BASSELIN

Citations

Aussi l'avocat qui plaidye Les causes, raisons et moyens, Pourvu qu'il ait la main garnye, Sera pour les deux aboyans, Simple et rusée. dans ABOYER
C'est à vous à qui je boy, XX dans À
Il n'a point de regret Au cidre qu'il nous donne ; En eust-il une tonne, Il l'abandonneroit, 42 dans ABANDONNER
Nostre appetit le vin aguise, Et aide à la digestion, LX. dans AIGUISER
Nous sommes armés comme il faut : Alarme ! à l'assaut ! à l'assaut !, XLVII dans ALARME
Y dussai-je employer mon bien, Je ne vueil point d'autre alchymie ; Encore n'y perdrai-je rien ; Car boire contente ma vie, XI dans ALCHIMIE
Turc ne serai vraiment, Car l'alcoran defent Le vin, qui n'est creé que pour l'humain usage, XXIV dans ALCORAN
Ores que sommes allaigres Et en santé, Dieu mercy, Laissons là ces cidres maigres ; Je treuve bon cestuy-ci, XLVI dans ALLÈGRE
Mais qui s'altere en trop chantant Peut bien trois fois ou quatre, Sans vergongne, boire d'autant, I dans ALTÉRER
Laissons vivre malheureuses Ces ames ambitieuses, Et joyeusement vivons De si peu que nous avons, XXXII dans AMBITIEUX, EUSE
Li grant Alexandre jadis Et plusieurs rois en firent gloire [de boire] ; L'excez [je] n'en approuve pourtant, I dans APPROUVER
À boire, à boire vistement ! Je vueil tenir ma gorge humide, De paour de mourir pauvrement, Comme nos choux, sec et aride, XVII dans ARIDE
L'oeil regarde où le cueur aspire, III dans ASPIRER
Le bon vin et l'argent, C'est mon assortiment : Sans eulx, je suys honteux comme ung renard en caige, Vau de Vire, 24 dans ASSORTIMENT
Ô tintamare plaizant Et doulcement rezonnant Des tonneaux que l'on relie ! Signe qu'on boira d'aultant, L. dans AUTANT
Ô bon vin, liqueur souveraine, Entre chez moi.... Qui me veoira tout avaler, Ne s'en estonne, XLIII dans AVALER
Je suis né bas-normand ; mais ma bouche avinée Dit estre d'Orleans, XXVIII dans AVINER
Compagnon marinier, Grande et plaine est la mer ; Le flot bat au rivage, XIII dans BATTRE
Me voulez vous guerir de la berlue ? En un verre bien net Faut seulement mettre devant ma vue Ce joli vin clairet, XXXVII dans BERLUE
Je treuve, quant à moi, que les gens sont bien bestes, Qui ne se font plus tost au vin rompre les testes, Qu'aux coups de coutelas, en cherchant du renom, XIX. dans BÊTE
Car c'est une chose excellente Qu'un venerable biberon, XXXVIII dans BIBERON, ONNE
Si byen qu'enfin la belle s'esveillant, Me regardant avecq ung oeil farouche, Me dist ces mots : biberon, ne me touche, Vau de Vire, 16 dans BIBERON, ONNE
J'ay grant paour d'une maladie ; Dejà ma face en est blesmie, XXI dans BLÊMIR
Ma femme se dict mal porveue, Que je perts les byens et la veue, à force de boire du bon, Vau de Vire, 38 dans BON
Sa cheminée il [l'avare] boschoit, Craignant perdre la fumée, XLIV dans BOUCHER
Plustost un coup de vin me perce et m'entre au corps Qu'un boulet qui, cruel, rent les gens si tost morts, XIX. dans BOULET
De la soif je nomme l'eau Le bourreau Qui la fait mourir martyre, XXIX. dans BOURREAU
J'aime mieux n'estre point en taverne en defaut Que suivre un capitaine à la bresche, à l'assaut, XIX. dans BRÈCHE
Meschant est qui te brouille [qui mêle le vin avec de l'eau] ; Je parle aux taverniers, XVIII dans BROUILLER
Et pourtant, lorsque je m'approche Du lieu où repaistre je veux, Je vai regardant curieux Plustost au buffet qu'à la broche, III dans BUFFET
