Jean-Baptiste Louis GRESSET (1709 - 1777)

Citations

Vestibules profonds, parvis silencieux, Où viennent s'abaisser les coeurs religieux, Fréd. et Brun. I, 1 dans ABAISSER
À cet abattement que vous laissez paraître, J'ai, s'il faut l'avouer, peine à vous reconnaître, Fréd. et Br. I, 2 dans ABATTEMENT
Terre où je n'ai plus rien que mon coeur puisse aimer, Ouvre-toi ! Dans tes flancs puissé-je m'abîmer !, Fréd. et Br. IV, 4 dans ABÎMER
Ma main a pu signer cet acte abominable !, Charles VI, V, 3 dans ACTE
Mérovée est ardent, et la pitié naissante Bientôt mène à l'amour une âme adolescente, Fréd. et Brun. I, 2 dans ADOLESCENT, ENTE
Il n'estimait la voix de l'adulation Qu'en ce qu'elle a d'utile à son ambition, Clovis, I, 1 dans ADULATION
Jusqu'au lever de l'astre de Vénus, Il reposait sur la boîte aux agnus, Ververt, ch. I dans AGNUS
L'aigle d'une maison n'est qu'un sot dans une autre, le Méch. IV, 7 dans AIGLE
Dans toute la maison Il règne un air d'aigreur et de division, le Méch. I, 1 dans AIGREUR
Trop bien sut-il graver en sa mémoire Tout l'alphabet des bateliers de Loire, Vert-vert, ch. 3 dans ALPHABET
Et fausse trop souvent, cette altière sagesse N'attend qu'un crime heureux pour montrer sa bassesse, Édouard III, II, 6 dans ALTIER, IÈRE
Que des pleurs, des baisers de flamme Fassent passer toute mon âme Dans ces dons qu'elle doit toucher, le Chartreux. dans ÂME
Il était là maintes filles savantes, Qui mot pour mot portaient dans leurs cerveaux Tous les Noël anciens et nouveaux, Vert-Vert. dans ANCIEN, IENNE
Très rarement les antiques discrètes Logeaient l'oiseau...., Vert-Vert. dans ANTIQUE
Ici Ver-vert, en vrai gibier de grève, L'apostropha d'un : la peste te crève, Ver-vert. ch. IV dans APOSTROPHER
Au reste, arrange-toi, fais tes réflexions : Je t'ai dit ma pensée et mes conditions, Le Méch. I, 1 dans ARRANGER
Leur voix, stylée aux tons mâles et fermes, Articulait sans rien perdre des termes, Vert-Vert, ch. III dans ARTICULER
La terre, aussi riche que belle, Unissait, dans ces heureux temps, Les fruits d'une automne éternelle Aux fleurs d'un éternel printemps, le Siècle pastoral. dans AUTOMNE
Vous autres, fortes têtes, Vous voilà ! vous prenez tous les gens pour des bêtes, le Méch. I, 4 dans AUTRE
Les B, les F voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec, Vert-Vert, IV dans B
Des bonnes soeurs égayant les travaux, Il béquetait et guimpes et bandeaux, Vert-vert, ch. I dans BECQUETER ou BÉQUETER
Bien vite il sut jurer et maugréer Mieux qu'un vieux diable au fond d'un bénitier, Vert-Vert, ch. III dans BÉNITIER
Après ce bill des miladys de l'ordre, Dans la commune arrive un grand désordre, Vert-Vert, ch. II dans BILL
Les B, les F voltigeaient sur son bec, Vert-Vert, IV dans BOUGRE
En entendant cet essaim [de nonnes] bourdonner, On eût à peine entendu Dieu tonner, Vert-vert, ch. II dans BOURDONNER
Bourré de sucre et brûlé de liqueurs, Vert-Vert, ch. IV dans BOURRÉ, ÉE
Chacune vint pour brider ce caquet, Vert-Vert, ch. IV dans BRIDER
Loin de ce médisant infâme, Qui de l'imposture et du blâme Est l'impur et bruyant écho, Chartreuse. dans BRUYANT, ANTE
La saison ne permettait pas De faire voile vers la France.... Pendant ces trois mois de tempête, Que faire sans calendrier ? Comment placer les jours de fête ? Comment les différencier ?, Carême impromptu. dans CALENDRIER
.... Vous voulez que je trouve parfait Un petit suffisant qui n'a que du caquet, le Méchant, IV, 6 dans CAQUET
Il nous vaut mieux vivre au sein de nos lares, Et conserver, paisibles casaniers, Notre vertu dans nos propres foyers, Vert-Vert, I dans CASANIER, IÈRE
Au grand dortoir il couchait d'ordinaire ; Là de cellule il avait à choisir ; Heureuse encor, trop heureuse la mère Dont il daignait, au retour de la nuit, De sa présence honorer le réduit, Vert-Vert, I dans CELLULE
Mille bonbons, mille exquises douceurs Chargeaient toujours les poches de nos soeurs, Vert-vert, I dans CHARGER
Mais dans les fers, loin d'un libre destin, Tous les bonbons ne sont que chicotin, Ver-vert, ch. IV dans CHICOTIN
Un rapport clandestin n'est pas d'un honnête homme ; Quand j'accuse quelqu'un, je le dois et me nomme, Méchant, V, 4 dans CLANDESTIN, INE
[Ils] Ne vous parlent que d'Apollon, De Pégase et de Cupidon, Et telles fadeurs synonymes, Ignorant que ce vieux jargon, Relégué dans l'ombre des classes, N'est plus aujourd'hui de saison, Chartreuse. dans CLASSE
Si l'on vous faisait voir que ce bon air, ces grâces, Ce clinquant de l'esprit, ces trompeuses surfaces Cachent un homme affreux...., Méchant, III, 6 dans CLINQUANT
Trop resserré dans les bornes d'un cloître, Un tel mérite au loin se fit connoître [connaître], Ver-vert, II dans CLOÎTRE
Son coeur né fier et qui jusqu'à ce temps Avait été nourri d'un doux encens, Ver-vert, III dans COEUR
Il n'a d'autre défaut qu'un peu d'étourderie ; Et, grâce à vous, Géronte en va voir le portrait Comme d'un libertin et d'un colifichet, Méchant, II, 1 dans COLIFICHET
Écartons la muse empesée Qui, se guindant sur de grands mots, Préside à la prose toisée Des poëtes collégiaux, les Ombres. dans COLLÉGIAL, ALE
J'ai vu mille peines cruelles Sous un vain masque de bonheur, Mille lâchetés infidèles Sous un coloris de candeur, Chartreuse. dans COLORIS
Oh ! tu prends au tragique Un débat qui pour moi ne sera que comique, Méchant, II, 1 dans COMIQUE
Témoin de mes erreurs, vous n'avez pu comprendre Comment j'abandonnai l'amante la plus tendre, Sidnei, II, 6 dans COMPRENDRE
Puis les gascons et les trois péronnelles Y concertaient sur des tons de ruelles, Vert-Vert, III dans CONCERTER
Bien est-il vrai qu'il parlait comme un livre, Toujours d'un ton confit en savoir-vivre, Vert-Vert, ch. II dans CONFIT, ITE
Par malheur je n'ai point l'art de me contrefaire, Méchant, I, 4 dans CONTREFAIRE
Si comme li aucun, quant il aroient fet les meffès, contreferoient le hors du sens por escaper, LII, 20 dans CONTREFAIRE
Sans doute que le dieu qui nous rend l'existence, à l'heureuse convalescence Pour de nouveaux plaisirs donne de nouveaux sens, A sa soeur. dans CONVALESCENCE
Ô jours de la convalescence, Jours d'une pure volupté ! C'est une nouvelle naissance, Un rayon d'immortalité, ib. dans CONVALESCENCE
Une converse, infante douairière, Singe voilé, squelette octogénaire, Vert-Vert. IV dans CONVERS, ERSE
