COMTE DE CAYLUS

Citations

À Rome, on ne se faisait point difficulté de parler de merde ; Horace, le délicat Horace et tous les poëtes du siècle d'Auguste en parlent en cent endroits de leurs ouvrages, (GROSLEY), Mém. de l'Acad. de Troyes, Oeuvr. t. XII, p. 20, dans POUGENS dans MERDE
Croyez-vous qu'elles puissent aller briller aux ballets et aux assemblées avec des chemises merdeuses ?, (GROSLEY), Mém. de l'Acad. de Troyes, Oeuvr. t. XII, p. 20, dans POUGENS. dans MERDEUX, EUSE
Il est plus nécessaire, pour vivre en paix, de cacher son mérite que ses défauts, (GROSLEY), Oeuv. t. XII, p. 197, dans POUGENS dans MÉRITE
Le poëte fut si mésédifié de cette aventure, qu'il crut devoir en informer la postérité, (GROSLEY), Mém. de l'Acad. de Troyes, Oeuvr. t. XII, p. 60, dans POUGENS dans MÉSÉDIFIER
Il ne fut pas plus tôt assis qu'une petite guenon vint se poser tout auprès de lui, en lui faisant des mines et des grimaces les plus jolies du monde, (GROSLEY), Oeuvr. t. VIII, p. 228, dans POUGENS dans MINE
Puisque je monte vos bonnets, vous pouvez bien faire mes robes, (GROSLEY), Hist. de M. Guillaume, Oeuv. t. X, p. 21, dans POUGENS. dans MONTER
La comtesse se contenta de me regarder fort noir, Mém. des colporteurs, Oeuv. t. X, p. 240, dans POUGENS. dans NOIR, OIRE
Je vas chez M. Evrard pour toucher mes noyaux, (GROSLEY), Hist. de M. Guillaume, Oeuvr. t. X, p. 64, dans POUGENS. dans NOYAU
Il avait souvent jeté des oeillades, serré le bout des doigts, (GROSLEY), Étrennes de la St-Jean, Oeuv. t. X, p. 401, dans POUGENS. dans OEILLADE
Elle était outillée de tout ce qu'il faut pour les rendez-vous, (GROSLEY), Hist. de M. Guillaume, Oeuvr. t. X, p. 50. dans POUGENS. dans OUTILLÉ, ÉE
Au bout d'une demi-heure, qui me parut longue comme un jour sans pain, (GROSLEY), etc. Écosseuses, Oeuv. t. x, p. 530, dans POUGENS. dans PAIN
Courtebotte, en homme d'esprit, voyant que le roi crevait, comme l'on dit, dans ses panneaux, en voulant se retenir...., (GROSLEY), Féeries, Prince de Courtebotte, Oeuv. t. VIII, p. 139, dans POUGENS. dans PANNEAU
Ceux qui ont reçu le plus d'esprit en naissant, sont souvent ceux qui sont la dupe des panneaux les plus grossiers, Féeries, princesse Pimprenelle, Oeuv. t. VIII. p. 367, dans POUGENS. dans PANNEAU
Dame, je parle, moi, comme saint Paul, la bouche ouverte, (GROSLEY), les Écosseuses, Oeuv. t. x, p. 569, dans POUGENS. dans PARLER
J'aurais, ma foi, bien voulu qu'elle s'y fût frottée ; je vous l'aurais peignée en enfant de bonne maison, (GROSLEY), Écosseuses, Oeuv. t. X, p. 528, dans POUGENS. dans PEIGNER
Le roi n'eut que le temps de mettre son pet-en-l'air et ses pantoufles, et d'accourir encore tout endormi, (GROSLEY), Féeries, Prince Courte-botte, Oeuv. t. v, p. 206, dans POUGENS. dans PET-EN-L'AIR
Elle confia à l'une que l'autre avait dit qu'elle n'était point jolie, à celle-ci que celle-là l'accusait d'avoir pissé au lit, Jeannette, Oeuvr. t. IX, p. 438, dans POUGENS dans PISSER
Il faisait mettre dans les gazettes tous les pleins qui avaient été gagnés dans la semaine, Féeries nouv. t. IX, p. 67. dans POUGENS dans PLEIN, EINE
Le chien n'a pas voulu gober l'hameçon ; ce gueux-la me chie du poivre, Écosseuses, Oeuv. t. X, p. 551, dans POUGENS dans POIVRE
La présence désunit plus qu'elle n'unit ; un peu d'éloignement est bon à l'estime et à l'amitié, Acad. de ces dames et de ces messieurs, Oeuvr. t. XII, p. 196, dans POUGENS dans PRÉSENCE
Il y a deux extrémités à éviter, quand on a quelque talent : l'empressement de se produire et l'affectation de se cacher, Acad. de ces dames et de ces messieurs, Oeuv. t. XII, p. 194, dans POUGENS. dans PRODUIRE
