BRISSON

Citations

Les machines, c'est-à-dire les assemblages d'une construction plus ou moins simple qui transmettent l'action d'une puissance sur une résistance, Traité phys. (1789), t. I, p. 347, dans POUGENS dans MACHINE
L'invention du microscope est postérieure à celle du télescope, qui lui-même n'a été découvert qu'environ trois cents ans après l'invention des lunettes à lire ; les microscopes ne sont connus que du commencement du XVIIe siècle, vers l'an 1620, Traité de phys. t. II, p. 508, dans POUGENS dans MICROSCOPE
Le microscope solaire est un instrument très curieux.... un cheveu y paraît gros comme un manche à balai, une puce grosse comme un mouton ou comme un boeuf, Traité de phys. t. II, p. 510 dans MICROSCOPE
Plus les milieux sont denses, plus ils résistent aux corps qui tendent à séparer leurs parties en les pénétrant, Traité de phys. t. II, p. 322, dans POUGENS dans MILIEU
Si le canon était extérieurement cylindrique, comme l'est sa cavité, la ligne de mire serait parallèle à la direction que reçoit le boulet en sortant, Traité de phys. t. I, p. 148, dans POUGENS dans MIRE
On appelle miroir un corps dont la surface est assez bien polie pour réfléchir avec régularité la plus grande partie des rayons de lumière qu'elle reçoit, Traité de phys. t. II, p. 296, dans POUGENS dans MIROIR
Pour pouvoir apercevoir un objet entier dans un miroir plan, il faut que la longueur et la largeur du miroir soient moitié de la longueur et de la largeur de l'objet, ib. t. II, p. 300 dans MIROIR
La mobilité est la faculté qu'ont tous les corps de pouvoir être mis en mouvement, Traité de phys. t. I, p. 41, dans POUGENS dans MOBILITÉ
Souvent l'air pur qu'on obtient des différentes substances, est mêlé d'un peu de mofette ; il n'y a que celui qu'on retire de l'oxyde de mercure rougi par le feu, de l'oxyde natif de manganèse et de plantes vertes qui en soit exempt, Traité de physique, t. II, p. 26, dans POUGENS dans MOFETTE
Douze mois composent une année, qui est le temps que la terre emploie à faire une révolution entière dans son orbite, pendant lequel temps le soleil nous paraît parcourir les douze signes du zodiaque, Traité de phys. t. III, p. 165, dans POUGENS dans MOIS
Il est démontré que la force nécessaire pour soutenir un poids par le moyen d'une moufle est au poids lui-même comme l'unité est au double du nombre des poulies mobiles, lorsque les directions des cordes sont bien parallèles entre elles, Traité de phys. t. I, p. 369, dans POUGENS dans MOUFLE
Lorsque la liqueur est visqueuse, comme la bière, les bulles d'air, ne pouvant crever leurs enveloppes, emportent, en s'élevant, la liqueur en forme de mousse, Traité de physique, t. II, p. 139, dans POUGENS dans MOUSSE
Le mouvement devient insensible à la vue lorsqu'il n'excède pas 20 secondes de degré par seconde de temps [le centre étant à l'oeil, et le rayon étant la distance de l'oeil à l'objet], Traité de phys. t. II, p. 286, dans POUGENS dans MOUVEMENT
Les petits flocons qui en proviennent [des gouttes d'eau atmosphériques], se réunissant plusieurs ensemble, et ne se touchant que par quelques points de leur surface, ne composent que des flocons très légers ; c'est là ce que nous appelons neige, Traité de phys. t. II, p. 151, dans POUGENS dans NEIGE
Les corps noirs sont les plus propres à intercepter la lumière ; c'est pourquoi les astronomes font usage de verres enfumés, ou de verres noirs pour observer le soleil, Traité de phys. t. II, p. 412, dans POUGENS dans NOIR, OIRE
Nous devons regarder la nuée qui porte le tonnerre comme un grand corps électrisé, Traité de phys. t. III, p. 490, dans POUGENS dans NUÉE
Plus le foyer de l'objectif est long, plus celui de l'oculaire peut être proportionnellement court, et par conséquent être contenu un grand nombre de fois dans celui de l'objectif, Traité de physique, t. II, p. 474, dans POUGENS dans OBJECTIF, IVE