C'est un charpentier sans hache, C'est un orfevre sans burin, LVI dans BURIN
Liqueur, chere amie, Pour la calomnie, Ne crains point qu'aucunement à jamais ; je t'oublie, X. dans CALOMNIE
Le cidre ne vaut plus Qu'un carolus, XXXIX. dans CAROLUS
Il vaut bien mieux cacher son nez dans un grand verre ; Il est mieux assuré qu'en un casque de guerre, XIX. dans CASQUE
Qu'on ne m'apporte point de casse, Et qu'on ne courre au medecin ; De vin qu'on emplisse ma tasse, Qui me voudra rendre bien sain, XXV dans CASSE
L'homme songeart il [le vin] fait causer et rire, XXXVII dans CAUSER
Si voulez que je cause et preche, Et parle latin proprement, Tenez ma bouche toujours freche, De bon vin l'arrosant souvent, LVIII dans CAUSER
Pourquoi est-ce un pater noster Que pas un ores ne lui donne ? Pource qu'ayant vin en chantier, Il n'en faisoit boire à personne, LVII dans CHANTIER
Comme moi, tout bon buveur Au maillet et au chasseur Met les deux mains sans vergongne, Et s'employe de bon cueur à relier ses tonneaux, L. dans CHASSOIR
Durant que ce vin j'avaloy, Qui me chastouilloit soubz la langue, Vau de Vire, 9 dans CHATOUILLER
D'estrain et de chenevotte Se chauffoit tous les yvers, 44 dans CHÈNEVOTTE
Vaut-il pas mieux avoir la couleur rouge et vive, Riche de beaux rubis, que si pale et chetive Ainsi qu'un buveur d'eau ?, II dans CHÉTIF, IVE
Detestant merencolie Et chiquanerie, Qui puisse estre forbannie De nos maisons, XXXIII dans CHICANERIE
Ces honnestes gens Ne vous pourront ruiner à chopiner, XXXIX. dans CHOPINER
Et bref le vin prins sobrement Est tousjours une bonne choze, Vau de Vire, 60 dans CHOSE
De nous se rit le François, Mais vrayement, quoi qu'il en die, Le sildre de Normandie Vault bien son vin quelquesfois, Vau de Vire, 15 dans CIDRE
Et que le vin clairet, qui est de sa contrée, XXVIII dans CLAIRET
Le cliquetis que j'aime est celui des bouteilles, XIX. dans CLIQUETIS
Il s'employe de bon cueur à relier ses tonnaux, Et lui mesme congne ; Pour remplir tost ses vaisseaux, Haste la besongne, L. dans COGNER
Je ne vai point en cholere Tempester à la maison, XV dans COLÈRE
Certes hoc vinum est bonus : Du maulvais latin ne nous chaille, Se bien congru n'estoit ce jus, Vau de Vire, 9 dans CONGRU, UE
Il faut de ce bon vin laver sa conscience, LII dans CONSCIENCE
Sans vin je perds contenance ; C'est ce qui mieux me convient, LVI dans CONTENANCE
Nous avons pourtant Tout nostre content De mets pour nostre repas, XXXIX dans CONTENT, ENTE
Un coq d'Inde sa gorge a toi semblable porte ; Combien de riches gens n'ont pas si riche nez ! ...., VI dans COQ
Pour cornette ou guidon suivre plustost on doit Les branches d'hierre ou d'if, qui monstrent où l'on boit, XIX. dans CORNETTE
Que ce vin on ne coupe ; Ainçois qu'on boive net ; Je pry toute la troupe De vider le godet, XVIII dans COUPER
Toutes fois moy et mon jardin, Nous differons en une chose : Je me vueil abreuver de vin, Et d'eau nostre courtil s'arroze, Vau de Vire, 17 dans COURTIL
L'amour je laisserai faire Et les dames courtiser, Il ne me faut plus qu'à boire D'autant et me reposer, XXX. dans COURTISER
On va disant que j'ai fait une amie ; Mais je n'en ai point encore d'envie ; Je ne sauroy assez bien courtiser, XLIX. dans COURTISER
