BAYLE

Citations

Empoisonnement absinthique, Journ. offic. 24 mars 1872, p. 2081, 2e col. dans ABSINTHIQUE
Saint Augustin et les deux lettres auxquelles on nous renvoie y sont abîmés, La France toute catholique, à la fin dans ABÎMER
Comme vous êtes bien plus en état que moi d'anatomiser ces sortes d'ouvrages [une harangue], pour en faire voir le fort et le faible, Lett. à Minutoli, 24 mars 1680 dans ANATOMISER
Séparer le peu d'avec le beaucoup, l'assez d'avec le trop, Dict. hist. Chrys. remarque O. dans ASSEZ
Il y a bien des mensonges de préface qui passent pour des péchés véniels non-seulement dans les barreaux de la république des lettres, mais aussi dans les barreaux de l'Église, art. d'Arnauld (le docteur), note 5 dans BARREAU
Séparer le peu d'avec le beaucoup, Dict. hist. Chrys. Rem. O. dans BEAUCOUP
C'est une comédie de votre part [persécution dirigée contre les protestants par des hommes sans religion], et une tragédie pour nous qui souffrons ; et il résulte de tout cela quelque chose de fort fâcheux, et en même temps de fort bourru, La France toute catholique. dans BOURRU, UE
Marque certaine de mon cabalisme, que je m'étonne qui lui soit échappée, la Cabale chim. p. 138 dans CABALISME
La première boutique de librairie, ou la première maison de café qui se présente, Avis aux réfugiés dans CAFÉ
Un père ou un frère se retirent bien plus contents lorsque l'écolier distingue entre l'infini catégorématique et l'infini syncatégorématique, article Zénon, rem. G. dans CATÉGORÉMATIQUE
Vous savez que c'est le goût de notre siècle d'aimer le naturel dans le discours, Lett. 93, 18 mai 1691, t. I, p. 319 dans DISCOURS
Cela [que la naissance d'un mot est pour l'ordinaire la mort d'un autre] est vrai principalement en France, et ainsi l'on ne peut pas espérer que notre langue cesse jamais d'être disetteuse, Dict. Poquelin, note D. dans DISETTEUX, EUSE
Je finis, mon très cher monsieur, en vous demandant pardon de ma longueur, mais surtout de ce que je me dispense si familièrement à m'écarter de mon sujet avec vous, qui avez l'esprit si juste et si délicat, Lett. à Minutoli, 31 janv. 1673 dans DISPENSER
Cet auteur [Tillemont] a fort examiné les sources, est judicieux, net et docte, précis dans sa chronologie et dans ses citations, qui sont très copieuses, Lett. 91, 26 mars 1691, t. I, p. 316 dans DOCTE
Qu'une princesse ou qu'une autre femme fasse du bien à ceux qu'elle prend pour les domestiques de la foi, ce n'est point une chose extraordinaire, Marguerite, soeur de François 1er, au mot Navarre, note P dans DOMESTIQUE
Une infinité d'élogistes des dames illustres, Lett. à la Monnoye, 8 juillet 1697 dans ÉLOGISTE
Il arrive assez souvent que toutes ces belles promesses [des prédicateurs dans les guerres de religion] sont suivies de la perte d'une bataille ; le prédicateur n'en est pas déconcerté ; il trouve cent admirables ressources : si l'on avait vaincu, on se serait trop confié au bras de la chair ; on aurait trop encensé à ses rets ; une défaite nous apprend que nous n'étions pas assez humbles, Dict. Déjotarus, note K. dans ENCENSER
La folle opiniâtreté que produit l'entêtement, Lett. à Constant, 4 juill. 1697 dans ENTÊTEMENT
Ils s'entre-consolent par l'espérance de la nouvelle ou de la pleine lune, Sur la comète. dans ENTRE-CONSOLER (S')
Je vous dirai confidemment que j'ai une joie très vive de ce que l'on n'a point permis en France l'entrée de mon Dictionnaire, Lett. à M***, 13 mai 1697 dans ENTRÉE