Il [le télescope de Galilée] est composé de deux verres, dont l'un, qui est convexe, est placé du côté de l'objet et porte le nom d'objectif, et l'autre, qui est concave, est placé du côté de l'oeil et s'appelle oculaire, ib. t. II, p. 459 dans OBJECTIF, IVE
Si l'obstacle n'est qu'obliquement opposé à la pesanteur, tel que serait par exemple un plan incliné, Traité de physique, t. I, p. 199, dans POUGENS dans OBLIQUEMENT
Les objets se peignent au fond de nos yeux dans une situation renversée, et cependant nous les voyons droits, Traité de phys. t. II, p. 282, dans POUGENS dans OEIL
Lorsque la résistance des frottements est trop grande, on la diminue beaucoup en enduisant les surfaces frottantes de quelque matière grasse, comme lorsqu'on met du vieux oing entre l'essieu et le moyeu d'une roue, Traité de phys. t. I, p. 96, dans POUGENS dans OING
Les ombres à midi sont plus courtes en été qu'en hiver, Traité de phys. t. II, p. 280, dans POUGENS dans OMBRE
L'arrangement des petits glaçons est constamment le même dans tous les flocons qui tombent dans la même ondée, Traité de phys. t. II, p. 155, dans POUGENS dans ONDÉE
Si l'on applique l'un sur l'autre deux verres épais et colorés l'un en rouge, l'autre en vert, ils produiront une opacité parfaite, quoique chacun d'eux, pris séparément, soit transparent, Traité de phys. t. II, p. 360, dans POUGENS dans OPACITÉ
Newton prétend, et je crois avec raison, que l'opacité des corps vient de la multitude des réfractions et réflexions qui ont lieu dans leurs parties intérieures, ib. p. 410 dans OPACITÉ
Quelque opaque que soit un corps, jamais il ne réfléchit toute la lumière qui tombe sur lui, Traité de phys. t. II, p. 289 dans OPAQUE
Il y a des corps opaques qui deviennent transparents, si on remplit leurs pores d'une substance dont la densité égale celle des parties de ce corps ; c'est ce qui arrive à du papier que l'on mouille, ou que l'on imbibe d'huile, ib. p. 411 dans OPAQUE
Il y a des corps capables de transmettre une couleur, et d'en réfléchir une autre ; tel est l'or, qui paraît jaune par réflexion, et bleu verdâtre par transparence, Traité de phys. t. II, p. 409, dans POUGENS dans OR
On forme de l'orangé avec du rouge et du jaune, du vert avec du jaune et du bleu, de l'indigo avec du bleu et du violet, Traité de phys. t. II, p. 356 dans ORANGÉ, ÉE
On pourrait soupçonner que l'orangé, le vert et l'indigo ne sont pas des couleurs primitives, et qu'elles sont produites par le mélange de celles qui les avoisinent de part et d'autre [dans ce spectre solaire] ; mais Newton s'est assuré que ces trois couleurs sont primitives comme les quatre autres, ib. t. II, p. 372 dans ORANGÉ, ÉE
Le mouvement propre de chacune des planètes primitives se fait d'occident en orient, sur une orbite elliptique, à l'un des foyers de laquelle se trouve le soleil, Traité de phys. t. III, p. 58, dans POUGENS dans ORBITE
L'expérience a appris qu'un orifice circulaire d'un pouce de diamètre percé dans une mince paroi, sous quatre pieds de charge, fournit dans une minute de temps 5436 pouces cubes d'eau, Traité de phys. t. I, p. 292, dans POUGENS dans ORIFICE
On appelle oscillation ou vibration du pendule le mouvement d'un corps lourd, attaché par un fil ou par une verge à un point fixé autour duquel il décrit un arc, Traité de phys. t. I, p. 212, dans POUGENS dans OSCILLATION
Le centre d'oscillation est un point qui, étant pris dans la ligne de suspension d'un pendule composé, soit tel que, si toute la gravité du pendule supposé oscillant s'y trouvait rassemblée, les oscillations se feraient dans un temps égal à celui qu'emploie ce même pendule composé à faire les siennes, Traité de phys. t. I, p. 217 dans OSCILLATION
Ces pointes, paraissant avoir la propriété de soutirer, en quelque façon, l'électricité d'un conducteur, ont fait imaginer à M. Franklin de soutirer, par le même moyen, l'électricité d'un nuage orageux ; voilà l'origine des paratonnerres, Traité de phys. t. III, p. 355, dans POUGENS dans PARATONNERRE
