BOUHOURS

Citations

Lorsque Néron jouait de la lyre sur le théâtre, il avait pour premiers acclamateurs Sénèque et Burrhus, Gramm. dans ACCLAMATEUR
J'avais passé beaucoup de temps dans l'étude des sciences abstraites, Nouv. rem. dans ABSTRAIT, AITE
Grand air, air grand. Ce sont deux choses bien différentes. On dit d'un homme qui vit en grand seigneur : il a le grand air. On dit d'un homme dont la physionomie est noble et la mine haute, qu'il a l'air grand, Remarques sur le langage dans AIR
Plusieurs personnes entendent par là, un air aisé et dégagé. Il y a pourtant des gens délicats qui ne peuvent souffrir ce mot, à cause de la signification qu'il a au pluriel, Nouv. Rem. dans AISANCE
L'ancienneté des maisons est une des principales marques de leur noblesse, Remarques. dans ANCIENNETÉ
Ces sortes de biaisements en matière d'affaires d'État sont toujours dangereux, Nouv. Rem. dans BIAISEMENT
Le Tasse ne garde pas aussi exactement que Virgile les bienséances des moeurs, mais il ne s'égare pas comme l'Arioste, Nouv. rem. dans BIENSÉANCE
Il n'y a jamais eu une fortune si longue et si brillante que celle du roi Louis XIV, Nouv. remarq. dans BRILLANT, ANTE
On a fait à la mère des propositions brillantes, ib. dans BRILLANT, ANTE
C'est un parti sage à la guerre que de se tenir quelquefois sur la défensive ; mais ce n'est pas le plus brillant, ib. dans BRILLANT, ANTE
Ses qualités n'étoient pas si brillantes que celles du roi, ib. dans BRILLANT, ANTE
Voici encore d'autres façons de parler assez nouvelles, briller dans la conversation : Il y a des gens qui ont beaucoup d'esprit et qui ne brillent point dans la conversation, Éntret. d'Ariste et d'Eugène, II dans BRILLER
Ils ne vivent pas comme des hommes, mais comme des bêtes, en se laissant conduire à la brutalité de leurs appétits, Nouv. rem. dans BRUTALITÉ
Ignace avait de quoi vivre honnêtement par les charités qu'on lui faisait, Vie de saint Ignace, liv. II, dans RICHELET dans CHARITÉ
Ce sont des plaisirs que comporte la jeunesse, etc. Ces façons de parler sont assez vieilles, mais elles sont de la cour, Remarques sur la langue dans COMPORTER
Il le pria de continuer à lui apprendre ce qu'il en savait, Nouv. rem. dans CONTINUER
En continuant de me parler ainsi, Nouv. rem. dans CONTINUER
La ville de Rhodes est couronnée de divers petits coteaux, Hist. d'Aubusson, liv. III dans COURONNER
Une dame de la première qualité se défit de tous les vains ornements dont elle avait coutume de se parer, Nouv. rem. dans COUTUME
Le corps du grand maître d'Aubusson fut porté à l'église Saint-Jean sur les épaules des principaux grand-croix, Hist. d'Aubusson, liv. VI dans CROIX
C'est une démonstration d'amitié que d'embrasser une personne ; c'est un témoignage d'amitié que de prendre ses intérêts, Rem. nouv. dans DÉMONSTRATION
Il se détermina à ne plus attaquer que la nuit, Aubusson, l. IV, dans RICHELET dans DÉTERMINER
L'universalité, jointe à l'éminence des vertus guerrières, était le caractère de distinction de l'invincible Condé, Nouv. rem. dans DISTINCTION
Cacher un grand fonds de perfidie sous des apparences de droiture, d'Aubusson, liv. II, dans RICHELET dans DROITURE
La cour fut pour lui une école de sagesse et de vertu, Aubusson, liv. I, dans RICHELET dans ÉCOLE
Qu'est-ce que le jeûne, sinon l'effacement de nos offenses ?, Nouv. rem. dans EFFACEMENT
On a toujours dit avoir égard à son honneur, avoir égard à toutes les circonstances ; mais on ne dit que depuis peu : avoir des égards ; il a de grands égards pour elle, Entret. d'Ariste, 2e entret. dans ÉGARD
Les engagements du monde, prendre des engagements avec quelqu'un, sont des termes de nouvelle création, Entret. d'Ariste et d'Eug. 2 dans ENGAGEMENT
