PANDOUR ou PANDOURE
Il [Larcher] ne nommera pas le boulanger de Crésus, le palefrenier de Cyrus, le chaudronnier Macistos ; il dit grand panetier, écuyer, armurier, avertissant en note que cela est plus noble, Préf. de la trad. d'Hérodote. dans PANETIER
J'écoute peu les déclamations contre la jeunesse d'à présent, et tiens fort suspectes les plaintes qu'en font certaines gens, me rappelant toujours le mot : Vengeons-nous par en médire, Pétition pour les villageois. dans PAR
Il est vrai que partout il loue les princes ; mais ce sont des parachutes : il ne pense pas ce qu'il dit des princes, Procès. dans PARACHUTE
L'esprit de Bonaparte n'est pas à Sainte-Hélène, il est ici dans les hautes classes ; on rêve, non des conquêtes, mais la grande parade ; on donne le mot d'ordre, on passe des revues, on est fort satisfait, Lettre au censeur, x. dans PARADE
Que dirait ce parangon de l'orgueil monarchique [Louis XIV], s'il voyait aux écoles, avec tous les enfants de la race sujette, un de ses arrière neveux [un des fils du duc d'Orléans] sans pages ni jésuites ?, Simple discours. dans PARANGON
Vous nous plaignez beaucoup, nous autres paysans.... mais songez donc, monsieur, qu'autrefois on nous tuait pour cinq sous parisis, Lettre 1re. dans PARISIS
Il y a eu véritablement des paroles portées à M. Schweighaeuser pour un Démosthène qu'on voudrait imprimer en Angleterre, Lett. I, 51 dans PAROLE
On a lu avant-hier ma brochure au parquet du procureur du roi, Lett. II, 167 dans PARQUET
L'écuyer de Darius tint sa main cachée sous ses bragues, l'ayant frottée d'abord aux parties de la cavale, Trad. d'Hér. dans PARTIE
Celui qui étudie néglige ses protecteurs, et ne fera jamais rien dans la partie des lettres, Lett. à l'Acad. des inscr. dans PARTIE
Au partir de cette fontaine on les mena voir une prison d'hommes, où tous étaient tenus les pieds dans des ceps d'or, Trad. d'Hérod. dans PARTIR
Si vous savez un tel pays [sans gendarmes, maire, procureur du roi, etc.] sur la mappemonde, montrez-le moi et me procurez un passe-port, Lett. partic. dans PASSE-PORT
Lisez Daphnis et Chloé, madame, c'est la meilleure pastorale..., Lett. I, 372 dans PASTORAL, ALE
À un si horrible spectacle (il parle de ce pâté que je fis sur son bouquin), mon sang se gela dans mes veines....voyez-vous, monsieur ? ce pâté, c'est pour lui [Furia, bibliothécaire] la tête de Méduse, Lettre à Renouard. dans PÂTÉ
Ce texte [un texte grec] a des délicatesses bien difficiles à rendre, et notre maudit patois [le français] me fait donner au diable, Lett. I, 219 dans PATOIS
Coraï, heureux et tranquille à la tête des hellénistes, patriarche de la Grèce savante, Lett. à l'Acad. des inscr. dans PATRIARCHE
Le curé de Veretz est un homme sensé.... ami de la jeunesse, trop raisonnable pour la réformer sur le patron des âges passés, Pétition pour les villageois qu'on empêche de danser dans PATRON
Le colonel Faure s'en va et me laisse sous la patte du major, Lett. I, 224 dans PATTE
Dis au général d'Anthouard que, si je ne vais au pays, je suis ruiné sans ressource, Lett. I, 236 dans PAYS
Grabinski est un homme qui ira loin, je t'en réponds, sans risquer sa peau, Lett. I, 131 dans PEAU
Ce qu'on vous a conté de mes querelles avec cette pédantaille [les bibliothécaires] n'est pas loin de la vérité, Lett. II, 19 dans PÉDANTAILLE
Je lis un livre saisi ; ce sont les mémoires de Madame, duchesse d'Orléans, mère du duc d'Orléans régent ; il n'y est question que d'empoisonnement, de débauche de toute espèce, de prostitution : ils vivaient vraiment pêle-mêle, Lett. II, 188 dans PÊLE-MÊLE
Que vous dirais-je ? je restai respirant à peine, tout mon corps froid comme marbre.... Dieu ! quand j'y pense encore !, Lettr. 1er nov. 1807 dans PENSER
Si vous reculiez [étrangers envahissant la France], peu d'entre vous iraient conter à leurs enfants ce que c'est que la France en tirailleurs, n'ayant ni héros, ni péquins, Lettre X dans PÉQUIN
Figurez-vous un pauvre diable percé jusqu'aux os par douze heures de pluie, Lett. I, 97 dans PERCÉ, ÉE
Ce marquis [Tacconi] vaut de l'or, c'est la perle des hommes, Lett. I, 204 dans PERLE
Isocrate, la plus nette perle du langage attique, ib. 18 oct. 1808 dans PERLE
Les jeunes gens quelquefois se passionnent pour l'étude ; c'est la perte assurée de quiconque aspire aux emplois de la littérature, c'est la mort à tout avancement, Lett. à MM. de l'Académie dans PERTE
Il y avait plaisir alors à gouverner : point de pamphlets, point de journaux, point de pétitions pour la charte, Lettres au censeur, 9 dans PÉTITION
Fabvier me disait un jour : Vos phraseurs gâtent tout, Livret. dans PHRASEUR
Les Samiens ayant combattu, ils eurent du pire et se rembarquèrent, Traduct. d'Hérod. dans PIRE
Les vieilles souches, à vrai dire, sont pourries jusqu'au coeur.... mais un jeune plant s'élève qui va prendre le dessus et couvrir tout bientôt, 2e lett. particul. dans PLANT
Ils ont voulu m'emmener au spectacle, mais je les ai plantés là, Lett. II, 104 dans PLANTER
Ce bon temps-là [l'ancien régime]... c'était le temps des coups de plat de sabre [pour les soldats], Lett. particulière. dans PLAT, ATE
Qui diantre me poussait à vouloir être de l'Académie ? de raisons je n'en ai point pour plâtrer cette sottise, Lett. à l'Acad. des inscr. dans PLÂTRER
J'ai cru bonnement à la charte, j'ai donné dans la charte en plein, Rép. aux anonym. dans PLEIN, EINE
Mes lettres vous pleuvront, une page pour une ligne, et dans peu vous en aurez haut comme cela, Lett. I, 25 dans PLEUVOIR
Une fois de l'Académie, les places et les honneurs vous pleuvent, Lettre à l'Académie des inscr. dans PLEUVOIR