La forme la plus avantageuse pour avoir la plus grande quantité d'eau dans un temps donné par un orifice déterminé, est celle que prend la veine fluide, à la sortie d'un orifice percé dans une mince paroi, Traité de physique, t. I, p. 303 dans PAROI
Toutes les fois qu'un corps tombe librement, il tombe perpendiculairement à l'horizon, Traité de phys. t. I, p. 43 dans PERPENDICULAIREMENT
On a cru pendant longtemps que la pesanteur et le poids étaient synonymes, et que les corps avaient une tendance à tomber d'autant plus grande qu'ils avaient plus de masse, Traité de phys. t. I, p. 176 dans PESANTEUR
Un bateau placé sur la rivière déplace une quantité d'eau qui pèse précisément autant que le bateau et toute sa charge, Traité de phys. t. I, p. 269 dans PESER
Une règle plate qu'on fait mouvoir dans l'air y éprouve une moindre résistance par son tranchant que par son plat, Traité de phys. t. I, p. 80 dans PLAT, ATE
Une machine pneumatique, quelque parfaite qu'elle puisse être, ne peut jamais produire un vide parfait, Traité de physique, t. II, p. 110 dans PNEUMATIQUE
On a donné aux pôles de l'aimant les mêmes noms qu'aux pôles du monde, parce que l'aimant, lorsqu'il est libre de se mouvoir, a la propriété de diriger toujours ses pôles vers ceux de notre globe, Traité de phys. t. III, p. 221 dans PÔLE
Instrument par le moyen duquel nous pouvons voir les objets cachés à nos regards directs, Traité de phys. t. II, p. 448 dans POLÉMOSCOPE
On emploie quelquefois, pour mettre les pompes en jeu, l'eau réduite en vapeur par l'action du feu, et c'est ce qu'on appelle pompes à feu, qui sont des machines hydrauliques, Traité de phys. t. I, p. 330 dans POMPE
Le platine et l'or, qui sont de tous les corps les plus pesants, ont cependant des pores, Traité de phys. t. I, p. 16 dans PORE
Les corps poreux et que l'on doit regarder comme des assemblages de tuyaux capillaires admettent dans leurs pores et élèvent au-dessus de leur niveau des liqueurs pl s denses qu'eux-mêmes, Traité de phys t. I, p. 283 dans POREUX, EUSE
La porosité est une propriété générale et qui appartient à tous les corps ; mais elle n'appartient pas à tous au même degré, Traité de phys. t. I, p. 15 dans POROSITÉ
Il se rencontre des aimants qui exigent un portant deux fois aussi haut que celui qu'exigent d'autres aimants, sans qu'on en puisse découvrir la raison, Traité de physique, t. III, p. 218 dans PORTANT
L'expérience a fait voir qu'il y a toujours une partie de la poudre qui ne s'enflamme point ; et cette partie n'est pas toujours proportionnelle à la quantité employée, Traité de phys. t. I, p. 229 dans POUDRE
Les murs destinés à retenir les terrasses doivent être assez forts pour résister à la poussée latérale des terres ; laquelle poussée sera d'autant plus grande que les terres seront moins liées, et les terrasses plus élevées, Traité de phys. t. I, p. 241 dans POUSSÉE
L'arrivée du soleil à l'équinoxe précède la fin de sa révolution, relativement à un point fixe dans le ciel ; c'est pourquoi ce mouvement a été nommé précession des équinoxes, Traité de phys. t. III, p. 141 dans PRÉCESSION
Les liqueurs exercent leur pression tant perpendiculaire que latérale, non en raison de leur quantité, mais en raison de leur hauteur au-dessus du plan horizontal, Traité de phys. t. I, p. 243 dans PRESSION
Dans le fond des grandes rivières, qui sont celles qui charrient le plus de glaçons (car les petites sont assez promptement prises en entier), on ne trouve jamais de glaçons, Traité de phys. t. II, p. 208 dans PRIS, ISE
Tous les corps jetés ou lancés hors de la perpendiculaire à l'horizon se meuvent d'un mouvement composé de deux forces : savoir la force de la pesanteur, et la force qui les lance, qu'on nomme ordinairement force projectile, Traité de phys. t. I, p. 225 dans PROJECTILE
