Auguste BARBIER (1805 - 1882)

Citations

poète

Il n'est rien de cela aux exemples des payens ; nous n'avons pas de liaison à eux, Pens. II, 17 dans À
Il est loisible à tout homme de.... Il était naturel à Adam et juste à son innocence, édit. Cousin. dans À
La vérité était contraire à vos fins ; il a fallu mettre votre confiance au mensonge, Prov. 16 dans À
Et n'est-ce pas depuis ce temps-là qu'Escobar a tant été imprimé de fois en France et aux Pays-Bas ?, Prov. 11 dans À
Cette pratique est juste ; elle est autorisée aux Pères de l'Église, ib. dans À
Croyant que ces propositions pouvaient être prises au sens de la grâce efficace, Prov. 17 dans À
Pour faire croire que nous les soutenons au même sens qu'ils ont exprimé par leurs écrits, ib. dans À
Condamner ces propositions au sens de Jansénius, ib. dans À
Il s'est fait un miracle à une religieuse de Pontoise, ib. 6 dans À
Ils triomphent à montrer là-dessus la folie du monde, Pens. div. 7 dans À
L'homme est à lui-même le plus prodigieux objet de la nature. Connaissez donc, superbe, quel paradoxe vous êtes à vous-même, édit. Cousin. dans À
Est-ce donc une chose à dire gaiement ? et n'est-ce pas une chose à dire, au contraire, tristement, comme la chose du monde la plus triste ?, Pens. II, 2 dans À
Ils l'ont fait recevoir [la bulle] au clergé, Prov. 16 dans À
Ne nous laissons pas abattre à la tristesse, édit. Cousin. dans À
J'avance cette opinion ; mais, parce qu'elle est nouvelle, je la laisse mûrir au temps, Prov. 6 dans À
Ayant un corps qui vous aggrave et vous abaisse vers la terre, édit. Cousin. dans ABAISSER
Abaissons la [l'âme] à la matière, ib. dans ABAISSER
Pour abaisser notre orgueil et relever notre abjection, édit. Cousin. dans ABAISSER
S'il se vante, je l'abaisse ; s'il s'abaisse, je le vante.... Forcé à s'abaisser d'une ou d'autre manière.... Et s'il ne s'abaisse à cela, édit. Cousin. dans ABAISSER
L'homme sent alors son néant, son abandon, édit. Cousin. dans ABANDON
Personne n'est assez abandonné de Dieu pour cela, Prov. 6 dans ABANDONNÉ, ÉE
Il faut que vous passiez pour les plus abandonnés calomniateurs qui furent jamais, Prov. 16 dans ABANDONNÉ, ÉE
Les pensées pures qui le rendraient heureux, s'il pouvait toujours les soutenir, le fatiguent et l'abattent, édit. Cousin. dans ABATTRE
C'est le fondement et l'ABC de toute notre morale, Prov. 5 dans ABC
Cela vous fera croire et vous abêtira, Moyens, I dans ABÊTIR
Pour se rabaisser jusqu'aux derniers abîmes du néant, Conv. du péch. dans ABÎME
Le petit espace que je remplis et même que je vois abîmé dans l'infinie immensité des espaces que j'ignore, Édit. Cous. dans ABÎMÉ, ÉE
Tout ce qu'il y a de grand et tout ce qu'il y a d'abject, Édit. Cous. dans ABJECT, ECTE
Tout ce qui est dans les hommes, est abominable, Édit. Cousin. dans ABOMINABLE
Des plaisirs abominables, ib. dans ABOMINABLE
Ce sacrement qu'elles auraient en abomination, Prov. 16 dans ABOMINATION
Vous laisserez votre nom en abomination à mes élus, Proph. 33 dans ABOMINATION
Nos prières et nos vertus sont abomination devant Dieu, Rel. 46 dans ABOMINATION
L'abomination était répandue sur toute la terre, Juifs, 20 dans ABOMINATION
Les femmes ont un empire absolu sur les hommes, éd. Cousin. dans ABSOLU, UE
On n'y voyait absolument aucun arbre.... Dont on avait perdu la mémoire, tant elle était absolument passée, Prov. 3 dans ABSOLUMENT
