Pierre de Bourdeille, seigneur et abbé de BRANTÔME (1540 - 1614)

Citations

J'ai conclu que la recherche de la vérité était une folie, parce que, quand on la trouverait, on ne saurait à qui la dire, Ch. ind. dans À
Mme de La Tour, à cette scène, venant à se rappeler l'abandon où l'avaient laissée ses propres parents, ne pouvait s'empêcher de pleurer, P. et Virg. dans À
Il y avait dans la maison du paysan où je logeais cinq ou six femmes et autant d'enfants qui s'y étaient réfugiés, Études, 13 dans À
Notre vue s'étendra sur le lieu de la fête et sur les routes qui y aboutissent, Arcad. 2 dans ABOUTIR
Pour celuy [nom] de Furstemberg, il estoit trop hay et abhorable aux François, Cap. estr. Furstemberg. dans ABHORRABLE
Les arquebuzades et les zagayes des Mores qui agaçoient à toute heure l'armée...., Gouast. dans AGACER
La pluspart du temps il alloit à cheval monté sur une grande haquenée alezanne qui avoit plus de vingt ans, d'Estrées. dans ALEZAN, ANE, ou ALZAN, ANE
Ores le guerroiant comme il pouvoit, ores l'amadouant par trefve, Ferdinand I dans AMADOUER
Ils [les devins] parlent toujours ambiguement, Henri II dans AMBIGUMENT
Advisa [M. le connétable] d'en faire plusieurs retranchements sur les payes, les abaisser, gagner quelques jours sur les mois, bref y faire quelques petits anicrochements, Bonnivet. dans ANICROCHE
Si ce pont fust esté faict à l'appetit de peu [pour peu de dépense], t. III, p. 241, édit. de Montmerqué. dans APPÉTIT
Bien qu'il fist ses premieres armes sous de grands capitaines, Hommes illustres. dans ARME
Il prit l'aspergès et de l'eau bénite et nous en donna, M. de Bourbon. dans ASPERGÈS
Pour montrer qu'au dit Gonsalve ses astuces luy servirent bien autant ou plus que ses vaillantises...., Gonsalve. dans ASTUCE
Je croy que la conversion et religion de cet empereur ne fut jamais dissimulée ; car il en porta l'habit très austerement, Charles-Quint. dans AUSTÈREMENT
Quand les vieux soldats les surprenoient en telles badauderies, Duels. dans BADAUDERIE
Et n'avions point encore de charges de bandollieres, mais de nos fournimens seulement, M. de Strozze. dans BANDOULIÈRE
Il a fallu que j'aye faict ceste digression ; il fault qu'elle passe par bardot [bête de somme en surnombre] sans payer peage, Charles-Quint. dans BARDOT
À quoy le roy l'eschappa belle ; car l'harquebusade..., Launoy. dans BEAU ou BEL, BELLE
Et ceste paille en passa par le bec du dict marquis, qui ne fut faict là general, Gonzague. dans BEC
Nous lui donnasmes tant du bec et de l'aile qu'il nous creut, Couronnels françoys, ch. 17 dans BEC
Il y eut bien là du bigu [dans un raccommodement], Capit. français, t. III, p. 127 dans BÉGU, UE
Il leur donna ainsi le bigu [il leur fit prendre le change], Dames galantes, t. II, p. 481 dans BÉGU, UE
Henri II jouoit au maille qu'il avoit fort bien en main ; car il estoit fort et adroit, et en faisoit de très belles et longues bottes ou coups, Capit. fr. t. II, p. 46, dans LACURNE dans BOTTE
On la [une ville] disoit n'estre faite que de boue et de crachat ; de tels mots usoit on pour monstrer sa foiblesse, Capit. fr. t. II, p. 178, dans LACURNE dans BOUE
Ils [MM. de Guise] commanderent si modestement.... que, par deux ou trois doux mots qu'ils disoient, le monde se reculoit de soy mesmes.... plus cent fois que par une infinité de brailleries, poussemens et impatiences, Duels. dans BRAILLERIE
Il avoit esté, en son temps, un fort bravasche soldat à la gasconne, mais à ce coup la braveté lui passa, Sur les duels, p. 58, dans LACURNE DE SAINTE-PALAYE dans BRAVACHE
Nos farceurs et brocardeurs françois, Capit. estrangers, t. I, p. 11, dans LACURNE SAINTE-PALAYE dans BROCARDEUR, EUSE
Les chausses de taffetas et les bas de chamois bronzé, Capit. estr. t. II, p. 172, dans LACURNE SAINTE-PALAYE dans BRONZER
Un brouillon ne recerche qu'à brouiller un autre, Ferdinand I dans BROUILLON, ONNE
[Charles Quint mort] estoit indigne de sepulture en terre saincte et très bruslable comme fagot, Charles-Quint. dans BRÛLABLE
Il est très brave et vaillant et brusq ; jamais il ne refusa combat, J. A. Doria. dans BRUSQUE
Le capitaine de l'ille d'Ischie advertit par trois volées de canon que la mer estoit brute ; ils usent de ces mots pour dire qu'il y a des corsaires en mer, Cap. estrang. t. II, p. 62, dans LACURNE dans BRUT, BRUTE
Il y en a tant eu [des mestres de camp] et l'en fait tant tous les jours que, par maniere de dire, il n'y a gueres contrée en France que, si on en bat les buissons, on en verra sortir un mestre de camp, Capit. fr. t. IV, p. 120, dans LACURNE dans BUISSON
Sainte Colombe, allant au dernier assaut de Rouen avec cinquante des meilleurs soldats, y mesle une vingtaine de goujats et cadets, que ce n'estoit que feu et bons harquebusiers, Cap. fr. t. IV, p. 130, dans LACURNE dans CADET, CADETTE
[Des femmes] se voyant ainsi belles, blanches, caillées, poupines et en bon point, Dames galantes, t. I, p. 282, dans LACURNE dans CAILLER
Un gros bonnet blanc que l'on appelle une calle, Dames ill. p. 388 et 389, dans LACURNE dans CALE
La gaillarde, la pavanne d'Espagne, les canaries.... Le roy lui fit danser cette danse qui avoit alors grande vogue, tandis que M. de Strozze la jouoit sur le luth, Cap. franc. t. III, p. 425, 427, dans LACURNE dans CANARIE
D'autres disent un coup d'arquebusades, un coup de canonades, ce qui est très improprement parlé ; car le coup de canon s'appelle canonnade, et le coup d'arquebuse arquebusade ; les Italiens et les Espagnols, desquels nous avons appris et emprunté les mots, ne font telles incongruitez, Cap. fr. t. IV, p. 228, dans LACURNE dans CANONNADE
Mesmes qu'on nous avoit asseuré qu'on le vouloit tuer par les rues, où nous pensions nous battre à chaque canton, Des couronnels français, ch. 17 dans CANTON
Capitaine estoit anciennement le seul nom qu'on donnoit à ceux qui commandoient des trouppes d'infanterie ; à quoy on a substitué ceux de mestre de camp et de colonel, Capit. fr. t. IV, p. 48 et 55, dans LACURNE dans CAPITAINE
Il y a eu trois tournures de casaques en France qui ont bien porté dommage, M. de Bourbon, Moron et André Doria, Doria. dans CASAQUE
Il est bien vray qu'il [le connétable de Bourbon] fut fort bien compris dans le traité de Madrid ; mais le roy le rompit tout à trac quand il fut de retour en France, si bien que M. de Bourbon eut la cassade, Capit. estrang. t. I, p. 212, dans LACURNE dans CASSADE
Au lieu que les marchands prient les plus belles, celles-cy laides prient les marchands de prendre et achepter de leurs denrées, qu'elles leur laissent pour rien et à vil prix ; car le plus souvent leur donnent de l'argent pour s'accoster de leurs chalandises, Dames gal. t. I, p. 220, dans LACURNE dans CHALANDISE
Les combats de nuict sont fort dangereux et subjects à de mauvaises charitez [traîtrises], Sur les duels, p. 202, dans LACURNE dans CHARITÉ
Aussi fut cette belle naumachie ou combat de galeres, tout à l'antique, et pour la façon encore et enrichissement des dites galeres de leurs poupes et proues, tant pour l'art de la hasche que l'on appelle la charpente en Levant, que pour la menuiserie, Cap. fr. t. II, p. 17, dans LACURNE dans CHARPENTE
Il faict bon aller son grand chemin et non tergiverser, Pescayre. dans CHEMIN
Combien avons-nous veu depuis force huguenots s'estre convertis et faits bons catholiques ! Les chemins en rompent, Capit. fr. t. III, p. 172, dans LACURNE dans CHEMIN
On appeloit communement messieurs de Bayard, de la Crotte et le capitaine Frontailles, chevaliers sans peur et sans reproche ; qualité certes très belle et des plus belles du monde à qui l'a merité porter, voire plus que tous les noms des seigneuries du monde, Cap. fr. t. I, p. 126, dans LACURNE dans CHEVALIER
Il [le connétable de Montmorenci] le rendit [le peuple de Paris] souple et maniable comme un grand chevrotin de Vendosme, dont le roy en eut un très grand contentement, Cap. fr. t. II, p. 140. dans LACURNE dans CHEVROTIN
Il le mena [David, ministre protestant], qui lors estoit à Fontainebleau ; mais, ayant parlé à M. le cardinal de Lorraine, le dit David chia sur la bible [abandonna le protestantisme], Cap. fr. t. III, p. 237, dans LACURNE dans CHIER
Des lors qu'il se mist aux guerres, il ne chauma pas d'en apprendre de bonnes leçons, Duc d'Albe. dans CHÔMER
Tant y a qu'il ne chauma pas en sa captivité [il n'y demeura pas], Dragut. dans CHÔMER
La fouetter de claquades, Dames gal. t. I, p. 372, dans LACURNE dans CLAQUADE
Encore faut-il estimer ces dames qui elevent ainsy leurs maris en biens, et ne les rendent coquins [gueux, pauvres] et cocus tout ensemble, Dames gal. t. I, p. 135, dans LACURNE dans COCU