Je ne me laisserai mourir de la pepie, Quant en debvroy avoir la face cramoisie Et le nez violet, II dans CRAMOISI, IE
J'ai l'estomac debilité Si bien qu'à grant peine il digere, XII dans DÉBILITER
De decoction de vendange [vin] Recipé trois voltes [fois] et plus : Ne songe tant à tes escus, XII dans DÉCOCTION
Mais tost mon esprit se desgelle Lorsque je mouille le gosier, Et je me remets en cervelle Pots et verres à manier, LVIII dans DÉGELER
Je ne me puis degouster De hanter Ces bons cerveaux de taverne, XXIX. dans DÉGOÛTER
Estant parmi les pots pleins de vin delectable, II dans DÉLECTABLE
Mon cher dezir, o bouteille m'amie, Secourez-moi, XLI dans DÉSIR
Festin qu'on destrempe d'eau N'est point beau ; Faut de vin que tu le mouilles, XXIX. dans DÉTREMPER
Toutefois moi et mon jardin, Nous differons en une chose ; Je me vueil abreuver de vin, Et d'eau nostre courtil s'arrose, XVII dans DIFFÉRER
J'ai l'estomac debilité, Si bien qu'à grant peine il digere, XII dans DIGÉRER
[Ces gens] Qui, pour gouster les bons vins, Sont bien fins, Sachans comme on les discerne, XXIX. dans DISCERNER
Mais de vin [il] se faut abstenir ; Ne pourroi-je point obtenir Pour cet effet quelque dispense ?, LIII dans DISPENSE
Qui trop au mesnage pense Et qui compte sa despense, N'ayant en l'esprit repoz, Ne peut vivre bien dispoz, XXXII dans DISPOS
Baise moi, mon pauvre cueur, Et de moi dispose, L. dans DISPOSER
Ayant le dos au feu et le ventre à la table, II dans DOS
Il n'y a chez l'apothicaire De drogue que je prise mieux, Que ce bon vin, qui me fait faire Le sang bon et l'esprit joyeux, XXV dans DROGUE
Tous les drolles mes compaignons, Quand d'eux me viendra souvenir, Auront part en mes oraisons, LIII dans DRÔLE
La goutte un drolle n'affronte, Qui boit sans songer au compte ; Avares en sont saisis, Qui ont les escus moisis, XXXII dans DRÔLE
Voici un maistre breuvage ; Certes, se j'en beuvoy souvent, Je deviendroy fort eloquent, IX dans ÉLOQUENT, ENTE
Au surplus il faut vivre en joye ; Que servent les biens amassés, Au besoing qui ne les emploie ?, LII dans EMPLOYER
Or, sus ! afin de vous encouraigier, Je vay le mien [verre] vider premierement, XL. dans ENCOURAGER
Mon estomac aussi me dit que sa nature Ne se peut pas changier, Le chargeant de pommé, qui n'est sa nourriture, Que c'est l'endommaigier, XXVIII dans ENDOMMAGER
Le verre est le pinceau duquel on t'enlumine [le nez] ; Le vin est la couleur Dont on t'a peint ainsi plus rouge qu'une guigne En buvant du meilleur, VI dans ENLUMINER
Mes bons seigneurs, je pense à mon avis, Que s'entrevoir et viziter souvent, C'est ce qui faict toujours les bons amis, XL. dans ENTREVOIR
Pourvu qu'il ne vende rien De son bien, S'il boit, j'en suis resjouie ; Car ai tout au long du jour Son amour, Et sommes sans fascherie, XXXVI dans FÂCHERIE
Un coq d'Inde sa gorge à toi semblable porte ; Combien de riches gens N'ont pas si riche nez ! pour te peindre en la sorte, Il faut beaucoup de temps, VI dans FALLOIR
Si bien qu'enfin la belle s'esveillant, Me regardant avec un oeil farouche, XVI dans FAROUCHE
Se le roy sa faveur donnoit à celui qui le mieux boiroit, Comte ou marquis il me feroit, I dans FAVEUR
On dit qu'il [le vin] nuit aux yeulx ; Mais seront-ils les maistres ? Le vin est guarizon De mes maulx ; j'aime mieux perdre les deux fenestres Que toute la maison, Vau de vire, VI dans FENÊTRE
