BRÉBEUF

Citations

Dieux puissants qui veillez au bonheur de la terre, Phars. VII dans BONHEUR
... laisse ses chiens briller parmi les terres, Phars. IV dans BRILLER
Il semble qu'on entend les ondes gémissantes Briser contre un rocher leurs vagues impuissantes, Phars. VI dans BRISER
Cet illustre affligé ne veut pas dans sa chute Laisser à tant de maux tant de peuples en butte, Pharsale, VII dans BUTTE
Un carnage rapide, un ardent chamaillis Fait voir autant de morts qu'il fait voir d'assaillis, Phars. VII dans CHAMAILLIS
Dans ces vives terreurs les villes chancelantes, N'osant lui résister [à César], n'osant le recevoir, Phars. II dans CHANCELANT, ANTE
Pompée à cet échec n'avant que trop senti Que les destins changés ont quitté son parti, Phars. VII dans CHANGÉ, ÉE
Cette âme inaccessible aux changements divers, Phars. II dans CHANGEMENT
Vois ces sphères de feu, ces globes de lumière, Rien n'interrompt leur course ou change leur carrière, Phars. II dans CHANGER
Et chantant seulement des ordres immuables, Annonçant des arrêts qui sont inévitables, Il [l'oracle] néglige nos pleurs et défend aux mortels D'apporter leurs désirs aux pieds de ses autels, Phars. V dans CHANTER
L'amirale commande au reste des vaisseaux ; Elle flotte à six rangs, et sa chiorme puissante Dans l'un et l'autre camp imprime l'épouvante, Phars. III dans CHIOURME
Tu vois toute la pourpre et tout le choix de Rome Se ranger à l'envi sous les lois d'un seul homme, Phars. II dans CHOIX
Si le ciel s'est ouvert, si ton oeil clairvoyant Peut voir ce qui n'est pas et lit dans le néant, Phars. V dans CLAIRVOYANT, ANTE
Mais bientôt en ce lieu par des mots concertés Érichtho [magicienne] fait briller des rayons enchantés, Pharsale, VI dans CONCERTÉ, ÉE
L'orgueil assortit mal ces superbes rivaux [Pompée et César], Et, bien que concurrents, ils ne sont pas égaux, Phars. I dans CONCURRENT, ENTE
Carthage et Marius, dans leur chute commune, Se consolent l'un l'autre en voyant leur fortune ; L'un de l'autre pesant le sort capricieux, Ils charment leur supplice et pardonnent aux dieux, Pharsale, II dans CONSOLER
Et leur zèle bouillant sait si bien les conduire [les troncs d'arbres] Que ce pont semble naître et non pas se construire, Phars. IV dans CONSTRUIRE
C'est pour moi, répond-il, une injuste contrainte, De servir d'un rival la bassesse et la crainte, Phars. VI dans CONTRAINTE
Et pour ce coeur instruit par une âme si noire, Des crimes éclatants ressemblent à la gloire, Phars. VIII dans CRIME
Las de vous signaler et de vaincre en tous lieux, Allez, allez croupir en un calme odieux, Phars. V dans CROUPIR
C'est de là que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux, Phars. ch. II dans DE
Et pour lui la grandeur n'est pas d'assez haut prix, S'il ne s'y voit monter par un fameux débris, Phars. I dans DÉBRIS
Qui pourrait sans frémir voir le débris du monde, Voir la confusion de la terre et de l'onde ?, Pharsale, II dans DÉBRIS
Et le destin jaloux des suprêmes puissances Dans leurs plus hauts progrès trouve leurs décadences, Pharsale, I dans DÉCADENCE
Et le ciel déclaré contre la tyrannie, Phars. V dans DÉCLARÉ, ÉE
Rome voit par leurs mains [de César et de Pompée] démembrer sa puissance, Pharsale, I dans DÉMEMBRER
Et soudain il [le sénat] commet aux soins de ce grand homme La fortune du monde et le destin de Rome, Phars. V dans DESTIN
Le sage s'accommode aux changements divers, Et l'homme généreux se doit à l'univers, Phars. II dans DEVOIR
Aulus, d'une dipsade ayant souffert l'atteinte, En sent peu de douleur et conçoit peu de crainte : Il ne peut pas d'abord comprendre le danger Ni croire le trépas dans un coup si léger ; Ce poison toutefois, qui s'insinue à peine, Se mêle enfin au sang et court de veine en veine ; Il allume partout un brasier indompté Qui dans tous les vaisseaux tarit l'humidité, Phars. IX dans DIPSADE