Il a, dit-on, choisi Cléon pour son modèle ; Il est son complaisant, son copiste fidèle, Méchant, I, 1 dans COPISTE
M'interdire ! corbleu ! voilà donc de vos oeuvres !, Méchant, V, 9 dans CORBLEU
La vieille crut qu'on pouvait sans dommages Du livre affreux détacher quelques pages ; Elle en prend quatre, et les coud proprement Pour relier un volume vivant [l'enfant de choeur dont la culotte était déchirée], Lutrin viv. dans COUDRE
Enfin, avant de paraître au parloir, On doit au moins deux coups d'oeil au miroir, Vert-vert, I dans COUP
Soumettez-lui les fiers courages Des plus nobles peuples du Nord, O de au roi Stanislas. dans COURAGE
Loin de ces sots atrabilaires Qui, cousus de petits mystères, Ne nous parlent qu'incognito, Chartreuse. dans COUSU, UE
L'agrément couvre tout, il rend tout légitime ; Aujourd'hui dans le monde on ne connaît qu'un crime, C'est l'ennui...., Méchant, IV, 7 dans COUVRIR
De ces feuillets, par la crasse endurcis, L'âge avait fait une étoffe en glacis, Lutrin viv. dans CRASSE
Dressant la crête et battant l'aile, Glapir quelque alarme nouvelle Dans tous les poulaillers dévots, Ombres. dans CRÊTE
Ô ciel ! qu'on doit peu croire Aux dehors imposants des humaines vertus !, Édouard III, II, 6 dans CROIRE
Loin de ces ignobles Zoïles, De ces enfileurs de dactyles, Coiffés de phrases imbéciles Et de classiques préjugés, la Chartreuse. dans DACTYLE
Volage muse, aimable enchanteresse, Qui, m'égarant dans de douces erreurs, Viens tour à tour parsemer ma jeunesse De jeux, d'ennuis, d'épines et de fleurs, Épître à ma Muse. dans DE
Cette présomption Qui prétend tout ranger à sa décision, Méchant, IV, 4 dans DÉCISION
Quand on parcourt l'histoire de la poésie, on a quelquefois le regret de trouver les plus belles maximes en contradiction avec la vie de leur déclamateur, Disc. de réception à l'Acad. dans DÉCLAMATEUR
Des hommes décriés, sans talent, sans honneur, Méchant, V, 4 dans DÉCRIÉ, ÉE
Il décrit les fruits d'or, dont l'éclat enchanteur Sut soumettre Atalante à ce jeune vainqueur, Églogue VI dans DÉCRIRE
Là, dans leur course fugitive, Des ruisseaux semblent plus beaux Que des ondes que l'art captive Dans un dédale de canaux, Ode X dans DÉDALE
L'esprit d'union, de déférence et de société, caractère si essentiel à la république littéraire et dont vous donnerez toujours le modèle, Disc. de réception à l'Acad. dans DÉFÉRENCE
Autant il faut de soins, d'égards et de prudence Pour ne point accuser l'honneur et l'innocence, Autant il faut d'ardeur, d'inflexibilité Pour déférer un traître à la société, Méchant, V, 4 dans DÉFÉRER
L'élévation des préceptes dégradée par la bassesse des exemples [que l'on donne], Disc. de réception à l'Acad. dans DÉGRADÉ, ÉE
Six brins de paille délabrée Tressés sur de vieux échalas, la Chartreuse. dans DÉLABRÉ, ÉE
Vous êtes démasqué, vous n'êtes plus à craindre, Méchant, V, 7 dans DÉMASQUÉ, ÉE
Ne vous voilàt-il pas ? j'aime tous vos amis.... Et moi je n'en ai qu'un que j'aime pour mon compte ; Et vous le détestez : oh ! cela me démonte, le Méchant, I, 4 dans DÉMONTER
Ce jargon éternel de la froide ironie, L'air de dénigrement, l'aigreur, la jalousie, Ce ton mystérieux, ces petits mots sans fin, Méchant, IV, 7 dans DÉNIGREMENT
Point ne manquait du don de la parole L'oiseau disert ; hormis dans les repas, Tel qu'une nonne, il ne déparlait pas, Ver-vert, ch. II dans DÉPARLER
Ô crime ! ô honte ! ô cruel souvenir ! Fatal voyage ! aux yeux de l'avenir Que ne peut-on en dérober l'histoire !, Vert-Vert, ch. II dans DÉROBER
Le vieux divan [les vieilles nonnes], désarmant sa vengeance, De l'exilé borna la pénitence, Vert-Vert, IV dans DÉSARMER
Par quel asservissement désespérerions-nous de voir éclore de nouveaux prodiges de l'esprit humain, de nouveaux genres de beautés et de plaisirs, de nouvelles créations ?, Disc. de réception à l'Acad. dans DÉSESPÉRER
N'avoir jamais déshonoré l'usage de son esprit par aucun abus de la poésie, Disc. de réception à l'Acad. dans DÉSHONORER
Pendant ces trois mois de tempête, Que faire sans calendrier ? Comment placer les jours de fête ? Comment les différencier ?, le Carême impromptu. dans DIFFÉRENCIER
Vous n'êtes pas brouillés ; amis de tous les temps, Vous êtes au-dessus de tous les différends, Méchant, IV, 7 dans DIFFÉREND
Ainsi berné le novice interdit Comprit en soi qu'il n'avait pas bien dit, Et qu'il serait malmené des commères, Vert-Vert, III dans DIRE
Les yeux en pleurs, les sens d'horreur troublés, En manteaux longs, en voiles redoublés, Au discrétoire entrent neuf vénérables, VertVert, ch. IV dans DISCRÉTOIRE
La dissipation, l'ivresse de son âge, Une ville où tout plaît, un monde où tout engage, Méch. I, 6 dans DISSIPATION
Quand on fut sûr de la conversion, Le vieux divan [les vieilles nonnes], désarmant sa vengeance, De l'exilé borna la pénitence, Vert-Vert, IV dans DIVAN
Chaque jour le génie et la diversité Viennent nous enrichir de quelque nouveauté, Méch. II, 7 dans DIVERSITÉ
.... Diviser les esprits, Aigrir des gens brouillés ou brouiller des amis, Méchant, IV, 4 dans DIVISER
Différents dans leurs genres, mais placés dans la même carrière, rivaux sans divisions, concurrents dignes de s'estimer.... les Corneille, les Bossuet, les Racine, les Fénelon...., Disc. de réception à l'Acad. dans DIVISION
Exceptez-en quelques vieilles dolentes, Des jeunes soeurs jalouses surveillantes ; Il était cher à toute la maison, Vert-Vert, I dans DOLENT, ENTE
Mille bonbons, mille exquises douceurs Chargeaient toujours les poches de nos soeurs, Ver-Vert. dans DOUCEUR
Bourré de sucre et brûlé de liqueurs, Vert-Vert, tombant sur un tas de dragées, En noir cyprès vit ses roses changées, Vert-Vert, IV dans DRAGÉE
....Les dragons, race assez peu dévote, Ne parlaient là que langue de gargote ; Charmant aux mieux les ennuis du chemin, Ils ne fêtaient que le patron du vin, Vert-Vert, III dans DRAGON
Tant il trouva la langue à la dragonne Plus de bel air que les termes de nonne, Vert-Vert, ch. III dans DRAGONNE
L'hyperbole aux longues échasses, les Ombres. dans ÉCHASSE
Loin de ce médisant infâme, Qui de l'imposture et du blâme Est l'impur et bruyant écho, Chartreuse. dans ÉCHO
Pour un enfant qui sort du monastère, C'était échoir en dignes compagnons !, Vert-Vert, III dans ÉCHOIR
Irais-je, adulateur sordide, Encenser un sot dans l'éclat, Amuser un Crésus stupide, Et monseigneuriser un fat ?, Chartreuse. dans ÉCLAT