Vous, Paul Louis, vous deviez être non-seulement prudent, mais muet.... il fallait vous tenir coi, tailler votre vigne, non votre plume...., Rép. aux anonymes dans PLUME
La littérature grecque est la seule qui ne soit pas née d'une autre, mais produite par l'instinct et le sentiment du beau chez un peuple poëte, Hérodote, préface. dans POËTE
Et doit ledit Paul.... comparoir.... pour s'ouïr condamner à.... confesser, la hart au col, la torche au poing, que le passé seul est bon, que le présent ne vaut rien...., Aux âmes dévotes. dans POING
Concevez, Monsieur, huit pages sans points ni virgules, partout des mots estropiés...., Lett. à Renouard. dans POINT
S'il n'y avait que trois hommes au monde, ils s'organiseraient ; l'un ferait la cour à l'autre, l'appellerait monseigneur, et ces deux unis forceraient le troisième à travailler pour eux ; car c'est là le point, Corresp. 25 juin 1806 dans POINT
C'était la figure de ces bâtiments [vaisseaux d'une figure particulière] que l'on pointillait sur le visage des prisonniers samiens, Lett. II, 358 dans POINTILLER
Qui dit pamphlet dit un écrit tout plein de poison. -De poison ?, -Oui, monsieur, et du plus détestable, sans quoi on ne le lirait pas, s'il n'y avait du poison ; non, le monde est ainsi fait ; on aime le poison dans tout ce qui s'imprime, Pamphlet des pamphlets dans POISON
La principale nourriture de M. d'Agincourt est la polenta qu'on appelle en Languedoc milasse, Lett. I, 287 dans POLENTA ou POLENTE
Je ne laisse pas, tout diables qu'ils sont [vos enfants], de leur enseigner quelquefois des polissonneries de mon temps, Lett. II, 77 dans POLISSONNERIE
Tu seras Paul-Louis pour tout potage, id est rien ; terrible mot !, Lett. à l'Acad. dans POTAGE
Je ne sentis point mon sang se glacer, je ne demeurai pas un instant sans voix, sans pouls et sans haleine, Lett. à M. Renouard, sur une tache d'encre. dans POULS
Le dévouement est grand à la personne d'un maître ; c'est à la personne qu'on se dévoue, au corps, au contenu du pourpoint, Simple disc. dans POURPOINT
Un homme que j'ai vu arrive d'Amérique ; il y est resté trois ans sans entendre parler de ce que nous appelons ici l'autorité ; nul ne lui a demandé son nom, sa qualité, ni ce qu'il venait faire, ni d'où, ni pourquoi, ni comment, Livret. dans POURQUOI
Interrogé par son père Lycophron se taisait ; pourquoi Périandre en colère à la fin le chassa de sa maison, Trad. d'Hérod. dans POURQUOI
Vous concevez l'effet d'une pareille figure poussée jusqu'où elle peut aller et dans la bouche d'un homme comme Foy, Lettres au Censeur, X dans POUSSÉ, ÉE
Poussez à Marcassus, poussez à Marcellus la métaphore, l'antithèse, l'hypotypose, Lettres au Censeur, X dans POUSSER
Chacun se lance ; non, à la cour on se glisse, on s'insinue, on se pousse, Lett. VIII dans POUSSER
Ce qui me fâche le plus, c'est que je vois s'accomplir cette prédiction que me fit autrefois mon père : tu ne seras jamais rien, Lett. à l'Acad. des inscriptions. dans PRÉDICTION
Je ne partirai de Thionville que quand je me trouverai lieutenant en premier, Lett. I, 10 dans PREMIER, IÈRE
J'ouvre la bouche et dis : je voudrais, s'il vous plaisait, ne pas payer Chambord ; sur ce mot on me prend, on me met en prison, Rép. aux anonym. dans PRENDRE
C'est quelque chose de merveilleux, par exemple leur façon de vivre avec les femmes.... on se prenait, on se quittait, ou, se convenant, on s'arrangeait, Simple discours. dans PRENDRE
Un des plus effrontés coquins de la lie du peuple se prit à outrager Périclès de paroles, Lett. II, 326 dans PRENDRE
Vous êtes préparé, vous, sur ces matières-là ; vous avez beau jeu contre nous, quand il s'agit des arts et de la littérature, Convers. chez la comt. d'Albany. dans PRÉPARÉ, ÉE
Mon général, M. Pigalle, mon parent, qui vous remettra la présente, vous expliquera l'embarras où je me trouve, Lett. I, 235 dans PRÉSENT, ENTE
M. Decazes, absorbé tout entier dans la contemplation de l'étiquette, des présentations, du tabouret, des préséances, Lett. VIII dans PRÉSENTATION
Mais le peuple ? le peuple ? il n'y en avait pas ; l'histoire n'en dit mot ; il n'y avait alors que les honnêtes gens, c'est-à-dire les gens présentés, Simple discours. dans PRÉSENTÉ, ÉE
Là [à la cour] tout le monde sert ou veut servir : l'un présente la serviette, l'autre le vase à boire, Simple discours. dans PRÉSENTER
Dés qu'un jeune homme sait faire la révérence, riche ou non, peu importe, il se met sur les rangs ; il demande des gages en tirant un pied derrière l'autre : cela s'appelle se présenter, Lett. II dans PRÉSENTER
Tout me favorisait, tout m'appelait au fauteuil [académique].... je n'avais qu'à me présenter, je me présentai donc, et n'eus pas une voix, Lett. à MM. de l'Académie. dans PRÉSENTER
Notre jurisprudence, nos lois sont prévôtales ; nos magistrats aussi doivent être expéditifs, Lett. III dans PRÉVÔTAL, ALE
[Le peuple] prie les gouvernements de l'épargner un peu, et il croit qu'on l'écoute ; en un mot le peuple est toujours priant et croyant ; croire et prier, c'est son état, sa façon d'être de tout temps, Lett. au réd. du Censeur, 6 dans PRIER
On jugea d'abord un jeune homme qui avait fait quelques sottises, à ce qu'il paraissait du moins, ayant perdu tout son argent dans une maison privilégiée du gouvernement, Procès. dans PRIVILÉGIÉ, ÉE
Les vaches ne se vendent pas, les filles étaient chères à l'assemblée de Véretz, les garçons hors de prix, Gaz. du village, n° 4 dans PRIX
Il pouvait, comme un autre, apprendre en étudiant ; mais bien vite il vit que cela ne le menait à rien, et il aima mieux se produire que s'instruire, Lett. à MM. de l'Académie. dans PRODUIRE
Furia se fâcha, je m'emportai, et l'envoyai promener en termes qui ne se peuvent écrire, Lett. Renouard. dans PROMENER