Qui fut bien aise ? Ce fut André Doria, lequel l'ayant là accullé et coignié, qu'il n'en pouvoit jamais sortir sans sa misericorde...., Capit. franç. t. II, p. 67 dans COGNER
Voilà la bonté de cette bonne princesse à l'endroit du pays où elle avoit esté colloquée [mariée], Dames gal. t. II, p. 90, dans LACURNE dans COLLOQUER
Le duc d'Albe eut pour mestre de camp general ou, pour mieux dire, colonel commandant à tous (car tel l'avoit eslea le duc d'Albe), Chiapin Vicelly, Capit. estrang. t. I, p. 79, dans LACURNE dans COLONEL
Mourut ce bon capitaine et honnorable seigneur, qui ne pouvoit mourir autrement ; car qui a bon commencement a bonne fin, Capit. fr. t. I, p. 82, dans LACURNE dans COMMENCEMENT
Et si, elle ne vaut pas trois mille livres de revenu, dont il en faut donner beaucoup plus de la moitié pour l'entretien de l'abbé commendataire, François 1er. dans COMMENDATAIRE
Ils ne sauroient jamais bien compatir ensemble, Cap. fr. t. III, p. 351, dans LACURNE dans COMPATIR
Le roi Charles VIII rompit le mariage qui s'estoit fait entre luy et Marguerite de Flandres, et osta la dite Anne [de Bretagne] à Maximilian son compromis [fiancé] et l'espousa, Dames illustres, p. 2, dans LACURNE dans COMPROMIS
Il estoit pour lors gouverneur de l'Estat de Milan pour l'empereur, où Ferdinand de Gonzagues ayant mesme charge, cela se peut computer aisement, Cap. fr. t. II, p. 331, dans LACURNE dans COMPUTER
N'oubliant le concordat qui jadis fut faict contre les empereurs, que nul empereur ne seroit jamais roy des Deux Siciles, Pescayre. dans CONCORDAT
Charles Quint disoit qu'estant courageux, ambitieux et grand guerrier, il ne pouvoit estre très bon religieux et conscientieux, Leve. dans CONSCIENCIEUX, EUSE
Ne faisant point comme plusieurs dames que j'ay veu, veuves et convolantes, qui de leurs premiers et grands mariages s'abbaissoient et descendoient fort bas avec des petits, Cap. franç. t. III, p. 28, dans LACURNE dans CONVOLER
Un très homme de bien et d'honneur et nullement coquin ny pressant demandeur après son roy, Cap. fr. t. III, p. 255, dans LACURNE dans COQUIN, INE
[coquin au sens de séduisant] Rien n'est tant si coquin, ni doux, ni attrayant qu'un butin quel qu'il soit, soit de mer, soit de terre, t. IV, p. 332, édit. Monmerqué. dans COQUIN, INE
Mesmes se soubçonna on qu'il [André Doria] avoit quelque sourde intelligence avec Barberousse, comme corsaire à corsaire, Cap. étr. t. II, p. 45, dans LACURNE dans CORSAIRE
Cinq compagnies d'espagnols de vieilles bandes, avec leurs corcelets, harquebuses et morions qui reluisoient bien fort, et avec cela braves d'habillemens aussi comme des princes, Cap. fr. t. II, p. 25, dans LACURNE dans CORSELET
S'estant transpercez les visages par coups fourrés, comme en ce temps là on usoit de ces mots, Cap. estrang. t. I, p. 303, dans LACURNE dans COUP
Il monta sur un cheval d'Espagne, le plus beau que j'aie veu de longtemps, et se manioit très bien, et faisoit de très belles courbettes, Dames gal. t. II, p. 298, dans LACURNE dans COURBETTE
Recommença sa salue aussi belle et furieuse que devant, des canons de courcie de seize galeres et des autres pieces d'arquebusades, tellement que tout estoit en feu, Dames gal. t. II, p. 296, dans LACURNE dans COURCIVE
Les soldats aux arbalatieres, poupes, rambades, proues et coursies, tant bien en point et tant bien armez d'armes si claires et reluisantes que c'estoit une très belle chose à voir, Cap. fr. t. II, p. 18, dans LACURNE dans COURSIVE
On le disoit estre son disciple et sa creature de guerre [de Pescaire], Gouast. dans CRÉATURE
Il n'y a insolence que le soldat mal creé, et en de tels endroits, ne fasse, Cap. fr. t. I, p. 298, dans LACURNE dans CRÉER
Ils eussent fait leurs affaires sans se mesler de celles d'autruy, ains les laisser en croupe [rejeter, laisser derrière soi], Cap. fr. t. II, p. 342, dans LACURNE dans CROUPE
La cupidité d'avoir un tel livre si beau et si rare, Charles-Quint. dans CUPIDITÉ
Il estoit fort dameret, s'habillant toujours fort bien, Gouast. dans DAMERET
Elle vient à debagouler mille injures contre le roy, Dames galantes dans DÉBAGOULER
Louis, duc d'Orleans, grand debaucheur des dames de la cour, dans le Dict. de DOCHEZ. dans DÉBAUCHEUR, EUSE
Si bien qu'on disoit qu'il lui avoit appris à jurer aussi debordément qu'il faisoit, Cap. fr. t. IV, p. 6 dans DÉBORDEMENT
La fortune joue son jeu, comme il lui plaist favoriser et defavoriser les gens, Mandruzzo. dans DÉFAVORISER
Se battre en deffy, Cap. fr. t. I, p. 84, dans LACURNE dans DÉFI
Elles sont si molles et tant soucieuses de se delicater et se plaire seules en elles mesmes, dans le Dict. de DOCHEZ. dans DÉLICATER
Si que, possible, aucunes [dames] qui en liront des contes d'elles mesmes, ne s'en desagreeront, Dames illustr. p. 104, dans LACURNE dans DÉSAGRÉER
Les sauts, les entrelasseures, les desengagemens, le port de la jarretiere et la grace des filles portoient je ne sçay quelle petite lascivité mignarde, Dames gal. t. II, p. 366, dans LACURNE dans DÉSENGAGEMENT
Le cheval ayant esté tué sous luy, après qu'il s'en fust desengagé, vint le capitaine de Castaldo à cheval, qui le prit prisonnier, Cap. fr. t. I, p. 81, dans LACURNE dans DÉSENGAGER
Ils ne chantoient autre chanson, et mesmes en cheminant pour se desennuyer, Bourbon. dans DÉSENNUYER
Sans autrement se desinvestir.... ni depestrer de sa prise, Dames gal. t. II, p. 299 dans DÉSINVESTIR
Considerant le mal et le deshonneur qui luy escheroient de la desunion de son bon frere, Ferdinand I dans DÉSUNION
Il fut poursuivy, tué et desvalisé de toutes ses despesches, Pescayre. dans DÉVALISER
Nos religieuses qui se sont devoilées et ont quitté leurs habits, dans le Dict. de DOCHEZ. dans DÉVOILER
Nostre dernier roy Henry troisieme, faisant un jour la diete [retraite, repos] à St-Germain où il s'estoit retiré à part hors de la cour, qu'il avoit laissée à Paris, avec la reyne sa mere, Capit. étrang. t. II, p. 226, dans LACURNE dans DIÈTE
On pourroit me reprocher que je suis un grand digresseur, Dames gal t. II, p. 93 dans DIGRESSEUR
Disciple passe bien souvent le maistre, Capit. fr. t. IV, p. 219, dans LACURNE dans DISCIPLE
La reyne [Cath. de Médicis] qui sçavoit discourir de toutes choses très bien à propos...., Marignan. dans DISCOURIR
Ceste ambassade ouye, trop discourtoisement fut respondu que...., Ferdinand I dans DISCOURTOISEMENT
Pensez qu'elle s'estoit ainsi dorlotée [parée] pour mieux plaire à son mari, Dames gal. t. I, p. 18, dans LACURNE dans DORLOTER
M. le mareschal de Brissac luy donna son guidon de cent hommes d'armes, et tel drappeau ne se donnoit le temps passé, et mesme d'un si grand mareschal que celuy là,à jeunes gens qui n'eussent fait de fort signalées monstres de leur valeur, Cap. fr. t. III, p. 327, dans LACURNE dans DRAPEAU
Plusieurs en nos cours en ay-je veu tels qui, craignans de parler des hommes de peur de la touche, se mettoient sur la draperie des pauvres dames, Des dames galantes, 6e discours. dans DRAPERIE
On donne le los à la reyne Ysabelle de Baviere, femme du roy Charles sixieme, d'avoir apporté en France les pompes et les gorgiasetez pour bien habiller superbement et gorgiasement les dames ; mais, à voir dans les vieilles tapisseries de ce temps des maisons de nos roys où sont pourtraittes les dames ainsi habillées qu'elles estoient pour lors, ce ne sont que toutes drolleries, bifferies et grosseries au prix des belles et superbes façons, coiffures, gentilles inventions et ornemens de nostre reyne, Dames illustres, p. 211, dans LACURNE dans DRÔLERIE
Il se sauva des premiers, et s'appelloit le duc de Sulmone ; les ducs vollent bien aussi roide quelquesfois que les autres oyseaux, Launoy. dans DUC
Ny plus ny moins que font ceux qui sont picquez de l'escorpion ; le plus souverain remede qu'ils ont, c'est de le tuer ou l'escarbouiller et l'appliquer sur la morsure et playe qu'il a faite, Dames gal. t. I, p. 97, dans LACURNE dans ÉCARBOUILLER
Je suis bien marry qu'il m'ait fallu apporter cet exemple et le mettre icy, d'autant qu'il est d'une personne privée et de basse condition, pour ce que j'ay deliberé de n'escafourer mon papier de si petites personnes, Dames gal. t. II, p. 64, dans LACURNE dans ÉCHAUFFOURÉE
Ny plus ny moins que l'on voit un bel arbre que le vent ebranle, et l'a à demy penché ; vient quelque bon oeconome ou hortolan, qui le vient appuyer, et dure quelque temps et produit du fruit, Cap. franc. t. I, p. 68, dans LACURNE dans ÉCONOME
Conter d'escot pour quelqu'un [payer pour lui], Cap. fr. t. I, p. 21, dans LACURNE dans ÉCOT
Quand le duc d'Albe passa vers Flandres, tout le bruit commun estoit qu'en faisant semblant d'escumer Geneve, que tout à plat il l'alloit assieger, Cap. fr. t. IV, p. 190, dans LACURNE dans ÉCUMER