Je n'aime point les conflits, les cabales et les entre-mangeries professorales qui règnent dans toutes nos académies, Lett. à Minutoli, 8 mars 1694 dans ENTRE-MANGERIE
Jugeant de vous par moi-même, je suis persuadé, monsieur, que notre amitié n'a pas besoin, pour se conserver dans toute sa force, du secours ou de l'aliment d'un commerce épistolaire, Lett. à Silvestre, 6 juin 1698 dans ÉPISTOLAIRE
Ils ne sauraient se persuader que Dante se soit amusé à ergotiser dans les colléges à l'âge de plus de trente-cinq ans, Dict. art. Dante, note k. dans ERGOTISER
Je prétends attaquer mon adversaire [Jurieu], et, pour attacher l'escarmouche, je produis six propositions impies, scandaleuses, etc. tirées de ses écrits, Lett. à Minutoli, 27 août 1691 dans ESCARMOUCHE
Je retouche la première édition [du Dictionnaire], j'y fais des additions qu'il faut enchâsser le mieux qu'on peut et lier avec la vieille étoffe, Lett. à Marais, 27 sept. 1700 dans ÉTOFFE
Mon avis serait que vous travaillassiez à ceci [une dissertation sur le système de Leibnitz] comme à une dissertation qui paraîtrait à part ; vous l'étofferiez, vous la poliriez, vous l'augmenteriez, comme il vous semblerait à propos, Lett. à des Maizeaux, 22 oct. 1700 dans ÉTOFFER
Un personnage grave ne s'étudie point à une si extravagante rhétorique, Dict. crit. art. Arodon, rem. A dans ÉTUDIER
Il [Locke] prouve que la souveraineté appartient aux peuples, et qu'ils ne font que la déposer entre les mains de ceux qu'on appelle souverains .... vous savez que c'est l'évangile du jour à présent parmi les protestants, Lett. à Minutoli, 24 sept. 1693 dans ÉVANGILE
C'eût été [le plaidoyer pour Mme de Mazarin] un bon morceau pour votre recueil, et d'autant plus nécessaire qu'on y aurait trouvé bien des choses qui excuseraient l'évasion de Mme de Mazarin, Lett. à Des Maizeaux, 19 janv. 1706 dans ÉVASION
Messieurs Basnage et moi serions trouvés enveloppés dans les dépositions, et il [Jurieu] se glorifiait d'avoir été le premier qui avait éventé la mine du malheureux complot, disait-il, du projet de paix qui se tramait en Suisse, Lett. à Minutoli, 14 sept. 1693 dans ÉVENTER
M. Bayle, j'ai reçu vos excuses, et j'ai bien voulu vous témoigner par la présente que j'en suis satisfaite, Lettres (Lett. de la reine Christine, 14 déc. 1686). dans EXCUSE
Il faut attendre que la première édition [du Dictionnaire de Bayle], dont on a tiré plus de deux mille exemplaires, soit vendue ; et ce n'est pas une chose de prompte expédition, Lett. à la Monnoye, 19 août 1697 dans EXPÉDITION
Si mon Dictionnaire eût eu l'entrée libre en France, mes ennemis de ce pays-ci, gens factieux et adroits à empoisonner les choses, eussent inféré de là que mon livre ne disait rien en faveur des protestants ni contre la France, Lett. à M***, 13 mai 1697 dans FACTIEUX, EUSE
Apparemment Lanoue n'eût point fait du prophète s'il n'eût eu de ces présages politiques devant les yeux qui sont bien plus certains que les présages de la superstition, Lettre sur les comètes, p. 529 dans FAIRE
Qu'est-ce que de ne pas se produire par son beau côté ? c'est à faire à ne recevoir pas les louanges que l'on aurait remportées peut-être, Projet d'un dict. critique, 1 dans FAIRE
Une longue préface où je marque en détail toutes les flétrissures et les plaies honteuses que le sieur Jurieu a reçues dans ce différend, Lett. à Minutoli, 27 août 1691 dans FLÊTRISSURE
S'il ne s'agissait que de perdre, sans flétrissure, le poste que j'occupe, de bon coeur je sacrifierais cela à la charité et à l'intérêt du corps, Lett. 93, 18 mai 1691, t. I, p. 320 dans FLÊTRISSURE
