BERNIS

Citations

L'air qui les enfle et les colore [les bulles de savon], En voltigeant sous nos lambris, Leur donne la fraîcheur de Flore, Ou le teint ambré de l'aurore, Ou le vert inconstant d'Iris, Sur la mode dans AMBRÉ, ÉE
Fuyez encor les tours trop délicats, Des concetti l'inutile fracas, Ép. I, Goût. dans CONCETTI
Contempteurs de la foudre, ils craignent le mépris, Religion vengée, V dans CONTEMPTEUR, TRICE
Lieu sombre, lieu désert, qui dérobez le sage Au luxe des cités, à la pompe des cours, Où, quand la raison parle, elle convainc toujours, Relig. vengée, v. dans CONVAINCRE
Il [l'Océan] laisse au sein des monts ses brillants coquillages, Des vengeances du ciel éternels témoignages, Relig vengée, II dans COQUILLAGE
La cour offre à nos yeux de superbes esclaves, Amoureux de leur chaîne, et fiers de leurs entraves, Qui, toujours accablés sous des riens importants, Perdent les plus beaux jours pour saisir des instants, Épît. IV, Indép. dans COUR
Des nuits l'inégale courrière S'éloigne et pâlit à nos yeux, Quatre part. jour, matin dans COURRIÈRE
Du profond Spinosa je creusais le système, Relig. vengée, V dans CREUSER
Cet homme, car déjà j'en crois à ma fureur, Religion, I, 233 dans CROIRE
Quand la croix, si honteuse et si dure aux pervers, N'aurait pas subjugué le perfide univers, à sa morale seule on la croirait divine, Relig. vengée, X dans CROIX
L'illusion n'est plus, et son temple a croulé, Relig. vengée, III dans CROULER
Lassés de leurs fardeaux énormes Les cyclopes à demi nus Reposent leurs têtes difformes Sur leurs travaux interrompus, Quatre part. du jour, Midi. dans CYCLOPE
Quand j'observe ces nuits si pures, si tranquilles, Où le ciel est semé d'escarboucles mobiles, Relig. veng. VII dans ESCARBOUCLE
Excite la langueur, calme la violence, Relig. vengée, III dans EXCITER
Mais ce siècle peu raffiné N'avait pas encor vu paraître Un être insolent et borné Que l'on appelle petit-maître ; Le premier fat de l'univers Fut le fils du roi de Pergame, Épît. 8 dans MAÎTRE
Ces chiffres forment un méandre Où nos deux noms entrelacés, Toujours à se suivre empressés, S'abandonnent pour se reprendre, Réfl. métrom. p. 74, dans POUGENS dans MÉANDRE
Un faune enivré de nectar Remplit la coupe des ménades, Quatre saisons, automne. dans MÉNADE
Et découvrait au loin les célestes puissances Errantes sur les flots d'une mer de souffrances, Relig. veng. I dans MER
S'il plonge, il baise une napée ; S'il se renverse, il est baisé, Quat. part. du jour, nuit. dans NAPÉE
Mais la Suze, la Sablière Ont cueilli les plus belles fleurs, Et n'ont laissé dans leur carrière Que des narcisses sans couleurs, Épît. 10, Paresse. dans NARCISSE
Vous le savez, dieux domestiques, Mon style n'est point infecté Par le fiel amer des critiques, Ni par le nectar apprêté Des longs et froids panégyriques, Ép. VII, à nos dieux pénates. dans NECTAR
Un auteur n'est jamais parfait, Quand il néglige d'être aimable, Épître à Fonten. dans NÉGLIGER
La neige avec art préparée Aiguise nos sens émoussés ; On dirait que ces fruits glacés Sortent des jardins de Borée, Quatre saisons, Été. dans NEIGE
On peut, avec un art extrême, Offrir à la sagesse même L'amour qui rougit d'être nu, Épît. IX dans NU, NUE
L'ombre diminue, Et comme une nue S'élève et s'enfuit ; Le jour la poursuit Et par sa présence Chasse le silence, Enfant de la nuit, Poésies diverses, Description poét. mat. p. 96 dans OMBRE