Faire proriétaire, sans dépouiller personne, l'homme qui n'est que mercenaire ; donner la terre au laboureur, c'est le plus grand bien qui se puisse faire en France depuis qu'il n'y a plus de serfs à affranchir, Lett. v. dans PROPRIÉTAIRE
On le sait : nouveau propriétaire, nouveau travail, nouveaux essais, ib. dans PROPRIÉTAIRE
Ils achètent de grands biens pour les revendre en détail, et, de profession, décomposent les grandes propriétés, Lett. v. dans PROPRIÉTÉ
Ils disaient que, de mes trois maisons, la dernière doit retourner à Dieu ; les deux autres pourraient servir à recomposer une grande propriété pour le marquis, 2e lett. partic. dans PROPRIÉTÉ
J'écrivis [sur un bulletin électoral] Bignon et un autre ; Bignon, vous le connaissez, je crois, celui qui ne veut pas qu'on proscrive, 2e lett. particul. dans PROSCRIRE
Hérodote suivit de près ces premiers inventeurs de la prose [Xanthus, Hellanicus, etc.], et mit plus d'art dans sa diction, moins incohérente, moins hachée, Préf. d'une trad. d'Hérode dans PROSE
La prose naissante [dans la Grèce] s'empara de l'histoire, en exclut la poésie comme de bien d'autres sujets, ib. dans PROSE
C'est que vraiment la poésie est l'enfance de l'esprit humain, et les vers l'enfance du style, n'en déplaise à Voltaire et autres contempteurs de ce qu'ils ont osé appeler vile prose, ib. dans PROSE
Il sait graver, et les planches d'un livre font foi qu'il est bon prote en taille-douce, Lett. à MM. de l'Acad. dans PROTE
Je voudrais, comme M. Jourdain, avoir le fouet devant tout le monde, et savoir non pas le latin, mais quelque peu de chicane, assez pour ma provision, Lett. II, 94 dans PROVISION
Où trouver la moindre apparence, le moindre soupçon d'offense à la morale publique, dans un écrit dont le public non-seulement approuve la morale, mais la juge même trop rigide pour le train ordinaire du monde ?, Procès dans PUBLIC, IQUE
Le monde ne s'abuse point, et les sentences des magistrats ne sont flétrissantes qu'autant que le public les a confirmées, Procès. dans PUBLIC, IQUE
Si cet homme a vu les livres, en Italie, purgés, c'est-à-dire biffés, raturés, mutilés par la cagoterie, il cessera de se plaindre de nos bibliothèques, Lettre III dans PURGÉ, ÉE
M. de Fervières a tant veillé sa femme dans sa dernière maladie, qu'il s'en va mourir à quarante-cinq ans ; ceci a l'air d'un conte inventé à la gloire des quadragénaires, Lett. II, 96 dans QUADRAGÉNAIRE
Cambyse fit mourir sa soeur, venue quand et lui en Égypte, Trad. d'Hérod. dans QUAND
Fîtes-vous jamais la cuisine ? - Non, dit-elle, qu'il me souvienne, Conversation chez la comtesse d'Albany dans QUE
Si un sauteur saute dix pas, tous ceux qui viendront après lui sauter quelque cinq ou six pas, fussent-ils dix mille, ne feront rien, Lett. II, 207 dans QUELQUE
Rien n'est si rare qu'un ami, et en trouver deux en sa vie, ce serait gagner deux fois le quine, Lett. II, 69 dans QUINE
Qui vous céderait pour ce siècle-ci [le XIXe] la guerre et les sciences, ne quitteriez-vous pas à l'autre [le XVIIe] les arts, la politesse et le goût ?, Lett. II, 210 dans QUITTER
Combien de hasards encore avant que le laboureur puisse faire argent de son labeur, payer sa quote et vivre !, Gaz. du vill. n° 4 dans QUOTE
Toi, Pierre, combien as-tu payé cette année-ci ? Tant ; le voilà. Toi, Paul ; vous, Isaac et John, votre quote ?, Pamphlet des pamphlets. dans QUOTE
Les médecins m'ont pensé tuer, voulant me rafraîchir le sang, Pamphlet des pamphlets. dans RAFRAÎCHIR
La maison du garde.... réellement nous appartient comme ayant de tout temps fait partie de la forêt ; c'est une raillerie de prétendre avoir vendu le pot et non l'anse, Corresp. 6 fév. 1816 dans RAILLERIE
Ils lui demandaient raison. Je vois bien, dit-il, que c'est ce qui vous manque, Lettres particulières, I dans RAISON
Le budget.... a continuellement augmenté en raison composée, disent les géomètres, de l'avidité des gens de cour et de la patience du peuple, Lett. X dans RAISON
La police va découvrir une grande conspiration qui aura, dit-on, de grandes ramifications dans les provinces et dans l'armée, Livret. dans RAMIFICATION
C'est [M. Schoeffer] un fort habile homme ; aussi l'ai-je suivi en beaucoup d'endroits où j'ai rapetassé Amyot, Lett. II, 4 dans RAPETASSER
Courier la blâmait : Ceux-ci [Jean-Jacques, Diderot, d'Alembert] sont tous ânes bâtés sous le rapport de la langue, pour me servir d'une de leurs phrases, Lettr. II, 67 dans RAPPORT
Vous avez l'air de parler froidement de mon Longus, comme si j'y avais fait quelque petit ravaudage, Lett. II, 37 dans RAVAUDAGE
Je pense à ravoir mon prieuré et je crois que je le raurai, Lett. VII dans RAVOIR
Il doit y avoir à limer et rebattre avant de livrer mon ouvrage au public, Lett. II, 4 dans REBATTRE
Le pauvre Rodio, depuis pris dans un recoin de la Calabre, fut jugé par une commission militaire, Lett. I, p. 282 dans RECOIN
Ce mot que leur dit Proclès [à ses petits-fils] en les reconvoyant, Trad. d'Hérod. dans RECONVOYER
Tous les vieillards qui avaient connu Pisistrate se récriaient sur la ressemblance [de Périclès avec lui], Lett. II, 328 dans RÉCRIER (SE)
Le maire de Veretz a battu le curé, et, en le battant lui a dit.... que sa messe ne valait rien, que, chaque fois qu'il la disait, il commettait un sacrilége et recrucifiait Jésus-Christ, Gaz. du vill. n° 4 dans RECRUCIFIER
Aussi ne crois-je pas que ce soit pour cela qu'on me réemprisonne, Rép. aux anonymes. dans RÉEMPRISONNER
Singulier homme, philosophe, lettré autant qu'on saurait être, grand partisan de la réforme non parlementaire seulement, mais universelle, il veut refaire tous les gouvernements de l'Europe, dont le meilleur, dit-il, ne vaut rien, Pamphl. des pamphl. dans RÉFORME