Que ferait-on du vin et de l'eau-de-vie, depuis que les Hollandais et les Anglais n'en vont point charger des flottes entières à Bordeaux, à la Rochelle, à Nantes, si les femmes, devenues grandes buveuses, n'en faisaient une horrible consommation !, Lett. à l'abbé Dubois, 3 janv. 1697 dans FLOTTE
Il n'y a point de meilleure forge de nouveaux mots que la comédie, Dict. Poquelin, note D. dans FORGE
Nous inventons des réponses aux objections de l'adversaire, et nous ne songeons à lui que pour trouver le défaut de ses opinions ; d'où il arrive que nous sommes plus instruits de ce que nous appelons nos bonnes intentions que de celles où il met le fort de sa cause, Comment. philos. IV, 2 dans FORT, ORTE
Il [Jean de Wert] buvait admirablement, et n'excellait pas moins à prendre le tabac en poudre, en cordon et en fumée [à priser, à chiquer et à fumer], Dict. au mot Wert. dans FUMÉE
On n'a pas conseillé à notre gazetière de Rotterdam, la veuve Saint-Glain, d'insérer cette réponse, Lett. 85, 5 déc. 1690, t. I, p. 295 dans GAZETIER
Nous avons perdu depuis quelques mois l'un des plus grands grecs de l'Europe ; c'est M. Kuhnius, qui est mort à Strasbourg, Lett. à M***, 31 mars 1698 dans GREC, ECQUE
Après la correction des endroits trop huguenots [dans un ouvrage], Lett. à Rou, 19 avril 1686 dans HUGUENOT, OTE
Il est vrai que M. von der Hardt donne ces pièces sur les meilleurs manuscrits, et les illustre de notes, Lett. à M***, 2 mai 1697 dans ILLUSTRER
Mme Deshoulières déplora, dans une de ses poésies, le peu de respect que l'on porte aujourd'hui aux dames, et elle en attribua la cause à l'immodestie de leurs discours et de leurs actions, Lett. à l'abbé Duclos, 3 janv. 1697 dans IMMODESTIE
Il a eu assez de réputation à Paris de son vivant ; il est vrai que, son mérite n'étant pas imprimé, pour parler comme M. Ménage, sa réputation n'a pu s'étendre, Dictionn. Spinoza, G, en note. dans IMPRIMÉ, ÉE
L'étude du grec fleurit en ce pays-là [l'Angleterre] extraordinairement ; les Allemands, incités par cet exemple, s'attachent beaucoup à cette langue, Lett. à M***, 31 mars 1698 dans INCITÉ, ÉE
La paresse effroyable qui s'est emparée de moi et qui m'a empêché si inexcusablement de répondre à la dernière lettre que j'avais reçue de vous, Lettre 78, 25 mai 1690, t. I, p. 267 dans INEXCUSABLEMENT
Il regarde comme une chose infaisable de vous les faire rendre en l'état où elles étaient [il s'agit de tables historiques, saisies parce qu'elles étaient favorables aux protestants], Lett. à Rou, 13 avril 1686 dans INFAISABLE
Aristote montra clairement à ces défenseurs de l'immutabilité ou de l'ingénérabilité...., Dictionn. au mot Xénophane, remarque B. dans INGÉNÉRABILITÉ
Le P. Malebranche a le chagrin que ses livres ne peuvent plus entrer en France, et qu'à cause de cela personne ne les veut imprimer en ce pays [la Hollande] ; l'inquisition est devenue effroyable en France contre les bons livres, Lett. à Lenfant, 21 juin 1686 dans INQUISITION
Mon insatiabilité de nouvelles est une de ces maladies opiniâtres contre lesquelles tous les remèdes blanchissent, Lett. à Minutoli, 27 févr. 1673 dans INSATIABILITÉ
On leur impute [aux jésuites] beaucoup de choses dont on n'a aucune preuve, mais que l'on croit facilement à l'instigation des préjugés, lett. à Pecher, 10 août 1705 dans INSTIGATION