Éole des blés jaunissants Agite les ondes dorées, Quatre sais. l'Été. dans ONDE
Le trouble de nos coeurs s'oppose à l'optimisme ; Le cri des malheureux en détruit le sophisme, Relig. vengée, V dans OPTIMISME
Les oréades taciturnes Cherchent les antres des déserts, Quatre sais. Automne. dans ORÉADE
Où je crois vivre plus tranquille, Là je m'estime plus heureux, Quatre sais. Hiv. dans OU
Préférer les lis de Lucrèce Et les pâleurs de la sagesse Aux roses de la volupté, Quat. part. du jour, Mat. dans PÂLEUR
L'Automne, un panier à la main, Cueille les fruits qu'elle colore, Quatre sais. Print. dans PANIER
Le plaisir n'est pour lui qu'un passage au dégoût, Relig. veng. X dans PASSAGE
Le ciel, de la terre amoureux, Se peint dans le miroir de l'onde, Saisons, Automne. dans PEINDRE
D'un oeil philosophe et tranquille Tu vois les intrigues des cours, Ép. 2, Moeurs. dans PHILOSOPHE
Qu'on ne dise donc plus que nos législateurs, Pour nous donner un frein devenus imposteurs, Nous ont transmis d'un Dieu la fable politique, Relig. veng. III dans POLITIQUE
Le soleil pénètre la terre, Et pompe jusque dans ses flancs Les esprits, les germes brillants Dont va se former le tonnerre, Quatre sais. Print. dans POMPER
L'univers porte encor les marques du chaos, Poés. div. Mond. poét. dans PORTER
moeurs, IV., Prêtons-nous sagement aux misères humaines, Ép. IV, Indép. dans PRÊTER
Je le sais, les discours, l'exemple de nos pères, Impriment dans nos coeurs de profonds caractères, Relig. veng. III dans PROFOND, ONDE
Insensible témoin des crimes de la terre, Dieu laisse au gré des vents promener son tonnerre, Relig. veng. VI dans PROMENER
Croyez que ces auteurs dont votre âme est charmée Ont le coeur d'un Titan et les bras d'un Pygmée, Épît. III, Liberté. dans PYGMÉE
Mais le coeur ne vieillit jamais, Et les désirs le rajeunissent, les Sais. Automne dans RAJEUNIR
Et dans le vin qu'ils ont versé Bacchus voit tomber sa couronne, Amour son flambeau renversé, Quat. part. jour, Midi. dans RENVERSÉ, ÉE
.... Un insecte inutile [l'araignée], D'un vain réseau réparateur futile, Épître 1re, Goût. dans RÉPARATEUR, TRICE
Ce Dieu charmant enseigne au monde Le secret de se réparer, Quatre sais. Print. dans REPARER
L'océan dans son lit se replie en grondant, Relig. veng. II dans REPLIER
Un insecte inutile [l'araignée], D'un vain réseau réparateur futile, Épît. 1re, Goût. dans RÉSEAU
Qui, des coeurs résignés effaçant les souillures, Verse un baume enchanteur sur toutes leurs blessures, Relig. veng. X dans RÉSIGNÉ, ÉE
Virgile abandonnait les fêtes de Capoue Pour rêver sur les bords des marais de Mantoue, Épît. V, Amour patr. dans RÊVER
La rêveuse dont la langueur La rend encore plus touchante ; Qui se plaint d'un mal qui l'enchante, Dont le remède est dans son coeur, Épît. 11, Grâces. dans RÊVEUR, EUSE
Le rideau de la nuit s'élève et se replie, Relig. veng. III dans RIDEAU
Zéphire d'un souffle épuré Ride la surface de l'onde, Quatre sais. Print. dans RIDER
Sans sortir de mon indolence, Je reconnais tous les travers De ce rien qu'on nomme science, Épît. VII, à mes dieux pén. dans RIEN
Assujettie à ses emplois, Jadis l'opulente roture N'osait aspirer à nos droits, Ép. 2e, Moeurs. dans ROTURE
Les saisons ressemblent aux âges : Dans leurs rapports mystérieux La main invisible des dieux Cache des conseils pour les sages, Quatre sais. Print. dans SAISON