Au point que la nuit semble effacer les couleurs, Dispense le sommeil et charme les douleurs, Phars. II dans DISPENSER
Donnez un digne chef à de si dignes bras, Phars. V dans DONNER
Donne enfin quelque trêve à ces vagues pensées Donne quelque relâche à ces vastes souhaits, ib. dans DONNER
Mais quand tout l'univers au trouble s'abandonne, Qui peut donner la paix si la mort ne la donne ?, ib. dans DONNER
Il étonna tous ceux qui pensaient l'étonner, Et, n'ayant pas d'effroi, mérita d'en donner, Phars. V dans DONNER
Ce sage inébranlable [Caton], avant que de Pompée Il eût vu la vaillance injustement trompée, Doutant à qui l'État devait être soumis, Dans l'un et l'autre chef voyait ses ennemis, Phars. IX dans DOUTER
Et le druide craint, en abordant ces lieux, D'y voir ce qu'il adore et d'y trouver ses dieux, Pharsale, III dans DRUIDE
Souvent du triste éclat d'une flamme ensoufrée La forêt est couverte et non pas dévorée, Phars. III dans ENSOUFRÉ, ÉE
Enfin on s'entr'approche, et les rames contraires D'un air impétueux font choquer les galères, Phars. III dans ENTR'APPROCHER (S')
Ils souffrent sans gémir les coups qu'ils s'entre-portent, Pharsale, IV dans ENTRE-PORTER (S')
Par de nouveaux efforts les rameurs s'entr'excitent, Phars. III dans ENTR'EXCITER (S')
À l'exemple du chef les soldats s'entr'exhortent, Phars. IV dans ENTR'EXHORTER (S')
L'effroi de nos aïeux et leurs étonnements De leur postérité se font les châtiments, Pharsale, VII dans ÉTONNEMENT
Pendant que son esprit entretient sa douleur, S'exagère sa peine et grossit son malheur, Pharsale, III dans EXAGÉRER
Il [Pompée] craint que la défaite N'étouffe dans leurs coeurs [de ses soldats] l'espoir de la retraite, Et qu'outré de douleur en le voyant mourir, L'univers sur son chef ne s'exhorte à périr, Pharsale, VII dans EXHORTER
Toi-même, Ptolomée, âme basse et parjure, Prince digne d'un peuple et lâche et factieux, Tu te vois rétablir au rang de tes aïeux, Pharsale, V dans FACTIEUX, EUSE
Après que, dans l'ardeur d'une juste vengeance, Son bras [de Jupiter] eut des Titans foudroyé l'insolence, Pharsale, I dans FOUDROYER
Lygdame cependant, cet homme incomparable à lancer de la fonde un plomb inévitable, Pharsale, III dans FRONDE
L'armée à cet échec s'enflamme davantage, Sous de forts mantelets et d'épais gabions, Elle vient s'attacher au pied des bastions, Phars. III dans GABION
Vois ces sphères de feu, ces globes de lumière, Rien n'interrompt leur course ou change leur carrière, Phars. II dans GLOBE
Bien que les poëtes excellents, qui ont quelquefois le secret de nous faire sentir des chagrins délicieux et des tristesses agréables, aient encore celui de nous faire voir de belles horreurs, Pharsale, Avert. sur la 3e partie. dans HORREUR
Mais l'immobilité des hautes destinées Rend mon art impuissant et mes forces bornées, Pharsale, VI dans IMMOBILITÉ
Regagner les drapeaux que le Parthe a gagnés, Et venger de Crassus les mânes indignés, Phars. I dans INDIGNÉ, ÉE
Lui [Apollon] qui de l'avenir informe les humains, Qui sait du monde entier les ressorts inscrutables, Phars. V dans INSCRUTABLE
Et laissant dans son coeur parler sa défiance De l'instabilité d'un peuple qui balance, Phars. IV dans INSTABILITÉ
Et Pompée.... se travaille à changer, à l'instant, l'ordre de la bataille, Et, les ailes s'ouvrant autant qu'il est permis, Il tâche d'investir celle des ennemis, Phars. VII dans INVESTIR
Déjà presque à la fin des travaux de la guerre, Presque libérateurs de Rome et de la terre...., Pharsale, VII dans LIBÉRATEUR, TRICE
On voit [dans la résurrection magique d'un mort] d'un sang caillé les flammes rallumées ; L'artère avec le coeur reprend ses mouvements, Le visage retourne à ses linéaments, Pharsale, VI dans LINÉAMENT