Je voudrais que vous n'eussiez pas cette charge [affranchir les lettres], quoique je me figure que vous êtes aussi peu intéressé que moi, Lett. à la Croze, 24 sept. 1706 dans INTÉRESSÉ, ÉE
Le plaisir que la réimpression des pièces introuvables a de coutume de donner, Lett. à Minutoli, 21 sept. 1693 dans INTROUVABLE
À propos de l'ironie.... qui doute qu'il n'y ait plus de venin dans l'Apologie ironique que M. de la Rochefoucault a composée pour M. de Beaufort.... que dans des accusations toutes pures ?, Lett. à Minutoli, 2 mai 1673 dans IRONIQUE
Je fus touché d'un sensible déplaisir, en apprenant l'irruption qui se faisait au Palatinat, Lett. à Lenfant, 12 oct. 1688 dans IRRUPTION
On ne m'a rien dit ni rien fait de leur part [les magistrats hollandais sollicités par Jurieu] ; j'ai joui de tous mes droits, et fait toutes mes fonctions comme auparavant, Lett. à Minutoli, 27 août 1691 dans JOUIR
Ayant fait des Journaux des savants en Allemagne où il critiquait trop le monde, il [Thomasius] se fit des affaires, et, quittant son pays, il s'en alla à Hall ; il continue là à journaliser, Lett. à Minutoli, 21 septembre 1693 dans JOURNALISER
Il n'y a que la populace réfugiée et les ministres du tiers état, dont le nombre est vingt fois plus grand que celui des bonnes têtes et des savants, qui jurent pour lui [Jurieu], Lett. à Minutoli, 27 août 1691 dans JURER
Ce n'est plus parmi vous un sentiment qui puisse souffrir partage, que celui de la supériorité des peuples sur les rois, et de la justiciabilité des rois devant le tribunal du peuple, Avis aux réfugiés. dans JUSTICIABILITÉ
On dit qu'il court des lampons fort spirituels et fort satiriques sur le prompt retour du roi, Lett. à Minutoli, 24 sept. 1693 dans LAMPON
On n'a parlé que de lui [un charlatan qui guérissait en mettant une poudre de sympathie dans l'urine] depuis quelque temps ; sa maison ressemble au lavoir de Bethséda ; tous les malades y accourent, Lett. à M*** 7 mars 1697 dans LAVOIR
Comme je n'ai point publié leurs petites pièces [de différentes personnes, dans ses Nouvelles ordinaires], je me suis résolu de réserver toutes les autres semblables pour un livret à part, Lett. à Rou, 8 févr. 1686 dans LIVRET
Ses lettres viennent plus de loin à loin qu'au commencement, Lett. 87, 5 janv. 1691, t. I, p. 297 dans LOIN
Ce que vous m'apprenez touchant le luxe de Paris augmente jusques au comble depuis la guerre, Lett. à l'abbé Dubos, 3 janv. 1694 dans LUXE
Un discours de cette nature est fort malin, et Horace, dont j'emprunte cette pensée, remarque qu'il y a là de la noire envie et du maltalent, Lett. à Minutoli, 2 mai 1673 dans MALTALENT
Il n'est pas atteint de la rancune et du maltalent de ceux qui...., Lett. à Régis, 6 oct. 1697 dans MALTALENT
Mais aussi a-t-il [Jurieu] à sa manche, tout ce parti-là [la populace réfugiée] avec une préoccupation qui va presque jusqu'à la fureur, Lett. à Minutoli, 27 août 1691 dans MANCHE
Il [le czar Pierre] ne se plaît guère qu'à charpenter, et il passe des jours entiers à travailler, comme un ouvrier, à la construction des vaisseaux ; on le voit aux ateliers, tout comme le plus vil manoeuvre, Lett. à M***, 28 nov. 1697 dans MANOEUVRE
Il [de Brieux] dit des choses fort jolies ; mais quelquefois il en dit aussi qui ne le sont pas ; c'est un marchand mêlé, Lett. à Minutoli, 26 juin 1674 dans MARCHAND, ANDE
Il faut remarquer que marguerite est le nom d'une fleur et que par métaphore on appelait autrefois marguerites les discours fleuris, les compliments d'un tour relevé ou étudié, Dict. Marguerite, soeur de François 1er, note N dans MARGUERITE
