Pierre Jean de BÉRANGER (1780 - 1857)

Citations

poète lyrique

Ils étaient cruels à ceux qui leur résistaient, Hist. III, 6 dans À
Cet usage du mot sceptre se trouve à toutes les pages de l'Écriture, Hist. II, 2 dans À
Ils s'engagèrent, à peine de la vie, à...., Hist. I, 9 dans À
À commencer par leur fils Hinyas, Hist. III, 4 dans À
Les apôtres, à les regarder par les yeux humains...., ib. II, 11 dans À
À remonter à la source, c'était...., ib. II, 12 dans À
Ils eurent un peu à souffrir sous ses successeurs, Hist. II, 5 dans À
Ce peuple se laissait conduire à ses magistrats, Hist. III, 7 dans À
On se laissait dominer à l'amour, ib. II, 11 dans À
Qu'attendons-nous à nous soumettre ?, Hist. II, 13 dans À
C'était à lui à vous faire entendre...., Hist. II, 6 dans À
C'est avec cette remarque que l'on appréciera les phrases suivantes de bons auteurs : Moïse qui m'a dit que j'étais fait à l'image et ressemblance de Dieu, Connaiss. de D. IV, 8 dans À
La disposition qu'a le corps, dans les passions, à s'avancer ou se reculer, ib. IV, 3 dans À
Son humilité la sollicite à venir prendre part aux abaissements de la vie religieuse, La Vallière, Profession. dans ABAISSEMENT
Il faut tout trancher par l'abandon envers Dieu, Lett. Corn. I dans ABANDON
Tout l'occident est à l'abandon, Hist. III, 7 dans ABANDON
Comme un pays laissé à l'abandon, Polit. dans ABANDON
Vous laisserez à l'abandon votre santé et votre vie, Dév. 2 dans ABANDON
On prendra soin d'entretenir les malades dans un saint abandonnement à la Providence, Règle. dans ABANDONNEMENT
Le tout est de savoir s'abandonner à Dieu en pure foi, Lett. Corn. 4 dans ABANDONNER
Il s'abandonna à l'amour des femmes, Hist. I, 6 dans ABANDONNER
Elle s'est abandonnée à ceux qu'elle aimait, Nouv. Cath. dans ABANDONNER
La pureté de la doctrine était abâtardie par les Vaudois, Var. X dans ABÂTARDIR
L'orgueil des Chaldéens est abattu, Hist. II, 4 dans ABATTRE
Le peuple romain, ayant abattu les Gaulois et les Africains, ne voit plus rien à craindre et combat dorénavant sans péril, ib. I, 8 dans ABATTRE
Les victoires de Léonce avaient abattu les Sarrasins et rétabli la gloire de l'empire en Orient, ib. I, 11 dans ABATTRE
Il est tombé en ruine par sa volonté dépravée, le comble s'est abattu sur les murailles, et les murailles sur le fondement, La Vallière, Profession. dans ABATTRE
Le Roi n'avait point donné d'ouverture ni de prétexte aux excès sacriléges dont nous abhorrons la mémoire, R. d'Anglet. dans ABHORRER
Les eaux montrent la justice divine par cette vertu ravageante et abîmante, Élév. 22e sem. III dans ABÎMANT, ANTE
Ils tombent dans les abîmes éternels, Prédic. I dans ABÎME
Les Juifs tombèrent dans un autre abîme, Erreur. dans ABÎME
L'âme va se perdre dans le vaste abîme de ses perfections, Excel. de Dieu. dans ABÎME
Le Messie abîmé dans la douleur, Hist. II, 4 dans ABÎMÉ, ÉE
Possédé de Dieu et abîmé dans la gloire, Culte. dans ABÎMÉ, ÉE
Vous vous trouverez abîmés devant lui dans un sentiment de respect, Retr. dans ABÎMÉ, ÉE
Maux qui sont capables d'abîmer l'État, Lett. XXXIV dans ABÎMER
On voit en tous ces endroits comme il les abîme [ces théologiens], Avertiss. VI dans ABÎMER
La seule chapelle royale a vu plus de trois cents convertis abjurer saintement leurs erreurs entre les mains de l'aumônier, R. d'Angleterre. dans ABJURER
Avec une parfaite abnégation de ses désirs, Lettr. abb. CL. dans ABNÉGATION
Nous sommes réduits aux abois, Pent. I dans ABOI
Philisbourg est aux abois en huit jours, L. de Bourb. dans ABOI
L'idolâtrie qui semblait aux abois, Hist. II, 12 dans ABOI
Les histoires seront abolies avec les empires, et il ne se parlera plus de tous ces faits éclatants dont elles sont pleines, L. de Bourb. dans ABOLI, IE
Ah ! si quelques années après votre mort vous reveniez, hommes oubliés, au milieu du monde, vous vous vous hâteriez de rentrer dans vos tombeaux pour ne voir pas votre nom terni, votre mémoire abolie, Letel. dans ABOLI, IE
Pour en abolir la mémoire, Hist. I, 10 dans ABOLIR
L'idolâtrie allait abolir la loi de Dieu, ib. II, 109 dans ABOLIR
Les abominations où tu es tombé sous Achaz, Hist. II, 10 dans ABOMINATION
On voit l'abomination dans le temple, ib. II, 4 dans ABOMINATION
Vous verrez l'abomination de la désolation, Hist. II, 9, c'est-à-dire les plus grandes profanations. dans ABOMINATION
Ses aumônes.... et, s'étendant par leur abondance, même sur les ennemis de la foi, elles adoucissaient leur aigreur, R. d'Anglet. dans ABONDANCE
Il se plaît de faire abonder la profusion de ses grâces par-dessus l'excès de notre malice, Nativ. 1 dans ABONDER
Les miracles y abondaient avec les vertus, Hist. I, 11 dans ABONDER
La première guerre punique apprit aux Romains à combattre sur la mer ; ils furent maîtres d'abord dans un art qu'ils ne connaissaient pas, Hist. I, 8 dans ABORD
Il attaque Carthage la Neuve, comme s'il eût agi par inspiration, et ses soldats l'emportèrent d'abord, ib. dans ABORD
Bien qu'elle paraisse extraordinaire au premier abord, Nat. III, 1 dans ABORD
D'abord que je serai à Paris, Lettres Quiét. LXVI dans ABORD
Dieu ne vous permettra pas d'en aborder, Rech. 2 dans ABORDER
Ils ne peuvent aborder du trône de Dieu, Asc. 2 dans ABORDER
C'est à quoi aboutit cette distinction de l'école, Or. 4 dans ABOUTIR
C'était un abrégé de toute la loi, Hist. II, 3 dans ABRÉGÉ
Ce coeur est l'abrégé de tous les mystères, Jean, 3 dans ABRÉGÉ
Je ne dis ces choses qu'en abrégé ; elles sont assez expliquées ailleurs, Relat. dans ABRÉGÉ
Elle renferme en abrégé toute la doctrine, Thér. 3 dans ABRÉGÉ
La suite de la religion mise en abrégé devant vos yeux, Hist. II, 13 dans ABRÉGÉ
Voilà en abrégé les principes de dénoûment pour les passages des Pères, S. Écrit. dans ABRÉGÉ
Ce canon contient en abrégé toutes les raisons, Lett. abb. 554 dans ABRÉGÉ
C'est un bienfait de Dieu d'avoir abrégé les tentations avec les jours de Madame, Duch. d'Orl. dans ABRÉGER
On croit qu'il expose les troupes : il les ménage en abrégeant le temps des périls par la vigueur des attaques, L. de Bourbon. dans ABRÉGER
Sa langue abreuvée de fiel et de vinaigre, Hist. II, 4 dans ABREUVÉ, ÉE
Le genre humain abruti ne pouvait plus s'élever aux choses intellectuelles, Hist. II, 166 dans ABRUTI, IE
Les derniers règnes où l'on voit non-seulement les rois majeurs, mais encore les pupilles et les reines mêmes si absolues et si redoutées, R. d'Angl. dans ABSOLU, UE
On peut recevoir l'absolution du prince, Lettr. abb. 124 dans ABSOLUTION
La grande affaire a absorbé la petite, Lettr. 81 dans ABSORBER
Le spectacle absorbait tellement les spectateurs.... Cette récompense nous absorbe tout à fait en Dieu, Or. 10 dans ABSORBER
Telle qu'est celle (l'exception) des abstèmes, qui ne peuvent boire de vin, Déf. comm. dans ABSTÈME
Une recherche si abstruse et si embarrassante, Avert. III dans ABSTRUS, USE
Quelle absurdité ! Que sert de réfuter ces absurdités ? Les impies sont tombés dans toutes les absurdités, Hist. II, 13 dans ABSURDITÉ
Le peu qu'on en cite est un abus du texte, Avert. dans ABUS
Voilà le plus grand abus qu'on ait jamais fait de l'Évangile, IV, écrit, 30 dans ABUS
Ils réforment tous les abus, Hist. II, 4 dans ABUS
Comment ils doivent reprendre et réprimer les abus, ib. II, 6 dans ABUS
Les abus du gouvernement, ib. II, 12 dans ABUS
Pour venger sa fille dont Roderic abusait, Hist. I, 11 dans ABUSER
La cause pour laquelle ces abuseurs défendaient...., Var XI, 202 dans ABUSEUR
L'amour abyssal, c'est-à-dire, selon leur langage [des mystiques], l'amour intime, infini, profond, 5e écrit, 10 dans ABYSSAL, ALE
Les oreilles sont flattées par l'académie et l'arrangement des paroles, Par. de Dieu, 1 dans ACADÉMIE
Les remarques sont jugées accablantes pour M. de Cambrai, Lett. quiét. 371 dans ACCABLANT, ANTE
On croit cette imposition prématurée dans l'accablement où sont les peuples, Lett. quiét. 472 dans ACCABLEMENT
Le sommeil l'accablait Le combat qu'elle [la vertu] soutient au dedans contre tant de tentations qui accablent la nature humaine, Reine d'Angleterre. dans ACCABLER
Si l'on voit une acception de personnes dans la chaire de saint Pierre...., Lettr. quiét. 129 dans ACCEPTION
Nous avons accès à l'autel de sa miséricorde, 3 Purif. dans ACCÈS
Leur donnant un libre accès auprès de lui, Hist. I, 10 dans ACCÈS
M. de Pâris a eu quelques accès de fièvre tierce, Lettr. quiét. 367 dans ACCÈS
Ni l'édifice n'est plus solide que le fondement, ni l'accident attaché à l'être plus réel que l'être même, Duch. d'Orléans. dans ACCIDENT
Accoisez tous les mouvements de votre intérieur pour écouter cette parole, Év. 74e jour. dans ACCOISER
Si les couleurs semblent voguer au milieu de l'air, si elles s'affaiblissent peu à peu, si enfin elles se dissipent, c'est que, le coup que donnait l'objet présent ayant cessé, le mouvement qui reste dans le nerf est moins fixe, qu'il se ralentit, et enfin s'accoise tout à fait, Conn. de Dieu. dans ACCOISER
Je l'ai vu.... dans les accommodements, calmer les esprits aigris, par une patience et une douceur qu'on n'aurait jamais attendues d'une humeur si vive ni d'une si haute élévation, Louis de Bourbon. dans ACCOMMODEMENT
Le comte les porta à entrer dans quelque accommodement, Déf. dans ACCOMMODEMENT
On ne songe nullement à accommoder l'affaire, Lettr. Quiét. 326 dans ACCOMMODER
Je fais un échange avec Paul, afin de me loger ; mais Paul n'a pas de quoi m'accommoder ; il substitue de l'argent en la place du logement que je lui demande, Pensées chrét. 34 dans ACCOMMODER
La reine qui l'accompagna au coeur de l'hiver, R. d'Anglet. dans ACCOMPAGNER
Le roi Henri VIII, prince en tout le reste accompli, R. d'Anglet. dans ACCOMPLI, IE
Seize années d'une prospérité accomplie, ib. dans ACCOMPLI, IE
Le modèle d'un roi accompli, Hist. II, 4 dans ACCOMPLI, IE
Que pouvait penser le prince, si ce n'est que, pour accomplir les plus grandes choses, rien ne manquerait à ce digne fils que les occasions ?, Louis de Bourbon. dans ACCOMPLIR
Ce sont ces choses simples : gouverner sa famille, édifier ses domestiques.... accomplir le bien que Dieu veut et souffrir les maux qu'il envoie...., ib. dans ACCOMPLIR
Ceux qui accomplissent la loi, sont ses amis, Pent. 2 dans ACCOMPLIR
La prophétie eut un manifeste accomplissement, Hist. II, 5 dans ACCOMPLISSEMENT
Les prophéties ont eu un accomplissement manifeste, ib. 6 dans ACCOMPLISSEMENT
Il faut demeurer d'accord que ce terme était familier aux spirituels, Or, 6 dans ACCORD
Les vainqueurs firent divers accords et divers partages, Hist. III, 7 dans ACCORD
Quelle convention peut-il y avoir entre J. C. et Bélial, et comment peut-on accorder le temple de Dieu avec les idoles ?, Hist. II, 358 dans ACCORDER
Moi-même, je ne m'accorde pas toujours avec moi-même, Conn. de Dieu. dans ACCORDER
Mon récit ne s'accorde guère avec ce que raconte cet auteur, Hist. I, 7 dans ACCORDER
Accourez, peuples ; venez contempler dans la première place du monde la rare et majestueuse beauté d'une vertu toujours constante, Marie-Thérèse. dans ACCOURIR
Au premier bruit d'un mal si étrange on accourait à Saint-Cloud, Duch. d'Orl. dans ACCOURIR
C'est une marque de l'accoutumance au péché, que de pécher sans remords, Habit. 1 dans ACCOUTUMANCE
Il cite ce passage selon les Septante, comme il avait accoutumé, Hist. II, 7 dans ACCOUTUMER
Son beau-père très accrédité auprès de Darius, Hist. I, 8 dans ACCRÉDITÉ, ÉE
L'amour-propre s'accroche à tout, Obl. 2 dans ACCROCHER
Faire accroire à tout un peuple que ce sont là les livres anciens, Hist. II, 13 dans ACCROIRE
Une reine, si grande par tant de titres, le devenait tous les jours par les grandes actions du roi et par le continuel accroissement de sa gloire, Marie-Thérèse. dans ACCROISSEMENT
Rome s'accroissait, mais faiblement, Hist. I, 7 dans ACCROÎTRE
Je n'ai de temps que pour en accuser la réception, Lettr. Quiét. 190 dans ACCUSER
Elles n'étaient pas moins acharnées les unes contre les autres, Hist. II, 8 dans ACHARNÉ, ÉE
Ils s'acharnaient contre le baptême des petits enfants, Var. II dans ACHARNER
La venue des faux prophètes semblait être un acheminement à la dernière ruine, Hist. II, 9 dans ACHEMINEMENT
Il refusait d'acheminer cette affaire par des voies raisonnables, Projet. dans ACHEMINER
L'oeuvre de Dieu s'acheminait, Hist. II, 5 dans ACHEMINER
L'empire trouva un acheteur, Hist. I, 10 dans ACHETEUR, EUSE
La France le vit alors accompli par ces derniers traits, et avec ce je ne sais quoi d'achevé que les malheurs ajoutent aux grandes vertus, Louis de Bourbon. dans ACHEVÉ, ÉE
Voici ce qui glacera le coeur, ce qui achèvera d'éteindre la voix, ce qui répandra la frayeur dans toutes les veines...., Anne. dans ACHEVER
Faire un acquiescement simple à la perte de son intérêt propre, Mand. dans ACQUIESCEMENT
On y voit les âmes parfaites acquiescer à leur damnation, Préf. dans ACQUIESCER
Je suis très aise que le P. Toquet acquiesce, Lett. abb. 201 dans ACQUIESCER
Vous n'avez point d'ami plus fidèle ni de serviteur plus acquis, Lett. abb. 9 dans ACQUIS, ISE
Ce n'était que pour la forme et par manière d'acquit, Var. 5 dans ACQUIT
Le juste paye ce qu'il ne doit pas et acquitte les pécheurs de ce qu'ils doivent, Hist. II, 6 dans ACQUITTER
Je vous prie de m'acquitter de cette dette, Lett. CIII dans ACQUITTER
Il exerce les mêmes actes que le reste des chrétiens, Or. 6 dans ACTE
Il n'a pas prétendu faire un acte plus parfait, ib. 10 dans ACTE
Former un acte d'amour de Dieu, Avert. 2 dans ACTE
Vous produisez des actes intérieurs de toute espèce, Retr. dans ACTE
La perfection ne consiste pas à faire ou à ne pas faire de tels actes, Préf. dans ACTE
Former des actes de détachement, Imp. 1 dans ACTE
Les actes [de la mission de J. C.] ont été publiés à toute la terre, Hist. II, 13 dans ACTE
Ce mot a une signification active, Nouv. myst. réf. dans ACTIF, IVE
C'est une chose horrible de tomber entre les mains du Dieu vivant ; entre ces mains où tout est action, où tout est vie ; rien ne s'affaiblit, ni ne se relâche, ni ne se ralentit jamais, Anne de Gonz. dans ACTION
Sans envie, sans fard, sans ostentation, toujours grand dans l'action et dans le repos, il parut à Chantilly comme à la tête des troupes, Louis de Bourbon. dans ACTION
Il semble que la perfection de chaque chose consiste en son action ; car chaque chose a son action, Pensées chrét. 33 dans ACTION
Tant que nous regarderons l'homme par les yeux du corps, sans y démêler par l'intelligence ce secret principe de toutes nos actions qui, étant capable de s'unir à Dieu, doit nécessairement y retourner...., Madame. dans ACTION
Ils ont vécu avec si peu d'action qu'à peine leur nom est-il venu jusqu'à nous, Hist. III, 4 dans ACTION
[Turenne et Condé] tantôt opposés front à front et redoublant l'un dans l'autre l'activité et la vigilance, Louis de Bourbon. dans ACTIVITÉ
Il [Moïse] a joint aux choses passées, qui contenaient l'origine et les anciennes traditions du peuple de Dieu, les merveilles que Dieu faisait actuellement pour sa délivrance, Hist. univ. I, 3 dans ACTUELLEMENT
Quiconque aime l'unité doit avoir une adhérence immuable à l'ordre épiscopal, Bourg. 2 dans ADHÉRENCE
La foi est une adhérence de coeur à la vérité éternelle, Char. 1 dans ADHÉRENCE
Vous n'avez pas bien fait de vous confesser de l'adhérence à cette prière, Lett. abb. 213 dans ADHÉRENCE
C'est trop adhérer à vos peines, Lett. abb. 48 dans ADHÉRER
De ce côté ils adhèrent trop visiblement à l'erreur, Or. add. dans ADHÉRER
Il voulait que le prix fût adjugé au trésor public, Hist. III, 7 dans ADJUGER
Jonathan prit l'administration du royaume, Polit. dans ADMINISTRATION
Elle [l'opinion de Descartes] dit que les mouvements des animaux ne sont point administrés par les sensations, Connaiss. V, 13 dans ADMINISTRER
Elle eut une magnificence royale.... Ses autres vertus n'ont pas été moins admirables, R. d'Angl. dans ADMIRABLE
Ô mère, ô femme, ô reine admirable et digne d'une meilleure fortune...., ib. dans ADMIRABLE
Au lieu de l'histoire d'une belle vie, nous sommes réduits à faire l'histoire d'une admirable, mais triste mort, Duch. d'Orl. dans ADMIRABLE
Je n'ai rien fait pour Madame, quand je vous ai représenté tant de belles qualités qui la rendaient admirable au monde...., ib. dans ADMIRABLE
Souvenez-vous de l'admiration que la princesse donnait à toute la cour, Duch. d'Orl. dans ADMIRATION
Princesse, le digne objet de l'admiration de deux grands royaumes, Reine d'Angl. dans ADMIRATION
Seize années d'une prospérité accomplie qui coulèrent sans interruption avec l'admiration de toute la terre, ib. dans ADMIRATION
Ils n'étaient pas moins en admiration de leur rétablissement fait contre toute apparence, dans le temps et par celui qui leur avait été marqué, Hist. II, 5 dans ADMIRATION
L'innocence des généraux faisait l'admiration des peuples, Hist. III, 6 dans ADMIRATION
Vous serez en admiration de ces conseils de la Providence, Hist. III, 1 dans ADMIRATION
Ce grand roi, plus capable encore d'être touché par le mérite que par le sang, ne se lassait point d'admirer les excellentes qualités de Madame, Duchesse d'Orl. dans ADMIRER
Admirons ici la piété de la reine, qui a su si bien conserver les précieux restes de tant de persécutions, Reine d'Anglet. dans ADMIRER
Si l'on eût pu avancer ces belles années dont nous admirons maintenant le cours glorieux...., ib. dans ADMIRER
Fils de César par adoption, Hist. I, 9 dans ADOPTION
L'adoration que tous les peuples lui rendent, Honneur, 1 dans ADORATION
Ils rendaient à J. C. une adoration extérieure, Euch. 2 dans ADORATION
Si avec toutes ces doctrines, toutes ces pratiques et tous ces cultes de Rome, avec l'adoration et avec l'oblation du corps du Sauveur...., Variat. 15 dans ADORATION
Il voulut se faire adorer comme un dieu, Hist. III, 4 dans ADORER
Ils adorent les jugements de Dieu, Hist. II, 4 dans ADORER
Ses aumônes, s'étendant, par leur abondance, même sur les ennemis de la foi, adoucissaient leur aigreur et les ramenaient à l'Église, Reine d'Anglet. dans ADOUCIR
Ils ne trouvent aucun adoucissement à leur esclavage, Hist. II, 8 dans ADOUCISSEMENT
Pour préparer des adoucissements à sa doctrine, Somm. de la Doctr. dans ADOUCISSEMENT
Allant trouver celle-là, qui est un vrai bureau d'adresses, qui sait toutes les nouvelles, Sil. 3 dans ADRESSE
La difficulté est qu'il n'y a point d'adresse aux évêques, Lettr. Quiét. 446 dans ADRESSE
île éternellement mémorable par les conférences de deux grands ministres, où l'on vit développer toutes les adresses et tous les secrets d'une politique si différente..., Marie-Thérèse. dans ADRESSE
Il a établi la raison dans la suprême partie de notre âme, pour adresser nos pas à la bonne voie, Serm. Quinq. 2 dans ADRESSER
Qu'est devenue cette redoutable cavalerie... ? Ni les chevaux ne sont vites, ni les hommes ne sont adroits que pour fuir devant le vainqueur, Anne de G. dans ADROIT, OITE
L'homme seul se trouverait-il être sans action ? La nature l'aura-t-elle destiné à une oisiveté éternelle ? L'aura-t-elle formé si beau, si adroit, si désireux de savoir, pour le laisser toujours inutile ?, Pensées chrét. 33 dans ADROIT, OITE
Il adultère tous les ouvrages de Dieu, Démons, 2 dans ADULTÉRER
Affable à tous avec dignité, elle savait estimer les uns sans fâcher les autres, duch. d'Orl. dans AFFABLE
L'extérieur paraît affable, ce qui fait quelque montre de modestie, Pensées chrét. 22 dans AFFABLE
As-tu fait ton affaire principale de sa justice ?, Nécess. I dans AFFAIRE
C'est là que je mets toute mon affaire, 5, Vêtur. 1 dans AFFAIRE
C'est une affaire de soumission et d'humilité, Lett. 53 dans AFFAIRE
Il faisait négligemment les affaires de l'empire, Hist. I, 11 dans AFFAIRE
La tentation, dans les grandes charges, dans les grandes affaires, c'est qu'on les trouve si importantes, qu'on y donne tout, et que l'affaire du salut s'oublie, Pensées détachées, 11 dans AFFAIRE
Tout le monde veut que j'aie des affaires à Rome, Lettr. rel. 83 dans AFFAIRE
Ce n'est point du tout mon intention de vous faire des affaires, Lettr. abb. 73 dans AFFAIRE
Qu'avons-nous affaire du monde et de ses emplois ?, Lett. 27 dans AFFAIRE
Qu'avions-nous affaire de son amour naturel ?, Relat. dans AFFAIRE
Saint Cyrille avait affaire à un de ces dialecticiens...., Conc. dans AFFAIRE
On ne sait si on a affaire à un chrétien ou à un païen, Avert. 1 dans AFFAIRE
Il a affaire, il ne peut quitter, Princ. de P. 2 dans AFFAIRE
Quand Porsenna affamait les Romains dans leurs murailles...., Hist. III, 6 dans AFFAMER
Ne montrez aucune affectation en quoi que ce soit, Lett. Corn. 59 dans AFFECTATION
On remarqua que les hérétiques le faisaient par affectation, Comm. dans AFFECTATION
Marchant d'un pas affecté, Vall. 2 dans AFFECTÉ, ÉE
L'empire de la mer que leur république affectait, Hist. I, 8 dans AFFECTER
Il fut soupçonné d'affecter la tyrannie, Hist. III, 7 dans AFFECTER
Il avait affecté la divinité, Démons, 2 dans AFFECTER
Les hommes affectent une liberté farouche qui ne connaît aucune règle et ne veut dépendre que de son inclination, Pensées chrét. 33 dans AFFECTER
L'âme, afin de suppléer la présence de l'objet qu'elle aime, fait effort pour rendre sa douleur immortelle : son affection envers la mémoire de son ami et le désir de le faire revivre lui fait prendre tous les moyens qui peuvent réparer sa perte, Pensées chrét. 38 dans AFFECTION
Les citoyens s'affectionnaient à leur pays, Hist. III, 5 dans AFFECTIONNER
Que je suis édifié de voir Mme votre soeur s'affectionner à son office de chantre !, Lett. abb. 197 dans AFFECTIONNER
Il s'affectionne tout entier à cet ouvrage, Nativ. 1 dans AFFECTIONNER
Toutes s'affectionneront au chant, Ord. dans AFFECTIONNER
Elles s'affectionneront à la sainte pauvreté, Règl. dans AFFECTIONNER
Rien ne remuait en Judée contre Athalie : elle se croyait affermie par un règne de six ans, Hist. I, 6 dans AFFERMI, MIE
C'est ainsi que Dieu, comme un chirurgien, avec son couteau affilé et à deux tranchants, qui est sa parole, pénètre les jointures, les moelles, les pensées, les intentions les plus secrètes, Pensées chrét. 8 dans AFFILÉ, ÉE
Le glaive qui a tranché les jours de la reine est encore levé sur nos têtes : nos péchés en ont affilé le tranchant fatal, Marie-Thérèse. dans AFFILER
Il prouve l'affirmative de la question par Moïse, Hist. II, 7 dans AFFIRMATIF, IVE
Soyons tous dans les larmes, retranchons toutes les visites, comme au jour d'une grande affliction...., Pensées chrét. 7 dans AFFLICTION
Combien de fois l'a-t-on vu inquiété de leur salut, affligé de leur résistance, consolé par leur conversion !, Louis de Bourbon. dans AFFLIGÉ, ÉE
L'auguste maison d'Autriche, où, durant l'espace de quatre cents ans, on ne trouve que des rois et des empereurs et une si grande affluence de maisons royales, avec tant d'États et de royaumes, qu'on a prévu, il y a longtemps, qu'elle en serait surchargée, Marie-Thérèse. dans AFFLUENCE
[Doctes interprètes des lois] Tout l'univers a les yeux sur vous : affranchis des intérêts et des passions, sans yeux comme sans mains, vous marchez sur la terre semblables aux esprits célestes, Letellier. dans AFFRANCHI, IE
Sortis des figures qui passent et des ombres qui disparaissent, nous arrivons au règne de la vérité, où nous sommes affranchis de la loi des changements, duch. d'Orl. dans AFFRANCHI, IE
Dieu ayant affranchi son peuple de la tyrannie des Égyptiens, Hist. I, 4 dans AFFRANCHIR
Pour s'affranchir d'un joug injustement imposé, Polit. dans AFFRANCHIR
Après les affres de la mort, elle ressentit les horreurs de l'enfer, Anne. dans AFFRE
Que vois-je durant ce temps ? Quel trouble ! Quel affreux spectacle se présente ici à mes yeux !, Anne de G. dans AFFREUX, EUSE
Il faut épargner le temps de la jeunesse ; celui qui reste au fond n'est pas seulement le plus court, mais le plus mauvais et comme la lie de tout l'âge, Pensées chrét. 31 dans AGE
Ce peu d'heures saintement passées parmi les plus rudes épreuves, tiennent lieu toutes seules d'un âge accompli, Duch. d'Or. dans AGE
Plus nous avançons dans l'âge, Pén. 2 dans AGE
Tous les âges, tous les états changent quelque chose en nous : quand sera-ce que nous changerons pour la vertu ?, Pensées chrét. 8 dans AGE
Son fils encore en bas âge, Hist. I, 9 dans AGE
Laissant des enfants en bas âge, Hist. III, 5 dans AGE
Les sages lui dénoncèrent qu'en remuant ce seul point, il mettait tout en péril, et qu'il donnait, contre son dessein, une licence effrénée aux âges suivants, Reine d'Angleterre. dans AGE
Vous qui ne pouvez souffrir vos frères, sans doute que vous êtes parfait et le seul parfait ; à vous entendre, vous devez être le modèle de votre âge, Pensées chrét. 12 dans AGE
En ce temps l'ancienne agende fut changée, Var. 15 dans AGENDE
Pourquoi vous faites-vous de nouveaux liens ? pourquoi aggravez-vous votre fardeau ?, Pensées détachées, 12 dans AGGRAVER
Toute âme chrétienne est mue et agie, Nouv. myst. 8 dans AGI, IE
Prenez vos plumes sacrées, vous qui composez les annales de l'Église : agiles instruments d'un prompt écrivain et d'une main diligente, hâtez-vous de mettre Louis avec les Constantin et les Théodose, Le Tellier. dans AGILE
Un défaut qui empêche les hommes d'agir, c'est de ne sentir pas de quoi ils sont capables, Pensées chrét. 33 dans AGIR
Il agit beaucoup auprès de l'archevêque de Chieti, Lett. quiét. 253 dans AGIR
L'intérêt va faire agir le Sénat, Hist. II, 12 dans AGIR
Les criminels doivent agir différemment envers un juge qu'ils ne feraient avec un père, Pensées détachées, 21 dans AGIR
Et vouloir ôter au pape la puissance avant l'assemblée où l'on voulait, disait-on, lui faire son procès, n'était-ce pas un trop inique préjugé, surtout ne s'agissant pas d'un crime personnel du pape, mais de la doctrine qu'il avait reçue de ses prédécesseurs depuis tant de siècles ?, Variat. 5 dans AGIR
Poussé par la cabale, Chaville le vit tranquille durant plusieurs mois au milieu de l'agitation de toute la France, Letellier. dans AGITATION
Il laissa l'empire dans une grande agitation, Hist. I, 11 dans AGITATION
Quelle force, quel transport, quelle intempérie a causé ces agitations et ces violences ?, Reine d'Angleterre. dans AGITATION
L'Angleterre a tant changé, qu'elle ne sait plus elle-même à quoi s'en tenir ; et, plus agitée en sa terre et dans ses ports mêmes que l'Océan qui l'environne...., Reine d'Angleterre. dans AGITÉ, ÉE
Vous ne ferez qu'éloigner vos affaires en vous agitant, Lett. Corn. 97 dans AGITER
Si l'on cherche à élever sa maison et à l'agrandir, qu'on pense que les chrétiens ont une postérité qui ne dépend pas des grandeurs de ce monde, Pensées chrét. 23 dans AGRANDIR
Il ne suffit pas de s'agrandir dans les choses qu'on dédaignera aussi bien que les autres, quand on sera le maître : il faut chercher quelque chose qui soit digne de satisfaire un grand coeur : la vertu, Pensées chrét. 16 dans AGRANDIR
Lorsqu'un juge veut s'agrandir et qu'il change en une souplesse de coeur le rigide ministère de la justice, Letellier. dans AGRANDIR
Sérieux autant qu'agréable père de famille, dans les douceurs qu'il goûtait avec ses enfants, il ne cessait de leur inspirer les sentiments de la véritable vertu, Louis de Bourbon. dans AGRÉABLE
Eh ! est-il possible, dit-on, que Dieu m'ait si étroitement défendu ce que lui-même m'a rendu si agréable ?, Pensées chrét. 7 dans AGRÉABLE
Afin que vous ayez agréable qu'elle soit admise, Vêtur. I dans AGRÉABLE
Nous prions Dieu d'avoir pour agréables les oraisons, Asc. 2 dans AGRÉABLE
Cet art de donner agréablement qu'elle avait si bien pratiqué durant sa vie, l'a suivie, je le sais, jusqu'entre les bras de la mort, Duch. d'Orléans. dans AGRÉABLEMENT
On hait la médisance, la galanterie grossière : pourvu qu'on la tourne agréablement, on n'en a plus horreur, Pensées détachées, 17 dans AGRÉABLEMENT
Je vous supplie de faire agréer ce présent à leurs majestés, Lett. 289 dans AGRÉER
