Pierre Augustin Caron de BEAUMARCHAIS (1732 - 1799)

Citations

Il n'a pas de peine à se rendre, Fab. VIII, 7, 4 dans À
C'est bientôt le premier à prendre, Fab. VIII, 7 dans À
Les emportant aux dents, dans les bois se retirent, Fab. III, 13 dans À
À toute peine, il regagna le bord, ib. VI, 17 dans À
L'échange en était fait aux formes ordinaires, Fab. III, 13 dans À
Faire sa ronde ainsi qu'à l'ordinaire, ib. IV, 22 dans À
À qui cela ? à quoi bon ? à quelle fin ? à quelle utilité ?, Fab. II, 13 dans À
De taille à se défendre hardiment, Fab. I, 5 dans À
C'était une clameur à rendre les gens sourds, ib. VIII, 12 dans À
C'était bien dit à lui ; j'approuve sa prudence, Fab. III, 18 dans À
Eh bien ! gageons nous deux à qui plus tôt aura dégarni les épaules Du cavalier, Fab. VI, 3 dans À
Les deux jeunes bergères assises voyaient, à dix pas d'elles, cinq ou six chèvres, Psyché. dans À
L'un des trois jouvenceaux Se noya dès le port, allant à l'Amérique, Fab. XI, 8 dans À
De la force du coup pourtant il [le sanglier] s'abattit, Fab. VIII, 27 dans ABATTRE
Quant à vous, suivez Mars, ou l'amour, ou le prince ; Allez, venez, courez ; demeurez en province ; Prenez femme, abbaye, emploi, gouvernement ; Les gens en parleront, n'en doutez nullement, Fab. III, 1 dans ABBAYE
L'enchanteresse Nérie Fleurissait lors, et Circé Au prix d'elle en diablerie N'eût été qu'à l'Abc, Coupe ench. dans ABC
Je suis chose légère et semblable aux abeilles, A qui le bon Platon compare nos merveilles, Ép. à Huet. dans ABEILLE
Leur maître les rompit, Bien que de leurs abois ils perçassent les nues, Fab. XII, 23 dans ABOI
Son frère ayant couru mainte haute aventure, Mis maint cerf aux abois, maint sanglier abattu, Fab. VIII, 24 dans ABOI
Louis XIV réduisant l'hérésie aux derniers abois, Disc. à l'Acad. dans ABOI
Il semblait, à me voir, que je fusse aux abois, Épît. XXII, 19 dans ABOI
Réduire un esprit aux abois, Je vous prends sans verd, 3 dans ABOI
Objets charmants y sont en abondance, Rém. dans ABONDANCE
Après l'abord et l'ayant salué, Or. dans ABORD
Je l'étranglerai tout d'abord, Fab. I, 6 dans ABORD
Dans l'abord il se met au large, Fab. II, 9 dans ABORD
J'en ai, je crois, dit un mot dans l'abord, Berc. dans ABORD
Dans cet abord Joconde Voulut les envoyer dormir en l'autre monde, Joc. dans ABORD
Ils [les compagnons d'Ulysse] abordèrent un rivage Où la fille du Dieu du jour, Circé, tenait alors sa cour, Fab. XII, 1 dans ABORDER
Par une porte aboutissante aux champs, Or. dans ABOUTISSANT, ANTE
Mais, pour l'abregement de l'oeuvre, De point en point [je] le te descoeuvre, 923 dans ABRÉGEMENT
Pour abréger, la chose s'exécute, Rich. dans ABRÉGER
Il fallut se mettre à l'abri, Fiancée. dans ABRI
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, Fab. I, 22 dans ABRI
L'absence est aussi bien un remède à la haine Qu'un appareil contre l'amour, Fab. X, 12 dans ABSENCE
Quand l'absurde est outré, l'on lui fait trop d'honneur De vouloir par raison combattre son erreur : Enchérir est plus court, sans s'échauffer la bile, Fab. IX, 1 dans ABSURDE
.... Me faites, vous et raison, Aucune declaration ; Ou de votre fait suis abus, Pour ce que dit avez dessus, 675 dans ABUSER
L'amant Eut à la fin accès chez sa maîtresse, Rem. dans ACCÈS
Mon sujet est petit, cet accessoire est grand, Fab. XII, 10 dans ACCESSOIRE
Et puis quant seroit appaisée La fumée et toute accoysée La mer...., 1028 dans ACCOISER
.... Sinon, qu'ils soient d'humeur accommodante, Cont. le Cal. dans ACCOMMODANT, ANTE
Un geai prit son plumage, Puis après se l'accommoda, Fab. IV, 8 dans ACCOMMODER
Mon père est près de m'accorder, Nic. dans ACCORDER
Vous m'êtes, en dormant, un peu triste apparu ; J'ai craint qu'il ne fût vrai ; je suis vite accouru. Ce maudit songe en est la cause, Fab. VIII, 11 dans ACCOURIR
Le pèlerin.... de horions laidement l'accoutra, Contes, coc. dans ACCOUTRER
L'accoutumance ainsi nous rend tout familier, Fab. IV, 10 dans ACCOUTUMANCE
La colère du roi, comme dit Salomon, Est terrible, et surtout celle du roi lion ; Mais ce cerf n'avait pas accoutumé de lire, Fab. VIII, 14 dans ACCOUTUMER
La beauté de l'infante était beaucoup accrue, Fiancée. dans ACCROÎTRE
Fureur d'accumuler, monstre de qui les yeux Regardent comme un point tous les bienfaits des dieux, Fab. VIII, 27 dans ACCUMULER
.... on cabale, on suscite Accusateurs et gens grevés par ses arrêts. De nos biens, disent-ils, il s'est fait un palais, Fab. X, 10 dans ACCUSATEUR, TRICE
Que l'ours s'acharne peu souvent Sur un corps qui ne vit, ne meut ni ne respire, Fab. V, 20 dans ACHARNER
Hispal fit achat d'un château, Fiancée. dans ACHAT
Au trépas Chaque moment de plaisir l'achemine, Mandrag. dans ACHEMINER
Un mal qui répand la terreur.... La peste, puisqu'il faut l'appeler par son nom, Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, Fabl. VII, 1 dans ACHÉRON
Laisse-les, je te prie, achever leur repas, Fab. XII, 13 dans ACHEVER
Regarde d'où provient L'achoppement qui te retient, Fab. VI, 18 dans ACHOPPEMENT
Vous direz à Son Excellence que je lui suis acquis, Petit ch. dans ACQUIS, ISE
Que Castor et Pollux acquittassent le reste...., Fab. I, 14 dans ACQUITTER
Elle crut faire acte de repentante, Contes, Diable. dans ACTE
.... Faisant de cet ouvrage Une ample comédie à cent actes divers, Et dont la scène est l'univers, Fab. V, 1 dans ACTE
La faculté dit adieu là-dessus, Cont. Abb. mal. dans ADIEU
L'âge la fit déchoir : adieu tous les amants, Fab. VII, 5 dans ADIEU
Haranguez de méchants soldats ; Ils promettent de faire rage : Mais, au moindre danger, adieu tout leur courage, ib. IX, 19 dans ADIEU
Adieu mes nourrissons, si vous les rencontrez, ib. V, 18 dans ADIEU
Ce bel Adon était le nain du roi, Joc. dans ADON
Je chante dans ces vers les filles de Minée, Troupe aux arts de Pallas dès l'enfance adonnée, Filles de Minée. dans ADONNÉ, ÉE
S'il m'en restait un seul, j'adoucirais ma plainte, Fab. III, 6 dans ADOUCIR
Au factotum tu n'as qu'à t'adresser, Mazet. dans ADRESSER
Bien adresser n'est pas petite affaire, Fab. I, 17 dans ADRESSER
Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire, Ni fade adulateur ni parleur trop sincère, Fab. VII, 7 dans ADULATEUR, TRICE
Ces gens.... l'affadissaient, L'endormaient en contant leur flamme, Petit Ch. dans AFFADIR
J'ai quelque affaire Là dedans avec certain frère, Cord. dans AFFAIRE
Et conter pour conter me semble peu d'affaire, Fab. VI, 1 dans AFFAIRE
Mais le moindre grain de mil Serait bien mieux mon affaire, Fab. I, 20 dans AFFAIRE
Deux minutes feront l'affaire, Nic. dans AFFAIRE
Votre fille n'est point l'affaire d'un bigot, Tart. II, 2 dans AFFAIRE
C'est moi qui ferai votre affaire mieux que personne, Préc. Rid. 10 dans AFFAIRE
Je n'irais pas bien loin pour trouver mon affaire, Femmes sav. IV, 3 dans AFFAIRE
Vouliez ou non, elle aura son affaire, Rém. dans AFFAIRE
Chacun des deux partis y fit mal ses affaires, Fianc. dans AFFAIRE
.... se plaint qu'elle [mouche] agit seule et qu'elle a tout le soin ; Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire, Fab. VII, 9 dans AFFAIRE
Qu'en ce mois le manteau leur est fort nécessaire [aux voyageurs] ; Les Latins le nommaient douteux pour cette affaire, Fab. VI, 3 dans AFFAIRE
Qu'un lion d'un rat eut affaire...., Fab. II, 11 dans AFFAIRE
La république a bien affaire De gens qui ne dépensent rien !, Fab. VIII, 9 dans AFFAIRE
Un autre était muet et d'amoureuse affaire, Fianc. dans AFFAIRE
Sa femme était encor de bonne affaire, Berceau. dans AFFAIRE
Eut recours aux regards remplis d'afféterie, la Coupe dans AFFÉTERIE
Maître Mitis Pour la seconde fois les trompe et les affine, Fab. III, 18 dans AFFINER
Les affiquets, les habits à changer, Cal. dans AFFIQUET
Il m'a perdue, il m'a toute affolée, Papef. dans AFFOLER
Le hasard les [aigle et pie] assemble en un coin détourné ; L'agace eut peur ; mais l'aigle, ayant fort bien dîné, La rassure...., Fab. XII, 11 dans AGACE ou AGASSE
Le chat était souvent agacé par l'oiseau, Fab. XII, 2 dans AGACÉ, ÉE
Mais dès que le long âge Eut glacé le pauvre animal, La même cuisine alla mal, Fab. X, 4 dans AGE
Un homme de moyen âge, Et tirant sur le grison, Fab. I, 17 dans AGE
Je parle, je chemine : Je sens en moi certain agent ; Tout obéit dans ma machine à ce principe intelligent, Fab. X, 1 dans AGENT
Achevant son somme, Et les yeux encore aggravés, Ann. dans AGGRAVÉ, ÉE
Le temps avait agi, Matr. dans AGIR
Et moi loup j'en ferai scrupule.... Thibaut l'agnelet passera Sans qu'à la broche je le mette, Fab. X, 6 dans AGNELET
Nos hôtes agréeront les soins qui leur sont dus, Philém. et Bauc. dans AGRÉER
Pour gendre aussitôt le père l'agréa, la Coupe. dans AGRÉER
Et si de t'agréer je n'emporte le prix, J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris, Dédicace dans AGRÉER
Peu de gens Ont le don d'agréer infus avec la vie, Fab. IV, 5 dans AGRÉER
La dame avait un peu plus d'agrément, Quipr. dans AGRÉMENT
Notre cagot s'était mis aux aguets, Herm. dans AGUETS
Reposez-vous : usez du peu que nous avons ; L'aide des dieux a fait que nous le conservons, Phil. et Bau. dans AIDE
... je puis vous donner aide En ce besoin, Fais. dans AIDE