M. l'électeur de Brandebourg est la dupe ou plutôt la victime sur qui tombe tout le méchef, Lett. à Minutoli, 17 mars 1675 dans MÉCHEF
Les Allemands ne peuvent nier la dette [avoir été battus] cette fois, et ce n'est pas sans raison qu'on les mésestime chez vous, Lett. à Minutoli, 17 mars 1675 dans MÉSESTIMER
Il n'est rien de plus difficile à ménager en ce temps-ci que les métaphores ; pour peu qu'on se donne carrière, on va dans l'excès, et on se trouve tout étonné de se voir enlacé misérablement dans le phébus de la vieille cour, Lett. à Minutoli, 2 mai 1673 dans MÉTAPHORE
Si j'avais à choisir une favorite parmi les figures, à l'exemple de Socrate, qui se saisit de l'ironie pour sa part, ce ne serait pas la métaphore continuée qui toucherait mon inclination, ib. dans MÉTAPHORE
L'auteur qui a composé l'histoire de la diablerie de Loudun, favorise une partie des conjectures que je viens d'alléguer ; il expose les intrigues particulières qui firent éclore cette étrange momerie, Analyse, t. II, p. 277 dans MOMERIE
Notez que la naissance d'un mot est pour l'ordinaire la mort d'un autre ; c'est comme à l'égard des productions de la nature, Dict. Poquelin, note D. dans MOT
Je suis persuadé que ceux qui ont dit que je m'étais emporté dans cette dernière réponse sont les mêmes qui ont dit que mes précédentes réponses étaient molles et marquaient un ménagement trop timide, Lett. à des Maizeaux, 23 juill. 1706 dans MOU, MOLLE
Ce Jean Rothe [un visionnaire], après quelque temps de prison, fut mis en liberté, et il vit comme un autre à Amsterdam, où il est marié et négocie, Lett. à Marais, 13 oct. 1701 dans NÉGOCIER
Il est assez commun de souhaiter que la déesse Némésis compense nos prospérités par quelques légères disgrâces, Lett. à Minutoli, 27 fév. 1673 dans NÉMÉSIS
Les premiers [aristotéliciens, stoïciens et épicuriens] étaient des gens fort décisifs ; ils fuyaient la neutralité et l'équilibre entre deux opinions probables, et ne manquaient jamais de prendre parti, Lett. à Minutoli, 31 janvier 1671 dans NEUTRALITÉ
M. Jaquelot réfutera plus amplement cet impie [Spinosa], sur ce qu'il réduit notre liberté à la simple ou illusoire spontanéité ou non-coaction, qui accompagne ce que nous nommons actions libres, Lett. à l'abbé Dubos, 13 déc. 1696 dans NON-COACTION
En nous donnant le caractère d'une femme nouvelliste, il [Juvénal] nous la représente débitant dans les compagnies, qu'il paraissait des comètes, Pens. div. LXXXI dans NOUVELLISTE
Ils sont en si grand nombre, que ce serait un opéra que d'en vouloir dresser un mémoire, Lettres, p. 695, dans POUGENS dans OPÉRA
La première édition d'un gros ouvrage comme le mien est presque toujours comme les petits de l'ourse, Lett. à la Monnoye, 7 nov. 1697 dans OURSE
Je lui ai écrit pour le prier de m'envoyer par la première commodité un pamphlet qui a pour titre Dutch-politics [politique hollandaise], Lett. à des Maizeaux, 1er déc. 1705 dans PAMPHLET
Ces messieurs de Londres ont une étrange démangeaison d'imprimer : on leur attribue un commentaire philosophique sur les paroles de saint Luc : Contrains-les d'entrer, qui, en faisant semblant de combattre les persécutions papistiques, va à établir la tolérance des sociniens, Lett. à M. l'Enfant, 3 février 1687 dans PAPISTIQUE
On devient un individu paradoxe de l'espèce humaine, dans SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. III, p. 366, 3e éd. dans PARADOXE