Afin que les saints agréent le présent que j'ai à leur faire, Serm. Sept. dans AGRÉER
Les Gentils agrégés aux Juifs, Hist. II, 7 dans AGRÉGÉ, ÉE
Il appelle les Gentils pour les agréger à son peuple, Hist. II, 4 dans AGRÉGER
Les Gentils ne cessent de s'agréger [à ce peuple], Hist. II, 13 dans AGRÉGER
J'ai présupposé qu'elle avait l'agrément de Madame, Lett. abb. 33 dans AGRÉMENT
Dieu avait préparé un charme innocent au roi d'Angleterre dans les agréments infinis de la reine son épouse, Reine d'Angleterre. dans AGRÉMENT
Je l'ai reçu et je le lis avec agrément, Lett. 164 dans AGRÉMENT
Ils étaient aheurtés à ne jamais vouloir croire que...., Conc. dans AHEURTÉ, ÉE
Entrant dans la pensée des autres, point aheurté à la sienne, Polit. dans AHEURTÉ, ÉE
Ces sortes d'aheurtements demandent la même douceur, Lett. abb. 3 dans AHEURTEMENT
Parlez, mes frères, parlez ; je ne suis ici que pour aider vos réflexions, Anne de Gonz. dans AIDER
Quand il voudra, ces pauvres théologiens seront des aigles, Avert. 6 dans AIGLE
Que lui répondit cet apôtre vierge, ce prophète du Nouveau Testament, cet aigle, ce théologien par excellence, ce saint vieillard qui n'avait de force que pour prêcher la charité ?, Anne de Gonz. dans AIGLE
Comme une aigle qu'on voit toujours, soit qu'elle vole au milieu des airs, soit qu'elle se pose sur le haut de quelques rochers, Or. fun. de Condé. dans AIGLE
Le goût ne nous dit rien des sucs exprimés sur notre langue, ni comment ils doivent être faits pour nous causer du plaisir ou de la douleur, de la douceur ou de l'aigreur ou de l'amertume, Conn. III, 8 dans AIGREUR
Chaque juge est un homme à moi, M. du S. E. dans À
Elle revint longtemps après ; J'étais à chanter sous la treille, Print. et Aut. dans À
À la guinguette instruisant ces recrues, D'obscurs lauriers j'ai fait large abatis, in-8 dans ABATIS
Nous comparions notre France à la Grèce, Quand un pigeon vient s'abattre à nos pieds, Pig. dans ABATTRE
Sur cent premiers peuples célèbres, J'ai plongé cent peuples fameux Dans un abîme de ténèbres, Où vous disparaîtrez comme eux, Temps. dans ABÎME
Quoique toujours, sous son empire, L'usurpateur nous ait chassés, Nous avons laissé, sans mot dire, Aboyer tous les plus pressés, Requête. dans ABOYER
L'arbre sacré [de la liberté] sur ce concours immense Forme un abri de rameaux toujours verts, Lafay. dans ABRI
Si notre accueil le touche, Si, par nous abrité, Il [l'exilé] s'endort sur la couche De l'hospitalité...., Exilé. dans ABRITÉ, ÉE
De tes grandeurs tu sus te faire absoudre, France, et ton nom triomphe des revers, Enf. de la France. dans ABSOUDRE
Les bons mots ne sont qu'un abus ; Pourtant, messieurs, permettez-nous d'en dire, Gourmands. dans ABUS
Trinquer est un plaisir fort sage Qu'aujourd'hui l'on traite d'abus, Trinquons. dans ABUS
Travailler serait un abus : J'ai cinquante écus, Cinquante écus. dans ABUS
Ses gais refrains vous égalent en nombre, Fleurs d'acacia qu'éparpillent les vents, Ém. Debraux. dans ACACIA
Enfin sa bouche flétrie Ose prendre un noble accent, Judas. dans ACCENT
Non, plus d'accès Aux procès ; Vidons, joyeux Français, Nos caves renommées, Gr. org. dans ACCÈS
Dans une accolade bien tendre Nous mêlerons nos cheveux blancs, Bouquet. dans ACCOLADE
J'irais de la pastourelle Accompagner les chansons, Petit oiseau. dans ACCOMPAGNER
Oui, j'irai sur les tourelles Former des accords plaintifs, Pet. Ois. dans ACCORD
Il [le diable] emporte polichinelle ; Autre accroc fait à la douleur [nouvelle distraction], Les Nègres. dans ACCROC
Faites achat d'un vin qui pousse à vivre, Mon tombeau. dans ACHAT
Je gage, s'il naît un Voltaire, Qu'on emprunte pour l'acheter, Poëte de Cour. dans ACHETER
Mourir noyé ! dit-il, lorsqu'au rivage J'entends le feu, je vois luire l'acier, Poniatowski. dans ACIER
Proclamons la Sainte Alliance, Faite au nom de la Providence Et que signe un congrès ad hoc Entre Alger, Tunis et Maroc, Sainte Alliance. dans AD HOC
Que Dorval, à la roulette, à tout son or dise adieu, Homme rangé dans ADIEU
Adieu repos ; plaisirs adieu !, Charles VII dans ADIEU
Momus a pris pour adjoints Des rimeurs d'école, Gaudriole. dans ADJOINT
Du magister fille adorée, Par son bon coeur elle plaisait, Jeanne la Rousse. dans ADORÉ, ÉE
Vite un prix au sot qui l'adule, Denys. dans ADULER
Vous avez fardé la peinture ; Vous affadissez l'opéra, Pauvres am. dans AFFADIR
Que dans mes mains pleuve de l'or, De l'or, De l'or, Et j'en fais mon affaire, Él. de la rich. dans AFFAIRE
Enfin j'ai fait mes affaires, Je suis procureur du roi, Ventru. dans AFFAIRE
Un ministre veut m'enrichir Sans qu'au Moniteur on m'affiche, Refus. dans AFFICHER
Petite bonne agaçante et jolie, Célib. dans AGAÇANT, ANTE
Au salon ou sur la pelouse, Laure, jamais ne m'agacez, Passez, j. filles. dans AGACER
Il est mort [Satan] ! disent tous les moines ; On n'achètera plus d'agnus, Mort du Diable. dans AGNUS
Déjà le sort a soufflé dans les voiles, Déjà l'espoir prépare les agrès, Comm. de voy. dans AGRÈS
[Le peuple] Pour qui nos fontaines Versent, toujours pleines, Le beaune et l'aï, Cocagne dans
Qu'un fat soit l'aigle des salons, Qu'un docteur sente l'ambre...., Marotte. dans AIGLE
Quoi Lisette, est-ce vous ? Vous avec des bijoux ! Vous avec une aigrette !, Ce n'est plus Lisette. dans AIGRETTE
Le vin s'aigrit dans mon gosier Chez un traiteur maussade, Éloge de la Rich. dans AIGRIR
Pour le théâtre ayant quitté l'aiguille, Bonne fille. dans AIGUILLE
Au lieu de fades épigrammes, Qu'il aiguise un couplet gaillard, Désaug. dans AIGUISER
Viens, mon coursier.... Prête sous moi des ailes à la mort, Ch. du Cosaque. dans AILE
L'automne accourt et sur son aile humide M'apporte encor de nouvelles douleurs, Voy. imaginaire dans AILE
C'est l'air natal qui séchera tes larmes, Nostalg. dans AIR
Quels biens sur vous un prince va répandre ! D'abord viendra l'étiquette aux grands airs, Belges. dans AIR
Vivent les grands airs Du conservatoire !, Musique. dans AIR
Au poids de nos fers il [l'amour] ajoute, Elle [l'amitié] nous aide à les porter, Amitié. dans AJOUTER
Que bien longtemps cet album vous redise Qu'un chansonnier.... Fut un moment la dupe de vos yeux, Coupl. d'alb. dans ALBUM
Tu vas, dis-tu, vieux et pauvre alchimiste, Tirer de l'or des métaux indigents, Alchim. dans ALCHIMISTE
À Colin toujours alerte, Ne faites pas les yeux doux, Mère av. dans ALERTE
Quel trait d'orgueil ! dira la calomnie : Ferait-on plus pour des alexandrins ?, In-8 dans ALEXANDRIN
On rira des erreurs des grands, On chansonnera leurs agents, Sans voir arriver l'alguazil, Ainsi-soit-il. dans ALGUAZIL
Et va ton train, Gai boute-en-train, Désaug. dans ALLER
Notre suisse, allongez le pas, Bedeau. dans ALLONGER ou ALONGER
Muse, de vos chansonnettes Aujourd'hui l'on va tâcher De faire des allumettes Pour ranimer ce bûcher [de l'Émile], Muse en fuite. dans ALLUMETTE
L'intolérance, front levé, Reprendra son allure, Mission. dans ALLURE
Je suis un sou de bon aloi ; Mais en secret argentez-moi, Et me voilà fausse monnaie, Refus. dans ALOI
Je vais au palais d'une altesse, Et j'achète un habit de cour, Hab. de cour. dans ALTESSE
Qu'un fat soit l'aigle des salons ; Qu'un docteur sente l'ambre, Marotte. dans AMBRE
Enivrons-nous de poésie ; Elle est un reste d'ambroisie Qu'aux mortels ont laissé les dieux, Sciences dans AMBROISIE et quelquefois AMBROSIE
Dix mille francs, dix mille francs d'amende ! Dieu ! quel loyer pour neuf mois de prison !, Dix m. f. dans AMENDE
Ce nectar où tes feux s'amortissent, Bacchante. dans AMORTIR
Vient un danseur, nouveaux amours, Les cinq étages. dans AMOUR
S'il parle à de certaines filles Dont il fit longtemps ses amours, Av. de Bagn. dans AMOUR
Fuyez, fuyez, oiseaux d'un noir présage ; Cette nacelle appartient aux Amours, Comm. du Voyage. dans AMOUR
Je vous revois ; et le temps, trop rapide, Ternit ces yeux où riaient les Amours, Déesse. dans AMOUR
Que de goguettes ! Que d'amourettes ! Jamais de dettes ! Point de noeuds constants, Cocagne. dans AMOURETTE
Ah ! dites bien qu'amoureux et sensible, D'un luth joyeux il attendrit les sons, Bonne Vieille. dans AMOUREUX, EUSE
Chaque siècle a son amusette, Pèlerin. de Lis. dans AMUSETTE
Salut, mon ancien ! Notre ancien, qu'a donc fait l'Espagne ?, N. ordre duj. dans ANCIEN, IENNE
Soudain le jeune chevalier, à qui son bon ange est fidèle, Trompe les regards du geôlier, Pris. et Chev. dans ANGE
Je chante un roi devenu boeuf : Surtout la cour en fut aux anges, Nabuchod. dans ANGE
Redoutons l'anglomanie ; Elle a déjà gâté tout, Bon Franç. dans ANGLOMANIE
Et toi, peuple animal, Porte encor le bât féodal, Carabas. dans ANIMAL
Qu'un valet change ses galons, Sans changer d'antichambre, Marotte. dans ANTICHAMBRE
M'a-t-on jamais vu dans une antichambre T'exposer au mépris d'un grand ?, Mon habit. dans ANTICHAMBRE
Contre l'humeur qui nous irrite Quels antidotes souverains [que les chansons] !, Bouquet. dans ANTIDOTE
Bien qu'après coup tous ces croquants Osent me traiter d'antiquaille, Prétint. dans ANTIQUAILLE
Si Bacchus, dont je suis l'apôtre, Ne m'inspire un joyeux transport, Mort subite. dans APÔTRE
Mes bons amis, que je vous prêche à table, Moi, l'apôtre de la gaieté, Mes cheveux. dans APÔTRE
Je fuis des cours le pompeux appareil, Nouv. Diog. dans APPAREIL
Jupin, de ton arrêt j'appelle ; Ta balance et tes poids sont faux, Bluets. dans APPELER
Mon appétit s'ouvre, Et mon oeil découvre Les portes d'un Louvre En tourte arrondi, Cocag. dans APPÉTIT
La liberté m'enchante, Mais j'ai grand appétit, Vocation. dans APPÉTIT
[Hiver !] Ton aquilon qui murmure Ne peut troubler nos chansons, Hiver. dans AQUILON
Rappelez-leur que l'aquilon terrible De nos lauriers a détruit vingt moissons, B. vieille. dans AQUILON
Mais ces hivers ont eu leurs jours de fête ; Tout ne fut pas aquilons et frimas, Bonsoir. dans AQUILON
Dons Quichottes de l'arbitraire, Allons, morbleu ! de la valeur, Christophe. dans ARBITRAIRE
Je vois.... D'un arc-en-ciel resplendir les couleurs, Treize à table dans ARC-EN-CIEL
Une arche est encor le refuge Des mortels que l'onde poursuit, Nature. dans ARCHE
Jamais sceptre n'a fait sur terre Autant de bien que mon archet, Viol. brisé. dans ARCHET
J'entends au loin l'archet de la folie, ô mes amis ! prolongez d'heureux jours, Carnaval. dans ARCHET
Je suis un sou de bon aloi, Mais en secret argentez-moi, Et me voilà fausse monnaie, Refus. dans ARGENTER
Du préfet je crains les argus, Trembl. dans ARGUS
Il sait qu'en peu de jours Ces flots que rien n'arrête...., Exilé. dans ARRÊTER
Feu d'artifice éteint par une averse, Fille du Peuple. dans ARTIFICE
Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie, Filleule. dans ASSERVI, IE
De soupçons jaloux assiégé, Dorval n'a ni bu ni mangé, Deo gratias. dans ASSIÉGÉ, ÉE
Un gourmand dans son assiette Fond le bien de ses aïeux, H. rangé. dans ASSIETTE
Gardes, je défends qu'on l'assomme ; Vilain, dit-il, explique-toi, Contr. de mariage. dans ASSOMMER
Rosette, sous de frais atours, Courait à pied, leste et riante, Rosette. dans ATOUR
Aux gens atrabilaires Pour exemple donné, En un temps de misères Roger Bontemps est né, Rog. B. dans ATRABILAIRE
Dans une conque de saphir De huit papillons attelée, Pet. fée. dans ATTELÉ, ÉE
Ah ! dites bien qu'amoureux et sensible, D'un luth joyeux il attendrit les sons, Bonne vieille. dans ATTENDRIR
Çà, mesdames, qu'en pensez-vous ? C'est à vous de juger les coups. Quoi ! ce spectacle vous atterre !, Box. dans ATTERRER
Fourier nous dit : .... Peuple.... Travaille, groupé par phalange, Dans un cercle d'attractions, Fous. dans ATTRACTION
. Et tout renaît, et déjà l'aubépine A vu l'abeille accourir à ses fleurs, Malade. dans AUBÉPINE
Quoi ! d'une charte on nous a fait l'aumône, Et sous le joug vous voulez nous courber !, Tomb. de juillet. dans AUMÔNE
Qui peut me dire où luit son auréole ? De son exil Dieu l'a-t-il rappelé ?, Ange exilé. dans AURÉOLE
Mais jusqu'à sa dernière aurore, En buvant frais, s'épanouir, Mes amis, ce n'est pas vieillir, Vieillesse. dans AURORE
La preuve de l'autochthonie des habitants d'Ancon [ville du Pérou] se trouve dans leurs sépultures, qui contrastent avec les coutumes asiatiques des Incas, Rev. d'anthrop. t. IV, p. 58 dans AUTOCHTHONIE
Soleil si doux au déclin de l'automne...., Adieux à la campagne. dans AUTOMNE
Qu'il coule gaiement son automne, Que son hiver soit encor loin !, Doct. et mal. dans AUTOMNE
J'ai vu cent fois l'avalanche et l'orage, L'ours et les loups fondre sur mes brebis, Nostalgie. dans AVALANCHE
Chamarré de vieux oripeaux, Ce roi grand avaleur d'impôts Marche entouré de ses fidèles, Ch. le Simple. dans AVALEUR
Mais, sans esprit, faut-il mettre en avant De gais couplets qu'on répète en buvant ?, Mort viv. dans AVANT
Aurions-nous mieux employé la jeunesse, Vécu moins vite avec un riche avoir ?, Bonsoir. dans AVOIR
Je ne tiens qu'au refrain bachique Par le tournebroche annoncé, Tournebr. dans BACHIQUE
L'espoir qui le domine, C'est, chez son vieux portier, De parler de la Chine Aux badauds du quartier, Jean de Paris. dans BADAUD, AUDE
Maman dirait : craignez les bagatelles ! Le diable est fin, tremblez, Suzon, Cartes. dans BAGATELLE
Là j'ai la baguette des fées, à faire le bien je me plais, Petit coin. dans BAGUETTE
De sa baguette un ou deux coups Donnaient félicité parfaite, Petite fée. dans BAGUETTE
Un captif qui voit chaque jour Voguer la plus belle des filles Sur les flots qui baignent la tour, Prisonn. dans BAIGNER
De jour en jour leur ligue avare Augmenterait le prix des baux, Math. Brun. dans BAIL
Fi des salons où l'ennui qui se berce Bâille entouré d'un luxe éblouissant, Fille du peuple dans BÂILLER
Seuls ils font la hausse et la baisse, Ont seuls tous les emprunts ouverts, Échelle. dans BAISSE
Mon vieil ami, quand pour nous le jour baisse, Souhaitons-nous un gai bonsoir, Bonsoir. dans BAISSER
Puis la raison, lampe qui baisse, N'a plus que des feux tremblotants, 50 ans. dans BAISSER
L'autre hiver, chez un ministre, Il mena ma femme au bal, Sénat. dans BAL
Ces enfants à qui je souris, Mon pied balaiera leur poussière, Juif errant. dans BALAYER
Quand ses lauriers [du Pinde] .... Vont balayer la fange des cachots, Damoclès. dans BALAYER
Dans la mansarde me voilà, Me voilà pauvre balayeuse, Cinq étages. dans BALAYEUR, EUSE
Comme balayeuse on me loge, Depuis quarante ans, Dans le château, près de l'horloge, H. rouge. dans BALAYEUR, EUSE
Et d'une main que la balle a meurtrie, [Il] Berce en riant deux petits fils jumeaux, Vieux serg. dans BALLE
Sans même essayer la nacelle, Nous voyons s'enfler les ballons, Fort. dans BALLON
Qu'un fat soit l'aigle des salons, Qu'un docteur sente l'ambre.... Paris, enclin au trait malin, Grâce à nous les ballotte, Marotte. dans BALLOTTER
Quand nous mourons vieux ou bambin, On vend le corps au carabin, Bohém. dans BAMBIN, INE
Il ne levait de ban Que pour tirer quatre fois l'an Au blanc, Yvetot. dans BAN
Et de ses pieds on peut voir la poussière Empreinte encor sur le bandeau des rois, Dieu des b. gens. dans BANDEAU
Nous allons entrer dans l'enceinte, Çà, ne me bandez pas les yeux, V, cap. dans BANDER
C'est un ballon, voici la banderole, Et la nacelle, et le navigateur, Feu du pris. dans BANDEROLE
D'ici l'intrigue est à jamais bannie, Acad. et cav. dans BANNI, IE
Relève la gaîté française à la barbe de l'étranger, Désaugiers. dans BARBE
Quand nos dames reprennent vite Les barbes et le caraco...., Requête. dans BARBE
La colombe d'Anacréon, Dans la coupe de ce barbon, Buvait d'un vin père de la chanson, Troubad. dans BARBON
J'y vois de gros gardes, Cuirassés de bardes, Portant hallebardes De sucre candi, Cocagne. dans BARDE
Un noir cachot peut illustrer mes vers ; à ses barreaux je suspendrai ma lyre, Adieux à la camp. dans BARREAU
Aux échanges l'homme s'exerce, Mais l'impôt barre les chemins, Contreb. dans BARRER
Ce peuple humain.... Qui t'emportait, vainqueur aux barricades, Comme un trophée, entre ses bras meurtris, Chateaub. dans BARRICADE
J'ai de la fraude en pacotille Qu'à la barrière on saisirait, Portrait. dans BARRIÈRE
En joue il [Jupin] vous met sans qui-vive ! Mais je l'aborde chapeau bas, Bluets. dans BAS, BASSE
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats, Requête. dans BAS, BASSE
À bas la cabale ! à bas ! Crier à bas les ministres, G. nation. dans BAS, BASSE
Le vois-tu bien, là-bas, là-bas, Là-bas, là-bas ? dit l'espérance ; Bourgeois, manants, rois et prélats Lui font de loin la révérence, le Bonheur. dans BAS, BASSE
Mais qu'un tendron te tire par la basque, Tu lui souris, Troubad. dans BASQUE
Dans une de nos cent bastilles Lorsque ma muse emménagea, Amitié. dans BASTILLE
Et toi, peuple animal, Porte encor le bât féodal, Carabas. dans BÂT
Nos fils, ne se reposant guère, Batailleront à tout propos, Âge futur. dans BATAILLER
Sorciers, bateleurs ou filous, Gais bohémiens, d'où venez-vous ?, Bohém. dans BATELEUR, EUSE
Bonne maman, consolez-vous, Prenez un bâton de vieillesse, B. mam. dans BÂTON
Que sa liqueur [de la vigne] soit un baume de plus Versé par vous sur nos blessures, Brennus. dans BAUME
Quand la paix répand son baume Sur les maux qu'on endura, Ménétr. dans BAUME
Vous vieillirez, ô ma belle maîtresse, Vous vieillirez et je ne serai plus, La bonne vieille. dans BEAU ou BEL, BELLE
Que la beauté vous charme et vous attire ; Dans ses bras coulez tous vos jours, Mes chev. dans BEAUTÉ
Ainsi toujours il prend l'heure qui sonne Pour un signal de son beffroi, Louis X dans BEFFROI
Ici ma voix, mêlée aux chants de fêtes, De la patrie a bégayé le nom, Souv. d'enfance. dans BÉGAYER
Fi des coquettes maniérées ! Fi des bégueules du grand ton !, Jeannette. dans BÉGUEULE
La liberté.... c'est une bégueule enivrée Qui, dans la rue ou le salon, Pour le moindre bout de galon, Va criant : à bas la livrée !, Refus. dans BÉGUEULE
L'Europe qui marche à béquilles, Riche goutteuse, ne croit pas à la vertu sous des guenilles, Hâtons-nous. dans BÉQUILLE
Du bercail il chassait les loups, Sans abuser de la houlette, Petite fée. dans BERCAIL
Par l'espoir gaîment bercés, Dansez, chantez, dansez, Orage. dans BERCÉ, ÉE
Dans mon réduit où l'on voit l'indigence Sans m'éveiller assise à mon chevet, Grâce aux amours bercé par l'espérance, D'un lit plus doux je rêve le duvet, Le Dieu des bonnes gens. dans BERCÉ, ÉE
Adieu, charmant pays de France, Que je dois tant chérir ! Berceau de mon heureuse enfance, Adieu ! te quitter c'est mourir, M. Stuart. dans BERCEAU
Oui, mon berceau me semble doux encore, Et la berceuse [l'espérance] a pourtant disparu, Souv. d'enf. dans BERCEUSE
Quels biens possédait Homère ? Une besace, un bâton, Gueux. dans BESACE
Oui, dit l'ange, et je te fis don Des trois besaces d'un vieux moine, Ange gard. dans BESACE
Viens mon chien, viens ma pauvre bête ; Mange malgré mon désespoir, Violon brisé. dans BÊTE
On sait, pour lire un billet doux, Quel moyen prennent nos coquettes, B. Maman. dans BILLET
J'ai faim, dit-il ; et bien vite Je sers piquette et pain bis, Souv. du peuple. dans BIS, BISE
Sous ses haillons où s'engouffre la bise, C'est du pain qu'elle attend de nous, Pauvre femme. dans BISE
Quand deux bisets sous les armes Ramènent à Charenton Cet orateur plein de charmes, Juge de Char. dans BISET
J'ai d'un géant vu le fantôme immense Sur nos bivouacs jeter un oeil ardent, Ch. du Cosaque. dans BIVAC ou BIVOUAC
Renonçant à ses marais Le cosaque Qui bivouaque, Croit sur la foi des Anglais Se loger dans nos palais, Gaulois. dans BIVAQUER ou BIVOUAQUER
.... Il ne levait de ban Que pour tirer quatre fois l'an Au blanc, Yvet. dans BLANC
Bonne maman, consolez-vous ; Vous ne blanchissez pas encore, B. maman. dans BLANCHIR
D'après mon blason Je crois ma maison Plus noble ma foi Que celle du roi, Carab. dans BLASON
.... plus d'un héros Dans le soulier qui le blesse Peut regretter ses sabots, Gueux. dans BLESSER
De quel éclat brillaient dans la bataille Ces habits bleus par la victoire usés !, Le vieux sergent. dans BLEU, BLEUE
Nos petits-fils sont si petits, Qu'avec peine dans cette glace Sous leurs toits je les vois blottis, Infinim. petits. dans BLOTTI, IE
Qui rétrograde se blouse, Gr. nation. dans BLOUSER
Jupin ne mettrait-il en poudre Qu'une couronne de bluets ?, Bluets. dans BLUET ou BLEUET
Paul.... Craint pour le fil de nos jours Que le vin et les amours N'usent trop tôt la bobine, Voisin. dans BOBINE
....Force gens qui se disent malades Dès qu'un bobo cause au roi des douleurs, Belges. dans BOBO
Jeune oiseau prenez l'essor, Égayez le bocage, J. muse. dans BOCAGE
Sorciers, bateleurs ou filous, Reste immonde D'un ancien monde, Sorciers, bateleurs ou filous, Gais bohémiens, d'où venez-vous ?, Boh. dans BOHÈME ou BOHÉMIEN, IENNE
Il [mon aïeul] but ainsi son héritage ; Que son âme soit en repos !, Enfant de b. maison. dans BOIRE
Buvons gaîment l'argent de mon tombeau, Mon tomb. dans BOIRE
Qu'on boive aux maîtres de la terre, Qui n'en boivent pas plus gaîment, Trinquons. dans BOIRE
Venait l'hiver, le bois manquait à l'âtre, Ém. Debr. dans BOIS
[La richesse] Quand elle vient sans les grandeurs, Est bonne à quelque chose, Éloge de la richesse. dans BON, BONNE
Combien.... De milliers d'autres petits prêtres Qui portent de petits bons Dieux !, Infiniment petits. dans BON, BONNE
Le vois-tu bien, là-bas, là-bas, Là-bas, là-bas ? dit l'espérance ; Bourgeois, manants, rois et prélats Lui font de loin la révérence ; C'est le bonheur, dit l'espérance, Bonheur. dans BONHEUR
Petite bonne, agaçante et jolie, Vieux garç. dans BONNE
Sitôt qu'il fait un peu de bruit, Je lui mets son bonnet de nuit, Le 3e mari. dans BONNET
L'homme rouge venait En sabots, en bonnet, Homme rouge. dans BONNET
Mon vieil ami, quand pour nous le jour baisse, Souhaitons-nous un gai bonsoir, Bonsoir. dans BONSOIR
Faut-il sans boire abandonner ce bord [la vie] ? Priez pour moi, je suis mort, je suis mort, Mort vivant. dans BORD
De peur que je n'en gronde, Verse au moins jusqu'au bord, Inf. de Lis. dans BORD
Le bordeaux, Le mursaulx, L'aï que l'on chante, Vont donc enfin m'être connus, 50 écus. dans BORDEAUX (VIN DE) ou vulgairement et en termes de commerce BORDEAUX
Près de la borne où chaque État commence, Aucun épi n'est pur de sang humain, Sainte alliance des peuples. dans BORNE
Ah ! le mauvais garnement ! Sans respect il sort des bornes, M. d'école. dans BORNE
Rendons leur les coups de botte Qu'Achille nous a donnés, Mirm. dans BOTTE
La bouche pleine, osez-vous bien Chanter l'amour qui vit de rien ?, Gourmands. dans BOUCHE
Servez, disais-je, à messieurs de la bouche, Versez, versez, messieurs du gobelet, Damoclès. dans BOUCHE
L'opéra toujours Fait bruit et merveilles ; On y voit les sourds Boucher leurs oreilles, Musique. dans BOUCHER
Le bouchon part, l'esprit pétille ; La décence même y babille, Gourmands. dans BOUCHON
Je l'avais, dès la veille, Fait fuir de ton boudoir, Inf. de Lisette. dans BOUDOIR
Crains que la révolte ennemie Dans ton boudoir ne trouve accès, Polit. dans BOUDOIR
Lorsque la fortune à sa roue Attache mille ambitieux, Les précipite dans la boue, Ou les élève jusqu'aux cieux, Tournebr. dans BOUE
Ô chérubins à la face bouffie, Réveillez donc les morts peu diligents, Dieu des bonnes gens. dans BOUFFI, IE
Je trouve en ce monde Où la graisse abonde, Vénus toute ronde Et l'amour bouffi, Cocag. dans BOUFFI, IE
Du coin d'où le soir je ne bouge, J'ai vu le petit homme rouge, H. rouge. dans BOUGER
Du frêle arbuste où bout la noble séve, La moindre fleur parfume au loin les airs, Damoclès. dans BOUILLIR
Tant burent à leur volenté Qu'à Primaut le cervel bolut, 3151 dans BOUILLIR
Vois déjà briller dans mes regards Tout le feu dont mon sang bouillonne, Bacchante. dans BOUILLONNER
Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Vocation. dans BOULE
Que ma gloire s'étende Du Louvre aux boulevards, Jean de Paris. dans BOULEVARD ou, orthographe qu'admet aussi l'Académie, BOULEVART
Je préside à tous les banquets, à ma fête j'ai des bouquets, Mon curé. dans BOUQUET
Béni sois-tu, vin détestable ! Bien qu'au maître de ce banquet Des flatteurs vantent ton bouquet, Les car. dans BOUQUET
Gageons que son brodequin Nous cache un pied de bouquin, Gotton. dans BOUQUIN
Ne souffrons pas qu'elle bourdonne, Qu'elle bourdonne autour de nous, Mouche. dans BOURDONNER
Des sceptres étaient mes hochets ; Mon bourlet fut une couronne, Deux cousins. dans BOURRELET ou BOURLET
Grâce à votre bourriche pleine De gibier digne d'un glouton, Chasse. dans BOURRICHE
J'ai gagné la mienne [ma croix] à ces guerres Où nous bousculions tous les rois, Vieux cap. dans BOUSCULER
D'un bout du monde à l'autre bout L'habit fait tout, Vieux habits. dans BOUT
Je ne veux pas qu'on me pleure, Moi le boute-en-train des fous, J. des morts. dans BOUTE-EN-TRAIN
Eh ! va ton train, Gai boute-en-train, Désaugiers. dans BOUTE-EN-TRAIN
Versez d'un bordeaux réchauffant, Reste d'un vin mis en bouteilles Au baptême de votre enfant, Eau bénite. dans BOUTEILLE
Quand ces Parques, vidant bouteille, Filent nos jours sans nul souci...., Parques. dans BOUTEILLE
Pauvres enfants ! chacun d'eux pousse, Frais comme un bouton printanier, Jeanne la Rousse. dans BOUTON
Pour des rubans la France entière Fut en proie à de longs débats ; La fleur des champs brille à ta boutonnière, Mon habit. dans BOUTONNIÈRE
Vous, messieurs, qui, le nez au vent, Nobles par votre boutonnière, Encensez tout soleil levant, Vilain. dans BOUTONNIÈRE
Voilà des boxeurs à Paris ; Courons vite ouvrir des paris, Boxeurs. dans BOXEUR
Gabrielle [la maîtresse d'Henri IV] daignait permettre Qu'on braconnât dans son canton, Chasse. dans BRACONNER
Auprès de ta femme jolie Combien de braconniers voit - on !, Chasse. dans BRACONNIER
Nous n'irons plus dans les coulisses Brailler en choeur à l'Opéra, Concordat. dans BRAILLER
Il [un génie qui anime et transforme la braise du feu du prisonnier] me fait voir, sur la braise animée, Des bois, des mers, un monde en peu d'instants, Feu du pris. dans BRAISE
Plus d'une erreur passe et repasse Entre les branches d'un compas, Sciences. dans BRANCHE
Ce noble mortel Marche en brandissant Un sabre innocent, Carabas. dans BRANDIR
L'intolérance est presque éteinte ; Qui rallumera ses brandons ?, Mort du diable. dans BRANDON
Braque tes lunettes, vieux sire [Jupiter s'apprêtant à lancer son foudre], Sur le front couronné par nous.... De la candeur c'est le sourire, De la bonté c'est l'oeil si doux ; Jupin ne mettrait-il en poudre Qu'une couronne de bluets ?, Bluets. dans BRAQUER
Viens aux champs fouler la verdure, Donne le bras à ton amant, Champs. dans BRAS
Bras dessus et bras dessous, S'en vont Colin et Colette, Bon ménage. dans BRAS
Sur ce brasier souffle donc en silence, Ou d'un vieux livre interroge les mots, Alchim. dans BRASIER
Anglais.... Vos diplomates, vos chevaux, N'ont pas épuisé nos bravos, Box. dans BRAVO
Elle entendit une foule idolâtre La poursuivre de ses bravos, Pauvre femme. dans BRAVO
C'était de mon temps Que brillait madame Grégoire, Mme Grégoire. dans BRILLER
Aux Apollons des cabarets Paye un broc de Surènes, Faridond. dans BROC
Et les brocanteurs de louanges Répétaient sur leurs harpes d'or, Nabuch. dans BROCANTEUR, EUSE
Mais nous, qui de maints brocards Poursuivons jusqu'aux mouchards, Parlons bas, Judas. dans BROCARD
Des gens enfournent ; D'autres défournent ; Aux broches tournent Veau, boeuf et mouton, Cocag. dans BROCHE
Gageons que son brodequin Nous cache un pied de bouquin [diable], Gott. dans BRODEQUIN
Que de cristaux, de bronzes, de colonnes, Tributs de l'amour à l'amour, Pauv. femme. dans BRONZE
Depuis dix ans je te brosse moi-même, Et Socrate n'eût pas mieux fait, Mon habit. dans BROSSER
Il mesure au bruit des combats Tout le bruit de sa renommée, Bonheur. dans BRUIT
L'opéra toujours Fait bruit et merveilles, Musique. dans BRUIT