Le magistrat qui les poursuit avec tant de rigueur aujourd'hui sous prétexte de bonapartisme.... faisait saisir le conscrit réfractaire, et conduire aux galères l'enfant qui préférait son père à Bonaparte, Pétition aux chambres. dans RÉFRACTAIRE
Aujourd'hui c'est ma démission dont je régale Son Excellence, Lett. I, 289 dans RÉGALER
Ce corselet, étant de lin avec beaucoup d'animaux en tissu, est admiré pour ce regard, Trad. d'Hérod. dans REGARD
Il [le ministre] nous voit si petits de ces hautes régions où la faveur l'emporte, qu'à peine il nous distingue, Lettre VIII dans RÉGION
Notre capitaine n'a pas rejoint, nous ne l'avons jamais vu, 2e lett. particul. dans REJOINDRE
L'empereur fit reprendre et rejuger Rodio par les mêmes juges, Lett. I, 213 dans REJUGER
Il n'est vilain qui n'en ait fait son apprentissage [des armes], et qui là-dessus n'en remontre aux descendants de Duguesclin, Lett. X dans REMONTRER
Simon Gabelin a vendu tout son bien pour acheter un homme, et se fait remplacer, Gaz. du village, n° 4 dans REMPLACER
Ces douze poinçons vont à Paris, où l'on en fait du vin de Bourgogne ; ils payent à l'entrée 75 francs chaque, plus six francs de remuage, taxe de l'usurpateur devenue légitime, Gaz. du village, n° 4 dans REMUAGE
Nos métayers sont des fripons qui vendent la poule au renard, 1re lett. particulière. dans RENARD
Il faut être sorcier pour le lire [le manuscrit de Longus] ; j'espère pourtant en venir à bout, à grand renfort de besicles, comme dit maître François, Lett. à Clavier, 16 oct. 1809 dans RENFORT
Aristocrate sous Robespierre, libéral en 1815, il [Courier] va être pour vous, et ne vous renoncera que quand vous serez forts, c'est-à-dire insolents, 2e lettre particulière. dans RENONCER
Je ne puis approuver votre répugnance pour ce genre de gouvernement qu'on a nommé représentatif.... le représentatif me convient à merveille, pourvu toutefois que ce soit moi qui nomme les députés du peuple, comme nous l'avons établi en ce pays fort heureusement, Pièce diplom. dans REPRÉSENTATIF, IVE
Il ne faut pas que ces mots, liberté, publicité, représentation, vous effarouchent ; ce sont des représentations à notre bénéfice, Pièce diplomatique. dans REPRÉSENTATION
Si on eût réprimé dès le commencement ces coupables excès de l'esprit anarchique, et mis au secret le premier qui s'avisa de dire ba, be, bi, bo, bu, le monde était sauvé, Lettres au censeur, IX dans RÉPRIMER
Les rédacteurs sont gens connus ....incapables de feindre ou d'avoir d'autres vues que leur propre intérêt.... et croyant qu'eux repus, tout le monde a dîné, Gaz. du village, n° 4 dans REPU, UE
Voyez ce que c'est, et la différence qu'on fait du gentilhomme au roturier dans le pays même de l'égalité, dans la république des lettres, Lett. à MM. de l'Académie. dans RÉPUBLIQUE
Je ne puis approuver votre répugnance pour ce genre de gouvernement qu'on a nommé représentatif, et que j'appelle, moi, récréatif..., Pièce diplomatique dans RÉPUGNANCE
Voici une réquisition de mille boeufs pour conduire de Toulouse à Pau votre artillerie, Lett. II, 270 dans RÉQUISITION
Les juges avaient rayé l'offense à la personne du roi ; c'était le plus beau de son papier réquisitoire [du procureur du roi], Procès. dans RÉQUISITOIRE
Je ne pouvais, sauf respect, faire mon grand tour sans l'assistance de ces deux messieurs [gendarmes], Lett. II, 76 dans RESPECT
Je paye partout ; j'ai payé ma restauration, je payerai encore la vôtre [de Ferdinand VII, en Espagne], parce que j'ai beaucoup d'argent et beaucoup de complaisance aussi pour les souverains étrangers, Pièce diplomatique. dans RESTAURATION
Je ne vous demanderai point les frais, comme on m'a fait ; c'est une vilenie de mes alliés ; au contraire, en vous restaurant, je vous donnerai de l'argent, ainsi qu'à vos sujets, tant que vous en voudrez, Pièce diplomatique dans RESTAURER
Toutes ses raisons [du procureur du roi] .... furent encore étendues, développées, amplifiées dans le résumé très prolixe qu'en fit M. le président, Procès. dans RÉSUMÉ, ÉE
Comme nous [Louis XVIII], rétabli après vingt ans d'exil et la mort de son père, il [Charles II] déclara...., Pièce diplomatique. dans RÉTABLI, IE
Pour être de votre académie, il ne faut que plaire à deux hommes, M. de Sacy et M. Quatremère de Quincy, et, je crois, encore à un troisième dont le nom me reviendra, Lett. à l'Acad. des inscr. dans REVENIR
Mais d'où vient donc, dis-moi, quelque part qu'on s'arrête, en Calabre ou ailleurs, tout le monde se met à faire la révérence, et voilà une cour ; c'est instinct de nature, nous naissons valetaille, Lettres, 25 juin 1806 dans RÉVÉRENCE
Ils ne savent pas faire usage de l'apostrophe, une des plus puissantes machines de la rhétorique, Lett. au Censeur, I dans RHÉTORIQUE
Je vois s'accomplir cette prédiction que me fit autrefois mon père : tu ne seras jamais rien, Lett. à l'Acad. des inscriptions. dans RIEN
Chardon de la Rochette.... paysan comme moi malgré ce nom pompeux, n'ayant que du savoir, de la probité, des moeurs, enfin un homme de rien, Lettre à l'Académie. dans RIEN
La noblesse n'est pas de rigueur pour entrer à l'Académie, Lett. à l'Acad. des inscr. dans RIGUEUR
Plutarque à présent me fait crever de rire : je ne crois plus aux grands hommes, Lett. à M. de Sacy, 3 oct. 1810 dans RIRE
Si nous mettions dans nos travaux la moitié de cette constance [des courtisans], nos greniers chaque année rompraient, Simple discours. dans ROMPRE
Ceux-là ont pris Gaëte ; nous, on nous a rossés, Lett. I, 161 dans ROSSER
Lorsqu'un fief tombe en roture, malheur si commun de nos jours...., Lett. V dans ROTURE