L'armée à cet échec s'enflamme davantage ; Sous de forts mantelets et d'épais gabions Elle vient s'attacher au pied des bastions, Phars. III dans MANTELET
Le feu des diamants, la pourpre des rubis Ne mêle point son lustre à l'éclat des habits, Phars. II dans MÊLER
Avant que de César la trame soit coupée, Il faut que son orgueil lui mérite aux enfers Tout ce qu'on lui prépare et d'opprobre et de fers, Phars. VI dans MÉRITER
Tous les jours un visage neuf [par le fard] ; Certes c'est en visage un peu trop de dépense, dans le Dict. de RICHELET. dans NEUF, EUVE
C'est ainsi que d'Etna la caverne bruyante Vomit avec horreur une flamme ondoyante, Phars. V dans ONDOYANT, ANTE
Des Romains expirants sous un cruel vainqueur Les cris vont à l'oreille et ne vont point au coeur, Phars. VII dans OREILLE
Il semble qu'on entend les hurlements des loups, La plainte de l'orfraie et le cri des hiboux, Pharsale, VI dans ORFRAIE
Où qu'il porte les yeux, il y porte la mort, Pharsale, VI dans OU
Mais celles [les galères] des Grégeois se montrent mieux instruites, à provoquer l'attaque et feindre des refuites, à couper la passade avec agilité, Phars. III dans PASSADE
C'est de lui que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux, Phars. III dans PEINDRE
Et, de tous les soldats les âmes étonnées Craignant de voir contre eux retourner leurs coignées [coupant un bois sacré], Il [César] querelle leur crainte, il frémit de courroux, Phars. III dans QUERELLER
Monarque souverain dont la force inconnue Rassérène les cieux ou fait grossir la nue, Phars. IV dans RASSÉRÉNER
Cette prompte ravine, Phars. IV dans RAVINE
Et ces torrents volants, ces fleuves suspendus [les nuages] Par un choc réciproque et crevés et fondus, Phars. IV dans RÉCIPROQUE
Mais celles [galères] des Grégeois se montrent mieux instruites à provoquer l'attaque et feindre des refuites, Phars. III dans REFUITE
Regagner ces drapeaux que le Parthe a gagnés, Et venger de Crassus les mânes indignés, Pharsale, I dans REGAGNER
[Ils] Font voir en un moment des torches attachées à ces remparements qui bordent les tranchées, Phars. III dans REMPAREMENT
On remunit les forts, on voit de toutes parts Et creuser les fossés et hausser les remparts, Phars. II dans REMUNIR
Au lieu de retoucher à ces funestes armes [de parler de la bataille de Pharsale], Laissons périr la plainte et dévorons nos larmes, Phars. VII dans RETOUCHER
Sans doute il [Pompée] aurait pu tenter d'autres combats, Contre un sort infidèle essayer d'autres bras, Et forcer les destins à rétracter sa perte, Pharsale, VII dans RÉTRACTER
Pardonnez, dieux puissants, pardonnez à la terre.... Pourquoi tout renverser et pourquoi tout détruire ? Rétracter mon bonheur, c'est assez me réduire, ib. dans RÉTRACTER
Quand de sombres clartés qu'on ne discerne pas Attirent dans le bois et ses yeux et ses pas, Phars. VI dans SOMBRE
Impitoyables soeurs, Parques dont les ciseaux S'acquièrent chaque jour des triomphes nouveaux, Fleuves toujours brûlants, demeures toujours sombres, Phars. VI dans SOMBRE
Et Sextus devenu tout sombre et tout confus, Phars. VI dans SOMBRE
Là d'une obscure source il coule une onde obscure, Qui semble du Cocyte emprunter la teinture, Phars. III dans TEINTURE
On ne sait qui défendre, ou qui blâmer des deux, Qui des deux a tiré plus justement, l'épée : Les dieux servent César, mais Caton suit Pompée, Phars. I dans TIRER
C'est de lui [Cadmus] que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux, Et par les traits divers des figures tracées Donner de la couleur et du corps aux pensées, Phars. III dans TRACÉ, ÉE
Souvent un bruit confus trouble ce noir séjour, Phars. III dans TROUBLER
C'est de lui que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux, Pharsale, III dans VENIR