À la veille, morbleu, d'avoir un régiment, Planter là l'univers, s'éclipser brusquement, Quitter Londre et la cour pour sa maudite terre !, Sidnei, I, 1 dans ÉCLIPSER
Nos jardins ont encor des roses ; Où règnent les amusements, Il est toujours des fleurs écloses, Et les plaisirs font le printemps, au P. Bougeant. dans ÉCLOS, OSE
On juge bien qu'étant à telle école [chez des religieuses], Point ne manquait du don de la parole L'oiseau disert...., Vert-Vert, II dans ÉCOLE
J'ai vu mille peines cruelles Sous un vain masque de bonheur, Mille petitesses réelles Sous une écorce de grandeur, Chartreuse. dans ÉCORCE
Une indifférence suprême, Voilà mon principe et ma loi ; Tout lieu, tout destin, tout système Par là devient égal pour moi, Chartreuse. dans ÉGAL, ALE
Pourrai-je de couleurs aimables Égayer le sombre tableau De mon domicile nouveau ?, Chartreuse. dans ÉGAYER
Fuir Paris, ce serait m'égorger de ma main, Méchant, II, 7 dans ÉGORGER
Et dans cet éternel fracas De riens pompeux et d'embarras, au P. Bougeant. dans EMBARRAS
Elles craignaient qu'un refus obstiné Ne les brouillât avec nos soeurs de Nantes : Ainsi jugea l'État embéguiné, Vert-Vert, ch. II dans EMBÉGUINÉ, ÉE
La vie est un dépôt confié par le ciel ; Oser en disposer, c'est être criminel, Édouard III, IV, 7 dans EN
Mon procureur fera cette expédition ; C'est un homme admirable et qui par son adresse Aurait fait enfermer les sept Sages de Grèce, S'il eût plaidé contre eux...., Méchant, II, 3 dans ENFERMER
Loin de ces ignobles zoïles, De ces enfileurs de dactyles, Coiffés de phrases imbéciles Et de classiques préjugés, Chartreuse. dans ENFILEUR
Les beaux diseurs du nouveau style, Qui, par de bizarres détours, Quittant le ton de la nature, Répandent sur tous leurs discours L'académique enluminure, Chartreuse. dans ENLUMINURE
J'épargne aux yeux d'autrui l'objet fastidieux D'homme ennuyé partout et partout ennuyeux, Sidnei, II, 2 dans ENNUYÉ, ÉE
Qui, pour vivre à Paris avec l'air d'être heureux, Au fond n'y sont pas moins ennuyés qu'ennuyeux, Méchant, II, 3 dans ENNUYEUX, EUSE
Il est proscrit, déclaré détestable, Abominable, atteint et convaincu D'avoir tenté d'entamer la vertu Des saintes soeurs...., Vert-Vert, IV dans ENTAMER
Car quoique loin de tout, enterré dans ces lieux, Je suis toujours sensible aux biens de ma patrie, Méchant, III, 9 dans ENTERRÉ, ÉE
Mais trop de vers entraînent trop d'ennui, Vert-Vert, I dans ENTRAÎNER
Déjà les coeurs s'envolent à Nevers ; Voilà d'abord vingt têtes à l'envers, Vert-Vert, II dans ENVERS
Et la grosse gaieté de l'épaisse opulence, Méch. II, 3 dans ÉPAIS, AISSE
Quelque épithalame à la glace Dans un petit monde bourgeois, Chartreuse. dans ÉPITHALAME
Tranquillisez mon coeur, vous l'éprouvez sans doute, Méchant, v, 7 dans ÉPROUVER
Dans maint auteur de science profonde, J'ai lu qu'on perd à trop courir le monde ; Très rarement en devient-on meilleur ; Un sort errant ne conduit qu'à l'erreur, Vert-vert, I dans ERRANT, ANTE
Sur son voyage et ses longues erreurs, On aurait pu faire une autre odyssée, Vert-Vert, I dans ERREUR
Car quel malheur qu'il fût si dépravé.... Et qu'il portât, sous un si beau plumage, La fière humeur d'un escroc achevé, Vert-Vert, IV dans ESCROC
L'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on a, Méch. IV, 7 dans ESPRIT
Quel luxe ! quel étalage ! Le voilà bien paré ! ma foi, c'est grand dommage Que vous ayez ici perdu votre étalage !, Méch. IV, 5 dans ÉTALAGE
Il est un art de donner d'heureux tours à l'étamine, à la plus simple toile, Vert-Vert, ch. I dans ÉTAMINE
Une femme qui fuit le monde en enrageant, Parce qu'on n'en veut plus, et se croit philosophe, Qui veut être méchante et n'en a pas l'étoffe, Méchant, IV, 9 dans ÉTOFFE
Il n'a d'autre défaut qu'un peu d'étourderie, Méchant, II, 1 dans ÉTOURDERIE
Je n'approuverais pas ce début étourdi, Si vous aviez affaire à quelqu'un d'estimable, Méchant, II, 7 dans ÉTOURDI, IE
Vous n'êtes point à vous ; le temps, les biens, la vie, Rien ne vous appartient, tout est à la patrie, Sidnei, II, 6 dans ÊTRE
Soit dit confidemment, je crois qu'il est jaloux De tous les sentiments qui m'attachent à vous, Méchant, v, 5 dans ÊTRE
Pour Valère et Cléon, quoique je sois bien sûre Qu'ils se connaissent fort, ils s'évitent tous deux, Méchant, IV, 1 dans ÉVITER
J'abandonne l'exactitude Aux gens qui riment par métier ; D'autres font des vers par étude ; J'en fais pour me désennuyer, les Ombres. dans EXACTITUDE
Ou j'aurais une prude au ton triste, excédant, Une bégueule enfin qui serait mon pédant, Méch. II, 7 dans EXCÉDANT, ANTE
Fatigué de la cour, excédé de la ville, Je ne puis être bien que dans ce libre asile, Sidn. II, 2 dans EXCÉDÉ, ÉE
Je ne sais ce que j'ai, tout m'excède aujourd'hui, le Méchant, I, 4 dans EXCÉDER
Dans l'esprit de Florise il est expédié, Méchant, V, 1 dans EXPÉDIÉ, ÉE
Me donnerez-vous l'explication d'une telle conduite ? Une explication ! en faut-il quand on s'aime ?, Méchant, IV, 7 dans EXPLICATION
Mille bonbons, mille exquises douceurs Chargeaient toujours les poches de nos soeurs, Vert-Vert, I dans EXQUIS, ISE
Les b, les f voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec, Vert-Vert, IV dans F
Je voudrais mettre au fait celui qui me suivra, Lui laisser mes projets, le Méch. I, 2 dans FAIT
....N'en voit-on pas sans cesse Qui jusqu'à quarante ans gardent l'air éventé Et sont les vétérans de la fatuité ?, Méchant, I, 4 dans FATUITÉ
Loin de ces faussets du Parnasse, Qui, pour avoir glapi parfois Quelque épithalame à la glace Dans un petit monde bourgeois, Ne causent plus qu'en folles rimes, Ne vous parlent que d'Apollon...., la Chartreuse. dans FAUSSET
Que les hommes sont faux, et qu'ils savent, hélas ! Trop bien persuader ce qu'ils ne sentent pas !, Méchant, IV, 1 dans FAUX, FAUSSE
Désir de fille est un feu qui dévore, Désir de nonne est cent fois pis encore, Vert-vert, ch. II dans FEU
Le maître chantre, intendant du lutrin, Vient au lutrin, il cherche mais en vain ; à feuilleter il perd et temps et peine, Lutrin viv. dans FEUILLETER
Tu n'es faite que pour la vie ; Et t'entretenir des tombeaux, Ce serait déployer sur la naissante aurore Du soir d'un jour obscur les nuages épais, Et donner à la jeune Flore Une couronne de cyprès, à sa soeur. dans FLORE
Avec son ton, son air et sa frivolité, Il n'est pas mal en fonds pour être détesté, Méchant, II, 6 dans FONDS