Si la roture en France n'eût jamais dérogé, ni la valeur dégénéré en gentilhommerie, jamais nos femmes n'eussent entendu battre vos tambours [de vous, ennemis], 2e lettre au censeur. dans ROTURE
Et moi, je reste sergent ? - Quoi ? ce n'est pas assez pour un homme de ta sorte, né rustre, fils d'un rustre, Lettre particulière. dans RUSTRE
Francisque, viens, sabrons tous ces vilains avec leur Benjamin [Constant], Lettre particulière. dans SABRER
L'écuyer de Darius fit aller et venir le cheval au long de cette cavale.... et enfin lui permit de saillir la cavale, Trad. d'Hérod. dans SAILLIR
Je me suis présenté [à l'Académie], mais une fois sans plus, messieurs, Lett. à l'Acad. des inscript. dans SANS
Je suis fort aise de me voir loué par un homme comme vous ; cela pourra engager les satrapes de la littérature à me laisser en paix, Lett. II, 25 dans SATRAPE
Chacun a bâti à neuf quelque grange ou quelque pressoir avec jardin, chènevière, saulaie autour de sa demeure, Gaz. du village, n° 4 dans SAULAIE
Plusieurs libraires auraient envie d'imprimer le Pamphlet des pamphlets par P. L. Courier ; mais aucun n'ose s'en charger ; les uns refusent, d'autres promettent ou même commencent et n'achèvent pas, tant l'entreprise leur paraît hardie, périlleuse, scabreuse, Collect. de lettres et articles dans SCABREUX, EUSE
Le soldat français, disent-ils, depuis trente ans, ne reçoit point de coups de bâton ; et voilà l'Espagnol qui les refuse aussi ; pour peu que cela dure, adieu la schlague chez nous, personne n'en voudra, Livret. dans SCHLAGUE
Dans la composition, il [Hérodote] cherche, comme par instinct, le nombre et l'harmonie... mais, avec tout cela, il n'a su ce que c'était que le style soutenu et cet agencement des phrases et des mots qui fait du discours un tissu ; secret découvert par Lysias, mieux pratiqué encore depuis au temps de Philippe et d'Alexandre, Trad. d'Hérod. préface. dans SECRET
Les étrangers crèvent de rire quand ils voient dans nos tragédies le seigneur Agamemnon et le seigneur Achille qui lui demande raison aux yeux de tous les Grecs, et le seigneur Oreste brûlant de tant de feux pour madame sa cousine, Trad. d'Hérodote, préface. dans SEIGNEUR
Ils [les gens de cour] ont plutôt inventé cela [l'achat de Chambord] que le semoir de Fellenberg, Simple discours dans SEMOIR
Mérite non commun, savez-vous, ni facile, de clore en peu de mots beaucoup de sens, Pamphlet des pamphlets. dans SENS
Des vers sentimentaux En style sentimental, je pourrais vous dire que je me plais parmi les tombeaux, Lett. I, 34 dans SENTIMENTAL, ALE
Perceval n'ose, dit-on, revenir ici de peur de la sérénade ; quelle faiblesse ! je me moquerais de la sérénade et de mes commettants, Lett. particul. dans SÉRÉNADE
Le pauvre Chardon de la Rochette, qui toute sa vie fut si simple de croire obtenir par la science une place de savant, A MM. de l'Académie. dans SI
Je veux vous bailler ici quelque petite signifiance de ce que j'ai remarqué de la littérature actuelle, Lett. I, 39 dans SIGNIFIANCE
Sir John Bickerstaff ne fut pas au parlement que le voilà qui tempête contre la corruption, les sinécures...., Pamphl. des pamphl. dans SINÉCURE
En ne faisant rien, je pouvais parvenir à tout, et singulièrement à être de l'Académie, Lett. à l'Acad. des inscr. dans SINGULIÈREMENT
Un homme comme lui, Bonaparte, soldat, chef d'armée, le premier capitaine du monde, vouloir qu'on l'appelle Majesté ; être Bonaparte, et se faire sire ! il aspire à descendre !, Corr. mai 1804 dans SIRE
Le laboureur, l'artisan, qui chaque soir prend somme et répare la nuit les fatigues du jour, Lett. VIII dans SOMME
Il faut être sorcier pour le lire [ce manuscrit de Longus] ; j'espère pourtant en venir à bout, Lett. à M. Renouard. dans SORCIER, IÈRE
J'ai écrit maintes lettres à M. Basili ; mais il y a un sort sur toute ma correspondance, Lett. I, 325 dans SORT
Ses amis [de Daniel de Foë] le blâmaient ; mais il leur répondit : Il ne dépend pas de moi de parler ou de me taire, et, lorsque l'esprit souffle, il faut lui obéir.... quant à moi, ce n'est pas l'esprit, c'est la sottise qui me fait aller en prison : j'ai cru bonnement à la charte...., Rép. aux anonymes. dans SOTTISE
Chez lui [Hérodote], les dames, les princesses mènent boire leurs vaches ou celles du roi leur père à la fontaine voisine, trouvent là des jeunes gens, et font quelque sottise, toujours exprimée dans l'auteur avec le mot propre, Prospect. d'une nouv. trad, d'Hérodote, Préf. dans SOTTISE
Je voudrais être assez riche pour pouvoir disposer de tous les exemplaires ; ce serait une demi-publicité qui me conviendrait fort, mais je n'ai jamais un sou, Lett. I, 277 dans SOU
J'ai broché un sous-seing, comme j'ai pu ; il fallait bien signer quelque chose, Lett. II, 197 dans SOUS-SEING
Accusé de spéculer avec vous sur ce fragment de Longus, dont je vous faisais présent, Lett. à M. Renouard. dans SPÉCULER
Jean Choinart, fermier, approchant l'août, va voir ses blés, trouve sa récolte trop belle (il avait spéculé sur la hausse en grains), rentre chez lui et se défait, Gazette du village. dans SPÉCULER
Je sais que la préface du petit stéréotype donné par Renouard est de M. Clavier, Lett. II, 3 dans STÉRÉOTYPE
L'abbé Marini, quand je lui présentai cette inscription, demeura stupide comme le Cinna de Corneille, Lett. I, 33 dans STUPIDE
Les jésuites criaient contre Pascal, et l'eussent appelé pamphlétaire, mais le mot n'existait pas encore ; ils l'appelaient tison d'enfer, la même chose en style cagot, Pamphl. des pamphl. dans STYLE
Et que par maints propos subversifs de tout ordre et de toute morale, il [Courier] aurait essayé de troubler...., Aux âmes dévotes. dans SUBVERSIF, IVE