Si ce fut un piége que la fortune lui dressa, l'on peut dire qu'il n'y en eut jamais de plus subtil ni de moins évitable, Rem. nouv. dans ÉVITABLE
Les coups d'épée faussèrent ses armes en divers endroits, Aubusson, liv. III, dans RICHELET dans FAUSSER
Une devise qui est peinte au Louvre dans l'antichambre de la feue reine mère Anne d'Autriche, Entretien des devises, p. 287 dans FEU, FEUE
Saint Ignace, faisant réflexion que le général pourrait mal user de son autorité, tempéra le généralat par des contre-poids et des correctifs, Vie de S. Ignace, liv. III, p. 25, dans RICHELET dans GÉNÉRALAT
C'est grand signe que je vieillis, puisque je suis conteur d'historiettes, Nouv. rem. dans HISTORIETTE
Ces illustrations divines ne l'empêchaient pas de consulter les religieux de saint Dominique, Vie d'Ignace, dans RICHELET dans ILLUSTRATION
C'est un homme inepte à tout, Nouv. rem. dans INEPTE
Un de nos écrivains a dit : des preuves inévidentes et inévidence, Rem. sur la langue. dans INÉVIDENT, ENTE
Ce mot était encore contesté au XVIIe siècle, Doutes sur la langue française, éd. 1691, p. 22 dans INTOLÉRANCE
Il y a plus de deux ans qu'il est malade, et tant de médecins qui l'ont vu ne l'ont pu guérir, non plus que les eaux de Bourbon ; c'est une langueur dont son esprit ne se sent point, Chevalier de Méré. dans LANGUEUR
Mais, Molière, à ta gloire il ne manquerait rien, Si, parmi les défauts que tu peignis si bien, Tu les avais repris de leur ingratitude, Sur la mort de Molière, dans RICHELET dans MANQUER
La métaphore est, selon les maîtres de l'éloquence, une similitude abrégée et une comparaison en un mot, Entret. d'Ariste et d'Eug. Entret. 6 dans MÉTAPHORE
Pour parler métaphoriquement d'un brave qui ne craint pas le péril, on dit que c'est un lion, Entret. d'Ariste et d'Eug. Entret. VI dans MÉTAPHORIQUEMENT
Balzac fut le premier auteur de ce changement, en donnant à notre langue un tour et un nombre qu'elle n'avait pas auparavant, Entretiens d'Ariste, 2 dans NOMBRE
Quoique notre langue ait plus d'égard au sens qu'à la cadence, elle ne laisse pas d'être aussi nombreuse que les langues anciennes, Entret. d'Ariste, 2 dans NOMBREUX, EUSE
À la vérité, nos modes changent de temps en temps ; mais avez-vous pris garde que ces changements ne vont pas tant à l'essentiel des habits qu'aux ajustements et à la petite-oie ?, Entret. d'Ariste et d'Eug. 2 dans OIE
C'est un opéra de lui parler, Nouv. Rem. dans OPÉRA
Ces longues parenthèses qui coupent la liaison des choses, Entretien d'Ar. et d'Eug. 2 dans PARENTHÈSE
Passionner se dit depuis quelques années pour réciter avec ardeur, mettre de la passion dans ses paroles ; on dira : Il est froid, il ne passionne rien, d'un mauvais comédien ; elle passionne tous les airs, d'une personne qui chante, Remarques. dans PASSIONNER
Aimez-vous le mot de pérégrination, dont M. Sarasin s'est servi dans un discours de la Tragédie ?, Doutes sur la langue française, p. 43 dans PÉRÉGRINATION
Il faut être bien peuple pour se laisser éblouir par l'éclat qui environne les grands, Nouv. rem. dans PEUPLE
On dit depuis quelques années : C'est un homme tout d'une pièce, en parlant d'un homme qui n'a point d'adresse ni de complaisance, et qui ne sait point s'accommoder aux temps ni aux personnes, Entret. d'Ariste et d'Eug II dans PIÈCE
Les femmes de la cour regardent en pitié les provinciales, Nouv. Rem. dans PITIÉ
Rien ne remplit davantage l'ambition que les titres éclatants d'ambassadeur, de plénipotentiaire et de ministre d'État, Entret. d'Ar. et d'Eug. IV dans PLÉNIPOTENTIAIRE