En venant il fit tout plein de beaux effets, car il y prit force piaces que tenoient les huguenots, dont Mascon en fut une, Cap. fr. t. III, p. 260, dans LACURNE dans EFFET
Le seigneur des Cars se trouva aussi embrenné avec luy, lequel fut aussi disgracié, Cap. fr. t. III, p. 149 dans EMBRENER
Le roy Charles VIII, ayant advisé avec son conseil qu'il n'estoit pas bon d'avoir un si puissant seigneur ancré et empieté dans son royaume, Dames illustres, p. 2, dans LACURNE, au mot compromis. dans EMPIÉTER
Fabrice, en la bataille de Ravenne, combattant vaillamment et enfonçant furieusement un gros de cavalerie françoise, fut fort blessé et emprisonné [fait prisonnier], Capit. estr. t. I, p. 105, dans LACURNE dans EMPRISONNER
M. d'Estrozze [Strozzi] attitra un courrier pour venir en poste porter les nouvelles de la mort de Brusquet, et prioit le roi de vouloir donner et continuer sa poste à sa femme, en ce que [à condition que] elle espousast ce courrier qui estoit à lui, t. I, p. 448, édit. MONTMERQUÉ. dans EN
Il lui estoit grief de voir tant de chrestiens encadenez et menez esclaves et traittez miserablement pour jamais, Cap. estr. t. II, p. 95, dans LACURNE dans ENCHAÎNER
L'enclouure estoit en ce qu'il eust de grandes guerres de tous costez, CharlesQuint. dans ENCLOUURE
On avait fait un adverbe, endiablement : Ils combattirent plus endiablement pour venger sa mort, Cap. estr. t. I, p. 212, dans LACURNE dans ENDIABLER
M. de Strozze avoit esté nourry enfant d'honneur du petit roy François II, estant monsieur le dauphin, Cap. fr. t. IV, p. 304, dans LACURNE dans ENFANT
L'office de sergent major ni de mestre de camp general ne se pouvoit bien exercer, qui ne se peut jamais bien faire à pied, quelque bien enjambé qu'il soit, Cap. fr. t. IV, p. 216, dans LACURNE dans ENJAMBER
Je voudrois que le duc d'Albe fust plus entrant qu'il n'est en compagnie, Duc d'Albe. dans ENTRANT, ANTE
La grande confusion de paroles, parmi laquelle on s'entretaille [on se coupe], Cap. fr. t. I, p. 248, dans LACURNE dans ENTRE-TAILLER (S')
Le fit prendre prisonnier avec monsieur de Montmorency au bois de Vincennes, et puis espouser [confiner] à la bastille pour seize ou dix sept mois, Cap. fr. t. II, p. 315, dans LACURNE dans ÉPOUSER
Il s'associa avec Louis XII pour faire la guerre aux Venitiens, que nostre roy espoussetta bien à bon escient, Maximilian, 2 dans ÉPOUSSETER
Les merites, rencontrant une noble extraction, sont plus forts et se font meilleure escorte l'un à l'autre, Pescayre. dans ESCORTE
À ce siege [de Metz], M. de Guise fit perdre l'escrime [fit échouer] à ce grand capitaine, le duc d'Albe, voire à l'empereur son maistre, Cap. estr. p. 249, dans LACURNE dans ESCRIME
La faute d'estocade pour estacade signalée par d'Aubigné se trouve dans l'exemple suivant : Comme deux braves combattans en une estocade, après qu'ils ont bien fait leur devoir, viennent à estre separez par les juges et mareschaux de camps...., Cap. estrang. t. I, p. 75, dans LACURNE dans ESTACADE
Expertise d'armes, Duels, p. 104, dans LACURNE dans EXPERTISE
J'en ferais forces contes, mais je m'extravaguerais trop de mon sujet, Dames gal. v. dans EXTRAVAGUER
Avec la faveur de son petit esprit farfadet ou astarot, Cap. fr. t. III, p. 383, dans LACURNE, au mot favorisat. dans FARFADET
Je connois une grande et habile dame qui fist bailler l'ordre à son mary et l'eut luy seul avec les deux plus grands princes de la chrestienté ; elle lui disoit souvent : Ha ! mon amy, que tu eusses couru longtemps fauvette [sollicité en vain], avant que tu eusses eu ce diable que tu portes au col !, Dames gal. t. I, p. 133, dans LACURNE dans FAUVETTE
Durant ces guerres de la ligue, plusieurs se sont aydez des places que le roy dernier leur avoit données en garde, et de ses moyens et finances, pour luy faire la guerre et jouer fausse compagnie, Capit. franc. t. II, p. 359, dans LACURNE dans FAUX, FAUSSE
Voilà comment sagement ce grand amiral gouverna et ferra fort doucement ces messieurs les reistres, si mal aisés à ferrer, Cap. fr. t. III, p. 192, dans LACURNE dans FERRER
Rien ne le fit partir [le cardinal de Lorraine] de la cour que la poltronnerie, ayant eu pourtant un grand crevecoeur et depit, quand, sortant de la ville, il oyoit crier parmi les rues, les boutiques et les fenestres : adieu, monsieur le cardinal, la messe est fessée, Cap. fr. t. III, p. 80, dans LACURNE dans FESSER
Un honneste gentilhomme avoit rapporté à une damoiselle de la cour quelque chose en fidelité [en confidence] d'une très grande dame, Dames gal. t. II, p. 460, dans LACURNE dans FIDÉLITÉ
Entre telles beautés c'estoit la dame la mieux flanquée et la plus haute qu'il eut jamais veue, Dames gal. t. I, p. 366, dans LACURNE dans FLANQUER
Il n'oublioit surtout d'y inciter toute la fleur de la jeunesse de la cour, si bien qu'on disoit que c'estoit la fleur des feves, cité par CH. NISARD, Revue de l'instruction publique, 15 nov. 1860 dans FLEUR
Il y a eu des hommes si consciencieux que de n'espouser des filles et femmes qui eussent forpaysé et veu le monde tant soit peu, Dames gal. t. I, p. 235, dans LACURNE dans FORPAISER
Quand il [Charles-Quint] sceust que non [que la victoire de Saint-Quentin n'avait pas été poursuivie], il dict qu'en son aage et en ceste fortune de victoire, il ne se fust arresté en si beau chemin, Charles-Quint. dans FORTUNE
Vint au fougon, et là prist un tison de feu, et descend en bas de la chambre de la munition, et mit le feu dans les poudres, si bien qu'en se perdant il perdit et la galere et tout ce qui estoit dedans, Cap. fr. t. II, p. 389, dans LACURNE dans FOUGON
Le matin on vint pour rompre et fouler la porte de sa chambre, pour la tuer, Cap. fr. t. IV, p. 10, dans LACURNE dans FOULER
Il n'y a que la premiere fournée ou la premiere pinte chere, Dames gal. t. II, p. 358, dans LACURNE dans FOURNÉE
S'estans transpercez les visages par coups fourrez (comme de ces temps on usoit de ces mots), tous deux tomberent, Mandruzzo. dans FOURRER
Ce seigneur n'aimoit point à prendre ses aises aux fraischeurs.... Depuis, ce proverbe couroit : vous allez à la fraischeur de M. d'Imbercourt, quand on alloit par pays au plus chaud du jour, Cap. fr. t. I, p. 109, dans LACURNE dans FRAÎCHEUR
Ceux qui le vouloient excuser de quoy il avoit faict ceste frasque à ses compagnons...., Launoy. dans FRASQUE
Il faut bien qu'elles se donnent de garde de broncher et varier devant eux, si elles se sont une fois soumises à leur domination ; car, s'ils s'appercevoient le moins du monde de leurs fredaines, ils les gourmandent terriblement, Dames gal. t. II, p. 347, dans LACURNE dans FREDAINE
Tous deux mettent la plume au vent, comme bons freres jurez de ne s'abandonner jamais et vivre et mourir ensemble, Cap. fr. t. IV, p. 159, dans LACURNE dans FRÈRE
La conqueste de la duché de Luxembourg qui fut rafflée et frisée en un rien, Cap. fr. t. I, p. 404 dans FRISER
Il n'y a personne qui ne sache que, sans sa belle conduite [du connétable de Montmorenci] au camp d'Avignon, l'empereur frisoit [conquérait] la Provence, ib. t. II, p. 122 dans FRISER
Il trouvera des gens à qui parler là-bas, et faut qu'il ne s'y frotte sa mitaine, Cap. fr. t. III, p. 373, dans LACURNE dans FROTTER
Estant arrivé d'Espaigne à Milan, il y trouva bien des fusées à desmesler, Bourbon dans FUSÉE
Premiers font les approches, premiers dressent gabionades et cavaliers, et font les tranchées, Dames galantes, t. I, p. 102, dans LACURNE dans GABIONNADE ou GABIONNAGE
Telle estoit la coustume que celui qui appelloit jettoit un gant pour gage, et l'appellé le levoit, et s'appeloit gage de bataille, Sur les duels, p. 17, dans LACURNE dans GAGE
Et n'estoit le dit comte propre pour une seule danse, mais estoit universel en tout, fust pour les bransles, pour la gaillarde, pour la pavanne d'Espagne, pour les canaries, bref pour toutes, Cap. fr. t. III, p. 426, dans LACURNE dans GAILLARDE
Estre pris sans gantelet [être pris sans vert], Cap. estr. t. I, p. 25 dans GANTELET
Il n'est seant qu'une femme se garçonne [s'habille en garçon] pour se faire monstrer plus belle, si ce n'est pour se gentiment adoniser d'un beau bonnet avec la plume attachée à la guelfe ou gibeline, ou bien au devant du front pour ne trancher ni de l'un ni de l'autre, Dames gal. t. I, p. 406 dans GARÇONNER
Les plus ciairs voyans qui cognoissoient le naturel de la royne se doutoient bien de quelque garde de dedans [rancune], Dames illustres, p. 252, dans LACURNE dans GARDE
Chevaux enharnachés à la genette, Sur les duels, p. 68, dans LACURNE dans GENETTE, À LA