Hercule, lui dit-il, aide-moi ; si ton dos A porté la machine ronde, Ton bras peut me tirer d'ici.... Hercule veut qu'on se remue ; Puis il aide les gens...., Fab. VI, 18 dans AIDER
Le meuble et l'équipage aidaient bien à la chose, Fab. VII, 15 dans AIDER
[Il] Crut qu'il fallait s'aider de la peau du renard, Fab. III, 3 dans AIDER
On fit entendre à l'aigle enfin qu'elle avait tort, l'Aigle et l'Escar. dans AIGLE
De la gent marcassine et de la gent aiglonne, Fab. III, 6 dans AIGLON
Le chef branlant, la tête chauve, Les yeux vairons, le regard fauve, L'air farouche d'un Algonquin, Barb. de Sév. II, 13 dans ALGONQUIN
Aussi ferai-je et cette nuit même, Barb. de Séville, IV, 1 dans AUSSI
Pas mal, en vérité ; vos jambes seulement un peu plus avinées, Barbier, I, 4 dans AVINÉ, ÉE
Eh ! parbleu ! je dirai à celui qui éternue : Dieu vous bénisse, et : va te coucher, à celui qui bâille, Barbier de Sév. III, 5 dans BÉNIR
Un pauvre hère qui montre la musique à la pupille, infatué de son art, friponneau, besoigneux, à genoux devant un écu, Barb. de Sév. I, 6 dans BESOIGNEUX, EUSE
ce qui est bon à prendre est bon à garder, Barbier de Sév. IV, 1 dans BON, BONNE
Chérubin : Oh ! que oui, j'oserai ; tu prends sa place auprès de monseigneur, moi celle du comte auprès de toi ; le plus attrapé, c'est Figaro. - Figaro : Le brigandeau !, Mar. de Figaro, V, 6 dans BRIGANDEAU
Voici ce qui peut avoir fourni le prétexte d'un aussi plat mensonge aux bulletinistes parisiens, dans L. DE LOMÉNIE, Beaumarchais et son temps, t. II, p. 575 dans BULLETINIER
La calomnie ! Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés ; croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien.... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme une hirondelle avant l'orage.... telle bouche le recueille, et, piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement ; le mal est fait : il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando, de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription, Barbier de Sév. II, 8 dans CALOMNIE
Il vous manquait de vous adresser, sans respect pour votre marraine, à sa première camariste, Le mar. de Fig. I, 9 dans CAMÉRISTE
Mon cavalier, répondrez-vous à mes questions ?, Le Mar. de Figaro, V, 12 dans CAVALIER, IÈRE
Un mal subit qui le force à garder le lit.... - Garder le lit, Basile ! il a bien fait d'envoyer ; je vais le voir à l'instant. - Quand je dis le lit, monsieur, c'est la chambre que j'entends, Barbier de Sév. III, 2 dans CHAMBRE
Ah ! ma chanson ! ma chanson est tombée en vous écoutant ; courez, courez donc, monsieur ; ma chanson ! elle sera perdue, Barb. de Sév. I, 3 dans CHANSON
Il chantonnait gaiement, B. de Sév. I, 2 dans CHANTONNER
Veux-tu, ma Rosinette, Faire emplette Du roi des maris ? Je ne suis point Tircis ; Mais la nuit, dans l'ombre, Je vaux encor mon prix ; Et quand il fait sombre, Tous les chats sont gris, le Barbier, III, 5 dans CHAT, CHATTE
Pour un monsieur si chatouilleux, qu'avez-vous trouvé de gai à certain soufflet de tantôt ?, Mar. de Fig. V, 19 dans CHATOUILLEUX, EUSE
Le chef branlant, la tête chauve, Barb. de Sév. II, 13 dans CHAUVE
Je me suis brûlée en chiffonnant autour de cette bougie, Barb. de Sév. II, 11 dans CHIFFONNER
Le nez fait comme un baldaquin, La jambe torte et circonflexe, Le ton bourru, la voix perplexe, Barbier de Sév. II, 13 dans CIRCONFLEXE
Répondez-vous à mes questions ? - Oh ! qui pourrait m'en exempter, monseigneur ? vous commandez à tout ici hors à vous-même, Mar. de Fig. V, 12 dans COMMANDER
Il faut que votre sexe ait fait une étude bien réfléchie de l'art de se composer pour réussir à ce point, Mar. de Fig. II, 19 dans COMPOSER
Je soutiens, moi, que c'est la conjonction copulative et.... - Je soutiens, moi, que c'est la conjonction alternative ou, Mariage de Figaro, III, 15 dans COPULATIF, IVE
C'est un bon tour que de faire épouser ma vieille gouvernante au coquin qui fit enlever ma jeune maîtresse, Mar. de Figaro, I, 4 dans COQUIN, INE
La calomnie s'élance, étend son vol, tourbillonne.... et devient un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription, Barb. de Séville, II, 8 dans CRESCENDO
Si elle vous nomme audacieux, vous l'appellerez cruelle ; les femmes aiment beaucoup qu'on les appelle cruelles, Barbier, IV, 5 dans CRUEL, ELLE
Au noble hôtel de la Vermine, On est logé très proprement : Rivarol y fait la cuisine, Et Chamcenetz l'appartement, Épigr. dans CUISINE
Dame ! oui, je lui dis tout.... hors ce qu'il faut lui taire, Mar. de Fig. III, 9 dans DAME
Depuis, dis-je, qu'il a perdu, par une querelle de jeu, son libertin de fils aîné, tu sais comment tout a changé pour nous, Mère coup. I, 2 dans DE
Et de trois [bourses] ; celle-ci fut rude à arracher, Mar. de Fig. V, 19 dans DE
Que tout l'or du monde périsse et que je sois débarrassé de lui, Mère coup. V, 4 dans DÉBARRASSÉ, ÉE
Je m'attendais à des débats, à des objections sans nombre ; et je la trouve juste, bonne, généreuse, Mère coup. III, 9 dans DÉBAT
Marceline : Il n'arrive jamais que pour nuire. - Figaro : Je m'en vais le faire déchanter, Mar. de Figaro, IV, 9 dans DÉCHANTER
Les libraires, les censeurs et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens de lettres, achevaient de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait, Barb. de Sév. I, 2 dans DÉCHIQUETER
Ce n'est point là non plus l'écrit d'un méchant homme ; un malheureux égarement.... je me sens déchiré, Mère coup. II, 1 dans DÉCHIRÉ, ÉE
Le comte : Gardez-vous bien de lui parler de la lettre. - Bartholo : Avant l'instant décisif ? elle perdrait tout son effet, Barb. de Sév. III, 2 dans DÉCISIF, IVE
Vous rougissiez, vous pleuriez, votre visage était défait.... d'honneur, il l'est encore, Mariage de Fig. II, 19 dans DÉFAIT, AITE
Va, mon pauvre Figaro, n'use pas ton éloquence en défaites ; nous avons tout dit, Mar. de Figaro, II, 20 dans DÉFAITE
Eh ! mon Dieu, monseigneur, c'est qu'on veut que le pauvre soit sans défaut, Barb. de Sév. I, 2 dans DÉFAUT
On ne sait comment définir le comte ; il est jaloux et libertin, Mar. de Fig. I, 4 dans DÉFINIR
Je suis un peu déformé depuis ce temps-là [depuis ma première jeunesse], Barb. de Sév. III, 5 dans DÉFORMÉ, ÉE
Eh ! eh ! notre ami, cela vous contrarie et vous dégrise un peu, Barb. de Sév. II, 14 dans DÉGRISER
Envahir les biens d'une maison qui se délabre, Mère coup. I, 2 dans DÉLABRER
Je suis la pauvre comtesse Almaviva, la triste femme délaissée que vous n'aimez plus, Mar. de Fig. II, 19 dans DÉLAISSÉ, ÉE
Délogez à l'instant ! - Déloger ! ah fi ! que c'est mal parler !, Barb. de Sév. II, 12 dans DÉLOGER
Que peut requérir la demanderesse ? mariage, à défaut de payement, Mar. de Fig. III, 15 dans DEMANDEUR, EUSE
Comme il fait surtout des efforts pour dénaturer sa fortune, Mère coup. I, 2 dans DÉNATURER
Joli oiseau, ma foi ! difficile à dénicher, Barb. de Sév. I, 4 dans DÉNICHER
J'avais quelque envie de t'emmener à Londres, courrier de dépêches, Mar. de Fig. III, 5 dans DÉPÊCHE
Chanter sans guitare à Séville ! vous seriez bientôt reconnu ma foi, bientôt dépisté, Barb. de Sév. I, 6 dans DÉPISTÉ, ÉE
Le mari de ta mère était fort dérangé ; en mourant, il ne laissa rien, Mère coup. II, 3 dans DÉRANGÉ, ÉE
Quel intérêt assez pressant lui fait faire une telle école, desserre les dents d'un tel homme ?, Mère coupable, II, 7 dans DESSERRER
J'errais de plaine en plaine Au gré du destrier, Mar. de Fig. II, 4 dans DESTRIER
Antonio : Il n'y a que moi qui prends soin de votre jardin ; il y tombe un homme, et vous sentez que ma réputation en est effleurée. - Suzanne à Figaro : Détourne, détourne. - Figaro : Tu boiras donc toujours, Mar. de Fig. II, 21 dans DÉTOURNER
Dévoiler la honte d'un père, ce serait un crime, Mère coup. II, 20 dans DÉVOILER
Brid'oison : Mais si tu dois et que tu ne payes pas...? - Figaro : Alors, monsieur voit bien que c'est comme si je ne devais pas, Mariage, III, 13 dans DEVOIR
Nous servions dans le même régiment, dont je vous dois d'être major, Mère coup. I, 8 dans DEVOIR
N'est-ce pas Double-Main le greffier ? - Oui, c'est qu'il mange à deux râteliers. - Manger ! je suis garant qu'il dévore, Mar. de Fig. III, 13 dans DÉVORER
Que voulez-vous ! ce diable d'homme a toujours ses poches pleines d'arguments irrésistibles, Barb. de Sév. IV, 8 dans DIABLE
La nuit est noire en diable, Mariage de Fig. V, 3 dans DIABLE
Diantre soit des femmes qui fourrent des épingles partout !, Mar. de Fig. IV, 9 dans DIANTRE
Tu éternueras dimanche [Bartholo parlant à un domestique qui éternuait sans cesse], Barbier, II, 7 dans DIMANCHE
Vous avez lésiné sur les frais ; et, dans l'harmonie du bon ordre, un mariage inégal, un jugement inique, un passe-droit évident sont des dissonances qu'on doit toujours préparer et sauver par l'accord parfait de l'or, Barbier de Sév. II, 8 dans DISSONANCE
Le poste n'était pas mauvais, parce qu'ayant le district des pansements et des drogues, je vendais souvent aux hommes de bonnes médecines de cheval, Barb. de Sév. I, 2 dans DISTRICT
Aujourd'hui ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante, Barb. de Sév. I, 2 dans DIT, DITE
Effrayons d'abord la Suzanne sur la divulgation des offres qu'on lui fait, Mar. de Fig. I, 4 dans DIVULGATION