Je suis fou de Lisette et j'en ai pour la vie, Méchant, II, 1 dans FOU ou FOL, FOLLE
M'embarrassant fort peu des intrigues frivoles D'un tas de freluquets, d'une troupe de folles, Méch. III, 9 dans FRELUQUET
On est en garde, on doute enfin si l'on rira, Méchant, IV, 7 dans GARDE
Car les dragons, race assez peu dévote, Ne parlaient là que langue de gargote, Vert-vert, III dans GARGOTE
Qu'il n'entre point : avec ce lucifer, En garnison nous aurions tout l'enfer, Vert-vert, ch. IV dans GARNISON
D'abord l'oiseau, comme il n'était pas bête, Vit qu'il devait oublier pour toujours Tous les gaudés qui farcissaient sa tête, Ver-Vert, III dans GAUDÉ
Quoi qu'il en soit, ma Minerve sévère Adoucira ces grotesques portraits, Et, les voilant d'une gaze légère, Ne montrera que la moitié des traits, le Lutrin vivant. dans GAZE
Vous autres fortes têtes, Vous voilà, vous prenez tous les gens pour des bêtes, Méch. I, 4, li 7 dans GENS
Ci-gît Vert-vert, ci-gisent tous les coeurs, V, vert, IV dans GÉSIR
On dit pourtant, pour terminer ma glose En peu de mots, que l'ombre de l'oiseau Ne loge plus dans le susdit tombeau, Vert-vert, IV dans GLOSE
Tant de prétentions, tant de petites grâces Que je mets, vu leur date, au nombre des grimaces, Méchant, IV, 9 dans GRÂCE
À sa grand'coiffe, à sa fine étamine, Vert-vert, III dans GRAND, ANDE
Toute la grille à ces mots effroyables Tremble d'horreur, Vert-vert, IV dans GRILLE
Mais force fut au grivois dépité D'être conduit au gîte détesté, Vert-Vert, III dans GRIVOIS
Le curé de l'île susdite.... N'avait point avant les étrennes Fait apporter de nos climats De guide-ânes ni d'almanachs Pour le guider dans ses antiennes, le Carême impromptu. dans GUIDE-ÂNE
Souvent l'essaim des folâtres amours.... Donne aux bandeaux une grâce piquante, Un air galant à la guimpe flottante, Vert-Vert, I dans GUIMPE
Non loin de l'armorique plage, Il est une île, affreux rivage, Habitacle marécageux, Moitié peuplé, moitié sauvage, Carême impromptu. dans HABITACLE
Tisiphone désarmée, la Parque oisive, Mégère attendrie, le monarque des mânes lui-même étonné de se trouver sensible ; telles sont les images parlantes et les éloquentes allégories sous lesquelles la première antiquité se plaît à nous peindre la puissance de l'harmonie dès les temps héroïques, Disc. sur l'harmonie dans HARMONIE
Une société peu nombreuse, et qui s'aime, Où vous pensez tout haut, où vous êtes vous-même, Méchant, IV, 4 dans HAUT, AUTE
Arrangez tout, je vais faire ma cour là-haut, Méchant, III, 9 dans HAUT, AUTE
Vous dont l'esprit héréditaire, Et par les grâces même orné, Aux talents d'un illustre père Joint l'agrément de Sévigné, Vers à M. l'évêque de Luçon. dans HÉRÉDITAIRE
Cette chanson qui fit une si belle histoire, Méchant, I, 1 dans HISTOIRE
Vous êtes comme un autre emporté, violent, Et vous vous fâchez même assez honnêtement, le Méchant, I, 2 dans HONNÊTEMENT
....La bête est si bonne, Soit dit sans vous fâcher. - Ah ! je vous l'abandonne, Faites-en les honneurs..., Méchant, II, 3 dans HONNEUR
Vous êtes aujourd'hui coiffée à faire horreur, Méch. I, 5 dans HORREUR
Y pensez-vous, monsieur ? quoi ! Florise et Géronte Vous comblent d'amitié, de plaisirs et d'honneurs, Et vous mandez sur eux quatre pages d'horreurs !, Méchant, II, 1 dans HORREUR
Voyez ce portier inflexible, Qui, payé pour être terrible, Et muni d'un coeur de Huron.., les Ombres. dans HURON, ONNE
Irais-je par de vains accents, Chatouiller l'oreille engourdie De cent ignares importants ?, Chartreuse. dans IGNARE
Jamais du mal il [Vert-Vert] n'avait eu l'idée, Ne disait onc un immodeste mot, Vert-Vert, II dans IMMODESTE
D'Iphigénie immolée Je vois le bûcher fumant, Ode, VI dans IMMOLÉ, ÉE
... quand la poésie, Sortant de la nuit du tombeau, Reprendrait le sceptre et la vie Sous quelque Richelieu nouveau, Pourrais-Je, au char de l'immortelle, M'enchaîner encor pour longtemps, la Chartreuse. dans IMMORTEL, ELLE
A-t-on vu quelque part un fonds d'impertinence De cette force-là ?, Méchant, III, 10 dans IMPERTINENCE
Loin de ce médisant infâme, Qui de l'imposture et du blâme Est l'impur et bruyant écho, Chartreuse. dans IMPUR, URE
Quand il avait débité sa science, Serrant le bec et parlant en cadence, Il s'inclinait d'un air sanctifié, Vert-vert, II dans INCLINER
Le goût fait chaque jour des progrès incroyables, Méchant, II, 7 dans INCROYABLE
Par malheur, je n'ai point l'art de me contrefaire ; Il vient pour un sujet qui ne saurait me plaire, Et je le marquerais indubitablement, le Méchant, I, 4 dans INDUBITABLEMENT
Un rapport clandestin n'est pas d'un honnête homme ; Quand j'accuse quelqu'un, je le dois et me nomme, Méchant, V, 4 dans JE
Et que, pour vos projets, il fallait sans scrupule Traiter légèrement un vieillard ridicule, Méchant, II, 7 dans LÉGÈREMENT
Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire, Méchant, I, 5 dans LIRE
Bien est-il vrai qu'il parlait comme un livre, Vert-Vert, ch. II dans LIVRE
Que je retrouve encor les ris Dans la lucarne infortunée Où la bizarre destinée Vient de m'enterrer à Paris, Chartreuse. dans LUCARNE
En débarquant auprès de la béguine, L'oiseau madré la connut à la mine, Ver-Vert, III dans MADRÉ, ÉE
N'apporte point ici l'air de cérémonie ; Regarde-toi déjà comme de la maison, Méchant, III, 7 dans MAISON
.... Mais le peu que j'y vois Me paraît mal à vous, et dangereux pour moi, Méchant, II, 1 dans MAL, ALE
Dites, pour l'achever, du mal de la maison, Méchant, III, 9 dans MAL, ALE
[Il] Parle bien de lui-même et mal de tout le monde, Méchant, IV, 6 dans MAL, ALE
Loin de ces plates coteries Où l'on voit souvent réunies L'ignorance en petit manteau, La bigoterie en lunettes, La minauderie en cornettes, Et la réforme en grand chapeau, Chartr. dans MANTEAU
Les vieilles même, au marcher symétrique, Des ans tardifs ont oublié le poids, Vert-Vert, III dans MARCHER
Et deux matous, autrefois en faveur, Dépérissaient d'envie et de langueur, Vert-Vert, I dans MATOU
Mais c'est un air si gauche, une maussaderie. - Tout comme il vous plaira ; finissons, je vous prie, le Méchant, I, 4 dans MAUSSADERIE
Mais à l'esprit méchant je ne vois point de gloire ; Si vous saviez combien cet esprit est aisé ! Combien il en faut peu, comme il est méprisé !, Méch. IV, 4 dans MÉCHANT, ANTE
Malgré tous les succès de l'esprit des méchants, Je sens qu'on en revient toujours aux bonnes gens, Méchant, V, 10 dans MÉCHANT, ANTE