Au siege de Rouen, aux premieres guerres, un capitaine qu'on tient pour très grand aujourd'huy et qui a grande garde, mais des lors il n'estoit que simple gentilhomme servant de guerre, Cap. fr. t. I, p. 98, dans LACURNE dans GENTILHOMME
Les envieux tant amys qu'ennemis du dit sieur d'Espernon accouroient.... lesquels, voyant le tiltre [d'un livre], deboursoient de leurs gibbecieres pour en faire l'achat, Cap. fr. t. II, p. 314, dans LACURNE dans GIBECIÈRE
Le gobin [nom donné au duc de Mantoue, parce qu'il était fort bossu], t. VIII, p. 434, édit. FOUCAULT. dans GOBIN
D'autres disent qu'ayant menagé les deniers du roy, il les a menagez si bien et les a fait passer si bien par invisibilium, avec la faveur de son petit esprit farfadet, que très subtilement, en disant favorisat, corouzat, comme dit maistre Gonin on son passe passe, il les a fait sauter dans ses coffres au lieu de sauter dans ceux du roy, Cap. fr. t. III, p. 387 dans GONIN
C'estoit un homme qui entendoit bien les tours de passe passe, non de maistre Gonin, mais de Machiavel, ib. t. II, p. 285 dans GONIN
Mais plus belle chose encore eust-il veu, ce dit quelqu'un, si le grand pere de maistre Gonin eust vescu, qui, par ses inventions, illusion et sorcelleries et enchantements, les eust peu representer [les dames de la cour] devestues et nues, comme l'on dit qu'il fit une fois en quelque compagnie privée, que le roy François luy commanda ; car il estoit un homme fort expert et subtil en son art ; et son petit fils, que nous avons veu, n'y entendoit rien au prix de luy, Dames gal. p. 387 dans GONIN
Ce fut au visceroy à se sauver par la porte de derriere, de muraille en muraille, de goutyere en goutyere, Lannoy. dans GOUTTIÈRE
Je sçay qu'un prescheur du roy prescha publiquement, après le combat de Antraguet et Quielus, que ceux qui estoient morts là estoient damnez, et les vivans pas guieres mieux s'ils ne s'amendoient, Sur les duels, p. 191 dans GUÈRE ou GUÈRES
Aussi dict-on qu'il fault faire la guerre à l'oeil ; et qui la faict bien les yeux fermés, ou en absence et bien loing, est fort à louer, Philippe II dans GUERRE
Il est bien vray qu'il [le connétable de Bourbon] fut fort bien compris dans le traité de Madrid ; mais le roy [François 1er] le rompit tout à trac, quand il fut de retour en France, si bien que M. de Bourbon fut du guet [fut la dupe] et eut la cassade, Capestrang. t. I, p. 212 dans GUET
M. le mareschal de Brissac luy donna son guidon de cent hommes d'armes, et tel drappeau ne se donnoit le temps passé, et mesme d'un si grand mareschal que celuy-là, à jeunes gens qui n'eussent fait de fort signalées monstres de leur valeur, Cap. fr. t. III, p. 327 dans GUIDON
Une très belle et honneste dame qui habloit un peu l'espagnol et l'entendoit très bien, Dames gal. t. II, p. 235 dans HÂBLER
Il a toujours bien faict en sa charge ; aussi estoit il de très bon haras [race], J. A. Doria. dans HARAS
Ce grand capitaine eut pour lieutenant à sa compagnie de cent hommes d'armes Dom Diego de Quiñones, qui lui haussa bien la main [l'assista] en ses combats et victoires, et de vray luy fut bon et brave lieutenant, Cap. estr. t. I, p. 102. dans LACURNE dans HAUSSER
Il l'eust faict appeller [en duel] ; car il estoit hault à la main et prompt à la vengeance, Launoy. dans HAUT, AUTE
Jamais Herculle n'en combattit deux, comme dit le proverbe, qui pourtant est pedantesque, Sur les duels, p. 204, dans LACURNE dans HERCULE
Pour la peine elle l'enduroit très bien, fut à pied, fut à cheval s'y tenant de meilleure grace, ne sentant pour cela sa dame homasse en forme et façon d'amazone bizarre, mais sa gente princesse belle, bien agreable et douce, Dames ill. p. 73 dans HOMMASSE
La nuict est plus propre pour les hypocrites de guerre que le jour qui de son beau soleil esclaire nos vices et vertus, Marignan. dans HYPOCRITE
Quant au tableau de la prise de notre roy [François Ier], celui-là ne fut si immodeste ni si scandaleux qu'un qui fut faict à Rome, Charles-Quint. dans IMMODESTE
Vray est que les empereurs, n'aiant ni coeur ni valeur ni moyen pour le leur oster [le duché de Milan aux Sforce], furent contraints de le leur laisser, et les en impatroniser, pour le tenir à foy et hommage de l'empire, Cap. franç. t. I, p. 324, dans LACURNE dans IMPATRONISER
La femme a pris telle imperiosité sur luy, s'appuyant et se fortifiant sur sa pudicité, qu'il faut que le mary passe par sa sentence, Dames gal. t. I, p. 223, dans LACURNE dans IMPÉRIOSITÉ
Le pape fut pris dans la forteresse de Sainct-Ange, imprenable pretendue, Charles Quint. dans IMPRENABLE
Incarceré, Cap. estrang. t. I, p. 40, dans LACURNE dans INCARCÉRER
Nos vieilles chroniques usent souvent du mot incidence à la teste des articles estrangers à leur histoire principale, Cap. fr. t. I, p. 363 dans INCIDENCE
[Une dame négligée en ses ajustements] monstrant pourtant avec son incuriosité une grande beauté, Dames gal. t. II, p. 155 dans INCURIOSITÉ
Encor ces soldats furent si desbordez et insatiables que...., Bourbon. dans INSATIABLE
Ils [les soldats du connétable de Bourbon, à Rome] ne se contentoient pas d'avoir pris, pillé et saccagé jusques à la terre ; il fallut que les cardinaulx, evesques, ambassadeurs et marchandz donnassent encore de l'argent pour la paye des soldatz ; quelle insassieté !, Cap. estr. Bourbon. dans INSATIÉTÉ
Cosme de Medicis se fit et installa chef de la republique de Florence, Medicis. dans INSTALLER
D'autres disent qu'ayant manié les deniers du roy, il les a mangez si bien et les a fait passer si bien par invisibilium...., Cap. fr. t. III, p. 383, dans LACURNE dans INVISIBILIUM
Nous autres courtisans, j'ay veu que nous appellions a la cour un jeune gentilhomme qui ne faisoit que venir, jeune espée, Cap. fr. t. I, p. 338, dans LACURNE dans JEUNE
Catherine de Medicis estoit joviale et aimait à dire le mot, dans le Dict. de DOCHEZ. dans JOVIAL, ALE
Amprès que le duc d'Albe desassiegea [leva le siége de] Sanjac [Senthià], M. le marechal Brissac ne fut pas plus heureux au siege de Coni : si bien que, si les François leur reprochoient Sanjac, ils nous reprochoient Coni : à beau jeu, beau retour, et ainsy ils se rendoient la jument, le Maréchal de Brissac, t. III, p. 73 dans JUMENT
Chevaux menez et conduits par les lesses, qui est à dire en main, Dames ill. p. 18, dans LACURNE dans LAISSE
Si bien qu'ils furent contraincts de se lever de table et aller à la cuisine où ils ne trouverent ame vivante et le feu tout mort et les landiers froids comme ceux d'une confrerie, Capit. estrang. t. II, p. 266, dans LACURNE dans LANDIER
Autant de langues que l'homme sçait parler, autant de fois est-il homme, CharlesQuint. dans LANGUE
N'ayant chacun que deux chevaux et un valet et un laquais, Capit. franc. t. IV, p. 88, dans LACURNE dans LAQUAIS
J'ai ouy dire qu'on lui faisoit tort, et qu'on lui faisoit accroire qu'il avoit mangé le lard, pour jouir de son revenu [on lui imputait une fausse accusation pour s'emparer de son revenu], Charles-Quint. dans LARD
Il y a force grands [hommes de grande taille] qui sont grands landores, tant mal bastis et adroits que c'est pitié, Cap. franç. t. II, p. 401 dans LENDORE
Aussi en sa vie leur a-t-il donné de bonnes lipées, Duc d'Albe. dans LIPPÉE
Ores faisant semblant de vouloir combattre, ores s'esloignant tout à coup : retraicte de loup, monstrant toujours les dents, Prince d'Orange. dans LOUP
Pour gagner l'honneur de chevalerie et faire appeler sa femme madame, Capit. franç. t. III, p. 178, dans LACURNE dans MADAME
Il estoit maigrelin, Cap. fr. t. IV, p. 178, dans LACURNE dans MAIGRELET, ETTE
Il [le duc d'Orléans, fils de François 1er] alloit plus viste que monsieur le Dauphin son frere, il estoit prompt, bouillant, et aimant à faire tousjours quelque petit mal, Cap. fr. t. I, p. 340, dans LACURNE dans MAL, ALE
De sorte que je craindrois autant de la rencontrer de nuit, comme de voir une mandragore [on croyait que celui qui déracinait une mandragore en mourait, aussi la faisait-on déraciner par un chien], Dames gal. t. I, p. 396, dans LACURNE dans MANDRAGORE
Vous disiez que les manes toutes guerrieres et bouillantes de M. de Martigues.... s'irriterent...., Vie de Lanoue. dans MÂNES
Il y a pourtant des filles qui, lorsqu'elles commencent un peu à sentir leur coeur, elles s'apprivoisent si bien qu'elles viennent manger aussitost dans la main, Dames gal. t. II, p. 68, dans LACURNE dans MANGER
[Au siége de la Rochelle, dans une terreur panique] plusieurs eurent telle frayeur qu'ils aviserent à se sauver par les marais, et plusieurs s'y enfuirent qui furent après reconnus par la boue qui en estoit empreinte en leurs chalesses [sic], Cap. franç. t. IV, p. 281, dans LACURNE dans MARAIS
