BOUCHET

Citations

Un noble tel n'est des prudens prisé, Mais cent fois plus de chacun desprisé, que s'il estoit venu de basse ligne, D'un laboureur ou d'un bescheur de vigne, dans FABRE, Études sur la bazoche, p. 195 dans BÊCHEUR
Torquemad Espagnol a escrit, comme l'ayant veu, les femmes de Naples estre en si grand danger en leurs accouchements, que si un petit animal qui sort avant que l'enfant vienne au monde touche la terre, incontinent qu'il en sera sorty, la femme meurt à l'instant ; et pour ce, dit Torquemad, quand une femme veut accoucher en ce païs-là, on tend les draps par toute la chambre de peur que ce bestion ne tombe, Serées, II, 23 dans BESTION
Nous trouvons que deux rustiques se rapporterent à un juge s'il falloit dire la bouche d'un cheval ou la gueule, et firent une gageure ; le juge va dire qu'à cause de l'excellence du cheval, il falloit dire la bouche, Serées, liv. I, p. 346, dans LACURNE dans BOUCHE
Les chevaux et mulets de charge prennent plaisir au son et musique de ces brimballes, Serées, liv. v, p. 413, dans LACURNE SAINTE-PALAYE dans BRIMBALE
Aussi dit on que la plus mechante roue du chariot est celle qui mene le plus grand bruit, Serées, l. I, p. 439, dans LACURNE SAINTE-PALAYE dans BRUIT
Le vin est plus fort et meilleur en une pipe qu'en un bussart, Sérées, liv. III, p. 242, dans LACURNE dans BUSSARD
Le maistre de la maison qui estoit des plus gras, et pour cette cause on le nommoit l'enfant caillé, Serées, livre III, p. 56, dans LACURNE dans CAILLER
Quelqu'un de la serée nous contant que les calins ne laissent, pour estre tous cousus de poux [insectes], de rire et de se moquer, Serées, 30 dans CÂLIN, INE
Calinage en gros, ib. dans CALINAGE
Le ventre [chez les femmes après l'accouchement] se camelote et ride...., Serées, liv. II, dans LACURNE dans CAMELOTER
Entre les Mores, la camuserie et la couleur noire, et avoir les cheveux recoquillez et frisez, leur est d'autant d'estime et de beauté, que nostre grand nez, nostre couleur blanche et nos cheveux longs, Serées, liv. III, dans LACURNE dans CAMUSERIE
Les jours caniculaires, Serées, 7 dans CANICULAIRE
Pourquoy est-ce que communement les chiens enragent quand la Canicule ou petit chien se lève ?, Serées, 7 dans CANICULE
Il ne s'esmerveilloit si les gens de guerre estoient mauvais et sujects à la pince, veu qu'il avoit remarqué qu'aujourd'hui les soldats n'appelloient celui qui leur commande, non capitaine, mais mon cayntene ; que cela le faisoit penser qu'ils veulent dire que ce nom est venu de Caïn, qui fut le premier capitaine qui suivit la guerre, Serées, liv. III, p. 42, dans LACURNE dans CAPITAINE
Il y a bien grande difference entre l'assemblée et conversation qui se fait pour le plaisir et celle qui est faicte pour traiter et capituler affaires d'importance, Serées, liv. III, p. 95, dans LACURNE dans CAPITULER
Etant defendu à toute personne de se dire ladre s'il ne l'estoit à vingt-quatre carats, à poix de marc, Serées, liv. III, p. 290, dans LACURNE dans CARAT
Les femmes ayant leur catamini peuvent obfusquer et eblouir la clarté du miroire, Serées, liv. III, p. 213, dans LACURNE dans CATIMINI (EN)
On dit qu'un bon charpentier ne fait jamais d'esclats, Serées, liv. II, p. 259, dans LACURNE dans CHARPENTIER
Et si les garentiroit de tous dangers belliques qui peuvent survenir au corps, en lui baillant la chemise de necessité qu'on a accoutumé vestir quand on va à la guerre, laquelle est faitte de lin filé la nuit de Noël par des filles chastes au nom du diable, Serées, liv. III, p. 25, dans LACURNE dans CHEMISE
C'estoit afin que les chicanneurs fussent retenus d'approcher d'un terrain si dangereux, Serées, IX dans CHICANEUR, EUSE
