CHAULIEU

Citations

Quant à cet amas de sornettes, Par vostre main ars il sera, à la duch. du Maine. dans ARDS ou ARS, ARSE
Et beau pour vous sera faire mentir Tout ce qu'a dit de moi la médisance, à Mme de Bouillon. dans BEAU ou BEL, BELLE
Ainsi, quoi qu'ordonne le sort, Au châtel enchanté vers six heures je vole ; Et vous m'aurez, vif ou mort, Pour spectateur bénévole, à Malezieu. dans BÉNÉVOLE
Princesse, quittez donc logogriphe et rébus ; Ce sont les vains efforts des esprits de bibus, à Mme de Conti. dans BIBUS
Je démêlai d'abord la tromperie, Et me tins coi ; je jurai bien et beau De m'en venger avant Pâques fleurie, Madrigal sur L. dans BIEN
Que, sensible aux goûts des plaisirs, Éloigné de l'intempérance, je forme encor quelques désirs, Sans offenser la bienséance, Ode à M. le duc. dans BIENSÉANCE
Venez me voir ; l'amitié vous engage à hasarder cette bonne action ; Chose ferez et bienséante et sage ; De son succès amour est caution, A Mme D. pour la prier.... dans BIENSÉANT, ANTE
Adieu, c'est assez brocarder, Couplets irréguliers. dans BROCARDER
Pourquoi donc tant consulter Cabalistes, massorètes, Et ces diseurs de sornettes Qu'un démon vient transporter ?, à J. B. Rouss. dans CABALISTE
.... Seigneur, excusez le bonhomme, Il a laissé son calepin à Rome, à Malézieux. dans CALEPIN
Hélas ! que le sort des humains Est plein d'un étrange caprice !, à Mme d'Aligre. dans CAPRICE
L'amour a des casuistes D'avis fort différents dans sa religion ; Il a ses Escobars, il a ses jansénistes, Ép. à Lafare, 1703 dans CASUISTE
Jamais Amour ne connut la morale ; Ce qui me plaît peut me rendre fripon ; Des gens d'honneur petite est la cabale Depuis la mort du pauvre Céladon, Réponse à l'abbé C. dans CÉLADON
Point ne sauriez, beau centuriateur, Quoi que fassiez, désormais assez dire De son esprit, son courage et son coeur, Réponse de Saint-Maur, t. II, p. 180 dans CENTURIATEUR
De cettui preux qu'a prédit et chanté Nostradamus dans une centurie, Jà pour le los ne peut la flatterie Aller si loin qu'a fait la vérité, Réponse de ST-MAUR, t. II, p. 180 dans CENTURIE
Chez un chanoine de St-Maur Est une vieille centurie, Qu'il tira jadis du trésor De l'église Ste-Marie, Où le grand Nostradamus dort, Épît. en vieux langage au nom de M. le duc, t. II, p. 218 dans CENTURIE
Non baron de qui l'équipage Se transporte dans un chausson, Mais baron d'un haut parentage, A la duchesse du Maine. dans CHAUSSON
Arbre, croissez, disais-je, où nos chiffres tracés Consacrent à l'amour nos noms entrelacés, Au chev. de Bouillon, 1712 dans CHIFFRE
Clairs ruisseaux, sombres bois, qui la vîtes fidèle, Cessez de retracer à mon coeur affligé L'image d'une ardeur et si vive et si belle, Sur une infidélité. dans CLAIR, CLAIRE
L'an s'est passé ; mon joli cocardeau Est devenu le mari de ma belle, Mari croyant sa maîtresse fidèle, Madrigal sur L. dans COCARDEAU
Venons au fait, parlons confidemment, Car entre amis on parle avec franchise, Autre épître de l'abbé C. dans CONFIDEMMENT
Je t'aimerais bien moins si tu m'étais fidèle ; Moins de conformité nous unirait tous deux ; Le ciel entre fripons forme d'aimables noeuds, A Mme D. pour la prier.... dans CONFORMITÉ
Là, pour ne point des ans ignorer les injures, Je consulte souvent le cristal d'un ruisseau, Stances sur la retraite. dans CONSULTER
.... Me vint hier un dindon Du bon pays, d'où trois fois la semaine Les coquetiers arrivent à foison Sur certain quai, près la Samaritaine, Ép. de l'abbé C. 1707 dans COQUETIER
Pourquoi ne pas donner pouvoir aux d'Argensons Qui règlent la police et corrigent la France, De mettre les rimeurs aux Petites-Maisons ?, Ép. à Lafare, 1703 dans CORRIGER
Laissons revenir en foule Mensonge, erreurs, passions ; Sur ce peu de temps qui coule Faut-il des réflexions ?, à la duchesse de Bouillon. dans COULER