La royne voulut qu'il se fist à Fontainebleau un fort beau mardi gras de festins, mascarades, combats et tournois, Cap. fr. t. IV, p. 26 dans MARDI
Mariages qui se font par amourettes finissent par noisettes [querelles], Cap. fr. t. III, p. 439, dans LACURNE dans MARIAGE
Il fit une chose très belle pour la religion d'Espagne : car il chassa tous les Mores de Grenade ; de sorte qu'ils n'ont plus infesté l'Espagne depuis, et ne se ressentent plus de marrane comme ils faisoient, Cap. estr. t. II, p. 119, dans LACURNE dans MARRANE
D'autres dames y a-il, lesquelles à dessein ne font pas grand scrupule de faire à pleine veue la monstre de leur beauté.... afin de mieux encapricier et marteller leurs serviteurs, et les mieux attirer à elles, Des dames galant. 2e disc. dans MARTELER
Elle le loua fort de ce qu'il estoit brave, vaillant et genereux, et, en usant de ce mot, fort martial, Dames gal. t. II, p. 325, dans LACURNE dans MARTIAL, ALE
Ce brave chevalier [le roi François 1er] avoit une complexion en luy, que, toutes les fois qu'il vouloit venir au combat, il falloit qu'il allast à ses affaires et descendist de cheval pour les faire ; et pour ce portoit ordinairement des chausses à la martingale, autrement à pont levis, Cap. franç. t. I, p. 108, dans LACURNE dans MARTINGALE
Dix ou douze enfants de la mate des plus fins et meilleurs coupeurs de bourse et tireurs de laine, t. IV, p. 224, éd. Monmerqué. dans MATE
L'heure doncques de la nuict et des matines de ceste sanglante feste [la Saint-Barthélemy] estant venue..., l'Admiral de Chastillon. dans MATINES
On a beau estre agile et subtil de la main comme un basteleur ou un matois à couper une bourse, Cap. franç. t. III, p. 385, dans LACURNE dans MATOIS, OISE
De despit il rompt son espée, la jette contre terre, se maugrée, deteste ciel et terre, Cap. franc. t. II, p. 225, dans LACURNE dans MAUGRÉER
Rude homme, comme de vray il l'avoit bien monstré en plusieurs guerres de Piedmont et de France, et estimé fort mauvais garçon, Sur les duels, p. 261, dans LACURNE dans MAUVAIS, AISE
En tout pourtant il y a du medium [un milieu à garder], Cap. fr. t. II, p. 168, dans LACURNE dans MÉDIUM
On trouve meffi au XVIe siècle : à cause du meffy que l'empereur prit de lui, Cap. franç. t. I, p. 371, dans LACURNE dans MÉFIANCE
La plus grand'part des membres [brigades] des gendarmes estoit à sa devotion, Cap. franç. t. III, p. 78, dans LACURNE dans MEMBRE
Non sans grande peur qu'il eut que le roy de France Louis XII ne luy fit payer la menestre de sa revolte [ne le chatiât], Cap. estrang. t. I, p. 105, dans LACURNE dans MENESTRE
Le tenoit on huguenot, quoy qu'il allast à la messe ; mais on disoit à la cour : Dieu nous garde de la messe de M. de l'Hospital, Cap. franç. t. II, p. 90, dans LACURNE dans MESSE
Il y en a aucuns qui ont eu cette opinion, qu'il falloit qu'aucuns mestres de camp fussent à cheval le jour de la bataille comme le sergent major, et j'ay veu aucuns capitaines vieux tenir qu'il estoit ainsi necessaire, Cap. fr. t. IV, p. 215, dans LACURNE dans MESTRE DE CAMP
Les rançonnemens que l'on faisoit de ces gras usuriers milorts, quant on les tenoit une fois, leur faisoit bien sortir de par le diable leurs beaux escus et leurs bourses, en despit d'eux, Capit. franç. t. III, p. 199, dans LACURNE dans MILORD
Ce grand oeuvre de l'Escurial du roy d'Espagne qu'on dit que jamais tous les sept miracles de jadis n'ont approché, Capit. franç. t. I, p. 276, dans LACURNE dans MIRACLE
Et ne fault pas doubter que si le pape eust voulu abuser de son autorité, que l'empereur ne l'eust faict sauter hault comme une mitaine, Charles Quint. dans MITAINE
Les vieux soldats les entreprenoient, les prenoient en main, les mondanisoient, si bien qu'en peu de temps on ne les eust reconnus, Capit. franç. t. IV, p. 63, dans LACURNE dans MONDANISER
Le roy François l'aimoit fort, et estoit de ses grands favoris ; si que, voulant un jour un peu abuser de cette faveur, il se mit à appeler le roy monsieur, ainsi que faisoit M. de Vendosme ; mais le roy luy dit que c'estoit tout ce qu'il pouvoit permettre à M. de Vendosme son aisné, et qu'il ne le vouloit pas permettre au puisné...., Cap. franç. t. I, p. 370 dans MONSIEUR
Il faut noter de lui [M. de Brissac], qu'en Piedmont, parmy sa grandeur et ses grands respects, jamais par tout il ne se fit appeler monsieur sans queue, comme nous avons veu plusieurs en France qui, abusans un peu de leurs grandeurs, permettoient fort bien, voire le commandoient, qu'ils ne fussent appelez que monsieur simplement en leurs gouvernements, ib. t. II, p. 301 dans MONSIEUR
Il se mit sur ses vieux jours à aimer une more, qu'il aima et tint en ses delices, de telle sorte qu'il dedaigna toutes sortes de beautez et toutes autres dames honnestes, Cap. franç. t. IV, p. 349, dans LACURNE dans MORE ou MAURE
Il [Henri II] estoit beau, encore qu'il fust un peu mauricaut ; mais ce teint brun en effaçoit bien d'autres plus blancs, Cap. franç. t. II, p. 59, dans LACURNE dans MORICAUD, AUDE
Elle ne faisoit grand cas du dit prince, et plusieurs fois luy a fait tenir la mule, cela s'entend qu'il entroit ordinairement dans la chambre de la reyne, et le dit prince demeuroit en l'antichambre, et non sans estre brocardé d'elle, comme elle sçait bien faire, Cap. franç. t. III, p. 49, dans LACURNE dans MULE
Il m'avoit donné le coup de pied de mulet, et fait le tour d'un ami ingratissime, Capit. franç. t. IV, p. 311, dans LACURNE dans MULET
Il eust mieux valu qu'il [François 1er prisonnier] les eust entretenus [des soldats espagnols révoltés] en cet humeur et mutinement...., Capit. estr. Ch. de Launoy. dans MUTINEMENT
Nous mena dans le trou du fossé pour en estre à couvert, et n'y fusmes pas plus tost que la mine joua son violent mystere contre les nostres, Capit franç. t. IV, p. 83, dans LACURNE dans MYSTÈRE
Aussi l'appelloit on dès lors le vieil, sage et fin Nestor des François, comme l'autre dans Homere l'estoit des Grecs, Capit. franç. t. II, p. 118, dans LACURNE dans NESTOR
Fallut donner la bataille qu'ils perdirent, et fallut après s'en retourner en France, avec un nez de honte ; car par ce moyen tout l'Estat de Milan se perdit, Capit. franç. t. II, p. 172, dans LACURNE dans NEZ
On n'y vit rien que tout beau, tout éclatant, tout brave, et jamais la gloire de Niquée n'en approcha, Dames ill. p. 105, dans LACURNE dans NIQUÉE
Il [Coligny] prit si grand goust à ceste noix [le changement de la France], qu'il ne s'en degousta jamais, Cap. franç. t. III, p. 158, dans LACURNE dans NOIX
J'ay usé de ce mot de nonce puis qu'il s'use aujourd'huy ; mais j'ay veu à mon avenement à la cour que l'on n'en usoit, sinon d'ambassadeur du pape ; et quand ce nom de nonce fut introduit, par derision on disoit : voilà l'once du pape, Cap. franç. t. III, p. 157, dans LACURNE dans NONCE
M. Cossains estoit vieux soldat et capitaine, gentilhomme nourry en Piedmont de M. de la Mothe Gondrin, Cap. franc. t. IV, p. 284 dans NOURRIR
Le capitaine Bequin, aussi sage et bon capitaine, qui fut blessé et mourut à la Rochelle, nourry laquais de M. de Nemours, ib. p. 126 dans NOURRIR
La nuict n'a point de honte, et elle couvre beaucoup d'imperfections et poltronneries, Marignan. dans NUIT
L'empereur lui fit la sourde oreille, Moncade. dans OREILLE
J'ay oui dire à une damenotable, que le roy François le louoit [Louis XI] extremement fort ; qu'il estoit un peu trop cruel et sanguinaire, et que c'estoit luy qui avoit mis les roys de France hors de page ; car devant luy, disoit-il, les rois n'estoient que des demy rois, et n'avoient encore gagné l'autorité et la preeminence sur leur royaume, Cap. franç. t. I, p. 50, dans LACURNE dans PAGE
Faire de pierre pain, comme on dit, c'est là où est la peine, Louchaly. dans PAIN
Le zele et la devotion qu'il [Coligny] a porté à sa religion font foy de tout, et, qui plus est, les paix qu'il a faites ; car, aussitost que le roy luy accordoit et à ses partisans l'exercice de leur religion, le voilà qu'il mettoit aussitost les armes bas, Cap. franç. t. III, p. 158, dans LACURNE dans PAIX
Au bout de deux ans, la paix se renouvela, qu'on appelloit la paix boiteuse et mal assise, parce qu'elle avoit esté commencée par M. de Malasise et par M. de Biron, qui estoit boiteux, ib. t. IV, p. 102 dans PAIX
Ce sont les vaillants soldats qui cuyllent les palmes et les donnent aux grands chefs et generaux, Doria. dans PALME
Madame Dampierre, ma tante, dame d'honneur de la reyne Louise, qui estoit une vraye pancarte des choses memorables de la court...., M. de Guyse. dans PANCARTE