Ce chiragre nous voyant rire et moquer de sa main, Serées, liv. III, p. 89, dans LACURNE dans CHIRAGRE
Il fut dit qu'on appelloit un homme marié cocu, qui avoit une femme impudique, d'un bel oiseau qu'on appelle le cocu, les autres l'appellent couquon, ainsi nommé de son chant ; et pour ce que ce bel oiseau va pondre au nid des autres oiseaux, estant si sot qu'il n'en sauroit faire un pour luy, par antithese et contrarieté on appelle celui-là cocu, au nid duquel on vient pondre, c'est à dire faire des petits, Serées, liv. I, p. 275, dans LACURNE dans COCU
Un matin qu'elle avoit compagnie françoise [son galant], Serées, liv. II, p. 124, dans LACURNE dans COMPAGNIE
On le menaceoit que s'il se marioit en cette maison, qu'il seroit marié en une corniere de la ville, et que la vaisselle qu'on luy donneroit en mariage seroit de cornailles, Serées, liv. I, p. 285. dans LACURNE dans CORNAILLE
On dit en ce païs que le poisson corne, quand il est gasté, puant et corrompu, Serées, p. 231, liv. I, dans LACURNE dans CORNER
Ayant disné à des nopces où il n'y avoit gueres de violons, mais où estoit la grand bande des cornets [jeu de mots sur cornes de cocuage], Serées, liv. I, p. 148, dans LACURNE dans CORNET
Danser la volte, la courante, la fissaye et autres danses dissolues, Serées, liv. I, p. 133, dans LACURNE dans COURANTE
La volte, la courante, la fissaye, que les sorciers ont amenez d'Italie en France, ib. p. 136 dans COURANTE
Encores que ce gros cul empesche les femmes qui le portent, si est-ce que, quand elles veulent, elles le laissent ; et en ay veu plusieurs qui disoient : apportez moy mon cul, j'ay laissé mon cul à la maison, et me suis tant advancée que je suis venue icy sans mon cul, Serées, liv. III, p. 61, dans LACURNE dans CUL ou CU
Aller en embuscade et bailler la diane, Serées, liv. I, p. 403, dans LACURNE dans DIANE
Le feu s'augmente de peu à peu, comme vous voyez qu'il fait en un drapeau de fuesil [amorce, amadou], Serées, liv. I, p. 187, dans LACURNE dans DRAPEAU
Un marchand drogueur ou espicier, Serées, liv. I, p. 104, dans LACURNE dans DROGUEUR
Encore qu'il fust facetieux et eust grace à parler, il ne rioit jamais de ce qu'il disoit, dans le Dict. de DOCHEZ dans FACÉTIEUX, EUSE
On dit que Paracelse, medecin allemand, a guery grand nombre de ladres par le moyen de l'or potable, combien qu'il soit fascheux à croire que l'or soit medicamenteux et alimenteux, Serées, liv. III, p. 292, dans LACURNE dans FÂCHEUX, EUSE
Que ce n'estoit que favorible de ce qui se dit, que...., Serées, p. 192, dans LACURNE dans FARIBOLE
Un monsieur vouloit faire mourir un homme sans information ; et, quand le juge lui disoit : Hé monsieur, il n'a pas gaigné à estre pendu, il lui respondoit : S'il ne l'a pas gaigné à cette fois, il le gaignera bien une autre, Serées, II, p. 60, dans LACURNE dans GAGNER
On dit que gaillard et gaillardise viennent a gallica audacia, et que ceux sont appellez gaillards qui courageusement entreprennent quelque chose, tant aventureuse soit elle, Serées, III, p. 498, dans LACURNE dans GAILLARD, ARDE
Mines et gesticulations, Serées, liv. I, p. 134, dans LACURNE, au mot matachins. dans GESTICULATION
Le marchand, pensant que ce fussent gens attitrez pour gourrer sa chasuble.... va aussi après le curé, Quinziesme serée, dans FR. MICHEL, Argot dans GOURER
Un quidam qui gouvernoit la femme de son voisin et l'alloit voir si souvent qu'à la fin le mary s'en aperçut, Serées, liv. III, p. 202, dans LACURNE dans GOUVERNER
Il en fut fait information, et me souvient qu'un des records, estant ouy en jugement de ceste force et batterie, disoit au juge : Monsieur, je ne receus ja mais si beau soufflet à mon gré que celui que me bailla un de ceuz qui nous empescherent de mettre en prison, Serées, liv. III, p. 92, dans LACURNE dans GRÉ