Je consulte souvent le cristal d'un ruisseau ; Mes rides s'y font voir ; par ces vérités dures J'accoutume mes sens à l'horreur du tombeau, Retraite. dans CRISTAL
Depuis ce temps-là, toute la famille royale aime les croquets, et l'on a même remarqué que, plus les princesses de cette maison sont aimables, plus elles ont du goût pour ces sortes de pain d'épice, Lett. à Mme de Lassay. Oeuvres, t. I, p. 119, dans POUGENS. dans CROQUET
Mes mains ornèrent ce bocage ; Nul ne me suivra qu'un cyprès, Louange de la vie champ. dans CYPRÈS
Demande aux hôtes de ces bois Si quelquefois dans leurs tanières Ils eurent la démangeaison De venir chercher tes lumières, Contre l'esprit. dans DÉMANGEAISON
Aux amants heureux ou tranquilles Redoutable par ses complots, Désolateur de ses rivaux, Fléau des discours inutiles, Épître de M. d'Hamilton. dans DÉSOLATEUR
Revenu des erreurs après de longs détours, Comme moi vous aurez recours, Quelque jour, aux leçons de la philosophie, à l'abbé Courtin. dans DÉTOUR
C'est à toi que je dois ces jours Qui, dévidés d'or et de soie, Entre l'indolence et la joie N'auront plus qu'un paisible cours, l'Épicurien. dans DÉVIDÉ, ÉE
Mais sa muse [de Boileau] a toujours quelque malignité, Et, vous caressant d'un côté, Vous dévisagerait de l'autre, Ép. d'Hamilton. dans DÉVISAGER
J'ai dogmatisé l'inconstance Et prêché l'infidélité, dans le Dict. de POITEVIN dans DOGMATISER
Ne songez qu'à vous faire une santé qui dure ; Dorlotez-vous sur le tendre duvet, Ép. du duc de Nevers à M. de Vendôme. dans DORLOTER
Qu'une jambe de bois te siérait assez bien, Et qu'après nos guerres finies Tu viendrais avec grâce encore aux Tuileries, Éborgné, clopinant, nous servir d'entretien, au chevalier de Bouillon, 1704 dans ÉBORGNÉ, ÉE
Leurs dignités et leurs trésors, Ép. d'Hamilton. dans EFFIGIE
Pourquoi, d'un faux espoir me flattant à mon âge, De nouveau m'embarquer dans de folles amours ?, Ép. de l'abbé C. dans EMBARQUER
C'est là [dans le Mercure galant] que l'énigme se pare, Met un masque mystérieux, Et, d'un voile mince et bizarre Embarrassant les curieux, Est toujours neuve et jamais rare, Ép. d'Hamilton. dans ÉNIGME
Voit-on les Grâces enrhumées, Elles, à ce qu'Horace dit, Avec Vénus accoutumées à danser sans bonnet de nuit, Foulant d'un pied nu les prairies, Ép. à Mme de Lassay, 2 mai 1702 dans ENRHUMÉ, ÉE
Princesse, puissiez-vous comprendre par ma voix, Ce léger crayon des lois Que la prudente nature Dictait en Grèce autrefois Par la bouche d'Épicure ; Cet esprit élevé qui, dans sa noble ardeur, S'envola par delà les murailles du monde, Affranchit les mortels d'une indigne terreur, Et le premier bannit de la machine ronde Les dieux, le mensonge et l'erreur, Ép. à la duchesse de Bouillon dans ÉPICURE
Il avait pris pour ce voyage Sa calotte de maroquin ; Et cette loupe à double étage Dont il ne vit jamais la fin, Ornait le haut de son visage, Épît. de M. d'Hamilton. dans ÉTAGE
Autrefois l'amour vainqueur Dans mon coeur Aujourd'hui t'eût étrennée, Mais il est mort l'autre année De douleur, à Mme D. Étrennes. dans ÉTRENNER
J'ai vu de près le Styx, j'ai vu les Euménides, Sur la mort. dans EUMÉNIDE
Et la médecine me fit évacuer ces malheureux vers que je vous envoie, à Toustin et à Volt. dans ÉVACUER
Tu verras ce prince glouton Rendre facilement croyable Tout ce que nous conte la fable Du famélique Érésichton, Au duc de Nevers. dans FAMÉLIQUE
Voilà un établissement nouveau qui ne sera point à la charge du public, mais bien à l'extirpation du fatuisme, Lett. au chev. de Bouillon. dans FATUISME
Et je connais peu de vrais biens Dont on puisse jamais attendre Le plaisir que me fit la fausseté des miens, à Mlle Delaunay. dans FAUSSETÉ
Mais par malheur cette belle voix a quitté ce beau gosier flûté depuis que le vin de Champagne s'en est emparé, à la duchesse du Maine. dans FLÛTÉ, ÉE