Monsieur le marquis s'estoit accommodé d'un fort grand panache à sa salade, si couvert de papillotes [sorte d'ornement] que rien plus, Capit. franç. t. III, p. 13, dans LACURNE dans PAPILLOTE
[Marie Stuart] fit là ses pasques [communia] par le moyen d'hostie consacrée que le bon pape Pie V luy avoit envoyée pour s'en servir à la necessité, Dames illustres, p. 144, dans LACURNE dans PÂQUE
[Dames et demoiselles, dans un ballet] après avoir fait le tour de la salle pour la parade comme dans un camp, et après s'estre bien fait voir...., Dames ill. p. 80, dans LACURNE dans PARADE
Feu M. de Guise comparut ainsi en sa parade [habillement] et entrée de camp en un combat à cheval qui se fit un jour au Louvre aux nopces de M. de Joyeuse, Cap. estr. t. I, p. 87 dans PARADE
Si bien que parmy leurs pages et laquais des uns et des autres on voyoit faire des quadrilles et des parties et crier à la cour : Bourbon, Bourbon à part, Guise et Lorraine à part, Capit. fr. t. III, p. 249 dans PART
Il aimoit aussi fort l'exercice des chevaux et à les picquer ; et ceux qui alloient plus haut, c'estoient ses favoris, comme j'ay veu le moreau [cheval noir] superbe qui alloit à deux pas et un saut, et d'un très haut et bel air, Cap. fr. t. IV, p. 26, dans LACURNE dans PAS
Il les mena [certains seigneurs qui se faisoient indépendants] si bien et si beau, qu'il les reduisit au petit pas [au petit pied], Cap. estr. t. II, p. 218 dans PAS
Du temps du feu roy Charles IX fut fait un pasquin à Fontainebleau, fort vilain et scandaleux, où il n'espargnoit pas les princesses et les plus grandes dames ny autres ; que si l'on eust sceu au vray l'autheur, il s'en fust trouvé très mal, Dames gal. t. II, p. 497, dans LACURNE dans PASQUIN
Elle [Marguerite, reine de Navarre] composoit souvent des comedies et des moralitez qu'on appelloit en ce temps là des pastorales, qu'elle faisoit jouer et representer par les filles de sa cour, Dames ill. p. 308, dans LACURNE dans PASTORAL, ALE
On disoit qu'il se falloit garder des patenostres de M. le connestable [de Montmorency] ; car, en les disant ou marmotant, lorsque les occasions se presentoient, il disoit : allez-moy prendre un tel, attachez celui-là à un arbre, faites passer celui-là par les piques ou les harquebuses tout devant moy...., Capit. franç. t. II, p. 67, dans LACURNE dans PATENÔTRE
Laissez faire, compagnons, patientez un peu, Bourbon. dans PATIENTER
Si bien que, sans ses grands services, il en eust paty ; tant ce roy estoit grand observateur de la justice, Duc d'Albe. dans PÂTIR
Il se montra attaint des cruautés qu'il avoit faict en Flandres, et monstra une grande apprehension que son ame en patist, ib. dans PÂTIR
Habillez plus à la pendarde, comme l'on disoit de ce temps, qu'à la propreté, Capit. franç. t. IV, p. 44, dans LACURNE dans PENDARD, ARDE
....Les huguenots de Poictou, Angoumois et Xainctonge (qui en ont esté la fremilliere ou pepiniere), L'admiral de Chastillon. dans PÉPINIÈRE
Bienheureux est le fils de qui l'ame du pere est damnée ; qui est une vieille maxime, que l'on ne se peut jamais tant tout à coup enrichir que l'on ne se donne au diable, Capit. franç. t. III, p. 383, dans LACURNE dans PÈRE
Il [Cosseins] commandoit de bonne façon.... aussi disoit-on piaffe de Cosseins.... c'estoiten tout qu'il estoit piaffeur, en gestes et en faits et en paroles, Capit. franç. t. IV, p. 285, dans LACURNE dans PIAFFEUR, EUSE
Il est fort aisé à faire des expeditions et des grands miracles de guerre avec de grandes armées où rien ne manque et où il y a tout à souhait ; mais de faire de pierre pain comme on dit, ainsi que fit Dragut, c'est là où est la peine, Cap. estr. t. II, p. 75, dans LACURNE dans PIERRE
Le dit Monstrelet appelle les dits soldats pietons, comme aussi M. du Bellay en son livre de l'art militaire, Cap. franç. t. IV, p. 37, dans LACURNE dans PIÉTON, ONNE
... La pluspart furent desfaicts, et s'en tournerent fort pietres, Don Juan d'Austrie dans PIÈTRE
Il y avoit quatre cens lances et deux mille pillards [soldats] ; voilà un plaisant nom pour nos gens de pied, lequel est aujourd'hui fort propre à aucuns, voire plus que celuy de soldats, Capit. franç. t. IV, p. 47, dans LACURNE dans PILLARD, ARDE
Les vieilles quand elles se font si pimpantes et gorgiases,..., Dames gal. t. I, p. 398, dans LACURNE dans PIMPANT, ANTE
Pindariseurs de mots [ceux qui font des mots nouveaux], Cap. franç. t. III, p. 157, dans LACURNE dans PINDARISEUR
Plusieurs gendarmes quitterent la lance pour prendre la pique avec lui [Bayard levant une compagnie d'infanterie], Cap. franç. t. IV, p. 53, dans LACURNE dans PIQUE
Nous voyons aujourd'hui en la France plus de doublons, qu'il n'y avoit il y a cinquante ans de petits pistolets, Cap. franç. t. III, p. 201, dans LACURNE dans PISTOLET
Si elles [les vestales] venoient le moins du monde à faillir de leur corps, elles estoient cent fois plus punies rigoureusement que quand elles n'avoient pas bien gardé le feu sacré, car on les enterroit toutes vives avec des pitiez effroyables, Dames gal. t. II, p. 242, dans LACURNE dans PITIÉ
Elle estoit fort bien à cheval et hardie, et s'y tenoit de fort bonne grace, ayant esté la premiere qui avoit mis la jambe sur l'arçon, d'autant que la grace y estoit plus belle et apparoissante que sur la planchette [servant d'étrier aux femmes], Dames illustres, p. 47, dans LACURNE dans PLANCHETTE
Il y avoit aussi force platines et saumons d'argent à battre monnoyes, Doria. dans PLATINE
La reyne les sceut si bien mener et plastrer, qu'ils se sentirent encore très heureux de ce petit morceau, Capit. franç. t. III, p. 286, dans POUGENS dans PLÂTRER
Tous deux mettent la plume au vent, comme bons freres jurez de ne s'abandonner jamais et vivre et mourir ensemble, vont brusquer fortune, Capit. franç. t. IV, p. 159, dans LACURNE dans PLUME
Les Espagnols n'eussent jamais peu croire que le huguenot fust allé plumer la poulle en leur pays, Hommes illustres, Chastillon. dans PLUMER
Se vantent et piaffent comme roys des poix pillez aux jeux et farces de jadis faites en l'hostel de Bourgogne à Paris, Cap. franç. t. II, p. 222, dans LACURNE dans POIS
En le refusant poltronnement [le combat], M. de Guyse. dans POLTRONNEMENT
Ce grand capitaine se resolut à la fin de mordre à la pomme de ceste ligue, Pescayre. dans POMME
Un homme d'armes sur les champs, un evesque en son pontificat [habits pontificaux], une belle dame dans un lit, et un larron au gibet, Dames gal. t. I, p. 386, dans LACURNE dans PONTIFICAT
Le duc de Ferrare se sauva de Rome par le petit portereau de St-Jean de Latran, Capit. estr. t. I, p. 107, dans LACURNE dans PORTEREAU
Natretez, postiqueries, champesteries, galanteries et friponneries, Cap. franc. t. II, p. 126, dans LACURNE dans POSTIQUERIE
Et n'en pouvant tirer à vray le fond du pot, comme l'on dit, Dames ill. p. 61, dans LACURNE dans POT
Il permit que les protestants feissent comme ils avoient faict, et leur laissa leurs presches et prescheurs, Leve. dans PRÊCHE
Les Suisses que le pape Jules II avoit envoyé querir à son secours avec une prestesse incroyable, Cap. franç. t. I, p. 143, dans LACURNE dans PRESTESSE
Et peu souvent lui ai-je veu [à Strozze] commander à son prevost de rigoureuses justices, Cap. franç. t. III, p. 415, dans LACURNE dans PRÉVÔT
Il en est eschappé [d'une blessure] fort heureusement, et par la grace de Dieu et par la bonne main de M. Sourlin, qui est prevost des bandes françoises et un des meilleurs chirurgiens de France, ib. t. IV, p. 322 dans PRÉVÔT
J'ay ouy dire que le plus grand sujet que le roy [d'Espagne] prit de l'aimer [Ruy Gomez] fut qu en jouant un jour en Flandres à la prime avec deux autres, un grand reste y allant du tout, qui montoit à vingt mille escus ; ce roy d'Espagne, allant d'affection à la prime, la vint à rencontrer, dont il fut très aise ; car qui que ce soit, et mesme un grand seigneur et liberal, est avare au jeu ; soudain s'escriant qu'il avoit prime, Ruy Gomez avoit cinquante cinq. le quel, pour n'empescher la joye que le roy son maistre avoit d'avoir rencontré prime, en monstrant son jeu au tiers et au quart, il jette ses cartes, et les mesle parmy les autres, disant seulement : je le quitte, Cap. étrang. t. II, p. 147, dans LACURNE dans PRIME
Jeanne de Sicile, qui fit mourir son mari Andreas qui vouloit la faire mourir, gaigna le devant et gaigna à la prime, ainsi que le droit de nature le permet, Dames ill. p. 353, dans LACURNE dans PRIME
Or estant M. de Chastillon colonnel, pour son principe [son début] il fut devant Boulogne, Cap. franç. t. IV, p. 223, dans LACURNE dans PRINCIPE
Si avoit il si belle façon à tenir ainsi sa réputation et sa prosopopée, comme l'on dit, que plusieurs ne s'en mescontentoient point, Cap. franç. t. II, p. 296, dans LACURNE dans PROSOPOPÉE