Petits écrits de politique [de Jurieu] qui, sans le secours de l'animosité immodérée contre la France, passe-port assuré présentement pour toutes sortes de livres, bons ou mauvais d'ailleurs, auraient eu très peu d'approbateurs, Lett. à Constant, 26 juill. 690 dans PASSE-PORT
Le seul remède dont je me sers [dans un mal de poitrine] est de parler le moins que je peux.... je renonce à toutes visites actives et passives, et j'ai fait goûter cela à mes meilleurs amis, Lett. à Mme Baricave, 20 oct. 1706 dans PASSIF, IVE
Je ne croyais pas que les pédants se joignissent aux dévots [contre le Dictionnaire] ; je craignais d'avoir mis dans mes intérêts, non pas ceux-ci, mais ceux-là, et qu'on ne trouvât beaucoup de pédanterie dans mon livre ; ce qui me rendrait favorables les gens du pays latin, Lett. à Du Faï, 15 févr. 1697 dans PÉDANTERIE
Mon avis serait que vous prissiez, même dans l'introduction ou préface, un style moins fleuri, moins peint et moins travaillé, Lett. 18 mai 1691 dans PEINT, EINTE
Si vous consultez exactement le sens commun, vous concevrez que, lorsque deux étendues sont pénétrativement au même lieu, l'une est aussi pénétrable que l'autre, Dict. Simonide, note C. dans PÉNÉTRATIVEMENT
Mon plus grand malheur est de n'avoir pas les livres qui me seraient nécessaires, et de ne trouver ici personne qui aime cette recherche exacte des personnalités, des dates et des circonstances, Lett. à Le Duchat, 5 janv. 1697 dans PERSONNALITÉ
Vous connaissez amplement mille particularités, mille personnalités qui sont inconnues à la plupart des auteurs, Lett. à Marais, 2 oct. 1698 dans PERSONNALITÉ
Crenius vient de publier un second recueil de pièces latines qui n'avaient guère paru que dans les académies d'Allemagne ; elles roulent sur des matières en partie théologiques et en partie philologiques, Lett. à M***, 31 mars 1698 dans PHILOLOGIQUE
M. du Rondel, le plus grand philologue qui soit sorti de France par la dernière persécution, Lett. à Lamonnoye, 20 janvier 1698 dans PHILOLOGUE
Il vient de publier une cinquième dénonciation contre le philosophisme ou péché philosophique, qui n'est pas moins forte que les précédentes, lettre 85, 5 déc. 1690, t. III, p. 293 dans PHILOSOPHISME
Ils sont piqués au jeu, et l'on sait que la haine d'érudition est un mal qui cherche à s'exhaler, Lett. p. 577, dans POUGENS dans PIQUÉ, ÉE
Employant le jour à servir ses maîtres, et la plupart de la nuit à étudier, il fit des progrès si considérables...., Diction. critique, art. Ramus. dans PLUPART (LA)
L'éloge que vous me faites de M. le Pelletier des Forts me donne beaucoup d'impatience d'avoir l'honneur de le saluer ; sa sagesse et sa modestie, dans un âge où tant d'autres sont à la fois fort insolents et fort polissons (je n'entends pas ce dernier mot, je rapporte vos paroles) sont d'autant plus estimables que...., Lett. à M***, 2 mai 1697 dans POLISSON
Envoyer des nouvelles à Genève, c'est justement envoyer des pommes en Normandie, Lett. p. 553, dans POUGENS dans POMME
Sur quoi M. Leti réfute fortement ceux qui s'imaginent qu'on peut renverser la France à coups de pommes cuites, et montre aux alliés qu'ils doivent faire de grands préparatifs pour réduire au bon pied cette formidable puissance, Lett. 6 juin 1691 dans POMME
Vous jugez bien qu'un homme qui a sur les bras un persécuteur tel que M. Jurieu, dont la populace laïque et même l'ecclésiastique suit aveuglément la fureur, n'a pas peu d'affaires, Lett. 27 août 1691 dans POPULACE
Les poëtes et les pousseurs de beaux sentiments aimeraient mieux mourir...., Lett. à Minutoli, 10 janv. 1674 dans POUSSEUR, EUSE