Entre être délicat et ne l'être pas du tout, il faut demeurer d'accord que, quand on souhaite d'être délicat, on n'est pas loin de l'être absolument, édit. Cousin. dans ABSOLUMENT
Les anciens ont donné l'absolution avant la pénitence, P. jés. 26 dans ABSOLUTION
Un autre qui veuille avoir l'absolution sans restituer, Prov. 5 dans ABSOLUTION
La volonté est absorbée en Dieu, édit. Cousin. dans ABSORBÉ, ÉE
Quand je considère la petite durée de ma vie absorbée dans l'éternité, ib. dans ABSORBÉ, ÉE
L'image de la chair du péché a été absorbée par la gloire, édit. Cous. dans ABSORBER
En faisant abstraction de tout sens, Prov. I dans ABSTRACTION
Ils [les grands hommes] ne sont pas suspendus en l'air, tout abstraits de notre société, P. div. 107 dans ABSTRAIT, AITE
Aimerait-on la substance de l'âme d'une personne abstraitement ?, Pens. div. 57 dans ABSTRAITEMENT
C'est une assez faible consolation que celle des appels comme d'abus, Pensées, Pape, 7 dans ABUS
Nous étions bien abusés, Prov. 11 dans ABUSÉ, ÉE
Vous abusez d'une infinité de personnes en leur faisant accroire que les points sur lesquels vous essayez d'exciter un si grand orage sont essentiels à la foi, Prov. 17 dans ABUSER
Ils sont grossièrement abusés, Prov. 11 dans ABUSER
Les gens de cette sorte sont académistes, écoliers, Préf. g. dans ACADÉMISTE
Ce sacrifice a été reçu et est acceptable à Dieu, Prov. 4 dans ACCEPTABLE
L'acceptation que Dieu fait du sacrifice, Prov. 4 dans ACCEPTATION
J'ai ressenti de nouveaux accès de joie à toutes les lettres, Prov. I dans ACCÈS
Quand vous avez entrepris de décider les cas de conscience d'une manière favorable et accommodante...., Prov. 13 dans ACCOMMODANT, ANTE
Une religion accommodée est propre à durer, Pensées, Prov. 3 dans ACCOMMODÉ, ÉE
Il y a trop de peine à s'accommoder pour le profit, Prov. 8 dans ACCOMMODER
C'est une vie à laquelle il ne peut s'accommoder, édit. Cousin. dans ACCOMMODER
Pour s'accommoder à la faiblesse des hommes, Prov. 7 dans ACCOMMODER
Quand il est seul et sans ces accompagnements, P. div. 10 dans ACCOMPAGNEMENT
Il faut auparavant que je donne l'idée d'une méthode encore plus éminente et plus accomplie, Pensées, part. I, 2 dans ACCOMPLI, IE
D'où il paraît que les hommes sont dans une impuissance naturelle et immuable de traiter quelque science que ce soit dans un ordre absolument accompli, ib. dans ACCOMPLI, IE
C'est celle qui accorde les contrariétés par un art tout divin, édit. Cousin. dans ACCORDER
Il accorde en peu de mots l'immatérialité de l'âme avec le pouvoir qu'a la matière d'altérer ses fonctions, ib. dans ACCORDER
Je ne sais s'il y a moyen pour donner des règles fermes, pour accorder les discours à l'inconstance de nos caprices, Pens. I, 3 dans ACCORDER
Au cas qu'on ait accordé les principes, et qu'on demeure ferme à les avouer, Pensées, I, 3 dans ACCORDER
Accorder à Dieu une chiquenaude pour mettre le monde en mouvement, édit. Cousin. dans ACCORDER
Étant tous unis dans le dessein de perdre M. Arnauld, ils se sont avisés de s'accorder de ce terme de prochain, que les uns et les autres disaient ensemble, quoiqu'ils l'entendissent diversement, Prov. 1 dans ACCORDER
Ces maximes ne s'accordent pas au dessein de la plupart des gens, Prov. 5 dans ACCORDER
La force s'accorde avec cette bassesse, édit. Cousin. dans ACCORDER
Les hommes n'ayant pas accoutumé de former le mérite, Rel. 51 dans ACCOUTUMER
Mes lettres n'avaient pas accoutumé de se suivre de si près ni d'être si étendues, Prov. 16 dans ACCOUTUMER