Si ton ardeur est extrême, Même ardeur vient me brûler, Chatte. dans BRÛLER
Je crois sentir les étincelles De l'amour dont Renaud brûla, Éducation. dans BRÛLER
Les protestants n'ont pas trouvé D'onguent pour la brûlure, Miss. dans BRÛLURE
Si quelque brume obscurcit votre aurore, Leur disait-on, attendez le soleil, Suicide. dans BRUME
Plus d'un brun à large poitrine, Grég. dans BRUN, BRUNE
En secret un brun m'accompagne ; Tout se découvre ; adieu mon roi, Cartes. dans BRUN, BRUNE
Un tribunal impuissant Au bûcher livra l'Émile, Muse en fuite. dans BÛCHER
Songez combien j'ai fait de fois Rafraîchir la victoire ; Ça grossissait son bulletin, Vivand. dans BULLETIN
Mettre un manteau de bure, Vieil ami de vingt ans, Rog. B. dans BURE
Qu'un ramoneur y vende [à Paris] Mon buste pour six liards, J. de Paris. dans BUSTE
Ces juges.... De mon temps juraient que les lis [emblème des Bourbons] Seraient le butin des abeilles [emblème des Bonapartes], Deux cousins. dans BUTIN
Mais vient l'amour et le mois qu'il préfère ; Déjà l'oiseau butine pour son nid, Malade. dans BUTINER
Mais aux buveurs sous la tonnelle Il dit : songez bien qu'ici-bas, Même quand la vendange est belle, Le pauvre ne vendange pas, Aveugle de Bagn. dans BUVEUR, EUSE
D'autres buveurs, francs militaires, Chantent l'amour à pleine voix, Ou gaîment rapprochent leurs verres Au souvenir de leurs exploits, ib. dans BUVEUR, EUSE
Mes enfants, dans ce village, Suivi de rois, il passa, Voilà bien longtemps de ça, Souv. du peuple. dans ÇA
Oui, dansez sous mon vieux chêne ; C'est l'arbre du cabaret ; Au bon temps toujours la haine Sous ses rameaux expirait, Vieux ménétr. dans CABARET
Quoi ! parer d'une noble image Mes petits vers de cabaret !, Portrait. dans CABARET
Gaîment je reprends ma musette, Et m'en retourne au cabaret, Hab. de cour. dans CABARET
Minerve dans mes chansons Fait la cabriole, Gaudriole. dans CABRIOLE
Vous devez bien quelque chose à ma belle ; D'un cachemire elle attend le cadeau, Mon tombeau. dans CACHEMIRE
Peut-être un cafard qui sait peindre Jusqu'au charme de la vertu, Portrait. dans CAFARD, CAFARDE
Aux dîners d'Agathe, Au lieu de café, Vite une sonate, Musique. dans CAFÉ
Oui, mais j'aperçois des réseaux ; En cage on mettra les oiseaux, Enrh. dans CAGE
Je veux corrompre un député : Pour l'amour et la liberté Il était plus chaud qu'une caille, Prétint. dans CAILLE
Pour que son nom lui survive Ah ! Prends, Clio, prends ton calepin, Turlupin. dans CALEPIN
Trompés par des flatteurs câlins, Que de rois se disent les pères D'enfants qui se croient orphelins !, Math. Bruneau. dans CÂLIN, INE
En avant ! partons, camarades, L'arme au bras, le fusil chargé, Vieux cap. dans CAMARADE
Mon camarade, Tiens, bois rasade, Troub. dans CAMARADE
Allons, chasseur, vite en campagne, Du cor n'entends-tu pas le son ?, D. chasse. dans CAMPAGNE
Ivre de champagne, Je bats la campagne, Cocag. dans CAMPAGNE
J'y vois de gros gardes Cuirassés de bardes, Portant hallebardes De sucre candi, Cocag. dans CANDI
Puis d'après nous [singes] le genre humain Marcha droit la canne à la main, Orangs-out. dans CANNE
Suivi de ta meute.... Chasseur, tu parcours le canton, D. chasse. dans CANTON
Écoute, mouchard, mon ami, Je suis ton capitaine, Faridond. dans CAPITAINE
Manger rentes et capitaux, Serait doux, je l'espère, Él. de la richesse. dans CAPITAL, ALE
D'ailleurs ton métier nous arrange, Nos amis nous ont faits capot, Math. Bruneau. dans CAPOT
Après une suite traîtresse De pics, de repics, de capots, Enf. de la maison. dans CAPOT
Que de caprices la coquette M'a fait essuyer en six mois !, Print. et Aut. dans CAPRICE
Moi captif à la fleur de l'âge Dans ce vieux fort inhabité, Le Prisonnier. dans CAPTIF, IVE
Rabelais, ce fou si sage, Lui légua par parenté Un capuchon dont l'usage En fait un sage en gaîté, Ermite. dans CAPUCHON
Croyez-moi, beautés monarchiques, Le mot vertu dans vos caquets, Ressemble aux grands noms historiques, Que devant vous crie un laquais, Vertu de L. dans CAQUET
Mais bientôt un jeune seigneur M'enlève à leur doux caquetage, Cinq étages. dans CAQUETAGE
Mon fils le baron, Quoique un peu poltron, Veut avoir des croix ; Il en aura trois ; Chapeau bas, chapeau bas ! Gloire au marquis de Carabas !, Le marquis de Carabas. dans CARABAS
Quand nous mourons, vieux ou bambin.... On vend le corps au carabin, Bohém. dans CARABIN
Quand nos dames reprennent vite Les barbes et le caraco, Requête dans CARACO
Grand de génie et grand de caractère, Cinq mai. dans CARACTÈRE
Ils font de la vie un carême, B. Dieu. dans CARÊME
De mon vin ils prennent leur part, Ils caressent ma chambrière, Mon enterr. dans CARESSER
En attrapant mieux que des puces, On a vu carlins et bassets Caresser Allemands et Russes, Requête des chiens. dans CARLIN
Depuis peu chez ma cousine, Qui jeûnait en carnaval, Le voisin. dans CARNAVAL
Lorsque les carreaux de son foudre Chez nos sourds passent pour muets, Jupin ne mettrait-il en poudre Qu'une couronne de bluets ?, Bluets. dans CARREAU
Au parloir, témoin de mes larmes, Le roi de carreau [un homme désigné en cartomancie par cette carte] vient souvent, Cartes. dans CARREAU
Sur un trône l'ennui se carre, Fier d'être encensé par des sots, Math. Bruneau. dans CARRER
Des gentilshommes damerets Qui n'ont ni carrure ni taille, Prétint. dans CARRURE
L'ogre a dîné ; peuples, payez la carte, Aux Belges. dans CARTE
Loin de vous Je ne puis voir sur la carte D'asile pour moi plus doux, Adieux à des amis. dans CARTE
Par la cartouche encor toute noircie Leur bouche est prête à flatter les tyrans, Vieux sergent. dans CARTOUCHE
De ce lourd carrosse on fait un en cas, S. Espr. dans CAS
Gaîment frappons sots et fripons, En casque, en mitre, en cotte, Marotte. dans CASQUE
Bardes que la cassette inspire, Traitez mon sujet, il plaira, Nabuchod. dans CASSETTE
Vers son vieux castel, Ce noble mortel Marche en brandissant Un sabre innocent, Carabas. dans CASTEL
Vous tirez mon âme endormie Du cauchemar des mauvais jours, Cinquante ans. dans CAUCHEMAR
La richesse que des frondeurs Dédaignent, et pour cause, Él. de la rich. dans CAUSE
Vidons, joyeux Français, Nos caves renommées, Gr. orgie. dans CAVE
Bacchus a vidé son caveau Pour remplir la coupe des Parques, Parq. dans CAVEAU
Au caveau je n'osais frapper ; Des méchants m'avaient su tromper, Acad. et Cav. dans CAVEAU
Sur cent premiers peuples célèbres J'ai plongé cent peuples fameux Dans un abîme de ténèbres Où vous disparaîtrez comme eux, Le Temps dans CÉLÈBRE
Nous célébrons tant de faits éclatants, Mon grenier dans CÉLÉBRER
Du célibat fidèle appui, Je vois avec colère L'amour essuyer aujourd'hui Les larmes de son frère, Célib. dans CÉLIBAT
Joie à brûler un cent de lampions, Belges. dans CENT
Les champs de Rome ont payé mes exploits, Et j'en rapporte un cep de vigne, Brennus. dans CEP
Il nous ferait chanter la gloire D'un sol fertile en joyeux ceps, Et l'empereur dont la mémoire Reste en honneur chez les Français, Agent provocateur. dans CEP
C'est presque un cercle académique, Me disait maint esprit caustique, Acad. et Caveau. dans CERCLE
La liberté, nourrice du génie, Voit les beaux arts pleurer sur son cercueil, Censeur. dans CERCUEIL
[La terre] cerf-volant dont la ficelle casse, Tourne en tombant, tourne et tombe toujours, Comète. dans CERF-VOLANT
Mon voisin, faible de cerveau, Ne boit jamais son vin sans eau, Deo grat. dans CERVEAU
C'est le conducteur de la chaîne, Ses captifs sont plus gais que lui, Indépend. dans CHAÎNE
Sans me lasser de vos chaînes, J'invoquerai la liberté, Plus de pol. dans CHAÎNE
Je rampe sous la chaîne Du plus modique emploi, Vocation. dans CHAÎNE
Déjà sa main [de Lisette] à l'étroite fenêtre, Suspend son châle en guise de rideau, Grenier. dans CHALE
La garde et les amours Se chamaillant toujours, Me Grégoire. dans CHAMAILLER
Les valets, troupe chamarrée, Troquant aujourd'hui leur livrée, Vieux hab. dans CHAMARRÉ, ÉE
Chamarré de vieux oripeaux, Ce roi, grand avaleur d'impôts, Marche entouré de ses fidèles, Ch. le Simple. dans CHAMARRÉ, ÉE
J'avais de l'encens à leur vendre Après un coup de chambertin, Guérison. dans CHAMBERTIN
Tu veux fuir de ma chambrette, Pour courir je ne sais où, Chatte. dans CHAMBRETTE
Rien qu'à voir mousser le champagne, Deo gratias. dans CHAMPAGNE
Les petits coups, selon toi, Sentent le buveur qui chancelle, P. coups. dans CHANCELER
Sur nos débris Albion nous défie, Mais les destins et les flots sont changeants, Dieu des b. gens. dans CHANGEANT, ANTE
Purgeons nos desserts Des chansons à boire, Musique. dans CHANSON
On rira des moeurs des grands, On chansonnera leurs agents, Ainsi soit-il. dans CHANSONNER
À moins de douze couplets, Au diable une chansonnette, Margot. dans CHANSONNETTE
Ce n'est point aux chansonniers Que la gloire en impose, J. muse. dans CHANSONNIER, IÈRE
Sur un air aussi simple qu'elle Mettons des couplets bien chantants, Bouquet. dans CHANTANT, ANTE
Chanter, ou je m'abuse, Est ma tâche ici-bas ; Tous ceux qu'ainsi j'amuse, Ne m'aimeront-ils pas ? Quand un cercle m'enchante, Quand le vin divertit, Le bon Dieu me dit : chante, Chante, pauvre petit, Vocation. dans CHANTER
En joyeux gourmands que nous sommes, Nous savons chanter un repas, Age fut. dans CHANTER
Chapeau bas ! Chapeau bas ! Gloire au marquis de Carabas !, Carab. dans CHAPEAU
Combien de gens qui déjà même Devant Robin ont chapeau bas !, Ami Robin. dans CHAPEAU
....Mais puisse un jour Du chapeau de la mariée Sa fille aussi coiffer l'amour, Eau bénite. dans CHAPEAU
D'amis nombreux quelle troupe riante, Et de beautés quel brillant chapelet !, Cordon. dans CHAPELET
Ce chapitre que Momus fonde Chez eux manquera de doyen, âge fut. dans CHAPITRE
Le char de l'opulence M'éclabousse en passant, Vocation. dans CHAR
L'ombre s'avance et la nuit Roule son char sur la neige, Hiver. dans CHAR
Ton char traîné par deux coursiers rapides, Octavie. dans CHAR
Quoi ! morts tous deux ! dans cette chambre close Où du charbon pèse encor la vapeur, Suic. dans CHARBON
.... Et je retrouve encore Trois pieds d'un vers charbonnés sur le mur, Grenier. dans CHARBONNÉ, ÉE
En avant, partons, camarades, L'arme au bras, le fusil chargé, Vieux caporal. dans CHARGÉ, ÉE
Marchangy, ce vrai sage, M'a fait par charité Sentir de l'esclavage La légitimité, Liberté. dans CHARITÉ
Molière a terminé sa vie Entre deux soeurs de charité, M. de santé. dans CHARITÉ
Je puis t'enseigner des prières Pour charmer la fureur des loups, Ch. et laitière. dans CHARMER
Quand d'une faible charmille Votre héritage est fermé, Ménétr. dans CHARMILLE
À l'ombre de vertes charmilles.... Vous voulez danser aux chansons, Orage. dans CHARMILLE
Aux maris gaîment vous chassez ; Pour vous je suis trop jeune encore, Passez j. filles. dans CHASSER
Il [le roi d'Yvetot] faisait ses quatre repas Dans son palais de chaume, Yvetot. dans CHAUME
Elle [notre gloire] épouvante encor les rois Et nous bannit des humbles chaumes, Ch. d'asyle. dans CHAUME
Dans les palais et sous le chaume Moi, dit la soeur, j'ai de mes mains Distillé le miel et le baume...., Deux soeurs de ch. dans CHAUME
Au détour d'une eau qui chemine à flots purs, sous de frais lilas, Vous avez vu notre chaumine, Hirond. dans CHAUMINE
Ma famille eut pour chef Un des fils de Pépin le Bref, Carab. dans CHEF
Au détour d'une eau qui chemine à flots purs, sous de frais lilas, Vous avez vu notre chaumine, Hirond. dans CHEMINER
En chemise, à la croisée, Il lui faut tendre ses lacs, Frétill. dans CHEMISE
Pour me régaler du plus cher [du vin le plus cher], Au beau coin m'attend dame Jeanne, Bedeau. dans CHER, CHÈRE
On compte, avec cette masure, Un quart d'arpent, cher affermé, Jacques. dans CHER, CHÈRE
Pour en boire un peu [de vin], mon chéri, Vends mon anneau de mariage, Jacq. dans CHÉRI, IE
Non, d'aucune chevalerie Je n'ai le brevet sur velin, Vilain. dans CHEVALERIE
Dans mon réduit où l'on voit l'indigence Sans m'éveiller assise à mon chevet, Dieu des bonnes gens. dans CHEVET
C'est mon avis, moi de qui la sagesse A fait tomber tous les cheveux, Mes cheveux. dans CHEVEU
Et sans nuire à sa toilette, Je la chiffonne à mon gré, Jeannette. dans CHIFFONNER
Mondor.... Devant moi te chiffonne, Sans te mettre en courroux, Inf. de Lisette. dans CHIFFONNER
Je dois vaincre ; j'ai de ma belle Et les chiffres et la couleur, Charles VII dans CHIFFRE
L'âge a-t-il éteint vos désirs ? Blâmez-vous les tendres chimères ?, B. maman. dans CHIMÈRE
La nature était mon Armide ; Dans ses jardins j'errais surpris ; Mais un chimiste moins timide Règne en vainqueur sur leurs débris, Sciences. dans CHIMISTE
Faunes, sylvains, bacchantes et dryades, Autour de moi formez des choeurs joyeux, Vin de Chypre. dans CHOEUR
Et pour choquer, Nous provoquer, Le verre en main, en rond nous attaquer, Trinquons. dans CHOQUER
Oui, sur Probus, prince équitable, Il [le vin] nous souffle un chorus flatteur, Agent provoc. dans CHORUS
L'amour alors près de nos mères, Faisant chorus, battait des mains, Trinq. dans CHORUS
Chut ! me dit-on, c'est un vrai sage, Qui dans les cours a fait naufrage, Deo gratias. dans CHUT
Reine du monde, ô France, ô ma patrie, Soulève enfin ton front cicatrisé, Enfants de la Fr. dans CICATRISÉ, ÉE
Mais le plaisir à ma philosophie Révèle assez des cieux intelligents, Dieu des b. gens. dans CIEL
Elle m'a dit : tu me dois un beau cierge, Car sans mon souffle au néant tu restais, Métempsyc. dans CIERGE
Jamais leurs nobles cimeterres [de mes aïeux] Dans les bois n'ont fait peur aux gens, Vilain. dans CIMETERRE
Mais vos défauts vont être tous sentis : C'est le ciron vu dans un microscope, in-8°. dans CIRON
Atropos au fatal ciseau Sur la table tombe endormie, Parques. dans CISEAU
Comme ils sont dodus et gras Ces bons citoyens du Maine !, Chapons. dans CITOYEN, ENNE
Gloire à la garde civique, Piédestal des lois !, Restaur. dans CIVIQUE
Les bigots.... criaient tous Disant : au clair de lune Il [Guilain] fait danser les loups, Ménétr. de Meudon. dans CLAIR, CLAIRE
C'était le clairon des barbares Qui vous annonçait nos revers, Orage. dans CLAIRON
Ces jours sont loin, poursuit-elle [la fée], où ton âme, Comme un clavier, modulait tous les airs, Adieu chansons. dans CLAVIER
Qu'aisément ils [les étrangers] ouvraient les portes Dont nous avions livré les clefs, Cocarde. dans CLEF ou CLÉ
Un chambellan qui de clinquant pétille, Bonne fille. dans CLINQUANT
Le clinquant ne vous convient plus, J'ai cinquante écus de rente, Cinquante écus. dans CLINQUANT
Du dîner j'aime fort la cloche, Mais on la sonne en peu d'endroits, Tournebr. dans CLOCHE
Que nos portes restent closes, Et jusqu'au retour des roses Chauffons-nous, chauffons-nous bien, Hiver. dans CLOS, CLOSE
Ivre de champagne, Je bats la campagne Et vois de cocagne Le pays charmant, Cocagne. dans COCAGNE
Pierrots et paillasses, Beaux esprits cocasses, Charment sur les places Le peuple ébahi, Cocagne. dans COCASSE
Six francs et ma layette en poche, Belle nourrice de vingt ans D'Auxerre avec moi prit le coche, Nourrice. dans COCHE
On croit, j'en suis convaincu, Que vous me faites cocu, Sénat. dans COCU
Au sort d'être cocu son ascendant l'expose, Et ne l'être qu'en herbe est pour lui douce chose, Éc. des maris, III, 10 dans COCU
S'il franchit la grande muraille, S'il cocufie un mandarin...., Jean de Paris. dans COCUFIER
[Le roi d'Ivetot] .... Modèle des potentats, Prit le plaisir pour code, Yvetot. dans CODE
L'amour, l'hymen, l'intérêt, la folie, Aux quatre coins se disputent nos jours, Coin de l'am. dans COIN
Où l'ambition règne, La gaieté perd son coin, Ménétrier de Meudon. dans COIN
Mais quelle erreur ! non Dieu n'est point colère ; S'il créa tout, à tout il sert d'appui, Dieu des b. gens. dans COLÈRE
S'éveillant, Babillant, Au jour qui naît et brille, Son petit corps scintille D'émeraude et d'azur Et d'or pur ; Fleur qui cherche sa tige, Le voilà qui voltige ; L'aurore en a souri ; Baisez-moi, colibri, Colibri. dans COLIBRI
Dieux ! il [le dard de la mouche] perce la collerette [de Lisette] : Le sang coule ! accourez, Amours, Mouche. dans COLLERETTE
Des chiens dont le pavé se couvre, Distinguez-nous à nos colliers, Requête. dans COLLIER
Oui, reprend la sainte colombe [la soeur de charité] .... à descendre en paix dans la tombe Ma voix préparait les mortels, Les deux soeurs de charité. dans COLOMBE
Nos défenseurs se pressaient sur vos pas ; Les fleurs pleuvaient, et des vierges pudiques Mêlaient leurs chants à l'hymne des combats, Déesse. dans COMBAT
Quand le sort à ta mince étoffe Livrerait de nouveaux combats, Habit. dans COMBAT
Entre ces tilleuls sans feuillage, Nous regarder comblait nos jours, Maudit printemps. dans COMBLER
Je croyais voir le président Faire bâiller en répondant Que l'on vient de perdre un grand homme, Que moi je le vaux, Dieu sait comme, Acad. et Cav. dans COMME
Léandre me fait lui prêter De l'argent qu'il rend Dieu sait comme !, 3e mari. dans COMME
Près de la borne où chaque État commence, Aucun épi n'est pur de sang humain, Sainte alliance des peuples. dans COMMENCER
On dit dans le même sens : quelle commère ! Heureux l'écot où la commère Apportait sa pinte et son verre !, Mme Grégoire. dans COMMÈRE
Qu'un censeur bien tyrannique De l'esprit soit le geôlier, Et qu'avec son prisonnier Jamais il ne communique, Cens. dans COMMUNIQUER
Combien le feu tient douce compagnie !, Feu du prison. dans COMPAGNIE
Mais que vois-je ? de bons amis Que rassemble un couvert bien mis ; Asseyez-vous, me dit la compagnie, Académie et caveau. dans COMPAGNIE
Plus d'une erreur passe et repasse Entre les branches d'un compas, Sciences. dans COMPAS
Comment vous portez-vous, compère ? Loin de les rendre à ton Crésus, Va boire avec ses cent écus, Savetier, mon compère, Él. de la rich. dans COMPÈRE
Comment, sans vous compromettre, Vous tourner un compliment ?, Halte-là. dans COMPLIMENT
Si je conçois comment l'on s'y comporte [sur la terre], le Bon Dieu. dans COMPORTER
Bonheur étrange ! Je bois et mange Sans un sou comptant, Cocag. dans COMPTANT
C'est quelqu'un qui monte Apporter le compte Du restaurateur, Cocag. dans COMPTE
Nous trouvons aussi notre compte Avec tous les gens qui sans honte Savent dans un retour subit Changer d'habit, Vieux habits. dans COMPTE
On siffle le patriotisme ; Ce qu'on sait le mieux c'est compter, Poëte de cour. dans COMPTER
Que les plaisirs vous couvrent de leurs ailes, Avec le temps vous compterez plus tard, Bon vieillard. dans COMPTER
Je fus bercé par tes faiseurs De vers, de chansons, de poëmes ; Ils sont, comme les confiseurs, Partisans de tous les baptêmes, Deux cousins. dans CONFISEUR, EUSE
Elle a pris congé Et des plaisirs et du commerce, Mad. Grég. dans CONGÉ
J'ai ma pipe et vos embrassades ; Venez me donner mon congé [me voir mourir], Vieux caporal. dans CONGÉ
Qu'en un congrès, se partageant le monde, Des potentats soient trompeurs ou trompés, Nouv. Diogène. dans CONGRÈS
Des prières.... Pour conjurer des sorcières L'oeil malfaisant tourné vers nous, Chev. et lait. dans CONJURER
Un homme enfin sort de nos rangs ; Il dit : je suis le dieu du monde. L'on voit soudain les rois errants Conjurer sa foudre qui gronde, Ch. d'asile dans CONJURER
Moi, j'en crois ceux qui s'y connaissent, Les anciens préjugés renaissent, Vieux habits. dans CONNAÎTRE
Dans une conque de saphir, De huit papillons attelée, Elle passait comme un zéphir, Et la terre était consolée, Petite fée. dans CONQUE
Un conquérant, dans sa fortune altière, S'est fait un jeu des sceptres et des lois, Dieu des bonnes gens. dans CONQUÉRANT
Voir, c'est avoir, allons courir, Car tout voir c'est tout conquérir, Bohémiens. dans CONQUÉRIR
Lise, ne fais plus de conquêtes Pour le bonheur de tes sujets, Polit. dans CONQUÊTE
Mais non, c'est la coquette Du village voisin Qui m'offre une conquête En corset de basin, Rêverie. dans CONQUÊTE
De Manuel pour consacrer la gloire, Prêtez secours au pauvre chansonnier, Manuel. dans CONSACRER
Conscrits, au pas, Ne pleurez pas, Marchez au pas, au pas, au pas, Le vieux caporal. dans CONSCRIT
Que Mars, Phébus, Bacchus, Minerve, Voguent avec vous de conserve, Pauvres am. dans CONSERVE
Non, non, vous ne passerez pas, Dit le soldat, c'est ma consigne, Convoi de David. dans CONSIGNE
Coulez, bons vins ; femmes, daignez sourire ; Et l'univers est consolé, Nature. dans CONSOLÉ, ÉE
Grands dieux ! combien elle est jolie ! Et pour moi ses feux sont constants, Qu'elle est jolie. dans CONSTANT, ANTE
On aura fait quelque conte, Et de dépit transportés Peut-être ils règlent le compte De leurs infidélités, Bon ménage. dans CONTE
Nargue des vertus ! On n'en sait que faire ; Aux sots revêtus Le tout est de plaire ; De ses contes bleus L'honneur nous assomme, Scand. dans CONTE
Je dessine à merveille Les contours de cet Apollon, Éduc. dans CONTOUR
Et près d'aimables étourdis à la contre-danse il répète : Comme vous j'ai dansé jadis, Av. de Bagn. dans CONTREDANSE et mieux CONTRE-DANSE
Ton oeil ne peut se détacher Du vieux coq de ton vieux clocher, Bohém. dans COQ
Son aigle est resté dans la poudre, Fatigué de lointains exploits ; Rendons-lui le coq des Gaulois, Il sut aussi lancer la foudre, Vieux drap dans COQ
Prenons, dit-elle, prenons donc Coquilles, rosaire et bourdon, Pèler. de Lis. dans COQUILLE
Un lycéen sortant de sa coquille, B. fille. dans COQUILLE
Il [Béranger] grelottait dans sa coquille, Quand d'un luth je lui fis l'octroi, Épitaphe. dans COQUILLE
Allons, chasseur, vite en campagne, Du cor n'entends-tu pas le son ?, D. Chasse. dans COR
Joyeux chasseurs d'Ille-et-Vilaine, De votre cor je prends le ton, Chasse. dans COR
L'un veut guider le corbillard, Et l'autre d'un ton nasillard Me psalmodie une prière, Mon enterr. dans CORBILLARD
Avec moi, corbleu ! Il [le roi] verra beau jeu, Carabas. dans CORBLEU
Vieux soldats de plomb que nous sommes, Au cordeau nous alignant tous, Fous. dans CORDEAU
Portier, ce soir, gardez-vous de m'attendre ; Je veux sortir : le cordon s'il vous plaît, Cordon. dans CORDON
J'aime à fronder les préjugés gothiques Et les cordons de toutes les couleurs, Nouv. Diog. dans CORDON
Que de géants là-bas je vois paraître ! Vieux ou nouveaux, tous nobles à cordons !, Dix mille f. dans CORDON
Ils [les maréchaux] préfèrent au cordon bleu De l'honneur l'étoile sacrée, Deux cous. dans CORDON
Un diable, cornard effronté, Vilains, ici guette vos belles, Contrat de m. dans CORNARD
Je n'ai dormi qu'un moment, Et voilà son rudiment, Le coquin m'en fait des cornes, Me d'école. dans CORNE
En rajustant sa cornette, Ivrogne. dans CORNETTE
Admis enfin, aurai-je alors Pour tout esprit l'esprit du corps ?, Académ. et Cav. dans CORPS
Mes créanciers sont des corsaires, Ma dern. chans. dans CORSAIRE
Moi, je crois que son corset Lui rend la taille moins fine, Voisin. dans CORSET
C'est la coquette Du village voisin Qui m'offre une conquête En corset de basin, Rêverie. dans CORSET
Viens, mon coursier, noble ami du Cosaque, Vole au signal des trompettes du Nord, Chant du Cosaque. dans COSAQUE
En champagne, en Bourgogne, Les coteaux sont grêlés, On s'en.... dans COTEAU
Voltaire et sa coterie Sont à l'index en Barbarie, Ste all. dans COTERIE
Cette fille Qui frétille N'a pourtant qu'un cotillon, Frétill. dans COTILLON
Il était un roi d'Yvetot.... Et couronné par Jeanneton D'un simple bonnet de coton, Yvetot. dans COTON
Gaiement frappons Sots et fripons En casque, en mitre, en cotte, Marotte. dans COTTE
Si, par nous abrité, Il s'endort sur la couche De l'hospitalité, Exilé. dans COUCHE
Mais le plus heureux des maris, En quittant sa couchette, Demain se pavanera, Célibat. dans COUCHETTE
La décence même y babille, Et par la gaîté qui prend feu, Se laisse coudoyer un peu, Gourmands. dans COUDOYER
Je l'ai vue heureuse et parée ; Elle cousait, chantait, lisait, Jeanne la rousse. dans COUDRE
S'il faut mon sang pour la victoire, Agnès, tout mon sang coulera, Charles VII dans COULER
Je dois vaincre, j'ai de ma belle Et les chiffres et la couleur, Charles VII dans COULEUR
... Qui pouvait répondre Que le ciel.... N'eût point vu sur la tour de Londre Flotter en fin les trois couleurs !, Cocarde. dans COULEUR
Quand secouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs ?, Vieux drapeau. dans COULEUR
M. Judas .... soutient avec chaleur Qu'il n'a joué qu'un seul rôle Et n'a pris qu'une couleur, Judas. dans COULEUR
Nous n'irons plus dans les coulisses Brailler en choeur à l'opéra, Concord. dans COULISSE
Grands réformateurs, Piliers de coulisses, Scand. dans COULISSE
Du vin vieux d'un hôte aimable Il faut boire à petits coups, P. coups. dans COUP
Tandis que.... coup sur coup, Pour ma santé je bois beaucoup, Deo grat. dans COUP
Chez l'étranger la mort l'atteint ; Qu'il dut trouver sa coupe amère !, Convoi de David. dans COUPE
Ah ! préférez à leur audace [de Voltaire et des siens] L'esprit d'un frère coupe-choux, Missionn. de Montrouge. dans COUPE-CHOUX
Coupons court Aux erreurs de la jeunesse, Chap. dans COUPER
De ce couple qui s'aime Livrons la vie au sarcasme des cours, Cachet. dans COUPLE
Denys, sur moi fais donc vite un couplet, Damoclès. dans COUPLET
Vous êtes bien en cour ? Pourvoyez-nous d'une riche abbaye, Dauph. dans COUR
Je vais au palais d'une altesse Et j'achète un habit de cour, Habit de cour. dans COUR
Nous promettons pour cette grâce De sauter pour les gens en place, De courir sur les malheureux, Requête. dans COURIR
À courir les fillettes.... Il s'est couvert de dettes, Pet. h. gris. dans COURIR
Belles, vous portez à quinze ans La couronne de l'innocence, Couronne. dans COURONNE
Sur un ruisseau rapide Vers la France entraîné, Il s'assied l'oeil humide Et le front incliné ; Dans ces champs qu'il regrette, Il sait qu'en peu de jours, Ces flots que rien n'arrête Promèneront leur cours, Exilé. dans COURS
Le sang remonte à son front qui grisonne, Le vieux coursier a senti l'aiguillon, V, sergent dans COURSIER
Coupons, morbleu, coupons court Aux erreurs de la jeunesse, Chapons. dans COURT, COURTE
De tout Cythère Sois le courtier : On paiera bien ton ministère, Ami Robin. dans COURTIER
Penses-tu que par courtoisie Le monde entier te fasse accueil ?, Portrait. dans COURTOISIE
Sur les coussins où la douleur l'enchaîne, Quel mal, dis-tu, vous fait ce roi des rois ?, Octavie. dans COUSSIN
Aux pieds de prélats cousus d'or Charles dit son confiteor, Ch. le Simple. dans COUSU, UE
Mais, que vois-je ! de bons amis Que rassemble un couvert bien mis, Acad. et Cav. dans COUVERT
Ils ont des titres, et, je crois, Des crachats et même des croix, Échelle. dans CRACHAT
Cet homme est-il bien de ma race [Juifs] ? .... à mes fils comme il se cramponne !, Échelle. dans CRAMPONNER
Vous figurez-vous Ce diable habillé d'écarlate ? Bossu, louche et roux ; Un serpent lui sert de cravate ; Il a le nez crochu, H. rouge. dans CRAVATE
Mais nous avons là vingt bouteilles, Et le traiteur nous fait crédit, Fortune. dans CRÉDIT
Mon hôte à crédit me traite ; J'ai bonne chère et vin vieux, Homme rangé. dans CRÉDIT
Notre esprit qu'Amour seconde, Au coin du feu crée un monde Qu'un doux ciel toujours féconde, Où s'aimer tient lieu de bien, l'Hiver. dans CRÉER
Grâce à mes créneaux, à mes arsenaux, Je puis au préfet Dire un peu son fait, Carabas. dans CRÉNEAU
Je franchirais ces monts à crête immense, Où je crois voir nos vieux drapeaux flottants, Feu du pris. dans CRÊTE
Ton art [l'alchimie] est sûr ; le Pactole et Jouvence Dans le creuset vont marier leurs flots, Alchim. dans CREUSET
Il [Satan] jure, il grimace, il se tord, Il crève comme un hérétique, Mort du Diable. dans CREVER
N'entend-on pas le qui-vive des gardes, Qui se mêle au cri des verrous ?, Louis X dans CRI
Les bigots, par rancune, Au sorcier criaient tous, Ménétr. de Meudon. dans CRIER
C'est le vent, me dites-vous, Qui fait crier la serrure, Mère av. dans CRIER
Gourmands, cessez de nous donner La carte de votre dîner ; Tant de gens qui sont au régime Ont droit de vous en faire un crime, Gourm. dans CRIME