La vitesse et la direction d'un corps qui se meut d'un mouvement composé se mesurent par la diagonale d'un parallélogramme dont deux des côtés représentent les puissances, Traité de phys. t. I, p. 141 dans PUISSANCE
La pupille, pouvant se dilater ou se rétrécir, nous sert à mesurer la quantité de lumière dont nous avons besoin suivant le plus ou moins de sensibilité de nos yeux et suivant les circonstances, Traité de phys. t. II, p. 430 dans PUPILLE
La putréfaction est une vraie fermentation ; aussi tous les corps qui se pourrissent, en se combinant avec la base de l'air pur, s'échauffent..., Traité de phys. t. II, p. 231 dans PUTRÉFACTION
Il arrive souvent qu'un joueur de paume, pour augmenter sa force, demande une raquette plus lourde, parce qu'en la faisant mouvoir avec la même vitesse, elle frappe la balle plus fort si elle a plus de masse, Traité de phys. t. I, ch. 3, n° 145 dans RAQUETTE
La raréfactibilité est la propriété qu'ont les corps d'acquérir une augmentation de volume par l'action de la chaleur, Traité de phys. t. I, p. 21 dans RARÉFACTIBILITÉ
Le premier changement qui arrive à un corps exposé à l'action de la matière de la chaleur est la raréfaction de sa masse, Traité de phys. t. II, p. 241 dans RARÉFACTION
La chaleur de l'eau bouillante, qui ne raréfie l'eau que d'un 26e, raréfie la vapeur au point de lui faire occuper un volume 13 ou 1400 fois plus grand que celui de l'eau qui l'a formée, Traité de phys. t. II, p. 197 dans RARÉFIER
La bouteille étant chargée de cette sorte, suspendez-la à l'autre conducteur ; faites tourner les deux roues, et le même nombre de tours qui avait chargé la bouteille, la déchargera, et le même nombre encore la rechargera, Traité de phys. t. III, p. 490 dans RECHARGER
Le mouvement rectiligne est celui qui se fait en ligne droite ; il a toujours lieu dans les mouvements simples, Traité de phys. t. I, p. 72 dans RECTILIGNE
Le recuit, qui consiste à chauffer modérément l'acier, et à le laisser ensuite refroidir lentement à l'air, Traité de phys. t. I, p. 35 dans RECUIT
On modère par le recuit la propriété trop cassante de l'acier, ib. t. II, p. 262 dans RECUIT
Il faut recommander aux forgerons de ne point redresser leurs barreaux à froid, mais de les faire chauffer toutes les fois qu'il est besoin de les redresser ; car les barreaux qu'on a redressés à froid reprennent leur courbure lorsqu'on les trempe, Traité de phys. t. III, p. 249 dans REDRESSER
Le mouvement réfléchi est celui d'un corps qui rencontre un obstacle impénétrable pour lui, Traité de phys. t. I, p. 72 dans RÉFLÉCHI, IE
Le mouvement de réflexion est une preuve certaine de la compressibilité des corps ; car ces corps ne peuvent pas se réfléchir, si aucun d'eux n'est élastique, Traité de phys. t. I, p. 26 dans REFLÉCHIR
L'angle de la réflexion de la lumière est toujours égal à son angle d'incidence, Traité de phys. t. II, p. 290 dans RÉFLEXION
Le mouvement réfracté est celui d'un corps qui passe obliquement d'un milieu dans un autre, Traité de phys. t. I, p. 73 dans RÉFRACTÉ, ÉE
L'effet de la réfraction pour le climat de Paris nous fait paraître le soleil, lorsqu'il est à l'horizon, plus haut de 32 ou 33 minutes de degré qu'il ne l'est réellement, Traité de phys. t. III, p. 157 dans RÉFRACTION
Les rayons qui ont le plus de réfrangibilité sont aussi ceux qui se réfléchissent le plus facilement, Traité de phys. t. II, p. 361 dans RÉFRANGIBILITÉ
Que les forces réfringentes des corps sont à peu près en proportion de leur densité, Traité de phys. t. III, p. 374 dans RÉFRINGENT, ENTE
Le mouvement d'une balle de paume qui, après avoir touché le mur vers lequel on la lance, rejaillit vers celui qui l'a lancée, Traité de phys. t. I, p. 73 dans REJAILLIR
Un corps ne saurait employer un degré de force à surmonter la résistance d'un autre corps, sans en perdre lui-même une quantité égale à celle qu'il y a employée, Traité de phys. t. I, p. 104 dans RÉSISTANCE