Le comte de Bussy ne laissa pas d'adresser ce qu'il avait fait [traduction des Amours d'Hélène], si ce fut à Mme de Sévigné ou bien à Mme de la Fayette, je ne sais ; suffit que ce fut à une femme de beaucoup d'esprit, Éloge d'Hélène. dans SUFFIRE
Et que dirait le grand roi, le roi des honnêtes gens, Louis le superbe... ?, Simple disc. dans SUPERBE
Sur les injures je me tais ; il en sait plus que moi ; je n'aurais pas beau jeu, 2e lett. partic. dans SUR
Cela n'est pas surprenant qu'ayant à parler de tant de choses, de tant de gens, vous vous mépreniez, et trompiez quelquefois le public, Lett. à la Quotidienne, 3 nov. 1823 dans SURPRENANT, ANTE
Il est notoire dans le département qu'on peut me voler, me courir sus, Placet à S. E. le ministre dans SUS
Deux arpents.... susceptibles d'ailleurs de beaucoup augmenter en valeur ou en étendue, Gaz. du village. dans SUSCEPTIBLE
Par là, tout s'aplanit dans la littérature.... un jeune homme, dans les lettres, avance, fait son chemin, comme dans les sels et les tabacs, à MM. de l'Académie. dans TABAC
Pour mon tableau du Poussin, que ce soit, si vous voulez, le Ravissement de saint Paul, ou la Femme adultère, ou un des Sacrements, tête bleu ! à de tels ouvrages opposer ce que l'on fait maintenant, c'est outrager le goût, c'est blasphémer les arts, Conversation chez la comtesse d'Albany dans TABLEAU
Une nouvelle presse dont l'usage est tel qu'on écrit comme on parle, aussi vite, aisément ; c'est une tachytypie, Lett. IX dans TACHYTYPIE
Il y a quelques tacticiens qui s'écrieront à la lecture d'une relation : Oh la belle bataille !, Lett. II, 230 dans TACTICIEN
Nous étions la gent corvéable, taillable et tuable à volonté, nous ne sommes plus qu'incarcérables, Lettre première. dans TAILLABLE
Vous ne pouvez rien taire ; un peu de discrétion est bien rare aujourd'hui, 2e lett. partic. dans TAIRE
Dans les corps à talents, nulle distinction ne fait ombrage, si ce n'est celle du talent, à MM. de l'Acad. dans TALENT
Dès que le général eut les talons tournés, je voulus aller dire un mot à la belle, Lett. I, 92 dans TALON
La Tulipe, homme de cour, a quitté son briquet pour se faire talon rouge.... on n'a pas meilleur ton que monsieur ou monseigneur le comte de la Tulipe, Lett. x. dans TALON
Toi, Pierre, combien as-tu payé cette année-ci ? tant ; le voilà, Pamphlet des pamphlets. dans TANT
Voilà le propos du lieutenant que je ne trouve point tant sot, Lett. I, 61 dans TANT
Brisson [le président] demanda de pouvoir achever, avant qu'on le pendît, son traité des usages et coutumes de Perse, qui devait être, disait-il, une tant belle oeuvre, Réponse aux anonymes. dans TANT
De quelle patience eut besoin M. Akerblad pour enlever une espèce de croûte tartreuse, dont l'écriture était couverte !, Littérat. sur une dissert. d'Akerblad. dans TARTREUX, EUSE
La noblesse n'est pas une chimère, mais quelque chose de très réel, très solide, très bon, dont on sait tout le prix, chacun en veut tâter, Lett. à l'Acad. des inscr. dans TÂTER
Monsieur le commandant, veuillez faire arrêter et conduire en prison un tel de tel endroit, Lett. III dans TEL, ELLE
M. le maire est le télégraphe de notre commune ; en le voyant on sait tous les événements, Gaz. du village, n° 4 dans TÉLÉGRAPHE
Thésée n'est pas tellement dépouvu de sens, que d'attacher tant de prix à des conquêtes vulgaires, Éloge d'Hélène. dans TELLEMENT
Si on les écoutait, ils [les savants] prétendraient encore à être seuls professeurs, sous prétexte qu'il faut savoir pour enseigner, proposition au moins téméraire, mal sonnante, Lett. à l'Acad. des inscr. dans TÉMÉRAIRE
Si des regards il [Furia] eût pu mordre, j'aurais mal passé mon temps, Lett. à M. Renouard. dans TEMPS
Aussi vous aidais-je à semer, ou à serrer vos gerbes, quand le temps menaçait d'orage, 2e lett. partic. dans TEMPS
Sur nos rives du Cher où tout est divisé, où se trouvent à peine deux arpents d'un tenant, Gaz. du village, n° 4 dans TENANT, ANTE
Débarrassé de mille sottises qui me tiraillaient en tous sens, je reprends aussitôt ma tendance naturelle vers le lieu que vous habitez, Lett. I, 313 dans TENDANCE
Si vous me promettiez de tenir votre langue, je vous conterais.... mais non ; car vous iriez tout dire, 2e lett. particulière. dans TENIR
Je ne sais qui me tient, infâme, Que je ne t'arrache les yeux, Amph. II, 3 dans TENIR
Pétrarque eut honte de ses divins tercets, parce qu'ils étaient italiens, et depuis ne reprocha-t-on pas à Machiavel d'avoir écrit l'histoire autrement qu'en latin ?, Trad. nouv. d'Hérod. préface. dans TERCET
Je ne suis pas ici en termes de pouvoir faire le modeste ; un accusé sur la sellette, qui voit que son affaire va mal, se recommande par où il peut, Lett. à M. Renouard. dans TERME
Paul-Louis, sur les hauts de Véretz, fait des choses admirables, c'est le premier homme du monde pour terrasser un arpent de vigne, Gaz. du vill. n° 4 dans TERRASSER
Il [M. Millin] écrit à Paris qu'on lui envoie, ventre à terre, par une estafette, ses autres habits habillés, Lett. II, 68 dans TERRE
Ils [les gens de la bande noire] achètent de grands biens pour les revendre en détail, et, de profession, décomposent les grandes propriétés ; c'est pitié de voir quand une terre tombe dans les mains de ces gens-là ; elle se perd, disparaît, Lett. V dans TERRE
En effet, madame, il est là sur son terrein ; pour en avoir meilleur marché, il faut le dépayser un peu, Convers. chez la comtesse d'Albany dans TERREIN
Vos Indes, vos galions, votre Pérou, étaient de pauvres tirelires, au prix d'un budget discuté, voté par de bons députés [Louis XVIII au roi d'Espagne], Pièce diplomatique. dans TIRELIRE