De cette prude à l'humeur noire, Au froid caquet, aux yeux bigots, Et de médisante mémoire, Ombr. dans MÉDISANT, ANTE
Au fond, elle vous mène, en vous semblant soumise, Méchant, I, 2 dans MENER
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs, Méch. II, 1 dans MENU, UE
...en tout temps par la métempsycose De soeur en soeur l'immortel perroquet Transportera son âme et son caquet, Ver-Vert, IV dans MÉTEMPSYCOSE
Trop mieux aimant suivre quelque dragon, Dont il savait le bachique jargon, Vert-Vert. dans MIEUX
C'est un de ces minois que l'on a vus partout Et dont on ne dit rien...., Méchant, II, 7 dans MINOIS
Plus mitonné qu'un perroquet de cour, Tout s'occupait du beau pensionnaire, Vert-vert, ch. 1 dans MITONNÉ, ÉE
Quelque autre curé plus savant.... Bravant les fougues de la bise, Se serait livré sans remise Aux périls du moite élément, le Carême. dans MOITE
Je renverrai mon fat, et mon affaire est faite, Méchant, III, 10 dans MON ou MA ou MES
Frère Lubin d'un ton peu monastique Interrogea le beau mélancolique, Ver-vert, III dans MONASTIQUE
Irai-je, adulateur sordide, Encenser un sot dans l'éclat, Amuser un Crésus stupide, Et monseigneuriser un fat ?, la Chartreuse. dans MONSEIGNEURISER
Lucile en est outrée et ne se montre plus, le Méchant, III, 9 dans MONTRER
On nous a pour la vie Chassés de vingt maisons. - Chassés ! quelle folie ! - Oh ! c'est un mot pour l'autre, et puisqu'il faut choisir, Point chassés, mais priés de ne plus revenir, le Méchant, II, 1 dans MOT
J'ai rencontré souvent de ces gens à bons mots, De ces hommes charmants qui n'étaient que des sots, Méchant, IV, 4 dans MOT
Des mots, de bons mots, des traits d'esprit Est-ce bien là l'emploi qu'un bon esprit doit prendre ? L'orateur des foyers et des mauvais propos ? Quels titres sont les siens ? l'insolence et des mots, le Méch. IV, 4 dans MOT
Père Ver-Vert cher à plus d'une Hébé, Gras comme un moine et non moins vénérable, Civilisé, musqué, pincé, rangé, Ver-Vert, ch. II dans MUSQUÉ, ÉE
Où je vois naître la journée, Là, content, j'en attends la fin, Chartreuse. dans NAÎTRE
Plus déchaîné sur les vieilles grondeuses, Il bafouait leur sermon nasillard, Ver-Vert, ch. IV dans NASILLARD, ARDE
Quant à l'esprit, néant ; il n'a pas pris la peine Jusqu'ici de paraître, et je doute qu'il vienne, Méchant, II, 7 dans NÉANT
Nécessité tire parti de tout, Nécessité d'industrie est la mère, Lutrin vivant. dans NÉCESSITÉ
Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire, Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non, le Méch. I, 5 dans NON
Pour premier mot et pour toute réponse, Nonchalamment, et d'un air de dédain, Mon gars répond avec un ton faquin...., Ver-vert, III dans NONCHALAMMENT
Tel fut l'adieu d'une nonnain poupine, Ver-vert, II dans NONNAIN
Tant il trouva la langue à la dragonne Plus du bel air que les termes de nonne, Ver-vert, III dans NONNE
Désir de fille est un feu qui dévore ; Désir de nonne est cent fois pis encore, ib. II dans NONNE
À son réveil, de la fraîche nonnette, Libre témoin, il [le perroquet] voyait la toilette, Ver-vert, I dans NONNETTE
Il partageait dans ce paisible lieu Tous les sirops dont le cher père en Dieu, Grâce aux bienfaits des nonnettes sucrées, Réconfortait ses entrailles sacrées, ib. dans NONNETTE
Pour couronner l'affaire, Achevons de brouiller et de noyer Valère, Méchant, IV, 9 dans NOYER
J'ai vu d'autres méchants d'un grave caractère, Gens laconiques, froids, à qui rien ne peut plaire ; Examinez-les bien : un ton sentencieux Cache leur nullité sous un air dédaigneux, le Méchant, IV, 4 dans NULLITÉ
La mère de Valère est maussade, ennuyeuse, Sans usage du monde, une femme odieuse, le Méchant, I, 4 dans ODIEUX, EUSE
Que voulez-vous qu'on dise à de pareils oisons ?, Méchant, I, 4 dans OISON
On entre dans le monde, on en est enivré, Au plus frivole accueil on se croit adoré, Méchant, IV, 4 dans ON
Mais, s'il vous plaît, Ne ferions-nous pas bien d'aller voir où l'on est ?, le Méch. III, 5 dans ON
Pourrais-je, en proie aux soins vulgaires, Dans la commune illusion, Offusquer mes propres lumières Du bandeau de l'opinion ?, Chartreuse. dans OPINION
Mille autres nous inonderont D'un déluge d'écrits stériles, Et d'opuscules puériles, Auxquels sans doute ils survivront, Épître au P. Bougeant. dans OPUSCULE
Et, dégradant son généreux organe, Il ne fut plus qu'un orateur profane, Ver-vert, ch. 3 dans ORGANE
Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire, Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non, Méchant, I, 5 dans OUI
....Mais on outre les choses, C'est donner à des riens les plus horribles causes, le Méch. IV, 4 dans OUTRER
Et souvent bienfaiteurs paisibles De leurs plus fougueux ennemis, Adieux aux Jésuites. dans PAISIBLE
De la paisible solitude Où, loin de toute servitude, La liberté file mes jours, Épît. au P. Bougeant. dans PAISIBLE
Il n'était point d'agréable partie, S'il n'y venait briller, caracoler, Papillonner, siffler, rossignoler, Ver-vert, ch. I dans PAPILLONNER
Du grenadier chacun eut son paquet, Ver-vert, ch. IV dans PAQUET
Par l'erreur d'un moment ne jugez point ma vie, Méchant, IV, 5 dans PAR
La parenté m'excède, et ces liens, ces chaînes De gens dont on partage ou les torts ou les peines...., Méch. II, 3 dans PARENTÉ
Mes vers perdraient le peu d'appas Que leur a gagné l'indulgence Des voluptueux délicats, Des meilleurs paresseux de France, Les seuls juges dont je fais cas, Épît. P. Bougeant. dans PARESSEUX, EUSE
Voilà mon dernier mot. - Voilà parler cela !, le Méchant, I, 2 dans PARLER
Enfin, avant de paraître au parloir, On doit au moins deux coups d'oeil au miroir, Ververt, I dans PARLOIR
Tout est [à Paris] colifichet, pompon et parodie : Le monde, comme il est, me plaît à la folie, Méchant, II, 7 dans PARODIE
Que veux-tu que je fasse ? Géronte n'entend rien ; ce que je vois me passe, Méch. III, 4 dans PASSER
Et laisse aux gens oisifs tous ces menus propos, Ces puérilités, la pâture des sots, Méch. III, 9 dans PÂTURE
Par cas fortuit, l'enfant de choeur Lucas Avait usé l'étui des Pays-bas, Lutrin vivant. dans PAYS
(Un juge) Penche la balance inégale, Et tire d'une urne vénale Des arrêts dictés par Cypris, Chartr. dans PENCHER
Franchement, des plaisirs, des biens de cette sorte Ne sont pas, quand on pense, une chaîne bien forte, le Méch. II, 3 dans PENSER