La résistance des fluides dépend de la vitesse du mobile, Traité de phys. t. I, p. 86 dans RÉSISTANCE
Quand un corps à ressort va frapper un autre corps à ressort qui est en repos ou qui se meut dans le même sens que lui, Traité de phys. t. I, p. 135 dans RESSORT
Le ressort d'une même masse d'air augmente de quantités différentes, suivant les différents degrés de chaleur auxquels elle se trouve exposée, ib. t. II, p. 120 dans RESSORT
Les horlogers mettent sous le marteau destiné à frapper le timbre de l'horloge un petit ressort, qui le relève sitôt qu'il l'a frappé, et l'empêche de continuer de le toucher, Traité de phys. t. II, p. 161 dans RESSORT
Ces rayons [de lumière], avant de parvenir à la rétine, souffrent trois réfractions, la première en passant de l'air dans l'humeur aqueuse, la seconde en passant de l'humeur aqueuse dans le cristallin, et la troisième en passant du cristallin dans l'humeur vitrée, Traité de phys. t. II, p. 424 dans RÉTINE
La rétrogradation des points équinoxiaux vient de ce que les pôles de la terre tournent d'orient en occident autour des pôles de l'écliptique dans un cercle d'environ 47 degrés de diamètre, Traité de phys. t. III, p. 30 dans RÉTROGRADATION
Quand on est dans un bateau qui se meut avec beaucoup d'uniformité et sans secousses, le rivage et tous les lieux d'alentour paraissent se mouvoir et fuir, pour ainsi dire, en sens contraire, Traité de phys. t. II, p. 436 dans RIVAGE
Ceux qui sont sur le rivage de la mer s'imaginent qu'elle s'élève à proportion qu'ils fixent leur vue à des parties de la mer plus éloignées, ib. p. 435 dans RIVAGE
Rappeler la rosette, ajouter un peu de poids vers l'extrémité de l'aiguille aimantée opposée à celle qui s'incline, en faisant tomber dessus quelques gouttes de cire ; l'aiguille subissant l'inclinaison quand on va de l'équateur au pôle, ce qui l'empêche de demeurer horizontale et lui ôte une partie de sa stabilité, Traité de phys. t. III, p. 171 dans ROSETTE
Le cuivre et le fer rougissent longtemps avant de fondre, Traité de phys. t. II, p. 248 dans ROUGIR
Lorsqu'on le mêle [le gaz nitreux] à l'air de l'atmosphère, il devient rutilant, et a l'odeur de l'esprit de nitre, Traité de phys. t. II, p. 39 dans RUTILANT, ANTE
Ce sont l'inclinaison de la terre au plan de l'écliptique et son parallélisme constant qui occasionnent les changements des saisons, Traité de phys. t. III, p. 137 dans SAISON
Les quatre satellites de Jupiter ont été découverts par Galilée peu après l'invention des lunettes, c'est-à-dire en l'année 1610 ; le quatrième satellite de Saturne a été découvert par Huyghens en l'année 1655, Traité de phys. t. III, p. 96 dans SATELLITE
Puisque nous avons regardé les étoiles comme autant de soleils, nous devons regarder notre soleil comme une étoile, et même comme une des plus petites, Traité de phys. t. III, p. 36 dans SOLEIL
Il est certain qu'un solide qu'on plonge dans une liqueur, et qui est en même temps impénétrable à cette liqueur, occupe la place d'un volume de cette liqueur parfaitement égal au sien, Traité de phys. t. I, p. 263 dans SOLIDE
Pour que les corps soient sonores, il faut nécessairement qu'ils soient élastiques, Traité de phys. t. II, p. 159 dans SONORE
On appelle corps sonores proprement dits ceux dont les sons sont distincts, comparables entre eux et de quelque durée ; tels sont ceux d'une cloche, d'une corde de violon, Traité de phys. t. II, p. 159 dans SONORE
Un trop grand bruit fatigue l'oreille, et va quelquefois jusqu'à rendre sourdes pour un temps, ou même pour toujours, les personnes qui y ont été exposées, Traité de phys. t. II, p. 177 dans SOURD, SOURDE
Si l'on augmente ou diminue la longueur de la colonne d'eau, la durée de chacune de ses oscillations augmentera ou diminuera, et suivra la raison sous-doublée de cette longueur, Traité de phys. t. I, p. 337 dans SOUS-DOUBLÉ, ÉE