Dans un beau palais de cristal, Hélas ! Urgande est retirée, Pet. fée. dans CRISTAL
Que de cristaux, de bronzes, de colonnes ! Tributs de l'amour à l'amour, Pauvre femme. dans CRISTAL
Nous nous aimions sans nous connaître ; Nos baisers se croisaient dans l'air, Maudit print. dans CROISER
Souvent ce lâche effronté Porte l'habit militaire Avec la croix au côté, Judas. dans CROIX
Mon fils le baron, Quoiqu'un peu poltron, Veut avoir des croix ; Il en aura trois, Carabas. dans CROIX
Bien qu'après coup tous ces croquants Osent me traiter d'antiquaille, Prétint. dans CROQUANT
Toi .... Prends l'arme de ce héros ; Puis, en vrai croque-mitaine, Tu feras peur aux marmots, Mirmid. dans CROQUE-MITAINE
Il eût de la pomme d'Ève, Ah ! Croqué jusqu'au dernier pepin, Turlupin. dans CROQUER
Turpin d'abord trouve lui-même Coeur de vingt ans non profané ; Mais un bon moine de Télème Le croque à l'instant sous son né, M. de Charl. dans CROQUER
N'est-ce que quand la maison croule Qu'on permet de crier au feu ?, G. nat. dans CROULER
Mais à l'homme on crie en tout lieu, Qu'il s'agite, Ou croupisse au gîte, Tu nais, bonjour, tu meurs, adieu, Bohém. dans CROUPIR
Moi, gai comme un dieu sans nectar, Au vin du cru je me résigne, Nourrice. dans CRU
Oui, d'abord vivant de nos miettes, Il [l'homme] prit de nous [singes] l'art des cueillettes, Orangs-out. dans CUEILLETTE
Un mal cuisant déchire ma poitrine, Ma faible voix s'éteint dans les douleurs, Malade. dans CUISANT, ANTE
Mes bons amis, du sort et de l'envie On brave ainsi les traits cuisants, Mes cheveux. dans CUISANT, ANTE
Nul front sinistre ; Propos de cuistre, Airs de ministre N'y sont point permis, Cocagne. dans CUISTRE
Quoi ! vivrez-vous donc toujours, Vieux petits culs nus d'amours ?, Pauvres am. dans CUL ou CU
Trois douzaines de Cupidons Qu'une actrice a mis sur la paille, Pauvres amours. dans CUPIDON
Près de la cuve qui bouillonne On voit s'égayer le vieillard, Champs. dans CUVE
Peins-nous ses feux [de Tibère] qu'en secret tu redoutes, Quand sur ton sein il cuve son nectar, Octavie. dans CUVER
J'ai pris femme noble aux doux yeux, Aux mains blanches, au cou de cygne, Contr. de m. dans CYGNE
Mais il ne faut pas qu'on ignore Qu'en chantant le cygne a fini, Ma dern. chans. dans CYGNE
De l'homme inculte il adoucit la vie, Et sous le dais montre au doigt les tyrans, Ange exilé. dans DAIS
Le vois-tu bien [le bonheur] là-bas, là-bas, Là-bas, là-bas, c'est en Asie ? Roi, pour sceptre il porte un damas Dont il use à sa fantaisie, Bonh. dans DAMAS
De Damoclès l'épée est bien connue ; En songe, à table, il m'a semblé la voir ; Sous cette épée et menaçante et nue Denys l'ancien me forçait à m'asseoir, l'Épée de Dam. dans DAMOCLÈS
Heureux villageois, dansons, Louis X dans DANSER
Tandis qu'à mes yeux la belle Chante et danse à ses chansons, Double ivr. dans DANSER
Chers enfants, chantez, dansez, Votre âge Échappe à l'orage, Orage. dans DANSER
Eh quoi ! j'apprends que l'on critique Le de qui précède mon nom, Vilain. dans DE
En Bourgogne je débarquai, Pour la chanson climat propice ; Nous trouvons, buvant sur le quai, Le vieux mari de ma nourrice, Nourrice. dans DÉBARQUER
Pour l'étouffer [la liberté] en vain la tyrannie Fait signe au nord de déborder sur nous, Malade. dans DÉBORDER
L'ennui les tuait [des nègres] par vingtaine ; Peste, dit-il [le négrier], quel débouché !, Nègres. dans DÉBOUCHÉ
Quoi ! ces monuments chéris, Histoire De notre gloire, S'écrouleraient en débris ?, Gaul. dans DÉBRIS
Pour le théâtre ayant quitté l'aiguille, à mon début Craignant quelque rebut, B. fille. dans DÉBUT
Pour recoudre à fond mes goussets, J'aurais dû prendre à son décès Les aiguilles de mon grand-père [un tailleur], Refus. dans DÉCÈS
Son coursier décharné De loin chez nous l'a ramené, Carabas. dans DÉCHARNÉ, ÉE
Quittez la lyre, ô ma muse ! Et déchiffrez ce mandat, Muse en fuite. dans DÉCHIFFRER
Qu'importe à moi que mon nom sur la pierre Soit déchiffré par un futur savant ?, Mon tombeau dans DÉCHIFFRER
Un mal cuisant déchire ma poitrine, Malade. dans DÉCHIRER
La princesse avait une dame, Dame d'honneur, fleur au déclin, Prov. dans DÉCLIN
Soleil si doux au déclin de l'automne !, Adieux à la camp. dans DÉCLIN
Les ans font-ils neiger sur nous, à nos yeux tout se décolore, Bonne maman. dans DÉCOLORER
De nouveaux noms la France se décore ; à l'aigle éteint nous redevons des pleurs, Malade. dans DÉCORER
J'ai trop bravé nos tribunaux ; Dans leurs dédales infernaux, J'entends Cerbère et ne vois point Minos, Adieu à la gloire. dans DÉDALE
Un coffre et rien dedans, Eh gai c'est la richesse Du gros Roger Bontemps, Rog. B. dans DEDANS
On lit dans une dédicace Qu'en latin il citait Horace, Nabuchodonosor. dans DÉDICACE
Est-ce bien vous, vous que je vis si belle Quand tout un peuple, entourant votre char.... De nos respects, de nos cris d'allégresse, De votre gloire et de votre beauté, Vous marchiez fière ; oui, vous étiez déesse, Déesse de la liberté, Déesse. dans DÉESSE
J'ai vu sa parure enfantine Plaire par ce qui lui manquait, Ruban perdu, boucle défaite ; Elle était bien, la voilà mieux, Sylphide. dans DÉFAIT, AITE
Lindor par son audace Met la ruse en défaut, Inf. de Lisette. dans DÉFAUT
Mars enfin comble nos misères ; Des rois nous payons les défis, Nature. dans DÉFI
Pouffant de rire à voir couler sa vie Comme le vin d'un tonneau défoncé, Ém. de Braux. dans DÉFONCÉ, ÉE
Des gens enfournent ; D'autres défournent ; Aux broches tournent Veau, boeuf et mouton, Cocagne. dans DÉFOURNER
Fripier, vite que l'on me donne La défroque d'un chambellan, Habit de cour. dans DÉFROQUE
Vierge défunte, une soeur grise Aux portes des cieux rencontra Une beauté leste et bien mise, Deux soeurs de char. dans DÉFUNT, UNTE
Tous, dégalonnant leurs costumes, Vont au nouveau chef de l'État De l'aigle mort vendre les plumes, Deux grenadiers. dans DÉGALONNER
Mon parrain, dès qu'il l'eut apprise [cette histoire], Me prédit le dégoût du vin, Nourrice. dans DÉGOÛT
Vous rampiez tous, ô rois qu'on déifie !, Dieu des b. gens. dans DÉIFIER
Quand la goutte l'accable Sur un lit délabré, Pet. h. gris. dans DÉLABRÉ, ÉE
Autour de moi, sous l'ombrage, Accourez vous délasser, Ménétr. dans DÉLASSER
Monsieur Loyal, délivrez-moi quittance ; Vive le roi, voilà dix mille francs, Dix m. fr. dans DÉLIVRER
Non, dit la voix, plus de fêtes ; Esprits, vite délogeons, Lutins. dans DÉLOGER
Puis j'irais pour démagogie En prison terminer l'orgie, les Car. dans DÉMAGOGIE
On rit du fou qui sur sa lyre Chante à la porte en demandant, Indépend. dans DEMANDER
Dans nos bois souvent dès l'aurore, J'ai déniché de frais appas, Vieux caporal dans DÉNICHER
Çà, mesdames les dénigrantes, Si cet honneur vient la trouver...., Vertu de Lisette. dans DÉNIGRANT, ANTE
De le frapper je suis las, Mais dans ses dents monsieur gronde, M. d'école. dans DENT
Qu'une autre écrive la dépense.... Je veux que mon maître de danse..., Éduc. dans DÉPENSE
Pour dépenser sa vie en peu d'instants.... Dans un grenier qu'on est bien à vingt ans !, Gren. dans DÉPENSER
L'État n'a point dépéri, Je reviens gras et fleuri, Ventru. dans DÉPÉRIR
Dans les changements qui surviennent Les dépouilles nous appartiennent, Vieux habits dans DÉPOUILLE
La gaîté qu'il savait répandre Eût déridé le front d'un roi, Violon brisé. dans DÉRIDER
Tout roi que la peur désenivre Nous prodigue aussi les joujoux, Nègres. dans DÉSENIVRER
La liberté déserte avec ses armes, V, sergent dans DÉSERTER
Exempt d'impôt, déserteur de phalange [non inscrit dans la garde nationale], Je suis pourtant assez bon citoyen, Nouv. Diog. dans DÉSERTEUR
Seigneurs, banquiers et notaires La feront encor briller ; Puis encor des mousquetaires Viendront la déshabiller, Frétillon. dans DÉSHABILLER
Puis ma chanson favorite Aux guerriers qu'on déshérite Ferait chérir le hameau, Pet. oiseau. dans DÉSHÉRITER
Lanterne en main, dans l'Athènes moderne Chercher un homme est un dessein fort beau, Nouv. Diog. dans DESSEIN
D'abord ils [les noirs] ne savent qu'en dire [des marionnettes] ; Ils se regardent en dessous, Nègres. dans DESSOUS
Hommes noirs, d'où sortezvous ? Nous sortons de dessous terre, Jés. dans DESSOUS
Béni sois-tu, vin détestable ! Pour moi tu n'es point redoutable, les Car. dans DÉTESTABLE
Pour Batyle aux fraîches couleurs Quand Anacréon détonne [il s'agit des amours grecs], Filles. dans DÉTONNER
Vous qu'afflige la détresse, Croyez que plus d'un héros Dans le soulier qui le blesse Peut regretter ses sabots, les Gueux. dans DÉTRESSE
Vous dont le char dévie Après un cours heureux, Roger Bont. dans DÉVIER
Les honneurs me sont dévolus, J'ai cinquante écus, 50 écus. dans DÉVOLU, UE
Gens que l'avarice dévore, Pour votre or soudain j'ai frémi, Ma dern. chans. dans DÉVORER
À moins de douze couplets, Au diable une chansonnette !, Margot. dans DIABLE
Ma filleule, où diable a-t-on pris Le pauvre parrain qu'on vous donne ?, Filleule. dans DIABLE
Diablotins, par ribambelle, Viennent baiser ses pieds nus, Enfer. dans DIABLOTIN
Dans mes calculs, Dieu ! quel déboire, Si de ton héros je parlais !, Poëte de cour. dans DIEU
Grâce à l'or de mon jeune amant, Là tous mes jours sont des dimanches, Cinq étages. dans DIMANCHE
D'anciens Gaulois.... Levaient la dîme sur les caves Du maître qui les opprimait, Escl. gaulois. dans DÎME
Quels dînés Les ministres m'ont donnés !, Ventru. dans DÎNER ou DÎNÉ
Lorsque les yeux chercheront sous les rides Les traits charmants qui m'auront inspiré, Des doux récits les jeunes gens avides Diront : quel fut cet ami tant pleuré ?, Bonne vieille. dans DIRE
Au dire du proverbe ancien L'amitié ne remonte guère ; Bon petit-fils, je n'en crois rien Quand je pense à vous, ma grand'mère, B. maman. dans DIRE
Dans nos discords j'ai fait plus d'un naufrage, Sans fuir jamais la France et son beau ciel, Le bon vieillard. dans DISCORD
Proscrit jadis, la naissante Amérique Nous le rendit après nos longs discords, Chateaub. dans DISCORD
Encore une étoile qui file, Qui file, file et disparaît, Les étoiles. dans DISPARAÎTRE
J'ai plongé cent peuples fameux Dans un abîme de ténèbres Où vous disparaîtrez comme eux, Temps. dans DISPARAÎTRE
Des distances l'amour peut rire, L'amitié n'en supporte point, Cons. de Lise. dans DISTANCE
Dans les palais et sous le chaume, Moi, dit la soeur, j'ai de mes mains Distillé le miel et le baume Sur les souffrances des humains, Les deux soeurs de charité. dans DISTILLER
J'entonne sur les troubadours Un chant dithyrambique, Troubad. dans DITHYRAMBIQUE
Par malheur sa femme était sage ; Mais aussi Robin divorça, Ami Robin. dans DIVORCER
Sur une onde tranquille Voguant soir et matin, Ma nacelle est docile Au souffle du destin, Ma nacelle. dans DOCILE
La planète doctrinaire Qui sur Gand brillait Veut servir de luminaire Aux gens de juillet, Restaur. dans DOCTRINAIRE
Au soir des ans doit sembler doux Ce chant qui nous a charmés tous : Dodo, l'enfant do, L'enfant dormira tantôt, Nourrice. dans DODO
Comme ils sont dodus et gras, Ces bons citoyens du Maine !, Chapons. dans DODU, UE
D'un oeil moqueur les Grâces infidèles Montrent du doigt mon réduit délaissé, Fuite de l'amour. dans DOIGT
Aussi plus elle [sa femme] brille, Plus on le montre au doigt, Pet. H. gris. dans DOIGT
Momus en donne [de sa marotte] sur les doigts Du grand que l'on encense, Marotte. dans DOIGT
Ma grand'mère, un soir à sa fête, De vin pur ayant bu deux doigts, Ma grand'mère. dans DOIGT
Libéraux, dans vos doléances, Pourquoi donc vous en prendre à moi?, Ventru aux él. dans DOLÉANCE
Heureux d'avoir su vous défendre, J'accours des célestes donjons, Bluets. dans DONJON
Les dimanches, point ne défends La joie à ces pauvres enfants ; J'aime alors qu'on s'en donne, Mon curé. dans DONNER
Dons Quichottes de l'arbitraire, Allons, morbleu, de la valeur !, Christophe. dans DON QUICHOTTE
Que font ces nains si bien parés Sur des trônes à clous dorés ?, Bon Dieu. dans DORÉ, ÉE
L'opulence a doré Jusqu'à ta couchette, Lisette. dans DORER
Oui je dormais sur un petit volume Qui me vaudra d'être encore étrillé, Gohier. dans DORMIR
Sur le dos des gens du village Après boire il cassait les pots, Enfant de la maison. dans DOS
Quoi, volage, prenez-vous donc Pour vous mettre à dos les jésuites.... Coquilles, rosaire et bourdon, Pèler. de Lisette. dans DOS
Quittons-nous cette ville unique, Nous voyageons Paris à dos, J. de Paris. dans DOS
Le ciel nous dote D'une marotte Tour à tour grave et quinteuse et falote, Troubad. dans DOTER
L'espérance aux ailes brillantes Sur vous se plaît à voltiger ; De combien de formes riantes Vous dote son prisme léger !, Anniv. dans DOTER
Courons, doublons le pas, Pour le trouver [le bonheur], là-bas, là-bas, Bonh. dans DOUBLER
Après un coup de romanée, La douche ayant calmé mes sens, J'ai maudit ma muse obstinée à railler les hommes puissants, Guérison. dans DOUCHE
Rose en douillette, en fourrure, Ici contre la froidure, Vient m'offrir un doux soutien, Hiver. dans DOUILLETTE
Par la fortune Athènes détrônée Maudit Philippe et douta de ses dieux, Waterl. dans DOUTER
Soleil si doux au déclin de l'automne, Arbres jaunis, je viens vous voir encor, Ad. à la camp. dans DOUX, DOUCE
A Colin toujours alerte, Ne faites pas les yeux doux, Mère aveugle. dans DOUX, DOUCE
Ce chapitre que Momus fonde Chez eux manquera de doyen, âge futur. dans DOYEN
Oui d'un baptême de cour Voyez en nous [jésuites] les dragées, Rév. pères. dans DRAGÉE
La princesse, enfin moins superbe, Ouvre au galant ses draps de lin, Prov. dans DRAP
Viens, mon drapeau, viens, mon espoir ; C'est à toi d'essuyer mes larmes ; D'un guerrier qui verse des pleurs Le ciel entendra la prière : Oui je secouerai la poussière Qui ternit tes nobles couleurs, Vieux drapeau. dans DRAPEAU
On m'a crié : l'occasion est bonne, Tous les partis rapprochent leurs drapeaux [se réconcilient], De prof. dans DRAPEAU
Pauvres fous, battons la campagne ; Que nos grelots tintent soudain ; Comme les beaux mulets d'Espagne, Nous marchons tous drelin dindin, Couplet. dans DRELIN
Un festin que Rose apprête, Gaîment par nous est dressé, Hiver. dans DRESSÉ, ÉE
Et tous vos tendrons Subiront l'honneur Du droit du seigneur, Carab. dans DROIT
Monsieur Judas est un drôle Qui soutient avec chaleur Qu'il n'a joué qu'un seul rôle, Judas. dans DRÔLE
C'était la régence alors ; Et sans hyperbole, Grâce aux plus drôles de corps, La France était folle, Gaudr. dans DRÔLE
Grâce aux amours, bercé par l'espérance, D'un lit plus doux je rêve le duvet, Dieu des b. gens. dans DUVET
Pour éviter bien des maux, Veut-on suivre ma recette ? Que l'on nage entre deux eaux, Petits coups. dans EAU
Pierrots et paillasses Charment sur les places Le peuple ébahi, Cocag. dans ÉBAHI, IE
Deux vieilles disaient tout bas : Belzébuth prend ses ébats, Gott. dans ÉBAT
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats, Requête. dans ÉBAT
Gens vêtus d'or et d'écarlate, Pendant un mois chacun vous flatte, Vieux hab. dans ÉCARLATE
J'ai cru voir dans un songe horrible Un échafaud dressé pour moi, M. Stuart. dans ÉCHAFAUD
Les rois boiront, Tous en rond ; Les lauriers serviront D'échalas à nos vignes, Grande orgie. dans ÉCHALAS
Aux échanges l'homme s'exerce ; Mais l'impôt barre le chemin, Contreb. dans ÉCHANGE
Oh ! qu'ils sont loin ces jours si regrettés ! J'échangerais ce qu'il me reste à vivre Contre un des mois qu'ici Dieu m'a comptés, le Grenier. dans ÉCHANGER
Enfants, en rêve on dit qu'avec les anges Vous échangez, la nuit, les plus doux mots, Tombeaux de juillet. dans ÉCHANGER
Notre maire tourne à tout vent, D'écharpe il change, Vendanges. dans ÉCHARPE
Les échasses de l'étiquette Guindent bien haut un coeur bien bas, Vertu de Lis. dans ÉCHASSE
Reine des flots, sur ta barque rapide, Vole en chantant, au bruit des longs échos ; Les vents sont doux, l'onde est calme et limpide, Le ciel sourit ; vogue, reine des flots, le Prisonnier. dans ÉCHO
De tant d'échos résonnant jusqu'à nous, Les plus lointains nous semblent les plus doux, Couplets à des Mauritiens. dans ÉCHO
Pauvres enfants ! l'écho murmure encore L'air qui berça votre premier sommeil, le Suicide. dans ÉCHO
Ciel vaste et pur, daigne encor me sourire ; Échos des bois, répétez mes adieux, Adieux. dans ÉCHO
Je dois trembler ; car moi, qui suis prophète, Je vois de loin l'oubli fondre sur vous ; [Mes vers] De tant d'échos dont la voix vous répète, L'un meurt, puis l'autre, et puis cent, et puis tous, l'Inoctavo. dans ÉCHO
Où l'une [nation] échoue une autre recommence, Dieu nous a dit : Peuples je vous attends, Quatre âges. dans ÉCHOUER
Le char de l'opulence M'éclabousse en passant, Vocation. dans ÉCLABOUSSER
Trop tard sur les malheurs de Nîmes, On éclairerait ta bonté, Math. Brun. dans ÉCLAIRER
Tout cet éclat dont l'Europe est si fière, Tout ce savoir qui ne la défend pas, S'engloutira dans les flots de poussière Qu'autour de moi vont soulever tes pas, Chant du cosaque. dans ÉCLAT
C'est en éclatant sur nos têtes Que la foudre nous éclaira, Orage. dans ÉCLATER
Dieu d'un sourire a béni la nature ; Dans leur splendeur les cieux vont éclater ; Reviens, ma voix, faible mais douce et pure : Il est encor de beaux jours à chanter, le Malade. dans ÉCLATER
Vingt ans au plus, bonhomme, attends encore ; L'oeuf éclôra sous un rayon des cieux, Comète. dans ÉCLORE
Momus a pris pour adjoints Des rimeurs d'école, Gaudr. dans ÉCOLE
Mais vivre en tout d'économie, Moins prodiguer et mieux jouir.... Mes amis, ce n'est pas vieillir, Vieillesse. dans ÉCONOMIE
Heureux l'écot où la commère Apportait sa pinte et son verre !, Mme Grég. dans ÉCOT
Voisin des champs où mon enfance S'écoula sous un chaume obscur, Retour. dans ÉCOULER (S')
Rappelez-vous que ce jour-là Un beau page tint l'écritoire, Contr. de mar. dans ÉCRITOIRE
Le roi dit : je n'ai qualité Que pour guérir les écrouelles, Contr. de mar. dans ÉCROUELLES
Loin de les rendre à ton Crésus, Va boire avec ses cent écus, Éloge de la rich. dans ÉCU
La chambre regorge d'intrus ; Peins-nous l'un de ces bas ventrus, Aux dîners qu'il écume, l'Enrhumé. dans ÉCUMER
De souvenir en souvenir J'ai reconstruit mon édifice : Je vais conter, pour en finir, Ce qu'on me dit de ma nourrice, Nourrice. dans ÉDIFICE
Dans l'art des vers c'est toi qui fus mon maître ; Je t'effaçai sans te rendre jaloux, Bonsoir. dans EFFACER
Achille était poétique, Mais morbleu nous l'effaçons, Mirmid. dans EFFACER
Tu veux que pour toi je compose Un long roman qui fasse effet, Romans. dans EFFET
L'aimable fée apparaît à mes yeux, Ses doigts distraits effeuillent une rose, Tailleur. dans EFFEUILLER
Roses d'automne, effeuillez-vous pour elle, Tous les amours ne sont pas envolés...., Encore des amours. dans EFFEUILLER
Un diable, cornard effronté, Vilains, ici guette vos belles, Contrat. dans EFFRONTÉ, ÉE,
De ses faits je tiens registre, C'est un homme sans égal, Sénat. dans ÉGAL, ALE
Mais il parle d'égalité, De mes parchemins il se raille, Prétint. dans ÉGALITÉ
D'impurs ruisseaux, gonflés par nos orages, Font déborder cet égout des Tarquins [la cour], Octavie. dans ÉGOUT
Ces égrillards iraient d'humeur bouffonne Pincer au lit le diable et ses suppôts, Préf. dans ÉGRILLARD, ARDE
Collé, quoi qu'en disent ces dames, Est un fort honnête égrillard, Désaug. dans ÉGRILLARD, ARDE
Combien de fois auprès de la plus belle Dans vos banquets j'ai présidé chez vous ! Là de mon coeur jaillissait l'étincelle Dont la gaîté vous électrisait tous, Mon carnaval. dans ÉLECTRISER
Faute de vin d'élite, Sabler ceux du canton, Rog. B. dans ÉLITE
Emballez avec tous vos dieux Flore et l'Aurore aux doigts de rose, Pauvres amours. dans EMBALLER
J'ai ma pipe et vos embrassades, Venez me donner mon congé, Vieux cap. dans EMBRASSADE
Soudain la terre entend des voix nouvelles, Maint peuple errant s'arrête émerveillé, Ange exilé. dans ÉMERVEILLÉ, ÉE
Cette déité [la Liberté] Qui laisse en de vieux langes Le monde emmaillotté, Liberté. dans EMMAILLOTTÉ, ÉE
Dans l'une de nos cent bastilles, Lorsque ma muse emménagea, Amitié dans EMMÉNAGER
Mais triste et seul, quand j'entends rire Tout Paris en joyeux émoi, Mes jours gras. dans ÉMOI
Des fleurs de votre teint Où faites-vous emplette ?, Lisette. dans EMPLETTE
J'ai placé deux de mes frères, Mes trois fils ont de l'emploi, Ventru. dans EMPLOI
Je languis sous la chaîne Du plus modique emploi, Vocation. dans EMPLOI
Un conquérant, dans sa fortune altière, Se fit un jeu des sceptres et des lois ; Et de ses pieds on peut voir la poussière Empreinte encor sur le bandeau des rois, le Dieu des Bonnes gens. dans EMPREINT, EINTE
Du cerf prêt à forcer l'enceinte, Chasseur, tu fais le fanfaron, Double chasse. dans ENCEINTE
Brûlons-nous pour une coquette Un encens d'abord accueilli ?, Vieillesse. dans ENCENS
Sur un trône l'ennui se carre, Fier d'être encensé par des sots, Prince de Navarre. dans ENCENSER
J'encense une personne auguste ; Pour toi je ne puis plus chanter, Poëte de cour. dans ENCENSER
On te déchire [mon habit], et cet outrage Auprès d'elle [Lise] enchaîne mes pas, Mon hab. dans ENCHAÎNER
Avant qu'elle enchantât ma vie, Devant moi l'amour s'envolait, Qu'elle est jolie. dans ENCHANTER
Des Anacréons j'ai la liste, Ils encombrent ville et faubourgs, Pauvr. am. dans ENCOMBRER
Soleil si doux au déclin de l'automne, Arbres jaunis, je viens vous voir encor, N'espérant pas que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor, Adieux. dans ENCORE
Prends mon bras ; car un long voyage Endolorit tes pieds poudreux, Voyage. dans ENDOLORIR
Graves auteurs, Froids rhéteurs, Tristes prédicateurs, Endormeurs d'auditoires, La grande orgie. dans ENDORMEUR, EUSE
Mes amis, J'ai soumis L'enfer à ma puissance ; De son obéissance J'ai pour gage certain Un lutin, Colibri. dans ENFER
Chasseur, tu rapportes ta bête, Et de ton cor enfles le son, D. chasse. dans ENFLER
Des gens enfournent, D'autres défournent, Aux broches tournent Veau, boeuf et mouton, Cocagne. dans ENFOURNER
Un maître fou qui, dit-on, Fit jadis mainte fredaine, Des loges de Charenton S'est enfui l'autre semaine, Juge de Char. dans ENFUIR (S')
Elle attirait les gens Par des airs engageants, Mme Grég. dans ENGAGEANT, ANTE
Sous ses haillons où s'engouffre la bise, C'est du pain qu'elle attend de nous, Pauv. femme dans ENGOUFFRER (S')
Voir, c'est avoir ; allons courir ; Vie errante Est chose enivrante, Bohém. dans ENIVRANT, ANTE
L'amour, la gloire, le génie Ont trop enivré mes beaux jours, M. Stuart. dans ENIVRER
L'Amour alors près de nos mères, Faisant chorus, battait des mains, Rapprochait les coeurs et les verres, Enivrait avec tous les vins, Trinquons. dans ENIVRER
Enivrons-nous de poésie, Nos coeurs n'en aimeront que mieux, les Sciences. dans ENIVRER
Vois-le [ce roi] d'un masque enjoliver sa haine, Pour étouffer notre gloire et nos lois, Octavie. dans ENJOLIVER
Mais bien que la douleur honore, Que servira d'avoir gémi ? Puisqu'ici nous rions encore, Autant de pris sur l'ennemi, Dernière chans. dans ENNEMI, IE
Sur un trône l'ennui se carre, Fier d'être encensé par des sots, Prince de Navarre. dans ENNUI
Du romantisme jeune appui, Descends de tes nuages ; Tes torrents, tes orages Ceignent ton front d'un pâle ennui, Troubadours. dans ENNUI
J'ai repoussé les enquêtes, Afin de plaire à la cour, Ventru. dans ENQUÊTE
Au pied du trône une harpe se rouille ; Bardes du sacre, êtes-vous enrhumés ?, Dix mille fr. dans ENRHUMÉ, ÉE
Quoi ! pas un seul petit couplet ! Chansonnier, dis-nous quel est Le mal, qui te consume ? - Amis, il pleut, il pleut, il pleut des lois ; L'air est malsain, j'en perds la voix ; Amis, c'est là, Oui, c'est cela, C'est cela qui m'enrhume, l'Enrhumé. dans ENRHUMER
Il est, Sophie, un monstre à l'oeil perfide [la police] Qui de Venise ensanglanta les lois, Cachet. dans ENSANGLANTER
[Le portrait du roi d'Yvetot] C'est l'enseigne d'un cabaret Fameux dans la province, Yvetot. dans ENSEIGNE
À tout gâteau leur main fait large entaille, Car ils sont grands, même infiniment grands, 10000 francs. dans ENTAILLE
Si nous t'enterrons, Bel art dramatique, Pour toi nous dirons La messe en musique, Musique. dans ENTERRER
M'endormais-je un peu sur ma chaise, Il entonnait la Marseillaise, Homme rouge. dans ENTONNER
Sur un ruisseau rapide, Vers la France entraîné, Il s'assied l'oeil humide Et le front incliné, Exilé. dans ENTRAÎNÉ, ÉE
Point d'entraves à la pensée Par ordonnance de Bacchus, Ma répub. dans ENTRAVES
Pour éviter bien des maux, Veut-on suivre ma recette, Que l'on nage entre deux eaux, Et qu'entre deux vins l'on se mette, P. coups. dans ENTRE
Trop de gloire nous a nui, Le plaisir s'envole, Gaudr. dans ENVOLER (S')
Dans le sérail comptez combien de têtes Vont saluer les envoyés chrétiens, Psara. dans ENVOYÉ, ÉE
Mais jusqu'à sa dernière aurore En buvant frais s'épanouir, .... Mes amis, ce n'est pas vieillir, Vieillesse. dans ÉPANOUIR
Je n'épargne rien sur la terre, Je n'épargne rien même aux cieux, le Temps. dans ÉPARGNER
Partout la Providence Veut en nous protégeant Niveler l'abondance, Éparpiller l'argent, Contreb. dans ÉPARPILLER
En épelant le doux nom de patrie Je tressaillais d'horreur pour l'étranger, Déesse. dans ÉPELER
Près de la borne où chaque État commence, Aucun épi n'est pur de sang humain, Sainte alliance des peuples. dans ÉPI
Du champ que ton pouvoir féconde [Amour], Vois la mort trancher les épis, Prière d'un épic. dans ÉPI
Je disais aux fils d'Épicure : Réveillez par vos joyeux chants Parny...., Parny. dans ÉPICURE
D'un sot à face rubiconde, Ils [nos fils] feront un épicurien, Age futur. dans ÉPICURIEN
Fi ! dites-vous ; sous l'épigramme Ces fous rêveurs [Fourier, St-Simon, Enfantin] tombent tous trois, Fous. dans ÉPIGRAMME
Poursuivons de nos épigrammes Ce sexe que j'ai trop aimé, Vin et coq. dans ÉPIGRAMME
Venez tous, passants, venez lire L'épitaphe que je me ais, Épitaphe. dans ÉPITAPHE
L'homme, fier de marcher debout, Vante son équilibre, Marionn. dans ÉQUILIBRE
Deux fois elle eut équipage, Dentelles et diamants, Frétillon. dans ÉQUIPAGE
N'ayant pas encor d'équipage, Je pars à pied modestement, Habit de cour. dans ÉQUIPAGE
Des droits de l'homme ici l'ère féconde S'ouvre et du globe accomplira le tour, 14 juillet. dans ÈRE
Voir, c'est avoir, allons courir, Vie errante Est chose enivrante, Bohémiens dans ERRANT, ANTE
Au vrai bonheur puisqu'il mène, Le sabot vaut bien l'escarpin, Turlupin. dans ESCARPIN
Tous les amours y [dans mon gîte] mettent garnison ; En vrais soudards ils y faisaient esclandre, Métempsych. dans ESCLANDRE
D'anciens Gaulois, pauvres esclaves, Un soir qu'autour d'eux tout dormait, Levaient la dîme sur les caves Du maître qui les opprimait, Escl. gaulois. dans ESCLAVE
Liberté, gloire, honneur, patrie, Sont des mots qu'on n'escompte point, Poëte de cour. dans ESCOMPTER
Mais un escroc que je chéris Me vole en parlant mariage, Cinq étages. dans ESCROC
Mon Esculape a renversé mon verre ; Plus de gaîté ! mon front se rembrunit, Malade. dans ESCULAPE
Assez de monde concourt à propager notre espèce, Chap. dans ESPÈCE
J'espère Que le vin opère ; Oui tout est bien même en prison, Guérison. dans ESPÉRER
Revenants, lutins, noirs esprits, Sorciers, malignes influences, à tout croire on m'avait appris, Feux foll. dans ESPRIT
Admis enfin, aurai-je lors, Pour tout esprit, l'esprit de corps ? Il rend le bon sens, quoi qu'on dise, Solidaire de la sottise, l'Acad. et le Caveau. dans ESPRIT
Son âme, hélas trop tôt prenant l'essor, Tel un fruit mûr qu'un jeune enfant dérobe, Nous est ravie...., Quénescourt. dans ESSOR
N'espérons plus que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor, Ad. à la camp. dans ESSOR
Que lui-même [le juge] il chante après boire, La liberté, la gloire, et caetera, Vendanges. dans ET
Leste et joyeux je montais six étages ; Dans un grenier qu'on est bien à vingt ans !, Gren. dans ÉTAGE
Pour qu'au loin il abreuve Le sol et l'habitant, Le bon Dieu crée un fleuve ; Ils [les gouvernements qui prohibent] en font un étang, Contreb. dans ÉTANG