Tel, par sa pente naturelle, Par une erreur toujours nouvelle, Quoiqu'il semble changer son cours, Autour de la flamme infidèle Le papillon revient toujours, Chartr. dans PENTE
Dans maint auteur de science profonde J'ai lu qu'on perd à trop courir le monde, Ver-vert, ch. I dans PERDRE
De la joie et du coeur on perd l'heureux langage Pour l'absurde talent d'un triste persiflage, Méchant, IV, 7 dans PERSIFLAGE
Quant aux amis, crois-moi, ce vain nom qu'on se donne Se prend chez tout le monde et n'est vrai chez personne, Méch. II, 1 dans PERSONNE
Qui l'aurait dit en ces jours pleins de charmes, Qu'en pure perte on cultivait ses moeurs ?, Ver-vert, ch. I dans PERTE
Dans l'état où je suis, on pèse à l'amitié, Sidn. II, 6 dans PESER
Cessez de me parler pour ce petit Valère ; Il ne sait ce qu'il veut, mais il sait me déplaire, Méch. v, 5 dans PETIT, ITE
Des ouvrages vantés qui n'ont ni pieds ni tête, le Méch, II, 3 dans PIED
Finissons là, de grâce : Allez-vous m'en parler ? je vous cède la place, le Méch. I, 4 dans PLACE
Je pourrais, par Chloé, te placer chez Valère, Méch. I, 1 dans PLACER
Qu'il m'en plaisante ou non, ma tendresse l'emporte, Méch. III, 12 dans PLAISANTER
Planter là l'univers, s'éclipser brusquement, Sidn. I, 6 dans PLANTER
....Notre Ariste m'assomme : C'est, je vous l'avouerai, le plus plat honnête homme, Méch. I, 4 dans PLAT, ATE
Tumulte aimable et liberté plénière, Tout exprimait de charmantes ardeurs, Ver-vert, ch. IV dans PLÉNIER, IÈRE
Ovide.... quand il vient.... Me chanter, pleureur insipide, De longues lamentations, Chartr. dans PLEUREUR, EUSE
Je ne m'ennuierai point pour ma chère moitié ; Aimera qui pourra, le Méch. II, 1 dans POUVOIR
Soeur Rosalie, au retour de matines, Plus d'une fois lui porta des pralines, Ver-vert, ch. IV dans PRALINE
Je ne jurerais pas qu'en attendant pratique, Il ne divisât tout dans votre domestique : Madame me paraît déjà d'un autre avis, le Méch. I, 2 dans PRATIQUE
Prenez qu'on m'a surpris et que je n'ai rien dit, le Méchant, III, 10 dans PRENDRE
Eh ! dis-moi, je te prie, Te prennent-ils souvent ces accès de folie ?, le Méch. III, 9 dans PRENDRE
Ce petit étourdi s'est pris de goût pour moi, Et me croit son ami, je ne sais pas pourquoi, Méch. II, 1 dans PRENDRE
Sur cette montagne empestée Où la fouie toujours crottée De prestolets provinciaux Trotte sans cause et sans repos, Chartr. dans PRESTOLET
Son trouble lui prêtait de nouveaux agréments, Méch. IV, 1 dans PRÊTER
Vous cessez de m'aimer, vous me croyez quitté ; Mais j'ai depuis longtemps gagné la primauté, Méchant, V, 7 dans PRIMAUTÉ
Dans le fracas, confus, embarrassé, Ver-vert gardait un silence forcé ; Triste, timide, il n'osait se produire, Et ne savait que penser et que dire, Ver-vert, III dans PRODUIRE
Il démentit les célèbres maximes Où nous lisons qu'on ne vient aux grands crimes Que par degrés : il fut un scélérat Profès d'abord et sans noviciat, Ver-vert, III dans PROFÈS, ESSE
Tous ces gens redoutés, Fameux par les propos et par les faussetés, Vus de près ne sont rien, Méch. V, 4 dans PROPOS
Très rarement les antiques discrettes Logeaient l'oiseau ; des novices proprettes L'alcôve simple était plus de son goût, Ver-vert, I dans PROPRET, ETTE
Possédé du démon de la propriété, Méch. II, 7 dans PROPRIÉTÉ
Des protégés si bas ! des protecteurs si bêtes !, Méch. II, 3 dans PROTECTEUR, TRICE
Elle avait de beaux yeux pour des yeux de province, Méch. III, 9 dans PROVINCE
L'oiseau madré la connut à la mine, à son oeil prude, ouvert en tapinois, Ver-vert, III dans PRUDE
Et sur des tons d'un sublime ennuyeux Psalmodier la cause infortunée D'un perroquet non moins brillant qu'Énée, Non moins dévot, plus malheureux que lui, Ver-vert, I dans PSALMODIER
On [hommes et femmes] se prend, on se quitte assez publiquement, Méch. II, 7 dans PUBLIQUEMENT
Et son autorité, malgré les protecteurs, Pulvérise l'ouvrage et les admirateurs, le Méch. IV, 4 dans PULVÉRISER
Et donnerait, je le parie, L'histoire, les héros, les dieux, Et toute la mythologie, Pour un quartaut de Condrieux, Chartr. dans QUARTAUT
Quels que soient les humains, il faut vivre avec eux, Sydn. II, 2 dans QUEL QUE
[Dans le monde] On reçoit et l'on rend, on est à peu près quitte, le Méch. IV, 7 dans QUITTE
Lise a quitté le rouge, et l'on se dit tout bas Qu'elle ferait bien mieux de quitter Licidas, le Méch. III, 9 dans QUITTER
Oh ! quand on est fripon, je rabats de l'estime, Méchant, I, 1 dans RABATTRE
Pour lui [Ver-vert] soeur Thècle oubliait les moineaux ; Quatre serins en étaient morts de rage, Ver-vert, ch. I dans RAGE
Il était cher à toute la maison, N'étant encor dans l'âge de raison, Ver-vert, I dans RAISON
C'était raison, car le fripon pour être Moins bon garçon, n'en était pas moins beau, Ver-vert, IV dans RAISON
Si je savais louer en face, Et, dans un éloge imposteur, Au ton rampant de la fadeur Faire descendre l'art d'Horace, Épît. P. Bougeant. dans RAMPANT, ANTE
Depuis qu'à ce parti [résolution] mon esprit s'est rangé, Sidney, I, 5 dans RANGER
Les rapports font toujours plus de mal que de bien, Méchant, I, 1 dans RAPPORT
Un rapport clandestin n'est pas d'un honnête homme, ib. V, 4 dans RAPPORT
Ou sur la couche rebondie D'un procureur génovéfain, Ombres. dans REBONDI, IE
On reçoit donc ici quelquefois des nouvelles ; Les dernières, monsieur, les sait-on ?, Méchant, III, 9 dans RECEVOIR
Il [le perroquet] partageait.... Tous les sirops dont le cher père en Dieu, Grâce aux bienfaits des nonnettes sucrées, Réconfortait ses entrailles sacrées, Ver-vert, I dans RÉCONFORTER
Oui, je te le répète, oui, c'est lui que j'ai vu ; Mieux encor que mes yeux mon coeur l'a reconnu, le Méch. III, 1 dans RECONNAÎTRE
C'est un de ces enfants dont la folle recrue Dans la société vient tomber tous les ans, Et lasse tout le monde, excepté leurs parents, Méch. II, 1 dans RECRUE
Si vous redeveniez amoureux de Florise, Méch. IV, 9 dans REDEVENIR
Instruit, formé par leurs leçons fréquentes, Bientôt l'élève égala ses régentes, Ver-vert, ch. II dans RÉGENT, ENTE
Que sait-on hélas ! le vieux rêtre, Très choyé, très soigneux des restes de son être, Hélas ! enterrera peut-être Celui pour qui nous demandons, Requête au roi. dans REÎTRE ou RÊTRE
Ah ! monsieur l'honnête homme, enfin je vous connais : Remarquez ma maison pour n'y rentrer jamais, le Méch. V, 9 dans REMARQUER
Tout nous appelle aux champs, le printemps va renaître ; Et j'y vais renaître avec lui, Ép. à ma soeur. dans RENAÎTRE