Bras dodus, bouche rosée, Barbier de Sév. II, 2 dans DODU, UE
La chère Suzanne, chargée de toute la confiance, sere notre surintendante, commandera la domesticité, Mère coup. I, 4 dans DOMESTICITÉ
Et faut bien que ça soit vrai, car j'ai commencé à me douloir dans tous les membres, Barb. de Sév. II, 6 dans DOULOIR (SE)
Vous iniuriez toujours notre pauvre siècle. - Pardon de la liberté ; qu'a-t-il produit pour qu'on le loue ? sottises de toute espèce, la liberté de penser, l'attraction, l'électricité, le tolérantisme, l'inoculation, le quinquina, l'encyclopédie et les drames, Barbier de Séville, I, 3 dans DRAME
J'eus la faiblesse de vous présenter en différents temps deux tristes drames ; production monstrueuse, comme on sait ; car, entre la tragédie et la comédie, on n'ignore plus qu'il n'existe rien, ib. Préface dans DRAME
Cent fois je t'ai vu marcher à la fortune, et jamais aller droit, Figaro, III, 5 dans DROIT, DROITE
Marceline : C'est une si jolie personne que madame. - Suzanne : Eh mais, assez pour désoler madame. - Marceline : Surtout bien respectable. - Suzanne : C'est aux duègnes à l'être. - Marceline, outrée : Aux duègnes ! aux duègnes !, Mar. de Fig. I, 5 dans DUÈGNE
Dulciter, papa, chacun son affaire, Barbier de Séville, II, 14 dans DULCITER
Et voilà mon Marin [avocat de la partie adverse], les bras retroussés jusqu'au coude et pêchant le mal en eau trouble, 4e mémoire. dans EAU
Les Français sont comme les enfants qui braillent lorsqu'on les éberne, dans le Dict. de POITEVIN. dans ÉBERNER
Bartholo : La demoiselle est mineure. - Figaro : Elle vient de s'émanciper, Barbier, IV, 8 dans ÉMANCIPER
Ô ces femmes ! voulez-vous donner de l'adresse à la plus ingénue, enfermez-la, Barbier, I, 4 dans ENFERMER
Je me suis enferré de dépit, Barbier, III, 2 dans ENFERRER
Il exhale un tel feu qu'il m'a presque enfiévré de sa passion, Barbier, II, 2 dans ENFIÉVRER
Le comte à part : Il veut rester ; j'entends.... Suzanne m'a trahi. - Figaro : Je l'enfile et le paye en sa monnaie, Mar. de Figaro, III, 5 dans ENFILER
C'est ce gros enflé de conseiller, Mar. de Fig. III, 16 dans ENFLÉ, ÉE
J'ai chez moi cette gazette enliassée avec d'autres pièces, dans le Dict. de BESCHERELLE dans ENLIASSER
Rosine : L'ennui me tue. - Figaro : Je le crois ; il n'engraisse que les sots, Barb. de Sév. I, 2 dans ENNUI
Bavard enragé, laissez-nous, Mar. de Figaro, I, 3 dans ENRAGÉ, ÉE
Quand j'aurai l'agrément du roi pour l'échange entamé de toutes mes terres d'Espagne contre des biens dans ce pays, Mère coup. I, 6 dans ENTAMÉ, ÉE
Que de mensonges entassés pour cacher un seul fait !, Barbier, II, 11 dans ENTASSÉ, ÉE
Je n'ai fait que l'entre-lire, dans le Dict. de BESCHERELLE dans ENTRE-LIRE
La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre, Barbier, I, 6 dans ENTREPRENDRE
Et Suzanne mon épousée, où croyez-vous qu'elle soit ?, Mar. de Fig. v, 8 dans ÉPOUSÉE
Eh bien, espiègle, vous n'applaudissez pas ?, Mar. de Fig. I, 10 dans ESPIÈGLE
Que direz-vous, monsieur le zélé, à ce malheureux qui bâille et dort tout éveillé, et à l'autre qui depuis trois heures éternue à se faire sauter le crâne et jaillir la cervelle ? que leur direz-vous ? - Ce que je leur dirai ? - Oui ! - Eh ! parbleu ! je dirai à celui qui éternue, Dieu vous bénisse, et va te coucher à celui qui bâille, Barbier, III, 5 dans ÉTERNUER
Bon ! c'est Pédrille ; es-tu tout seul ? - Arrivant de Séville à étripe-cheval, Mariage, v, 11 dans ÉTRIPER
Point d'évasion, monsieur : elle était d'une humeur charmante ; en sortant d'avec vous on la voit fondre en larmes, Mère coupable, II, 19 dans ÉVASION
Puisqu'il en est question, je vous dirai tout net que cette liberté me déplaît excessivement, Barb. de Sév. II, 15 dans EXCESSIVEMENT
Depuis qu'un exécrable duel nous a ravi notre autre fils, Mère coupable, IV, 13 dans EXÉCRABLE
Pendant la fermentation calomnier à dire d'experts, Barb. de Sév. II, 8 dans EXPERT, PERTE
Sous quelque forme qu'elle en parle, une explication sévère éclaircit ma honte à l'instant, Mère coupable, I, 8 dans EXPLICATION
La comtesse : Quoi ! Suzon, il voulait te séduire ? - Suzanne : Oh que non ; monseigneur n'y met pas tant de façon avec sa servante ; il voulait m'acheter, Mar. de Fig. II, 1 dans FAÇON
De valet, barbier, chirurgien, vous l'avez établi trésorier, secrétaire, espèce de factotum, Mère coup. II, 23 dans FACTOTUM
Jeune si j'ai failli souvent, que ce jour acquitte ma vie, Mère coup. v, 8 dans FAILLIR
Au noble hôtel de la Vermine, On est logé très proprement ; Rivarol y fait la cuisine, Et Champcenets l'appartement, Épigr. dans FAIRE
La peste ! il y ferait bon, méfiant comme vous êtes, Barbier, III, 7 dans FAIRE
Un sot est un falot ; la lumière passe à travers, Mère coup. II, 8 dans FALOT
Tous les insectes, les moustiques, les cousins, les critiques, les maringouins, les envieux, les feuillistes, les libraires, les censeurs, et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens de lettres, Barb. I, 2 dans FEUILLISTE
Oh ! ce n'est point légèrement qu'on a donné tant d'importance à la fidélité des femmes, Mère coup. II, 2 dans FIDÉLITÉ
À moins qu'on ne l'écorche vif, je prédis qu'il mourra dans la peau du plus fier insolent...., Mar. de Fig. I, 4 dans FIER, IÈRE
Tout ça pourtant m'a coûté un fier baiser sur la joue, ib. v, 1 dans FIER, IÈRE
D'honneur, il sent la fièvre d'une lieue ; allez vous coucher, Barb. de Séville, III, 11 dans FIÈVRE
Un homme qui saute par la fenêtre, et l'autre après qui avoue.... le fil m'échappe.... il y a là dedans une obscurité, Mar. de Fig. III, 5 dans FIL
C'est un billet doux qu'une fillette aura glissé dans sa main en passant, Mar. de Fig. IV, 9 dans FILLETTE
Figaro : Allons, Figaro, vole à la fortune, mon fils, Barb. de Sév. I, 6 dans FILS
Prenez garde que toutes ces histoires de maîtres supposés sont de vieilles finesses, des moyens de comédie, Barb. de Sév. III, 2 dans FINESSE
Es-tu un prince pour qu'on te flagorne ?, Mar. de Fig. IV, 10 dans FLAGORNER
Et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, Mar. de Fig. V, 3 dans FLAMBÉ, ÉE
Ah ! noble espion, la fleur des drôles, qui faites ici le bon valet et voulez nous souffler la dot, Mère coup. II, 24 dans FLEUR
La comtesse : Qui t'a donc fleurie si matin ? - Florence : Madame on ne m'a point fleurie, c'est moi qui ai fait des bouquets, Mère coup. II, 4 dans FLEURIR
Il est aisé de voir que goddam est le fond de la langue, Mar. de Fig. III, 6 dans FOND
Tenez, tenez, le voilà qui court la plaine et force un lièvre qui n'en peut mais, Mar. de Figaro, II, 2 dans FORCER
Je me suis longtemps inquiété pour savoir au vrai si Jean-Jacques était devenu enthousiaste de la vertu, ou s'il n'était qu'un forfantier, Note inédite sur J. J. Rousseau, dans LOMÉNIE, Beaumarchais et son temps, t. II, p. 587 dans FORFANTIER
La forme, voyez-vous, la forme ! tel rit d'un juge en habit court qui tremble au seul aspect d'un procureur en robe, Mar. de Fig. III, 14 dans FORME
S'il suffit d'être homme pour nous plaire, pourquoi donc me déplaisez-vous si fort ?, Barb. de Sév. II, 4 dans FORT, ORTE
Pour tirer parti des gens de ce caractère, il ne faut qu'un peu leur fouetter le sang ; c'est ce que les femmes entendent si bien, Mar. de Fig. II, 2 dans FOUETTER
Qu'on me dise qui diable lui a fourré dans la tête de ne plus vouloir prendre leçon de don Bazile ?, Barb. de Sév. III, 1 dans FOURRER
Je vais, d'un seul coup de baguette, endormir la vigilance, éveiller l'amour, égarer la jalousie, fourvoyer l'intrigue, Barb. de Sév. I, 6 dans FOURVOYER
Frappe, mon Dieu ; car je l'ai mérité, Mère coup. IV, 13 dans FRAPPER
Un pauvre hère qui montre la musique à sa pupille, infatué de son art, friponneau, besoigneux, à genoux devant un écu, Barb. de Sév. I, 6 dans FRIPONNEAU
Figaro : Je ne sais ce qui m'est entré dans l'oeil. - Bartholo : Ne frottez donc pas, Barb. de Sév. III, 12 dans FROTTER
C'est un beau gros, court, jeune vieillard, gris pommelé, rusé, rasé, blasé, qui guette et furète et gronde et geint tout à la fois, Barbier, I, 4 dans FURETER
Pourquoi non ? la rage de sauter peut gagner, voyez les moutons de Panurge, Mar. de Figaro, IV, 6 dans GAGNER
Un temps de galop jusqu'à la ferme, Mar. de Fig. I, 11 dans GALOP
Ah ! monseigneur ! mon cher monseigneur ! vous voulez m'en donner.... à garder ?, Mar. de Figaro, I, 2 dans GARDER
Ah ! comme je leur en garde, morbleu !, Barb. de Sév. I, 2 dans GARDER
Oh, le petit garnement ! aussi leste que joli, Mar. de Figaro, II, 15 dans GARNEMENT
J'ai fait une gaucherie en éloignant Basile, Mar. III, 5 dans GAUCHERIE
C'est un beau, gros, court, jeune vieillard, gris pommelé, rusé, rasé, blasé, qui guette, et furette, et gronde, et geint tout à la fois, Barb. de Sév. I, 4 dans GEINDRE
La politique, l'intrigue, volontiers ; mais, comme je les crois un peu germaines, en fasse qui voudra, Mar. de Figaro, III, 5 dans GERMAIN, AINE
L'invraisemblable du roman, l'énormité des faits, l'enflure des caractères, le gigantesque des idées et la bouffissure du langage, Barb. de Sév. Préface dans GIGANTESQUE
Chante-t-il ? - Oh ! madame, je suis si tremblant. - Et gnian, gnian, gnian, gnian, gnian ; dès que madame le veut, modeste auteur ! je vais l'accompagner, Mar. de Fig. I, 4 dans GNIAN, GNIAN