Je la vis une fois [Catherine de Médicis] pour une après disnée escrire de sa main vingt pures [entières] lettres et longues, Dames ill. p. 85, dans LACURNE dans PUR, URE
Et autant de petits princes et potentats qui s'y feussent voulu opposer, il en eust autant abattu comme de quilles, Charles-Quint.... dans QUILLE
Les vainqueurs.... y gagnerent [à la prise de Rome] ce qu'ils voulurent, jusqu'aux quictes goujats [jusqu'aux simples goujats], Conn. de Bourbon. dans QUITTE
[Seigneur] qui estoit un grand rabroueur, et savoit aussi bien braver et rabrouer, Cap. franç. t. II, p. 71, dans LACURNE dans RABROUEUR
Cela tenoit plus d'un grand satrape, d'un soudan, lesquels s'estudient trop à tenir leur gravité et reputation, et à faire des raminagrobis de guerre...., Capit. franç. t. III, p. 95, dans LACURNE dans RAMINAGROBIS ou ROMINAGROBIS
C'estoit la dame du monde qui sçavoit le mieux rabrouer et rebrousser les personnes, Dames gal. t. II, p. 459, dans LACURNE dans REBROUSSER
Ceux de la ville d'Arras en Artois ont esté de grands causeurs de tout temps, et font des rencontres qu'on appelle des rebus d'Arras, Cap. franç. t. II, p. 130, dans LACURNE dans RÉBUS
Elle [Catherine de Médicis] estoit joviale, et aimoit à dire le mot, et où il y avoit à redire, Dames illustres, p. 49 dans REDIRE
On avoit bien veu refaire et recommencer des parties, que ceux qui en demandoient le refait, les perdoient le plus souvent, Cap. estrang. t. II, p. 56, dans LACURNE dans REFAIT
Pour dire un regiment, ils disent un regime ; dont il me semble que j'ay parlé d'un regime ordonné de M. Aquaquia ou M. Fernel, grands medecins, Cap. fr. t. IV, p. 227, dans LACURNE dans RÉGIMENT
À ceste bataille le comte Vulfenfort avoit amené à l'empereur deux mille pistoliers qu'on appeloit reistres, et s'estoit vanté ledit comte et promis à l'empereur, qu'avec ses gens il passeroit par-dessus le ventre à toute la gendarmerie et cavalerie de France, Cap. fr. t. III, p. 38, dans LACURNE dans REÎTRE ou RÊTRE
Vous estes de beaux prescheurs, de beaux harangueurs et de beaux remonstreurs, le Connestable de Bourbon. dans REMONTREUR
Quitta toutes ses bombances et pompes, pour espouser une repentance tranquille, saincte et religieuse, Charles-Quint. dans REPENTANCE
M. du Bellay disoit des courtisanes repenties, qu'elles estoient repenties d'estre repenties, Dames gal. t. I, p. 168, dans LACURNE dans REPENTIR (SE)
À nostre seigneur empereur Charles.... restablisseur de plusieurs princes, Charles-Quint. dans RÉTABLISSEUR
[Des dames se tenant toujours bien en leurs rangs dans une danse très compliquée] Tant ces dames avoient le jugement solide et la retenue [mémoire] bonne, Dames ill. p. 81 dans RETENUE
Retraitte de loup, tournant tousjours le visage, Capit. franç. t. II, p. 282 dans RETRAITE
Le lieu de l'execution estoit dans la salle, au milieu de la quelle on avoit dressé un echafaut large de douze pieds en quarré, et haut de deux, tapissé de meschante revesche noire, Dames illust. p. 147, dans LACURNE dans REVÊCHE
L'alloient en toute humilité reverencier, voir et admirer ses valeurs et vertus, Cap. franç. t. II, p. 352 dans RÉVERENCIER
Il jouoit très bien à la paulme ; aussi disoit on les revers de M. de Nemours, Cap. franç. t. III, p. 2, dans LACURNE dans REVERS
Deux mois après on vit bien un autre revire marion [un coup sur la joue] de fortune, Capit. franç. t. III, p. 214, dans LACURNE dans REVIRER
Il emporta en un rien le pris d'estre un très bon capitaine, Médicis. dans RIEN
Tenter la risque, Dames gal. t. I, p. 311, dans LACURNE dans RISQUE
M. le mareschal Strozzi estoit voué à l'eglise, et, pour un chapeau rouge qui luy fut desnié, quitta la robe et se mit aux armes, Dames gal. t. II, p. 185 dans ROBE
Ceux qui se sont meslez de cet estat d'amour, ils ont toujours tenu cette maxime, qu'il n'y a que le coup en robe [à la dérobée], ib. t. I, p. 327 dans ROBE
On l'appeloit en Piemont un des rodomones de là [brave militaire], Dames gal. t. II, p. 261, dans LACURNE dans RODOMONT
Les rodomontades espaignolles, certes elles surpassent toutes les autres, de quelque nation que ce soit ; d'autant qu'il faut confesser la nation espaignolle.... fort prompte d'esprit et de belles paroles prononcées à l'improviste, Discours d'aucunes rodomontades. dans RODOMONTADE
Après cette prise de Saint-Jean, il vouloit bien passer plus outre et suivre messieurs les princes jusques en Gascogne et Languedoc, mais la reyne rompit ce coup, Les grands capit. franç. Charles IX dans ROMPRE
Combien avons nous veu depuis force huguenots s'estre convertis et faits bons catholiques ! les chemins en rompent, ib. t. III, p. 172 dans ROMPRE
Tout vieil roturier de prudence et de conseil qu'il [le cardinal de Tournon] estoit, ma foy, la reyne [Catherine de Médicis] en sçavoit plus long que lui, Dames ill. p. 58, dans LACURNE dans ROTURIER, IÈRE
Ce fut un grand exploit et un grand heur de guerre ; dont ils en vinrent si rouges et si insolens, qu'ils mesprisoient toutes nations et pensoient battre tout le monde, Capit. franç. t. I, p. 291 dans ROUGE
J'ay veu des courtisans les endurer [les fatigues de la guerre] aussi bien, ou mieux supporter que les plus robustes rurals soldats de l'armée, Capit. franç. t. IV, p. 239, dans LACURNE dans RURAL, ALE
D'autres les ont appelez rustres [certains soldats], ainsi que nous lisons dans le roman de M. de Bayard, que M. de Bayard dit à ses rustres, appellans ainsi ceux auxquels il commandoit, Cap. franç. t. IV, p. 43, dans LACURNE dans RUSTRE
La reyne luy ayant demandé un jour quelques mots en espagnol pour les dire à l'ambassadeur d'Espagne, et luy, ayant dit quelque salauderie en riant, elle l'apprist aussitost...., Dames ill. p. 12, dans LACURNE dans SALAUDERIE
Où diable avoit-il trouvé celui là [jurement] et autres que je nommerois plus saugreneux que ceux-là ?, Capit. franç. t. I dans SAUGRENU, UE
p. 102. J'en eusse allegué d'autres [contes] encore bien plus saugreneux et meilleurs, Dames gal. t. I, p. 296 dans SAUGRENU, UE
Je prie toutes les honnestes dames qui liront dans ce chapitre aucuns contes, si par cas elles y passent dessus, me pardonner s'ils sont un peu gras en saupicquets, Dames gal. t. I, p. 296, dans LACURNE dans SAUPIQUET
Jamais nul ne luy put tenir pied [au roi Henri II] que feu M. de Bonnivet, et principalement au plein saut ; car c'estoit toujours vingt trois ou vingt quatre grands pieds ou semelles ; mais c'estoit à franchir un grand fossé plein d'eau où il se plaisoit le plus, Capit. franç. t. II, p. 60, dans LACURNE dans SAUT
Pour dire la verité sur cet exemple, il y a aucunes grandes dames qui ont grand tort d'elles mesmes, et qui sont les vrayes causes de leur scandale et de leur deshonneur, Dames gal. t. I, p. 160 dans SCANDALE
J'ay ouy parler d'une dame fort sujette à songer et rever toutes les nuits, disant la nuict tout ce qu'elle faisoit le jour ; si bien qu'elle mesme se scandalisa [se fit connaître] à l'endroit de son mary, qui se mit à l'ouyr parler, Dames gal. t. II, p. 431, dans LACURNE dans SCANDALISER
Estant aussi tost arrivé en France si bien à point, et non en secours de Pise, comme l'on dit [secours de Pise, secours qui arrive trop tard], Cap. franç. t. III, p. 60, dans LACURNE dans SECOURS
Les serments des quatre roys : Quant la pasque Dieu deceda [Louis XI], Par le jour Dieu luy succeda [Charles VIII], Le diable m'emporte s'en tint près [Louis XII] ; Foy de gentilhomme vint après [François Ier], Cap. franç. t. I, p. 226, dans LACURNE dans SERMENT
Quand elle sceut sa mort [du duc d'Orléans fils de François Ier], elle sceut en mesme temps celle de son mary, qui luy aida à celer et cacher tellement le regret qu'elle portoit de son prince, que plusieurs qui n'en sçavoient le serpent desous l'herbe, attribuoient du tout ce grand dueil pour le mary, Capit. franç. t. I, p. 349, dans LACURNE dans SERPENT
Vous estes mes prisonniers, comme vous voyez, par les droits des combats ; je me puis servir de vous autres en telle et vile condition serviable qu'il me plaira, Dames ill. p. 377, dans LACURNE dans SERVIABLE
On ne peut rien objecter à cette reyne [Catherine de Médicis], sinon le seul si de vengeance, si la vengeance est un si, puisqu'elle est si belle et si douce, Dames ill. p. 7, dans LACURNE dans SI
Espagnols, qui sont soubsçonneux comme singes de cour parmy les pages, Capit. estr. t. I, p. 25, dans LACURNE dans SINGE
Ce qui a donné occasion à aucuns de parler sinistrement de sa mort, Cap. franç. t. II, p. 327, dans LACURNE dans SINISTREMENT