On est accoutumé de se laisser aller au péché par les caresses des femmes, Prov. 15 dans ACCOUTUMER
Quand on voudrait faire accroire une chose fausse, Prov. 9 dans ACCROIRE
Tant cette doctrine reçoit d'accroissement par le temps, Prov. 13 dans ACCROISSEMENT
L'accusation qu'il suscita contre cet ecclésiastique, Prov. 16 dans ACCUSATION
Cette manière de vivre est un merveilleux acheminement à la passion, édit. Cous. dans ACHEMINEMENT
Le péché n'est pas achevé, si la raison ne consent, édit. Cousin. dans ACHEVÉ, ÉE
Voilà le principe le plus achevé de toute votre morale, Prov. 9 dans ACHEVÉ, ÉE
Ces francs pécheurs, pleins et achevés, Prov. 4 dans ACHEVÉ, ÉE
Et ce qui achève notre impuissance à connaître les choses, édit. Cousin. dans ACHEVER
Il faut donc l'achever [la raison], édit. Cousin. dans ACHEVER
Il doit être la pierre d'achoppement et de scandale, Proph. 21 dans ACHOPPEMENT
Et c'est là où tous ont achoppé, Dispr. 2 dans ACHOPPER
La délicatesse n'est pas une acquisition de l'âme, Amour. dans ACQUISITION
On peut toujours faire l'acte de contrition, Prov. 6 dans ACTE
L'acte qui en fut dressé le 25 septembre...., Prov. 15 dans ACTE
Pour faire une méchante action, Prov. 8 dans ACTION
Quand ai-je fait quelque action d'union avec les hérétiques ou de schisme avec l'Église ?, Prov. 17 dans ACTION
Elle implore les moyens d'arriver à lui, d'y adhérer éternellement, Conv. du P. dans ADHÉRER
Ils sont admirables de vouloir prendre le parlement pour dupe, Prov. 19 dans ADMIRABLE
Je ne puis assez admirer combien ce dessein d'inquisition a été mal concerté pour avoir été conduit par de si habiles gens, Prov. 19 dans ADMIRER
Vous admirerez comme moi que tant d'éclatantes préparations se soient anéanties sur le point de produire un si grand effet, Prov. 3 dans ADMIRER
Les plus aveugles de vos amis sont contraints d'admirer que vous ayez été si méchants que d'étendre cette calomnie jusqu'aux religieuses de Port-Royal, ib. 16 dans ADMIRER
On admirera de voir que, malgré tout ce que je viens de dire, vous n'ayez pas cessé de publier qu'ils étaient toujours hérétiques, ib. 17 dans ADMIRER
Pourquoi admirez-vous que nous nous soyons trompés, nous qui sommes des hommes ?, ib. 18 dans ADMIRER
Vous admirerez que la dévotion qui étourdit tout le monde ait pu être traitée par nos pères avec une telle prudence que...., ib. 19 dans ADMIRER
J'admire avec quelle hardiesse ces personnes entreprennent de parler de Dieu, édit. Cousin. dans ADMIRER
L'adoration qu'ils rendent à l'Eucharistie, Prov. 16 dans ADORATION
Les adorations qu'ils rendent à l'idole, Prov. 5 dans ADORATION
Que j'adore en silence l'ordre de votre providence, Prière. dans ADORER
Ils auront toujours en eux de puissants adversaires, Prov. 1 dans ADVERSAIRE
Quand on n'a ouï qu'une partie, on est toujours de ce côté-là ; mais l'adverse fait changer, P. Jés. 55 dans ADVERSE
C'est mon affaire que la conversion, Myst. 2 dans AFFAIRE
D'en avoir toujours les preuves présentes, c'est trop d'affaire, Moyens, 3 dans AFFAIRE
Le mohatra est quand un homme qui a affaire de vingt pistoles, achète d'un marchand des étoffes pour trente pistoles, payables dans un an, et les lui revend à l'heure même pour vingt pistoles comptant, Prov. 8 dans AFFAIRE
Qu'avons-nous affaire que leur assurance dépende de là ?, ib. 19 dans AFFAIRE
Il vaudrait autant avoir affaire à des gens qui...., Prov. 7 dans AFFAIRE
Ayant affaire à des personnes de toutes sortes, ib. 5 dans AFFAIRE
Pour des choses où il a plus d'affection, P. div. 75 dans AFFECTION