Un autre acide qui, en se combinant avec le calorique, passe sous la forme de fluide élastique, qui est le gaz acide fluorique, ci-devant connu sous le nom de gaz acide spathique, Traité de phys. t. II, p. 64 dans SPATHIQUE
Il est mathématiquement démontré qu'une capacité sphérique est plus grande que toute autre capacité qui aurait une surface égale à la sienne, Traité de phys. t. I, p. 26 dans SPHÉRIQUE
Ce mobile, en s'éloignant du centre de son mouvement, décrira des spires plus ou moins régulières, suivant le progrès de la diminution de cette force centripète, Traité de phys. t. I, p. 164 dans SPIRE
On appelle stationnaire une planète qui, vue de la terre, paraît pendant quelque temps ne point changer de place, et répondre toujours au même point du ciel, Traité de phys. t. III, p. 90 dans STATIONNAIRE
On appelle système du monde l'assemblage et l'arrangement des corps célestes, et l'ordre selon lequel ces corps sont situés relativement les uns aux autres, et suivant lequel ils se meuvent, Traité de phys. t. III, p. 3 dans SYSTÈME
On a remarqué des taches sur le disque du soleil ; elles furent aperçues en 1611 par le P. Scheiner, jésuite, ou par Galilée, qui lui en disputa la découverte ; on observa ensuite que les taches avaient un mouvement qui, vu de la terre, se fait de l'orient vers l'occident, Traité de phys. t. III, p. 38 dans TACHE
Il paraît que c'est à Middelbourg en Zélande que les télescopes ont pris naissance, vers l'an 1590, environ trois cents ans après la découverte des lunettes, et que leur invention est due à Zacharie Jansen, lunettier de Middelbourg, Traité de phys. t. II, p. 457 dans TÉLESCOPE
Simon Marius en Allemagne et Galilée en Italie sont les premiers qui aient fait de longs télescopes, propres pour les observations astronomiques, ib. p. 459 dans TÉLESCOPE
Le télescope astronomique fait voir les objets renversés ; ce qui est tout à fait indifférent, quand on observe des corps ronds tels que sont les corps célestes, ib. p. 475 dans TÉLESCOPE
Un télescope astronomique peut aisément être changé en télescope terrestre [où les objets ne sont pas renversés], en y ajoutant deux verres oculaires, ib. p. 477 dans TÉLESCOPE
Si l'on mêle ensemble deux pintes d'eau, dont la température de l'une soit de 20 degrés et celle de l'autre de 50, la température du mélange sera de 35 degrés, savoir de 20 degrés de chaleur commune, plus 15 degrés moitié de 30, excès de 50 sur 20, Traité de phys. t. II, p. 259 dans TEMPÉRATURE
Il n'y a que cette divisibilité en parties extrêmement ténues qui puisse être prouvée par l'expérience, Traité de phys. t. I, p. 5 dans TENU, NUE
En général, pour tirer un fardeau sur un terrain inégal et raboteux, comme ils le sont presque tous, il est plus avantageux de tirer un peu en haut, Traité de phys. t. I, p. 380 dans TIRER
Tous les corps qui tombent sous nos sens, Traité de phys. t. I, ch. 2, n° 6 dans TOMBER
Suivant l'estimation de M. Colomb, les forces de torsion sont simplement en raison des angles de torsion, Traité de phys. t. III, p. 449 dans TORSION
De plusieurs de ces cordons réunis et tortillés ensemble, on compose les plus grosses cordes, Traité de phys. t. I, p. 415 dans TORTILLÉ, ÉE
Est-il plus avantageux de tordre beaucoup les cordes, ou de les ordre pou ? le tortillement augmente-t-il leur force, ou la diminue-t-il ?, Traité de phys. t. I, p. 415 dans TORTILLEMENT
Il est bien difficile d'empêcher que les barreaux ne se tourmentent, quand on les trempe, Traité de phys. t. III, p. 248 dans TOURMENTER
On sait qu'on éprouve dans l'eau une plus grande résistance en y faisant mouvoir la main par le plat que par le tranchant, Traité de phys. t. I, p. 80 dans TRANCHANT
La trempe saisit l'acier dans un moment où ses principes, quoique les mêmes, sont moins mêlés, Traité de phys. t. I, p. 36 dans TREMPE
Le treuil ou tour, l'une des six machines réputées simples, est un arbre ou cylindre qui tourne sur son axe soutenu sur deux points fixes, Traité de phys. t. I, p. 381 dans TREUIL