Diable ! c'est une belle langue que l'anglais ; il en faut peu pour aller loin ; avec goddam, en Angleterre, on ne manque de rien.... les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci par-là quelques autres mots en conversant ; mais il est bien aisé de voir que goddam est le fond de la langue, Mar. de Fig. III, 5 dans GODDAM
Dans un gouffre allumé, Suzon, oui, je m'y jetterais plutôt que de lui nuire, Mar. de Fig. II, 14 dans GOUFFRE
Je me suis donné contre la grille une si fière gourde à la main, que je ne peux plus remuer ni pied ni patte de ce doigt-là, Mar. de Figaro, II, 21 dans GOURDE
Ce matin, comptant partir, j'arrangeais la gourmette de mon cheval ; il a donné de la tête, et la bossette m'a effleuré le bras, Mar. de Fig. II, 6 dans GOURMETTE
Suzanne, des gouttes à ta maîtresse ! tu sais comment je les prépare, Mère coupable, IV, 18 dans GOUTTE
Venez-vous purger encore, saigner, droguer, mettre sur le grabat toute ma maison ?, Barb. de Séville, III, 5 dans GRABAT
Avec un grain de caprice tu seras la plus agaçante maîtresse, Mar. de Figaro, v, 7 dans GRAIN
Un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal, Barb. de Sév. I, 2 dans GRAND, ANDE
Primo, la maison que j'occupe appartient au docteur qui m'y loge gratis ; et moi, en reconnaissance, je lui promets dix pistoles d'or par an gratis aussi, Barb. de Sév. I, 4 dans GRATIS
Qu'il s'avise de parler latin, j'y suis grec, je l'extermine, Mar. de Figaro, III, 15 dans GREC, ECQUE
Est-ce que tu fais aussi des vers ? je t'ai vu là griffonnant sur ton genou et chantant dès le matin, Barb. de Sév. I, 2 dans GRIFFONNER
M'est avis que c'était plutôt.... comme qui dirait le gringalet de page, Mar. de Fig. II, 21 dans GRINGALET
Il est gris dès le matin, Mar. de Figaro, II, 21 dans GRIS, ISE
Ils étaient tous contre moi ; je me suis fourré la tête dans un guêpier, Barb. de Sév. IV, 8 dans GUÊPIER
Chanter sans guitare à Séville, vous seriez bientôt reconnu, ma foi, bientôt dépisté, Barbier, I, 6 dans GUITARE
Tel rit d'un juge en habit court, qui tremble au seul aspect d'un procureur en robe, Mar. de Fig. III, 4 dans HABIT
Vous le prenez bien haut, monsieur ! sachez que, quand je dispute avec un fat, je ne lui cède jamais, Barb. de Sév. III, 5 dans HAUT, AUTE
Présentez-vous chez le docteur en habit de cavalier, avec un billet de logement ; il faudra bien qu'il vous héberge, Barb. de Sév. I, 4 dans HÉBERGER
Le comte : Quel est donc ce Basile qui se mêle de son mariage ? - Figaro : Un pauvre hère qui montre la musique à sa pupille, Barb. de Sév. I, 6 dans HÈRE
Que viens-tu faire en cette maison à des heures indues ? - Heure indue ! monsieur voit bien qu'il est aussi près du matin que du soir, Barbier, IV, 8 dans HEURE
Quand on veut vivre dans un pays, il n'en faut pas heurter les préjugés, Mère coup. I, 5 dans HEURTER
Aux enfants tout sert de hochet, Mar. de Fig. IV, 8 dans HOCHET
Il se trame ici quelque horreur, Mère coup. I, 2 dans HORREUR
Basile : De toutes les choses sérieuses, le mariage étant la plus bouffonne, j'avais pensé.... - Suzanne : Des horreurs, Mar. de Fig. I, 9 dans HORREUR
Vous commandez à tout ici hors à vous-même, Mar. de Figaro, V, 12 dans HORS
Tenez, monseigneur, n'humilions pas l'homme qui nous sert bien, crainte d'en faire un mauvais valet, Mar. de Fig. III, 5 dans HUMILIER
Rosine : Bon ! c'est la lettre de mon cousin l'officier qui était tombée de ma poche. - Bartholo : J'ai idée, moi, qu'il l'a tirée de la sienne, Barb. de Sév. II, 15 dans IDÉE
Quant à moi, ne voulant faire sur ce plan qu'une pièce amusante et sans fatigue, une espèce d'imbroille..., Lettre sur la critique du Barbier de Séville dans IMBROGLIO ou, à la française, IMBROILLE
Que peut requérir la demanderesse ? mariage à défaut de payement ; les deux impliqueraient, Mar. de Fig. III, 5 dans IMPLIQUER
L'important serait de savoir quel talisman vous employez pour dominer tous les esprits, Mère coupable, IV, 4 dans IMPORTANT, ANTE
Ah ! Suzon, qu'elle est noble et belle, mais qu'elle est imposante !, Mar. de Fig. I, 7 dans IMPOSANT, ANTE
Le comte : Quand je dis le lit, monsieur, c'est la chambre que j'entends. - Bartholo : Ne fût-il qu'incommodé, marchez devant, je vous suis, Barb. de Sév. III, 2 dans INCOMMODER
Ne vous écrit-elle pas : chantez indifféremment ? c'est-à-dire chantez comme si vous chantiez.... seulement pour chanter, Barb. de Sév. I, 6 dans INDIFFÉREMMENT
C'est encore ce page infernal !, Mar. de Fig. V, 6 dans INFERNAL, LE
Vous injuriez toujours notre pauvre siècle, Barb. de Sév. I, 3 dans INJURIER
Il est inouï qu'on se permette d'ouvrir les lettres de quelqu'un, Barb. de Sév. II, 15 dans INOUÏ, ïE
Insidieux valet ! vous entendez fort bien que ce n'est pas le danger qui m'inquiète, mais le motif, Mar. de Fig. III, 5 dans INSIDIEUX, EUSE
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui, Barb. de Sév. I, 4 dans INTÉRÊT
Dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot, Mar. de Fig. III, 11 dans INTRIGUE
Pour qu'il ne prenne aucun ombrage, et vous croie plus pressé de dormir que d'intriguer chez lui, Barb. de Sév. I, 4 dans INTRIGUER
Il s'introduit souvent de grands fripons dans les maisons, Mère coup. II, 22 dans INTRODUIRE
Ce diable d'homme a toujours ses poches pleines d'arguments irrésistibles [d'argent], Barb. de Sév. IV, 8 dans IRRÉSISTIBLE
Je voudrais vous voir en tête un adversaire aussi violemment soutenu que le mien, à sa puissance formidable opposant votre dénûment, et votre isolation à ses entours, 4e mémoire, 1859, p. 293 dans ISOLATION
À travers son ivresse on voit qu'il ne manque ni d'esprit, ni d'une certaine éducation, Barb. de Sév. II, 15 dans IVRESSE
Le comte : Fi donc ! tu as l'ivresse du peuple. Figaro : C'est la bonne ; c'est celle du plaisir, ib. I, 4 dans IVRESSE
Suzanne : Pourquoi tant de jalousie ? - La comtesse : Comme tous les maris, ma chère, uniquement par orgueil, Mar. de Figaro, II, 1 dans JALOUSIE
Ceci doit vous apprendre à ne jamais ouvrir de jalousies sur la rue, Barb. de Sév. I, 4 dans JALOUSIE
Nous avons la clef de la jalousie, et nous serons ici à minuit, ib. III, 12 dans JALOUSIE
Libertin par ennui, jaloux par vanité, Mar. de Fig. I, 4 dans JALOUX, OUSE
Et la jarretière de la mariée, l'aurons-nous ?, Mar. de Fig. V, 19 dans JARRETIÈRE
J'attends ici quelque chose ; et deux hommes qui jasent sont moins suspects qu'un seul qui se promène ; ayons l'air de jaser, Barb. de Sév. I, 2 dans JASER
Il est un moyen de jeter en dedans cette légère porte, Mar. de Fig. II, 13 dans JETER
De Vinius par là gagnant la bienveillance, Il a su le jeter dans une autre espérance, Othon, III, 1 dans JETER
La naissance, la fortune ! laissons-là les jeux du hasard, Barb. de Sév. IV, 6 dans JEU
Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis, Mar. de Fig. V, 3 dans JONCHER
Voyons venir, et jouons serré, Mar. de Fig. III, 5 dans JOUER
Je n'emploierai point, pour vous rassurer, les grandes phrases d'honneur et de dévouement dont on abuse à la journée, Barb. de Sév. I, 4 dans JOURNÉE
Il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes ; et vous voulez jouter !, Mar. de Fig. V, 3 dans JOUTER
On a vingt-quatre heures au palais pour maudire ses juges, Barb. de Sév. II, 2 dans JUGE
Ajoutez-y le pédantesque abus de ces autres grands mots, décence et bonnes moeurs, qui donnent un air si important, si supérieur, que nos jugeurs de comédies seraient désolés de n'avoir pas à les prononcer sur toutes les pièces de théâtre, Mar. de Fig. Préface dans JUGEUR
Grâce à l'Ariane Suzon, je tiens le fil du labyrinthe, et le Minotaure est cerné, Mère coupable, II, 7 dans LABYRINTHE
Je crois que vous me lâchez des épigrammes, l'amour, Barb. de Sév. II, 13 dans LÂCHER
Elle a converti son docteur, cette fine langue dorée, Mar. de Fig. IV, 1 dans LANGUE
Vous feriez bien mieux, monsieur le raisonneur, de me payer mes cent écus et les intérêts, sans lanterner, Barb. de Sév. III, 5 dans LANTERNER
Bartholo : De sa femme ? - Rosine : Je ne la suis pas encore, Barbier de Sév. II, 15 dans LE, LA, LES
Le comte : Rosine ! - La comtesse : Je ne la suis plus cette Rosine que vous avez tant poursuivie, Mar. de Fig. II, 19 dans LE, LA, LES
Abîmé de dettes et léger d'argent, Barb. de Sév. I, 2 dans LÉGER, ÈRE
C'est une légion de diables enfermés dans un seul pourpoint, Mère coup. II, 21 dans LÉGION
Vous avez lésiné sur les frais, Barb. de Séville, II, 8 dans LÉSINER
Qu'il fasse des libelles, dernière ressource des lâches, Mère coup. V, 8 dans LIBELLE
D'honneur, il sent la fièvre d'une lieue, Barb. de Sév. III, 11 dans LIEUE
Présentez-vous chez le docteur en habit de cavalier, avec un billet de logement, Barb. de Sév. I, 4 dans LOGEMENT
Depuis mon voyage à Madrid, je suis exempt de loger des gens de guerre, Barb. de Sév. II, 14 dans LOGER
Lisez le billet doux [billet de logement] que notre maréchal des logis vous écrit, Barb. de Sév. II, 14 dans LOGIS
Pourquoi faut-il qu'il y ait toujours du louche en ce que tu fais ?, Mar. de Fig. III, 5 dans LOUCHE
Seigneur Bartholo, si vous avez souvent des lubies comme celles dont le hasard me rend témoin, je ne suis plus étonné de l'éloignement que mademoiselle a pour devenir votre femme, Barb. de Sév. III, 12 dans LUBIE