On veut être quelque chose : dès qu'un jeune homme sait faire la révérence, riche ou non, peu importe, il se met sur les rangs ; il demande des gages, en tirant un pied derrière l'autre : cela s'appelle se présenter, 2e lettre au Censeur. dans TIRER
Il faut mettre de l'encre et tirer avec soin ; dites cela à votre imprimeur, Lett. VI dans TIRER
Les jésuites aussi criaient contre Pascal, et l'eussent appelé pamphlétaire ; mais le mot n'existait pas encore ; ils l'appelaient tison d'enfer, la même chose en style cagot, Pamphlet des pamphlets. dans TISON
être Bonaparte et se faire sire ! Il aspire à descendre : mais non, il croit monter en s'égalant aux rois ; il aime mieux un titre qu'un nom, Lettre de.... mai 1804 dans TITRE
Si j'eusse commencé : chrétiens, après les attentats inouïs d'une infernale révolution.... une fois monté sur ce ton, il m'était facile de continuer et mener à fin mon volume, Pamphl. des pamphl. dans TON
Le ton, le style du beau monde sont ce qu'il y a de moins poétique dans le monde, Trad. d'Hérodote, Préf. dans TON
Il y fallait regarder, élire entre les doctes, sans faire tort aux autres, les deux plus doctes, Lettre à MM. de l'Académie. dans TORT
Le dialecte poétique chez les Grecs était le vieux grec ; en Italie, c'est le vieux toscan, qu'on retrouve dans le contado de Sienne et du val d'Arno, Préf. de la traduct. d'Hérodote. dans TOSCAN, ANE
Les habitants de Lassano ne nous reconnurent que quand nous fîmes feu sur eux à bout touchant, Lett. I, 154 dans TOUCHANT, ANTE
J'ai heureusement donné quelques touches imperceptibles à ma lettre à Renouard, Lett. II, 177 dans TOUCHE
Madame mère se plaignait à lui [un colonel] de quelques procédés de son fils [Napoléon Ier] : " ....Si j'étais de vous, madame, je lui relèverais le toupet avec de la pommade forte, ", Lett. 13 déc. 1805 dans TOUPET
Tout à l'heure encore deux gendarmes me gardaient à vue jour et nuit.... je ne pouvais, sauf respect, faire mon grand tour sans l'assistance de ces deux messieurs, Lett. II, 76 dans TOUR
Ce n'est pas tout pour un magistrat d'être serviteur des gendarmes ; il faudrait être bon et ami de l'équité, Lettre au Censeur, IV dans TOUT, TOUTE
Portier, lieutenant du train, voit dans les mains de l'un d'eux [habitants de Cassano] ses propres pistolets, Lett. I, 154 dans TRAIN
Cent voitures à trois chevaux portent chacune plusieurs quintaux d'écriture ronde et bâtarde, faite par des gens en uniforme, fumeurs de pipes, traîneurs de sabres, Lett. I, 75 dans TRAÎNEUR
J'espère que les mains de Mlle Henriette vont reprendre cette plume dont les traits sont divins, Lett. I, 230 dans TRAIT
Un homme comme Gail doit rire dans sa barbe, quand il touche cinq à six traitements, Lett. à l'Académie. dans TRAITEMENT
Eux ici [ceux du village d'Azai], nous chez eux, on se traite tour à tour, on se divertit le dimanche, Pétition pour des villageois dans TRAITER
Le père saisit un jambon qui pendait au plancher, en coupe une tranche et se retire, Lett. I, 215 dans TRANCHE
Nous souffrons des choses, des gens.... quinze ans de galère, tranchons le mot, ont abaissé notre humeur fière, Lettres au censeur, X dans TRANCHER
Quant au contenu de la dépêche, rien n'a transpiré, Gazette du village. dans TRANSPIRER
Mon camarade parla de la valise ; il ne voulait point, disait-il, d'autre traversin, Lett. I, 213 dans TRAVERSIN
Chacun baise en tremblant la main qui nous enchaîne : avec la permission du poëte, cela est faux ; on ne tremble point ; on veut de l'argent, et on ne baise que la main qui paye, Corresp. mai 1804 dans TREMBLER
J'ai vu, monsieur, votre notice d'un fragment de Longus nouvellement découvert, c'est-à-dire votre apologie au sujet de cette découverte dans laquelle on vous accusait d'avoir trempé pour quelque chose, Lett. à M. Renouard. dans TREMPER
Puisque, de ce moment, vous m'érigez en oracle, me voilà sur mon trépied, Lett. II, 242 dans TRÉPIED
Adieu ! trésor [à sa femme] ; embrasse le cher Paul, Lett. II, 172 dans TRÉSOR
Un homme ne saurait aujourd'hui s'élever sur les tréteaux de l'ambition qu'à l'aide de quelqu'un qui y est déjà monté, Lett. II, 254 dans TRÉTEAU
N'en donne [des exemplaires de mon mémoire] qu'à ceux qui peuvent trompeter cela, Lett. II, 138 dans TROMPETER
Je vous donne toutes les figures de Quintilien, tous les tropes de Dumarsais, et tout le sublime de Longin.... pas un ne vous écoutera [dans la chambre des députés], Lett. au Censeur, 10 dans TROPE
Quand je veux tirer de mes parents quelque service, je fais mon testament, et aussitôt ils trottent, Lett. I, 207 dans TROTTER
J'ai deux ministres à mes trousses, dont l'un veut me faire fusiller comme déserteur, Lett. II, 18 dans TROUSSE
On y a fait [dans un manuscrit] cette trouvaille [du fragment de Longus], au moment précisément où le seigneur Furia venait de donner une notice très exacte, selon lui, de ce même manuscrit, Lettre à M. Renouard. dans TROUVAILLE
Mon style lui déplaît ; il trouve ma phrase obscure, confuse, embarrassée, Lettres particulières, I dans TROUVER
Autrefois on nous tuait pour cinq sous parisis.... nous étions la gent corvéable, taillable et tuable à volonté ; nous ne sommes plus qu'incarcérables, Lett. I dans TUABLE
La Tulipe, homme de cour, a quitté son briquet pour se faire talon rouge.... on n'a pas meilleur ton que monsieur ou monseigneur le comte de la Tulipe, Lett. au censeur, X dans TULIPE
Monsieur le maire est gentilhomme par sa femme née demoiselle ; voilà pourquoi il nous tutoie et rudoie nous autres paysans, Gaz. du village dans TUTOYER
Le gouvernement est partout aujourd'hui, et cette ubiquité s'étend jusqu'à nos danses, Pétit. pour les villag. dans UBIQUITÉ
