ANT. ARNAULD

Citations

L'adverbe c'est un mot sans nombre qui est adjoinct à un autre, dans LIVET, Gramm. franç. p. 232 dans ADVERBE
Vous [jésuites] prétendez qu'il faut distinguer si c'est sans sa faute ou par sa faute qu'il [le pécheur] n'a point eu cette advertance actuelle du mal qu'il faisait ; et c'est ce que vous exprimez quelquefois en ces autres termes : si cette inadvertance a été l'effet d'une ignorance invincible et involontaire, ou d'une ignorance vincible et volontaire ; - dans le second cas, c'est-à-dire si ce manquement d'advertance actuelle sur la malice de cette action est arrivée par sa faute...., 5e dénonciation, x (Oeuvr. Lausanne, 1780, p. 355) (Arnauld, qui a fait ce mot, l'écrit advertence). dans ADVERTANCE
Dans le langage des casuistes, péchés philosophiques, péchés commis par ceux qui ignorent Dieu, ou qui, en péchant, ne pensent point actuellement à Dieu, par opposition à péché théologique (ces péchés n'entraînent pas nécessairement la damnation), 5e dénonciation, I (Oeuvres, Lausanne, 1780, t. XXXI, p. 302) dans PHILOSOPHIQUE
Au sens d'Antoine Arnauld, qui le premier a employé ce mot, doctrine des casuistes à l'égard du péché philosophique, 5e dénonciation, II (Oeuvres, Lausanne, 1780, t. XXXI, p. 305) dans PHILOSOPHISME
Ç'aurait donc été sottement et impertinemment que tous vos philosophistes [il s'adresse aux jésuites], c'est-à-dire tous vos auteurs qui ont parlé du péché philosophique, nous ont fait entendre qu'il ne se trouvait qu'en ceux qui ignoraient Dieu, ou qui, en péchant, ne pensaient point actuellement à Dieu, 5e dénonciation, I (Oeuvres, 1780, t. XXXI, p. 302) dans PHILOSOPHISTE
Il n'y eut jamais de plus basse sophistiquerie que la manière dont il s'y prend pour justifier ce reproche, 5e dénonciation, VIII (Oeuvres, Lausanne, 1780, p. 343) dans SOPHISTIQUERIE
Une chose qu'on n'oserait pas entreprendre de soutenir, mais que vous [jésuites] jugiez néanmoins être nécessaire, afin que l'ignorance du droit naturel fût toujours vincible, 5e dénonciation, IV (Oeuvres, Lausanne, 1780), p. 317 dans VINCIBLE
Cela [penser que leurs dieux défendaient aux païens de pécher] est nécessaire selon vous, afin que l'ignorance où ils étaient de la loi de Dieu fût vincible, ib. V, p. 320 dans VINCIBLE
Les équivoques des mots d'ignorance vincible et invincible, ib. X, p. 355 dans VINCIBLE
Ce n'est pas assez de connaître Dieu, ou de l'ignorer vinciblement, 5e dénonciation, IV, Oeuvres Lausanne, 1780, p. 317 dans VINCIBLEMENT