Ce profond machinateur a su les entraîner de l'Andalousie en ce pays, Mère coup. I, 2 dans MACHINATEUR, TRICE
S'il machinait quelqu'autre intrigue, il faudrait tout recommencer, Mar. de Figaro, III, 18 dans MACHINER
Le lieu, le temps, l'auditoire à ma dévotion, et la magie d'une lecture adroite assurant mon succès, je glissais sur le morceau faible, en appuyant sur les bons endroits, Barb. de Sév. Préface dans MAGIE
Pas plus de page que sur ma main ; voilà le paquet, Mar. de Fig. I, 10 dans MAIN
Il aura la grande main sur tout, Mère coupable, I, 4 dans MAIN
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur, le Barb. de Sév. II, 2 dans MAL, ALE
La comtesse : Si quelqu'un entrait ? - Suzanne : Est-ce que nous faisons du mal donc ?, Mar. de Fig. II, 4 dans MAL, ALE
Après quelques plaintes sur la fausseté des calomnies et l'indécence des outrages répandus dans un mémoire signé, dit-on, Beaumarchais Malbête [Me Malbeste était l'avocat de Beaumarchais], le gazetier de France entreprend de se justifier par un petit manifeste signé Marin, qui n'est pas Malbête, Supplém. au 1er mém. à cons. note 1 dans MAL, ALE
Devais-je m'expliquer devant un malheureux valet ?, Mère coup. II, 20 dans MALHEUREUX, EUSE
Que ce diable d'homme est rude à manier !, Barb. de Sév. III, 3 dans MANIER
Il vous sied bien, manipuleur ignorant, de ravaler ainsi le premier, le plus grand et le plus utile des arts ?, Barb. de Sév. II, 13 dans MANIPULEUR
Vous me manquez, monsieur ; je vais m'en plaindre à votre maître, Mère coup. I, 3 dans MANQUER
Et vive la jalousie ! elle ne vous marchande pas, Mariage de Figaro, III, 18 dans MARCHANDER
Voyant à Madrid que la république des lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que.... tous les insectes, les moustiques, les cousins, les critiques, les maringouins, les envieux, les feuillistes, les libraires, les censeurs et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens de lettres...., Barb. de Sév. I, 2 dans MARINGOUIN
Et vous, ma mère, embrassez-moi le plus maternellement que vous pourrez, Mar. de Fig. III, 16 dans MATERNELLEMENT
Personne ne trouve mauvais qu'on tue une bête enragée, Mère coupable, V, 7 dans MAUVAIS, AISE
Oh ! le mauvais ! Ah ! petite mauvaise ! Là, là, mauvaise, Dieu vous apaise ! il n'en sera que ce que vous voulez, Mar. de Fig. I, 9 dans MAUVAIS, AISE
Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien, Barb. de Sév. II, 8 dans MÉCHANCETÉ
Susciter une méchante affaire, à la bonne heure, Barb. de Sév. II, 8 dans MÉCHANT, ANTE
Ayant le district des pansements et des drogues [dans un haras], je vendais souvent aux hommes de bonnes médecines de cheval.... - Le comte : Qui tuaient les sujets du roi, Barb. de Sév. I, 2 dans MÉDECINE
Un Bazile ! il médirait qu'on ne le croirait pas, Barb. de Sév. II, 9 dans MÉDIRE
L'entreprendre sans succès, c'est lui ménager un triomphe, Mère coupable, V, 4 dans MÉNAGER
Ce n'est rien d'entreprendre une chose dangereuse ; mais d'échapper au péril en la menant à bien...., Mar. de Fig. I, 1 dans MENER
Figurez-vous la plus jolie petite mignonne, douce, tendre, accorte et fraîche, agaçant l'appétit, pied furtif, taille adroite, élancée, Barb. de Sév. II, 2 dans MIGNON, ONNE
Il aurait la mine bien longue, s'il était instruit qu'à minuit...., Mère coup. IV, 3 dans MINE
Grâce à l'Ariane Suzon, je tiens le fil du labyrinthe, et le Minotaure est cerné, Mère coupable, II, 7 dans MINOTAURE
Figaro : De retour à Madrid, je voulus essayer de nouveau mes talents littéraires ; et le théâtre me parut un champ d'honneur. - Le comte : Ah miséricorde !, Barb. de Sév. I, 2 dans MISÉRICORDE
Billet qui, sans doute, est une missive de quelque amant, Barb. de Sév. II, 15 dans MISSIVE
Madame sort sans livrée ! nous avons l'air de tout le monde, Mère coupable, I, 2 dans MONDE
Prie monsieur, de ma part, de passer un moment ici, Mère coupable, IV, 10 dans MONSIEUR
Quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve, Mar. de Figaro, III, 5 dans MONTER
Brutal, avare, amoureux et jaloux à l'excès de sa pupille, qui le hait à la mort, Barb. de Sév. I, 4 dans MORT
Sortez, m'a-t-il dit, petit.... je n'ose pas prononcer devant une femme le gros mot qu'il a dit, Mar. de Figaro, I, 7 dans MOT
J'en vais corriger un second [abus] en vous motivant mon arrêt ; tout juge qui s'y refuse est un grand ennemi des lois, Mar. de Fig. III, 15 dans MOTIVER
Sans doute appelez-les ! fatigués, harrassés, moulus de votre façon, n'at-il pas fallu les faire coucher ?, Barb. de Sév. III, 5 dans MOULU, UE
Le drôle est toujours le même, et, à moins qu'on ne l'écorche vif, je prédis qu'il mourra dans la peau du plus fier insolent !..., le Mariage de Figaro, I, 3 dans MOURIR
On vous sert un pot de bière en bel étain, la mousse aux bords, Mar. de Figaro, III, 5 dans MOUSSE
Est-ce notre faute à nous, si, voulant museler un renard, nous en attrapons deux ?, Mar. de Fig. V, 8 dans MUSELER
. Qu'avez-vous fait [vous, comte] pour tant de biens ? vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus, Mar. de Figaro, V, 3 dans NAÎTRE
- Figaro : Je le sais ; gaudeant bene nati. - Bazile : Non, gaudeat bene nanti, Mariage de Figaro, Vaudeville final dans NANTI, IE
Je suis né natif de Ferrare, Tarare. dans NATIF, IVE
Oh le bon petit naturel de femme !, Barb. de Sév. III, 4 dans NATUREL, ELLE
Voilà je ne sais combien de fois que je prends la plume pour faire l'article Marin, et la remets dans l'encrier ; à quoi bon ces délais ? malgré la nausée, il faut toujours y venir, 4e mémoire. dans NAUSÉE
De l'or, mon Dieu ! de l'or ; c'est le nerf de l'intrigue, Barb. de Sév. I, 6 dans NERF
Doutez-vous de ma probité, monsieur ? vos cent écus ! j'aimerais mieux vous les devoir toute ma vie, que de les nier un seul instant, Barb. de Sév. III, 5 dans NIER
Souvenez-vous, en parlant à la pupille, de les rendre tous plus noirs que l'enfer, Barb. de Sév. IV, 1 dans NOIR, OIRE
Il est de notoriété que vous n'avez quitté l'Espagne que pour dénaturer vos biens, par la vente ou par des échanges, Mère coupable, IV, 13 dans NOTORIÉTÉ
Avez-vous vu comme il parlait tout seul ? ce que c'est que de nous !, Barb. de Sév. III, 12 dans NOUS
Il devait tout arranger pour que mon mariage se fît secrètement demain, et point de nouvelles !, Barb. de Sév. I, 5 dans NOUVELLE
Gazettes étrangères, nouvelles à la main, à la bouche, à la presse, journaux.... tout est à son usage, 4e mémoire. dans NOUVELLE
Ciel ! vos yeux noyés de larmes et votre visage défait m'annoncent quelque grand malheur, Mère coupable, II, 14 dans NOYÉ, ÉE
Ainsi ses moyens de plaire sont nuls, Barbier, I, 4 dans NUL, NULLE
M. le comte de Maurepas lui-même est l'objecteur, Mémoire particulier, dans LOMÉNIE, Beaumarchais et son temps dans OBJECTEUR
Après m'avoir obstinément refusé quand je l'en pressais devant sa maîtresse, Mar. de Figaro, V, 3 dans OBSTINÉMENT
Qu'obtiendra donc de vous l'attachement, si vous payez ainsi la perfidie ?, Mère coupable, IV, 4 dans OBTENIR
L'usage des odeurs produit ces affections spasmodiques, Barb. de Sév. II, 15 dans ODEUR
En me rendant ses soins qu'il appelle des visites, en me donnant ses conseils qu'il nomme des ordonnances, il [le médecin] remplit dignement et sans faste la plus noble fonction d'une âme éclairée et sensible, Barbier de Sév. Préface dans ORDONNANCE
Tu sais trop bien.... que je n'ose pas oser, Mar. de Fig. I, 7 dans OSER
Bartholo : Je soutiens, moi, que c'est la conjonction copulative et, qui lie les membres corrélatifs de la phrase : je paierai la demoiselle, et je l'épouserai. - Figaro : Je soutiens, moi, que c'est la conjonction alternative ou, qui sépare lesdits membres : je paierai la donzelle, ou je l'épouserai, Mar. de Fig. III, 15 dans OU
Ne regarde pas d'où tu viens ; vois où tu vas : cela seul importe à chacun, Mar. de Figaro, III, 16 dans OU
Ouf ! que ce diable d'homme est rude à manier !, Barbier de Séville, III, 3 dans OUF
Ah ! ouiche, on ne l'aura, vois-tu, qu'avec ma vie, Mar. de Fig. I, 7 dans OUICHE
Il [un billet] était cacheté d'une épingle qui l'a outrageusement piqué, Mar. de Figaro, IV, 9 dans OUTRAGEUSEMENT
Apportez-nous, mon fils, votre discours : moi, je vais prendre quelque ouvrage pour l'écouter avec plus d'attention, Mère coupable, II, 11 dans OUVRAGE
Le paradis ou l'enfer des familles dépend à tout jamais de l'opinion qu'elles ont donnée d'elles, Mère coupable, II, 2 dans PARADIS
Peste ! comme l'utilité vous a bientôt rapproché les distances ! parlez-moi des gens passionnés !, Barb. de Sév. I, 4 dans PARLER
Rosine : C'est par pure amitié tout ce que je fais. - Figaro : Cela parle de soi ; tudieu ! l'amour a bien une autre allure, Barb. de Sév. II, 2 dans PARLER
Ô vous, qui me reprochez mon père [lequel était horloger], vous n'avez pas l'idée de son généreux coeur ; en vérité, horlogerie à part, je n'en vois aucun contre qui je voulusse le troquer, 4e mémoire. dans PART
Le vin et la paresse se disputent mon coeur.... Eh non, ils ne se le disputent pas, ils y règnent paisiblement ensemble.... Se partagent mon coeur.... Dit-on se partagent ? Eh ! mon Dieu ! nos faiseurs d'opéras comiques n'y regardent pas de si près, Barb. de Sév. I, 2 dans PARTAGER