Cet an, par fertilité, Vous donne largesse, Ne crions plus la cherté, L. dans FERTILITÉ
J'aime la compaignie Où sont mes bons amis ; Mais le festin m'ennuie Où n'y a point de ris, XXVI dans FESTIN
C'est sans fifre un tabourin, LVI dans FIFRE
C'est un navire sans pompe, C'est un berger sans flageolet, LVI dans FLAGEOLET
C'est assez, troupe honorable, De ces gentils chants virois ; Il fault se lever de table, Le reste en une aultre fois, Vau de Vire, 14 dans FOIS
De trop boire frappée, une teste en rechappe.... à ces grands coups de Mars, tout remede y est vain, XIX dans FRAPPER
Toujours dans le vin vermeil On voit un petit soleil Qui fretille et rayonne, X. dans FRÉTILLER
Il est vrai que je suis friant De vin, quand c'est vin qui merite, III dans FRIAND, ANDE
Car pour mon vieil ami trouver [il] Faudroit le froc quitter et vendre, LIII dans FROC
Tout à l'entour de nos rempars Les ennemis sont en furie : Sauvez nos tonneaux, je vous prie !, LXII dans FURIE
S'embesoignant de nos futailles, Dieu a feru ces enraigiés ; Et la derniere des batailles Par leur trespas nous a vengiés, Appendice, III dans FUTAILLE
Se vous tirez autant que moi, Bientost, ainsi comme je croi, Gaignerons le rivage, XXXV dans GAGNER
Elle [l'eau] rend l'homme etique et pale et morfondu ; Mais toi [vin], tu rends gaillarde et saine la personne, VIII dans GAILLARD, ARDE
J'en vueil avoir le coeur net ; Versez donc dans ce godet ! Sur ce cidre d'excellence J'en vai faire experience, VII dans GODET
C'est la cause pourquoi j'evite D'estre sur le manger gourment, III dans GOURMAND, ANDE
L'eau, qui nourrit la grenouille, Me refroidit trop les dents ; J'aime mieux qu'elle me mouille Par dehors que par dedans, XLVI dans GRENOUILLE
Le breuvage à grenouille ne doit estre aux celliers, XVIII dans GRENOUILLE
Dejà le poil me grisonne, Dejà la goutte je sens, XXX. dans GRISONNER
Pour cornette ou guidon suivre plustost on doit Les branches d'hierre ou d'if qui monstrent où l'on boit, XIX. dans GUIDON
Le verre est le pinceau duquel on t'enlumine [le nez] ; Le vin est la couleur Dont on t'a peint ainsi plus rouge qu'une guigne En beuvant du meilleur, Vau de Vire, 6 dans GUIGNE
Ne soyons point si vilains et hagards Que de laissier ce bon vin aulx souldars Qui nous font tant d'outraige, Vau de Vire, 52 dans HAGARD, ARDE
Bon vin, qui nous fais rire et hanter nos amis, Je te tiendrai toujour ce que je t'ai promis, XIX. dans HANTER
Le hareng bientost pert la vie, Quant il se sent hors de la mer ; De mesme je ne puis durer Lorsque la boisson m'est faillie, XXI dans HARENG
Sur la mer je ne veulx mie En hazart mettre ma vie, LXI dans HASARD
Gros nez, qui te regarde à travers un grant verre Te juge encor plus beau ; Tu ne ressembles point au nez de quelque herre Qui ne boit que de l'eau, VI dans HÈRE
Cinq sous font aultant Quant on est content Et qu'on jette les ennuys Derriere l'huys, Vau de Vire, 39 dans HUIS
Il faut laisser le chalgrin importun à tout le moins à la table buvant, XL. dans IMPORTUN, UNE
Et plus causer et jargonner Qu'une vieille qui teille, LVIII dans JARGONNER
Et quant on a maistresse assez jolie, D'autres discours il lui convient user, XLIX dans JOLI, IE