Quoi ! mes pères, afficher vous-mêmes dans Paris un livre si scandaleux, avec le nom de votre P. Meynier à la tête !, Prov. 16 dans AFFICHER
Il affligera d'impôts la gloire du royaume, Proph. 25 dans AFFLIGER
Quand la mort affligeait un corps innocent, édit. Cousin. dans AFFLIGER
Si on veut vous faire un affront par des paroles, Prov. 7 dans AFFRONT
Celui qui veut nous faire un affront, ib. 14 dans AFFRONT
L'amour n'a point d'âge, il est toujours naissant, Amour. dans AGE
Un corps qui nous aggrave et nous abaisse vers la terre, édit. Cous. dans AGGRAVER
Ce n'est pas notre intérêt qui nous fait agir, Prov. 8 dans AGIR
Laissons donc agir ce serpent et cette Éve, édit. Cous. dans AGIR
Ce sont leurs conseils qui sont encore agissants et vivants en nous, édit. Cous. dans AGISSANT, ANTE
Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde, Myst. 1 dans AGONIE
Il y a des passions qui resserrent l'âme, et il y en a qui l'agrandissent, édit. Cousin. dans AGRANDIR
On sent le feu [de l'amour] s'agrandir, édit. Cous. dans AGRANDIR
Ô Dieu, ayez agréable mon corps, Prière. dans AGRÉABLE
On ne peut nier que cette méthode n'agrée tout autrement au monde que...., Prov. 9 dans AGRÉER
Il n'y a qu'à suivre l'avis qui agrée le plus, Prov. 5 dans AGRÉER
L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre, tant les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison, Pensées, art. 3, part. I dans AGRÉER
Sans cela on ne se serait pas aheurté à J. C., Proph. 24 dans AHEURTER (S')
Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiatement et immédiatement, et s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, Pensées, part. I, art. 6 dans AIDANT, ANTE
C'était une cavale indomptable et rebelle, Sans frein d'acier ni rênes d'or, Iambes. dans CAVALE
[Le gamin de Paris] et le long des grands murs, Crayonnant au charbon mille dessins impurs, Iambes. dans CHARBON
Ô Corse à cheveux plats ! que ta France était belle Au grand soleil de messidor !, Iambes, l'Idole dans CORSE
Oh ! lorsqu'un lourd soleil chauffait les grandes dalles Des ponts et de nos quais déserts, Que les cloches hurlaient, que la grêle des balles Sifflait et pleuvait par les airs, Iambes, Curée dans DALLE
Et l'émeute paraît, l'émeute au pied rebelle, Poussant avec la main le peuple devant elle ; L'émeute aux mille fronts, aux cris tumultueux, à chaque bond grossit ses rangs impétueux, Iambes, l'Émeute. dans ÉMEUTE
Non, le gain les excite et l'argent les enfièvre, Iambes, Melpomène, 4 dans ENFIÉVRER
Puis la mer furieuse et tombée en démence, Et de son lit silencieux Se redressant géante, et de sa tête immense Allant frapper les sombres cieux, Iambes, popularité. dans GÉANT, ANTE
Dante, vieux Gibelin, quand je vois en passant Le plâtre blanc et mat de ce masque puissant Que l'art nous a laissé de ta divine tête, Iambes, Dante. dans GIBELIN
Nous avons tout perdu, tout, jusqu'à ce gros rire, Gonflé de gaîté franche et de bonne satire, Ce rire d'autrefois, ce rire des aïeux, Qui jaillissait du coeur comme un flot de vin vieux, Iambes, le Rire. dans GONFLÉ, ÉE
À ce métier [d'imitateur des anciens] d'ailleurs, si j'ai bonne mémoire, On peut encor parfois grappiller quelque gloire, Rev. des Deux-Mondes, mai 1865, p. 498 dans GRAPPILLER
Sans craindre le scandale et les cris indiscrets Des gratteurs de papier, des faiseurs de caquets, Rev. des Deux-Mondes, mai 1865, p. 499 dans GRATTEUR