Que me faut-il à moi ? culbuter les ministres ; pour cela les ultras sont aussi bons que d'autres, 2e lett. particul. dans ULTRA
Nous vîmes sortir [de l'urne électorale] un ultra-royaliste et un ministériel, 2e lett. particul. dans ULTRA-ROYALISTE
Sauriez-vous un pays où il n'y eût ni gendarmes, ni rats de cave, ni maire, ni procureur du roi, ni zèle, ni appointements (je voulais dire dévouement ; n'importe, c'est tout un), Ire lett. particul. dans UN, UNE
M. d'Autichamp est vraiment aimable, tout uni et fort à la main, Lett. II, 108 dans UNI, IE
À la force du sens unissez l'harmonie infuse dans vos périodes pour charmer l'oreille d'un préfet, Xe lettre au Censeur. dans UNIR
Non pas l'Académie française.... mais la vôtre, messieurs, l'Académie en us, celle des Barthélemy, des Dacier, Lett. à MM. de l'Acad. des inscriptions. dans US
Ce César l'entendait bien mieux, et aussi c'était un autre homme [que Napoléon] ; il ne prit point de titres usés, mais il fit de son nom même un titre supérieur à celui de roi, Corresp. mai 1804 dans USÉ, ÉE
Il n'est vilain qui, pour se faire un peu décrasser, n'aille du roi à l'usurpateur et de l'usurpateur au roi, Lett. à MM. de l'Acad. dans USURPATEUR, TRICE
Jenner, qui trouva la vaccine, eût été un franc scélérat d'en garder une heure le secret, Pamphlet des pamphl. dans VACCINE
Le Français fait la révérence, et sert ou veut servir ; il mourra s'il ne sert ; vous êtes non le plus esclave, mais le plus valet de tous les peuples, Pamphl. des phamphl. dans VALET
C'est un instinct de nature, nous naissons valetaille, Lett. I, 126 dans VALETAILLE
Les demeures de nos pères ne nous conviennent non plus aujourd'hui que leurs lois ; et, comme nous valons mieux qu'eux à tous égards, sans nous vanter, ce me semble..., Simple discours. dans VANTER
Toute la Varenne de Beauregard se convertit en noble lande et pays de chasse à la grande bête, Gaz. du village, n° 4 dans VARENNE
Je fis imprimer à mes frais le texte de cet auteur [Longus] avec les variantes de Rome et de Florence, Lett. à M. Renouard. dans VARIANTE
Ne sachant à qui m'en prendre des variations de votre santé, Lett. II, 62 dans VARIATION
Plusieurs Français, non des plus huppés, tiennent table ouverte à tous venants, Lett. 8 janvier 1799 dans VENANT, ANTE
Mais d'où vient donc, dis-moi ? quelque part qu'on s'arrête, en Calabre ou ailleurs, tout le monde se met à faire la révérence, et voilà une cour, Lett. à M***, 25 juin 1806 dans VENIR
Douze mille arpents de terre ; vous et moi connaissons des gens à qui cela viendrait fort bien, Simple discours. dans VENIR
Bourgeau [marchand de bois] me déclara qu'il voulait de moi 1200 francs de dommages et intérêts, comme n'ayant pas coupé assez de bois pour sa vente, à MM. les juges du tribunal à Tours dans VENTE
Trouvez-moi une tournure plus propre [que l'apostrophe] à remuer une assemblée, à étonner la droite, à émouvoir le ventre, Lettre x. dans VENTRE
Vous pouvez penser la mine qu'il [Longus] ferait à M. Furia, qui le laissait manger aux vers dans le vénérable bouquin, Lett. à M. Renouard. dans VER
En prison le bal et les violons ; un maire verbalise ; un procureur du roi voit là dedans des complots, Lett. particul. dans VERBALISER
Celui-ci [le ministre allemand], plus rusé, lui joue [au ministre anglais] d'un tour de diplomate, gagne le postillon de milord, qui versa Sa Grâce dans un trou, 2e lett. particul. dans VERSER
Il y a des gens dont la récolte ne craint ni temps ni grêle, et ce ne sont pas ceux qui, versant, labourant, font le meilleur guéret, Gazette du village. dans VERSER
Le roi.... lui a répondu : non, monsieur de Talleyrand, non, vous n'êtes point vieux ; l'ambition ne vieillit point, Livret. dans VIEILLIR
Si la vigne peut passer fleur et ne point couler, on ne saura où mettre tout le vin cette année, Gaz. du village. dans VIGNE
Il n'est vilain qui, pour se faire un peu décrasser, n'aille du roi à l'usurpateur et de l'usurpateur au roi, ou qui, faute de mieux, ne mette du moins un de à son nom, Lett. à l'Acad. des inscr. dans VILAIN, AINE
Je ne vous demanderai point les frais comme on m'a fait ; c'est une vilenie de mes alliés, Pièce diplomatique. dans VILENIE
Mes parents ont eu bon espoir [que je mourusse], lorsque j'étais en Pouille ; mes lettres arrivaient percées et vinaigrées, Lett. I, 207 dans VINAIGRÉ, ÉE
Paul-Louis la laisse mûrir à l'air [la terre de bruyère], de temps en temps la vire, la remue, Gaz. du village, n° 4 dans VIRER
Vous me croyez abattu, vous me portez le poignard à la visière, Conversat. chez Mme d'Albany, Lettres, t. II, p. 210 dans VISIÈRE
On est nourri, vêtu, logé bien mieux qu'on ne l'était, et les moeurs s'améliorent avec le vivre physique, Lett. VI dans VIVRE
Mais cependant voilà passées une dizaine d'années sans beaucoup de carnage dans le monde, Collection de lettres et articles au rédacteur de la Quotidienne dans VOILÀ
Les harangues de Cicéron parurent en feuilles volantes, Pamphlet des pamphl. dans VOLANT, ANTE
Je me rappelai une historiette où la même pensée se trouve bien moins subtilisée ou volatilisée, comme parlent les chimistes, Lett. I, 40 dans VOLATILISÉ, ÉE
Ce n'est pas vous [Boissonade] qui succédez à M. Ameilhon, ni Coraï non plus ? il y a en France quelqu'un plus habile que vous deux ?, Lett. II, 67 dans VOUS
Galilée trouva le vrai système du monde, il en fut quitte pour la prison, Lett. à M. Renouard. dans VRAI, AIE
Vrai, continua-t-il sans m'entendre, c'est un de mes étonnements...., Pamphlet des pamphlets dans VRAI, AIE
Un petit zéphyr de fortune lui tourne la tête comme aux autres, Lett. I, 126 dans ZÉPHIRE ou ZÉPHYR