Tous, dégalonnant leurs costumes, Vont au nouveau chef de l'État De l'aigle mort vendre les plumes, Deux grenad. dans ÉTAT
Près de la borne où chaque État commence...., Ste Alliance. dans ÉTAT
Éteignons les lumières, Et rallumons le feu, Missionnaires. dans ÉTEINDRE
L'amour, l'amitié, le vin Vont égayer ce festin ; Nargue de toute étiquette, B. vin et fillette. dans ÉTIQUETTE
Vous taillerez en pleine étoffe ; Vite un congrès...., Christophe. dans ÉTOFFE
Ton oeil ne peut se détacher, Philosophe De mince étoffe, Du vieux coq de ton vieux clocher, Bohémiens. dans ÉTOFFE
Encore une étoile qui file, Qui file, file et disparaît, Étoiles fil. dans ÉTOILE
Berger, tu dis que notre étoile, Règle nos jours et brille aux cieux, Étoiles filantes dans ÉTOILE
Ils [les maréchaux] préfèrent au cordon bleu De l'honneur l'étoile sacrée, Deux cousins dans ÉTOILE
Tout me sourit, les fleurs brillent plus belles, Les jours plus purs, les cieux plus étoilés, Encore des amours. dans ÉTOILÉ, ÉE
Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand, Vocat. dans ÉTOUFFÉ, ÉE
Ah ! pour étouffer n'étouffons que de rire, Gourmands. dans ÉTOUFFER
Et d'ailleurs à chaque repas D'étouffer ne tremblez-vous pas ?, Gourmands. dans ÉTOUFFER
Il délassait des longs ouvrages, Du pauvre étourdissait les maux, Violon brisé. dans ÉTOURDIR
L'étranger envahit la France Et je maudis tous ses succès, Ma dern. chans. dans ÉTRANGER, ÈRE
Faire un doux emploi de son être, Mes amis, ce n'est pas vieillir, Vieill. dans ÊTRE
Qui, je dormais sur un petit volume Qui me vaudra d'être encore étrillé, Gohier. dans ÉTRILLÉ, ÉE
J'ai bien reçu ma part des étrivières ; Grippe-minaud m'en donna pour trois mois [d'emprisonnement], Gohier. dans ÉTRIVIÈRE
Même à ces majestés caduques Il faudrait des peuples d'eunuques, Ste-All. dans EUNUQUE
Quand le creuset des ordonnances Peut faire évaporer la loi, Ventru. dans ÉVAPORER
Dans mon réduit où l'on voit l'indigence, Sans m'éveiller assise à mon chevet, Dieu des bonnes gens. dans ÉVEILLER
Notre siècle, penseur brutal, Contre Delille s'évertue, Couplet. dans ÉVERTUER (S')
Qu'est ceci ? dit d'un ton dur Une Excellence bretonne, Messe du St-Esp. dans EXCELLENCE
Mais pour vous tous, jeunes soldats, J'étais un père à l'exercice, Vieux caporal. dans EXERCICE
Les oiseaux que l'hiver exile Reviendront avec le printemps, Les Oiseaux. dans EXILER
La raison nous exorcise ; Esprits, fuyons sans retour, Lutins. dans EXORCISER
Mes amis, fâché de la peine, Surtout ne tirez pas trop bas, Vieux caporal. dans FÂCHÉ, ÉE
Mais ce président sans façon Ne pérore ici qu'en chanson, Acad. et cav. dans FAÇON
Près de Rose il n'est point fade, Et n'a rien de freluquet, Sénateur. dans FADE
Or la grâce ne peut faillir ; Puisqu'il sème, il doit recueillir, Mon curé. dans FAILLIR
Causant, riant, faisant des leurs, Les amours suivent sur deux lignes, Mon enterr. dans FAIRE
Viens, Camille, Soupe avec nous, Que nous fassions les fous, Bonne fille. dans FAIRE
D'un bout du monde à l'autre bout L'habit fait tout, Vieux hab. dans FAIRE
J'ai fait plus que maint duc et pair Pour mon pays que j'aime, Vivand. dans FAIRE
Je fus bercé par tes faiseurs De vers, de chansons, de poëmes, Deux cousins. dans FAISEUR, EUSE
Le vieux tailleur s'écrie : eh quoi ! ma fille Ne m'a donné qu'un faiseur de chansons ! Mieux jour et nuit vaudrait tenir l'aiguille Que, faible écho, mourir en de vains sons, Tailleur et fée. dans FAISEUR, EUSE
Être un faiseur habile De contes graveleux, Roger B. dans FAISEUR, EUSE
Pour fait d'outrage aux enfants d'Henri Quatre, De par le roi payez dix mille francs, Dix mille francs. dans FAIT
Au fait, que risqué-je ? Au fait, pourquoi pensionner Ma muse indépendante et vraie ?, Refus. dans FAIT
À tes voeux ma raison s'oppose, Un long roman n'est plus mon fait, Romans. dans FAIT
Grâce à mes créneaux, à mes arsenaux, Je puis au préfet Dire un peu son fait, Carabas. dans FAIT
En fait de vin, qu'on se montre savant, Mort viv. dans FAIT
Payant tribut à l'attribut De sa gaîté falote [de Mo mus], Marotte. dans FALOT, OTE
J'en sais [des chapons] qui sont bons maris, Qui même ont de la famille, Chapons. dans FAMILLE
Perles, tombez ; fanez-vous, roses ; La voilà laide et tu l'aimes autant, Laideur. dans FANER
Au bruit des lugubres fanfares, Hélas [enfants !] vos yeux se sont ouverts, Orage. dans FANFARE
Du cerf prêt à forcer l'enceinte, Chasseur, tu fais le fanfaron, Double chasse. dans FANFARON, ONNE
Arrachez-moi des fanges de Lutèce ; Sous un beau ciel mes yeux devaient s'ouvrir, Voy. imag. dans FANGE
Petit portrait de fantaisie, Mis en tête de mon recueil, Portrait. dans FANTAISIE
J'ai d'un géant vu le fantôme immense Sur nos bivouacs fixer un oeil ardent, Ch. du cosaque dans FANTÔME
[Amours] Vous avez fardé la peinture, Vous affadissez l'opéra, Pauv. amours. dans FARDER
Sottise ! amis ; point de folle dépense ; Laissez aux grands le faste des regrets, Mon tomb. dans FASTE
Quoi ! le peu qui lui restait, Frétillon a pu le vendre Pour un fat qui la battait, Frétillon. dans FAT
Ne portez plus la faucille Au champ qu'un autre a semé, Ménétr. dans FAUCILLE
Un aveugle y chante en faussant La faridondaine, Farid. dans FAUSSER
Ainsi j'en juge à votre accueil, Ma chaise n'est pas un fauteuil, Acad. et Cav. dans FAUTEUIL
J'en fais voir le chaton [d'un jonc], C'est du faux, me dit-on, Bonne fille. dans FAUX, FAUSSE
Mais, malgré moi, de votre monde, La volupté charme les maux ; Et de la nature féconde L'arbre immense étend ses rameaux, le Temps. dans FÉCOND, ONDE
Sage mortel, j'ai su par la fenêtre Jeter gaiement l'argent de mon tombeau, Mon tombeau. dans FENÊTRE
Et toi, peuple animal, Porte encor le bât féodal, Carabas. dans FÉODAL, ALE
Comme aux bons temps féodaux Que les rois soient nos bedeaux, Mission. dans FÉODAL, ALE
Si quelques alliés sans foi Prétendent que tu tiens à ferme Le trône que tu dis à toi, Math. Bruneau. dans FERME
Mon fils, dit-il, tout sceptre est un grand poids, Sois mon second, prends la férule, Denys. dans FÉRULE
Notre empereur portait longue férule, Puis est venu le martinet royal, Gohier. dans FÉRULE
Mon commerce est mieux fêté à la porte de la Gaîté, Bouquet. dans FÊTÉ, ÉE
Il m'embrasse au jour de l'an, Il me fête à la Saint-Jean, Sénateur. dans FÊTER
La décence même y babille, Et par la gaieté qui prend feu Se laisse coudoyer un peu, Gourmand. dans FEU
Combien le feu tient douce compagnie Au prisonnier, dans les longs soirs d'hiver !, Feu du prison. dans FEU
Soldat bientôt, courant au feu, Je perdis une jambe en route, Ange gard. dans FEU
Des oiseaux la troupe éveillée Nous appelle sous la feuillée, Champs. dans FEUILLÉE
Bons vivants que met en goguette Le vin d'une vieille feuillette, Av. de Bagnolet. dans FEUILLETTE
Grâce à la fève, je suis roi ; Nous le voulons, versez à boire !, Couronne. dans FÈVE
À tout jeu le sort nous triche, Mais enfin est-on gris, On s'en fiche, On s'en fiche. dans FICHER
Les souvenirs me sont restés fidèles, Bon vieillard. dans FIDÈLE
Chamarré de vieux oripeaux, Ce roi, grand avaleur d'impôts, Marche entouré de ses fidèles, Ch. le Simple. dans FIDÈLE
Depuis huit mois, vos airs de république Donnent la fièvre à tout bon courtisan, Belges dans FIÈVRE
Fiévreux, buvez votre tisane, Laissez-nous fêter notre ami, Doct. et mal. dans FIÉVREUX, EUSE
Tous indépendants nous naissons Au bruit du fifre et des chansons, Bohémiens. dans FIFRE
Près des femmes que sommes-nous ? Des pantins qu'on ballotte ; Messieurs, sautez, faites les fous Au gré de leur marotte ; Le plus lourd et le plus subtil Font la danse complète ; Et Dieu pourtant n'a mis qu'un fil à chaque marionnette, Marionn. dans FIL
L'amitié.... Ne sera plus un froid discours Dont l'infortune rompt le fil, Ainsi soit-il. dans FIL
Tout en filant votre lin, Écoutez-moi bien, ma fille, Mère av. dans FILER
Encore une étoile qui file, Qui file, file et disparaît, Ét. fil. dans FILER
Quand des filles naissent chez vous Pour le plaisir de ce monde, Dites-moi, messieurs les époux, Pourquoi chacun de vous gronde, les Filles. dans FILLE
Taisez-vous, Vous sentez le vin et la fille, Troisième mari. dans FILLE
À courir les fillettes.... Il s'est couvert de dettes, Pet. h. gris. dans FILLETTE
Il a pour guide une fillette, Av. de Bagnolet. dans FILLETTE
Finissez-en, nos frères de Belgique ; Faites un roi, morbleu ! finissez-en, Belges. dans FINIR
Mais il ne faut pas qu'on ignore Qu'en chantant le cygne a fini, Ma dern. chans. dans FINIR
Fille qui la peut faire entendre [cette chanson] Doit fixer les plus inconstants, Ch. et laitière. dans FIXER
Notre patrie, Où se fixent pour toujours Les plaisirs et l'industrie, Les beaux-arts et les amours, Bon Franç. dans FIXER
À longs flots puisez l'allégresse Dans ces flacons d'un vin mousseux, Mes cheveux. dans FLACON
Ta muse en masque Est lourde et flasque, Troubad. dans FLASQUE
Jamais la tendre volupté N'approcha d'une âme flétrie, Anacréon. dans FLÉTRI, IE
Ces guerriers Dont l'hiver le plus terrible A seul flétri les lauriers, Bon français. dans FLÉTRIR
Fleur de vingt ans, vertu parfaite, Vous rajeunira, sur ma foi, M. de Charlemagne dans FLEUR
Toutes fragiles fleurs, sitôt mortes que nées, ib. dans FLEUR
Des fleurs de votre teint Où faites-vous emplette ?, Lisette. dans FLEUR
L'État n'a point dépéri, Je reviens gras et fleuri, Ventru. dans FLEURI, IE
Reine des flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos ; Les vents sont doux, l'onde est calme et limpide ; Le ciel sourit : vogue, reine des flots, le Prisonnier. dans FLOT
....Imprégné des flots de musc et d'ambre Qu'un fat exhale en se mirant, Mon habit. dans FLOT
À longs flots puisez l'allégresse Dans ces flacons d'un vin mousseux, Mes cheveux. dans FLOT
Je reviendrai, poursuit-elle, et ton âme Ira franchir tous ces mondes flottants, Tout cet azur, tous ces globes de flamme, Que Dieu sema sur la route du temps, Treize à table. dans FLOTTANT, ANTE
Mais de la maison, ma foi, Le plus beau lit fut pour moi, Sénat. dans FOI
Le jour où j'obtins sa foi [de ma femme], Un sénateur vint chez moi, Sénateur. dans FOI
Foin des mécontents ! Comme balayeuse on me loge, Depuis quarante ans, Dans le château, près de l'horloge, H. rouge. dans FOIN
Rends-lui [au vaudeville], s'il se peut, le cortége Qu'à la foire il a fait briller, Désaugiers. dans FOIRE
Il était une fois un roi et une reine qui.... Enfants, il était une fois Une fée appelée Urgande, Petite fée. dans FOIS
Mes jeunes rivaux, ma chère, Ont un ciel si gai ! Chez eux la rose foisonne, Chez moi le souci, Restaur. dans FOISONNER
J'entends au loin l'archet de la Folie ; Ô mes amis, prolongez d'heureux jours, mon Carnaval. dans FOLIE
Jadis ton maître a fait mainte folie Pour des minois moins friands que le tien, Célib. dans FOLIE
Tout y retrace mon enfance, Oui tout jusqu'à ces feux follets, F. follets. dans FOLLET, ETTE
Un gourmand dans son assiette Fond le bien de ses aïeux, H. rangé. dans FONDRE
Dans les fonds de peur d'une crise, Il veut que les Grecs soient déçus, Cons. de Lise. dans FONDS
Il faut des rameurs sur les bancs Et des muets aux rois forbans, Ste Alliance. dans FORBAN
Mes amis, de votre galère Un forçat vient de se sauver, Petit coin. dans FORÇAT
L'humble format sut plaire à cette classe Sur qui les arts sèment trop peu de fleurs, IN-8°. dans FORMAT
Dire : quel honneur vous me faites ! Messieurs, vous êtes trop honnêtes ; Ou quelque chose d'aussi fort, Acad. et Cav. dans FORT, ORTE
De la halle on dirait deux forts : Peut-être ce sont des milords, Boxeurs. dans FORT, ORTE
Lorsque l'ennui pénètre dans mon fort, Priez pour moi : je suis mort, je suis mort, Mort viv. dans FORT, ORTE
Votre tombeau sera pompeux, sans doute ; J'aurai sous l'herbe une fosse à l'écart, à mes amis devenus ministres. dans FOSSE
Qu'ils [nos fils] chantent à perdre haleine Sur le bord du grand fossé, J. des morts. dans FOSSÉ
À ma porte, la fossoyeuse Frappe ; adieu messieurs les humains, Cinquante ans. dans FOSSOYEUR
La liberté, c'est, monseigneur, Une femme folle d'honneur, Refus. dans FOU ou FOL, FOLLE
Oubliant tout jusqu'à leurs chaînes, Nos gens poussent des rires fous, Nègres. dans FOU ou FOL, FOLLE
Mais pourquoi sur ma couchette Rêver à ce jeune fou ?, Chatte. dans FOU ou FOL, FOLLE
Oui, noir ou blanc, soyons le fou du roi, Ad. à la gloire. dans FOU ou FOL, FOLLE
L'air était calme et du dieu de la guerre Elle [la paix] étouffait les foudres assoupis, Ste Alliance. dans FOUDRE
Puis, quand ce trône [celui de Charles X] ose brandir son foudre, De vieux fusils l'abattent en trois jours, Adieu chansons. dans FOUDRE
Quant à Jupin, je viens d'apprendre Qu'il a foudroyé deux pigeons, Bluets. dans FOUDROYER
Fouette, cocher ! dit la sagesse, Et me voilà sur le chemin, Adieux à des amis. dans FOUETTER
Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand, Vocation. dans FOULE
Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle, Et foule aux pieds les peuples et les rois, Chant du Cosaque dans FOULER
Dans son fourneau rien qu'il [le chimiste] ne jette, Sciences. dans FOURNEAU
Que le neuf ou le vieux vous tente, Il sera votre fournisseur : Robin vend sa nièce et sa tante, Ami Robin. dans FOURNISSEUR
Il laisse fourrer aux grâces Des fleurs sous son capuchon, Ermite. dans FOURRER
Le clergé, remis en train, En prison pourrait peut-être Fourrer l'auteur du Lutrin, Muse en fuite. dans FOURRER
Rose en douillette, en fourrure, Ici contre la froidure, Vient m'offrir un doux soutien, Hiver. dans FOURRURE
On dit qu'en ses foyers Il recueillit nos frères, Vaincus et prisonniers, Exilé. dans FOYER
À verser frais m'invitant, Un vieil ami de la table Me tend son verre en chantant, Bouteille volée. dans FRAIS, FRAÎCHE
Sa bouche est fraîche épanouie, Ses cheveux sont blonds et flottants, dans FRAIS, FRAÎCHE
Qu'on ait craint son franc parler [de la presse] Dans la chambre et l'antichambre ; Riez-en avec moi, Censure dans FRANC, FRANCHE
Je reviendrai, poursuit-elle, et ton âme Ira franchir tous ces mondes flottants, Tout cet azur, tous ces globes de flamme, Que Dieu sema sur la route du temps, Treize à table. dans FRANCHIR
La presse abat les murs de la patrie, Et Dieu nous dit : peuples, fraternisez, Quatre âges. dans FRATERNISER
J'ai de la fraude en pacotille Qu'à la barrière on saisirait, Portrait. dans FRAUDE
Fraudant eau-de-vie et tabac, Échelle. dans FRAUDER
Près de Rose il n'est point fade, Et n'a rien de freluquet, Sénateur. dans FRELUQUET
Ma frétillon, Cette fille Qui frétille, N'a pourtant qu'un cotillon, Frétillon. dans FRÉTILLON
Jadis ton maître a fait mainte folie Pour des minois moins friands que le tien, Célib. dans FRIAND, ANDE
Cet ange.... M'apparut jetant la pâture Aux oiseaux un jour de frimas, Maud. printemps. dans FRIMAS
À ma fille il fait l'amour Et joue avec la friponne, M. d'école. dans FRIPON, ONNE
Deux fois elle eut équipage, Dentelles et diamants, Et deux fois mit tout en gage Pour quelques fripons d'amants, Frétillon. dans FRIPON, ONNE
Le récit, quand la nuit est noire, Fait frissonner les assistants, Ch. et laitière dans FRISSONNER
Je veux, pour vous, prendre un ton moins frivole : Corinne, il fut des anges révoltés ; Dieu sur leur front fait tomber sa parole, Et dans l'abîme ils sont précipités, Ange exilé. dans FRIVOLE
L'hiver, dit-elle, a soufflé sur ta tête ; Cherche un abri pour tes soirs longs et froids, Adieu chansons. dans FROID, OIDE
Quel est sur moi le froid qui tombe ? C'est le froid du soir de mes jours, Sciences. dans FROID
Ah ! l'homme en vain se rejette en arrière Lorsque son pied sent le froid du cercueil, Treize à table. dans FROID
Des chansons en quatre points Le froid nous désole, Gaudriole. dans FROID
J'aime à fronder les préjugés gothiques, Et les cordons de toutes les couleurs, Nouv. Diog. dans FRONDER
La richesse que des frondeurs Dédaignent et pour cause, Él. de la rich. dans FRONDEUR
Reine du monde, ô France, ô ma patrie, Soulève enfin ton front cicatrisé, Enf. de la Fr. dans FRONT
Seul il [le drapeau tricolore] peut voiler nos malheurs ; Déployons-le sur la frontière, Vieux drap. dans FRONTIÈRE
Mais le plus heureux des maris, En quittant sa couchette, Demain se pavanera, Et les mains se frottera, Célib. 2 dans FROTTER
Apparaissez, plaisirs de mon bel âge, Que d'un coup d'aile a fustigés le temps, Grenier. dans FUSTIGER
Vingt fois pour vous [plaisirs] j'ai mis ma montre en gage, Grenier. dans GAGE
Grâce aux beaux esprits de notre âge, L'ennui nous gagne assez souvent, Age futur. dans GAGNER
Gai ! gai ! serrons nos rangs, Espérance De la France ; Gai ! gai ! serrons nos rangs, En avant, Gaulois et Francs !, Gaulois et Francs. dans GAI, GAIE
Ce pauvre diable ainsi parlant Mettait en gaieté tout l'hospice, Ange gardien. dans GAIETÉ ou GAÎTÉ
Verre en main, Jean le vigneron Chantait les gaietés de Piron, Nourrice. dans GAIETÉ ou GAÎTÉ
Au lieu de fades épigrammes Qu'il aiguise un propos gaillard, Désaugiers dans GAILLARD, ARDE
Qu'on chante et l'on dise Quelque gaillardise Qui nous scandalise En nous égayant, Cocagne. dans GAILLARDISE
J'étais en habit de gala, Contrat de mar. dans GALA
À votre bourse un galant mausolée Pourrait coûter vingt mille francs et plus, Mon tomb. dans GALANT, ANTE
Mes amis, de votre galère Un forçat vient de se sauver, Mon petit coin. dans GALÈRE
Qu'un valet change ses galons Sans changer d'antichambre, Marotte. dans GALON
La liberté.... C'est une bégueule enivrée Qui, dans la rue ou le salon, Pour le moindre bout de galon, Va criant : à bas la livrée !, Refus. dans GALON
Le plus grave ordonne à l'instant Vingt galoubets pour mon escorte, Mon enterr. dans GALOUBET
Point n'est besoin de la garde Qu'appelle en vain le portier, Bon ménage. dans GARDE
La garde et les amours Se chamaillaient toujours, Mad. Grég. dans GARDE
Jupin.... Ta cour de justice éternelle A-t-elle eu ses gardes des sceaux ?, Bluets. dans GARDE
Garnissant sa quenouille immense, Clotho lui dit : oui, travaillons, les Parques. dans GARNIR
Mais de mon gîte on s'empare, on le pille ; Tous les amours y mettent garnison, Métempsyc. dans GARNISON
Mais nos fils, pesants gastronomes, Boiront et ne chanteront point, âge futur. dans GASTRONOME
Il me reste un gâteau de fête ; Demain nous aurons du pain noir, Viol. brisé. dans GÂTEAU
À tout gâteau leur main fait large entaille, Car ils sont grands, même infiniment grands, 10000 fr. dans GÂTEAU
Un ministre veut m'enrichir, Sans que l'honneur ait à gauchir, Refus. dans GAUCHIR
Ah ! la muse de Collé, C'est la gaudriole ô gué ! C'est la gaudriole !, Gaudr. dans GAUDRIOLE
La gaudriole qu'on exile Doit refleurir sur son terrain, Désaugiers. dans GAUDRIOLE
Gai ! gai ! serrons nos rangs, Espérance De la France, Gai ! gai ! serrons nos rangs, En avant, Gaulois et Francs, Les Gaulois et les Francs. dans GAULOIS, OISE
La presse éclaire, et le gaz illumine, Et la vapeur vole aplanir les mers, Comète. dans GAZ
J'ai d'un géant vu le fantôme immense Sur nos bivouacs fixer un oeil ardent ; Il s'écriait : mon règne recommence ; Et de sa hache il montrait l'occident ; Du roi des Huns c'était l'ombre immortelle, Chant du Cosaque. dans GÉANT, ANTE
Périsse enfin le géant des batailles [Napoléon] ! Disaient les rois : peuples, accourez tous, Waterl. dans GÉANT, ANTE
C'est chez nous [singes] qu'à vivre sans gêne S'instruisit le grand Diogène, Orang-out. dans GÊNE
Diogène, sous ton manteau, Libre et content, je ris et bois sans gêne, Nouv. Diog. dans GÊNE
Allez donc vous promener ; Mon cher, ne vous gênez pas, Mon équipage est là-bas, Sénat. dans GÊNER
Te voici dans mon ermitage ; Versons-nous d'un vin généreux, Voyageur. dans GÉNÉREUX, EUSE
J'ai plaint les peuples qu'on abuse, J'ai chansonné les gens du roi, Épitaphe. dans GENS
Contre la gent hypocrite Voyez son malin courroux, Ermite. dans GENT
Le roi, dit l'autre, a daigné lui sourire, Même a trouvé ses vers assez gentils, IN-8°. dans GENTIL, ILLE
Je veux revoir jusqu'à l'étroite geôle [l'école] Où...., Souv. d'enfance. dans GEÔLE
Qu'un censeur bien tyrannique De l'esprit soit le geôlier, Censure. dans GEÔLIER
Et quand l'heure invite à gagner son gîte, L'on rentre bien vite Ailleurs que chez soi, Cocag. dans GÎTE
Dans le satin de ce boudoir Vous souriez à mille glaces, Rosette. dans GLACE
Sombre hiver, sous tes glaçons Ensevelis la nature, Hiver. dans GLAÇON
Le Russe.... Las de pain noir et de gland Veut manger notre pain blanc, Gaulois. dans GLAND
L'indigence glane chez d'autres, Mais elle moissonnait chez lui, Étoil. qui filent. dans GLANER
Quand près d'eux [moissonneurs] la glaneuse habile Cherche l'épi des malheureux, les Champs. dans GLANEUR, EUSE
Mon fermier.... Dénigrait la glèbe et la taille, Prétint. dans GLÈBE
Le plaisir nous venge ; Sur nous du sort il fait glisser les coups, Escl. gaulois. dans GLISSER
Je reviendrai, poursuit-elle, et ton âme Ira franchir tous ces mondes flottants, Tout cet azur, tous ces globes de flamme Que Dieu sema sur la route du temps, Treize à table. dans GLOBE
Il était un roi d'Yvetot, Peu connu dans l'histoire, Se levant tard, se couchant tôt, Dormant fort bien sans gloire, Roi d'Yvetot. dans GLOIRE
Aux jeunes gens racontes-en l'histoire [des trois journées de juillet] ; Guide leur nef, instruis-les de l'écueil ; Et, de la France un jour font-ils l'orgueil, Va réchauffer ta vieillesse à leur gloire, Adieu chansons. dans GLOIRE
Vous n'exaltez, maîtres gloutons, Que la gloire des marmitons, Gourm. dans GLOUTON, ONNE
Non, pour les cours Dieu ne m'a pas fait naître ; Oiseau craintif, je fuis la glu des rois, à mes amis. dans GLU
À lui [Béranger] plus d'un coeur vint se rendre, Mais les oiseaux en feront foi, J'ai [la muse] fourni la glu pour les prendre, Épitaphe. dans GLU
Servez, disais-je, à messieurs de la bouche, Versez, versez, messieurs du gobelet, Damoclès. dans GOBELET
Que de goguettes, Que d'amourettes ! Jamais de dettes, Point de noeuds constants, Cocagne. dans GOGUETTES
Maître Jean à la guinguette à ses amis en goguette Chante son refrain chéri, Ivrogne. dans GOGUETTES
Vous traversiez des ruines gothiques ; Nos défenseurs se pressaient sur vos pas, Déesse de la liberté. dans GOTHIQUE
J'aime à fronder les préjugés gothiques, Et les cordons de toutes les couleurs, Nouv. Diog. dans GOTHIQUE
Deux vieilles disaient tout bas : Belzébuth prend ses ébats ; Voyez en robe, en manteau, Goton servante au château, Goton. dans GOTON
Avec son habit un peu mince, Avec son chapeau goudronné, Comme l'honneur de la province Ce bourguignon [vin de Bourgogne] nous est donné, Agent prov. dans GOUDRONNÉ, ÉE
Grâce à ce vin de saveur goudronnée, Je crois voguer vers ces anciens autels Où...., Vin de Chypre. dans GOUDRONNÉ, ÉE
L'enfer mugit d'un effroyable rire, Quand, dégoûté de l'orgueil des méchants, L'ange, qui pleure en accordant sa lyre, Fait éclater ses remords et ses chants ; Dieu d'un regard l'arrache au gouffre immonde, Ange exilé. dans GOUFFRE
Aux déités folles des vieux empires, Nous opposons des diables peu tentants, Des loups-garous, des goules, des vampires, Vin de Chypre. dans GOULE
Gourmands, cessez de nous donner La carte de votre dîner ; Tant de gens qui sont au régime Ont droit de vous en faire un crime, Gourmands. dans GOURMAND, ANDE
À quatorze ans dans les déserts Je vous portais la goutte, Vivand. dans GOUTTE
Soldat bientôt, courant au feu, Je perdis une jambe en route. - Oui, dit l'ange ; mais avant peu Cette jambe aurait eu la goutte, Ange gard. dans GOUTTE
L'Europe qui marche à béquilles, Riche goutteuse, ne croit pas à la vertu sous des guenilles, Hâtons-nous. dans GOUTTEUX, EUSE
Nos gouvernants, pris de vertige, Des biens du ciel triplant le taux, Font mourir le fruit sur la tige, Du travail brisent les marteaux, Contrebandiers. dans GOUVERNANT, ANTE
Lise qui règne par la grâce Du dieu qui nous rend tous égaux, Polit. dans GRÂCE
Va, dit la fée, à tort tu t'en alarmes ; De grands talents ont de moins beaux succès ; Ses chants légers seront chers aux Français, Et du proscrit adouciront les larmes, le Tailleur et la Fée. dans GRAND, ANDE
Mon enfant, quel éclair sinistre ! C'était l'astre d'un favori Qui se croyait un grand ministre Quand de nos maux il avait ri, Étoiles qui filent. dans GRAND, ANDE
Je croyais qu'on allait faire Du grand et du neuf, Restaur. de la chanson. dans GRAND, ANDE
Puis en grand m'étant fait voleur, J'eus d'un baron moeurs et langage, Reliques. dans GRAND, ANDE
Toujours en grand nous calculons, vieux habits ! vieux galons !, V, habits dans GRAND, ANDE
C'est celle [l'étoile] d'un puissant monarque !.... Va, mon fils, garde ta candeur ; Et que ton étoile ne marque Par l'éclat ni par la grandeur, Étoiles qui filent. dans GRANDEUR
J'ouvre, bon Dieu ! c'était lui [Napoléon 1er] Suivi d'une faible escorte ; Il s'asseoit où me voilà, S'écriant : oh ! quelle guerre ! Il s'est assis là, grand'mère, Il s'est assis là !, Souv. du peuple dans GRAND'MÈRE
Dans ce Paris plein d'or et de misère, En l'an du Christ mil sept cent quatre-vingt, Chez un tailleur, mon pauvre et vieux grand-père, Moi nouveau-né, sachez ce qui m'advint, le Tailleur et la Fée. dans GRAND-PÈRE
Comme ils sont dodus et gras Ces bons citoyens du Maine [chapons] !, Chapons. dans GRAS, ASSE
Non, car ces gens si gras du bec Votent l'eau claire et le pain sec, Enrh. dans GRAS, ASSE
À Madrid si j'ai vendu cher, Et cher à Moscou même, J'ai donné gratis à Pantin, Vivandière. dans GRATIS
être un faiseur habile De contes graveleux, Roger B. dans GRAVELEUX, EUSE
En Champagne, en Bourgogne, Les coteaux sont grêlés, On s'en fiche. dans GRÊLÉ, ÉE
Cet asile Où tant de fois le vaudeville A renouvelé ses grelots, Acad. dans GRELOT
et Cav Des erreurs de l'humaine espèce Dieu veut que chacun ait son lot ; Même au manteau de la sagesse La folie attache un grelot, Couplet. dans GRELOT
Il [Béranger] grelottait dans sa coquille, Quand d'un luth je lui fis l'octroi, Épitaphe. dans GRELOTTER
Bravant le monde, et les sots et les sages, Sans avenir, riche de mon printemps, Leste et joyeux je montais six étages ; Dans un grenier qu'on est bien à vingt ans !, Grenier. dans GRENIER
Mais, dites-vous, il avait donc des rentes ? Eh ! non, messieurs, il logeait au grenier, Ém. de Braux. dans GRENIER
Ah ! je voudrais qu'on entendît Tinter sur la vitre sonore Le grésil léger qui bondit, Maud. print. dans GRÉSIL
Ainsi chante à travers les grilles Un captif...., Prisonn. dans GRILLE
Oui, dit l'ange, mais je plaidai : Tu ne fus qu'un an sous les grilles, Ange gard. dans GRILLE
Au peuple en butte à nos larcins, Tout grimoire En peut faire accroire, Bohémiens. dans GRIMOIRE
C'est peu d'être gris, Amis, soyons ivres, Scandale. dans GRIS, ISE
Il est un petit homme Tout habillé de gris Dans Paris, Petit h. gris. dans GRIS, ISE
La table est mise, La chère exquise, Que l'on se grise ; Trinquons, mes amis !, Cocagne dans GRISER
Jeune fille qui a un état, couturière, brodeuse, etc. et qui se laisse facilement courtiser par les jeunes gens. Mais vive la grisette ! Je veux, Lisette, Boire à nos amours, Lisette dans GRISETTE
J'enflamme un campagnard grison, Je suis cruelle et celui-là m'épouse, Cartes. dans GRISON, ONNE
Le sang remonte à son front qui grisonne ; Le vieux coursier a senti l'aiguillon, Vieux sergent. dans GRISONNER
Un essaim de grivois Buvant à leurs mignonnes, Grande orgie dans GRIVOIS
Des buveurs grivois Les femmes lui cherchaient querelle, Mad. Grég. dans GRIVOIS
Adieu, chansons ! mon front chauve est ridé ; L'oiseau se tait ; l'aquilon a grondé, Adieu chansons dans GRONDER
Jean est grondeur, mais je m'en ris, le Troisième mari. dans GRONDEUR, EUSE
Passez les mots aux rieurs ; Les plus gros sont les meilleurs Pour la gaudriole, la Gaudriole. dans GROS, OSSE
Ah ! la muse de Collé, C'est la gaudriole ô gué ! C'est la gaudriole, Gaudr. dans GUÉ !