Le diabloton qui estoit du nombre de ceux que les bonnes gens du village disent ne sçavoir que faire gresler le persil, Serées, II, p. 100, dans LACURNE dans GRÊLER
Une matrone et sage femme que le vulgaire appelle madame du guichet, Serées, liv. II, p. 158, dans LACURNE dans GUICHET
Une bonne commere, tirant un peu sur l'age, estant tombée, s'estoit escroupionnée, et estant habillée [pansée], elle avoit dit à son habilleur [chirurgien] le quel avoit remedié à la dislocation...., Serées, p. 114, liv. I, dans LACURNE dans HABILLEUR
Nous asseura que pour descouvrir le fard, qu'il ne falloit que tenir en sa bouche du saffran, et que veniez à halener une femme fardée, son fard n'aura pas si tost senty ce saffran qu'il tombera de luy mesme, Serées, liv. I, p. 151, dans LACURNE dans HALENER
Encores aujourd'hui, adjoustoit-il, quand le turc passe par les rues, on ne s'oseroit tenir es fenestres et le regarder du haut en bas ; et c'est, ce me semble, que ceux qui sont les plus hauts semblent mespriser ce qui est plus bas qu'eux, Serées, liv. III, p. 271, dans LACURNE dans HAUT, AUTE
Nicotiane ou herbe à la royne qu'aucuns maintenant appellent petum, Serées, liv. III, p. 16, dans LACURNE dans HERBE
Nous appelons les gens indoctes et sans esprit, grandes oreilles et grands asnes, à cause que les asnes, qui ont les oreilles longues, sont fort indociles, Serées, II, p. 46, dans LACURNE, au mot indocte. dans INDOCILE
Nous trouvons en Lucian qu'un juge appella en jugement un pour l'avoir nommé par son nom, pensant ce juge, depuis qu'il estoit consacré, demeurer innomable et inappellable, Serées, liv. I, p. 363, dans LACURNE dans INNOMMABLE
Il me souvient d'un gentil homme qui, passant sa main par dessus sa bosse, luy ayant dit : voilà un bon billot pour jardiner mes oyseaux, il repondit : oui bien les niais, Serées, livre II, p. 206, dans LACURNE dans JARDINER
Ne prends pas un nom estranger ; Prens Jean, c'est un nom de baptesme, Dit sa femme, et sans danger. Je te baptiseray moi mesme, Serées, livre III, p. 257, dans LACURNE dans JEAN
Il me semble que la paille te conviendroit mieux, estant un vray lambin ayant la paille au cul, Serées, I, p. 123, dans LACURNE dans LAMBIN, INE
Les gardes lors eurent grand'envie de lui bailler du roux de billy, dont les lardons sont de bois, et de le faire crocheteur, 34e serée. dans LARDON
Les peintres et les imagers s'accommodans toujours au simple peuple ; comme pour montrer sans legende que St Sebastien a esté martirisé avec des fleches, il est peint ayant des traits par tout son corps, Serées, liv. III, p. 103, dans LACURNE dans LÉGENDE
Un bedeau de nostre université ayant leu l'edit de paix, où il estoit dit que touz estrangers seroient licentiez, tant d'une part que d'autre, il s'en vint aux docteurs, leur disant : messieurs, regardez de faire bonne composition des licences, nous gaignerons ce que nous voudrons ; car le roy veut que touz estrangers, tant d'une religion que d'autre, soient licentiez, Serées, liv. III, p. 253, dans LACURNE dans LICENCIER
Non seulement le peu mais encore le pire demeure auprès de la lie, Serées, liv. III, p. 161, dans LACURNE dans LIE
Voicy arriver un chicaneur avec ses sergens et ses records, qui lui mettent la main sur le collet, pour le mener au logis des gens de pied, là où l'on n'a point la peine de fermer les portes [la prison], Serées, liv. I, p. 91, dans LACURNE dans LOGIS
Les premiers qui inventerent les masques, qui se chafouroient de lie de vin, dont est venu maschurez, qu'on dit en italien mascherati, Serées, livre I, p. 122, dans LACURNE dans MACHURER