[Paris est, après les combats de juillet 1830] Un taudis regorgeant de faquins sans courage, D'effrontés coureurs de salons, Qui vont de porte en porte et d'étage en étage Gueusant quelques bouts de galons, Iambes, Curée. dans GUEUSER
Cet homme était retiré à Auteuil ; le malade a emprunté une maison guinguette que Samuel Bernard a dans ce village, Journ. hist. du règne de Louis XV, p. 350 dans GUINGUETTE
Or donc je puis braver le regard pudibond ; Mon vers rude et grossier est honnête homme au fond, ïambes, prol. dans HONNÊTE
Voilà, voilà pourtant l'air fétide, empesté [l'immoralité de certaines pièces de théâtre], L'air malsain que Paris, comme une odeur divine, Vient humer chaque soir de toute sa poitrine !, Iambes, Melpomène, 2 dans HUMER
Le cynisme des moeurs doit salir la parole, Et la haine du mal enfante l'hyperbole, Iambes, prologue. dans HYPERBOLE
L'auteur a compris sous la dénomination générale d'ïambes toute satire d'un sentiment amer et d'un mouvement lyrique ; cependant ce titre n'appartient réellement qu'aux vers satiriques composés à l'instar de ceux d'André Chénier ; le mètre employé par ce grand poëte n'est pas précisément l'ïambe des anciens, mais quelque chose qui en rappelle l'allure franche et rapide : c'est le vers de douze syllabes, suivi d'un vers de huit, avec croisement de rimes ; cette combinaison n'était pas inconnue à la poésie française, l'élégie s'en était souvent servie, mais en forme de stances ; c'est ainsi que Gilbert a exhalé ses dernières plaintes, ïambes. dans ÏAMBE
[Un auteur tenté] De découper un peu de sa pourpre divine [d'Horace], Pour faire que la sienne un peu plus s'illumine [imitation du vers d'Horace, Art p. 15 : Purpureus, late qui splendeat, unus et alter Assuitur pannus], Rev. des Deux-Mondes, mai 1865, p. 498 dans ILLUMINER
C'était [lors de la révolution de juillet] sous des haillons que battaient les coeurs d'hommes, C'étaient alors de sales doigts Qui chargeaient les mousquets et renvoyaient la foudre ; C'était la bouche aux vils jurons Qui mâchait la cartouche...., Curée. dans JURON
Cet usurpateur effronté [Napoléon 1er] Qui serra sans pitié sous les coussins du trône La gorge de la Liberté, l'Idole. dans LIBERTÉ
J'ai vu pendant trois jours, j'ai vu, plein de colère, Bondir et rebondir le lion populaire, Iambes, Le lion. dans LION, ONNE
Phryné, riche du bien de plus de vingt amants, Et le cou ruisselant d'or et de diamants, S'irrite à tout propos du luxe des lorettes, Et demande un décret qui borne leurs toilettes, Rev. des Deux-Mondes, mai 1865, p. 499 dans LORETTE
C'était [dans les journées de Juillet 1830] la bouche aux vils jurons Qui mâchait la cartouche, et qui, noire de poudre, Criait aux citoyens : mourons !, la Curée. dans MÂCHER
Ah ! pour celui qui porte un coeur sous la mamelle Ce jour pèse comme un remords, l'Idole. dans MAMELLE
Ô Corse à cheveux plats, que ta France était belle Au grand soleil de messidor !, Iambes, l'Idole. dans MESSIDOR
Toute la meute alors, comme une vague immense, Bondit..., la Curée. dans MEUTE
Tandis que tout Paris [dans les journées de juillet] se jonchait de merveilles, Ces messieurs tremblaient dans leur peau, Iambes, Curée. dans MONSIEUR
Comment ne pas perdre la tête, quand on voit s'oublier un prince d'une illustre maison.... jusqu'à courir avec elles le bal, déguisés, le premier en gille, le second en pantalon, et le troisième en bourgeois gentilhomme, pour nous faire voir qu'ils ne méprisent pas notre moulinage ?, Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV, t. II, p. 94 dans MOULINAGE