L'Europe, qui marche à béquilles, Riche goutteuse, ne croit pas à la vertu sous des guenilles, Hâtons-nous. dans GUENILLE
Pour mes jours gras du vin fraudé Mit le juge après mes guenilles, Ange gard. dans GUENILLE
Il [l'homme] prend nos amours pour modèles ; Mais nos guenons nous sont fidèles, Orangs-out. dans GUENON
Faut-il guerroyer dans le Nord, Priez pour moi ; je suis mort, je suis mort, Mort viv. dans GUERROYER
Un diable cornard effronté, Vilains, ici guette vos belles, Contr. de mar. dans GUETTER
Grâce à moi [muse] qu'il rendit moins folle, D'être gueux il se consolait, Épitaphe. dans GUEUX, EUSE
Sages et fous, gueux et monarques, Apprenez un fait tout nouveau, Parq. dans GUEUX, EUSE
Des gueux chantons la louange ; Que de gueux hommes de bien !, Gueux. dans GUEUX, EUSE
Les échasses de l'étiquette Guindent bien haut des coeurs bien bas, Vertu de Lis. dans GUINDER
Vous avez guindé la sculpture, Pauvres amours. dans GUINDER
Je dois bientôt, il me semble, Mettre pour jamais habit bas ; Attends un peu, nous finirons ensemble, Mon vieil ami, ne nous séparons pas, Mon habit. dans HABIT
Gens vêtus d'or et d'écarlate, Pendant un mois chacun vous flatte ; Puis à vos portes nous allons : Vieux habits, vieux galons, Vieux habits. dans HABIT
Sois-moi fidèle, ô pauvre habit que j'aime ; Ensemble nous devenons vieux ; Depuis dix ans je te brosse moi-même, Et Socrate n'eût pas fait mieux, Mon habit. dans HABIT
Soleil si doux au déclin de l'automne, Arbres jaunis, je viens vous voir encor, N'espérant pas que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor, Adieu. dans HAINE
Mon coeur en belle haine A pris la liberté, Liberté. dans HAINE
Ne soufflez mot, retenez votre haleine ; Tremblez, enfants, vous qui jurez parfois, Préf. dans HALEINE
Sois gai pour tromper l'ennemi, Et chante à perdre haleine...., Faridond. dans HALEINE
Je crois qu'un ordre exprès des cieux Tient en haleine la sagesse, Deo gratias. dans HALEINE
J'y vois de gros gardes, Cuirassés de bardes, Portant hallebardes De sucre candi, Cocag. dans HALLEBARDE
Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle, Et foule aux pieds les peuples et les rois, Ch. du cosaque. dans HENNIR
Vos pieds dans le satin N'osent fouler l'herbette, Ce n'est plus Lisette. dans HERBETTE
Qui nous rendra, dit cet homme héroïque, Aux bords du Rhin, à Jemmape, à Fleurus, Ces paysans, fils de la république, Sur la frontière à sa voix accourus ?, Vieux sergent. dans HÉROÏQUE
Quand d'un coeur amoureux Vous prisiez la conquête, Vous faisiez dix heureux, Et n'étiez pas coquette, Lisette. dans HEUREUX, EUSE
Captif au rivage du Maure, Un guerrier, courbé sous ses fers, Disait : je vous revois encore, Oiseaux ennemis des hivers ; Hirondelles que l'espérance Suit jusqu'en ces brûlants climats, Sans doute vous quittez la France ; De mon pays ne me parlez-vous pas ?, Hirond. dans HIRONDELLE
Il [Jacob] vit ses fils, quelqu'un l'assure, Sur l'échelle aussi se hisser, Échelle. dans HISSER
Notre ami s'est fait à table D'un brigand bien redoutable Le fidèle historien, Hiver. dans HISTORIEN
Qu'il coule gaiement son automne ; Que son hiver soit encor loin, Doct. et mal. dans HIVER
Cinquante hivers ont passé sur ta tête ; J'ai de bien près cheminé sur tes pas, Bonsoir. dans HIVER
Des sceptres étaient mes hochets [au fils de Napoléon 1er], Mon bourlet fut une couronne, les Deux cousins. dans HOCHET
À ses doux songes [de l'espérance] asservie, Vous serez heureuse en effet, Si pour chaque âge de la vie Elle vous réserve un hochet, Annivers. dans HOCHET
Ah ! l'homme en vain se rejette en arrière, Lorsque son pied sent le froid du cercueil, Treize à table. dans HOMME
J'outrageai d'un rire inhumain L'Homme-Dieu respirant à peine, Juif errant. dans HOMME
Comme balayeuse on me loge Depuis quarante ans, Dans le château, près de l'horloge ; Or, mes enfants, sachez Que là pour mes péchés, Du coin, d'où le soir je ne bouge, J'ai vu le petit homme rouge ; Saints du paradis, Priez pour Charles-dix, Petit homme rouge. dans HOMME
Dire : quel honneur vous me faites ! Messieurs, vous êtes trop honnêtes, Acad. et Caveau. dans HONNÊTE
Enfin, malgré l'aï qui mousse, J'en veux venir à mon honneur, Hab. de cour. dans HONNEUR
L'amitié seule y donne place [dans une maison d'ami] ; Moi j'en ai fait mon Hôtel-Dieu, M. de santé. dans HÔTEL
Du bercail ils chassaient les loups, Sans abuser de la houlette, Pet. fée. dans HOULETTE
Mon paradis s'arrange, Dieux ! et l'oiseau se change En piquante houri, Colibri. dans HOURI
Du genre humain saluons la famille, Mais qu'ai-je dit ? pourquoi ce chant d'amour ? Aux feux des camps le glaive encor scintille ; Dans l'ombre à peine on voit poindre le jour, les Quatre âges. dans HUMAIN, AINE
Gaîment avec la grisette D'un président, bon humain, Cette folle, à la buvette, Répétait le verre en main..., Muse en fuite. dans HUMAIN, AINE
L'humanité manque de saints apôtres Qui leur aient dit : enfants, suivez sa loi ; Aimer, aimer, c'est être utile à soi ; Se faire aimer, c'est être utile aux autres, le Suicide. dans HUMANITÉ
Humanité, règne, voici ton âge, Que nie en vain la voix des vieux échos, les Quatre âges. dans HUMANITÉ
On parlera de sa gloire Sous le chaume bien longtemps ; L'humble toit, dans cinquante ans, Ne connaîtra plus d'autre histoire, Souv. du peuple. dans HUMBLE
Morbleu ! qui n'aurait de l'humeur En pensant que madame De monsieur fera le bonheur, Bien qu'elle soit sa femme ?, Célib. dans HUMEUR
Sur un vaisseau rapide Vers la France entraîné, Il s'assied, l'oeil humide Et le front incliné, Exilé. dans HUMIDE
....Il faut au ministère Des gens qui parlent toujours, Et hurlent pour faire taire Ceux qui font de bons discours, Ventru. dans HURLER
La terre, après tant de désastres, Forme avec le ciel un hymen, Et la loi qui régit les astres Donne la paix au genre humain, Fous. dans HYMEN
[Lisette] Qui des chaînes de l'hyménée Veut charger mes bras caressants, Indép. dans HYMÉNÉE
Faute d'idée, il allait faire une ode, Vin de Chypre. dans IDÉE
Vous avez vu tomber la gloire D'un Ilion trop insulté [l'empire de Napoléon 1er] Qui prit l'autel de la victoire Pour l'autel de la liberté, Mon âme. dans ILION
Un noir cachot peut illustrer mes vers, Ad. à la campagne dans ILLUSTRER
T'ai-je imprégné [mon habit] des flots de musc et d'ambre Qu'un fat exhale en se mirant ?, Mon habit. dans IMPRÉGNER
Mais à la cour lis sur tous les visages Traîtres, flatteurs, meurtriers, vils faquins ; D'impurs ruisseaux, gonflés par nos orages, Font déborder cet égout des Tarquins, Octav. dans IMPUR, URE
Chez vos voisins vous portez l'incendie ; L'aquilon souffle, et vos toits sont brûlés, Ste Alliance. dans INCENDIE
Près d'un ruisseau rapide, Vers la France entraîné, Il s'assied l'oeil humide Et le front incliné, Exilé. dans INCLINÉ, ÉE
Et mon riche habit me conseille D'apprendre à m'incliner bien bas, Habit de cour. dans INCLINER
Je me tais donc par prudence, Et n'offre que quelques fleurs ; Grand Dieu ! quelle inconséquence ! Mon bouquet a trois couleurs [ce qui était séditieux sous la Restauration], Halte-là. dans INCONSÉQUENCE
De l'homme inculte il [l'esprit de poésie] adoucit la vie, Et sous le dais montre au doigt les tyrans, Ange exilé. dans INCULTE
Mais Voltaire et sa coterie Sont à l'index en Barbarie, Ste-Alliance. dans INDEX
Je n'eus jamais d'indifférence Pour la gloire du nom français, Ma dern. chanson. dans INDIFFÉRENCE
Dans mon réduit où l'on voit l'indigence Sans m'éveiller assise à mon chevet, Dieu des bonnes gens. dans INDIGENCE
Les caresses ont cessé Devant la lampe indiscrète, Hiver. dans INDISCRET, ÈTE
Mon père.... Était chevalier d'industrie, Sans en être moins glorieux, Enf. de bonne maison. dans INDUSTRIE
Des astres faux conjurez l'influence ; Effroi d'un jour, ils pâliront demain, Ste Alliance. dans INFLUENCE
Lise n'est point inhumaine, Mon flacon n'est point cassé, J. des Morts. dans INHUMAIN, AINE
Le froid devient plus ardent ; Moi j'en puis braver l'injure, Hiver. dans INJURE
Ce noble mortel Marche en brandissant Un sabre innocent, Carabas. dans INNOCENT, ENTE
Quoi ! mes couplets, encore une sottise ! Osez-vous bien paraître in-octavo ?, IN-8°. dans IN-OCTAVO
Achille était poétique ; Mais, morbleu ! nous l'effaçons : S'il inspire une oeuvre épique, Nous inspirons des chansons, Mirmidons. dans INSPIRER
L'in-trente-deux [édition des chansons de Béranger] trompait l'oeil du myope, Mais vos défauts vont être tous sentis [dans l'édition in-octavo], In-octavo. dans IN-TRENTE-DEUX
Et cet univers n'est lui-même Qu'une grande inutilité, Voyageur. dans INUTILITÉ
Pour les autres sessions, J'ai cent invitations, Ventru. dans INVITATION
Aussi voyons-nous d'abord Ixion faisant un somme Près de Tantale ivre mort, Enfers. dans IVRE
Mais par elle il [l'amour] est souvent Traité par-dessous la jambe, Margot. dans JAMBE
Vous ne trouvez le laurier bon Que pour la sauce et le jambon, Gourm. dans JAMBON
Quand vos soeurs se partageront Ces fleurs qu'on dit d'heureux augure, Les garçons vous déroberont Une plus secrète parure ; La jarretière, pensez-y !, Chapeau de la mariée. dans JARRETIÈRE
Chut mes amis, il [un vin] fait jaser à table ; C'est un agent provocateur, Agent prov. dans JASER
Soleil si doux au déclin de l'automne, Arbres jaunis, je viens vous voir encore, Adieux. dans JAUNI, IE
Ris et chante, chante et ris ; Prends tes gants et cours le monde ; Mais, la bourse vide ou ronde, Reviens dans ton Paris ; Ah ! reviens, ah ! reviens, Jean de Paris, Jean de Paris. dans JEAN
Jeté sur cette boule, Pauvre, laid et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand, Vocat. dans JETÉ, ÉE
Un conquérant, dans sa fortune altière, Se fit un jeu des sceptres et des lois, Dieu d. b. gens. dans JEU
J'y jouerais bien en cachette [à la roulette], Mais il faudrait mettre au jeu, Homme rangé. dans JEU
Qu'un peuple est grand qui, pauvre, gai, modeste, Seul maître, après tant de sang et d'efforts, Chasse en riant des princes qu'il déteste, Et de l'État garde à jeun les trésors !, Tomb. de juillet. dans JEUN (À)
Depuis que chez ma cousine Qui jeûnait en carnaval...., Voisin. dans JEÛNER
Un chambellan.... Enrichit mon amour De ce jonc qui scintille, Bonne fille. dans JONC
En joue il [Jupin] vous met sans qui-vive ! Mais je l'aborde chapeau bas, Bluet. dans JOUE
Le bon vin Pour toi ne vieillit pas en vain, Beau joueur d'orgue au service divin, Troubad. dans JOUEUR, EUSE
Il est un petit homme.... Joufflu comme une pomme, Pet. h. gris. dans JOUFFLU, UE
On fêtera toujours en France, En ville, au théâtre, à la cour, Le saint du jour, Vieux habits. dans JOUR
Du chapeau de son père Coiffé dans les grands jours, Roger B. dans JOUR
À vous, enfants, ce fruit des trois journées, les Tombeaux de Juillet. dans JOURNÉE
À la prude qui se gêne Pour lorgner un jouvenceau, Enfers. dans JOUVENCEAU, ELLE
Monsieur Judas est un drôle Qui soutient avec chaleur Qu'il n'a joué qu'un seul rôle Et n'a pris qu'une couleur, M. Judas. dans JUDAS
Chrétien, au voyageur souffrant Tends un verre d'eau sur ta porte ; Je suis, je suis le Juif errant, Qu'un tourbillon toujours emporte, Juif errant. dans JUIF, IVE
Mon camarade, Tiens, bois rasade ; C'est un julep pour ton cerveau malade, Troubad. dans JULEP
Sachez qu'hier, la panse ronde Et l'oeil obscurci par Bacchus, Jupin a cru dans notre monde Voir une couronne de plus, Couronne de bleuets. dans JUPIN
Heureux d'avoir su vous défendre, J'accours des célestes donjons ; Quant à Jupin, je viens d'apprendre Qu'il a foudroyé deux pigeons, ib. dans JUPIN
Monsieur jure après nous ; Mais à tout qu'il se fasse ; Du livre des époux Il n'est qu'à la préface, Soir des noces. dans JURER
Privés de son jus tout-puissant [le jus de la treille], Nous avons vaincu pour en boire, Brennus. dans JUS
D'un laidron je deviens l'époux, Priant qu'il ne soit que volage, Ange gard. dans LAIDERON
Aux maîtres de cérémonies Plaise ordonner que, dès demain, Entrent sans laisse aux Tuileries Les chiens du faubourg St-Germain, Requête. dans LAISSE
Redoutez-le [l'amour] pour mille causes, Bien qu'il vous soit frère de lait, Anniv. dans LAIT
Lui qui des muses de l'école N'avait jamais sucé le lait, Épit. dans LAIT
Quand la censure à son rocher funeste De ton génie a promis les lambeaux, Censeur. dans LAMBEAU
Ce drapeau [tricolore] payait à la France Tout le sang qu'il nous a coûté : Sur le sein de la Liberté Nos fils jouaient avec sa lance, le Vieux drapeau. dans LANCE
Son aigle [du drapeau tricolore] est resté dans la poudre, Fatigué de lointains exploits ; Rendons-lui le coq des Gaulois ; Il sut aussi lancer la foudre, Vieux drap. dans LANCER
Cette déité [la liberté] Qui laisse en de vieux langes Le monde emmaillotté, Liberté dans LANGE
En refaisant des noeuds à ses lanières, Il [Grippe-Minaud] me poursuit encor d'un oeil sournois, Gohier. dans LANIÈRE
Lanterne en main, dans l'Athènes moderne, Chercher un homme est un dessein fort beau, Nouv. Diog. dans LANTERNE
De l'oeil des rois on a compté les larmes, Les yeux du peuple en ont trop pour cela, Ém. Debraux. dans LARME
Il [Napoléon] fatigua la victoire à le suivre ; Elle était lasse, il ne l'attendit pas, Cinq mai. dans LAS, LASSE
Au ventre toujours fidèle, J'ai pris, suivant ma leçon, Place à dix pas de Villèle [le ministre], à quinze de d'Argenson [le député de l'opposition], Ventru. dans LEÇON
Un ministre qui s'irrite Quand on lui fait la leçon, Censure. dans LEÇON
Combien d'agents illégitimes Servent la légitimité ?, Math. Bruneau. dans LÉGITIMITÉ
De l'Anglais aucun [de mes aïeux] dans nos villes N'introduisit le léopard, Vilain. dans LÉOPARD
Leste et joyeux je montais six étages ; Dans un grenier qu'on est bien à vingt ans !, le Grenier. dans LESTE
Mon cortége, au lieu de prier, Chante là mes vers les plus lestes, Mon enterrement. dans LESTE
D'une liqueur nouvelle Lestons-nous sur ce bord, Nacelle. dans LESTER
De ne rien prendre à la lettre Nos juges ont fait serment, Halte-là. dans LETTRE
Lui-même à table et sans suppôt Sur chaque muid levait un pot D'impôt, Yvetot. dans LEVER
Qu'un ramoneur y vende [à Paris] Mon buste pour six liards, Jean de Paris. dans LIARD
Cet observateur moral Parfois se dit journaliste Et tranche du libéral, Judas. dans LIBÉRAL, ALE
De quel éclat brillaient dans la bataille Ces habits bleus par la victoire usés ! La Liberté mêlait à la mitraille Des fers rompus et des sceptres brisés, Vieux serg. dans LIBERTÉ
Est-ce bien vous, vous que je vis si belle, Quand tout un peuple, entourant votre char, Vous saluait du nom de l'immortelle Dont votre main brandissait l'étendard ? ....Oui, vous étiez déesse, Déesse de la Liberté, la Déesse. dans LIBERTÉ
Nos fils bien gras, bien dispos, Naîtront parmi les pots, Le front taché de lie, Grande orgie. dans LIE
Unis parfois le lierre Aux roses de la volupté, Troubadours. dans LIERRE
Au détour d'une eau qui chemine, à flots purs sous de frais lilas, Vous avez vu notre chaumine, Hir. dans LILAS
N'ayant pu mordre sur la lime, Le hideux serpent l'avala, Épitaphe. dans LIME
Les jeunes gens me disent : tout chemine ; à petit bruit chacun lime ses fers ; La presse éclaire, et le gaz illumine, la Comète. dans LIMER
Ce n'est point pays limitrophe [St-Domingue], Mais le mal fait tant de progrès ; Princes, vengez ce bon Christophe, Roi digne de tant de regrets, Mort de Christophe. dans LIMITROPHE
Artiste, poëte, savant, à la gloire en vain on s'attache ; C'est un linceul que trop souvent La postérité nous arrache, Couplet. dans LINCEUL
Berger, sur cet azur tranquille De lire on te croit le secret, Étoiles qui filent. dans LIRE
Ces juges, ces pairs avilis Qui te prédisent des merveilles [au duc de Bordeaux], De mon temps juraient que les lis Seraient le butin des abeilles [armoiries des Napoléons], les Deux cousins. dans LIS
Lorsqu'aux yeux du peuple que j'aime Je ceignis les lis éclatants, Mar. Stuart. dans LIS
Des Anacréons j'ai la liste ; Ils encombrent ville et faubourgs, Pauvres am. dans LISTE
Ils vont grossir la liste Des gens...., Ordre du jour. dans LISTE
Dans mon réduit où l'on voit l'indigence Sans m'éveiller assise à mon chevet, Grâce aux amours bercé par l'espérance, D'un lit plus doux je rêve le duvet, Dieu des bonnes gens. dans LIT
Un père altier que seul l'intérêt touche, Vous a jetée au lit d'un vieil époux, Canthar. dans LIT
Les valets, troupe chamarrée, Troquant aujourd'hui leur livrée, Que d'habits bleus nous étalons !, Vieux habits, vieux galons ! dans LIVRÉE
La liberté !... C'est une bégueule enivrée Qui, dans la rue ou le salon, Pour le moindre bout de galon, Va criant : à bas la livrée !, Refus. dans LIVRÉE
Mon vieux portier dort dans sa loge, Cordon. dans LOGE
Un maître fou.... Des loges de Charenton S'est enfui l'autre semaine, Juge de Ch. dans LOGE
En moins d'un mois, pour loger ma sagesse, J'ai mis à sec un tonneau de vin vieux, le Nouveau Diogène. dans LOGER
Si l'on disait : la gaîté vous [les chansons de Béranger] délaisse, Vous répondrez, et pour moi j'en rougis : De notre père accusant la faiblesse, Les plus joyeux sont restés au logis, Préface dans LOGIS
Au mois de mai j'ai vu Rosette, Et mon coeur a subi ses lois, Print. et Aut. dans LOI
Oui, ma mie, il faut vous croire, Faisons-nous d'obscurs loisirs, Plus de pol. dans LOISIR
Des erreurs de l'espèce humaine Dieu veut que chacun ait son lot, Couplet. dans LOT
Au hasard, alors ces matrones [les Parques] Faisant deux lots de notre temps, Contemp. dans LOT
Mon appétit s'ouvre, Et mon oeil découvre Les portes d'un louvre En tourte arrondi, Cocag. dans LOUVRE
Le mariage est un loyer ; On entre en octobre, on sort en janvier, Juge de Ch. dans LOYER
Dix mille francs, dix mille francs d'amende ! Dieu ! quel loyer pour neuf mois de prison !, 10 000 francs. dans LOYER
Beaucoup de peine et peu de lucre !, Jacques. dans LUCRE
Belle Octavie ! À tes fêtes splendides, Dis-nous, la joie a-t-elle jamais lui ?, Octavie. dans LUIRE
Vous applaudissiez aux lumières D'un siècle aveugle et perverti, Miss. de Montr. dans LUMIÈRE
Bonne maman, consolez-vous, Vous lisez encor sans lunettes, B. maman. dans LUNETTE
Braque tes lunettes, vieux sire [Jupin], Sur le front couronné par nous, Bluets. dans LUNETTE
Auprès de ta femme, sans crainte, Se glisse un chasseur franc luron, D. Chasse. dans LURON, ONNE
En scène, d'abord admirons La grâce de ces deux lurons, Boxeurs. dans LURON, ONNE
D'un lutin c'est tout l'esprit, C'est un coeur de tourterelle, Margot. dans LUTIN
En vain l'amour qui me lutine Pour m'arrêter tente un effort, Mort subite. dans LUTINER
Quittez la lyre, ô ma Muse, Et déchiffrez ce mandat ; Vous voyez qu'on vous accuse De plusieurs crimes d'État, Muse en fuite. dans LYRE
De l'univers observant la machine, Dieu des bonnes gens. dans MACHINE
Du peuple magot s'il se raille, à Paris s'il revient grand train...., Jean de Paris. dans MAGOT
Nos premiers pas sont dégagés Du vieux maillot des préjugés, Bohémiens. dans MAILLOT
S'il me trouve en son chemin, Il me frappe dans la main, Sénateur. dans MAIN
Le pain est cher et la misère est grande, Et pour longtemps je dîne à la maison, 10 000 fr. dans MAISON
Par des cadeaux son altesse m'entraîne Jusqu'à sa petite maison, Cartes. dans MAISON
D'après mon blason, Je crois ma maison Plus noble, ma foi, Que celle du roi, Carabas. dans MAISON
Aux filles de bonnes maisons Comme il avait su plaire.., Yvetot. dans MAISON
On disait : il [Napoléon de Sainte-Hélène] va paraître ; Par mer il est accouru, L'étranger va voir son maître, les Souvenirs du peuple dans MAÎTRE
Vous n'exaltez, maîtres gloutons, Que la gloire des marmitons, Gourmand. dans MAÎTRE
Vous vieillirez, Ô ma belle maîtresse, Vous vieillirez, et je ne serai plus, Bonne vieille. dans MAÎTRESSE
Je possède jeune maîtresse Qui va courir bien des dangers, Ma dern. chanson. dans MAÎTRESSE
J'avais vingt ans, une folle maîtresse, Grenier. dans MAÎTRESSE
Un mal cuisant déchire ma poitrine, le Malade dans MAL, ALE
Ces bals charmants où les femmes sont reines, J'y meurs, hélas ! j'ai le mal du pays, Nostalgie. dans MAL, ALE
Que de mal nous nous donnons Pour tromper des infidèles !, Chapons. dans MAL, ALE
Sur les coussins où la douleur l'enchaîne, Quel mal, dis-tu, vous fait ce roi des rois ?, Octavie. dans MAL, ALE
Quoiqu'il fût impossible D'avoir l'air plus malin, De prof. dans MALIN, MALIGNE
L'amour a peur des grand'mamans, B. maman. dans MAMAN
Bonne maman, consolez-vous, Prenez un bâton de vieillesse, ib. dans MAMAN
Quittez la lyre, ô ma Muse, Et déchiffrez ce mandat, Muse en fuite. dans MANDAT
De fleurs j'ai garni sa mandille [de Béranger] ; Pauvres pécheurs, priez pour moi !, Épit. dans MANDILLE
Mangeons gaîment l'argent de mon tombeau, Mon tomb. dans MANGER
Maint vieux parent me répète Que je mange ce que j'ai, H. rangé. dans MANGER
Fi des coquettes maniérées !, Jeannette. dans MANIÉRÉ, ÉE
Dans la mansarde, me voilà, Me voilà pauvre balayeuse, Cinq étages. dans MANSARDE
L'hiver.... Étend son manteau de glace Sur nos champs et nos cités, Hiver. dans MANTEAU
Qu'un ministre qui s'irrite Quand on lui fait la leçon, Lise tout bas ma chanson, Qui lui parvient manuscrite, Censure. dans MANUSCRIT, ITE
Chez Vénus j'entre en maraudeur ; C'est tout fruit vert que j'en rapporte, Ange gardien. dans MARAUDEUR
Grâce au ciseau du marbrier, Une couronne de laurier Va d'orgueil enivrer mes restes, Mon enterrement. dans MARBRIER
S'il est un plaisir qu'il n'ait pas, C'est qu'au marché ce plaisir manque, Bonheur. dans MARCHÉ
Conscrits, au pas, Marchez au pas, Vieux cap. dans MARCHER
Ma soeur est-elle mariée ? Avez-vous vu de nos garçons La foule, aux noces conviée, La célébrer dans leurs chansons ?, Hirond. dans MARIÉ, ÉE
Au pampre tu [France] peux marier Olive, épi, rose et laurier, Vendanges. dans MARIER
Trois douzaines de Cupidons Hier mendiaient, et la marmaille Les poursuivait de gais lardons, Pauvre am. dans MARMAILLE
Des lois de table L'ordre équitable De tout coupable Fait un marmiton, Cocag. dans MARMITON
Puis en vrai croque-mitaine, Tu feras peur aux marmots, Myrmid. dans MARMOT
Nous n'avons, accablés de maux, Pour nous, ton père et six marinots, Rien que ta bêche et ma quenouille, Jacques. dans MARMOT
Le ciel nous dote D'une marotte Tour à tour grave et quinteuse et falote, Troubad. dans MAROTTE
Va, mon fils, garde ta candeur ; Et que ton étoile ne marque Par l'éclat ni par la grandeur, Étoiles qui filent. dans MARQUER
Vers son vieux castel Ce noble mortel Marche en brandissant Son sabre innocent ; Chapeau bas ! chapeau bas ! Gloire au marquis de Carabas, Carabas. dans MARQUIS
Quoi ! la gloire fut en personne Leur marraine un jour de combat [des généraux à qui Napoléon donnait un titre] ?, Deux grenad. dans MARRAINE
Le marteau de la tyrannie Sur les autels rive nos fers, Escl. g aul. dans MARTEAU
Notre empereur portait longue férule, Puis est venu le martinet royal, Gohier. dans MARTINET
Lisette, dont l'empire S'étend jusqu'à mon vin, J'éprouve le martyre D'en demander en vain, Infid. de Lisette. dans MARTYRE
D'un masque saint ils couvrent leur vengeance ; Rougiraient-ils devant ma probité ?, Ad. à la campagne. dans MASQUE
Des nations aujourd'hui la première, France, ouvre-leur un plus large destin : Pour éveiller le monde à ta lumière, Dieu t'a dit : brille, étoile du matin !, les Quatre âges histor. dans MATIN
Au hasard alors ces matrones [les Parques] Faisant deux lots de notre temps, Contemp. dans MATRONE
L'étranger envahit la France, Et je maudis tous ses succès, Ma dern. chans. dans MAUDIRE
Le vin s'aigrit dans mon gosier Chez un traiteur maussade, Él. de la rich. dans MAUSSADE
Aigles et cygnes, quoi qu'on fasse, Sont toujours de méchants ragoûts, Miss. de Montrouge. dans MÉCHANT, ANTE
Notre maire, un peu mécréant, à maint sermon répond : néant, Mon curé. dans MÉCRÉANT, ANTE
Nostradamus.... a prédit dans ses vers Qu'en l'an deux mil, date qu'on peut débattre, De la médaille on verrait le revers, Nostradamus. dans MÉDAILLE
Jadis les Parques ont, je gage, Mêlé votre fil et le mien, Contemporaine. dans MÊLER
Je me souviens, car j'ai bonne mémoire, Du premier jour où je te mis, Mon habit. dans MÉMOIRE
Les siècles pour tant de hauts faits N'auront point assez de mémoire, Ch. d'asile. dans MÉMOIRE
Puissent ainsi dans la mémoire Nos deux noms se graver un jour !, Beaucoup d'amour. dans MÉMOIRE
Mais il [le roi] soldera les mémoires Du pain, du foin et des victoires, Ste-Alliance. dans MÉMOIRE
Commissaire ! commissaire ! Colin bat sa ménagère, Bon ménage. dans MÉNAGER, ÈRE
Je ne suis qu'un vieux bonhomme, Ménétrier du hameau, Vilain. dans MÉNÉTRIER
Je les entends rire en buvant Chez la mère Simonne, Mon Curé. dans MÈRE
Pour elle, ce n'est pas merveille De troubler l'ordre de mes jours, Print. et aut. dans MERVEILLE
Il [le pigeon messager] est tombé, las d'un trop long voyage ; Rendons-lui vite et force et liberté ; D'un trafiquant remplit-il le message ? Va-t-il d'amour parler à la beauté ?, Pigeon messag. dans MESSAGE
Nous qui mesurons la terre à la longueur de nos bras, Myrmid. dans MESURER
Hélas ! rapide météore, Trop vite elle [la sylphide] a fui loin de nous, Sylphide. dans MÉTÉORE
Mais vos défauts [des chansons de Béranger] vont être bien sentis ; C'est le ciron vu dans un microscope, L'in-8°. dans MICROSCOPE
Ma mie, Ô vous que j'adore, Mais qui vous plaignez toujours...., Plus de politique. dans MIE
M'est-il tombé des miettes de fortune, Tout bas je dis : ce pain ne m'est pas dû, à mes amis ministres. dans MIETTE
En attrapant mieux que des puces, On a vu carlins et bassets Caresser Allemands et Russes, Requête. dans MIEUX
À table trouvant tout au mieux, Je crois qu'un ordre des cieux Tient en haleine la sagesse, Deo gratias. dans MIEUX
Un essaim de grivois Buvant à leurs mignonnes, Grande orgie. dans MIGNON, ONNE
Rien qu'à voir mousser le champagne, Déjà la migraine le gagne, Deo gratias. dans MIGRAINE
Je préfère à ces mijaurées Ma Jeannette, ma Jeanneton, Jeanneton. dans MIJAURÉE
Avec son habit un peu mince, Avec son chapeau goudronné, Comme l'honneur de la province Ce Bourguignon [vin de Bourgogne] nous est donné, Agent provocat. dans MINCE
Plus d'un brun à large poitrine Avait là crédit sur sa mine, Mme Grég. dans MINE
Tu réveilles ta maîtresse, Minette, par tes longs cris, Chatte. dans MINET, MINETTE
De tout Cythère Sois le courtier ; On payera bien ton ministère, Ami Robin. dans MINISTÈRE
Encore une étoile qui file ?... Mon enfant, quel éclair sinistre ! C'était l'astre d'un favori Qui se croyait un grand ministre Quand de nos maux il avait ri, Étoiles. dans MINISTRE
Jadis ton maître a fait maintes folies Pour des minois moins friands que le tien, Célib. dans MINOIS
Tel qu'aux déserts parfois brille un mirage, Aux coeurs vieillis j'offre un doux souvenir, Tailleur. dans MIRAGE
Dans nos refrains que le passé renaisse ; L'illusion nous rendra son miroir, Bonsoir. dans MIROIR
La liberté mêlait à la mitraille Des fers rompus et des sceptres brisés, Vieux sergent. dans MITRAILLE
Puiser dans la Bible est de mode ; Prenons-y le sujet d'une ode, Nabuchod. dans MODE
Ma vengeance est bien modeste, Ivrogne. dans MODESTE
Ces jours sont loin, poursuit-elle [la fée], où ton âme comme un clavier modulait tous les airs, Adieu, chansons. dans MODULER
Rappelez-leur que l'aquilon terrible De nos lauriers a détruit vingt moissons, Bonne vieille. dans MOISSON
L'indigence glane chez d'autres, Mais elle moissonnait chez lui [un riche], Étoiles qui filent. dans MOISSONNER
Et si la mort toujours moissonne, [Amour] Ne te lasse pas de semer, Prière d'un épicurien. dans MOISSONNER
Pour ton bonheur qu'ils [l'hymen et l'amour] règnent de moitié, Coin de l'am. dans MOITIÉ
Momus a pris pour adjoints Des rimeurs d'école ; Des chansons en quatre points Le froid nous désole, la Gaudriole. dans MOMUS
D'un bout du monde à l'autre bout L'habit fait tout, Vieux habits, vieux galons. dans MONDE
Paix au travail ! paix au sol qu'il féconde ! Que par l'amour les hommes soient unis ! Plus près des cieux qu'ils replacent le monde !, les Quatre âges historiques. dans MONDE
Qui découvrit un nouveau monde ? Un fou, qu'on raillait en tout lieu, les Fous. dans MONDE
Un ministre veut m'enrichir, Sans qu'au Moniteur on m'affiche, Refus. dans MONITEUR
Je suis un sou de bon aloi ; Mais en secret argentez-moi, Et me voilà fausse monnaie, Refus. dans MONNAIE
De le frapper je suis las ; Mais dans ses dents monsieur gronde...., Maître d'école. dans MONSIEUR
Pour tromper leur douleur mortelle, Soudain un théâtre est monté, Nègres. dans MONTER
Amis, hier, j'étais faible et morose, L'aimable fée apparaît à mes yeux, Tailleur. dans MOROSE
Un morveux d'officier m'outrage ; Je lui fends !... il vient d'en guérir, Vieux caporal dans MORVEUX, EUSE
Ne soufflez mot, retenez votre haleine ; Tremblez, enfants, vous qui jurez parfois, Préf. dans MOT
Mais nous qui de maints brocards Poursuivons jusqu'aux mouchards, Judas. dans MOUCHARD
En feignant de la moucher, Qu'on éteigne la lumière, Censure. dans MOUCHER
Tu t'arrêtes, et ma souffrance Semble mouiller tes yeux de pleurs, Prisonnier. dans MOUILLER
Le désir cherche un lit de mousse, Le monde est loin, l'herbe est si douce, Champs. dans MOUSSE
Vin.... Tu disparais, et sous nos yeux Mousse un nectar digne des dieux, les Car. dans MOUSSER
Retroussant ma moustache blonde, Sous un uniforme brillant, Hâtons-nous. dans MOUSTACHE
Robert, enfant de mon village, Retourne garder tes moutons, Vieux caporal dans MOUTON
L'enfer mugit d'un effroyable rire, Ange exilé. dans MUGIR
T'ai-je imprégné [mon habit] des flots de musc et d'ambre Qu'un fat exhale en se mirant ?, Mon habit. dans MUSC
J'ai pris pour passagère La muse des chansons, Nacelle. dans MUSE
Jouy déjà gronde ma muse, Dont il soutint les premiers pas, Cord. dans MUSE
Quittez la lyre, ô ma muse, Et déchiffrez ce mandat ; Vous voyez qu'on vous accuse De plusieurs crimes d'État, Muse. dans MUSE
Unissez vos joyeux sons, Musettes Et chansons, Louis X dans MUSETTE
J'ai le pied leste et l'oeil mutin, Soldats, voilà Catin, Vivand. dans MUTIN, INE
L'in-32 trompait l'oeil du myope, Mais vos défauts vont être tous sentis, IN-8°. dans MYOPE