Encores aujourd'hui appellons nous ceux à qui nous voulons mal et pensons injurier, marauts, coquins, belistres...., Serées, livre III, p. 159, dans LACURNE dans MARAUD, AUDE
Chaussez à la martingale, ou à pont levis, Serées, liv. III, p. 24, dans LACURNE dans MARTINGALE
Mines et gesticulations, telles que nous voyons faire à des matachins, Serées, liv. I, p. 134, dans LACURNE dans MATASSINS
Petrus Lervinus Spoletanus, ce dit Jovin, le quel fut jetté en un puis pour avoir mal medeciné Laurent de Medicis, Serées, liv. I, p. 363, dans LACURNE dans MÉDECINER
La ferme des menues-boires, comme cidre, poiré, biere et cervoises, Lett. patent. nov. 1559. Puisque vous avez et tenez du menu [de la petite monnaie], je vous prie de me bailler le change d'un escu, Serées, liv. III, p. 54, dans LACURNE dans MENU, UE
Pline dit que les gens gras sont de lourd esprit, mais aussi qu'ils sont plus apperts et moins simulez que les chiches faces de mingrelins, Serées, liv. III, p. 52, dans LACURNE dans MINGRELET
Au temps de la monte, quand on faict saillir les juments, Serées, liv. I, p. 408, dans LACURNE dans MONTE
Se jettant au beau milieu de la foire comme une mousche sans teste, Serées, liv. III, p. 4, dans LACURNE dans MOUCHE
Nous ne sommes que nambots et avortons eu esgard à la grandeur de ceux du vieil temps, Serées, livre II, p. 211, dans LACURNE dans NABOT, OTE
Se met au beau milieu de la table, et pensant estre là en un bon lieu et en la place des niais [la bonne place], Serées, liv. II, p. 87, dans LACURNE dans NIAIS, AISE
L'odeur vineux des grands banquets, Serées, livre I, p. 32, dans LACURNE dans ODEUR
C'estoit un tour de patelin, Serées, liv. II, p. 90, dans LACURNE dans PATELIN
Ce patelinage [filouterie] fut sceu ; car celui qui l'avoit fait estoit conneu pour d'autres affrontements, Serées, liv. 2e, p. 108, dans LACURNE dans PATELINAGE
Ces embourrements de ventre que partent les hommes, et ces penaillons de revesche de quoy les femmes grossissent leur cul, Serées, III, p. 66, dans LACURNE dans PENAILLON
Encore disons-nous en commun proverbe d'un homme illustre ou d'une chose belle par excellence : c'est une perle, Serées, III, p. 217, dans LACURNE dans PERLE
Ils furent si bien battus qu'il ne falloit point dire Phoebe domine ; car ils sçavoient bien pour qui c'estoit, Serées, liv. III, p. 278, dans LACURNE dans PHÉBÉ
Son voisin estoit une pilule ensucrée et un cuyvre doré, Serées, liv. II, p. 101, dans LACURNE dans PILULE
Appelloient les gens des champs où ils passoient et logeoient, vilains pitaux, rustiques, piedgris et paysans, Serées, III, p. 9, dans LACURNE dans PITAUD, AUDE
Du vin [c'est en jargon des mattois] du pivois ; pier c'est boire, Serées, II, 15 dans PIVOIS
Ces planchettes [sorte de corset] empeschent, par le bout d'en haut, serrant le brechet, la respiration, repoussant les poulmons au dedans ; et, serrant l'estomach, empeschent aussi la concoction, Serées, livre II, p. 249, dans LACURNE dans PLANCHETTE
Ceux qui ont force vent en la teste l'ont legere ; et dit-on que ceux-cy, ils devroient mettre du plomb en leur teste, Serées, III, p. 252, dans LACURNE dans PLOMB
Pour empescher que le poisson ne face mal, et aussi à fin qu'il soit meilleur et plus sain, il le faut faire bouillir et accoustrer avec du vin, si nous croyons ce proverbe qui dit que le poisson, depuis qu'il a perdu l'eau, ne la doit plus sentir, Serées, l. I, p. 218, dans LACURNE dans POISSON
Chaussez à la martingale ou à pont levis, Serées, III, p. 24, dans LACURNE dans PONT-LEVIS
Le proverbe ancien monstre bien le malheur où nous sommes, quand il dit : un avocat en une ville, un noyer en une vigne, un pourceau dans un bled, une taupe en un pré, un sergent en un bourg, c'est pour achever de gaster tout, Serées, liv. I, p. 377, dans LACURNE dans POURCEAU