Car nous sommes des nains à côté de nos pères, Iambes, Quatre-vingt-treize. dans NAIN, AINE
C'est cette femme enfin [la Liberté].... qui vient.... D'écraser une armée et de broyer un trône Avec quelques tas de pavés, la Curée. dans PAVÉ
Ô Corse à cheveux plats, que ta France était belle Au grand soleil de messidor !, Iambes. l'Idole dans PLAT, ATE
Toujours comme du sable écraser des corps d'hommes, Toujours du sang jusqu'au poitrail, ïambes, l'Idole. dans POITRAIL
Que faisaient-ils [dans les journées de juillet 1830], tandis qu'à travers la mitraille Et sous le sabre détesté La grande populace et la sainte canaille Se ruait à l'immortalité ?, ïambes, Curée dans POPULACE
Dans ce jour de tempête [juillet 1830] où le vent populaire Déracina la royauté, ïambes, la Curée. dans POPULAIRE
Il est beau ce colosse [le peuple] à la mâle carrure, Ce vigoureux porte-haillons, Ce sublime manoeuvre à la veste de bure, Teinte du sang des bataillons, ïambes, Popularité. dans PORTE-HAILLONS
Il [le peuple] n'aime que le bras qui dans les champs humides Par milliers fait pourrir ses os ; Il aime qui lui fait bâtir des pyramides, l'Idole. dans PYRAMIDE
Oh ! lorsqu'un lourd soleil chauffait les grandes dalles Des ponts et de nos quais déserts, la Curée. dans QUAI
Sombre quatre-vingt-treize, épouvantable année, De lauriers et de sang grande ombre couronnée, ïambes, Quatre-vingt-treize. dans QUATRE-VINGTS
Ah ! que ce rude et dur guerrier [Napoléon Ier] Nous a coûté de sang et de pleurs et d'outrage Pour quelques rameaux de laurier !, l'Idole. dans RAMEAU
Oh ! n'est-ce pas assez de la pâle vieillesse, De tous les rongements de la vie en faiblesse ?..., ïambes, l'Amour de la mort. dans RONGEMENT
Fi du porto, du sherry, du madère !, Iambes et poëmes, le Gin. dans SHERRY
Dante vit, comme nous, les factions humaines, Rouler autour de lui leurs fortunes soudaines, ïambes, Dante. dans SOUDAIN, AINE
Oui, c'est pitié.... D'entendre autour de lui [du peuple] mille bouches mielleuses, Souillant le nom de citoyen, Lui dire que le sang orne des mains calleuses, Ïamb. la Popularité. dans SOUILLER
Pour nettoyer les corps infectés de souillures, Je vais mettre mon doigt sur toutes les blessures, Il Pianto. dans SOUILLURE
Tandis que tout Paris se jonchait de merveilles [dans les journées de juillet], Ces messieurs tremblaient dans leur peau, Pâles, suant la peur et la main aux oreilles, Accroupis derrière un rideau, ïambes, Curée. dans SUER
Sublime Michel-Ange, ô vieux tailleur de pierre, Il pianto. dans TAILLEUR
Aux longs roulements des tambours, la Curée dans TAMBOUR
Toutes [les victimes], comme un maigre troupeau, Dont le tondeur a pris la toison blanchissante, Portaient du rouge sur la peau, ïambes, les Victimes. dans TONDEUR, EUSE
C'est que la liberté n'est pas une comtesse Du noble faubourg St-Germain.... La bouche torse, l'oeil errant...., ïambes, Popularité. dans TORS, ORSE
Presque tout le monde en a été attaqué, successivement [du rhume], de façon qu'à l'opéra, au lieu d'offrir des liqueurs fraîches et des truffes comme à l'ordinaire, le limonadier offre et vend de la pâte de guimauve, Journal, fév. 1733 dans TRUFFE
Alors que de l'Etat le vaisseau séculaire, Fatigué trop longtemps du roulis populaire, ïambes, Quatre vingt treize dans VAISSEAU
La race de Paris, c'est le pâle voyou, Au corps chétif...., ïambes, la Curée. dans VOYOU