Myrmidons, Enfin nous commandons ; Jupiter livre le monde Aux myrmidons, Myrmidons. dans MYRMIDON
Électeurs, j'ai, sans nul mystère, Fait de bons dîners l'an passé, Ventru. dans MYSTÈRE
C'est un ballon : voici la banderole, Et la nacelle et le navigateur, Feu du prisonn. dans NACELLE
Sur une onde tranquille, Voguant soir et matin, Ma nacelle est docile Au souffle du destin, Nacelle. dans NACELLE
Qui vient encor saluer la nacelle ? C'est le malheur bénissant la vertu, Comm. du voyage. dans NACELLE
Vieux bâtiment usé par tous les flots, Il [le monde] s'engloutit ; sauvons-nous à la nage, Suicide. dans NAGE
D'anciens châteaux s'offraient-ils à mes yeux, Point n'invoquais, à la porte fermée, Pour m'introduire, un nain mystérieux, Fille du peuple. dans NAIN, AINE
On peut bien manger sans nappe ; Sur la paille on peut dormir, Gueux dans NAPPE
L'amour, l'amitié, le vin Vont égayer ce festin ; Nargue de toute étiquette, B. vin et fillette. dans NARGUE
Narguer les mécontents, Eh gai ! c'est la devise Du gros Roger Bontemps, Roger, B. dans NARGUER
L'un veut guider le corbillard, Et l'autre d'un ton nasillard Me psalmodie une prière, Mon enterrement. dans NASILLARD, ARDE
C'est l'air natal qui séchera tes larmes, Nostalgie. dans NATAL, ALE
Les nations, reines par nos conquêtes, Ceignaient de fleurs le front de nos soldats, Vieux sergent. dans NATION
Combien la nature est féconde En plaisirs ainsi qu'en douleurs !, la Nature dans NATURE
Dans nos discords j'ai fait plus d'un naufrage, Sans jamais fuir la France et son doux ciel, le Bon vieillard. dans NAUFRAGE
Qu'elle [la patrie] se relève à jamais Du grand naufrage de la Loire, Ch. d'asile. dans NAUFRAGE
Ici, que vois-je ? est-ce un aigle qui vole, Et du soleil mesure la hauteur ? C'est un ballon ; voici la banderole, Et la nacelle et le navigateur, Feu du pris. dans NAVIGATEUR
Qu'il va lentement le navire à qui j'ai confié mon sort !, le Retour. dans NAVIRE
Chez un tailleur, mon pauvre et vieux grand-père, Moi nouveau-né, sachez ce qui m'advint, Le tailleur et la fée. dans NÉ, NÉE
Notre maire, un peu mécréant, à maint sermon répond : néant, Mon curé dans NÉANT
Quand des corbeilles de l'automne S'épanche à flots un doux nectar, Champs. dans NECTAR
Dès qu'on signale une nef vagabonde, Serait-ce lui [Napoléon] ? disent les potentats ?, Cinq mai. dans NEF
Les ans font-ils neiger sur nous, à nos yeux tout se décolore, Bonne maman. dans NEIGER
Si ma conscience est nette, Ma bourse l'est encor plus, Homme rangé. dans NET, ETTE,
Oui, chanson, muse, ma fille, J'ai déclaré net Qu'avec Charle et sa famille, On te détrônait, Restaur. dans NET, ETTE,
Un page Dénichant enfin à son tour Fille de vingt ans neuve et sage, M. de Charlemagne dans NEUF, EUVE
Je croyais qu'on allait faire Du grand et du neuf, Restauration de la chanson. dans NEUF, EUVE
Laissez-moi donc sous ma bannière, Vous, messieurs, qui, le nez au vent, Nobles par votre boutonnière, Encensez tout soleil levant, le Vilain. dans NEZ
Déjà l'oiseau butine pour son nid, le Malade. dans NID
Pour qu'un jour, mignonne, j'aille Où les anges font leurs nids, Mon curé. dans NID
Partout la Providence Veut, en nous protégeant [nous contrebandiers], Niveler l'abondance, Éparpiller l'argent, Contreb. dans NIVELER
Charle avait dit : que juillet qui s'écoule Venge mon trône en butte aux niveleurs, Tomb. de juillet. dans NIVELEUR
D'après mon blason Je crois ma maison Plus noble, ma foi, Que celle du roi, Carabas. dans NOBLE
Ma soeur est-elle mariée ? Avez-vous vu de nos garçons La foule aux noces conviée La célébrer dans leurs chansons ?, Hirondelles. dans NOCE
Le lendemain l'époux cent fois Raconte à la noce égayée...., Ch. de la mariée. dans NOCE
En refaisant des noeuds à ses lanières, Il [Grippeminaud] me poursuit encor d'un oeil sournois, Gohier. dans NOEUD
Que de goguettes ! Que d'amourettes ! Jamais de dettes : Point de noeuds constants, Cocag. dans NOEUD
Sur son navire un capitaine Transportait des noirs au marché, Nègres. dans NOIR, OIRE
Consolons par ce mot-là [tout est perdu, fors l'honneur] Ceux que le nombre accabla, Bon français. dans NOMBRE
Aux bons coeurs, ajoute la nonne, Quand mes prières s'adressaient, Du riche je portais l'aumône Aux pauvres qui me bénissaient, Deux soeurs de char. dans NONNE
....Enfin la tyrannie Fait signe au Nord de déborder sur nous, Malade. dans NORD
Plus d'un personnage notable Là souvent devient délateur, Agent prov. dans NOTABLE
Quand sur son règne [de l'usurpateur] on prend des notes, Requête. dans NOTE
D'un gai refrain, à ce lutrin, Pour qu'on suive la note, De main en main, Jusqu'à demain, Passons-nous la marotte, Marotte. dans NOTE
Le monde sait de mes nouvelles, Mais on y rit de tout cela, Éduc. dans NOUVELLE
Buvez un peu ; c'est dans le vin qu'on noie L'ennui, l'humeur et les chagrins, Mes cheveux. dans NOYER
Grand Dieu ! que ses formes sont belles [de l'Apollon du Belvédère] ! Surtout les beaux nus que voilà !, Éduc. dans NU, NUE
Du romantisme jeune appui, Descends de tes nuages, Troubadours. dans NUAGE
La nuit a ralenti les heures ; Le sommeil s'étend sur Paris, Rossignols. dans NUIT
Cet observateur moral Parfois se dit journaliste, Et tranche du libéral, Judas. dans OBSERVATEUR, TRICE
Si du trône par occurrence Un roi tombait ; que subito On le ramène en son château, Ste Alliance dans OCCURRENCE
Il grelottait dans sa coquille, Quand d'un luth je lui fis l'octroi, Épitaphe. dans OCTROI
L'aveu que ma bouche octroya Mit les droits de l'homme à quia, Prétint. dans OCTROYER
Partout ses yeux, pour m'alarmer, Provoquaient l'oeillade indiscrète, Rosette. dans OEILLADE
J'ouvre ma bourse à la science occulte, Mon coeur crédule au grand oeuvre a recours, Alchim. dans OEUVRE
Petits poucets de la littérature, S'il vient un ogre, évitez bien sa dent, Préf. dans OGRE
L'ogre a dîné ; peuples, payez la carte ; Faites un roi, morbleu ! faites un roi, Belges. dans OGRE
Il découvre aussi l'oiseau rare [la jeune fille] Qu'attendait le roi très chrétien, M. de Charlemagne dans OISEAU
Pauvre oiselet, j'ai pu trouver un nid, Souven. d'enfance. dans OISELET
L'outre était pleine : il en sort un Olympe ; Le vin de Chypre a créé tous les dieux, Vin de Chypre. dans OLYMPE
Je reposais sous l'ombrage, Quand Néris vint m'éveiller, Double ivr. dans OMBRAGE
C'est à l'ombre de l'indigence Que j'ai trouvé la liberté, Indép. dans OMBRE
Il n'avait de goût onéreux Qu'une soif un peu vive, Roi d'Yvetot. dans ONÉREUX, EUSE
Les protestants n'ont pas trouvé D'onguent pour la brûlure, Mission. dans ONGUENT
J'espère Que le vin opère ; Oui, tout est bien, même en prison ; Le vin m'a rendu la raison, Ma guérison. dans OPÉRER
Que dans l'or mangent les grands ; Il ne faut à deux amants Qu'un seul verre, qu'une assiette, B. vin. dans OR
Malgré la voix de la sagesse, Je voudrais amasser de l'or, Beauc. d'amis. dans OR
Je le dis sans blesser personne, Notre âge n'est pas l'âge d'or, Âge futur. dans OR
La raison, par ses conquêtes, Nous bannit des vieux donjons, Le monde a changé d'oracles, Nos prodiges ont cessé, L'homme fait les miracles ; Notre règne est passé, Lutins dans ORACLE
Bon vieillard, plaignez ma jeunesse, En butte aux orages des cours, Voyag. dans ORAGE
Acceptez ces fleurs d'oranger ; Qu'à votre voile on les attache, Chap. de la mariée. dans ORANGER
[Mon violon] C'était l'orchestre du village ; Plus de fêtes, plus d'heureux jours, Violon brisé. dans ORCHESTRE
Pas d'entraves à la pensée Par ordonnance de Bacchus, Ma républ. dans ORDONNANCE
J'ai sur toutes les requêtes Demandé l'ordre du jour, Ventru. dans ORDRE
Déjà me tirant par l'oreille, L'ambition hâte mes pas, Hab. de cour. dans OREILLE
Rose, partons ; voici l'aurore ; Quitte ces oreillers si doux, Champs. dans OREILLER
En philosophe, hier sur l'oreiller, J'ai mis mon âme en train de babiller, Métempsyc. dans OREILLER
Pour qui s'épuise à travailler, La mort est un doux oreiller, Jacques. dans OREILLER
Folle et tendre orgie ! La face rougie, La panse élargie, Là chacun est roi, Cocagne. dans ORGIES
Debraux, dix ans, régna sur la goguette, Mit l'orgue en train et les choeurs des faubourgs, Ém. Debraux. dans ORGUE
Chamarré de vieux oripeaux, Ce roi, grand avaleur d'impôts, Marche entouré de ses fidèles, Ch. le Simple. dans ORIPEAU
Rien ne prédit la gloire d'un Orphée à mon berceau qui n'était pas de fleurs, le Tailleur et la fée. dans ORPHÉE
Ma bonne fée, au seuil du pauvre barde, Oui, vous sonnez la retraite à propos ; Pour compagnon, bientôt dans ma mansarde, J'aurai l'oubli, père et fils du repos, Adieu, chansons. dans OUBLI
Ton sexe faible est oublieux des crimes, Octavie. dans OUBLIEUX, EUSE
La nuit revient son ombre [du ménétrier] : Oyez ces sons lointains, Ménétr. de Meud. dans OUÏR
Ton sexe faible est oublieux des crimes ; Mais, dans ces murs ouverts à tant de peurs, N'entends-tu pas des ombres de victimes Mêler leurs cris à tes soupirs trompeurs ?, Octavie. dans OUVERT, ERTE
Dieu bénira-t-il la vendange Qu'on ouvrira sans violon ?, Violon brisé. dans OUVRIR
Il est minuit ; çà qu'on me suive, Hommes, pacotille et mulets, Contreb. dans PACOTILLE
J'ai de la fraude en pacotille, Qu'à la barrière on saisirait, Portrait. dans PACOTILLE
Pierrots et paillasses Charment sur les places Le peuple ébahi, Cocagne. dans PAILLASSE
Saute pas à demi, Paillasse, mon ami, Saute pour tout le monde, Paillasse. dans PAILLASSE
On peut bien manger sans nappe ; Sur la paille on peut dormir, Gueux. dans PAILLE
Si l'on croyait la canaille, La charte serait de feu Et le monarque de paille, Rév. pères. dans PAILLE
De mon berceau près de bénir la paille, En me créant Dieu m'a dit : ne sois rien, A mes amis devenus ministres. dans PAILLE
Trois douzaines de Cupidons Qu'une actrice a mis sur la paille, Pauv. am. dans PAILLE
Le Russe.... Las de pain noir et de gland, Veut manger notre pain blanc, Gaulois. dans PAIN
Satan dit un jour à ses pairs : On en veut à nos hordes, Miss. dans PAIR, AIRE
J'ai fait plus que maint duc et pair Pour mon pays que j'aime, Vivand. dans PAIR, AIRE
Dans nos palais, où près de la victoire Brillaient les arts, enfants des beaux climats, J'ai vu du nord les peuplades sans gloire De leurs manteaux secouer les frimas, Dieu des bonnes gens dans PALAIS
Oui, d'âge en âge, une palme féconde Doit de tes fils protéger les tombeaux, Enf. de la France. dans PALME
Sur nos coteaux que le pampre naissant Serve à couronner la victoire, Brennus dans PAMPRE
Pan ! pan ! est-ce ma brune, Pan ! pan ! qui frappe en bas ?, Fortune dans PAN
Sachez qu'hier, la panse ronde Et l'oeil obscurci par Bacchus, Jupin...., Bluets. dans PANSE
Les anciens préjugés renaissent ; On va quitter les pantalons, Vieux habits. dans PANTALON
De leur humeur mélancolique Ils [les noirs] sont tirés par des pantins, Nègres. dans PANTIN
Parce qu'il court et va partout [l'homme], Ce pantin se croit libre, Marionn. dans PANTIN
Voilà des boxeurs à Paris, Courons vite ouvrir les paris, Box. dans PARI
On parlera de sa gloire Sous le chaume bien longtemps, Souv. du peuple dans PARLER
J'osais vous parler bataille, Et chanter nos fiers soldats, Plus de pol. dans PARLER
Plus le parquet brille, Plus on fait de faux pas, Ménétr. de Meud. dans PARQUET
Il m'enivra de champagne, Et Rose fit lit à part, Sénateur. dans PART
Seule à tâtons au parvis Notre-Dame Elle vient hiver comme été, Pauv. femme. dans PARVIS
Pieds nus, sans pain, sourds aux lâches alarmes, Tous à la gloire allaient du même pas, le Vieux sergent. dans PAS
Conscrits, au pas ; Ne pleurez pas, Marchez au pas, Vieux cap. dans PAS
Je pars à pied modestement, Quand de bons vivants au passage M'offrent un déjeuner charmant, Hab. de cour. dans PASSAGE
Voyez, amis, cette barque légère, Elle contient gentille passagère, Comm. du voy. dans PASSAGER, ÈRE
J'ai pris pour passagère La muse des chansons, Nacelle. dans PASSAGER, ÈRE
Passez les mots aux rieurs, Les plus gros sont les meilleurs, Gaudriole. dans PASSER
À tant d'esprit passez la négligence : Ah ! du talent le besoin est l'écueil, Ém. Debraux. dans PASSER
Et patati et patata, Prêtons bien l'oreille à ce discours-là, Juge de Char. dans PATATI, PATATA
Près de beauté touchante Mon coeur en vain pâtit, Voc. dans PÂTIR
Reine du monde, ô France, ô ma patrie, Soulève enfin ton front cicatrisé ; Sans qu'à tes yeux leur gloire en soit flétrie, De tes enfants l'étendard s'est brisé, Enf. de la Fr. dans PATRIE
On siffle le patriotisme ; Ce qu'on sait le mieux c'est compter, Poëte de cour. dans PATRIOTISME
Cet ange [une jeune fille].... M'apparut jetant la pâture Aux oiseaux un jour de frimas, Maud. print. dans PÂTURE
Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand ; Une plainte touchante De ma bouche sortit ; Le bon Dieu me dit : chante, Chante, pauvre petit !, Vocation. dans PAUVRE
Mille vaisseaux iront sur l'onde, Chargés de vins, et de fleurs pavoisés, Brennus. dans PAVOISÉ, ÉE
J'ai de la rancune de prince ; Mon bon roi, vous me le paierez, Mes jours gras. dans PAYER
Vous que j'appris à pleurer sur la France, Dites surtout aux fils des nouveaux preux Que j'ai chanté la gloire et l'espérance Pour consoler mon pays malheureux, Bonne vieille. dans PAYS
Un serpent qui fait peau nouvelle, Dès que brille un nouveau printemps...., Épitaphe. dans PEAU
C'est un ours mal léché, Votre homme ; où l'avez-vous pêché ?, Orang-out. dans PÊCHER
Denys, chassé de Syracuse, à Corinthe se fait pédant, Denys. dans PÉDANT
Au fait, pourquoi pensionner Ma muse indépendante et vraie ?, Refus. dans PENSIONNER
Écoute, mouchard, mon ami, Je suis ton capitaine ; Sois gai pour tromper l'ennemi, Et chante à perdre haleine, la Conspir. des chansons. dans PERDRE
Je sens déjà crouler notre planète ; L'observatoire y perdra ses compas, Comète. dans PERDRE
Elle est fraîche et rondelette ; Son oeil noir est pétillant, Jeannette. dans PÉTILLANT, ANTE
Un chambellan qui de clinquant pétille, B. fille. dans PÉTILLER
Sa femme, en s'en moquant tout bas, Me dit : petiot, ne vieillis pas, Nourrice. dans PETIOT, IOTE
Peuples, formez une sainte alliance, Et donnez-vous la main, Sainte-Alliance. dans PEUPLE
Bras, tête et coeur, tout était peuple en lui, Manuel. dans PEUPLE
Pauvres enfants ! de fantômes funèbres Quelque nourrice a peuplé vos esprits, Suicide. dans PEUPLER
Oui, je voudrais qu'elle [ma maîtresse] fût laide, Mais laide à faire peur, Laideur. dans PEUR
Fourier nous dit.... Peuple.... Travaille, groupé par phalange, Dans un cercle d'attractions, Fous. dans PHALANGE
Un tribunal impuissant Au bûcher livra l'Émile, Phénix toujours renaissant, Muse en fuite. dans PHÉNIX
Après une suite traîtresse De pics, de repics, de capots, Enf. de bonne maison. dans PIC
Pour gagner la pièce ronde, Paillasse. dans PIÈCE
Pieds nus, sans pain, sourds aux lâches alarmes, Tous à la gloire allaient du même pas, Vieux sergent. dans PIED
Ce dieu [l'hymen] chez lui, calculant à toute heure, Y laisse enfin l'intérêt prendre pied, Coin de l'amitié. dans PIED
Et je retrouve encore Trois pieds d'un vers charbonnés sur le mur, Grenier. dans PIED
Tel vécut sur un piédestal, Qui n'aura jamais de statue, Couplet. dans PIÉDESTAL
Pierrots et paillasses Charment sur les places Le peuple ébahi, Cocagne. dans PIERROT
Pigeons, vous que la muse antique Attelait au char des amours, Où volez-vous ? Las ! en Belgique Des rentes vous portez le cours, Les pigeons de la Bourse dans PIGEON
Un bel esprit, beau de l'esprit qu'il pille, Bonne fille. dans PILLER
Sachez pourtant, pilotes [ministres] du royaume, Combien j'admire un homme de vertu...., à mes amis devenus ministres. dans PILOTE
Ces égrillards iraient d'humeur bouffonne Pincer au lit le diable et ses suppôts, Préf. dans PINCER
En amour, il [Béranger] fut mon ouvrage ; J'ai pipé pour cet oiseleur, Épit. dans PIPER
....Vous fuyez devant Des gens en robe un peu sale Par vous piqués trop souvent, Muse en fuite. dans PIQUÉ, ÉE
Arrose donc, fade piquette, Les fleurs peintes sur mon assiette, Les car. dans PIQUETTE
Fuis donc, Amour, ma couche solitaire ; Fuis ! car déjà tu souris de pitié, Fuite de l'Amour. dans PITIÉ
J'ai placé deux de mes frères, Mes trois fils ont de l'emploi, Ventru. dans PLACER
Ou pour rabattre [le gibier], dès l'aurore, Que les amours soient de planton, Chasse. dans PLANTON
N'est-on pas las de tous ces dieux de plâtre ? Vers l'avenir tournons enfin les yeux, Comète. dans PLÂTRE
Dans ce Paris plein d'or et de misère, la Fée. dans PLEIN, EINE
Amis, il pleut, il pleut des lois ; L'air est malsain, j'en perds la voix, Enrhumé. dans PLEUVOIR
Ces jours mêlés de plaisirs et de peines, Mêlés de pluie et de soleil, Mon hab. dans PLUIE
[Les hommes de l'ancien régime] Chez nous retrouvant leurs costumes, Avec talons rouges et plumes, Ils vont régner dans les salons, Vieux habits, vieux galons dans PLUME
En toque il [le petit homme rouge] avait mis Vingt plumets ennemis, H. rouge. dans PLUMET
Bien qu'elle ait dix ans plus que moi, Passez j. filles. dans PLUS
Enivrons-nous de poésie, Nos coeurs n'en aimeront que mieux, les Sciences. dans POÉSIE
La poésie enivrera le monde, Ange exilé. dans POÉSIE
Achille était poétique ; Mais morbleu ! nous l'effaçons ; S'il inspire une oeuvre épique, Nous inspirons des chansons, Myrmid. dans POÉTIQUE
Non, chez nous point, Point de ces coups de poing Qui font tant d'honneur à l'Angleterre, Boxeurs. dans POING
Des chansons en quatre points Le froid nous désole, Gaudr. dans POINT
Pour goûter à point chaque mets, à table ne causez jamais, Gourm. dans POINT
Des poisons qu'un flatteur distille, C'était à qui le nourrirait, Étoiles qui f. dans POISON
Les limiers de la police Sont à craindre en ce moment, Judas. dans POLICE
Malgré messieurs de la police, Le vaudeville est si frondeur, Désaug. dans POLICE
À messieurs les polichinelles Il dit : Vous en voulez, en vlà !, Ant Arnaud. dans POLICHINELLE
Déjà l'on me fait politesse, Déjà l'on m'attend au retour, Hab. de cour. dans POLITESSE
J'aime à fronder les préjugés gothiques Et les cordons de toutes les couleurs ; Mais, étrangère aux excès politiques, Ma liberté n'a qu'un chapeau de fleurs, le Nouveau Diogène. dans POLITIQUE
Chypre, ton vin, qui rajeunit ma verve, Me fait revoir l'enfant porte-bandeau, Vin de Chypre. dans PORTE-BANDEAU
Nos fils bien gros, Bien dispos, Naîtront parmi les pots, Le front taché de lie, Grande orgie. dans POT
[Mes vers] Petit poucets de la littérature, S'il vient un ogre, évitez bien sa dent, Préface dans POUCET
Nous voyons à ses pieds [du Temps] rapides La poudre des siècles passés, Temps. dans POUDRE
Chantez, messieurs, faites pondre la poule ; Envahissez croix, titres, biens et rangs, Dix m. fr. dans POULE
Pour ma part moi j'en réponds, Oui, poulettes, Oui, coquettes...., Éloge des chapons. dans POULETTE
Mademoiselle Justine Met au monde un gros poupon, Voisin. dans POUPON
Faites achat d'un vin qui pousse à vivre, Mon tomb. dans POUSSER
Pauvres enfants ! chacun d'eux pousse Frais comme un bouton printanier, Jeanne la Rousse. dans POUSSER
Tout en chancelant, je me pousse jusqu'au chalet de monseigneur, Hab. de cour. dans POUSSER
Quand secouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs [du drapeau tricolore] ?, Vieux drapeau. dans POUSSIÈRE
Et de ses pieds [de Napoléon] on peut voir la poussière Empreinte encor sur le bandeau des rois, Dieu des bonnes gens. dans POUSSIÈRE
À ceux qui de David [le peintre], hélas ! Rapportaient chez nous la poussière, Convoi de David. dans POUSSIÈRE
Puis à l'audience hors d'haleine, Il entre et soudain dit : préchi ! précha !, Juge de Charenton. dans PRÉCHI, PRÉCHA
Sur le dîner de chaque élève Le tyran des Syracusains Comme impôt chaque jour prélève Trois quarts des noix, du miel et des raisins, Denys. dans PRÉLEVER
Vous lisez donc des chansonnettes ? Ah ! je vous y prends, monseigneur, Cardin. dans PRENDRE
Comment, sans vous compromettre, Vous tourner un compliment ? De ne rien prendre à la lettre Nos juges ont fait serment, Halte-là. dans PRENDRE
J'ai pris goût à la république, Depuis que j'ai vu tant de rois, Républ. dans PRENDRE
L'État ayant plus d'un membre Que la presse eût fait trembler, Censure dans PRESSE
Dites surtout aux fils des nouveaux preux Que j'ai chanté la gloire et l'espérance...., Bonne vieille. dans PREUX
Français, à leur sainte alliance [des corsaires barbaresques] Envoyons, pour droit d'assurance, Nos censeurs anciens et nouveaux, Et nos juges et nos prévôts, Sainte alliance barbar. dans PRÉVÔT
Deux saisons règlent toutes choses, Pour qui sait vivre en s'amusant : Au printemps nous devons les roses, à l'automne un jus bienfaisant, Printemps et aut. dans PRINTEMPS
Que ma saison dernière Soit encore un printemps, Rog. B. dans PRINTEMPS
Dans votre beau discours du trône, Méchant, vous m'avez désigné ; C'est me recommander au prône, Mes jours gras. dans PRÔNE
Assez de monde concourt à propager notre espèce, Chapons. dans PROPAGER
Je prophétise avec audace ; L'avenir me sourit de loin, Pet. coin. dans PROPHÉTISER
Marquise enfin des plus sévères ; Elle nargue les sots propos, Enf. de bon. mais. dans PROPOS
Sous une toile proprette Son triomphe est assuré, Jeannette. dans PROPRET, ETTE
D'abord par un arrêt sévère à jamais proscrivons l'ennui, Ma rép. dans PROSCRIRE
Chut ! mes amis ; il [un bon vin] fait jaser à table : C'est un agent provocateur, Ag. prov. dans PROVOCATEUR, TRICE
Toi qui prends Boileau pour psautier, Du joug je te délie, Troubad. dans PSAUTIER
Jeanne, la puce à l'oreille, Bat sa chatte que réveille La tendresse des matous, Ivrogne. dans PUCE
Mes amis, J'ai soumis L'enfer à ma puissance, Colibri. dans PUISSANCE
Tandis que le punch s'allume, Chauffons-nous, chauffons-nous bien, Hiver. dans PUNCH
Près de la borne où chaque Etat commence, Aucun épi n'est pur de sang humain, Ste Alliance. dans PUR, URE
Purgeons nos desserts Des chansons à boire, Musique. dans PURGER
Le roi dit : je n'ai qualité Que pour guérir les écrouelles, Contrat de mariage. dans QUALITÉ
Bacchus m'appelle et je rentre au quartier, Ode à la gloire. dans QUARTIER
Je croyais qu'on allait faire Du grand et du neuf, Même étendre un peu la sphère De quatre-vingt-neuf ; Mais point ! on rebadigeonne Un trône noirci, Restaurat. de la chanson. dans QUATRE-VINGTS
Taisez-vous, Lui dis-je, ou que je vous entende !, Le troisième mari dans QUE
L'aveu que ma bouche octroya Mit les droits de l'homme à quia, Prétint. dans QUIA
Joyeux ami, beauté vive, Entrez tous deux sans qui-vive ! Le plaisir n'y perdra rien, Hiver. dans QUI-VIVE
N'entend-on pas le qui-vive des gardes Qui se mêle au bruit des verrous ?, Louis X dans QUI-VIVE
Un huissier.... Qui vend table et couchette Et trouve encor de quoi Pour le roi, On s'en fiche. dans QUOI
La jeunesse est dans notre nasse, Et les hausse-cols font place aux rabats, Messe du St-Es. dans RABAT
Aux pauvres, ses bons amis, En raffistolant ses chaussures, Il disait...., Turlupin. dans RAFISTOLER
La liberté va rajeunir le monde, Bon vieill. dans RAJEUNIR
La nuit a ralenti les heures ; Le sommeil s'étend sur Paris, Rossignols. dans RALENTIR
Éteignons les lumières, Et rallumons le feu, Miss. dans RALLUMER
Je rampe sous la chaîne Du plus modique emploi, Vocation. dans RAMPER
Vous rampiez tous, ô rois qu'on déifie, Le Dieu des bonnes gens. dans RAMPER
J'ai de la rancune de prince ; Mon bon roi, vous me le paierez, M. jours gras. dans RANCUNE
Le temps, au bruit des fêtes enivrantes, Râpait, râpait l'habit du chansonnier, Ém. de Br. dans RÂPER
Le canon gronde aux rappels des tambours, 14 juillet. dans RAPPEL
Combien d'ennemis il [le tournebroche] rapproche Chez le prince et chez le bourgeois !, Tournebr. dans RAPPROCHER
Mais à sa table un financier Me verse-t-il rasade, Él. de la rich. dans RASADE
Que sont aux riches les impôts ? Quelques rats de plus dans leur grange, Jacques. dans RAT
On livre encor nos auteurs Aux censeurs, aux inspecteurs, Rats de cave littéraires, Cens. dans RAT
N'oubliez pas que je suis homme à manger à deux râteliers, Ventru aux él. dans RÂTELIER
Je croyais qu'on allait faire Du grand et du neuf, Même étendre un peu la sphère De quatre-vingt-neuf ; Mais point ; on rebadigeonne Un trône noirci ! Chanson, reprends ta couronne. - Messieurs, grand merci, Restaur. de la chanson. dans REBADIGEONNER
Au nom du roi, par mes cris, J'ai rebanni les proscrits, Ventru. dans REBANNIR
Ma robe rend mes pieds rebelles ; Un peu plus haut relevons-la, Éducation. dans REBELLE
La France, oubliant ses douleurs, Le rebénira [le coq], libre et fière, Vieux drap. dans REBÉNIR
Turpin répond : j'ai la recette [pour guérir le prince] D'un coeur de vierge de vingt ans ; Fleur de vingt ans, vertu parfaite, Vous rajeunira sur ma foi, Mort de Charlemagne. dans RECETTE
Tout est réchauffé Aux dîners d'Agathe : Au lieu de café Vite une sonate, Musique. dans RÉCHAUFFÉ, ÉE
Lorsque les yeux chercheront sous vos rides Les traits charmants qui m'auront inspiré, Des doux récits les jeunes gens avides Diront : quel fut cet ami tant pleuré ?, Bonne vieille. dans RÉCIT
Il [Attila] s'écriait : mon règne recommence, Et de sa hache il montrait l'occident, Chant du cosaque. dans RECOMMENCER
Des potentats.... osent.... Marquer, compter et recompter les âmes Que leur adjuge un triomphe sanglant, Ste Alliance. dans RECOMPTER
Il suffit d'un doigt de vin Pour réconforter l'espérance, Pet. coups. dans RÉCONFORTER
Quoi ! d'indignes enfants de Mars Briguaient une livrée, Quand ma muse éplorée Recrutait pour leurs étendards, Ad. à la gloire. dans RECRUTER
Il avait petit chapeau Avec redingote grise [Napoléon], Souv. du peuple. dans REDINGOTE
Des cadeaux si vous faites cas, Vous y trouverez à redire [vous n'en aurez pas autant que vous en espérez], Filleule. dans REDIRE
Pour lui redorer sa tiare, Tu nous surchargerais d'impôts, Math. Brun. dans REDORER
Dans mon réduit, où l'on voit l'indigence, Sans m'éveiller assise à mon chevet, Dieu des bonnes gens. dans RÉDUIT
C'est nous qui fessons, et qui refessons Les jolis petits, les jolis garçons, Rév. Pères. dans REFESSER
L'eau te réfléchit grande et belle, Ton sein forme un heureux contour, Prisonn. dans REFLÉCHIR
Oui, bientôt d'un ciel pur Vos yeux, brillants d'ivresse, Réfléchiront l'azur, Orage. dans REFLÉCHIR
Si je vois de nos vieux guerriers Qui n'ont plus, malgré leurs lauriers, De quoi boire à la France, Je refleuris encor leur teint, Vivand. dans REFLEURIR
Elle a la voix juste et pure, Sait les plus joyeux refrains, Jeanne. dans REFRAIN
Je veux demain, bravant la médisance, Au Cadran bleu te régaler sans bruit, Célib. dans RÉGALER
C'était la régence alors.... La France était folle ; Tous les hommes plaisantaient, Et les femmes se prêtaient à la gaudriole, Gaudriole. dans RÉGENCE
Moi qui suis né d'un vieux sang régicide, Je fais l'aumône au dernier de nos rois, Nostrad. dans RÉGICIDE
Quand il s'agit de fêter Jeanne, Mon seul régime est la gaieté, M. de santé. dans RÉGIME
Gourmands, cessez de nous donner La carte de votre dîner ; Tant de gens qui sont au régime Ont droit de vous en faire un crime, Gourmands. dans RÉGIME
Des bananiers, qui donnent toute l'année de longs régimes de fruits, DE ST-P. Paul et Virg. dans RÉGIME
De ses faits je tiens registre, C'est un homme sans égal, Sénateur. dans REGISTRE
Au Parnasse, la misère Longtemps a régné, dit-on, Gueux. dans RÉGNER
Ah ! plus, amour, tu nous causes de larmes, Plus, quand tu fuis, tu laisses de regrets, Fuite de l'amour. dans REGRET
Reine des flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit de longs échos ; Les vents sont doux, l'onde est calme et limpide, Le ciel sourit : vogue, reine des flots, Prisonnier. dans REINE
Ah ! l'homme en vain se rejette en arrière, Lorsque son pied sent le froid du cercueil, Treize à table. dans REJETER
Tes traits aigus [les chansons], lancés au trône même, En retombant aussitôt ramassés, De près, de loin, par le peuple qui t'aime, Volaient en choeur jusqu'au but relancés, Adieu, chansons. dans RELANCÉ, ÉE
Ô France, ô ma patrie, Relève enfin ton front cicatrisé, Enf. de la France. dans RELEVER
Des anciens rois quand revint la famille, Lui [Chateaubriand], de leur sceptre appui religieux, Crut aux Bourbons faire adopter pour fille La Liberté qui se passe d'aïeux, à Chateaubriand. dans RELIGIEUX, EUSE
Mon Esculape a renversé mon verre ; Plus de gaîté ! mon front se rembrunit, Malade. dans REMBRUNIR
Le sang remonte à son front qui grisonne, V, sergent dans REMONTER
Au dire du proverbe ancien, L'amitié ne remonte guère ; Bon petit-fils, je n'en crois rien, Quand je pense à vous, ma grand'mère, B. maman. dans REMONTER
Quand l'Amour.... Vient remonter ce luth fragile Que Thémis a voulu briser, Conseils de Lise. dans REMONTER
Sa voix rauque [du petit homme rouge] en chantant présage Au château grand remue-ménage, H. rouge. dans REMUE-MÉNAGE
Là, devant ce péristyle, Un tribunal impuissant Au bûcher livra l'Émile, Phénix toujours renaissant, Muse en fuite. dans RENAISSANT, ANTE
On met la table au ministère ; Renommez-moi, je suis pressé, Ventru aux él. dans RENOMMER
Mais, dites-vous, il avait donc des rentes ! Eh ! non, messieurs ; il logeait au grenier, Ém. Debr. dans RENTE
Dans ces instants où le coeur pense, Heureux qui peut rentrer en soi !, Rossign. dans RENTRER
Mon Esculape a renversé mon verre ; Plus de gaîté ! mon front se rembrunit, Malade. dans RENVERSER
En vain les gardes font la ronde ; J'ai bon repaire et trois fusils, Jeanne la Rousse. dans REPAIRE
Il [le roi d'Yvetot] faisait ses quatre repas Dans son palais de chaume, Yvetot. dans REPAS
Plus d'une erreur passe et repasse Entre les branches d'un compas, les Scienc. dans REPASSER
C'est un charme que la mémoire ; On se répète jeune ou vieux, Bouquet. dans RÉPÉTER
Après une suite traîtresse De pics, de repics, de capots, Enf. de b. maison. dans REPIC
Ne répondez plus de personne, Je veux devenir courtisan, Hab. de cour. dans RÉPONDRE
Ma bonne fée, au seuil du pauvre barde, Oui, vous sonnez la retraite à propos ; Pour compagnon, bientôt, dans ma mansarde, J'aurai l'oubli, père et fils du repos, Adieu chansons. dans REPOS