Dans les grandes villes, les propos sont vifs, mais ils ne sont point de durée, Palais des idées, Oeuv. t. IX, p. 53, dans POUGENS dans PROPOS
Il m'est survenu des affaires qui m'ont empêché de faire ma purification ; vous savez que je ne puis entrer dans la mosquée sans avoir rempli ce devoir, Cont. orient. Hist. du portefaix, Oeuv. t. VIII, p. 178, dans POUGENS. dans PURIFICATION
Vaudrait autant prêcher une mule qu'une fille quand elle a sa quinte, Écosseuses, Oeuv. t. X, p. 515, dans POUGENS dans QUINTE
Quand elles [les maîtresses] meurent, alors le désir meurt avec l'objet, l'on rentre dans son bon sens, et l'on est quitte de mourir, Acad. de ces dames et de ces messieurs, Oeuv. t. XII, p. 72, dans POUGENS. dans QUITTE
Son esprit était encore plus baissé que son âge ne le comportait ; en un mot, c'était un radotage parfait, Bellinette, Oeuv. t. IX, p. 342, dans POUGENS dans RADOTAGE
Les voilà donc rapatriés, si bien qu'il n'y paraissait non plus que s'ils avaient toujours été en pleine cordialité, Écosseuses, Oeuv. t. X, p. 520, dans POUGENS dans RAPATRIÉ, ÉE
Si vous me cachez jamais les moindres circonstances de vos aventures, je me tiens, en conscience, relevée du serment de fidélité que je vous ai fait, Oeuv. t. XII, p. 53, dans POUGENS dans RELEVÉ, ÉE
Un vieillard qui sue, qui crache, qui se mouche, qui renifle, Acad. de ces dames, etc. Oeuv. t. XII, p. 86, dans POUGENS dans RENIFLER
Le gros rire qui lui prit, de la frayeur de tout le peuple, ne se peut exprimer, Féeries, Oeuv. t. VIII, p. 365, dans POUGENS dans RIRE
Après avoir bu deux coups d'une main et autant de l'autre, je vais chercher à roupiller un somme dans le jardin à la belle étoile, Hist. de M. Guillaume, Oeuv. t. X, p. 50 dans ROUPILLER
J'avais une grande disposition à traîner la savate, et à courir les rues comme tant d'autres, Mém. des colporteurs, Oeuvr. t. X, p. 235, dans POUGENS. dans SAVATE
Les grands mettent dans leur sérail une femme, comme nous mettons un oiseau rare dans une volière, Acad. de ces dames, Oeuv. t. XII, p. 31, dans POUGENS. dans SÉRAIL
Une organisation délicate, une grande sensibilité, une imagination heureuse, des passions vives donnent au sexe une disposition universelle à tous les talents et à toutes les vertus, Acad. de ces dames et de ces messieurs, Oeuv. t. XII, p. 40, dans POUGENS. dans SEXE
Le signe noir qu'elle avait à côté de l'oeil gauche, était une des plus grandes séductions que l'amour eût attachées à toute sa personne, Contes orient. Oeuvr. t. VII, p. 409, dans POUGENS dans SIGNE
Son père possédait beaucoup de bon bien au soleil, sans celui qu'il ne montrait pas, Étr. de la St-Jean, Oeuvr. t. X, p. 428, dans POUGENS. dans SOLEIL
L'on fait, dans la vie, de si beaux songes, que c'est souvent perdre tout son bonheur que de s'apercevoir que ce sont des songes, Acad. de ces dames, Oeuvr t. XII, p. 92, dans POUGENS. dans SONGE
Il sortait souvent de son palais à toutes sortes d'heures, pour s'instruire par lui-même de la vérité, Contes orient. Oeuvr. t. VIII, p. 12, dans POUGENS dans SORTE
L'expérience ne fait-elle pas voir que presque tous les sots ne valent rien ?, Mém. de l'acad. de Troyes, Oeuvr. t. XII, p. 91, dans POUGENS. dans SOT, OTTE
Ce mot-là fit élever le mari comme une soupe au lait, Hist. de M. Guill. Oeuvr. t. x, p. 30, dans POUGENS. dans SOUPE
Ils [deux amants] se cherchaient à leur ordinaire ; mais ils se surprenaient occupés d'autres choses que d'eux-mêmes, (GROSLEY), Oeuvr. t. IX, p. 101, dans POUGENS dans SURPRENDRE