Nous avons fort peu de mots poétiques, et le langage des poëtes français n'est pas, comme celui des autres poëtes, fort différent du commun langage, Entret. d'Ariste et d'Eug. 2 dans POÉTIQUE
Il y a bien d'autres expressions nouvelles.... sans parler de celles qu'on nomme précieuses, et qui ne sont pas tant de notre langue que de quelques femmes qui, pour se distinguer du commun, se sont fait un jargon particulier, Entret. d'Ariste et d'Eug. II dans PRÉCIEUX, EUSE
Vraiment, dit Ariste, vous le prenez bien, et je ne doute presque pas que votre explication ne soit la meilleure, Entret. d'Ariste et d'Eug. VI dans PRENDRE
Les ouvrages qui ont été les délices et l'admiration de la vieille cour sont le rebut des provinces et du peuple, Entret. d'Ar. et d'Eug. II dans REBUT
. Une plante de réglisse dont la racine était en terre, avec ce mot : Dulce meum terra tegit, Entret. d'Arist. et d'Eug. VI dans RÉGLISSE
Perdre le respect à quelqu'un : cette phrase, qui était si fort de la cour autrefois, et dont le duc de Guise use souvent dans ses Mémoires, a beaucoup perdu de sa faveur ; je ne sache pas de bon auteur qui l'emploie, Rem. p. 598 dans RESPECT
Ce mot est nouveau, mais il a eu toute la bonne fortune qu'un mot nouveau peut avoir ; il est né à la cour, et ce sont des gens du monde qui ont dit la première fois respectable : un homme respectable, des personnes respectables, Suite des Rem. p 175 dans RESPECTABLE
Un de nos faiseurs de dictionnaires a fort loué resserrement dans le sien, et je m'étonne qu'il y ait oublié brisement ; l'un vaut bien l'autre, Suite des Rem. p. 327 dans RESSERREMENT
Ce mot [pris substantivement] n'est pas fort ancien ....on n'a pas toujours dit : trouver le ridicule d'une chose, Entret. d'Ar. et d'Eug. p. 120 (1671). dans RIDICULE
Les rimes féminines qui donnent une grâce singulière à notre poésie, Entret. d'Ariste et d'Eug. II dans RIME
Le savoir-faire est nouveau : un homme qui a du savoir-faire ; il en est venu à bout par son savoir-faire ; quoique ce terme exprime assez bien, les personnes qui parlent le mieux ne peuvent s'y accoutumer ; il n'y a pas d'apparence qu'il subsiste, et je ne sais même s'il n'est point déjà passé ; aussi est-il très irrégulier, et même contre le génie de notre langue, qui n'a point de pareils substantifs, Entret. d'Ariste et d'Eug. 2 dans SAVOIR-FAIRE
Où trouvera-t-on un animal terrestre aussi industrieux que cette sirène qui parut en Hollande sur la fin du siècle passé, et qui apprit en peu de temps à filer ?, Entret. d'Ar. et d'Eug. 1 dans SIRÈNE
Elle [la langue française] n'aime point les exagérations, parce qu'elles altèrent la vérité ; et c'est pour cela sans doute qu'elle n'a point de ces termes qu'on appelle superlatifs, non plus que la langue hébraïque, Entret. d'Ar. et d'Eug. 2 dans SUPERLATIF, IVE
Depuis que le roi a pris un soleil pour son symbole, et qu'il s'est approprié ce bel astre, Entret. d'Ar. et d'Eug. 6 dans SYMBOLE
La couleuvre avec sa peau tavelée, Entret. d'Ar. et d'Eug. 6 dans TAVELÉ, ÉE
Sa pureté [de la langue française] va jusqu'au scrupule, comme celle des personnes qui ont la conscience tendre, et auxquelles l'ombre même du mal fait horreur, Entret. d'Ar. et d'Eug. 2 dans TENDRE
Les transpositions légères qui donnent aux vers de la grâce et de la force, Entret. d'Ar. et d'Eug. 2 dans TRANSPOSITION
C'était [Ignace] un vaisseau d'élection et un homme rempli de Dieu, dans RICHELET dans VAISSEAU
Les anciennes langues ont fort peu de termes de vénerie en comparaison de la nôtre, Entretiens, II dans VÉNERIE
Des faces avec des joues enflées, pour représenter les vents qui soufflent, Entretiens, 6 dans VENT
J'ai là-dessus une vivacité incroyable, Nouv. rem. dans VIVACITÉ