Perdrons-nous, pour femme et mesgnie, De boire à tire-larigot ? Fault il laisser tout plein le pot ?, Vau de Vire, 41 dans LARIGOT
Je te cheris [le vin] toujours comme ma propre vie ; Sans toi, bonne liqueur, que seroit-ce de moi ?, VIII dans LIQUEUR
Buvons des pommiers les liqueurs, Ou bien de la plante tortue, LI dans LIQUEUR
Mais tu estoy, Lycurgue, malhabile, Qui ne voulus qu'on beust vin en ta ville, LIV dans MALHABILE
Au barbier qui la barbe oste, Qui ma barbe osta, Et à la mode qui trotte, Qui me la coupa, V dans MODE
Les miens [écus] ne moisissent guere, Pourvu que je treuve à boire ; Je sai qu'après le trespas Plus ne servent les ducats, XXXII dans MOISIR
En un monastere reclus, Mes jours il me faut confiner, LIII dans MONASTÈRE
Adam, c'est chose très notoire, Ne nous eust mis en tel dangier, Se, au lieu du fatal mangier, Il se fust plus tost mis à boire, II dans NOTOIRE
Noyons nostre soulcy En ce doux dagorie [espèce de cidre], XLII dans NOYER
L'yeul regarde où le cueur aspire ; J'ay cecy par trop oeilladé, III dans OEILLADER
Tu es. bon cidre orangié, Tout songié, Un bon meuble en un mesnaige, XXIX dans ORANGÉ, ÉE
Recipe pour ton ordinaire, Et te donne à travers les dents Du rouge sirot d'Orleans, Vau de Vire, 12 dans ORDINAIRE
C'est un soudart sans panache, C'est un charpentier sans hache, LVI dans PANACHE
Beau nez, dont les rubis ont cousté mainte pipe De vin blanc et clairet, Et du quel la couleur richement participe Du rouge et violet, VI dans PARTICIPER
[Eau] Breuvaige de penitent, Qui te prent N'a pas bien cause de rire, XXIX. dans PÉNITENT, ENTE
Estant parmi les pots pleins de vin delectable, Ainsi comme un poulet, Je ne me laisserai mourir de la pepie, II dans PEPIE
Lorsqu'on perce chez mon voisin Un tonneau de bon cidre plein...., XXXIII dans PERCER
Puisque Noë, un si grant personnage, De boire bien nous a appris l'usage, LIV dans PERSONNAGE
Il [un vin] vaut bien vrayement Son pezant d'argent, Vau de Vire, 39 dans PESANT, ANTE
Versez de rechief, armez-moi, De paour que quelqu'un ne m'assaille, I dans PEUR
C'est ici que je vueil chercher La pierre philosophale, XI dans PHILOSOPHALE
Tout pietre plein d'avarice Que je conoistroy...., V dans PIÈTRE
Buvant du bon, je ne crains Jamais maladie ; En despit des medecins, Je pintai toute ma vie, XLVIII dans PINTER
Sus ! compagnons, tirons La pompe et la vidons ; Ne perdons point courage, XIII dans POMPE
Puisqu'au desert on ne boit rien qui vaille, Laisser [je] ne vueil ce bon vin dans le pot, XXXI dans POT
Nous estions là bonne troupe, Qui, ayans le vent en poupe, Tous l'un à l'autre buvions, XXIII dans POUPE
On dit que ses ans il [le buveur] abbrege ; Ainçois il a grant privilege : ....Il ne craint pas que la pepie.... Le fasse mourir à l'instant, XXXVIII dans PRIVILÉGE
Se je ne boy que de l'eau toute pure, Bientost ainsi je finirai mes jours, XXXI dans PUR, URE
Je treuve, quant à moy, que les gens sont bien bestes, Qui ne se font plustost au vin rompre les testes, Qu'aux coups de coutelas, en cherchant du renom, 19 dans QUANT
Ô quintessence de pommier [le cidre] ! Se toujours j'en buvoy de telle !, XI dans QUINTESSENCE
Me voulez-vous, quand je suis en cholere, Ragaillardir le cueur ?, XXXVII dans RAGAILLARDIR
Qui songe en vin ou vigne, Est un presage heureux ; Le vin à qui reschigne Rent le cueur tout joyeux, XVIII dans RECHIGNER