Le saint respect des morts doit avoir le pas devant tout, Mère coupable, III, 8 dans PAS
Figaro : Monsieur passe-t-il chez lui ? - Bartholo : Non, monsieur ne passe point chez lui, Barbier de Sév. III, 5 dans PASSER
Le mot est si mal écrit, il y a un pâté, Mar. de Fig. III, 15 dans PÂTÉ
Tâcher d'ennoblir la pauvreté des moyens par l'importance des objets : voilà toute la politique, ou je meure !, Mar. de Figaro, III, 5 dans PAUVRETÉ
Ce drôle est toujours le même, et, à moins qu'on ne l'écorche vif, je prédis qu'il mourra dans la peau du plus fier insolent...., Mar. de Fig. I, 4 dans PEAU
Quand on saute, on se pelotonne...., Mar. de Figaro, II, 21 dans PELOTONNER
Le comte : Sa probité ? - Figaro : Tout juste autant qu'il en faut pour n'être point pendu, Barb. de Sév. I, 4 dans PENDRE
Nous sommes tout percés ; charmant temps pour aller en bonne fortune, Barb. de Sév. IV, 5 dans PERCÉ, ÉE
Le comte : Ah ! qu'il consente à tout, et je ne lui demande rien. - Figaro : Que la quittance de mes cent écus : ne perdons pas la tête, Barb. de Sév. IV, 8 dans PERDRE
Viens donc, malheureux ! tu me perds, Barb. de Sév. I, 2 dans PERDRE
Tandis que moi, morbleu ! perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer...., Mar. Fig. v, 3 dans PERDU, UE
Notre maître est sombre à périr, Mère coupable, III, 1 dans PÉRIR
Vous faites ici l'amour en perspective, Barb. de Sév. I, 4 dans PERSPECTIVE
Passer ainsi la vie à chamailler, c'est peser sur le collier sans relâche comme les malheureux chevaux de la remonte des fleuves, Mar. de Figaro, III, 16 dans PESER
Ce Figaro pèse sur ma poitrine, Mère coupable, IV, 3 dans PESER
Peste ! comme l'utilité vous a bientôt rapproché les distances !, Barb. de Sév. I, 4 dans PESTE
Il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits, Mar. de Figaro, v, 3 dans PETIT, ITE
Fi donc, trembler ! mauvais calcul, madame ; quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur, Barb. de Sév. II, 2 dans PEUR
Il ne me restait plus qu'à voler ; je me fais banquier de pharaon, Mar. de Fig. V, 3 dans PHARAON
D'abord un bruit léger [une calomnie], rasant le sol de la terre, comme l'hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file et sème en courant le trait empoisonné, Barb. de Sév. II, 8 dans PIANISSIMO
Telle bouche le recueille [un bruit calomnieux], et piano, piano vous le glisse en l'oreille adroitement, Barb. de Sév. II, 8 dans PIANO
Eh comment diable ! je ne ferais pas mieux, moi qui m'en pique [de versifier], Barb. de Sév. I, 6 dans PIQUER
Un dieu m'a mis sur votre piste, Mère coup. II, 8 dans PISTE
Non, j'entendrai debout ; vous savez qu'en parlant je ne saurais tenir en place, Mère coupable, IV, 13 dans PLACE
Figaro : On fait comme on peut : mettez-vous à ma place. - Bartholo : Me mettre à votre place ! ah ! parbleu, je dirais de belles sottises, le Barb. de Sév. III, 5 dans PLACE
On pensa à moi pour une place ; mais, par malheur, j'y étais propre : il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint, Mar. de Fig. v, 3 dans PLACE
Chacun a bien fait son devoir, ne plaignons point quelques moments de trouble, Mère coup. V, 8 dans PLAINDRE
Rosine : Si vous pouviez me plaire, ah ! comme je vous aimerais ! - Bartholo : Je te plairai, je te plairai ; quand je te dis que je te plairai, Barb. de Sév. II, 15 dans PLAIRE
Voilà bien du train pour un pot de fleurs ! combien te faut-il, pleurard, avec ta giroflée ?, Mar. de Fig. II, 21 dans PLEURARD
court, jeune vieillard, gris pommelé, Barbier de Séville, I, 4 dans POMMELÉ, ÉE
Mes chers enfants, je vous porte en mon coeur, Mère coupable, II, 16 dans PORTER
Ce misérable enfant qui porte les traits d'un perfide, Mère coupable, I, 8 dans PORTER
En toute espèce de biens, posséder est peu de chose ; c'est jouir qui rend heureux, Barb. de Sév. IV, 1 dans POSSÉDER
Basile : Ah ! je n'irai pas lutter contre le pot de fer, moi qui ne suis.... - Figaro : Qu'une cruche !, Mar. de Fig. II, 23 dans POT
Vous voyant ici à consulter, j'ai pensé que vous poursuiviez le même objet, Barb. de Sév. III, 5 dans POURSUIVRE
J'aime mieux craindre sans sujet que de m'exposer sans précaution, Barb. de Sév. II, 4 dans PRÉCAUTION
En précipitant trop les choses, on se précipite avec elles, Mère coupable, IV, 3 dans PRÉCIPITER
Figaro : J'étais né pour être courtisan. - Suzanne : On dit que c'est un métier si difficile. - Figaro : Recevoir, prendre et demander, voilà le secret en trois mots, Mar. de Fig. II, 3 dans PRENDRE
Eh ! c'est toi qui es un innocent de venir te prendre au piége apprêté pour un autre, Mar. de Figaro, V, 8 dans PRENDRE
Basile : Puis comme dit le proverbe, ce qui est bon à prendre.... - Bartholo : J'entends, Est bon.... - Basile : à garder, Barb. de Sév. IV, 1 dans PRENDRE
Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer, Barb. de Sév. I, 2 dans PRESSER
Asseyez-vous, monsieur, je vous conjure, et prêtez-moi votre attention, Mère coup. IV, 13 dans PRÊTER
Je la préviens sur tout, et la comble de présents, Mar. de Fig. III, 5 dans PRÉVENIR
Ah la pauvre petite ! comme elle tremble en chantant ! elle est prise, monseigneur, Barb. de Sév. I, 6 dans PRIS, ISE
Paraître profond quand on n'est, comme on dit, que vide et creux, Mar. de Figaro, III, 5 dans PROFOND, ONDE
Va te promener, la honte ! je veux rire et pleurer en même temps ; on ne sent pas deux fois ce que j'éprouve, Mar. de Fig. III, 18 dans PROMENER
On pensa à moi pour une place ; mais par malheur j'y étais propre, Mar. de Fig. v, 3 dans PROPRE
Ah ! voilà notre imbécile avec ses vieux proverbes ! hé bien ! pédant, que dit la sagesse des nations ?..., Mar. de Fig. I, 11 dans PROVERBE
Toujours amère et provocante !, Mar. de Fig. I, 4 dans PROVOCANT, ANTE
S't s't ; ramassez vite et sauvez-vous, le Barbier de Séville, I, 3 dans PSITT ou PS'T ou même S'T
Puissamment raisonné !, Barb. de Sév. I, 2 dans PUISSAMMENT
On m'a desservi auprès des puissances, Barb. de Sév. I, 2 dans PUISSANCE
Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent !, Mar. de Fig. V, 3 dans PUISSANT, ANTE
Cette personne est... la pupille de votre tuteur, le Barb. II, 2 dans PUPILLE
Il [Marin le gazetier] a tant fait par ses journées, qu'enfin nous avons vu de nos jours le corsaire allant à Versailles, tiré à quatre chevaux sur la route, 4e mémoire. dans QUATRE
Ma boutique à quatre pas d'ici, peinte en bleu, vitrage en plomb, trois palettes en l'air, Barb. de Sév. I, 6 dans QUATRE
Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent !, Mar. de Figaro, V, 3 dans QUATRE
Quel homme est-ce ? - C'est un beau, court, jeune vieillard..., rusé, rasé...., Barb. de Sév. I, 4 dans QUEL, QUELLE
Bartholo : Comment ! je vous demande à tous deux s'il est entré quelqu'un chez Rosine, et vous ne me dites pas que ce barbier....L'Eveillé : Est-ce que c'est quelqu'un donc, M. Figaro ?, Barb. de Sév. II, 7 dans QUELQU'UN, UNE
Le tout embrassé d'une soutanelle doublée de gazettes, et surmonté d'un bonnet carré, avec cette légende à la houppe : Qu'es-aco, Marin ?, 4e mémoire dans QU'ES-ACO ou QU'ES-AQUO
Souviens-toi.... qu'ils [les grands] ont quinze et bisque sur nous par leur état, Mar. de Fig. V, 2 dans QUINZE
À peine a-t-il son habit d'officier qu'il porte la main à l'épée aux premières railleries du comte sur le quiproquo d'un soufflet, Préface du Mar. de Fig. dans QUIPROQUO
Savez-vous bien, madame, que je prouve déjà près de vingt ans de noblesse ; que cette noblesse est bien à moi, en bon parchemin scellé du grand sceau de cire jaune ; qu'elle n'est pas, comme celle de beaucoup de gens, incertaine et sur parole, et que personne n'oserait me la disputer, car j'en ai quittance ?, Mém. rép. à Mme Goëzman. dans QUITTANCE
Te voilà, Florestine ; je te trouve radieuse ; mais voyez donc comme elle est fraîche et belle, Mère coup. II, 4 dans RADIEUX, EUSE
Mais quel radotage me faites-vous là, Basile ?, Barb. de Sév. II, 8 dans RADOTAGE
Nous ne sommes pas ici en France, où l'on donne toujours raison aux femmes, Barb. de Sév. II, 15 dans RAISON
Suzanne : Elle me déplaît. - Figaro : On dit une raison. - Suzanne : Si je n'en veux pas dire ?, Mar. de Figaro, I, 1 dans RAISON
De l'esprit pour s'avancer ? Monseigneur se rit du mien ; médiocre et rampant ; et l'on arrive à tout, Mar. de Figaro, III, 5 dans RAMPANT, ANTE
Bien rosser et garder rancune est aussi par trop féminin, Mar. de Figaro, V, 8 dans RANCUNE
Le comte : Ah ! Figaro, mon ami, tu seras mon ange, mon libérateur, mon dieu tutélaire. - Figaro : Peste ! comme l'utilité vous a bientôt rapproché les distances !, Barb. de Sév. I, 4 dans RAPPROCHER
D'abord un bruit léger rasant le sol de la terre comme l'hirondelle avant l'orage, Barb. de Sév. II, 8 dans RASER
Bridoison : A-t-il vu mon secrétaire, ce bon garçon ? - Figaro : N'est-ce pas Doublemain, le greffier ? - Bridoison : Oui, c'est qu'il mange à deux râteliers, Mar. de Figaro, III, 13 dans RÂTELIER
Figaro : J'étais né pour être courtisan. - Suzane : On dit que c'est un métier si difficile ! - Figaro : Recevoir, prendre et demander, voilà le secret en trois mots, Mar. de Fig. II, 2 dans RECEVOIR
Nous serons bien heureux s'il [Bartholo] ne vous reconnaît pas, vous qu'il n'a jamais vu, Barb. de Sév. I, 4 dans RECONNAÎTRE