Chascun estant habile à remarquer les fautes d'autruy, et, suivant le proverbe, voyant beaucoup de loin, et rien estant près de la chose, Serées, II, p. 223, dans LACURNE dans PRÈS
L'homme d'estat et la racaille du peuple, Serées, liv. III, p. 264, dans LACURNE dans RACAILLE
Et eust dormi encor autant, n'eust esté que ceste nuict le crieur des trespassez, qu'on appelle le resveilleur, passant par sa rue, le resveilla par son cri, Serées, liv. I, p. 40 dans RÉVEILLEUR
Un riche faquin.... qui bruloit ses pourceaux en sa cheminée, de peur d'en bailler des rillées, Serées, III, p. 181, dans LACURNE dans RILLONS
De là estoit venu qu'on dit : c'est un ris d'hostellier, il ne passe pas le bout des dents ou plus tost des levres, Serées, I, p. 25, dans LACURNE dans RIS
Mais on trouve au XVIe siècle risée pour fressure : Le maistre du porceau va assurer son voisin.... qu'il lui en bailleroit une bonne risée, Serées, II, p. 85, dans LACURNE dans RIS
Un pauvre homme estant condamné à mourir, et passant devant la boutique d'un chirurgien, requit la justice de permettre qu'il fust saigné, priant le barbier de luy ouvrir la veine : le prevost lors luy va respondre : Hé mon amy, je le veux ; mais que te servira la saignée ? Le pauvre patient luy respond : Si fera, bien me servira ; ne dit-on pas que la première saignée sauve la vie à un homme ? Je ne fus jamais saigné, Serées, II, p. 36, dans LACURNE dans SAIGNÉE
Toutes les femmes estant faschées de quoi leurs maris avoient oui parler d'une si salaude femme, Serées, t. II, f° 249, dans POUGENS dans SALAUD, AUDE
Un advocat en une ville, un noyer en une vigne, un pourceau dans un bled, une taupe dans un pré, un sergent dans un bourg, c'est pour achever de gaster tout, Serées, I, p. 327, dans LACURNE dans SERGENT
J'ay veu un bon organiste, lequel, estant reprins des chanoines pour ne sonner rien qui vaille, disoit que le souffleur qu'on luy avoit baillé en estoit cause, Serées, III, p. 255, dans LACURNE dans SONNER
On leur cria [aux menestrels] : soufflez toujours.... leur soufflerie ne peut pourtant empescher...., Serées, I, p. 186, dans LACURNE dans SOUFFLERIE
Ce medecin qui n'endure pas facilement une supercherie et un affront, comme l'on dit, Serées, I, p. 365, dans LACURNE dans SUPERCHERIE
Outre que les gens tirans sur l'age sont surdastres, ils parlent fort haut, Serées, liv. II, p. 224, dans LACURNE dans SURDÂTRE
Je ne pense pas qu'on cognoisse les fols par la teste, encores qu'on die : il a la teste mal faite, Serées, III, p. 248, dans LACURNE dans TÊTE
Il n'y a pas longtemps qu'un homme et une femme tomberent en dispute s'il falloit dire tomba ou tombit ; celuy qui contestoit contre elle, tenoit resolument que tomba estoit bien meilleur ; elle lui repliquoit à tous les coups : c'est votre opinion, mais quant à moi j'aimerois mieux tombit, Serées, liv. I, p. 114, dans LACURNE dans TOMBER
Ce mesme marchand vendant une haquenée disoit à celui qui la vouloit achepter : Prenez-la hardiment, elle est bonne pour jouer à trente et un, car elle ne passe point, Serées, I, p. 404, dans LACURNE dans TRENTE
Et au surplus ton trilogue j'ai leu Faict par bon art, de bons termes pourveu, dans GOUJET, Bibl. franç. t. XI, p. 344 dans TRILOGUE
Qu'il n'y avoit homme ny femme qui ne fust subject à ceste vimere et à ce climat, Serées, liv. I, p. 28, dans LACURNE dans VIMAIRE
La volte, la courante, que les sorciers ont amenée d'Italie en France, outre les mouvemonts insolens et impudiques, ont cela de malheur qu'une infinité d'homicides et advortements en adviennent, faisans mourir et tuans ceux qui ne sont point en vie, Serées, p. 136, dans LACURNE dans VOLTE