La surprise est toujours le premier mouvement des sots, (GROSLEY), Oeuvr. t. IX, p. 262, dans POUGENS dans SURPRISE
Elle ouvrit la fenêtre, mit le petit prince dans un panier, et, se donnant du talon dans le derrière, elle glissa sur les airs, comme elle aurait pu faire avec des patins, Féeries, Oeuv. t. VIII, p. 209. dans POUGENS dans TALON
Il y avait près d'une heure que je tapais de l'oeil au mieux, quand je m'entends éveiller, Hist. de M. Guill. Oeuv. t. x, p. 50, dans POUGENS dans TAPER
Il craignait les témoins, et non pas les remords, Cont. orient. Oeuv. t. VII, p. 308, dans POUGENS dans TÉMOIN
Il me disait souvent les tenants et aboutissants des maîtresses de son maître, Hist. de M. Guill. Oeuv. t. x, p. 26 dans TENANT, ANTE
Quand une fois je m'y mets, je ne suis pas tendre, Hist. de M. Guill. Oeuv. t. x, p. 39, dans POUGENS dans TENDRE
Le roi, tout accoutumé qu'il était à représenter, eut peine à tenir son sérieux, Féeries, Oeuv. t. VIII, p. 238, dans POUGENS dans TENIR
La timidité, qui naquit autrefois avec l'amour, est toujours une de ses compagnes inséparables, Féeries, Pimprenelle, Oeuv. t. VIII, p. 349, dans POUGENS. dans TIMIDITÉ
Elle eut beau le tintamarrer, tarabuster, sabouler, ÉCOSSEUSES, Oeuv. t. x, p. 522, dans POUGENS dans TINTAMARRER
Il assura la fée que les bontés qu'il avait témoignées à Canadine ne tiraient point à conséquence, Oeuv. t. IX, p. 250 dans TIRER
L'indigence, qui est le tison de la discorde, Acad. de ces dames, Oeuv. t. XII, p. 95 dans TISON
Son retour en Espagne doit tomber à l'an 1580, vers la fin de l'été, Mém. Acad. de Troyes, Oeuv. t. XII, p. 103 dans TOMBER
Regarde-la bien, tu peux t'en torcher le bec, Loup galeux, Oeuv. t. IX, p. 310 dans TORCHER
J'avais remarqué que les ouvrages des gens du monde, quoique peu corrects et assez mal écrits, avaient un certain tour négligé qui les faisait passer malgré la critique amère des auteurs de profession, Mém. des colporteurs, Oeuv. t. x, p. 241 dans TOUR
Quand les quarante-huit boeufs eurent pris leur tournant dans la grande cour du palais, Féeries, Pimprenelle, Oeuv. t. VIII, p. 371, dans POUGENS. dans TOURNANT
Quand on est nouveau venu dans une maison, on n'en sait pas le trantran, Hist. de M. Guill. Oeuv. t. x, p. 61 dans TRANTRAN
Cette tendre union succéda à la passion la plus vive et la plus traversée, Mouch. et Pap. Oeuv. t. IX, p. 71 dans TRAVERSÉ, ÉE
N'est-ce pas tromper que d'entretenir quelqu'un dans son erreur ?, Acad. de ces dames, Oeuv. t. XII, p. 223, dans POUGENS. dans TROMPER
Vous n'êtes pas un bon cheval de trompette, puisque vous avez peur du bruit, Oeuv. t. IX, p. 263, dans POUGENS dans TROMPETTE
Retournez vers elle, répliqua le maître au valet, et ne lui répliquez de ma part que ce mot : et d'une !, Acad. de ces dames et de ces mess. t. XII, p. 297 dans UN, UNE
Son bon naturel l'empêchait d'être vaine, c'est-à-dire sotte, Cadichon, Oeuv. t. IX, p. 402 dans VAIN, AINE
On a vraiment bien raison de dire : plantez là des filles ; il y viendra des garçons, Féeries, Prince Muguet, Oeuv. t. VIII, p. 318, dans POUGENS. dans VENIR
Trop sujet au vin, il avait perdu son emploi, Oeuv. t. x, p. 234, dans POUGENS dans VIN
La volubilité de la langue dispose la voix à la vivacité des roulements, Oeuvr. t. XII, p. 150 dans VOLUBILITÉ
Des sophistes, ou plutôt des raisonneurs imprudents, ont prétendu que l'existence des femmes vulgivagues était utile et nécessaire pour le maintien de l'ordre politique et la tranquillité des citoyens, (GROSLEY), Oeuv. t. XII, p. 111, dans POUGENS dans VULGIVAGUE