Il faut bravement nous recorder : ne faisons point comme ces acteurs qui ne jouent jamais si mal que le jour où la critique est le plus éveillée, Mar. de Figaro, I, 11 dans RECORDER
Mon terme était échu ; je voyais de loin arriver l'affreux recors, la plume fichée dans sa perruque, Mar. de Fig. V, 3 dans RECORS
Rosine : Et vous appelez cela un défaut ? - Figaro : à la vérité ce n'en est un que relativement à sa mauvaise fortune, Barb. de Sév. II, 2 dans RELATIVEMENT
Ô mon Dieu, tu permets qu'en partie je répare la faute involontaire qu'un insensé me fit commettre ; que j'aie, de mon côté, quelque chose à remettre à cet époux que j'offensai, Mère coup. III, 2 dans REMETTRE
Il a la physionomie toute renversée ; allez vous coucher, Barb. de Sév. III, 11 dans RENVERSÉ, ÉE
Dans les cas difficiles à juger, une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique, Barb. de Sév. IV, 1 dans RÉPLIQUE
La voilà qui reprend ses sens, Barb. de Sév. IV, 6 dans REPRENDRE
Ce reptile vous a sifflé que j'étais là pour trahir vos secrets ?, Mère coupable, III, 9 dans REPTILE
Voyant à Madrid que la république des lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, Barb. de Sév. I, 2 dans RÉPUBLIQUE
Le comte : Une réputation détestable ! - Figaro : Et si je vaux mieux qu'elle ? y a-t-il beaucoup de seigneurs qui puissent en dire autant ?, Mariage de Figaro, III, 5 dans RÉPUTATION
Je conviens qu'à la vérité la génération passée ressemblait beaucoup à ma pièce ; que la génération future lui ressemblera beaucoup aussi ; mais que, pour la génération présente, elle ne lui ressemble aucunement ; que je n'ai jamais rencontré ni mari suborneur, ni seigneur libertin, ni courtisan avide, Préf. du Mar. de Fig. dans RESSEMBLER
De retour à Madrid, je voulus essayer de nouveau mes talents littéraires, Barbier de Sév. I, 2 dans RETOUR
Je m'en rapporte à votre confrère, qui est là rêvassant, Barb. de Sév. III, 5 dans RÊVASSER
Un jeune bachelier de mes parents, de la plus grande espérance, plein d'esprit, de sentiments, de talents, et d'une figure fort revenante, Barb. de Sév. II, 2 dans REVENANT, ANTE
Excellents ! admirables [des bonbons à propos desquels Figaro dit d'abord ne pas savoir de quoi on lui parle] ! Oui sans doute, monsieur le barbier, revenez sur vos pas ! vous faites là un joli métier, Barbier de Sév. III, 5 dans REVENIR
Voilà je ne sais combien de fois que je prends la plume pour faire l'article Marin.... malgré la nausée, il faut toujours y venir ; allons donc, une bonne résolution, et finissons, quitte à se rincer la bouche après en avoir parlé, 4e mém. dans RINCER
Le mal [la calomnie] est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable, Barb. de Sév. II, 8 dans RINFORZANDO
Donner le change aux petites passions de M. le comte, étriller rondement M. du Bazile, Mar. de Figaro, I, 2 dans RONDEMENT
Puis les tient-on fâchés tout rouge, avec un brin d'intrigue on les mène où l'on veut, Mar. de Fig. II, 2 dans ROUGE
Voyez la rougeur de ce coupable : en a-t-il un pied sur les joues !, Mar. de Fig. II, 4 dans ROUGEUR
Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis, Mar. de Fig. V, 3 dans ROUTE
Comme vous rudoyez le pauvre monde !, Barb. de Sév. III, 5 dans RUDOYER
J'ai voulu ruser avec eux ; ils m'ont traité comme un enfant, Mar. de Figaro, V, 19 dans RUSER
Le grand air l'aura saisi, Barb. de Sév. III, 12 dans SAISIR
On est tout surpris, un beau soir, de trouver la satiété où l'on cherchait le bonheur, Mar. de Figaro, V, 7 dans SATIÉTÉ
Le comte : Savez-vous lire, docteur.... Barbe à l'eau ? - Bartholo : Autre question saugrenue, Barb. de Sév. II, 13 dans SAUGRENU, UE
L'autre qui depuis trois heures éternue à se faire sauter le crâne et jaillir la cervelle, Barb. de Sév. III, 5 dans SAUTER
J'ai quitté Madrid, et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement les deux Castilles...., Barb. de Sév. I, 2 dans SAUTOIR
Je commençais même à comprendre que, pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir, Mar. de Figaro, V, 3 dans SAVOIR-FAIRE
Ah ! les scélérats d'hommes ! quand on les étranglerait tous ...., Mère coup. I, 4 dans SCÉLÉRAT, ATE
Je voudrais finir par quelque chose de beau, de brillant, de scintillant, qui eût l'air d'une pensée, Barb. de Sév. I, 2 dans SCINTILLANT, ANTE
Quelle est donc la sèche amitié qui repousse mes confidences ?, Mère coupable, I, 10 dans SEC, SÈCHE
Qui diable est-ce donc qu'on trompe ici ? tout le monde est dans le secret !, Barb. de Sév. III, 11 dans SECRET
On dit que c'est un métier [celui de courtisan] si difficile ! - Recevoir, prendre et demander, voilà le secret en trois mots, Mariage de Fig. II, 2 dans SECRET
Les misérables femmes, en se laissant séduire, ne savent guère les maux qu'elles apprêtent, Mère coup. II, 2 dans SÉDUIRE
Il se met en marche à reculons, danse en chantant la séguedille suivante, Mar. de Fig. II 23 dans SÉGUEDILLE
Marceline : Sémillant, généreux, généreux.... - Bartholo : Comme un voleur. - Marceline : Comme un seigneur, Mar. de Fig. I, 4 dans SEIGNEUR
Des sels ! des sels ! Suzanne ! un million, si vous la sauvez, Mère coupable, IV, 15 dans SEL
D'abord un bruit léger.... pianissimo, murmure et file et sème en courant le trait empoisonné, Barb. de Sév. II, 8 dans SEMER
Bartholo : Je n'aime point qu'on regarde ma femme de si près. - Le comte : Elle est votre femme ? - Bartholo : Eh quoi donc ? - Le comte : Je vous ai pris pour son bisaïeul paternel, maternel, sempiternel, le Barbier de Séville, II, 14 dans SEMPITERNEL, ELLE
Il y a de la naïveté [dans cette romance].... du sentiment même, M. de Figaro, II, 4 dans SENTIMENT
D'honneur, il sent la fièvre d'une lieue, Barb. de Sév. III, 11 dans SENTIR
Qui est-ce qui dit mon père, à la cour ? Monsieur, appelez-moi monsieur ! vous sentez l'homme du commun !, Mère coupable, I, 12 dans SENTIR
Je prendrais l'air un moment sous ces arbres. - C'est le serein que tu prendras, Mar. de Fig. V, 5 dans SEREIN
Le maraud m'embarrassait ! en disputant il prend son avantage, il vous serre, vous enveloppe, Mar. de Figaro, III, 8 dans SERRER
Voyez cette vieille sibylle ! parce qu'elle a fait quelques études et tourmenté la jeunesse de madame, elle veut tout dominer au château, Mar. de Figar. I, 6 dans SIBYLLE
La comtesse : Mais surtout que personne.... - Suzanne : Ah ! Figaro ! - La comtesse : Non, non, il voudrait mettre ici du sien, Mar. de Figaro, II, 24 dans SIEN, SIENNE
Ils m'ont sifflé ; mais si jamais je puis les rassembler !, Barb. de Sév. I, 2 dans SIFFLER
Oh ! je vous ai reconnu d'abord à votre signalement, Barb. de Sév. II, 13 dans SIGNALEMENT
On n'obtient ni grand pathétique, ni profonde moralité, ni bon et vrai comique au théâtre, sans des situations fortes, Mar. de Fig. Préf. dans SITUATION
Boire sans soif et faire l'amour en tout temps...., Mar. de Fig. I dans SOIF
Votre Excellence m'a gratifié de la conciergerie du château ; c'est un fort joli sort, Mar. de Figaro, III, 5 dans SORT
Et d'où sors-tu donc ? règle certaine, mon enfant, lorsque telle orpheline arrive chez quelqu'un comme pupille, ou bien comme filleule, elle est toujours la fille du mari, Mère coupable, I, 4 dans SORTIR
Sans l'inspiration subite de la lettre, il faut l'avouer, j'étais éconduit comme un sot, Barb. de Sév. III, 3 dans SOT, OTTE
La sottise et la vanité sont compagnes inséparables, Mère coupable, II, 7 dans SOTTISE
Il faut souffrir ce qu'on ne peut empêcher, Mar. de Fig. IV, 8 dans SOUFFRIR
À mon amant aujourd'hui ? je t'en souhaite ! et qu'en dirait demain mon mari ?, Mar. de Fig. I, 1 dans SOUHAITER
Le comte : Mais ce médecin peut prendre un soupçon. - Figaro : Il faut marcher si vite que le soupçon n'ait pas le temps de naître, Barb. de Sév. I, 4 dans SOUPÇON
L'usage des odeurs produit ces affections spasmodiques, Barbier, II, 15 dans SPASMODIQUE
Deviner l'énigme du sphinx, ou bien en être dévoré, Mère coupable, II, 18 dans SPHINX
Il donne un narcotique à l'Éveillé, un sternutatoire à la Jeunesse, Barb. de Sév. 2 dans STERNUTATOIRE
Il n'est pas temps encore ; ils sont tous subjugués par lui, Mère coup. I, 2 dans SUBJUGUER
En lui laissant son véritable titre [au Mariage de Figaro], on eût lu l'Époux suborneur, Mar. de Fig. Préface dans SUBORNEUR, EUSE
Ah ! Bazile, mon ami, soyez le bien rétabli ; votre accident n'a donc point eu de suite ?, Barb. de Sév. III, 11 dans SUITE
Je me souviens qu'à mon service tu étais un assez mauvais sujet, Barb. de Sév. I, 2 dans SUJET
Figaro : Comment trouvez-vous cette nuit ? - Le comte : Superbe pour un amant, Barb. de Sév. IV, 5 dans SUPERBE
Accueilli dans une ville, emprisonné dans l'autre, et partout supérieur aux événements, Barb. de Sév. I, 2 dans SUPÉRIEUR, EURE
Ceci doit vous apprendre à ne jamais ouvrir de jalousies sur la rue, Barb. de Sév. I, 3 dans SUR
Rosine : Murez les fenêtres tout d'un coup....Bartholo : Pour celles qui donnent sur la rue, ce ne serait peut-être pas si mal, ib. II, 4 dans SUR
Je veux fermer sur vous la porte de la rue, Barb. de Sév. II, 8 dans SUR
On me dit que, pendant ma retraite économique, il s'est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions qui s'étend même à celles de la presse, Mar. de Fig. v, 3 dans SYSTÈME