Mais Dieux ! où vais-je me mettre ? Phébus même forge-mètre N'oserait pas se promettre De trouver de rime en out, à Ferrand. dans FORGE-MÈTRE
Ici l'on vous attend avec impatience, Plus sain, plus vigoureux, plus fringant que jamais, Ép. au duc de Nevers. dans FRINGANT, ANTE
Et toujours avec lui sera Muse goguenarde et caustique, Qui, tandis que fat il sera, Sans cesse les chansonnera, Au cheval. de Bouill. dans GOGUENARD, ARDE
Il n'est plus de Saint-Évremond ; Et ce chroniqueur agréable Du sérieux et de la fable, Ce favori du sacré mont, N'a pu trouver le Cocyte guéable, Épître de M. d'Hamilton. dans GUÉABLE
Demande aux hôtes de ces bois Si la guide la plus fidèle N'est pas la pente naturelle Plus sage que toutes les lois, Contre l'esprit. dans GUIDE
Vois-tu près de la guinguette Folâtrer dessus l'herbette Vénus avec les amours ?, Au cheval. de Bouillon, 1704 dans GUINGUETTE
Mon cheval tombe sur moi par deux instances, Lett. inéd. p. 95 (édit. de 1850). dans INSTANCE
Paix ! crois-moi, ne parle guère ; J'en sais qui, sans dire mot, N'ont pas mal fait leur affaire, Dialogue entre deux perroquets dans MAL, ALE
C'est là qu'on te voit à nage Fendre les flots écumeux, Ode au duc de Vend. 1715 dans NAGE
Je l'ai laissé sauvant à nage Sur le rocher du château d'If Sa muse et tout son équipage, Sur Chapelle. dans NAGE
Tu négliges les sentiments, Pour faire briller la pensée, Ode contre l'esprit. dans NÉGLIGER
Mais quoi ! ma goutte est passée, Mes chagrins sont écartés : Pourquoi noircir ma pensée De ces tristes vérités ?, Sur la goutte. dans NOIRCIR
Depuis deux jours, hélas ! je l'ai perdu, Du nonchaloir ce héros admirable, Lett. à Rousseau, Oeuv. t. I, p. 155, dans POUGENS dans NONCHALOIR
Noyé dans les plaisirs, mais capable d'affaire, Épît. à Lafare. dans NOYÉ, ÉE
Or, en ce fait, tout ce qui me console Et qui me doit excuser près de toi, C'est que du moins, si ne vaux une obole, Lafare encor certes vaut moins que moi, Rép. à l'abbé Courtin. dans OBOLE
S'il [le ciel] est juste, faut-il, pour le rendre propice, Que j'aille teindre les ruisseaux, Dans l'offrande d'un sacrifice, Du sang innocent des taureaux ?, à Lafare. dans OFFRANDE
Et la mousse pétillante D'un vin délicat et frais, à Lafare, Oeuv. t. I, p. 98, dans POUGENS dans PÉTILLANT, ANTE
J'ai vu de près le Styx, j'ai vu les Euménides ; Déjà venaient frapper mes oreilles timides Les affreux cris du chien de l'empire des morts, à Lafare. dans PRÈS
Les amis se réchauffèrent, Tous les coeurs se renflammèrent, On s'aima, même à la cour, Voy. de l'amour et de l'amitié dans RENFLAMMER
Là, point d'épithète en rime, De pointe, de sens retors Ne vient former les accords De ce sec et dur sublime Pour qui Roi fait tant d'efforts, Corrup. du style. dans RETORS, ORSE
Sur la foi d'un ricanement Qui n'était que l'effet d'un gai tempérament, à Lafare, déc. 1702 dans RICANEMENT
J'ai frotté, J'ai gratté Occiput, Sinciput, Ma foi rien Ne vient bien, Réponse à Nevers, oct. 1703 dans SINCIPUT
Mon Iris avec moi vient passer la soirée ; Elle y vient sous un simple et modeste ornement, Madrigal à Mme D.... t. II, p. 136 dans SOIRÉE
Sur la Tamise, Melpomène Ne veut qu'horreur et que combats, Réponse à l'Épître de M. d'Hamilton dans SUR
Oncques ne fut amant tant soit chéri [au lieu de tant soit-il] Qui...., Madrigal, Sur L***. dans TANT
Et tu verras mon indulgence Trancher nos éclaircissements, Raccommodement, à Mme D. dans TRANCHER
Comme je sais pourtant.... que V. A. S. est présentement dans le goût des vaticinations, voici certaine centurie, Ép. à Mme la princesse de Conti, Oeuvr. div. Amst. 1750, p. 108 dans VATICINATION
Elle [ma santé] n'est pas en état de faire envie ; et cet heureux vermillon, tant célébré par les mauvaises plaisanteries de M. de Vendôme, est bien terni, à Mme de Bouillon, Si l'on m'écrivait.... t. II, p. 216 dans VERMILLON
J'ai vu de près le Styx, j'ai vu les Euménides, Au marquis de la Fare. dans VOIR