Je dis ce qui me vient, et l'on peut me le rendre, le Méch. I, 4 dans RENDRE
Bien convaincu du néant de la gloire, [Ver-vert] Se rengorgeait toujours dévotement, Et triomphait toujours modestement, Ver-vert, II dans RENGORGER (SE)
Je dirai que de lui [un valet] je m'étais défié, Que c'était un coquin, et qu'il est renvoyé, le Méch. II, 2 dans RENVOYÉ, ÉE
Cléon : Il [un domestique] est parti, je l'ai renvoyé ce matin. - Valère : Vous l'avez renvoyé : moi, je l'ai pris ; qu'il vienne, le Méch. V, 8 dans RENVOYER
Sur l'urne qui contient ta cendre Et que je viens baigner de pleurs, Chaque printemps je veux répandre Le tribut des premières fleurs, Épit. P. Bougeant. dans RÉPANDRE
Courant après l'esprit ou plutôt se parant De l'esprit répété qu'elle attrape en courant, le Méch. IV, 9 dans RÉPÉTÉ, ÉE
Au bonhomme d'oncle il répète sans cesse, Que c'est le seul parti qui convienne à sa nièce, le Méch. I, 1 dans RÉPÉTER
Allez savoir, Lisette, Si l'on peut voir Cléon.... faut-il que je répète ?, le Méch. I, 3 dans RÉPÉTER
Des biens à répéter, des partages à faire, le Méchant, II, 3 dans RÉPÉTER
Tant de petits talents où je n'ai pas de foi ; Des réputations on ne sait pas pourquoi, le Méch. II, 3 dans RÉPUTATION
Faut-il errer dans les tombeaux d'Athène, Ou réveiller la cendre des Latins ?, Épître Mus. dans RÉVEILLER
Trop tôt, hélas ! les soins pénibles, Les bienséances inflexibles Revendiquent leurs tristes droits...., Ép. au P. Bougeant. dans REVENDIQUER
Ma soeur sur son chapitre est, dit-on, revenue, Méch. V, 5 dans REVENU, UE
Moins révérend qu'aimable père, Vous dont l'esprit, le caractère, Et les airs ne sont point montés Sur le ton sottement austère De cent tristes paternités, Épît. au P. Bougeant. dans RÉVÉREND, ENDE
Ma muse, pour vous attendrie, D'une charmante rêverie Subit déjà l'aimable loi, Épît. au P. Bougeant. dans RÊVERIE
Faisant passer tout l'enfer en revue, Les B, les F voltigeaient sur son bec, Ververt, IV dans REVUE
Le très cher frère indocile et mutin Vous la rima très richement en tain, Ver-vert, IV dans RICHEMENT
....Que je me donne un pareil ridicule ! Rompre avec un ami !, le Méch. IV, 4 dans RIDICULE
Ver-vert, c'était le nom du personnage, Transplanté là de l'indien rivage, Fut, jeune encor, ne sachant rien de rien, Au susdit cloître enfermé pour son bien, Ver-vert, ch. I dans RIEN
Persuadé que l'harmonie Ne verse ses heureux présents Que sur le matin de la vie, Et que, sans un peu de folie, On ne rime plus à trente ans, Chartr. dans RIMER
Au ton dont il s'explique, à son air où l'on voit, dans un rire ironique, L'estime de lui-même et le mépris d'autrui, Méchant, I, 5 dans RIRE
Ils ne sont pas joyeux.... Vous ne les voyez pas jeter une risée, Sidn. I, 8 dans RISÉE
Il n'était point d'agréable partie, S'il n'y venait briller, caracoler, Papillonner, siffler, rossignoler, Ver-vert, I dans ROSSIGNOLER
Lise a quitté le rouge, et l'on se dit tout bas Qu'elle ferait bien mieux de quitter Lycidas, le Méch. III, 9 dans ROUGE
Irais-je, accompagné d'une femme importune, Me rouiller dans ma terre et borner ma fortune ?, le Méch. II, 7 dans ROUILLER
La raison quittant son ton rude Prendra le ton du sentiment, Chartr. dans RUDE
Puis les Gascons et les trois péronnelles Y concertaient sur des tons de ruelles, Ver-vert, III dans RUELLE
De leur côté les bateliers juraient, Rimaient en Dieu, blasphémaient et sacraient, Ver-vert, III dans SACRER
Le doux saisissement d'une joie imprévue, Tous les plaisirs du coeur m'ont remplie à sa vue, le Méch. III, 1 dans SAISISSEMENT
J'y ferai des portraits qui sauteront aux yeux, le Méch. II, 3 dans SAUTER
Tout se sait tôt ou tard, et la vérité perce, Méchant, III, 5 dans SAVOIR
Une nonne sempiternelle Prétend prouver à tout fidèle Que jamais Ver-vert n'exista, Ombr. dans SEMPITERNEL, ELLE
De l'esprit, si l'on veut, mais pas le sens commun, le Méch. III, 9 dans SENS
....Un ton sentencieux Cache leur nullité sous un air dédaigneux, Méchant, IV, 4 dans SENTENCIEUX, EUSE
Et d'une bouche sépulcrale M'annonce que l'heure fatale Ramène le démon du bruit, Ombr. dans SÉPULCRAL, ALE
Ouvrant à peine un sépulcral organe : Père éternel ! dit la soeur Bibiane, Ver-vert, IV dans SÉPULCRAL, ALE
Point du tout, on vous chasse et votre serviteur, le Méch. II, 1 dans SERVITEUR
La raison règne, et sous ses lois Y rassemble ces esprits droits Échappés à la servitude Des préjugés et des emplois, Épît. Égal. dans SERVITUDE
Il faut, pour m'attacher, une âme simple et pure, Comme Chloé, qui sort des mains de la nature, le Méch. IV, 9 dans SIMPLE
Une converse, infante douairière, Singe voilé, squelette octogénaire, Ver-vert, IV dans SINGE
L'esprit d'union, de déférence et de société, caractère si essentiel à la république littéraire, Disc. à l'Acad. dans SOCIÉTÉ
Les petits soins, les attentions fines, Vert-vert, ch. I dans SOIN
Et la profonde déraison De ces disputes soldatesques Où l'on s'insulte à l'unisson Pour des misères pédantesques, Chartr. dans SOLDATESQUE
Il savait même un peu de Soliloque, Et des traits fins de Marie Alacoque, Ver-vert, II dans SOLILOQUE
Irais-je, adulateur sordide, Encenser un sot dans l'éclat ?, Chartreuse. dans SORDIDE
Il faut pour m'attacher une âme simple et pure, Comme Chloé qui sort des mains de la nature, le Méch. IV, 9 dans SORTIR
Faire des soupers fins où l'on périt d'ennui, Méch. II, 3 dans SOUPER
C'est pourtant de cette guérite, C'est de ce céleste tombeau Que votre ami, nouveau stylite, à la lueur d'un noir flambeau...., Chartr. dans STYLITE
Et sur des tons d'un sublime ennuyeux Psalmodier la cause infortunée D'un perroquet non moins brillant qu'Énée, Ver-vert, I dans SUBLIME
Il n'aima plus que le honteux honneur De savoir plaire au monde suborneur, Ver-vert, NI dans SUBORNEUR, EUSE
Il partageait dans ce paisible lieu Tous les sirops dont le cher père en Dieu, Grâce aux bienfaits des nonnettes sucrées, Réconfortait ses entrailles sacrées, Ver-vert, 1 dans SUCRÉ, ÉE
Vous voulez que je trouve parfait Un petit suffisant qui n'a que du caquet ?, Méchant, IV, 6 dans SUFFISANT, ANTE
Je vous ai bien suivi, je vous trouve bon homme, Méch. III, 10 dans SUIVRE
De grâce, censeur incrédule, Ne jugez point sur ce soupçon, le Carême, Impromptu. dans SUR
On aurait pu des fables surannées Ressusciter les diables et les dieux, Ver-vert, I dans SURANNÉ, ÉE