Le bout du doigt reste noir, la plume est tachée, Barb. de Sév. II, 11 dans TACHER
S'enfermer pour tailler des plumes, Mar. de Figaro, III, 5 dans TAILLER
Mais dites-moi s'il n'est pas charmant de lui avoir taillé ses morceaux de la journée, de façon qu'il passe à rôder, à jurer après sa dame, le temps qu'il destinait à se complaire avec la nôtre !, Mar. de Figaro, II, 2 dans TAILLER
Voilà mon Marin.... pêchant le mal en eau trouble : il en dit hautement tant qu'il veut ; il en fait sourdement tant qu'il peut, 4° mémoire. dans TANT
Est-ce ici la journée des tapes ?, Mar. de Figaro, v, 8 dans TAPE
Don Bazile voudra bien nous servir de second témoin, Barb. de Sév. IV, 7 dans TÉMOIN
Plaisant mariage ! où sont les témoins ?, ib. IV, 8 dans TÉMOIN
Aidant au bon temps, supportant le mauvais, Barb. de Sév. I, 2 dans TEMPS
Que diable aussi, l'on tient ce qu'on tient, Barb. de Sév. I, 3 dans TENIR
Pourvu que je ne parle en mes écrits.... de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs, Mar. Fig. v, 3 dans TENIR
Est-ce un crime de tenter à sortir d'esclavage ?, Barb. de Sév. I, 3 dans TENTER
Il faudrait la quitter si souvent, que j'aurais bientôt du mariage par-dessus la tête, Mar. de Fig. III, 5 dans TÊTE
Toujours des idées romanesques en tête, Barb. de Séville, III, 4 dans TÊTE
Le comte : Je ne lui demande rien. - Figaro : Que la quittance de mes cent écus : ne perdons pas la tête, Barb. de Séville, IV, 8 dans TÊTE
On dit que tu fais ici des tiennes, Mar. de Fig. III, 13 dans TIEN
Il [le gazetier Marin devenu riche] a tant fait par ses journées, qu'enfin nous avons vu de nos jours le corsaire allant à Versailles, tiré à quatre chevaux sur la route, 4e mém. dans TIRÉ, ÉE
Qu'a-t-il [le siècle] produit pour qu'on le loue ? sottises de toute espèce : la liberté de penser, l'attraction, l'électricité, le tolérantisme, l'inoculation, le quinquina, l'Encyclopédie et les drames, Barb. de Sév. I, 3 dans TOLÉRANTISME
Figaro : Mais les efforts de la cabale.... - Almaviva : Ah ! la cabale, monsieur l'auteur tombé !, Barb. de Sév. I, 2 dans TOMBÉ, ÉE
Finissez donc, monsieur, vous me tordez le bras, Barb. de Sév. II, 11 dans TORDRE
Rencontrez-vous une de ces jolies personnes qui vont trottant menu, les yeux baissés, coudes en arrière, et tortillant un peu des hanches ?, Mar. de Fig. III, 5 dans TORTILLER
Cette jeune Florestine, que vous nommez votre pupille et qui vous touche de plus près, Mère coupable, I, 6 dans TOUCHER
Je vas, je viens, je toupille, et, sitôt que je m'assieds, mes pauvres jambes...., Barb. de Sév. III, 4 dans TOUPILLER
Bien certainement, signora, quand j'irai par la ville, un bon double tour me répondra de vous, Barb. de Sév. II, 11 dans TOUR
C'est un bon tour que de faire épouser ma vieille gouvernante au coquin qui fit enlever ma jeune maîtresse, Mar. de Figaro, I, 4 dans TOUR
Elle [la calomnie] s'élance, étend son vol, tourbillonne, Barb. de Sév. II, 8 dans TOURBILLONNER
Bartholo : Sachez que, quand je dispute avec un fat, je ne lui cède ja mais. - Figaro lui tourne le dos : Nous différons en cela, monsieur ; moi je lui cède toujours, Barb. de Sév. III, 5 dans TOURNER
Il y a un mauvais génie qui tourne tout ici contre moi, Mar. de Fig. IV, 5 dans TOURNER
Mais aussi ce billet.... il m'a tourné le sang !, Mar. de Fig. II, 19 dans TOURNER
Rosine : Non, je ne me trouve pas mal.... mais c'est qu'en me tournant.... ah !... - Le comte : Le pied vous a tourné, madame ? - Rosine : Ah ! oui, le pied m'a tourné, Barb. de Sév. III, 4 dans TOURNER
L'auteur [dramatique], au lieu d'intriguer à son choix son ouvrage, est obligé de tourniller dans des incidents impossibles, Préf. du Mar. de Fig. dans TOURNILLER
Il a pris la chose au tragique et m'a fait ôter mon emploi, Barb. de Sév. I, 2 dans TRAGIQUE
M'avez-vous vu, monsieur, trahir la vérité dans quelque occasion que ce fût ?, Mère coupable, III, 8 dans TRAHIR
Un service terrible, et toujours un train d'enfer, Barb. de Sév. II, 7 dans TRAIN
Ferme, d'un trait jusqu'à Séville, Mar. de Figaro, III, 3 dans TRAIT
Ô perfide chanteur ! lame à deux tranchants ! c'est toi qui payeras pour tout le monde, Mar. de Figaro, II, 19 dans TRANCHANT
Bientôt l'ennui des pièces françaises porterait la nation au frivole opéra comique, et plus loin encore aux boulevards, à ce ramas infect de tréteaux élevés à notre honte, Mar. de Fig. Préf. dans TRÉTEAU
Ah ! s'il y avait moyen d'attraper ce grand trompeur !, Mar. de Fig. I, 1 dans TROMPEUR, EUSE
Voyez quel homme affreux est ce comte : aussitôt qu'il l'a reçue [une lettre de femme], il en a fait trophée ; je la tiens d'une femme à qui il l'a sacrifiée, Barb. de Sév. IV, 3 dans TROPHÉE
Rencontrez-vous une de ces jolies personnes qui vont trottant menu les yeux baissés, coudes en arrière et tortillant un peu des hanches...., Mar. de Figaro, III, 5 dans TROTTER
Le manteau de voyage à l'épaule ; arrange ouvertement ta trousse, et qu'on voie ton cheval à la grille, Mar. de Figaro, I, 11 dans TROUSSE
Il allait me donner le trousseau ; la clé de la jalousie n'y est-elle pas ?, Barb. de Sév. III, 6 dans TROUSSEAU
Sommes-nous des soldats qui tuent et se font tuer pour des intérêts qu'ils ignorent ?, Mar. de Fig. v, 12 dans TUER
Il faut un état, une famille, un nom, un rang, de la consistance enfin, pour faire sensation dans le monde en calomniant ; mais un Basile ! il médirait qu'on ne le croirait pas, Barb. de Sév. II, 9 dans UN, UNE
J'ai tout vu, tout fait, tout usé, Mar. de Fig. v, 3 dans USER
Le chef branlant, la tête chauve, Les yeux vairons, le regard fauve, Barb. de Sév. II, 13 dans VAIRON
Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?, Barb. de Sév. I, 2 dans VALET
Le comte : Les domestiques ici.... sont plus longs à s'habiller que les maîtres. - Figaro : C'est qu'ils n'ont point de valets pour les y aider, Mar. de Figaro, III, 5 dans VALET
Votre valet, Bazile ; il vaut mieux qu'elle [Rosine] pleure de m'avoir, que moi je meure de ne l'avoir pas, Barb. de Sév. IV, 1 dans VALET
Est-ce que les femmes de mon état ont des vapeurs, donc ? c'est un mal de condition qu'on ne prend que dans les boudoirs, Mar. de Figaro, III, 9 dans VAPEUR
J'ai arrangé comme cela plusieurs petits proverbes avec des variations, Barb. de Sév. IV, 1 dans VARIATION
Je suis sûre, moi, que le jour du départ serait la veille des larmes, Mar. de Figaro, II, 19 dans VEILLE
Discours d'enthousiaste ! on voit où vous en voulez venir, Mère coupable, I, 12 dans VENIR
Enfin se traînant, gravissant, et par sauts et par bonds, toujours le ventre à terre, il a tant fait...., Mémoires, 4e mém. dans VENTRE
Il n'y a point de vent, madame, point de premier venu dans le monde, Barb. de Sév. II, 4 dans VENU, UE
La charmante fille ! toujours riante, verdissante, pleine de gaîté, d'esprit, Mar. de Fig. I, 2 dans VERDISSANT, ANTE
Suzanne : Tu vas exagérer : dis ta bonne vérité. - Figaro : Ma vérité la plus vraie ? - Suzanne : Fi donc, vilain ! en a-t-on plusieurs ?, Mar. de Fig. IV, 1 dans VÉRITÉ
Celles qu'on sait sans oser les divulguer, car toute vérité n'est pas bonne à dire, Mar. de Figaro, IV, 1 dans VÉRITÉ
Basile ! ô mon mignon ! si jamais volée de bois vert, appliquée sur une échine, a dûment redressé la moelle épinière à quelqu'un, Mar. de Fig. I, 1 dans VERT, ERTE
Quand il a su que j'étais imprimé tout vif, Barb. de Sév. I, 2 dans VIF, VIVE
Je vais rasant de ville en ville, Mar. de Figaro, v, 3 dans VILLE
Rentrez donc, Rosine, cet homme paraît avoir du vin, Barb. de Sév. II, 12 dans VIN
Il ne serait même pas mal que vous eussiez l'air entre deux vins, Barb. de Sév. I 4 dans VIN
Entrez, monsieur l'officier ; on est visible, Mar. de Fig. I, 4 dans VISIBLE
Où je ne vois pas de profit, je veux au moins du plaisir ; et vive la joie !, Barb. de Sév. III, 5 dans VIVRE
Voyons-le venir, et jouons serré, Mar. de Fig. III, 5 dans VOIR
Mais voyez donc ce morveux, comme il est joli !, Mar. de Fig. II, 6 dans VOIR
Ah ! ouiche ! on ne l'aura [un ruban], vois-tu, qu'avec ma vie, Mar. de Fig. I, 7 dans VOIR
J'ai tout vu, tout fait, tout usé, Mar. de Fig. v, 3 dans VOIR
Dois-je me voir toujours froissée par l'injustice de chacun ?, Mère coupable, II, 11 dans VOIR
Puisque madame le veut, que Suzanne le veut, que vous le voulez vous-même, il faut bien que je veuille aussi, Mar. de Figaro, II, 20 dans VOULOIR
Le comte : Je ne te reconnaissais pas, moi ; te voilà si gros et si gras.... - Figaro : Que voulez-vous, monseigneur ! c'est la misère, Barb. de Sév. I, 2 dans VOULOIR
Voulez-vous bien n'être pas joli comme ça !, Mar. de Fig. II, 6 dans VOULOIR
Vous ririez bien plus de l'auteur, s'il eût tiré deux vrais amis de l'Oeil-de-Boeuf [l'antichambre du roi, où se réunissaient les courtisans] ou des carrosses ; il faut un peu de vraisemblance, même dans les actes vertueux, Mariage de Fig. Préf. dans VRAISEMBLANCE
Las de courtiser les beautés des environs, M. le comte Almaviva veut rentrer au château, mais non pas chez sa femme ; c'est sur la tienne, entends-tu, qu'il a jeté ses vues, Mar. de Fig. I, 1 dans VUE
La nuit, si madame est incommodée, elle sonnera de son côté ; zeste, en deux pas tu es chez elle, Mar. de Figaro, I, 1 dans ZEST