Les sociniens étaient ignorants, tout ce qui se peut, dans la connaissance des Pères, Lett. à Marais, 2 oct. 1698 dans POUVOIR
J'ai lu un livre où l'on objecte qu'il [Sainte-Aldegonde] aimait la danse, et que cela peut réfuter les scrupules des précisistes, Dict. Sle-Aldegonde. dans PRÉCISISTE
Pour empêcher que de faux rapports ne préoccupent personne à mon désavantage dans des pays aussi éloignés que l'est Genève d'ici, Lett. 26 mars 1691 dans PRÉOCCUPER
M. Grevius a reçu ses patentes d'historiographe du roi d'Angleterre, et, ayant demandé une diminution de travail académique.... on lui a donné un adjoint dans la profession des belles-lettres, qui fera la moitié des leçons de M. Grevius, Lett. à M. ***, 7 mars 1697 dans PROFESSION
Par cela même qu'il [le Dictionnaire de Bayle] ne serait fait que selon le goût des plus grands puristes, il sortirait de sa sphère naturelle ; qu'il me soit permis d'appeler ainsi les plus rigides observateurs des lois de la perfection par rapport au goût du petit nombre ou de l'élite des beaux esprits, Dict. au mot Poquelin, note g. dans PURISTE
J'ai fait un voyage à Clèves, un autre à Aix, et, à mon retour ici, je me suis plongé, tout l'hiver, dans un quiétisme le plus grand du monde, ne lisant, ni n'écrivant pas une panse d'a, Lett. à l'Enfant, 20 juillet 1688 dans QUIÉTISME
L'envoyé parut scandalisé des discours de l'abbé, qui tâcha de raccommoder ses flûtes, Lett. p. 740, dans POUGENS dans RACCOMMODER
Il s'en va d'ici avec une réputation fort rare à des gens aussi jeunes que lui, Lett. à Minutoli, 30 juin 1692 dans RARE
Vous me permettrez de vous dire que le mot de recruter est depuis longtemps fort en usage dans les pays étrangers, quand on y écrit ou que l'on y parle français ; Lafont, qui a mis les gazettes de Hollande françaises dans la plus haute réputation où elles aient été et qui vivait quelques années avant la guerre de 1672, se servait souvent de ce mot, Lett. à l'abbé Dubos, 3 janv. 1697 dans RECRUTER
Cette réjection des sacrements, art. Pellisson, note j. dans RÉJECTION
Il me priait, dès que la copie serait prête, de lui reprêter l'écrit, Lett. 5 déc. 1690 dans REPRÊTER
La rétorsion que j'ai prétendu qui se peut faire contre M. Cudworth, Lett. à Des Maizeaux, 16 oct. 1705 dans RÉTORSION
Il ne se peut rien voir de plus juste que vos réflexions sur l'abus qui se commet en France, au préjudice de l'histoire, par tant de relations romanisées que l'on y publie, Lett. à M.***, 2 mai 1697 dans ROMANISER
Le monde ne produit point des gens de cette espèce ; ils ne sont que le pur ouvrage d'un romaniste, Nouv. lett. crit. sur l'hist. du calvinisme, 21 dans ROMANISTE
Nulle colombelle, ou, s'il est rien de plus safrement lascif...., art. Guarini, n. D. dans SAFREMENT
Ils [les Arminiens] ne feront pas difficulté d'avouer que, Pélage ayant été ignoramment condamné, c'est une marque de saine doctrine que d'embrasser la sienne, Lett. à l'Enfant, 21 juin 1686 dans SALLERAN
Ils [les Arminiens] ne feront pas difficulté d'avouer que, Pélage ayant été ignoramment condamné, c'est une marque de saine doctrine que d'embrasser la sienne, Lett. à l'Enfant, 21 juin 1686 dans SALLERAN
C'est dans le fond un impie qui, pour faire sa cour aux persécuteurs de France, s'est déchaîné sur nous.... M. Allix devrait lui apprêter sa sauce, Lett. à Minutoli, 8 juill. 1686 dans SAUCE