J'aime mieux un tilleul que la simple nature Élève sur les bords d'une onde toujours pure, Qu'un arbuste servile, un lierre tortueux Qui surmonte en rampant les chênes fastueux, Epît. IV, Indép. dans SERVILE
Moins simulés dans nos refus, Nous ignorions l'indigne abus De colorer par des souplesses Une amitié qu'on ne sent plus, Épît. II, Moeurs. dans SIMULÉ, ÉE
Amant de la faveur et singe de son roi, Du courtisan léger imitateur fidèle, Le Français à la cour va chercher son modèle, Relig. vengée, IX dans SINGE
Oui, la sagesse aimable est soeur de la santé, Elle seule connaît le secret qu'on ignore D'assurer l'immortalité, Épît. 12 dans SOEUR
La sombre éternité, sans terme dans son cours, Enveloppait le temps qui mesure nos jours, Relig. veng. I dans SOMBRE
Censeur de ma chère paresse, Pourquoi viens-tu me réveiller Au sein de l'aimable mollesse Où j'aime tant à sommeiller ?, Épît. X, Paresse. dans SOMMEILLER
L'aspect des misères humaines Est plus touchant qu'il n'est affreux : Craint-on de voir les malheureux, Quand on veut soulager leurs peines ?, Quatre sais. hiv. dans SOULAGER
On ne rit plus, on sourit aujourd'hui, Et nos plaisirs sont voisins de l'ennui, Épît. I, goût. dans SOURIRE
Nous serons toujours assez sages, Si nous sommes souvent heureux, Quat. part. jour, nuit. dans SOUVENT
Un levain de stoïcité Mêle à mon sang tardif quelques humeurs chagrines ; Et j'ai, comme Zénon, des vertus bien voisines De l'orgueil et de l'âpreté, Poés. div. Mond. poét. p. 100, dans POUGENS dans STOÏCITÉ
Crois-tu que, censeur hypocrite De la mollesse des mortels, Je veuille, indolent Sybarite, M'endormir au pied des autels ?, Épît. VI, Ambit. dans SYBARITE
Le naturel s'est usé sous la lime ; La symétrie a banni le sublime ; Et la clarté, ce flambeau du discours, Pâlit, s'éteint, et fait place aux faux jours, Épît. I, Goût. dans SYMÉTRIE
Tu sais que d'un peu de bêtise Le bon vieux temps est accusé ; Mais dans ce siècle plus rusé J'ai grand regret à la franchise De l'âge d'or si méprisé, Épît. VIII dans TEMPS
Mon Louvre est sous ces belles tonnes, Un bois est le temple où j'écris ; Des arbres en sont les colonnes, Et des feuillages les lambris, Quatre sais. Print. dans TONNE
Où se forge la foudre, il ne tonne jamais, Relig. veng. v. dans TONNER
Impatients et bientôt las, Nous traînons nos jours inutiles ; Nous rêvons, nous ne vivons pas, Quat. sais. hiv. dans TRAÎNER
Plus l'esprit a de liberté, Plus sa lumière est vive et pure : Le travail a souvent gâté L'ouvrage heureux de la nature, Poés. div. p. 105, dans POUGENS dans TRAVAIL
Triton sur la mer aplanie Promène sa conque d'azur, Quat. part. jour. Mat. dans TRITON
Ainsi, dans un moment, le vaisseau de l'Église, Voguant avec effort sur une mer conquise, Relig. vengée, VIII dans VAISSEAU
Ce velouté, cette aimable jeunesse Dont la fraîcheur fait toute la richesse, Épît. 1, Goût. dans VELOUTÉ
La vendangeuse qui sourit Au jeune sylvain qu'elle enivre, Et lui fait sentir que pour vivre L'enjouement vaut mieux que l'esprit, Épît. II, Grâces. dans VENDANGEUR, EUSE
Le vermisseau sur le gazon, Lui-même devient architecte, Et les ouvrages de l'insecte Étonnent la fière raison, Quat. sais. Print. dans VERMISSEAU
Vesper commence à rayonner, Quatre sais. autom. dans VESPER
Le feu des étoiles Commence à pâlir ; La nuit dans ses voiles Court s'ensevelir, Poés. div. Descrip. poét. mat. dans VOILE