S'il donnoit, aux jours de feste, à deux povres un denier, Ce n'estoit sans reschigner, Encor demandoit son reste, XLIV dans RESTE
....l'impost, les quatriemes, Peste des biberons, Faute d'un peu de vin, feront mourir de rheumes Les pauvres compaignons, XXVIII dans RHUME
Mais je vendroy mon heritage, Pour avoir de ce vin riant, XXV dans RIANT, ANTE
À l'amour ne suis adonné, Et j'ame encore moins les armes, Mais le vin.... Je ne vueil estre rimeur d'eau, I dans RIMEUR
En rainçant nos gosiers, avalons nos miettes, XXII dans RINCER
Bon vin et verre bien raincé, Boire d'autant ; c'est ma devise, LIII dans RINCER
Se ce meschant [le médecin] j'eusse creu, Las ! je seroy, mort tout roide, Se seulement j'eusse beu Sa tisanne et son eau froide, XLVIII dans ROIDE ou RAIDE
Aussi je laisse la biere Aux Anglois et Allemans Et Flamans, Qui ont l'ame roturiere, XXIX. dans ROTURIER, IÈRE
Beau nez, dont les rubis ont cousté mainte pippe De vin blanc et clairet, Et duquel la couleur richement participe Du rouge et violet, Vau de Vire, 6 dans RUBIS
En l'eau n'y a saveur ; prendrai-je pour breuvage Ce qui n'a point de goust ?..., II dans SAVEUR
Qui estoit cestuy qui est gisant Sous ceste froide sepulture ? Un riche avare qui, vivant, ne buvoit que l'eau toute pure, LVII dans SÉPULTURE
Je ne treuve en ma medecine Simple qui soit plus excellent Que la noble plante de vigne, D'où le bon vin clairet provient, XXV dans SIMPLE
Et bref le vin pris sobrement Est toujours une bonne chose, LX. dans SOBREMENT
Hé ! qu'avons-nous affaire Du turc ni du sophy ? Pourvu que j'aye à boire, Des grandeurs je di : fy !, XVIII dans SOFI ou SOPHI
Quant on s'en va sur la soif, Ce n'est jamais en bon escot, XXII dans SOIF
Mon voisin, je tiendroy un an Sur le vin, lorsque du grant chan Ou du souldan Je lui conte quelque fable Qu'il croit veritable, XXXIII dans SOUDAN
Ne soyons point si vilains et hagards, Que de laisser ce bon vin auz souldards Qui nous font tant d'outrage, LII dans SOUDARD ou SOUDART
Le vaisseau trop chargié Est beaucoup soulaigié ; La charge et l'équipage Sont presque dans le port, XIII dans SOULAGER
Le sang espais il [le vin] subtilise, LX. dans SUBTILISER
Qui, près le pié d'un sicomore vert, Dormoit au bord d'une claire fontaine, XVI dans SYCOMORE
Je ne vai point en colere Tempester à la maison, XV dans TEMPÊTER
Il faut boire, comme on dit, qui sa mere ne tette ; Puisque sommes tous sevrés, beuvons donc de ce bon piot, XXII dans TETER ou TÉTER
Ô tintamarre plaizant Et doulcement rezonnant Des tonneaux que l'on relie, L. dans TINTAMARRE
Il fault retourner aux bons vins, Comme à la beste Qui nous a mis ces tintouins Et ce mal dans la teste, Vau de Vire, 43 dans TINTOUIN
Je pry toute la troupe De vider le godet ; Trinque, seigneur, le vin est bon, XVIII dans TRINQUER
Quant j'aurai beu, elle, voyant ma trongne, M'iroit disant : je ne vueil point d'ivrogne, XLIX. dans TROGNE
La trompette a sonné bien haut ; à l'arme ! à l'assaut ! à l'assaut, XLVII dans TROMPETTE
Usons les uns des autres librement ; Et que chascun sur ce boire excellent Lave son coeur de toute hypocrizie, XL. dans USER
Bon vin, fai moi raison d'une soif violente, Dont je suis au gosier très ardemment espris, VIII dans VIOLENT, ENTE