Ce maître d'humeur répressive.... Dit : je ne veux plus qu'on écrive, Denys. dans RÉPRESSIF, IVE
À ton revers j'admire une reprise, C'est encore un doux souvenir, Mon habit dans REPRISE
J'ai pris goût à la république, Depuis que j'ai vu tant de rois, République. dans RÉPUBLIQUE
Qui nous rendra, dit cet homme héroïque, Aux bords du Rhin, à Jemmape, à Fleurus, Ces paysans, fils de la république, Sur la frontière à sa voix accourus ?, Vieux sergent. dans RÉPUBLIQUE
Oui, mais j'aperçois des réseaux ; En cage on mettra les oiseaux, Enrhumé. dans RÉSEAU
Jurons.... Que pour l'ennemi de la France Nos voix ne résonneront pas, Ma dernière chans. dans RÉSONNER
Pour vous [enfants] sa main [de Dieu] ressème Les champs de l'avenir, Orage. dans RESSEMER
Te voilà donc restaurée, Chanson, mes amours, Restaur. dans RESTAURÉ, ÉE
Zoé, votre mère, entre nous, Dirait de combien je retarde, Quand vient l'heure du rendez-vous, Passez, j. filles. dans RETARDER
Ma bonne fée, au seuil du pauvre barde, Oui, vous sonnez la retraite à propos, Adieu chansons. dans RETRAITE
Car en enfer on marque votre place ; Des noirs démons les bras sont retroussés, Gohier. dans RETROUSSÉ, ÉE
C'est un grenier, point ne veux qu'on l'ignore ; Là fut mon lit bien chétif et bien dur ; Là fut ma table, et je retrouve encore Trois pieds d'un vers charbonné sur le mur, Grenier. dans RETROUVER
Sans vieillir, accablé de jours, La fin du monde est mon seul rêve, Juif errant. dans RÊVE
Revenants, lutins, noirs esprits, Sorciers, malignes influences, à tout croire on m'avait appris, F. follets dans REVENANT
Au printemps sous l'ombrage, Un jour mon coeur rêvait, Rêverie. dans RÊVER
[Que] Bien ou mal mis, Tous amis, Dans l'ivresse endormis, Nous rêvions les vendanges, Grande orgie. dans RÊVER
Frappe ! et ces bords [la Grèce], au gré du ciel vengeur, Reverdiront d'abondance et de gloire, Anacr. dans REVERDIR
À ton revers j'admire une reprise, C'est encore un doux souvenir, Mon habit. dans REVERS
Nostradamus.... a prédit dans ses vers, Qu'en l'an deux mil, date qu'on peut débattre, De la médaille on verrait le revers, Nostrad. dans REVERS
Nargue des vertus ! On n'en sait que faire ; Aux sots revêtus Le tout est de plaire, Scand. dans REVÊTU, UE
Les dieux qu'au bel âge on adore Voudraient-ils revoler vers moi ?, Lampe. dans REVOLER
Diablotins, par ribambelle, Viennent baiser ses pieds nus, Enfers. dans RIBAMBELLE
Lorsque les yeux chercheront sous vos rides Les traits charmants qui m'auront inspiré, Bonne vieille. dans RIDE
Fraîche comme on nous peint l'aurore Du jour entr'ouvrant les rideaux, Maudit print. dans RIDEAU
Mes bons amis, et bien boire et bien rire N'est rien encor sans les amours, Mes chev. dans RIEN
Rien que d'y penser, je gage Qu'il meurt presque en ce moment, Billet d'enterr. dans RIEN
Ah ! pour un rien, Nous laisserions finir le monde, Si nos femmes le voulaient bien, âge futur. dans RIEN
J'ai eu dans la journée deux fous rires pour des causes très diverses. Oubliant tout jusqu'à leurs chaînes, Nos gens poussent des rires fous, dans RIRE
Jurons, au risque du trépas, Que pour l'ennemi de la France Nos voix ne résonneront pas, Ma dern. chanson. dans RISQUE
Le marteau de la tyrannie Sur les autels rive nos fers, Escl. gaul. dans RIVER
Ma mère, en illustre personne, Dédaigna robins et traitants, Enf. de b. maison. dans ROBIN
Àl'échelle chaque hébreu monte, Fraudant eau-de-vie et tabac, Des écus rognés dans un sac, Échelle. dans ROGNÉ, ÉE
Il était un roi d'Yvetot Peu connu dans l'histoire, Se levant tard, se couchant tôt, Dormant fort bien sans gloire, Roi d'Yvetot. dans ROI
Dansez vite, obéissez donc, Il est le roi du rigodon, Ménétr. de Meudon. dans ROI
Pour m'arrêter je me roidis ; Mais le tourbillon me dit : passe, Juif errant. dans ROIDIR ou RAIDIR
Monsieur Judas est un drôle Qui soutient avec chaleur Qu'il n'a joué qu'un seul rôle, Judas. dans RÔLE
Après un coup de romanée, La douche ayant calmé mes sens, J'ai maudit ma muse obstinée à railler les hommes puissants, Guérison. dans ROMANÉE
Du romantisme jeune appui, Descends de tes nuages, Troubad. dans ROMANTISME
Pour peupler la machine ronde, Qu'on est fou de mettre du sien !, âge fut. dans ROND, ONDE
Pour gagner la pièce ronde, Paillasse. dans ROND, ONDE
Certaine personne un peu ronde Réclame ses secours savants [du médecin], Doct. et mal. dans ROND, ONDE
Les rois boiront Tous en rond ; Les lauriers serviront D'échalas à nos vignes, Grande orgie. dans ROND
En vain les gardes font la ronde ; J'ai bon repaire et trois fusils, Jeanne la rousse. dans RONDE
Jeune, gentille et bien faite, Elle est fraîche et rondelette, Jean. dans RONDELET, ETTE
Les yeux en l'air le bonhomme Hésiode Cherchait jadis des dieux à noms ronflants, le Vin de Chypre. dans RONFLANT, ANTE
Des roses de la tendresse Venez semer mes jours, Rêverie. dans ROSE
Ne livre plus les roses de ta bouche Aux baisers morts d'un fantôme impuissant, Octavie. dans ROSE
Vous, pages et varlets, Guerre aux vilains, et rossez-les, Carabas. dans ROSSER
À son doux tic-tac [du tourne-broche] un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis, Tournebr. dans RÔTI
Qu'il [le drapeau tricolore] prouve encore aux oppresseurs Combien la gloire est roturière, V, drap. dans ROTURIER, IÈRE
Lorsque la fortune à sa roue Attache mille ambitieux, Tournebr. dans ROUE
Sur nos fers qu'il rouille Le temps écrit l'âge d'un vin si doux, Escl. gaul. dans ROUILLER
[Mon bisaïeul] ....Laissant rouiller sa cuirasse, Joua noblement tous les jeux, Enf. de b. maison. dans ROUILLER
Les philosophes aussi Déjà sentent le roussi, Missionn. dans ROUSSI, IE
Mais une ardeur importune En route met chaque humain, Ad. à des amis. dans ROUTE
Ce diable habillé d'écarlate, Bossu, louche et roux, H. rouge. dans ROUX, OUSSE
Régner, c'est n'être point avare De lois, de rubans, de grands mots, Math. Brun. dans RUBAN
Pour des rubans la France entière Fut en proie à de longs débats, Mon habit. dans RUBAN
D'un sot à face rubiconde Ils [nos fils] feront un épicurien, Âge fut. dans RUBICOND, ONDE
Las ! j'épousai bien jeune encor La liberté, dame un peu rude, Refus. dans RUDE
Naguère encor, toi qui vivais d'aumônes, Déjà l'orgueil rugit dans tes discours, Alchim. dans RUGIR
Corinne, il fut des anges révoltés.... Doux, mais fragile, un seul dans leur ruine Contre ses maux garde un puissant secours : Il reste armé de sa lyre divine, Ange exilé. dans RUINE
Sur un ruisseau rapide Vers la France entraîné, Il [l'exilé] s'assied l'oeil humide Et le front incliné, l'Exilé. dans RUISSEAU
Au bruit d'une aigre trompette Le sabbat a commencé, Lutins. dans SABBAT
Faute de vin d'élite, Sabler ceux du canton, Rog. B. dans SABLER
Au vrai bonheur puisqu'il mène, Le sabot vaut bien l'escarpin, Turlupin. dans SABOT
Plus d'un héros Dans le soulier qui le blesse Peut regretter ses sabots, Gueux. dans SABOT
J'ai de la fraude en pacotille Qu'à la barrière on saisirait, Portrait. dans SAISIR
Pour vendre, chez le vieux Remi On saisissait avant l'aurore, Jacques. dans SAISIR
Fruit du travail, tout l'argent de la caisse Sans les salir a passé par ses mains, Écriv. publ. dans SALIR
La liberté.... C'est une bégueule enivrée Qui dans la rue ou le salon, Pour le moindre bout de galon, Va criant à bas la livrée !, Refus. dans SALON
( peine j'ose vous promettre De vous rendre encor vos saluts, Trembleur. dans SALUT
Qui là-bas sanglote et regarde ? Eh ! c'est la veuve du tambour, Vieux caporal. dans SANGLOTER
À ma santé coule un vin généreux, Bon vieill. dans SANTÉ
Ou bien, dit-il, de ce couple qui s'aime, Livrons la vie au sarcasme des cours, Cachet. dans SARCASME
Vos pieds dans le satin N'osent fouler l'herbette, Lisette. dans SATIN
Dans le satin de ce boudoir, Vous souriez à mille glaces, Rosette. dans SATIN
Vous ne trouvez le laurier bon Que pour la sauce et le jambon, Gourm. dans SAUCE
Nous promettons, pour cette grâce, De sauter pour les gens en place, Requête des chiens. dans SAUTER
Déjà votre coeur sautille, Au nom du jeune Colin, Mère av. dans SAUTILLER
Oui, je suis un pauvre sauvage Errant dans la société, Indép. dans SAUVAGE
Tant par vous truis [je vous trouve] toz tens sauvage et dure, XI dans SAUVAGE
Au toit du pauvre il [le chansonnier Béranger] répand l'allégresse, à l'opulence il sauve des ennuis, Tailleur. dans SAUVER
Le bonheur tient au savoir-vivre ; De l'abus naissent les dégoûts, P. coups. dans SAVOIR-VIVRE
Qu'on chante et qu'on dise Quelque gaillardise Qui nous scandalise En nous égayant, Cocag. dans SCANDALISER
En vain des baisers sans ivresse Ont scellé des serments sans foi, Rossig. dans SCELLER
Délateur, tremble, en scène il faut me suivre, Censeur dans SCÈNE
En scène d'abord admirons La grâce de ces deux lurons, Boxeurs. dans SCÈNE
À mes vitres scintillantes Il [l'hiver] trace des fleurs brillantes, Hiver. dans SCINTILLANT, ANTE
Du genre humain saluons la famille : Mais qu'ai-je dit ? pourquoi ce chant d'amour ? Aux feux des camps le glaive encor scintille...., Quatre âges. dans SCINTILLER
Médor qui.... Entre ses dents sut prendre une sébile, Guider son maître et mendier pour lui, Métempsyc. dans SÉBILE
On ne vit pas de pain sec et de gloire, Trembl. dans SEC, SÈCHE
En moins d'un mois, pour loger ma sagesse, J'ai mis à sec un tonneau de vin vieux, Nouv. Diog. dans SEC, SÈCHE
Notre gloire est sans seconde ; Français, où sont nos rivaux ?, Bon Franç. dans SECOND, ONDE
Mon fils, dit-il, tout sceptre est un grand poids : Sois mon second, prends la férule, Denys. dans SECOND, ONDE
Oui, je secouerai la poussière Qui ternit ses nobles couleurs [du drapeau tricolore], Drapeau. dans SECOUER
Mon fils, c'est l'étoile rapide D'un très grand seigneur nouveau-né ; Le berceau qu'il a laissé vide, D'or et de pourpre était orné, Étoiles qui filent. dans SEIGNEUR
Oui, que ses malades attendent, Il est au sein de l'amitié, Doct. et mal. dans SEIN
Qu'en ce jour la poésie Sème leurs tombeaux de fleurs, Jour des morts. dans SEMER
J'ai su qu'à deux mains il semait, Sans bruit faisant l'aumône, Mon curé. dans SEMER
Sois-moi fidèle, ô pauvre habit que j'aime !.... Mon vieil ami, ne nous séparons pas, Mon habit. dans SÉPARER
Près du rouet de sa fille chérie, Le vieux sergent se distrait de ses maux, V, Sergent dans SERGENT
De ne rien prendre à la lettre Nos juges ont fait serment, Interprétations. dans SERMENT
Il vient de toi ce cachet où le lierre Serpente en or, symbole ingénieux, Cachet. dans SERPENTER
Tu vois régner [aux États-Unis], sans trouble et sans servage, La paix, les lois, le travail et les moeurs, Lafayette. dans SERVAGE
J'eus tort de vieillir au service, le Vieux Caporal. dans SERVICE
L'amour nous fait la leçon : Partout ce dieu sans façon Prend la nappe pour serviette, Bon vin et fillette. dans SERVIETTE
Quel honneur ! quel bonheur ! Ah ! monsieur le sénateur, Je suis votre humble serviteur, Sénateur. dans SERVITEUR
Je gémis d'être seulette, En prison sous le verrou, Chatte. dans SEULET, ETTE
Mais parlons d'affaires, Beautés peu sévères, Cocagne. dans SÉVÈRE
Belle Octavie.... Ton sexe faible est oublieux des crimes, Octavie. dans SEXE
Ce bouquet vient m'annoncer Qu'un demi-siècle sur ma tête Achève aujourd'hui de passer, Cinquante ans dans SIÈCLE
Ô vieux Denys, je me ris de ton glaive ; Je bois, je chante et je siffle tes vers, Damoclès. dans SIFFLER
Gai voyageur, j'ai mes pipeaux à prendre, Pipeaux qu'un sourd a traités de sifflet, Cordon. dans SIFFLET
Ah ! sire, vous avez signé à mon contrat de mariage, Contr. de mar. dans SIGNER
L'éclair sillonne le nuage, Mais il n'a point frappé vos yeux, Orage. dans SILLONNER
Ce successeur de Charlemagne, De simple mérita le nom, Charles le Simple. dans SIMPLE
Malheureusement je n'ai pas l'amour des sinécures...., Préf. 1833 dans SINÉCURE
Messieurs, l'homme fut en tout temps Le singe des orang-outangs, Or. out. dans SINGE
Braque tes lunettes, vieux sire [Jupiter], Sur le front couronné par nous, Bluets. dans SIRE
N'est-on pas las d'ambitions vulgaires, De sots parés de pompeux sobriquets ?, Comète. dans SOBRIQUET
Société, vieil et sombre édifice, Ta chute, hélas ! menace nos abris, Tu vas crouler...., les Quatre âges. dans SOCIÉTÉ
Je sais fort bien que sur moi l'on babille, Que soi-disant J'ai le ton trop plaisant, Bonne fille. dans SOI-DISANT
Il n'avait de goût onéreux Qu'une soif un peu vive, Roi d'Yvetot. dans SOIF
Au soir des ans doit sembler doux Ce chant qui nous a charmés tous, Nourrice. dans SOIR
Quel est sur moi le froid qui tombe ? C'est le froid du soir de mes jours ; Promettez un rêve à ma tombe ; Muses, restez, restez, amours, les Sciences. dans SOIR
Vieux soldats de plomb que nous sommes, Au cordeau nous alignant tous...., Fous. dans SOLDAT
Vous, messieurs, qui, le nez au vent, Encensez tout soleil levant, le Vilain. dans SOLEIL
Ces jours mêlés de plaisirs et de peines, Mêlés de pluie et de soleil, Mon habit. dans SOLEIL
D'un globe étroit divisez mieux l'espace ; Chacun de vous aura place au soleil, Ste Alliance. dans SOLEIL
Des vains honneurs trop enclin à médire, Auprès des rois je crains pour mon soleil, Diog. dans SOLEIL
Il [l'esprit de corps] rend le bon sens, quoi qu'on dise, Solidaire de la sottise, Acad. et Cav. dans SOLIDAIRE
Enfin son charme inévitable [du vin] Sollicite un malin chanteur, Agent provoc. dans SOLLICITER
De pardonner je vous somme, Mes enfants, embrassez-vous, Ménétr. dans SOMMER
Sachez que la nuit dernière Sur un vieux balai rôti, Avec certaine sorcière, Pour l'enfer je suis parti, Desc. aux enf. dans SORCIER, IÈRE
Peu faite pour être ouvrière, Dans les cartes cherchons mon sort, Cartes. dans SORT
Crains qu'une vieille, en sa misère, Ne jette un sort sur ton printemps, Ch. et laitière. dans SORT
Je suis un sou de bon aloi, Mais en secret argentez-moi, Et me voilà fausse monnaie, Refus. dans SOU
Il est un petit homme.... Qui sans un sou comptant Vit content, le P. homme gr. dans SOU
Bonheur étrange, Je bois et je mange, Sans un sou comptant, Voy. au pays de Coc. dans SOU
Mes jeunes rivaux, ma chère, Ont le ciel si gai ! Chez eux la rose foisonne, Chez moi le souci, Restaur. dans SOUCI
Tous les amours y mettent [dans mon gîte] garnison ; En vrais soudards ils y faisaient esclandre, Métemps. dans SOUDARD ou SOUDART
Que dis-je ? hélas ! oui, la terre s'éveille, Belle et parée au souffle du printemps, Malade. dans SOUFFLE
Qu'il lui faille en décembre Souffler, faute de bois, Dans ses doigts, Pet. h. gris. dans SOUFFLER
L'âge a soufflé sur mes croyances, F. follets. dans SOUFFLER
Que.... Ce roi bigot [Louis XI], pour se soûler de crimes, Mette sa vierge entre le diable et lui, Censeur. dans SOÛLER
Tout cet éclat dont la France est si fière, Tout ce savoir qui ne la défend pas, S'engloutira dans les flots de poussière, Qu'autour de moi vont soulever tes pas, Chant du Cosaque. dans SOULEVER
De mon amour peignez, s'il est possible, L'ardeur, l'ivresse, et même les soupçons, Bonne vieille. dans SOUPÇON
Dans la soupente d'un portier, Je naquis au rez-de-chaussée, Cinq étages. dans SOUPENTE
Coulez, bons vins ; femmes, daignez sourire ; Et l'univers est consolé, la Nature. dans SOURIRE
On rajeunit aux souvenirs d'enfance, Comme on renaît au souffle du printemps, Souvenirs d'enfance. dans SOUVENIR
À ton revers j'admire une reprise ; C'est encore un doux souvenir, Mon habit. dans SOUVENIR
Or cette voix sera celle d'un homme Qui, né proscrit, vieux, arrivant de Rome, Fera spectacle aux petits écoliers, Nostrad. dans SPECTACLE
Si du trône, par occurrence, Un roi tombait, que subito On le ramène en son château, Sainte Alliance dans SUBITO
Ces airs proscrits [les chants révolutionnaires] qui, les frappant de crainte, Ont en sursaut réveillé tous les rois, V, sergent dans SURSAUT
Dans les accidents qui surviennent, Les dépouilles nous appartiennent, Vieux habits, vieux galons. dans SURVENIR
Elle [la raison] niait votre existence, Sylphes charmants, peuples de l'air, Sylphide. dans SYLPHE, IDE
Tous les plaisirs, sylphes de la jeunesse, Éveilleront sa lyre au sein des nuits, Tailleur. dans SYLPHE, IDE
On met la table au ministère ; Renommez-moi, je suis pressé, Ventru aux élections. dans TABLE
Avant vous sous la table Tombent deux, trois amis, Endormis, On s'en fiche. dans TABLE
Chanter, ou je m'abuse, Est ma tâche ici-bas, Vocat. dans TÂCHE
Un temps fameux par cent batailles Mit du galon sur bien des tailles, Vieux habits dans TAILLE
Nous, peuple épris en politique Du tapage et des galons d'or, Pour présider la république, Faisons choix d'un tambour-major, les Tambours. dans TAMBOUR
Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin, Désaug. dans TAMBOURIN
Tout charlatan se tambourine, les Tambours. dans TAMBOURINER
L'ours effrayé [l'homme du Nord] regagne sa tanière, Loin du soleil qu'il voulait disputer, Malade. dans TANIÈRE
Quand le vin tape L'époux qu'on drape, Que sur la nappe Il s'endort à point, Cocag. dans TAPER
Tandis que dans sa mansarde Jeanne veille et qu'il lui tarde De voir rentrer son mari, Ivrogne. dans TARDER
Si je peins la bienfaisance Et les pleurs qu'elle tarit, Halte-là. dans TARIR
Lachésis, emplissant sa tasse, S'écrie : Atropos dort enfin, Parques. dans TASSE
Près de la beauté que j'adore Je me croyais égal aux dieux, Quand au bruit de l'airain sonore Le Temps apparut à nos yeux, le Temps. dans TEMPS
Seuls nous chasserons, Et tous vos tendrons Subiront l'honneur Du droit du seigneur, Carabas. dans TENDRON
Devant ma tonne on ne viendra point dire : Pour qui tiens-tu, toi qui ne tiens à rien ?, Nouv. Diog. dans TENIR
Aux déités, fables des vieux empires, Nous opposons des diables peu tentants, Vin de Chypre dans TENTANT, ANTE
Je vous revois, et le temps trop rapide Ternit ces yeux où riaient les amours, Déesse. dans TERNIR
Hommes noirs d'où sortez-vous ? Nous sortons de dessous terre, Révér. pères. dans TERRE
Pour le théâtre ayant quitté l'aiguille, Bonne fille. dans THÉÂTRE
Tentez la gloire, et, dans un grand ouvrage, Pour le théâtre abdiquez les pipeaux, Censeur. dans THÉÂTRE
À son doux tic tac [du tourne-broche] un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis, Tournebr. dans TIC TAC
Pauvres fous, battons la campagne ; Que nos grelots tintent soudain, Couplet. dans TINTER
Ah ! je voudrais qu'on entendît Tinter sur la vitre sonore Le grésil léger qui bondit, Maud. print. dans TINTER
Vivandière du régiment, C'est Catin qu'on me nomme ; Je vends, je donne et bois gaîment Mon vin et mon rogomme ; J'ai le pied leste et l'oeil mutin, Tintin, tintin, tintin, r'lin tintin, Vivandière. dans TINTIN
Mes amis, fâché de la peine ; Surtout ne tirez point trop bas, Vieux caporal. dans TIRER
C'est par lui [le peintre David] que notre grandeur Sur la toile respire encore, Convoi de David. dans TOILE
J'ai su depuis qui payait sa toilette, le Grenier. dans TOILETTE
Moi bien portant, quoi ! vous pensez d'avance à m'ériger une tombe à grands frais, Mon tomb. dans TOMBE
Quel est sur moi le froid qui tombe ? C'est le froid du soir de mes jours ; Promettez un rêve à ma tombe ; Muses, restez ; restez, amours, Sciences. dans TOMBE
Quel est sur moi le froid qui tombe ? C'est le froid du soir de mes jours, Sciences. dans TOMBER
Vous avez vu tomber la gloire D'un Ilion trop insulté, Mon âme. dans TOMBER
Fi des coquettes maniérées ! Fi des bégueules du grand ton !, Jeannette. dans TON
Le vin charme tous les esprits ; Qu'on le donne Par tonne, Gr. orgie. dans TONNE
Diogène sous ton manteau, Libre et content, je bois et ris sans gêne, Diogène sous ton manteau, Libre et content, je roule mon tonneau, Nouv. Diog. dans TONNEAU
Mais aux buveurs sous la tonnelle Il dit...., Av. de Bagn. dans TONNELLE
C'est Mirabeau tonnant contre la cour ; Sa voix nous crie : encore une bastille, 14 juill. dans TONNER
il se tord, Mort du diable. dans TORDRE
Il était un roi d'Yvetot, Peu connu dans l'histoire, Se levant tard, se couchant tôt, Dormant fort bien sans gloire, Roi d'Yv. dans TÔT
Proclamant sur son âme Les tours de Notre-Dame Centre de l'univers, Jean de Paris. dans TOUR
Mais je bats la campagne ; L'ode et le vin font de ces tours, Troubad. dans TOUR
Ah ! s'il triomphait du geôlier Qui me retient dans la tourelle, Je bénirais ce chevalier, Pris. et cheval. dans TOURELLE
Je ne tiens qu'au refrain bachique Par le tournebroche annoncé, Tournebr. dans TOURNEBROCHE
Comment, sans vous compromettre, Vous tourner un compliment ?, Halte-là. dans TOURNER
Du vin qu'a fait tourner l'orage, Un vin nouveau bientôt consolera, Vend. dans TOURNER
Mon appétit s'ouvre, Et mon oeil découvre Les portes d'un Louvre En tourte arrondi, Cocagne. dans TOURTE
D'un lutin c'est tout l'esprit, C'est un coeur de tourterelle, Margot. dans TOURTERELLE
Aux sots revêtus Le tout est de plaire, Scand. dans TOUT, TOUTE
Tout marchands d'habits que nous sommes, Messieurs, nous observons les hommes, Vieux habits. dans TOUT, TOUTE
Quel train vous nous meniez, morbleu !, Bedeau. dans TRAIN
Car le bon temps revient grand train Où les rois chantaient au lutrin, Concordat. dans TRAIN
Qu'il nous vienne un gai refrain, Et voilà le monde en train, Bon Franç. dans TRAIN
Fillettes, flûte et tambourin, Mettez les vendangeurs en train, Vendang. dans TRAIN
D'un trait méchant se montra-t-il capable ?, Bonne vieille. dans TRAIT
Mon hôte à crédit me traite : J'ai bonne chère et vin vieux, II, rangé dans TRAITER
Elle revint longtemps après ; J'étais à chanter sous la treille, Print. et aut. dans TREILLE
Dieu ! mes amis, nous sommes treize à table, Et devant moi le sel est répandu ; Nombre fatal ! présage épouvantable, La Mort accourt, je frissonne éperdu, Treize à table. dans TREIZE
Je suis bien vieux, mais en vain ma voix tremble ; Accueillez-moi, j'aime à chanter aussi, Bon vieill. dans TREMBLER
Puis la raison, lampe qui baisse, N'a plus que des feux tremblotants, Cinquante ans. dans TREMBLOTANT, ANTE
Je ne puis rien, rien pour sa délivrance : Le temps n'est plus des trépas glorieux, Cinq mai. dans TRÉPAS
L'épouse veut encor Fuir l'époux qui l'embrasse ; Mais sur plus d'un trésor Le fripon fait main basse, Soir des noces. dans TRÉSOR
Quand tous les arts lui tressaient des couronnes, Qu'elle avait un pompeux séjour, Pauv. femme. dans TRESSER
Que de périls la tribune orageuse Offre aux vertus qui l'osent affronter !, Malade. dans TRIBUNE
À tout jeu le sort nous triche, On s'en fiche. dans TRICHER
En tricherie on le [l'Amour] dit passé maître, Coin de l'amitié. dans TRICHERIE
Te voilà donc restaurée, Chanson mes amours ; Tricolore et sans livrée Montre-toi toujours, Restaur. dans TRICOLORE
Aux buveurs à rouge trogne Il dit : trinquons à grands coups, Enfers. dans TROGNE
J'ose en trompette ériger mes pipeaux, Ad. à la gloire. dans TROMPETTE
Conscrits, vous ne troquerez guère Bras et jambe contre une croix [sous la Restauration], Vieux capor. dans TROQUER
Qu'un peu d'argent pleuve en mon trou, Vite il s'en va, Dieu sait par où, Refus. dans TROU
Troubadours et trouvères Au nez des rois vidaient gaîment leurs verres, Troubad. dans TROUVÈRE
Car dans ce ventre étoffé [le parti ministériel à la chambre] Je suis entré tout truffé [ayant mangé beaucoup de truffes], Ventru. dans TRUFFÉ, ÉE
Au monde en tutelle, Dieux tout-puissants, quel exemple offrez-vous ?, Escl. gaulois. dans TUTELLE
Ultras, c'est moi qu'il faut nommer, le Ventru aux élections de 1819 dans ULTRA
Puisque aux vieux us on rend leurs droits, Moi, je remonte à Charles trois, Charles le Simple. dans US
Oui, je dormais sur un petit volume Qui me vaudra d'être encore étrillé, Gohier. dans VALOIR
La presse éclaire, et le gaz illumine, Et la vapeur vole aplanir les mers, Comète. dans VAPEUR
Vous, pages et varlets, Guerre aux vilains, et rossez-les !, le Marquis de Carabas dans VARLET
Chez nos descendants on n'aura.... Pas même un aimable vaurien, Age futur. dans VAURIEN
Quand le peuple hébreu dans vos fêtes Vous voit adorer son veau d'or, Vertu de Lis. dans VEAU
Près du trône si tu grandis, Si je végète sans puissance...., Deux cousins. dans VÉGÉTER
Avec raison vous méprisez nos veilles, Nos vieux récits et nos chants si grossiers, Nostalg. dans VEILLE
Ah ! rendez-moi, rendez-moi mon village Et sa veillée et ses chansons !, Nostalg. dans VEILLÉE
Veille, ma lampe, veille encore ; Je lis les vers de Dufresnoi, Ma lampe. dans VEILLER
On l'applaudit, l'auteur était en veine, Dauph. dans VEINE
Non, d'aucune chevalerie Je n'ai le brevet sur vélin, Vilain. dans VÉLIN
L'aurore annonce un jour serein.... Fillettes, flûte et tambourin, Mettez les vendangeurs en train, Vendanges. dans VENDANGEUR, EUSE
Prêt à me vendre au ministère, Pour toi je ne puis plus chanter, Poëte de cour. dans VENDRE
Il meurt, et la joie expire ! Il meurt, lui qui si souvent Nous a fait mourir de rire à son théâtre en plein vent !, Turlupin. dans VENT
Vous, messieurs, qui le nez au vent, Encensez tout soleil levant, Vil. dans VENT
L'hôtesse poussant à la vente, Mad. Grég. dans VENTE
Que tout chantre Boive à plein ventre, Concord. dans VENTRE
Au ventre toujours fidèle, J'ai pris, suivant ma leçon, Place à dix pas de Villèle, Ventru. dans VENTRE
Vous paierez, sans y songer, L'étranger et les ministres, Les ventrus et l'étranger, Ventru. dans VENTRU, UE
Viens aux champs fouler la verdure, Donner le bras à ton amant, Champs. dans VERDURE
Vole en Pologne ; Arrachons un peuple au trépas ; Que nos poltrons en aient vergogne, Hâtons-nous. dans VERGOGNE
Bonnet de pauvre et royal diadème Ont leur vermine ; un dieu fit cette loi, Belges. dans VERMINE
Troubadours et trouvères Aux nez des rois vidaient gaîment leurs verres, Troubad. dans VERRE
Il [un mari] tient sa femme aux yeux si doux Sous triple porte à deux verrous, Deo grat. dans VERROU
Je passe encor, grâce à Bridoie, Un carnaval sous les verrous, Mes jours gras. dans VERROU
Versez, disais-je à messieurs de la bouche ; Versez, versez, messieurs du gobelet, Damoclès. dans VERSER
À table il aime qu'on rie ; Mais parfois j'y suis trop vert, Sénateur. dans VERT, ERTE
Ta femme est une vertu : Ce soir tu seras battu, Ivrog. dans VERTU
Ce dernier mot dût-il scandaliser les vertus de salon, Préface de 1833 dans VERTU
En viager sur un coeur si fidèle Plaçons gaiement l'argent de mon tombeau, Mon Tomb. dans VIAGER, ÈRE
Tout marchands d'habits que nous sommes, Messieurs, nous observons les hommes.... Dans les changements qui surviennent, Les dépouilles nous appartiennent : Toujours en grand nous calculons : Vieux habits, vieux galons, Vieux habits, vieux galons. dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
Et, bonne vieille, au coin d'un feu paisible, De votre ami répétez les chansons, Bonne vieille. dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
J'ai regret aux contes de vieille, Quand un docteur dit qu'à sa voix Les morts lui viennent à l'oreille De la vie expliquer les lois, Sciences. dans VIEIL ou VIEUX, VIEILLE
Et chantait au son d'une vielle Vive Henri quatre et Gabrielle !, H. rouge. dans VIELLE
Que [Louis XI].... Ce roi bigot, pour se soûler de crimes, Mette sa Vierge entre le diable et lui, Censeur. dans VIERGE
Elle [mon âme] m'a dit : tu me dois un beau cierge, Car sans mon souffle au néant tu restais ; Mais jusqu'à toi je n'arrivai point vierge, Métemps. dans VIERGE
Brennus disait aux bons Gaulois : Célébrez un triomphe insigne ; Les champs de Rome ont payé mes exploits, Et j'en rapporte un cep de vigne, Brennus. dans VIGNE
Hé quoi ! j'apprends que l'on critique Le de qui précède mon nom ; êtes-vous de noblesse antique ? Moi, noble ? oh ! vraiment, messieurs, non.... Je suis vilain et très vilain, le Vilain. dans VILAIN, AINE
Heureux villageois, dansons ; Sautez, fillettes Et garçons, Louis X dans VILLAGEOIS, OISE
Venez tous, passants, venez lire L'épitaphe que je me fais ; J'ai chanté l'amoureux délire, Le vin, la France et ses hauts faits, Épitaphe dans VIN
Qu'avec son écharpe il [notre maire] vendange, Et de vin doux on la barbouillera, Vendanges dans VIN
Du vin qu'a fait tourner l'orage Un vin nouveau bientôt consolera, Vendanges. dans VIN
De mes vieux compagnons de gloire Je viens de me voir entouré ; Nos souvenirs m'ont enivré, Le vin m'a rendu la mémoire, Vieux drapeau. dans VIN
Frappe [Jupin] ; mais sur notre hémisphère Vise donc plus bas ou plus haut, Bluets. dans VISER
À mes vitres scintillantes Il [l'hiver] trace des fleurs brillantes, Hiver. dans VITRE
Ah ! je voudrais qu'on entendît Tinter sur la vitre sonore Le grésil léger qui bondit, Maud. print. dans VITRE
Vivandière du régiment, C'est Catin qu'on me nomme, Vivand. dans VIVANDIER, ÈRE
J'échangerais ce qu'il me reste à vivre Contre un des mois qu'ici Dieu m'a comptés, Grenier. dans VIVRE
La bouche pleine, osez-vous bien Chanter l'amour qui vit de rien ?, Gourmands. dans VIVRE
Vli, vlan, taisez-vous, Lui dis-je, ou que je vous entende, Troisième mari. dans VLAN
Eh ! vogue ma nacelle, Nous trouverons un port !, Nacelle. dans VOGUER
Mais, Dieu ! le vaisseau trop rapide Déjà vogue vers d'autres cieux, M. Stuart. dans VOGUER
Et la nuit dans son voile humide Dérobe tes bords à mes yeux, M. Stuart. dans VOILE
Oui, libre enfin, que le monde respire ; Sur le passé jetons un voile épais, Sainte All. dans VOILE
Voir, c'est avoir ; allons courir, Bohémiens. dans VOIR
C'était la marraine d'un roi, Dont elle créait les ministres, Braves gens, soumis à la loi, Qui laissaient voir dans leurs registres, Pet. fée. dans VOIR
Je me voyais pendant un mois Courant pour disputer les voix, Acad. et Cav. dans VOIR
D'autres buveurs, francs, militaires, Chantent l'amour à pleine voix, Aveug. de Bagn. dans VOIX
Volcan éteint sous les cendres qu'il lance, Après vingt ans, ce peuple [français] se rendort, Déesse. dans VOLCAN
Les juges au prévenu Disent : ni vu ni connu, Trestaillon. dans VU, UE
Quand déjà l'on n'y voit guère, Quand on a peine à marcher, Censure. dans Y
Vous pouviez.... Bravant la foudre et dépassant les nues, La gloire en face, atteindre à son zénith, Suicide. dans ZÉNITH
Elle passait comme un zéphyr, Et la terre était consolée, Petite fée dans ZÉPHIRE ou ZÉPHYR
Zon ! flûte et basse ! Zon ! violon ! Zon ! flûte et basse ! Et violon, zon, zon !, Soir des noces. dans ZON-ZON