Vous aurez pour surcroît un frère qui radote, Méchant, II, 3 dans SURCROÎT
Le clinquant de l'esprit, ces trompeuses surfaces Cachent un homme affreux qui veut vous égarer, Et que l'on ne peut voir sans se déshonorer, le Méch. III, 6 dans SURFACE
L'homme éclairé suspend l'éloge et la censure, Méch. IV, 4 dans SUSPENDRE
Je n'outre rien ; telle est en somme La demeure où je vis en paix, Concitoyen du peuple gnome, Des sylphides et des follets, Chartreuse. dans SYLPHE, IDE
Des régions de sylphirie, De ce séjour aérien Dont ma douce philosophie Sait bannir la mélancolie En rimant quelque aimable rien...., les Ombres. dans SYLPHIRIE
Les vieilles même au marcher symétrique Des ans tardifs ont oublié le poids, Ver-vert, III dans SYMÉTRIQUE
Loin de la gravité chinoise De ce vieux druide empesé, Qui, sous un air symétrisé, Parle à trois temps, rit à la toise...., Chartreuse. dans SYMÉTRISÉ, ÉE
Telles on nous peint les tanières Où gisent ainsi qu'au tombeau Les pythonisses, les sorcières, Dans le donjon d'un vieux château, Chartr. dans TANIÈRE
Selon l'amant du jour et la couleur du temps, le Méchant, I, 2 dans TEMPS
Comment peut-on savoir ce qu'on tient avec lui ? Jamais ce qu'il vous dit n'est ce qu'il veut vous dire, le Méch. I, 5 dans TENIR
Autre esprit inégal, sans aucune tenue, le Méch. v, 5 dans TENUE
Nous avons, je le vois, la tête un peu légère, Méchant, III, 9 dans TÊTE
Vous autres, fortes têtes, Vous voilà ; vous prenez tous les gens pour des bêtes, Méch. I, 4 dans TÊTE
Souvent un tiers se brouille avec les deux partis, Méch. IV, 7 dans TIERS, ERCE
...ce chêne énorme Dont la tige toujours informe S'épuise en rameaux superflus, Épît P. Bougeant. dans TIGE
Exempte d'un culte hypocrite, La raison ne connaît de rangs Que ceux que donne le mérite Et de titres que les talents, Épît. Égal. dans TITRE
Nous n'y choisirons point pour guide Cette raison froide et timide Qui toise impitoyablement Et la pensée et le langage, Épît. P. Bougeant. dans TOISER
Aussi connais-je bien mon monde ; et je défie, Quant j'ai toisé mes gens, qu'on m'en impose en rien, le Méch. III, 10 dans TOISER
Ma foi, laissez tomber tout cela de soi-même, le Méch. IV, 7 dans TOMBER
Enfin pourtant il a passé le tour Du monastère...., Ver-vert, II dans TOUR
N'importe, si mes soins tournent heureusement, Méch. IV, 2 dans TOURNER
Monsieur, vous seul pouvez rétablir cette affaire : Elle tourne au plus mal, le Méch. III, 4 dans TOURNER
Toute femme m'amuse, aucune ne m'attache, le Méch. II, 1 dans TOUT, TOUTE
Tout languit, tout est mort sans la tracasserie ; C'est le ressort du monde et l'âme de la vie, Méchant, II, 1 dans TRACASSERIE
On applaudit aux traits du méchant qu'on abhorre, Méchant, IV, 4 dans TRAIT
Lisette : Ma maîtresse autrefois me traitait à merveille, Et ne peut me souffrir depuis qu'il la conseille, le Méchant, I, 2 dans TRAITER
Transfuge des routes ingrates De l'infructueux Hélicon, Dans les retraites des Socrates J'allais jouir de ma raison, Chartr. dans TRANSFUGE
Sur sa vertu par le sort traversée, Sur son voyage et ses longues erreurs, On aurait pu faire une autre Odyssée, Ver-vert, I dans TRAVERSÉ, ÉE
Trop mieux aimant suivre quelques dragons, Ver-vert. dans TROP
Sur ces rives tumultueuses Où les passions fastueuses Font régner le luxe et le bruit, Chartr. dans TUMULTUEUX, EUSE
Turlupinant les jeunes précieuses, Il imitait leur courroux babillard, Ver-vert. ch. IV dans TURLUPINER
Et pleinement remis à l'unisson Avec nos soeurs pour l'air et pour le ton, Il redevint plus dévot qu'un chanoine, Ver-vert, IV dans UNISSON
On peut faire une chanson sur elle ; Cela vaut mieux qu'un livre, et court tout l'univers, le Méch. II, 3 dans UNIVERS
La mère de Valère est maussade, ennuyeuse, Sans usage du monde, une femme odieuse, le Méch. I, 4 dans USAGE
Le monde usé pour moi n'a plus rien qui me touche, Sidney, II, 2 dans USÉ, ÉE
Ma foi, quand je parcours tout ce qui le compose [le monde], Je ne trouve que nous qui valions quelque chose, Méch. II, 3 dans VALOIR
Une franchise respectable, une probité sans nuages, et une conduite sans variations, Disc. à l'Acad. dans VARIATION
On ne vit qu'à Paris et l'on végète ailleurs, le Méch. III, 9 dans VÉGÉTER
Et quelques vers échappés à ma veine, Nés sans dessein et façonnés sans peine, Pour l'avenir ne m'engagent à rien, Épître à ma muse. dans VEINE
Je dis ce qui me vient, et l'on peut me le rendre, le Méch. I, 4 dans VENIR
N'en voit-on pas sans cesse Qui jusqu'à quarante ans gardent l'air éventé, Et sont les vétérans de la fatuité ?, le Méch. I, 4 dans VÉTÉRAN
J'ai dévoilé les mystères secrets, L'art des parloirs, la science des grilles, Les graves riens, les mystiques vétilles, Ver-vert, I dans VÉTILLE
De dormir deux tiers de sa vie, Sans distraction, sans envie, Dans un dortoir de victorin, Ou sur la couche rebondie D'un procureur génovéfin, les Ombres. dans VICTORINS
Je trouve tout ceci d'une vieillesse affreuse, le Méch. III, 9 dans VIEILLESSE
Les petits soins, les attentions fines Sont nés, dit-on, chez les visitandines, Ver-vert, I dans VISITANDINE
La pièce, Portée au sortir de la presse Au parlement visitandin, Causa dans leurs saintes brigades Une ligue, des barricades, Et sonna partout le tocsin, les Ombres. dans VISITANDINE
Une lucarne mal vitrée, Près d'une gouttière livrée à d'interminables sabbats, Où l'université des chats, à minuit, en robe fourrée, Vient tenir ses bruyants états, Chartr. dans VITRÉ, ÉE
Malgré tout le jargon de la philosophie, Malgré tous les chagrins, ma foi, vive la vie !, Sidney, III, 5 dans VIVRE
Qu'avez-vous à voir dans ma maison ? Dans ces misères-là je n'ai plus rien à voir, Et je sais là-dessus tout ce qu'on peut savoir, le Méch. v, 8 dans VOIR
La même nef, légère et vagabonde, Qui voiturait le saint oiseau sur l'onde, Portait aussi deux nymphes, trois dragons..., Ver-vert, III dans VOITURER
Les B, les F voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec, Ver-vert, IV dans VOLTIGER
Toujours la calomnie en veut aux gens d'esprit, le Méch. I, 2 dans VOULOIR
Et, dans le vrai, c'était la moindre chose Que cette troupe, étroitement enclose.... Eût, pour le moins, un pauvre perroquet, Ver-vert, II dans VRAI, AIE
Écoutez ; conservons toutes les vraisemblances ; On ne se doit lâcher par des impertinences Que selon le besoin, selon l'esprit des gens, Méchant, II, 7 dans VRAISEMBLANCE