Il fallait posséder à fond toute la Fable pour entendre une déclaration d'amour mise en rimes françaises [dans Ronsard] ; et il y avait tel sonnet, pour l'intelligence duquel on n'aurait pas trop de cinq ou six scoliastes, Lett. à Minutoli, 10 janv. 1674 dans SCOLIASTE
Comme les auteurs semblent être de serment de ne jamais rapporter les choses les uns comme les autres, Dict. art. sur le second Pyrrhus, note h. dans SERMENT
J'ai cru que les digressions feraient plus de bien à cet ouvrage que de tort, et que le lecteur, qui se verrait toujours servi de quelque trait d'histoire curieuse ou de quelque réflexion de bon goût, ne regretterait pas d'avoir perdu de vue la comète de temps en temps, Lettre touchant les comètes, avert. au lect. dans SERVIR
M. Jaquelot réfutera plus amplement cet impie [Spinosa], sur ce qu'il réduit notre liberté à la simple ou illusoire spontanéité ou non-coaction qui accompagne ce que nous nommons actions libres, Lett. à l'abbé Dubois, 13 déc. 1696 dans SPONTANÉITÉ
Voilà par quel cas fortuit il est arrivé que tant d'Auvergnats ont paru à la cour de France dans les postes les plus sublimes sous Charles VIII, Louis XII et François Ier, 1er article sur la famille Arnauld dans SUBLIME
Si quelqu'un nous venait aujourd'hui débiter les rêveries de cet ancien, M. Jurieu ne se croirait obligé à aucun support, Art. Arnobe, note c. dans SUPPORT
Aristarque rejetait comme supposés à Homère tous les vers qui n'étaient pas de son goût, Dict. crit. art. Aristarque, rem. B. dans SUPPOSÉ, ÉE
Il y a plus de cinq ou six mois que les imprimeurs me talonnent de telle sorte que tout ce que je puis faire ne va pas à revoir les feuilles de la première édition, Lettres, p. 790, dans POUGENS dans TALONNER
Je suis persuadé que le plus grand nombre des lecteurs ne se souviennent plus de la réplique de l'un des tenants, lorsqu'ils lisent la dernière de l'autre tenant, Lett. à Des Maizeaux, 21 sept. 1706 dans TENANT, ANTE
Je vous prie de me faire savoir.... s'il [l'évêque de Salisbury] a déclaré que les difficultés [entre calvinistes et arméniens] sont si grandes, que l'on ne peut raisonnablement condamner aucun des deux partis, mais qu'ils doivent se tolérer réciproquement, Lett. à des Maizeaux, 21 sept. 1706 dans TOLÉRER
Il [Jurieu] a produit diverses causes de récusation contre M. Piélat et même des dépositions de témoins ; mais il a été tondu : le consistoire les a déclarées nulles, Lett. 24 août 1691 dans TONDRE
Si un schisme s'élevait entre les sectes protestantes, aucun des partis ne trouverait à détruire dans l'autre aucun objet sensuel des superstitions ; point de divinités topiques ni de saints tutélaires à briser ou à monnoyer, Dict. art. Mâcon. dans TOPIQUE
Des pestes, des famines, des tempêtes et des tremble-terres, Pensées sur la comète, § 212 dans TREMBLE-TERRE
Le tour qu'on prend [dans un ouvrage], et le vif dont on l'accompagne depuis le commencement jusqu'à la fin, feront trouver à peu de lecteurs cette pièce longue, quand même elle le serait, Nouvelles, etc. de mars 1686 dans VIF, VIVE
Les oppositions qu'il [Jurieu] a faites à la vocation de M. Basnage pour ministre ordinaire de cette ville [Rotterdam]...., Lett. à Minutoli, 27 août 1691 dans VOCATION
Cette vie cachée n'empêchait pas le vol de son nom et de sa réputation, Dict. Spinoza. dans VOL
À propos de la paix de Ryswyk, ne trouvez-vous pas qu'elle est si glorieuse aux alliés et nommément au roi Guillaume, qu'on ne peut assez admirer que la France se soit voulu assujétir à une mortification si honteuse ?, Lett. à Constant, 14 nov. 1697 dans VOULOIR