Et voilà les sobriquets [propos railleurs] que ces soldats romains donnoient à leur empereur [J. César], qui ne s'en soucioit point, Bourbon. dans SOBRIQUET
Le capitaine Chancée, gentil soldat certes, Sur les duels, p. 322, dans LACURNE dans SOLDAT
Depuis tous ces noms se sont perdus et se sont convertis au beau nom de soldat, à cause de la solde qu'ils tirent ; les Espagnols et Italiens nous les ont mis en usage, encore que quelquefois les Italiens les appellent fantassins ; mais l'Espagnol use toujours de ce mot soldados, qui est le plus beau nom qu'on peut imposer aux gens de pied, et n'en déplaise aux Latins avec leurs mots milites et pedites qui sont fort sots et laids auprès de celuy de soldats, Capit. franç. t. IV, p. 47 dans SOLDAT
Soupeçonneux comme singes de cour parmi des pages, Charles-Quint. dans SOUPÇONNEUX, EUSE
Ces trois firent là un symbole [conspiration], et y taillerent bien de la besogne que l'on a bien sceu depuis et veu éclore, Capit. estrang. t. II, p. 90 dans SYMBOLE
Tabouret d'honneur [tabouret où une femme de la cour était assise], Capit. franç. t. I, p. 375 dans TABOURET
Lieux estrangers que j'ay cent fois plus aimé pour sejour que celui de ma patrie, estant du naturel des tabourineurs, qui aiment mieux la maison d'autruy que la leur, Capit franc. t. IV, p. 154, dans LACURNE dans TAMBOURINEUR
Il se vouloit taper, afin que les autres qui le poursuivoient ne le peussent voir, Capit. franç. t. III, p. 399, dans LACURNE dans TAPIR (SE)
Nostre roi Charles, qui avoit tant de debtes, et qui devoit à Dieu et au monde, estoit au tapis et au saffran sans ceste bonne guerre, Capit franç. t. III, p. 200, dans LACURNE dans TAPIS
Quand deux grandz capitaines comme ces deux là se sont tastez une fois en tels hazards...., Duc d'Albe. dans TÂTER
Il fut si outrecuidé, ou, pour mieux dire, si tenté du vin, ainsy qu'il le confessa, Cap. franç. t. III, p. 69 dans TENTER
Nous voyons aujourd'hui en la France plus de doublons qu'il n'y avoit il y a cinquante ans de petits pistolets, comme j'ay veu pareillement plus de testons que de douzains, Capit. franç. t. III, p. 20 dans TESTON
Teste Dieu pleine de reliques [jurement], Cap. fr. t. I, p. 102 dans TÊTE
Maugiron et Rivarot secondoient et tierçoient Quielus, les Duels. dans TIERCER
Il [Charles IX] prist une grande harquebuze de chasse qu'il avoit, et en tira tout plein de coups à eux [aux protestants], mais en vain, car l'harquebuze ne tiroit si loin, Hommes illustres, Charles IX dans TIRER
Coupeurs de bourse et tireurs de laine, Hom. ill. Charles IX dans TIREUR, EUSE
Ceux qui en eschaperent [de la Saint-Barthélemy] en blasmerent mondit sieur de Biron, et luy en donnerent toute la coulpe, disant qu'il les estoit allé tous amadouer et appaster pour les mener tous au marché de la boucherie ; et pour ce commencerent à debagouler contre luy ; les uns l'appeloient tonneleur, parce que, comme fait un tonneleur avec sa tonnelle aux perdrix, il les avoit tous avec sa parole tonnelez et amassez pour les faire tous mourir...., Cap. franç. t. III, p. 335 dans TONNELER
Je lui ai veu aussi aimer quelquefois le bransle de la torche ou du flambeat, Dames illustres, p. 259 dans TORCHE
Les duels n'estoient guere permis ny usitez parmi les Romains ; car, s'ils le fussent estez, les deux soldats tant ennemys eussent bientost vuidé leur different en deux ou trois coups d'espée et en un tournemain, sans y retourner si souvent, Sur les duels, p. 214 dans TOURNEMAIN
Puis [deux frères qui avaient amassé quelque butin en guerroyant] s'en retournerent en France, comme c'est la coustume du François ; car, quoy qu'il soit, il faut qu'il tourne voir fumer sa cheminée, ou bien pour faire monstre de sa fortune, ou de sa vaillance et voyage, t. IV, p. 332, éd. MONMERQUÉ. dans TOURNER
Ce fut luy [Perrez] qui le premier fut mediateur et traffiqueur des amours d'entre ladicte princesse de Deboly et le roy [Philippe II], Cap. estr. Dom Juan d'Autriche. dans TRAFIQUEUR
Ce fut une estrange tragicomedie, pleine de grande inhumanité, d'offenser si cruellement son mary [parlant de l'histoire de la matrone d'Éphèse], Dames gal. t. II, p. 177 dans TRAGI-COMÉDIE
Le comique, ennemi des soupirs et des pleurs, N'admet point en ses vers de tragiques douleurs, ib. dans TRAGIQUE
Elle [Marguerite de Navarre] a bien autant de gentille grace à rencontrer de bons et plaisants mots, et brocarder si gentiment, et donner les traits et la venue...., Dames ill. p. 226 dans TRAIT
Ils avoient si bien ensemble concerté cette transmigration du roi [François Ier, pris à Pavie] à Naples...., Lannoy. dans TRANSMIGRATION
Sans que la femme en patist qui demeura longtemps en tremble et aux alertes, Dames gal. t. I, p. 15 dans TREMBLE
C'est Charles V, dit Charles d'Autriche, que les anciens François de son temps brocardans appelloient Charles qui triche, faisant allusion sur Austriche qui triche, autant à dire qui trompe, Capit. estr. t. I, p. 1 dans TRICHER
Rome, ceste ville la plus triomphalle des cinq parties du monde, Charles Quint dans TRIOMPHAL, ALE
Le sieur de Montravel, qui avoit tué auparavant le sieur de Mouy son maistre, qu'on appelloit le tueur du roy, ou le tueur aux gages du roy, Cap. franç. t. III, p. 164 dans TUEUR
Faire eriger ce tombeau superbe de marbre à ses pauvres os [de Lautrec], qui trainoient et vautroient miserablement et chestivement en une cave où ses gens l'avoient enterré sans aucune forme de pompe funebre, Capit. franç. t. I, p. 169 dans VAUTRER
Si M. le marquis et le duc de Florence fussent esté aussi cruels.... tous les Siennois estoient vendangez [passés au fil de l'épée], ou bien fricassez, Cap. franç. t. II, p. 263 dans VENDANGER
Non pas qu'il s'en vantast trop ; car il estoit très sobre en vanterie, et avoit tousjours plus d'effets que de vent, Capit. franç. t. III, p. 82 dans VENT
Lequel reproche, possible, fut cause de faire sortir l'empereur de ses Espagnes et monts Pyrenées, pour prendre le vent [se mettre en campagne] et charger les armes, Capit. estrang. t. I, p. 6 dans VENT
Novarre, où son armée eut cette grande venue [défaite] sous la conduitte de M. de la Trimouille, Cap. franç. t. I, p. 68 dans VENUE
Aussi ay je ouy dire à un grand personnage qu'il se faut donner de garde d'un bouffon, d'un sot, d'un fol, d'un ivrogne et d'une putain ; car, quoy qu'ils tardent, ils donnent tousjours la venue [jouent quelque mauvais tour], Capit. estrang. t. I, p. 160 dans VENUE
Le voilà donc aux vespres de la mort, Sur les duels. dans VÊPRES
Qu'il y avoit fort bien presté l'oreille, pour en tirer les vers du nez et en tirer les secrets, Pescayre. dans VER
Véronique était devenu synonyme de portrait : Et disoit qu'il [Charles VIII] avoit le visage beau, doux et agreable, et l'accomparoit à un gentilhomme près de nostre maison, et disoit que c'estoit sa vraye semblance, en l'appellant souvent par ce mesme mot la veronique du petit roy Charles VIII, Capit. franç. t. I, p. 22 dans VÉRONIQUE
Voilà comme la fortune verse ses tours, à celle heure pour les uns, à celle heure pour les autres, à celle heure Calais perdu pour nous, à celle heure gagné, Capit. franç. t. III, p. 66 dans VERSER
Le bon Marc Aurele ayant sa femme Faustine, une bonne vesse [femme débauchée], Vie des femmes galantes, Disc. 1 dans VESSE
L'empereui [Charles-Quint], par cette conversion, fit tort à sa reputation, et à ses terres, et à ses serviteurs qui demeurerent ainsy veufs d'un si bon maistre, Cap. estr. t. II, p. 98 dans VEUF, VEUVE
S'aydoient de belles arquebuses et fournimens de Milan, dedaignant ceux qui se faisoient ailleurs, disant qu'au lieu de France jamais ouvrier n'avoit peu atteindre à la perfection de faire bien un fourniment à sa vuideure ny à sa charge comme à Milan, Cap. fr. t. IV, p. 297 dans VIDURE
Monsieur d'Acier, jeune gentilhomme de cette grande maison d'Acier et Cursol, mais pourtant vieux capitaine et soldat, Capit. fr. t. IV, p. 198 dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
Charles-Quint se servoit principalement de Flamans et Bourguignons qui avoient la vogue, Buren. dans VOGUE
Je sçay bien ce que j'en vis dire à Monseigneur [ce que j'entendis Monseigneur dire], Sur les duels, p. 326 dans VOIR
Après ce premier [assaut], les plus foibles [galères] se decramponnerent, et, reprenant la volte jusques au second assaut...., Capit. franç. t. II, p. 19 dans VOLTE
[Cesar Borgia] fut tué d'une zagaye par ses ennemis sortans d'une embuscade, non sans avoir bravement combattu, Capit. Estrang. t. II, p. 234 dans ZAGAIE
[Catherine de Médicis fit jouer] des comedies et tragicomedies, et mesme celles de zany et pantalons, y prenoit plaisir, et y rioit son saoul comme une autre, Dames ill. p. 48 dans ZANI