On peut considérer la poulie et le treuil comme des assemblages de leviers, ib. t. I, p. 348 dans TREUIL
On peut diviser les trombes en descendantes et ascendantes : les trombes descendantes sont celles qui se portent des nuages vers la terre ou la mer ; et les trombes ascendantes sont celles qui se portent de la mer vers le nuage, Traité de phys. t. III, p. 500 dans TROMBE
Si l'air qui reçoit la vapeur est déjà chargé d'eau, et que sa température ne soit que de sept à huit degrés ou au-dessous, alors la vapeur y devient apparente, et y forme un nuage très sensible d'un gris blanc ; aussi voit-on fumer en hiver l'eau qu'on tire d'un puits un peu profond, ce qui n'arrive pas en été, Traité de phys. t. II, p. 145 dans VAPEUR
Les gaz hydrogènes connus sous le nom de gaz inflammables se trouvent naturellement dans les vases des eaux bourbeuses et des marais, Traité de phys. t. II, p. 70 dans VASE
Les arbres sont moins renversés par le vent pendant l'hiver que pendant l'été, parce que, pendant cette dernière saison, ils sont garnis de feuilles, qui font que le vent a plus de prise sur eux, Traité de phys. t. II, p. 181 dans VENT
Les verres concaves, c'est-à-dire qui sont terminés de part et d'autre par une surface sphérique concave, ont la propriété de disperser les rayons de la lumière qui les traversent, Traité de phys. t. II, p. 348 dans VERRE
Si le verre n'est concave que d'un côté et plan de l'autre, son foyer virtuel est à une distance égale au diamètre de sa concavité, ib. t. II, p. 351 dans VERRE
On appelle oscillation ou vibration des pendules, le mouvement d'un corps lourd, attaché par un fil ou par une verge à un point fixe autour duquel il décrit un arc, Traité de phys. t. I, p. 212 dans VIBRATION
Les animaux qui n'ont qu'un ventricule au coeur, comme les reptiles et les poissons, soutiennent sans péril un vide de plusieurs heures, Traité de phys. t. II, p. 123 dans VIDE
Le télescope de Galilée augmente le diamètre apparent de l'objet autant de fois que le foyer réel de l'objectif contient de fois le foyer virtuel de l'oculaire, Traité de phys. t. II, p. 463 dans VIRTUEL, ELLE
La vis, l'une des six machines réputées simples, est un cône fort allongé ou un cylindre, sur la circonférence duquel on a creusé une gorge en spirale, Traité de phys. t. I, p. 396 dans VIS
La vis d'Archimède est fort propre à élever une grande quantité d'eau avec une très petite force ; c'est pourquoi elle peut être très utile pour vider des lacs et des étangs, Traité de phys. t. I, p. 406 dans VIS
Les phénomènes de la vision et la manière dont elle s'exécute sont un des points les plus importants de la physique, Traité de phys. t. II, p. 415 dans VISION
Elle [la rétine] est formée par l'épanouissement du nerf optique ; et plusieurs anatomistes la regardent comme l'organe immédiat de la vision, ib. p. 420 dans VISION
La vitesse absolue est celle d'un corps, considérée en elle-même.... La vitesse relative est celle d'un corps, comparée avec celle d'un autre corps aussi en mouvement.... On appelle vitesse respective celle avec laquelle deux corps s'éloignent l'un de l'autre d'un certain espace dans un temps déterminé, Tr. de ph. t. I, p. 65 dans VITESSE
On perd toujours en vitesse ce que l'on gagne en force, et réciproquement, Traité de phys. t. I, p. 395 dans VITESSE
La vitesse d'un corps qui se meut est la faculté qu'il a de parcourir un certain espace en un certain temps ; plus cet espace est grand, et ce temps court, plus la vitesse est considérable, ib. t. I, p. 62 dans VITESSE
Un vaisseau qui a le vent contraire plie ses voiles, Traité de phys. t. I, p. 83 dans VOILE
On sait qu'un corps plongé dans l'eau déplace un volume d'eau parfaitement égal au sien, Traité de phys. t. I, p. 273 dans VOLUME
A un volume d'eau de cinq pouces cubes ajoutez un pareil volume de cendre, le volume du mélange ne sera que de six pouces cubes, ib. t. I, p. 14 dans VOLUME